On vient d'apprendre - et le Parisien y consacre une pleine page - que Didier Morville, plus connu sous l'identité de Joey Starr, a usurpé, en 2001-2002, celle d'un ouvrier de 34 ans malencontreusement prénommé Didier et nommé Morville. Celui-ci s'est vu imputer, à son grand désarroi, un certain nombre d'infractions routières, dont certaines graves si l'on en croit son avocat.
Joey Starr a, au cours de sa carrière, été impliqué dans un certain nombre d'incidents. Il a fait l'objet de procédures, notamment pour deux affaires de violences. Il a déjà été condamné à plusieurs reprises.
Certes, c'est le passé et l'honnête Didier Morville a subi les agissements de "l'artiste", il y a quatre ou cinq ans, le Trésor public ayant rajouté sa contrainte en 2003, avant que, beaucoup plus tard, la vérité se fasse jour. Certes, Joey Starr, mis en examen, est défendu par un très grand avocat, de surcroît mon meilleur ami, Me Jean-Yves Le Borgne. Mais tout de même !
Je me souviens des dithyrambes ayant accueilli le mois dernier le nouveau CD du chanteur. Dans leurs pages culturelles, le Monde, Libération et d'autres publications avaient fait fort dans l'idolâtrie. Si cette dernière ne s'était rapportée qu'au créateur, pourquoi pas ? A chacun ses goûts et ses dégoûts. Mais à cette occasion on a prétendu le représenter en héros des banlieues, héraut d'un civisme rajeuni et penseur traité avec infiniment de respect, comme si de sa bouche, lors des entretiens, n'était sorti que le miel de la finesse et de l'élégance, avec quelques "enculés" en prime. Il a même été baptisé, sans rire, " conscience civique" et cité en exemple à tous ceux de sa génération qui pouvaient douter de la politique et avaient oublié qu'il fallait insulter Nicolas Sarkozy.
Que lui n'ait pas eu ce sens élémentaire de l'humour pour se moquer, au regard de son passé tumultueux, de la statue que les médias dressaient, c'est déjà étonnant. Qu'il ait pu, en demeurant concentré, se voir affubler du titre d'éclaireur civique ou tout comme, sans exploser de dérision, montre ses limites intellectuelles ou sa capacité de moquerie, vérifiant jusqu'où les journalistes étaient capables d'aller trop loin.
Pour ceux qui ont participé, il y a peu, à cette célébration, quelle opinion ont-ils d'eux-mêmes aujourd'hui ? Probablement, aucun regret. Pourtant, s'il était normal de rendre compte de son "oeuvre", il était déjà ridicule d'en faire plus, de camper le chanteur en sociologue lucide des banlieues, en militant averti , en "conscience civique". On savait ce qu'il avait accompli. La série de ses démêlés avec la justice aurait justifié, à elle seule, une réserve de bon aloi. Maintenant, il convient de rajouter un malheureux Didier Morville à la liste des personnes ayant déjà eu à pâtir de Joey Starr. Lira-t-on une vague contrition, qu'on s'est fourvoyé, que c'était trop ? Bien sûr que non. Cet encens déversé - seul le Parisien, à l'époque, a su mettre un bémol - demeurera absurdement acquis à Joey Starr. Un trait paradoxal contemporain veut que des leçons de morale publique ne soient recevables que de la part de personnalités peu habilitées à les donner. Il n'empêche. Conscience civique il a été intronisé, conscience civique il demeurera. Pour les imbéciles et les gogos.
Le prochain délire médiatique est pour quand, le prochain dé-rap-age ?
Un
Bonsoir
Bien que n'ayant aucune admiration pour Joey Starr ni pour ses collègues "rappeur à fromage" pour citer Laurent Gerra, j'apprécie le message envoyé aux d'jeuns du 9-3 pour qu'ils votent. Bien sûr il serait préférable que ce message soit lancé par des intellectuels ou par de vrais artistes tel que JJ Goldman par exemple, mais je doute des capacités de JJ Goldman ou de Alain Etchegoyen pour construire une argumentation aussi riche que celle de Joey Starr et surtout ponctuée de "wesh wesh" ! C'est tout un art que seul un rappeur maîtrise !
