On vient d'apprendre - et le Parisien y consacre une pleine page - que Didier Morville, plus connu sous l'identité de Joey Starr, a usurpé, en 2001-2002, celle d'un ouvrier de 34 ans malencontreusement prénommé Didier et nommé Morville. Celui-ci s'est vu imputer, à son grand désarroi, un certain nombre d'infractions routières, dont certaines graves si l'on en croit son avocat.
Joey Starr a, au cours de sa carrière, été impliqué dans un certain nombre d'incidents. Il a fait l'objet de procédures, notamment pour deux affaires de violences. Il a déjà été condamné à plusieurs reprises.
Certes, c'est le passé et l'honnête Didier Morville a subi les agissements de "l'artiste", il y a quatre ou cinq ans, le Trésor public ayant rajouté sa contrainte en 2003, avant que, beaucoup plus tard, la vérité se fasse jour. Certes, Joey Starr, mis en examen, est défendu par un très grand avocat, de surcroît mon meilleur ami, Me Jean-Yves Le Borgne. Mais tout de même !
Je me souviens des dithyrambes ayant accueilli le mois dernier le nouveau CD du chanteur. Dans leurs pages culturelles, le Monde, Libération et d'autres publications avaient fait fort dans l'idolâtrie. Si cette dernière ne s'était rapportée qu'au créateur, pourquoi pas ? A chacun ses goûts et ses dégoûts. Mais à cette occasion on a prétendu le représenter en héros des banlieues, héraut d'un civisme rajeuni et penseur traité avec infiniment de respect, comme si de sa bouche, lors des entretiens, n'était sorti que le miel de la finesse et de l'élégance, avec quelques "enculés" en prime. Il a même été baptisé, sans rire, " conscience civique" et cité en exemple à tous ceux de sa génération qui pouvaient douter de la politique et avaient oublié qu'il fallait insulter Nicolas Sarkozy.
Que lui n'ait pas eu ce sens élémentaire de l'humour pour se moquer, au regard de son passé tumultueux, de la statue que les médias dressaient, c'est déjà étonnant. Qu'il ait pu, en demeurant concentré, se voir affubler du titre d'éclaireur civique ou tout comme, sans exploser de dérision, montre ses limites intellectuelles ou sa capacité de moquerie, vérifiant jusqu'où les journalistes étaient capables d'aller trop loin.
Pour ceux qui ont participé, il y a peu, à cette célébration, quelle opinion ont-ils d'eux-mêmes aujourd'hui ? Probablement, aucun regret. Pourtant, s'il était normal de rendre compte de son "oeuvre", il était déjà ridicule d'en faire plus, de camper le chanteur en sociologue lucide des banlieues, en militant averti , en "conscience civique". On savait ce qu'il avait accompli. La série de ses démêlés avec la justice aurait justifié, à elle seule, une réserve de bon aloi. Maintenant, il convient de rajouter un malheureux Didier Morville à la liste des personnes ayant déjà eu à pâtir de Joey Starr. Lira-t-on une vague contrition, qu'on s'est fourvoyé, que c'était trop ? Bien sûr que non. Cet encens déversé - seul le Parisien, à l'époque, a su mettre un bémol - demeurera absurdement acquis à Joey Starr. Un trait paradoxal contemporain veut que des leçons de morale publique ne soient recevables que de la part de personnalités peu habilitées à les donner. Il n'empêche. Conscience civique il a été intronisé, conscience civique il demeurera. Pour les imbéciles et les gogos.
Le prochain délire médiatique est pour quand, le prochain dé-rap-age ?
Un
Conscience civique sont peut-être les bons termes ?
C'est une conviction neuve et inédite de transgresser les lois par souci politique.
Écoutons Joeystarr, ouvrons les frontières plus encore, régularisons les clandestins, ne soutenons pas ces "e......" de flics, laissons les "jeunes" faire la loi. Faisons en sorte qu'il n'y ait plus d'autorité, que tout le monde soit milliardaire, oisif et chef. Reconnaissons que la France est fasciste, antisémite, homophobe, raciste : donnons une pension à toutes ces pauvres victimes et reconnaissons que nous sommes infâmes.
