Ma Photo

Dans les médias: radio & télévision

  • Europe 1
    Samedi 26 mai à partir de 9 h15 dans l’émission de Michel Grossiord "C’est arrivé demain".
  • RTL, "On refait le monde"
    avec Bernard Poirette, de 19h15 à 20h, mercredi 6, lundi 11 et lundi 18 juin.

Dans les médias: presse

Mes liens favoris

Diffusion

  • Wikio
    Wikio - Top des blogs

Mentions légales

  • Directeur de la publication: Philippe Bilger
    SixApart sa 104 avenue du Président Kennedy 75116 PARIS
Blog powered by TypePad

« Intermède galant et artistique ! | Accueil | Où est passé le rire d'antan ? »

TrackBack

URL TrackBack de cette note:
http://www.typepad.com/services/trackback/6a00d8341c86dd53ef00d834c8087153ef

Voici les sites qui parlent de Une prison sans société ! :

Commentaires

Avocat breton

Une petite question qui n'a aucun rapport avec le sujet "une prison sans société":

Quelle est votre position sur les grèves des avocats relatives au problème de l'aide juridictionnelle et donc à celui de l'accès au droit ?

il est tout de même intéressant de connaître l'avis d'un magistrat sur ce point, d'autant plus que je crois que le mouvement va sérieusement s'amplifier dans les semaines à venir, au point de poser d'importantes difficultés dans les juridictions francaises.

Marcel Patoulatchi

Un article de Libération, le canard qui va se « positionner » clairement à gauche selon son nouveau dirigeant (en gros, qui va choisir un segment de la population pour lui délivrer l'information qu'il attend très précisément) a publié aujourd'hui même un article qui vaut le coup d'oeil :
http://www.au-troisieme-oeil.com/index.php?page=actu&type=skr&news=22282

Intitulé « Je suis libérable, pour l'instant, en 2022 », on a le droit à un laïus à propos d'un condamné, ancien adepte de box thaïe, apparemment modèle, qui en cours d'assises « opine du chef » quand son complice déclare que « [Les QI] ne sont ni plus ni moins que les QHS qui ont été fermés. On y torture les gens en toute impunité. En France, Guantanamo existe" », cela « sous les applaudissements du public ». Bref, selon cet article, on enferme un « bon camarade » (c'est un sous-titre de l'article », qui n'hésite pas à revendiquer que « les seuls ennuis que j'ai eus, c'est avec la justice, pas avec les gens ». On pourrait le croire, puisque l'article suggère que les «les ennuis judiciaires ont commencé» par des « Outrages et rébellions » (non, il ne faudrait surtout pas penser que les outrages et rebellions puissent être conséquence d'autres faits...).

Dans l'article, si on nous donne une idée des faits reprochés à l'intéressé, on ne les confronte pas réellement à ce qu'il nous dit. Bref, un type dans Libération peut dire sans être contredit qu'il n'a jamais eu d'ennuis qu'avec la Justice, pas avec les « gens », alors qu'il est accusé ou condamné de vols à main armé, détention d'explosifs.

Si on nous parle bien de cette « attaque d'un fourgon de la Brink's à Gentilly le 26 décembre 2000», on ne nous parlera pas de l'importante saisie d'armes lors de l'arrestation conséquente, le 27 décembre à Paray Vieille Poste. C'est-à-dire d'un lance-roquettes, une vingtaine de fusils d'assaut et autant de pistolets-mitrailleurs, fusils à pompe et armes de poing, 100 kilos de munitions, un kilo et demi de plastic, des mètres de mèche lente, 66 détonateurs, gyrophares et brassards « police ». Un drôle d'équipement pour un amateur du genre humain qui n'a eu en fait de problèmes qu'avec la Justice.
Pour ma part, je ne me choque pas de savoir cet homme-là en prison jusqu'en 2022, je m'en félicite plutôt.

Jean-Dominique Reffait

Ca faisait longtemps que je n'avais pas été en total désaccord avec vous !