Le tapage médiatique fait autour de la sortie de son dernier album laisse penser que Joey Starr est devenu un acteur de notre culture. Pourquoi ne pas philosopher autour de ses textes pendant qu'on y est ? Même si je déteste le rap j'arrive à admettre l'existence de certains textes intéressants mais ces quelques textes ne viennent pas de la plume de ce Joey Starr (ou alors j'ai pas bien lu entre les lignes).
Le titre "conscience civique" est mal choisi car il y a "civique" et le civisme suppose que lorsqu'on est au volant d'une "benz benz benz" on respecte le code la route.
Rédigé par : jean philippe | 15 novembre 2006 à 23:12
Et ce " fripon " d'Alain Carignon investi par l'UMP pour nous représenter à l'Assemblée Nationale : bel exemple de réinsertion qui nous fait passer de l'indignation au grotesque ! On sait ce qu'il a accompli , son passé judiciaire mériterait peut-être une réserve de bon aloi
Il est décidément un trait paradoxal contemporain d'avoir une mémoire sélective selon peut-être l'origine des icônes , aussi dérisoires et indignes soient-elles ...
Plus sérieusement , il faut parfois une grande intelligence pour ne pas comprendre !
Je suis sot , comme le pense l'omni-compétent glossateur de ce blog , mais je ne comprends pas moi-aussi ...
Rédigé par : Parayre | 15 novembre 2006 à 20:44
"j'appelle un chat un chat et Joey Starr un fripon"... je rends grâce à Marcel de ne pas tomber dans l'angélisme où notre chère Véronique semble se perdre...
Rédigé par : sbriglia | 15 novembre 2006 à 16:13
Véronique,
Par quelle « obligation de résistance », « exigence de légitimité » et « exigence d'éthique » serait mu Joey Starr ?
Obligation de résistance ? Quand il chante « Laisse moi zoom zoom zang dans ta Benz Benz Benz» et « dois-je attendre des lois des flics qui pour moi ne sont signe que d'emmerdes ? », à quoi résiste t-il ? Il ne résiste assurément pas à la marchandisation de la femme avec ses clips à femmes en slip, pas plus qu'il ne résiste à l'inégalité sociale en arborant tant de signes extérieurs de richesse.
Sa résistance, elle est contre la loi, contre la Nation. Sa rebellion est anti-sociale, non pas au nom d'une autre vision de l'humanité, mais au nom de son confort et de ses propres règles précaires.
Quand il hait « lois de flics », il hait par exemple le fait qu'on ne tolère pas qu'il fasse payer ses amendes par quelqu'un dont le seul tort est d'être son homonyme.
Exigence de légitimité ? Définissons d'abord le terme légitimité.
Exigence d'éthique, c'est-à-dire de morale. Quelle est l'éthique que peut bien avoir celui qui fait payer à d'autres ses amendes, qui définit ce qui est juste en fonction de son intérêt personnel uniquement ?
Joey Starr est une racaille. Ce n'est pas un exemple à donner mais un contre-exemple à combattre avec vigueur.
Rédigé par : Marcel Patoulatchi | 15 novembre 2006 à 14:05
sbriglia, tant que j’aurai du temps et de la disponibilité pour faire, même très légèrement et très modestement, du courant d’air sur ce blog, et donc en contester ce qui me paraît contestable, eh bien, je le ferai. Vos petites moqueries quant à ma tentative de résistance à Philippe, je ferai avec... mais si !
Pour Joey Starr et sa conscience civique très sujette à caution pour notre hôte, je redis qu’il ne me semble pas choquant que J. Starr rencontre les banlieues pour inciter à voter.
J’ajoute que question efficacité pour encourager à accomplir son devoir civique, il m’apparaît peut-être plus pragmatique de " médiatiser " l‘affaire par le biais de son intervention et de celles de quelques autres.
Je prends pour exemple l’appel gaulliste lancé par Philippe sur son blog en date du 11 novembre dernier et relayé par vos soins.
En effet, les notions comme celles de " l'obligation de résistance et l'exigence de légitimité " auxquelles s'est ajoutée la vôtre: " à savoir l'exigence d'éthique... ", à coup sûr, elles parleraient très fort, et dans la plus grande clarté à ceux du 93 !!! Je ne veux pas être trop sceptique, sbriglia, mais ces trois exigences , telles qu’elles ont été développées et expliquées par Philippe et par vous-même, il y a quelque chose qui me dit que le courant et le dialogue entre vous et ceux des cités ne passeraient pas vraiment.
Ce n’est pas que Philippe et vous-même manqueraient de conviction ou de passion pour défendre ces essentiels. Mais ces mots-là, ils risqueraient d’être un peu muets, non ?
Et puis, pour finir, J. Starr quand ils leur parlent, n’est-ce pas un tout petit peu cela qu’il tente de leur dire, mais avec ses mots à lui, et peut-être aussi, avec leurs mots à eux ?
Rédigé par : Véronique pour sbriglia | 15 novembre 2006 à 07:37
Véronique,
Notre seuil d'exigence sociale est-il si bas que l'on puisse se féliciter qu'un individu n'incite pas à brûler des bus, est-il si bas qu'on puisse souhaiter la médiation d'un homme à la moralité aussi douteuse ?
(D'ailleurs, je n'insiste pas, mais je ne crois pas qu'il y ait matière à négocier avec des terroristes urbains ; quand un type brûle un bus, je n'ai pas envie de l'inciter à voter pour exprimer autrement son idiotie, je suis plutôt favorable au retrait de ses droits civiques)
Quant à la presse quotidienne, doit-on s'attrister de son manque d'audience. J'observe que les journaux régionaux offrent plus souvent de l'information que de l'idéologie. Je ne blâme pas leur public.
Vous avez sans doute raison quand vous dites que monsieur Bilger a tort de surestimer la représentativité de ces journaux en terme d'assise populaire. Mais en terme d'assise idéologique, pas forcément.
Luc,
La présomption d'innocence est un concept de droit, pas un interdit mental. Chaque citoyen à le droit d'avoir la certitude de la culpabilité ou de l'innocence d'un individu. Tout ce qui compte, c'est que la justice soit rendue selon le principe que l'on présume l'innocence lorsque la culpabilité ne peut être démontrée.
Pour ma part, j'observe que les faits ne semblent pas douteux ni contestés.
Rédigé par : Marcel Patoulatchi | 14 novembre 2006 à 20:40
Sauf à ignorer le jeu de mots terminal (permettez !), quel billet !!!
Juste une question : n'avez-vous pas peur d'être attendu en bas de chez vous ???
Le ministre de l'Intérieur vous semble excellent, certes, mais les forces de l'ordre, aussi bien menées soient-elles, ne pourront rien contre une horde de fous-furieux jaillissant de nulle part !
Rédigé par : Udd | 14 novembre 2006 à 20:23
Juste un détail : M.Morville a-t-il été condamné définitivement pour les faits dont vous parlez ? Sinon, ce message ne serait-il pas un peu trop affirmatif au regard de la présomption d'innocence, qui doit profiter à chacun?
Rédigé par : Luc | 14 novembre 2006 à 18:18
...eh bien! si même Véronique devient critique, où va-t-on !
Enfin, un courant d'air propre à chasser l'hagiographie ambiante (j'en prends ma part !)... et il faut que ce soit une femme qui ouvre la fenêtre! Véronique, rassurez-nous : c'est passager ?