J'oubliais la dépénalisation de la drogue au nom de la liberté individuelle, excusez mon manque de tolérance. Je devrais être condamné pour cette omission par les nouvelles valeurs.
PS : C'est Besancenot qui doit se sentir con en ce moment, à moins qu'il n'approuve les agissements de son comparse au nom de la lutte contre le capitalisme. C'est de la faute de l'autre Didier Morville, il avait qu'à s'appeler autrement, ce petit ouvrier.
Rédigé par : LEFEBVRE | 20 novembre 2006 à 18:59
Cactus,
Quand je parle des détritus de l'homme, ça ne veut pas dire que l'homme s'y résoud. L'homme est capable du pire comme du meilleur, y compris du meilleur et du pire. Bien entendu. Heureusement, que l'aventure humaine ne se résume pas aux conflits guerriers, sinon l'humanité serait en voie d'extinction depuis bien longtemps. Mais il me semble que si on prend notre planète dans sa globalité, on ne peut pas faire abstraction du phénomène guerrier, de la tendance naturelle de certains hommes à pratiquer la loi du plus fort, la loi de la jungle.
(Même l'humour peut-être prétexte de meurtres, comme en atteste l'affaire des caricatures de Mahomet)
Rédigé par : Marcel Patoulatchi | 20 novembre 2006 à 13:49
"le jeu de l'oie reste un de mes préférés"
"le jeu de la loi" , je voulais dire
désolé monsieur Patoulatchi de ce lapsus calamiteux !
sinon à propos de "Vous n'êtes peut-être pas de ma planète en effet, pour ne pas voir que la guerre, la violence, est une donnée constante de l'aventure humaine."
juste une remarque : j'ai dit l'amour et ...."l'humour" : c'est là que le bas blesse, non, car vous oubliez ce qui, perso, me permet de survivre en ce monde si bien décrit par vous ?
l'humour qui parfois lui aussi , certes , peut être "meurtrier" je le reconnais !
Rédigé par : cactus oops tel Bernard P. face à l'humour toujours | 19 novembre 2006 à 21:30
Cactus,
Vous n'êtes peut-être pas de ma planète en effet, pour ne pas voir que la guerre, la violence, est une donnée constante de l'aventure humaine.
Et l'amour n'y peut rien là-dedans, l'homme est même capable de guerroyer, de faire couler le sang, par amour.
Mais je ne voudrais pas briser votre bonheur s'il est fondé sur une vision du monde que l'âpreté des faits ne saurait confirmer. Je pense que c'est en effet idéal, lorsqu'on peut se contenter de ne voir que le bon côté des choses. C'est cependant une question de tempérament. Je préfère être l'éboueur plutôt que celui qui croit qu'il n'y a pas de détritus. Mais ça n'engage que moi.
Pour le jeu de l'oie, c'est un jeu que j'ai toujours trouvé stupide parce que foncièrement injuste - pas aidé sans doute pas le fait que je suis malheureux aux jeux (de hasard). Expliquez-moi donc les mérites que vous lui trouvez, cela me dépasse.
Rédigé par : Marcel Patoulatchi | 19 novembre 2006 à 17:57
"Le propre de l'homme, Véronique, ce n'est pas la paix, c'est la guerre."
dit monsieur Patoulatchi !
ceci n'engage que vous là : je ne mange pas de votre pain , là !!
je ne suis pas de votre planète père mais d'une planète mère ou règnerait l'amour et l'humour et vice versa !
mais je suis vieux et vieux jeu donc : le jeu de l'oie reste un de mes préférés ! pourquoi ?
la réponse est dans ce "pourquoi" !
Ami calmant , vôtre .