La prison existe et constitue en soi un univers qu'il convient de regarder sans être contraint de considérer ce qui a amené les détenus dans ce lieu.

Les détenus ne sont pas tous, loin s'en faut, des angelots mais :

- Vivre et dormir à 3, parfois 4 avec un matelas par terre, dans 9m2, est-ce normal ?
- Ne pas disposer, notamment en hiver,d'une eau supérieure à 4 degrés pour se laver, est-ce normal ?
- Contraindre à la promiscuité les tendres et les durs, faisant des uns les objets sexuels des autres, est-ce normal ?

Vous avez en prison des publics qui ne sont pas tous des gens violents et qui sont amenés à le devenir pour survivre dans cette jungle. Avez-vous vu deux vieux détenus, l'un innocent (on n'est jamais là par hasard ?), l'autre condamné pour fraude fiscale, se chicorner pour dormir dans le lit du bas, parce que monter dans le lit du dessus constitue une épreuve pour chacun ?

Les personnels ne sont pas les salopards qu'on décrit, j'en témoigne. Ils vivent dans la même crasse que les détenus. Allez faire un tour à Fresnes, dans les logements de fonction des gardiens : c'est indigne.

J'en aurais tant à dire, sur le fond et la forme, que ce ne serait pas un commentaire mais un bouquin.

Oui, en comparaison d'autres systèmes pénitentiaires de pays inductrialisés, la prison française est indigne de notre rang.

Marcel Patoulatchi

Quand il y a des problèmes dans une classe composée d'un tiers d'élèves qui sont déjà connus de la police, on soupçonne l'enseignant d'être mal formé. Quand il y a des problèmes dans la rue lors d'un banal contrôle dans un quartier où l'on brûle quotidiennement des voitures et où il est écrit « nique la police » sur 85 % des murs, on soupçonne le policier d'être mal formé.

Je ne suis guère surpris qu'on ait vite fait de soupçonner que les gardiens de prison soient mal formés, comme si c'était de leur formation que dépendait le fait que l'argent est présent dans les prisons, comme si c'était de leur formation que dépendait la surpopulation carcérale.

Certains doivent se sentir vraiment bien formés, pour être persuadés que tous les problèmes du monde s'expliquent par l'absence de formation - et en fait, lorsque formation signifie déontologie basique, d'intelligence - des fonctionnaires. Qu'il est drôle ensuite de parler de respect, de récompense, pour ces fonctionnaires, qui pour la plupart, je le pense, ne cherchent pas de « récompense » autre que le sentiment d'avoir contribué utilement à la société - et certainement pas qu'on se permette, hors contexte, de juger à l'emporte-pièce leur intelligence et leur déontologie prise dans le concret, en suggérant que s'ils avaient été « mieux formés » ils auraient agi tout à fait différemment.

Ce n'est pas tout à fait nouveau que l'application des peines est l'enfant pauvre de la matière pénale. On s'accordera néanmoins à remarquer que depuis quelques années, on bâtit de nouvelles prisons. Du coup, on ne peut pas dire que la Nation s'en moque, on ne peut pas jouer au preux chevalier seul à avoir pris conscience de certains problèmes, certains problèmes qu'on ne peut croire pouvoir résoudre du jour au lendemain.

Ceci étant dit, il est tout à fait vrai qu'on ne devrait pas se contenter de nouveaux bâtiments mais qu'on devrait sans doute innover pour que les prisons ne proposent pas l'oisiveté (et les petits trafics) aux écroués mais au contraire, du sport, de l'enseignement et de la culture. Pour ces tâches-là, je ne crois pas que ce sont des gardiens de prisons qu'il faut recruter, mais bien des enseignants, des bibliothécaires, des psychologues - et si on veut des bons et pas des rebuts ou bien des trop idéologisés, ça aura un prix.
Bien sûr, il ne suffit pas de déclarer ce qu'il faudrait faire, encore faut-il que chacun soit prêt à payer le prix de cette politique. Et c'est sans doute là que le bat blesse... Dans une société qui réclame toujours des baisses d'impôts (mais pas trop de contrôles sur l'usage de l'impôt - les garden party de l'Elysée ne semblent pas sur le point de disparaître), il est délicat, injuste, de fournir plus de service public aux écroués qu'aux autres citoyens.