Rédigé par : sbriglia | 14 novembre 2006 à 18:01
Nicolas, je souscris entièrement à vos propos et je me retrouve complètement dans votre description. ce qui me rassure (je ne suis donc pas le seul dans ce cas) et fait peur à la fois (le décalage entre notre réalité et celle que l'on essaye de nous faire gober)
Rédigé par : Fred | 14 novembre 2006 à 12:58
Je suis d'accord, c'est profondément choquant. Cela a un rapport avec votre précédent billet sur "Ras le bol du sexe" : l'imposture. Le lissage intellectuel de notre société, qui traduit en fait une inculture croissante, aboutit à célébrer des rebellions de petits bourgeois, des audaces millimétrées. On racole les emblèmes en fonction des panels marketing qu'ils représentent et non en fonction de ce qu'ils sont par eux-mêmes.
J'entendais l'autre jour qu'une femme qui s'était portée héroïquement au secours de quelqu'un, au péril de sa vie, venait de recevoir la médaille du courage. Et je me disais en moi-même : "Que n'a-t-elle montré ses fesses, cette brave dame, et elle aurait obtenu la Légion d'Honneur".
Applaudissez, braves gens, Trissotin et Tartufe sont aux manettes.
PS: J'exècre le rap, ça me gave, mais ça me gave !
Rédigé par : Jean-Dominique Reffait | 14 novembre 2006 à 11:22
C’est quand même mieux qu’on incite ceux du 93 à voter plutôt que d’incendier des voitures ou des bus, y compris si cela doit se faire par la médiation de Joey Starr. Pour ses délits, la justice a fait son travail, non ? Doit-on, devez-vous les rappeler ?
Quant au Monde et à Libération, finalement et malheureusement, très peu de gens lisent réellement la presse quotidienne. Ce sont les titres régionaux, principalement, qui sont consultés et...L'Equipe. La presse écrite nationale, à mon sens, n’a pas l’influence que vous lui prêtez.
Et , d’une certaine manière, faut-il " s’obséder " à ce point , comme vous le faites, sur "les ridicules sociologiques et les dérives médiatiques" , - je vous cite dans la réponse que m’avez adressée- ?
Ce qui compte, c’est que des journaux et que des journalistes existent. Il suffit pour s’en convaincre de faire un tour sur le site " Reporters sans frontières " et de prendre connaissance de leurs terribles et si nécessaires campagnes pour La liberté de la presse.
@hangon
" je me demande comment évoluerait le monde si les grands médias planétaires étaient tout à coup muets. "
hangon, voici, peut-être, un lien qui peut répondre à votre question:
http://www.rsf.org/
Rédigé par : Véronique | 14 novembre 2006 à 07:33
Joeystarr n'est ni plus ni moins que le produit de ce que nous tolérons. La démocratie est mon rêve le plus cher, dans la société de l'excès, qui conduit a la dictature...
La présence de dictatures ne doit pas excuser les excès de conneries des démocraties.
Rédigé par : Citoyen ignare | 14 novembre 2006 à 03:47
"Un trait paradoxal contemporain veut que des leçons de morale publique ne soient recevables que de la part de personnalités peu habilitées à les donner."
Encore une fois, j'applaudis des deux mains.
Pour les gens honnêtes (être honnête est très différent d'avoir un casier judiciaire vierge), c'est insultant. Je travaille, je paye mes impôts sans chercher à resquiller (peut-être même que je devrais consulter un conseiller fiscal), je suis inscrit sur les listes électorales depuis mes 18 ans. J'ai connu des moments difficiles,des fins de mois difficiles (surtout les 30 derniers jours). Mon loyer, contrairement à mes revenus, augmente de 5 à 7% par an. J'ai dejà réussi a tirer mon épingle du jeu de cet impitoyable test qu'est le marche de l'emploi, meme si je sais qu'il va me falloir recommencer, si je veux un jour être propriétaire de mon logement.
Sur le plan politique et /ou de la citoyenneté, j'ai 100 fois plus de choses à dire qu'un joeystarr, et je peux argumenter chacune d'elle, sans prononcer une seule fois le mot enculé,ou quelque grossièreté que ce soit.
Pourtant,les médias m'ignorent superbement, et pour cause! Je ne vis pas en banlieue, je ne participe à aucune émission de téléréalité, je ne suis pas plus délinquant que jet-setteur, je ne suis ni acteur ni comique ni écrivain ni chanteur, et pire que tout, j'ai du respect pour la police, la justice et les gens que je ne connais pas. Comble du sordide, j'ai dejà pris sur mon temps de congé payé pour aller encadrer bénévolement des centres de vacances pour enfants. Quelle affligeante banalité!
Comme je le dis moi-même avec autodérision, je suis un con moyen! Combien sont-ils comme moi, combien sommes-nous ?
Et pourtant, je ne suis pas jaloux de joey starr. Je suis fier de ce que je suis et n'ai absolument aucune leçon à recevoir de lui. Je ne doute pas une seconde que joeystarr soit fier de lui. Je serais en revanche très surpris si tout cet esclandre mediatique autour du nouvellement promu "conscience civique" était dû à sa volonté de voir jusqu'où pourraient aller les journalistes.
Notez cependant que dans le cas contraire -ce qui reste à prouver (une affirmation à posteriori n'étant pas une preuve)- je suis suffisamment honnête (et oui, encore ce mot) pour reconnaître mon erreur et en tirer, si il y a lieu, quelque leçons.
Rédigé par : nicolas | 13 novembre 2006 à 22:08
Joey Starr , Doc gynéco , Hallyday,Brisseau , les références de nos élus actuels ou des médias...
Bedier,Carignon , Juppé,Emmanuelli ou Balkany, condamnés ou poursuivis et réélus ou bientôt en voie de l'être , les références des électeurs ...
Cela dit , à la suite de Jean Rostand , " tant qu'il y aura des dictatures , je n'aurai pas le coeur à critiquer notre démocratie " .
Rédigé par : Parayre | 13 novembre 2006 à 20:52
ah les journalistes... il suffit que vous entendiez des journalistes parler d'un domaine que vous connaissez bien ou même mieux dans lequel vous êtes un expert pour vous rendre compte qu'ils ne font que des copier coller avec des dépêches Reuters dans le meilleur des cas et des interprétations fumeuses dans le pire des cas.
j'exècre cette population.
Au final je me demande si ce n'est pas l'information journalistique qui est responsable de la misère du monde...alors que sa vocation première etait tout autre.
Je me demande comment évoluerait le monde si les grands médias planétaires étaient tout à coup muets.
Il existe des pays où la liberté d'expression est une utopie et d'autres ou elle ne devrait pouvoir s'exercer que par l'obtention d'un permis....
Rédigé par : hangon | 13 novembre 2006 à 18:15
Faut-il en arriver à boycotter les médias ??
J'avoue que "diviniser" J.Starr comme cela est effectivement fait par les journalistes me laisse pantoise...
Y aurait-il deux niveaux de pensée entre les journalistes et le simple citoyen ???
...
Rédigé par : marie | 13 novembre 2006 à 17:22
...il est rassurant de voir,en notre cher pays, les borgnes guider les aveugles...et comme la justice est aveugle...
Rédigé par : sbriglia | 13 novembre 2006 à 15:26
Sans parler de ce dossier sur le fond quoique pour revenir sur les fables, il vaille mieux être riche et célèbre que pauvre et malade, il est vrai que la presse française n’a jamais eu l’aura de la presse britannique par exemple.
Il existe effectivement quelques oasis d’intelligence dans ce désert intellectuel mais allez jouer de la flûte traversière dans un concert de cors de chasse !
Seules quelques rares oreilles initiées pourraient apprécier.
A titre d’exemple, on se souviendra que c’est un tycoon de la presse britannique, Lord J Beaverbrook qui fit de W. Churchill un Premier Ministre alors que Chamberlain avait déjà choisi Halifax pour lui succéder.
Je reconnais bien volontiers que c’est décevant d’autant que ces visions déformées d’actes, de personnes touchent les esprits les plus fragiles donc les moins aguerris au sens critique.
Rédigé par : doc | 13 novembre 2006 à 14:37