Rédigé par : cactus avec Véronique | 18 novembre 2006 à 20:41
Eh bien voilà, je me me suis réjouie trop tôt ! (lire Véronique ce jour même 8:20)
Marcel, je ne veux pas que sbriglia nous remette ça avec sa versification (!!!) JE NE LE VEUX PAS !
ET PLUS QUE TRES SERIEUSEMENT:
à cela : " Il y a un avenir après la critique... " (sbriglia 16-11 19 :50)
vous avez répondu : " Sbriglia, Je suis d'accord " (Marcel 16-11 19 :35)
Pour ce qui est de votre votre " au revoir ", je m’en tiens, moi, à ce que sbriglia a écrit, dont, je le redis, j'ai particulièrement apprécié les mots. Pour ce qui me concerne, Marcel, l’épisode est clos.
Rédigé par : Véronique pour Marcel | 18 novembre 2006 à 12:23
@sbriglia, pour respecter la demande de Bulle d’hier ( lire Bulle et son besoin de silence - new post ), je n’ai pas osé vous faire part de mes craintes et même de mes angoisses, quant à votre menace de versification au sujet du léger différend qui a opposé et déchiré l’assemblée de ce salon le 16 de ce mois.
Mais, force est de constater à nouveau, 36 heures plus tard, que votre capacité de dissuasion reste intacte. Oui, je le crois, la perspective de lire en direct live votre poésie, et Dieu sait combien elle peut être redoutable, en a calmé plus d’un.
@Bulle, rassurez-vous. Pour ce qui est des disputes, sbriglia est là ! Croyez-moi, en ce qui concerne ses rimes, pour moi, une seule fois a suffi (!!!).
@Lefebvre
Très ravie de vous lire à nouveau.
Rédigé par : Véronique pour sbriglia, Bulle et Lefebvre | 18 novembre 2006 à 08:20
Véronique,
Dire « au revoir » c'est facile ?
Non, je ne trouve pas. Au contraire.
La facilité, c'est de répondre à l'attaque ad hominem, qui n'est pas une vue de l'esprit, une affaire de distance.
Je vous en prie, lisez
http://en.wikipedia.org/wiki/Ad_hominem#Ad_hominem_as_logical_fallacy
Quand quelqu'un poste un commentaire qui n'a pas décence de contenir la moindre ligne qui parlerait d'autre chose que d'un homme, on est en plein dedans, pas ailleurs. Quelles conclusions peut-on tirer de tels messages ?
En la matière, la facilité est dans la réponse, pas dans la retenue.
S'épargner la rédaction d'un message qui répondrait à un misérable petit tas d'attaques personnelles, c'est un art. C'est l'art de se rendre compte de ce qui est productif et de ce qui ne l'est pas. C'est l'art de stopper l'escalade prévisible.
C'est compliqué de savoir briser là. C'est dur de se dire qu'il n'est pas nécessaire de continuer à répondre pour défendre son honneur. C'est délicat de se rendre compte qu'on salit son honneur à accepter de se battre dans la fange de l'attaque personnelle, d'y prêter attention, d'y répondre. Parfois, une joue ne mérite pas qu'on la soufflette de notre gant.
Le propre de l'homme, Véronique, ce n'est pas la paix, c'est la guerre. Ce n'est que faute de combattant que cette logique peut s'estomper pour un temps. Alors voyez-vous, moi je parle avec vous d'un thème qui m'intéresse (les rapports humains, l'art de cesser la communication quand le dialogue est inexistant), ça me convient. Mais le au-revoir, il est dit, je ne réponds plus sur ce blog aux propos qui me sont indirectement ou pas adressés, qui n'apportent pas d'éléments factuels ni d'idées. Car là aussi, je retombe sur un thème qui m'est cher : la société, c'est ce qu'on en fait. Plus on entretient ce qui ne mène à rien, plus on stagne.
Rédigé par : Marcel Patoulatchi | 18 novembre 2006 à 01:37
deux petites remarques en passant !
n'oublions pas que c'est Johnny qui est premier irresponsable d'avoir réveillé nos banlieues avec sa chanson " allumez le feu " et ce , dans l'indifférence générale !
sinon , pour rebondir sur votre conclusion , si notre prochain est d'élire UNE médiatique à la présidence ce sera alors notre prochain dérap'âge à nous , mais je tangue hooo tangue là !
( ps : j'ai bien aimé les "vierges effarouchées" par monsieur Sbriglia :-)
Rédigé par : cactus aime le mot dit | 17 novembre 2006 à 23:31
Je me suis, sans doute, trompé sur Joeystarr lorsque j'ai vu chez lui, une capacité à se remettre en cause, à changer. Il m'avait semblé pourtant percevoir un progrès. Ce n'était pas une démarche qui me séduisait outre mesure puisqu'elle consistait à réduire Louis XIV et Colbert au code noir, Napoléon au rétablissement de l'esclavagisme, en omettant toute la partie de ce drame due aux arabes et aux subsahariens eux même. J'aime les rebellions certes, mais justes construites, partiales. C'était tout de même une avancée sur cette nourriture à la fois victimaire et agressive, car c'était une démarche légale, sortie d'une philosophie hors la loi. J'ai été hâtif, sachant que les changements sont généralement longs, tortueux, la métamorphose, la maturité ne sont pas encore là. Peut-être ne le seront elles jamais ? Il a quarante ans et l'adolescence, les shorts de teen-ager, les propos tranchés, les opinions toutes faites devraient être loin. La solution pour Joeystarr serait, peut-être, la maison de correction, le centre d'éducation fermée ou la privation de dessert.
Rédigé par : LEFEBVRE | 17 novembre 2006 à 18:38
Faute de pouvoir dialoguer avec celui qui veut imposer son monologue, doit-on se réduire au silence ?
Le sens de l’humour, l’autodérision font partie des signes d’une personnalité ouverte et apte à faire éclore un flux positif des différents échanges de points de vue.
Fi de cette ouverture, il faut affronter un Torquemada autoproclamé qui perd son âme sur le fond en nous disputant la forme…
« Le reste est silence » Hamlet acte V scène II.
(Marcel, soyez plus sociable, nous ne pourrons que plus en apprécier la justesse de nombre de vos interventions…)
Rédigé par : doc | 16 novembre 2006 à 23:50
Le crapaud de Nazareth , c'est trop d'honneur ...Décidément , l'intolérance , comme La Dame de Shanghaï d'O. WELLES , apparaît dans de nombreux miroirs.On ne sait où viser pour l'atteindre , disparaît-elle dans une glace brisée qu'une autre l'impose au regard .On est menacé et sans savoir si c'est par des reflets ou par une réalité .
Au surplus , l'intolérance qui est partout présente mille visages comme elle présente mille dimensions .Infime , on n'ose même pas la suspecter de peur de passer pour un maniaque de la persécution .Immense , elle semble dominer le Monde et paralyse toutes les énergies , mais celui qui a le courage de l'affronter la traverse et se rend compte qu'elle n'est qu'une ombre .Pourtant , à peine a-t-il cédé à un instant de fierté qu'il se voit lui-même la proie d'une intolérance qui s'est emparée de lui à son insu et qu'il est en train de pratiquer avec bonne conscience .
Il n'a que le temps de se ressaisir et de refuser son oreille à la voix traîtresse qui lui chuchote " à quoi bon ?".
Rédigé par : Parayre | 16 novembre 2006 à 21:25
Je crois aussi, Marcel, que vous avez quand même tendance à ne pas mettre suffisamment de distance entre ce que vous appelez " l'attaque ad hominem " et vous-même.
Acceptez également de considérer que ce n'est pas toujours facile d'appréhender chez quelqu'un ce qu’on peut aussi comprendre comme un refus de la critique. Je pense très sincèrement que ce qu'a pu exprimer doc à votre égard n'a pas le désagrément, ni l'hostilité que vous nous dites.