LEFEBVRE

Ce sont des mesures à le fois bonnes pour la société, les victimes et les détenus. Tout le monde y trouve un compte raisonnable, partial et réaliste. Les prisons sont à construire, je l'ai déja dit dans plusieurs posts, idem pour les sanctions à appliquer, pour l'accompagnement, cela va de soi, c'est communément admis, il ne manque rien dans le réalisme. Un citoyen, avocat général ou autre peut il proposer ce genre de mesures à l'assemblée , être entendu quelque part ?

LEFEBVRE

La prison n'a certes pas, en l'état, un programme éducatif performant, la preuve ils ont laissé ressortir Loïc le Floch Prigent dans le même état, sinon pire. Ce dernier affirmait dans l'émission présentée par Bern que plus de quatre vingt pour cent des détenus seraient tout à fait aptes à sortir dans l'immédiat.
Belle injure aux magistrats, aux institutions, au fonctionnement républicain. Belle connerie surtout, comment imaginer que des cas violents quelle que soit la forme de cette violence vont cesser leurs agissements sans sanction alors qu'une partie d'entre eux recommencent malgré la sanction (je ne connais pas la proportion) ?
Cet homme a eu entre les mains des responsabilités qu'une majorité d'entre nous n'aura jamais et il n'est pas capable du plus élémentaire réalisme. Preuve supplémentaire que le diplôme et la fonction ne font pas l'homme, qu'il faut bien plus que cela. M C Jean Gabin (pauvre famille Gabin) expliquait dans le même débat qu'il avait été obligé d'aller braquer à sa sortie de prison alors qu'à quelques stations de métro de la Santé, rue de Dunkerque et alentour se trouvent des dizaines de boîtes d'intérim prêtes à embaucher sans formation pour le bâtiment ou la manutention.
Son problème n'était donc pas le travail, mais la réflexion, l'envie d'être très riche tout de suite, sans effort, d'être le chef sans en suivre la formation et le sens civique.
Il a finalement trouvé un créneau : "chanteur."
La fonction rebus et poubelle comme celle d'"écrivain" où le souci n'est plus le fond ou la forme, car qui relate encore une histoire dans la dernière? qui crée encore un texte avec rime, chant lexical et mélodie dans la première ? Son single nous en dit d'ailleurs long sur sa prétention créatrice et productive : "j't'emmerde".
Ni lui, ni son compagnon d'opinion Loïc n'ont eu à un seul moment le tact de dire : C'est mal ce que j'ai fait, des gens en ont souffert, la société et son fonctionnement n'ont pas été respectés.
Cette période d'isolement n'est pas profitable à tout le monde, l'examen personnel n'était visiblement pas au rendez-vous pour le col blanc ou le survêt, basket, casquette.
S'il pouvait y avoir des cours de prise de conscience des individus en sus des mesures justes humaines de réinsertion en plus de la formation, ce sont des individus dans ce genre qui en seraient les premiers bénéficiaires.
Ils trouveraient le confort de vivre en paix avec eux-mêmes et les autres, de servir les siens, les Français en étant boulanger, juge, menuisier ou prof d'histoire plutôt que les léser.

dab

« Au moins Bernard George, à qui on doit "les bataillons de délinquants", a-t-il l'honnêteté d'avouer qu'il a réalisé un film "clairement à charge" "

Un esprit retors a-t-il jamais demandé à Bernard George ce qu’il pensait des conditions de « détention » vécues par le directeur du centre de tri postal de Bègles et quatre de ses collaborateurs retenus dans une salle le 25 mai 2005 par une soixantaine de grévistes et qui, selon la direction régionale de la Poste, « n’ont pas pu s’alimenter ni aller aux toilettes pendant vingt heures… »
Les bonnes consciences ou les belles âmes de ce pays se sont-elles inquiétées ou ont-elles manifesté leurs craintes de voir ces cinq détenus d’un genre très particulier,devenir d’authentiques délinquants ?
Les associations de défense des droits de l’homme se sont-elles insurgées contre de telles conditions de «détention» sans procès et sans avoir eu possibilité de recours à un avocat, et contre « l’indignité de cet enfermement » ?

