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Voici les sites qui parlent de La Croix ou la foi ? :

Commentaires

Parayre

Pour tenter de sourire , faisons appel à Alphonse Allais selon qui :

"La grande trouvaille de l'armée , c'est qu'elle est la seule à avoir compris que la compétence ne se lit pas sur le visage .Elle a donc inventé les grades ."

basba

Juste avant que ne soit publié le message de Marcel Patoulatchi, je venais de finir ma réponse à Doc.
Désolé pour ceux qui auront l'impression que je ne fais que répéter les propos de Marcel Patoulatchi.

basba

@ doc,

Vous écrivez : "La Société peut espérer de gens intellectuellement situés dans la partie supérieure de la population, investis de pouvoirs régaliens, une excellence à hauteur de ces pouvoirs.

Il ne peut en être de même pour des personnels de police ou gendarmerie quels que soient leurs mérites d’ailleurs (l’Administration ne s’y trompe pas dans la catégorie de fonctionnaires affectée aux uns et autres : le Magistrat étant dans la A bien évidemment…)".

Vos propos me paraissent bien erronés.

Tout d'abord, penser que les magistrats se situent "intellectuellement dans la partie supérieure de la population" est une idée bien préconçue. Pour avoir longtemps fréquenté la faculté de droit et connaître quelques élèves de l'ENM, je peux vous dire que même dans la magistrature il existe des fonctionnaires dont l'intelligence semble être en profond sommeil. Et je ne parle même pas d'Eric Halphen...

Ensuite, je voudrais rectifier ce que vous dîtes à propos de ceux dont l'intelligence ne se situe pas dans la partie supérieure de la population. Tout d'abord, sachez que ces fonctionnaires de la force publique disposent tout autant que les magistrats de pouvoirs régaliens.
Ensuite, sachez que les commissaires de police appartiennent à un corps de catégorie A, voire même A+. D'ailleurs, le concours de commissaire est souvent estimé plus difficile que celui de magistrat (30 places seulement en 2006 contre plus de 100 pour l'ENM, et BAC+5 exigé contre BAC+4 pour l'ENM). Ensuite, le corps des officiers de police est aussi devenu un corps de catégorie A. Enfin, le corps des gardiens de la paix est de catégorie B et le bac est désormais exigé.

Bref, les policiers semblent être d'un meilleur niveau que ce que vous imaginez.
Ces précisions étant faites, je tiens à dire que j'avais bien compris le fond de votre pensée et que je suis d'accord avec elle.

Marcel Patoulatchi

« La Société peut espérer de gens intellectuellement situés dans la partie supérieure de la population, investis de pouvoirs régaliens, une excellence à hauteur de ces pouvoirs. »

Ce genre de propos font monter une farouche haine en moi. La haine des cons. Les cons sont pour moi notamment ceux qui croient qu'existe une superposition entre statut social et valeur d'un individu.

J'ai vu des individus d'une bêtise effarante titulaires de doctorat et des gens épatants qui n'avaient pas le bac. J'ai vu des individus sortis de grandes écoles plus impressionnés par la finesse d'esprit de certains de leurs ouvriers que par leurs homologues prétentieux.


« Administration ne s’y trompe pas dans la catégorie de fonctionnaires affectée aux uns et autres : le Magistrat étant dans la A bien évidemment… »

Raisonnement pathétique.
Pathétique et, de plus, mal informé (le corps de commandement est en catégorie A, le corps de conception et de direction aussi).


« Un médecin sera toujours plus responsable qu’un infirmier et le dire ne choque personne ! »

Moi ça me choquera. Parce qu'un médecin n'est rien sans les infirmiers et que j'ai déjà croisé des infirmiers/infirmières qui compensaient largement l'incompétence ou le j'm'en-foutisme de certains médecins.
« Personne », « toujours », que ces mots sont laids dans certains propos ! Que ces mots sont laids lorsqu'ils servent à insulter les hommes en les jugeant en vrac, par des généralités des plus inadéquates.
Tout simplement parce que la valeur de l'individu n'est pas dépendante de son statut social. Je m'étonne qu'il soit nécessaire de le dire.

Sans parler du fait que l'analogie infirmier/médecin est parfaitement inexacte, puisqu'un magistrat n'est pas un policier du tout (sauf le parquetier), alors qu'un médecin est un peu un infirmier tout de même - il pratique les mêmes actes.


« Alors il faudrait quand même comprendre qu’il est difficile pour le citoyen lambda d’entendre dire que « l’outrance » d’Outreau n’est due à aucune faute, aucune erreur ! »

Si ça vous amuse de croire.

Moi je constate que les policiers qui sont d'intelligence inférieure aux magistrats selon vous sont ceux qui ont fait preuve de plus de lucidité dans l'affaire.
Je constate que l'absence d'erreur répréhensible en l'état actuel des régles disciplinaires des magistrats se transforme vite en « aucune erreur ».

Tout ceci est bien minable et je ris d'imaginer que l'auteur de propos aussi débiles doit se croire appartenir, sans doute, à une forme d'élites de gens « intellectuellement situés dans la partie supérieure de la population », bref un type au-dessus des « citoyens lambda ».


sbriglia

...Je ne sais pas si les Français n'aiment plus leur Justice, mais les journalistes ne se privent pas -et ils ont raison- de braquer leurs projecteurs sur les magistrats : une pleine page -élogieuse- dans Le Monde pour JC Kross ...il est vrai que sur la page de droite, on parle des erreurs du juge à la pipe!
A quand une enquête de La Croix sur notre hôte ?

LEFEBVRE

Soyons un peu lucide : Outreau fut un raz de marée judiciaire parce que la presse le décida. Le chalutier breton, je ne sais pas l'orthographe exacte, sera une vaguelette parce que la presse l'a décidé. Entre rétention et surinformation, c'est le bateau îvre des citoyens méprisés qui tangue.
Nous sommes échoués sur la berge ou ramenés au large au gré de l'arrogance sans que le goémon de la vérité ait eu le temps de se déposer sur notre coque rouillée par le cynisme.
Sur le radeau de la méduse, nous faisons des raccords de fortune entre les rondins de l'espoir pour ne pas voir l'embarcation couler et pourtant elle va couler. Les requins tournent, montrent des mâchoires aiguisées et notre pauvre condition est de faire des noeuds, des noeuds et encore des noeuds.

doc

Ne confondons pas ce que l’on attend d’un Magistrat par rapport à un policier ou gendarme.

La Société peut espérer de gens intellectuellement situés dans la partie supérieure de la population, investis de pouvoirs régaliens, une excellence à hauteur de ces pouvoirs.

Il ne peut en être de même pour des personnels de police ou gendarmerie quels que soient leurs mérites d’ailleurs (l’Administration ne s’y trompe pas dans la catégorie de fonctionnaires affectée aux uns et autres : le Magistrat étant dans la A bien évidemment…).

Un médecin sera toujours plus responsable qu’un infirmier et le dire ne choque personne !

Alors il faudrait quand même comprendre qu’il est difficile pour le citoyen lambda d’entendre dire que « l’outrance » d’Outreau n’est due à aucune faute, aucune erreur !

Et Outreau n’est qu’une infime partition de la partie émergée de l’iceberg.

On dit : « Qui aime bien, châtie bien. »

Les Français n’aiment plus leur Justice donc ils châtient mal !

basba

Puisque vous évoquez l'affaire de la porte de Saint-Cloud, j'en profite pour rendre hommage à ce fonctionnaire héroïque.
Son courage et son professionnalisme m'ont impressionné. Un grand monsieur.

Et tout est bien qui finit bien puisque le mort et le blessé s'apparentent à des fascistes tandis que le policier est noir et que la victime qu'il protégeait est de confession juive. Ouf, nous sommes sauvés!

Marcel Patoulatchi

Sbriglia,

Peut-on donner tort aux élus de se méfier de la Justice par rapport à la Police ?

J'ai malheureusement l'impression que les Bilger sont des singularités, et cela me chagrine.

Le bras armé de Marianne, c'est assurément le bras protecteur, celui qui est tout le temps présent, pas celui qui semble parfois se croire dégagé des obligations du droit (au point qu'il veuille interdire à un ministre de formuler des critiques) au point que sa mission première lui passe par-dessus la tête.

Le bras de Marianne, dans l'affaire du PSG ici évoquée, c'est un individu qui s'est mis personnellement en danger, alors qu'il aurait pu ne rien en faire, s'il n'avait pas été courageux. C'est un fonctionnaire de police de plus qui s'est mis en péril au nom de la République, prenant le risque d'ajouter son nom à la longue liste de policiers et de gendarmes « victimes du devoir ».

La Justice, dans l'affaire, c'est celle qu'on imagine facilement placer ce même fonctionnaire en détention provisoire si les intérêts médiatiques du moment l'avaient demandé : en gros, si une racaille de banlieue à émeute était restée sur le carreau.

N'est-il pas naturel de se fier plus facilement à ce qui est constant... À ce qui semble moins dépendant du contexte médiatique ?

Marie nous dit plus haut que le haro sur la Justice permet à la Police de souffler un peu. N'est-ce pas parce que la Police à l'habitude d'être assez systématiquement accusée à tort et à travers qu'elle est en quelque sorte immunisée contre les revers médiatiques, ne s'attendant de toute façon pas à recevoir les moindre lauriers pour ses bonnes actions ?

nouvouzil

@Parayre

http://www.judiciary.gov.uk/publications_media/speeches/2006/sp201106.htm

Cet article signalé par Bystander me paraît tout à fait remarquable.

sbriglia

" Au cours de ces derniers jours on ne peut pas dire qu'elle a quitté le devant de la scène publique, avec la remarquable gestion par le procureur de la République de Paris de la tragédie du Parc des Princes et le coup d'éclat du juge Bruguière suivi, comme il est habituel avec ce futur candidat UMP, d'un coup de grisou."

Ouah! de plus en plus fort ,cher PB...toujours dans le rôle (que je finis par affectionner!) de l'imbécile qui regarde le doigt (mais le diable se niche dans les détails, bis repetita...) je m'extasie sur les dagues florentines noyées dans un "sfumato" (ça c'est pour Véro) de bon aloi qui n'abuse que les mécréants...n'est-ce pas, cher Parayre?

Bon, Bruguière, abstenez-vous de fumer la pipe dans les soutes à charbon de la République, ça peut déclencher du grisou!

Quant au théorème de Magendie, mathématiciens à vos copies!

Bon, pour être sérieux, le jour où le politique rendra justice budgétaire à l'autorité judiciaire, où le même politique donnera à chaque magistrat un statut digne de ce qu'il représente, où les traitements de ceux qui ne sont pas Premiers Présidents seront réajustés, peut-être aurons-nous - enfin - une Justice à la hauteur des ambitions de notre République...
Le problème est que nos politiques se méfient terriblement des Juges et de leur pouvoir et que le bras armé de Marianne est, désespérément, celui de la police ...or, le Glaive c'est aussi et surtout Thémis...

Mm

Le citoyen ordinaire, alors que la magistrature aurait "accepté une définition élargie de sa responsabilité", est stupéfait de constater dans un communiqué récent le frein mis par le SM à la réforme en cours
"toute responsabilité disciplinaire doit être clairement exclue lorsque la procédure a été validée par l'exercice des voies de recours", alors que ce même citoyen ordinaire avait prouvé à ce même SM (et aussi à l'USM)
que 6 exercices des voies de recours (3 appels et 3 cassations) n'avaient pas empêché des violations graves et intentionnelles.

marie

Une petite note d'humour: merci à la justice de prendre la place de la police dans le "coeur"... des médias!!!
Eh oui, "grâce" à l'affaire Outreau, le nouveau bouc émissaire des journalistes avant la police c'est la justice

"je me suis pris à supputer, en total irrespect de la pensée socialement et politiquement correcte, que si la personne protégée n'avait pas été un jeune homme de confession juive et le gardien de la paix hors service un Français originaire des Antilles, la meute n'aurait pas manqué de s'en prendre d'abord à la police et nous n'aurions pas connu au moins ce relatif consensus. C'est un point de vue qui n'engage que moi mais il me semble que l'expérience du passé ne me contredit pas."
Et là où je rejoins Philippe : c'est de voir que la couleur de peau du policier lui permet d'éviter la détention provisoire..."
aïe n'est-ce pas trop osé Monsieur l'Avocat Général de dire cela à notre époque (époque si hypocrite et surmédiatisée...)?

mike

Il est vrai que la Justice est souvent présentée de manière injuste.
Un ami me faisait remarquer que ce que l'on note, en soi-même, dans l'état d'une maison où l'on est reçu pour la première fois est justement ce qui ne nous plaît pas ou est à l'opposé de notre goût ou de nos habitudes: ordre, propreté, arrangement, style, mobilier.
Ce comportement est fréquent et "humain"; car il faut se forcer pour "positiver".
Ainsi chacun, plus que jamais, veut "sa" politique, "sa" police , "sa"justice et non ce que la communauté nationale a instauré par ses lois démocratiquement votées.
Les médias seraient-ils moins positifs que la majorité d'entre nous?
Vous semblez à part ce qui ne laisse pas de me rendre admiratif.

Parayre

J'approuve votre fervent appel à la foi judiciaire et je me suis du reste toujours efforcé , dans mon modeste exercice , de lutter contre les manquements endogènes de mes parquets en veillant à ne pas décliner un discours larmoyant à l'extérieur de mes juridictions .

Toutefois ,sans épouser le discours actuel de l'USM , je peux comprendre que nombre de collègues en activité, souvent plus que dévoués à l'institution , soient aujourd'hui las des critiques constantes dont ils font l'objet et de l'absence de reconnaissance à eux réservée par les décideurs .


Pourtant - vos lecteurs doivent le savoir - il est incontestable qu'en vingt -cinq ans , les parquetiers , pour évoquer leurs fonctions que je crois connaître , ont largement contribué , en devançant souvent le législateur , à l'élaboration de politiques pénales innovantes, aussi pro-actives que réactives .

Observateur durant ma carrière des petite , moyenne et grande criminalités , j'ai acquis la conviction que le ministère public , au quotidien , doit dans son action appliquer des idées simples , savoir notamment s'abstraire de la dichotomie prévention / répression .

L'action publique est en effet un tout et l'affaire de tous car exercée au nom du peuple français .Constituant un tout , elle ne peut et ne doit être exercée dans un esprit de système .

Prévention répression , médiation sont assurément aujourd'hui les composantes indissociables d'une politique pénale ayant pour unique objectif de maintenir en équilibre la relation triangulaire , auteur , victime , ordre public .

En 2006 , comme auparavant mais peut-être plus encore , les juges et procureurs ne sont que les receptacles des échecs et faillites antérieurs - de la famille , de l'école , de la citoyenneté , du corps social - et il leur est demandé de réussir où les autres ont échoué .


La forte demande de justice ne vise pas que l'institution du même nom .Celle-ci fonctionnera d'autant mieux que l'on abandonnera la tendance actuelle en faisant le régulateur de tous les mouvements individuels et sociaux .

Les lois pénales ne sont pas tout .La société n'ira pas mieux après de nouvelles reformes législatives si l'on ne se préoccupe pas plus de leur mise en oeuvre .

Dans cet esprit , il convient d'apprendre à renoncer à certains termes viciés du débat public sur la justice pénale , à ne pas jouer avec les mouvements d'opinion ou les réactions primaires qu'elle suscite , à cesser de la diaboliser ou de l'instrumentaliser en ne retenant que sa seule finalité carcérale ...

Dans cet esprit , un débat de fond transcendant les clivages politiques doit être ouvert sur l'adaptation des politiques criminelles aux moyens dont disposent les juridictions , sur la maîtrise du niveau des sanctions et même le choix des situations rendant indispensable l'intervention judiciaire .

pangloss

Les trains qui arrivent à l'heure ne sont pas vendeurs. La Croix est peut-être un autre journal, mais sans lecteurs, ça fait un autre journal qui dépose le bilan (Hum, facile celle-là).
Enfin j'exagère probablement, car comme l'a dit Koz, La Croix a déjà donné "son bilan globalement positif". Pourquoi pas encore?

koz

"Et si demain La Croix, au lieu de la part d'ombre de la justice, nous offrait ses zones de lumière, son bilan globalement positif ?

Il y beaucoup de trains qui arrivent à l'heure."

Prenez garde, Monsieur l'Avocat Général, La Croix est du genre à vous entendre !

Je suis abonné, non que j'ai toujours le temps de lire la Croix ou que je sois toujours d'accord mais parce que La Croix est vraiment un autre journal.

Après avoir évoqué récemment, et brièvement, ce qui allait mal, La Croix a consacré plusieurs numéros aux raisons d'espérer. Alors, pourquoi pas envers la justice aussi ?

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