Enfin, Marcel, se confronter réellement à l'autre et à des positions opposées n'est jamais une chose aisée. Dire " Au revoir " c'est un peu simple et facile, d'autant plus que vous-même, dès que vous avez le moindre désaccord, vous l'exprimez. Cela implique de l'accepter de l'autre à votre égard.
Tous les styles sont dans la nature. Vous avez été remarquablement défendu par sbriglia, mais sans agressivité, avec des mots mesurés et justes. Vous n'êtes pas seul, Marcel !
Pour finir, doc, je le crois, a des choses à dire et des expériences à faire partager.
Rédigé par : Véronique pour Marcel | 16 novembre 2006 à 19:54
Marcel, si vous continuez je vais versifier et tout le monde fuira ! La permanence du sérieux est la triste nécessité des médiocres : un peu d'humour, que diantre, Doc et Parayre n'ont jamais dépassé les limites de la bienséance dans leurs piques à votre égard ! Nous (je) vous apprécions, mais cessez de jouer les vierges effarouchées... Reprenons le fil, je vous prie, ou Véronique va avoir ses vapeurs et notre hôte va requérir de la prison pour "froissement inopportun de l'ego"! Il y a un avenir après la critique...
Rédigé par : sbriglia | 16 novembre 2006 à 19:50
Véronique,
J'aime internet parce qu'on y rencontre de tout. Ca permet des dialogues autrement impossibles dans la vie réelle, où on est trop souvent entre semblables.
Mais lorsqu'il n'y a pas de dialogue, pour moi l'affaire est close, indigne de plus d'insistance.
Quand les propos passent du sain débat d'idée à l'attaque ad hominem, je crois qu'on peut dire le dialogue éteint. A moins d'être masochiste, lorsqu'un interlocuteur ne vient plus mettre sur le tapis ses propres idées, que ce soit pour infirmer ou confirmer celles d'un autre, mais qu'il s'impose en seigneur décidant de ce qu'il est de bon goût -utile- d'écrire, qu'il fait des bons mots pour vous qualifier de manière péjorative, qu'il fait appel à sa (basse-)cour réelle ou imaginaire pour certifier de son bon sens, on cesse évidemment de voir là un échange, de croire l'interlocution possible ; c'est une joute.
Et une joute sans enjeu, c'est une perte de temps. Le manant que je suis n'a pas besoin de se frotter à un chevalier prétentieux pour se sentir comme adoubé, pour se rendre compte que le sang n'est jamais bleu. J'ai toujours été rétif au concept de tête couronnée et d'étiquette ; j'ai appris trop tôt qu'on prenait les teintures pour des latrines dans le Versailles du Roi Soleil. L'emparticulé de service, celui qui est sûr d'avoir le bon goût, le cachet et la finesse pour lui, celui-ci ne part pas gagnant selon mon pronostic.
Quand trop de temps à été perdu, il est bon de savoir quitter le manège. Voilà le sens de ce « au revoir ». Ce « au revoir », il veut dire que je veux bien souffrir une petite cécité bien agencée, et laisser les docs et autres parayres s'évertuer à parler de moi (un sujet apparemment passionnant) céans, à l'image du message de « doc, le 16 novembre 2006 à 00:13 », rien de plus. Sans m'imaginer telle une blanche colombe, je dois dire que la bave des crapauds ne m'a jamais traumatisé. Après tout, que peut bien un crapaud sinon coasser ?
Rédigé par : Marcel Patoulatchi | 16 novembre 2006 à 18:53
Vous avez raison, Parayre..."words,words ,words..." on croule sous le poids des mots et on n'arrive jamais à taire ce que l'on n'est pas obligé de dire... mais si l'on commence dans cette direction, tout est vain, y compris nos soliloques sur ce blog, nos redondances et nos vapeurs... On en revient vite à Camus : si rien n'est vrai tout est permis...
Rédigé par : sbriglia | 16 novembre 2006 à 18:01
@sbriglia : vous avez sûrement raison mais , j'ai mal avalé certains propos injustes à mon endroit et puis , de même que Victor Hugo écrivait " défense de déposer de la musique le long de mes vers " , j'ai envie d'écrire " défense de déposer des pensées le long des faits ."
Ne trouvez-vous pas que nous sommes envahis par d'immenses proliférations cérébrales qui , la plupart du temps , reposent les unes sur les autres , ne font que se répéter et font disparaître totalement leur objet enseveli ?
Gloses sur hypothèses.Commentaires sur gloses, théories sur commentaires .Verbalisme , verbalisme , verbalisme.
Après que la réalité se fut dissoute en pensées , la pensée à son tour se dissout en mots et on atteint ce monde de vanité et de vide où n'ont plus leur place que la prétention et le vertige.
Il ne faut pas , bien sûr , nier la valeur et la nécessité de la pensée et de la réflexion .Elles sont capitales et d'une importance vitale dans un monde de " faits " .Mais elles ne doivent jamais perdre de vue les faits qui les inspirent .Dès que la réflexion s'en écarte il faut l'abandonner et revenir tout de suite aux constatations .
Rédigé par : Parayre | 16 novembre 2006 à 16:51
Je ne comprends pas, sbriglia, pourquoi voulez-vous me chasser, moi, hors de Galgala ?
Explications SVP (!!!). Et si possible, pas dans le sybillin dont je suis, par ailleurs, concernant vos écritures, plus que fan.
Louis-Ferdinand Destouches, c'est un peu vite dit, non ?
Et doc, je ne veux pas, moi, que Marcel lui dise au revoir (lire Marcel quand il écrit à doc). Ce qu'a demandé doc à Marcel le week-end, c'est juste de s'essayer à ne pas devenir un " fâcheux ".
Rédigé par : Véronique pour sbriglia | 16 novembre 2006 à 14:37
Dits comme vous le dites, exposés comme vous le faites, Jean-Dominique, vos arguments me font progresser dans l'appréhension du sujet. Je veux juste vous exprimer cela.
Rédigé par : Véronique pour Jean-Dominique | 16 novembre 2006 à 13:54
@Doc,@Parayre : j'apprécie ,de vous deux, les commentaires avisés... j'ai cru déceler une certaine irritation à l'encontre de l'un des commentateurs les plus prolixes de ce blog... si je ne partage pas tous les goûts et dégoûts ("tous les dégoûts sont dans la nature") dudit prolixe, je pense qu'il a très largement sa place sur ce blog, par la qualité stylistique de ses messages ainsi que par l'originalité de son expression... son côté Louis-Ferdinand Destouches me plaît assez, dans ce monde où la vulgarité et le tape-à-l'oeil nous harcèlent sans cesse pour nous ramener aux fanges de l'humanité... bien sûr qu'il a -parfois- un côté exaspérant mais il est humain, profondément humain et cela, à mon avis, seul importe... l'intelligence qui se dégage de vos post respectifs, cher Doc et cher Parayre, ne saurait être abusée par l'écume du personnage : allez plus loin, je pense qu'il le mérite...
PS message pour Véronique : on reste à l'écart, SVP (!!)
Rédigé par : sbriglia | 16 novembre 2006 à 13:53
Mike,
Dites, est-ce moi qui suis pris d'hallucination ou vous comparez de Gaulle à un criminel contre l'humanité ?
Doc,
Que vos idées sont intéressantes ! Ah non, ce ne sont pas des idées. Ah oui, c'est du vent, du plus insignifiant. Au revoir alors.
Véronique,
On peut se demander, tout de même, si l'inégibilité à vie ne devrait pas être systématique pour les individus reconnus coupables d'avoir trahi leur mandat de la sorte.
19 073 150 francs d'abus de biens sociaux..
Autorise-t-on les violeurs d'enfants à devenir puériculteurs ou enseignants ? Autorise-t-on les pyromanes à devenir sapeurs-pompiers ?
Rédigé par : Marcel Patoulatchi | 16 novembre 2006 à 12:51
Je lis avec intérêt les commentaires en essayant toujours de les raccrocher au propos initial de notre hôte.
Dire aux jeunes de banlieues "allez voter" constitue pour moi le degré zéro de la conscience civique. Joey Star lui-même vote sans doute tout en continuant de "niquer ta mère", de taper comme un sourd sur ses compagnes, d'emmerder un pauvre homonyme avec ses PV.
Il y a dans les banlieues des gars et des filles qui se démènent pour animer des associations, pour faire du soutien scolaire, pour créer des petites entreprises, bref pour agir en citoyen soucieux d'améliorer la vie. La question n'est pas de savoir si on lèche les bottes de la police ou pas, ce n'est pas l'alpha et l'oméga du destin d'un jeune de banlieue. La question est de savoir si ces jeunes aiment ou non leurs contemporains, s'ils ont envie de leur sourire, de les aider. Flic ou pas flic à l'horizon.
Les people comme Joey Star qui appellent les jeunes à voter n'agissent en rien pour améliorer les choses au quotidien. Je vote un dimanche tous les 4 ans, je brûle des caisses le reste du temps, c'est pas incompatible. Rebelle gentil parfois, poli et charmant quand il veut, mais ne concevant la société que comme un champ de bataille. Le respect de la société ne passe pas nécessairement par la soumission au CAC 40 mais simplement par la sympathie que l'on doit éprouver pour celles et ceux qui, dans la même cité, partagent le même sort.
Je vois un Zinedine Zidane, dnt j'ai admiré le coup de boule à Materazzi qui ne l'avait pas volé, qui est engagé dans des actions admirables. Je vois un Jamel Debbouze qui, discrètement et régulièrement, s'en revient à Trappes pour soutenir de petites équipes de foot. L'exemplarité est là, par le travail sur soi et par l'action collective. Je ne doute pas que ces petits citoyens, élevés dans ce contexte collectif et fraternel, s'inscriront un jour, naturellement, sur les listes électorales. L'intégration à la société est un tout.
C'est pourquoi je vais jusqu'à contester l'action même de Joey Star sur l'incitation au vote : comme s'il disait aux jeunes :"je vous donne une arme de plus à votre révolte, le bulletin de vote". Il ne condamne pas l'associabilité, il la légitime.
Rédigé par : Jean-Dominique Reffait | 16 novembre 2006 à 11:23
@Parayre, je ne suis pas d’accord. Entre Alain Carignon et la société, les comptes ont été soldés. Y a-t-il un texte qui lui interdirait de se représenter à une élection ?
Et fripon, il l’a été, mais fripon est-il demeuré ?
Je défends également le droit à l’oubli pour ceux qui ont été condamnés.
@sbriglia, angélique, moi ? Marquise dans la catégorie, ce serait trop peu.
Non, mon ambition dans le domaine de la douceur (au sens de vertu), et sur la galaxie Galgala:
prétendre au titre " de bohême, de richesse, de perle, de bijou, de reine, de duchesse " (pour la citation , lire Véronique quand elle cite C. Baudelaire - post consacré à la chose)
Et s’il ne devait qu’en rester qu’une comme ça dans ce virtuel-là... je serai celle-là !
Rédigé par : Véronique pour Parayre et sbriglia | 16 novembre 2006 à 07:51
La Chine a eu son Grand Timonier et quelques millions de victimes dues à sa "grandeur".
La France a son petit timonier fort heureusement moins nocif.
Mais les thuriféraires ne manquent pas pour le petit comme nos "maos" en leur temps pour le grand.
Rédigé par : mike | 16 novembre 2006 à 04:26
Parayre,
Quelle belle formule : l’omni-compétent glossateur !
Je ne m’étonne pas que vous ayez préféré le fleuret moucheté à la rapière…
A force de « Mettre flamberge au vent » à tout instant, le sieur sus si bien nommé par votre talent en devient un peu fatiguant.
Rédigé par : doc | 16 novembre 2006 à 00:13