Parayre

Il s'agit effectivement d'une cause légitime et ambitieuse : manque de places manifeste , taux d'encadrement humain parmi les plus bas des pays du Conseil de l'Europe , taux de récidive de plus de 60% , contenu du métier de surveillant à parfaire , allongement des temps de détention ...

Solidement ancré dans l'inconscient de ce ventre mou qu'est l'opinion , le sentiment d'abandon qui caractérise tout ce qui tourne autour de la prison a toujours la vie belle .La nation continuera longtemps de se soucier fort peu du sort réservé aux cent mille personnes qui séjournent chaque année plus ou moins longtemps en milieu pénitentiaire .L'opinion réclame avant tout de la sûreté , de la punition et de l'oubli !

Elle manifeste du reste bien peu d'intérêt pour celles et ceux qui , en son nom , assurent la garde et l'accompagnement vers la liberté des citoyens qui ont transgressé la loi .Elle réserve un sort identique aux hommes qui s'occupent d'autres hommes : comment sont récompensés , reconnus l'infirmière , l'instituteur de banlieue , le policier de terrain , l'éducateur ? Notre reconnaissance collective , au XXI °siècle , va aux marchands , à ceux qui s'activent autour de la circulation du produit .

A l'intérieur des murs , il est urgent d'agir en profondeur sur les régimes de détention , d'ancrer l'idée qu'une personne détenue est une histoire , un visage , un nom et pas d'abord un numéro .Il convient , vous avez raison , de construire des établissements , d'opter pour des tailles modestes ( deux cents places ) et de réserver des priorités pour donner du contenu au temps ; l'inactivité est génératrice de déstructuration de la personnalité .Formation , enseignement , sport , accès à la culture doivent prendre place dans une journée carcérale prolongée dans les lieux pour peines .

Donner du sens à la sanction : les personnels pénitentiaires ne sont pas mandatés pour excuser ou effacer l'acte ayant entraîné la condamnation .En revanche , investis par la loi d'une mission de garde et d'insertion , il leur incombe , avec d'autres , de travailler la question de la faute avec le détenu : quel regard porte-t-il sur son/ses acte(s)?Comment les explique-t-il ,comment veut-il se projeter dans l'avenir ?Pour quelle vie ?En augmentant le nombre de surveillants , en les qualifiant avec une formation plus poussée ,du sens sera donné à la sanction qui cessera alors d'être "sale" , négative ,synonyme d'oubliette des Temps modernes.

On doit être plus imaginatif en garantissant la sécurité due au citoyen et ,chaque fois que cela est possible , en éduquant celui qui est écroué , c'est-à-dire étymologiquement ex ducere , le conduire dehors ...

Emmanuel

Limpide. Dommage que sur Canal, on ne (vous) lise (sûrement) pas.

Vérifiez votre commentaire

Aperçu de votre commentaire

Ceci est un essai. Votre commentaire n'a pas encore été déposé.

En cours...
Votre commentaire n'a pas été déposé. Type d'erreur:
Votre commentaire a été enregistré. Les commentaires sont modérés et ils n'apparaîtront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés. Poster un autre commentaire

Le code de confirmation que vous avez saisi ne correspond pas. Merci de recommencer.

Pour poster votre commentaire l'étape finale consiste à saisir exactement les lettres et chiffres que vous voyez sur l'image ci-dessous. Ceci permet de lutter contre les spams automatisés.

Difficile à lire? Voir un autre code.

En cours...

Poster un commentaire

Les commentaires sont modérés. Ils n'apparaitront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés.