Il y a d'abord la photographie.
La Une de Libération du 6 décembre prétend nous informer sur "le vrai bilan sécuritaire de Sarkozy" et publie une photographie pleine page de lui, dans une posture et avec un maintien menton levé, destinés à mettre dans nos têtes l'image du petit Mussolini qu'il serait. Manipulation classique, pourrait-on penser, compensée, en quelque sorte, dans le Paris-Match de cette semaine par une autre photographie du même en couverture, mais serein, apaisé et tranquille. Reste que le choix de Libération n'est pas neutre, qui montre dans ses pages intérieures à quel point "le vrai bilan" donnera une illustration caricaturale et outrancière du préjugé affiché par la photo : Sarkozy est un facho et on va tout faire pour démontrer que l'ensemble de sa politique en matière de sécurité a échoué.
Cette mauvaise foi pourrait caractériser seulement ce mal français chronique de l'idéologie venant dénaturer une réalité qui ne serait ni assez rose ni assez noire - comme en l'occurrence -, si elle n'émanait d'une classe intellectuelle et médiatique acharnée à donner des leçons sur la nécessaire exclusion du débat politicien de ces problèmes de société. Autrement dit, par cette approche partisane, Libération fait le contraire de ce qui est prêché en permanence et qui, en effet, est peut-être absurde. C'est la contradiction qui est riche d'enseignement.
On pourrait plaisanter, à lire attentivement le constat présenté sous le titre très révélateur de "Sarkozy n'est pas en sécurité", sur la "vérité" qui nous est promise. Constat établi à partir d'un article général choisissant soigneusement à gauche et à droite - en interprétant mal - tout ce qui pourrait être de nature à dégrader le bilan du ministre de l'Intérieur même si évidemment, dans cette critique en gros, certaines carences relevées sont exactes. Il n'y pas seulement ce texte rédigé par deux journalistes qui n'ont que le désir d'écrire ce qu'ils désirent croire. Il y a aussi, sans doute pour faire "objectif", une série d'interventions qui vont de l'Union syndicale des magistrats (USM), qualifiée de modérée alors qu'elle s'est trouvée obstinément et continûment sur une ligne anti-Sarkozy, à Me Fédida dont les lecteurs de ce blog savent ce que j'en pense. Alors, au regard des personnalités sélectionnées, quoi d'étonnant à ce que le bilan pour les violences aux personnes soit défini comme " non formidable", que les groupements interrégionaux d'intervention, qui ont réussi, soient tournés en dérision par le Syndicat de la magistrature (SM), que l'inflation législative soit dénoncée par le sociologue Sébastien Roché qui semble avoir troqué sa lucidité d'antan contre le conformisme opposant de ses collègues et qu'enfin, reprenant son antienne, Jean-Marc Fédida évoque "une législation de guerre", alors qu'absurdement nous nous croyons en paix et mieux protégés ! Avec une telle sélection, on est assuré d'échapper au risque d'un satisfecit qui serait venu altérer la pureté de ce tableau au noir.
Cette discrimination choquante est d'autant plus dommageable, pour un vrai journalisme, que si la délinquance a globalement baissé sous la droite, il y a eu en effet une augmentation préoccupante des atteintes aux personnes. Elle a d'ailleurs été reconnue aussi bien par le Premier ministre que par le ministre de l'Intérieur, notamment dans l'émision sur France 2 avec Arlette Chabot. Egalement, qui pourrait contester le caractère mécanique et en définitive contre-productif de cette frénésie législative qui trop souvent cherche à donner l'illusion de l'action mais sans l'action ? C'est aussi le résultat d'une tradition française. Mais toutes les traditions ne sont pas à respecter, à l'évidence. Dix lois, voire douze si on ajoute les deux lois d'immigration, c'est trop. Un Etat n'a pas besoin de cette prolixité du langage législatif pour entreprendre et accomplir. Le citoyen, à la longue, risque d'être plus lassé que séduit par cette noria. Sur cette "avalanche", Le Monde du 6 décembre a produit une remarquable étude qui, pour adopter la froideur de l'analyse, n'a pas affaibli la portée de la dénonciation.
J'ai indiqué plus haut comme on tentait de faire fond sur des appréciations portées par les partisans politiques de NS, en les dénaturant. Lorsque Patrick Devedjian énonce une double réponse négative aux questions sur la réussite actuelle et sur la possibilité de réussite à l'avenir, il me semble, sans langue de bois, rappeler qu'une politique contre l'insécurité ne peut jamais être dite ou se dire "réussie" pour la simple raison que ce travail de Sisyphe consiste à rendre supportable une situation collective caractérisée par une infinité de petits succès avec d'incessantes et inévitables rechutes. L'inventivité du désordre et de la transgression ne s'arrêtant jamais, il n'est pas incompatible de faire preuve d'une modestie de bon aloi devant les désastres à venir et de satisfaction mesurée au regard des résultats obtenus mais toujours et par nature décevants. Il est paradoxal de constater que la Gauche juge la Droite, pour la lutte contre l'insécurité, en fonction de ses effets alors qu'en charge des responsabilités, elle ne prétendait devoir être jugée que sur sa bonne volonté. C'est commode.
Tout ce qu'on a le droit d'exiger, c'est une tolérance zéro. On a bien tort de se moquer de cet impératif comme s'il relevait d'une imbécillité alors qu'il renvoie à une vision pénale basique. Que chaque infraction, de la plus dérisoire à la plus grave, appelle un effort constant, acharné et maîtrisé des forces de l'ordre et de justice pour l'interpellation et le jugement , quoi de plus normal ? Que chaque délit soit accompagné par une réponse, que chacune des incivilités relevées soit suivie par un avertisssement, que rien de ce qui offense la vie collective ou le droit à la sûreté de chacun demeure sans riposte, que la société et son bras juridiquement armé fassent en sorte de n'être jamais inactifs ni impuissants, c'est sans doute cela, la tolérance zéro. Ne pas tolérer le pire qu'on découvre, chercher obstinément le pire qui a été commis et se dissimule. Quelle difficulté donc qu'une politique pénale exemplaire qui, entre l'échec inévitable et la volonté d'être sans cesse réactive, doit se frayer un chemin rendant notre société toujours plus respirable, en particulier pour les plus faibles et les plus démunis !
En réalité, Libération, comme je l'ai évoqué plus haut, n'a sans doute pas le choix. Il est en effet inévitable que le débat sur la sécurité et la justice échappe au consensus superficiel et au faux oécuménisme : parce que, par le regard qu'on pose sur les délits, les crimes, les déchirures individuelles et collectives, il implique une philosophie, une conception de la liberté et de la responsabilité qui partage clairement la communauté nationale en deux familles. Pour la première, le "je" est parfois réduit, voire détruit par les pesanteurs économiques et sociales. Pour la seconde, tant qu'il reste du "je", tant qu'une capacité d'autonomie et d'initiative est laissée à l'être humain, la justice a son mot à dire, sa mission à accomplir. Au fond, pour les tenants d'une société dévorante et vorace, mieux vaut être broyé que responsable. Pour leurs adversaires, dont je suis, mieux vaut être libre et responsable, même partiellement, qu'étouffé. C'est aussi la lutte immémoriale du collectif contre le singulier. D'aucuns aiment que le premier nous soulage quand les autres revendiquent l'honneur, parfois douloureux, du second. C'est sans doute dans la restauration de ce terreau, de cet humus de la liberté, de la responsabilité et de l'exigence légitime de sûreté que réside l'apport décisif de NS. Ce sont d'abord les idées qui doivent gagner, pour qu'une politique devienne possible et soit acceptée.
Pour conclure, je voudrais revenir sur les propos de personnalités de gauche rapportés par Libération, qui semblent à nouveau tomber dans une dénonciation sans nuance et un angélisme qui n'a plus l'excuse de l'ignorance. L'aveu du Premier ministre Lionel Jospin sur sa "naïveté" avait, croyait-on, éclairé toutes les lanternes. Ce retour à des sources sujettes à caution, plus idéologiques que réalistes, plus rêveuses qu'attentives aux leçons prodiguées par le cours des choses, est d'autant plus regrettable qu'avec Ségolène Royal, le socialisme est représenté par une candidate qui, par sa vision lucide sur le plan qui nous occupe, aurait pu favoriser non un consensus illusoire mais un concert d'intelligences et d'évidences sur les défis à relever, face à un réel pris dans toute sa mesure et sa complexité. J'espère qu'aucune régression ne nous guette, qu'il y a des voix dissidentes mais que l'essentiel demeure acquis.
Libération, décidément, n'a rien démontré avec sa photographie. Le bilan annoncé est tout sauf vrai et s'il est "sécuritaire", c'est qu'il faut bien dégrader le beau concept de sécurité.
Que fait donc Laurent Joffrin ?
Ségo,
Vous dites comprendre « que les chiffres d'une commission, plus que sérieuse, [...] soient difficiles à avaler pour certains. ».
Je demande à ce que vous définissiez le terme sérieux.
Parce que pour moi, une commission sérieuse ne considère pas comme un scandale une blessure mineure sans ITT commise par une fonctionnaire de police sur un individu en rébellion, armé et violent. Et pourtant, votre rapport « sérieux, très sérieux » ne contient quasiment que des non-événements de ce genre.
Votre rapport sérieux, c'est un rapport pondu par des gens qui, le contraire me surprendrait, n'ont jamais eu à maîtriser un individu armé. Assis bien au chaud dans son bureau, on aimerait croire que tout peut se faire sans violence, de manière pacifique. On aimerait croire qu'un type en état d'ébriété avec à la main une arme blanche, et très manifestement agressif, peut être ramené à la raison de manière absolument pacifique, même dans un quartier où l'attroupement n'est pas loin, ou des extincteurs servent plutôt comme projectiles pour blesser que comme outil pour sauver.
Pour moi, une commission sérieuse, ce n'est pas un organisme de pantouflards dont la tâche est de salir des fonctionnaires que la justice et les services disciplinaires ont blanchi.
J'insiste, je crois qu'il y a péril en la demeure lorsque des magistrats acceptent qu'on juge hors du tribunal.
Vous dites qu'on « pourra dire ce qu'on veut mais dans les faits les résultats de NS en matière de sécurité ne sont guère meilleurs que ceux de la Gauche [...] au moins la Gauche n'aura pas eu le génie de provoquer les émeutes de l'année dernière »
Ce qui est effrayant, quand on lit ça, c'est d'imaginer la suite venir. Allons-nous revenir à l'époque dorée où l'on parlait de « sentiment d'insécurité » et non d'insécurité, selon l'idée que tout ce qui ne se voit pas n'existe pas ? Manifestement, nous en sommes déjà à parler de l'époque bénie où il n'y avait pas d'émeutes... officiellement, même si étaient en train de bourgeonner les micro-sociétés du non-droit. Au lieu de taper dans la fourmilière, allons-nous à nouveau le contourner, faire semblant de croire qu'il n'existe nul réseau, qu'il ne se passe rien ?
« Provoquer les émeutes » écrivez-vous... Quand on lit ça, que les émeutes ont été « provoquées », on peut se dire que les auditeurs de justice n'ont peut-être pas besoin d'un stage dans un cabinet d'avocat, peut-être en apprendront-ils plus en passant une semaine auprès d'un concierge d'un bloc d'HLM.
Rédigé par : Marcel Patoulatchi | 22 décembre 2006 à 09:59
Ségo,
Je ne vois pas la réalité par TF1 que je regarde très peu d'ailleurs et me mettre au niveau du plouc qui est inapte à la réflexion et se laisse assujétir est un pur délire, c'est tellement plus pratique d'ailleurs.
Ce que je constate, c'est par la fenêtre de mon appartement, au supermarché en face de chez moi, à l'école de mon fils.
Cessez de dire que les gens ne voient pas ce qu'ils voient, n'entendent pas ce qu'ils entendent pour justifier votre vision mensongère de la réalité, plus personne n'est dupe.
Pour parler de racisme, j'ai entendu nombre de propos racistes, mais ils venaient d'arabes et d'africains subsahariens, non de Français d'origine, ça vous ennuie, mais c'est la réalité.
Pour la discrimination, elle existe, mais elle est l'inversé de votre logique :
Une église brûlée en Alsace, absence médiatique et un mois ferme et une mosquée brûlée en Savoie, les médias présents, l'indignation politique et cinq ans de prison ferme.
Autre exemple : quelques tombes juives profanées en Alsace, même indignation nationale, à Marseille dans les quartiers Nord, cent trente tombes profanées en une semaine et un entrefilet dans le journal local.
Votre mythe du pauvre immigré maltraité en banlieue et des méchants juifs et français qui vivent à Neuilly et exploitent est une pure fiction de béni oui-oui de gauche, de la pure propagande journalistique.
Quant à la charia, je vois des femmes en burka avec des gants, des lunettes fumées et de grandes chaussettes dans mon quartier, à l'école, le sapin de Noël est supprimé pour ne pas "offenser", il y a des menus hallal à la cantine, la piscine a des horaires et des exigences musulmanes et la délinquance comme la religion s'expriment au grand jour et enlèvent la liberté des autres, je n'ose même pas m'acheter une belle voiture car je sais qu'elle sera brûlée ou volée par jalousie ou parce que je suis "un gwer" ou "un toubab".
Je ne suis pas contre une couleur de peau, mais contre une religion barbare et une délinquance justifiée.
Votre discours de Daladier n'est pas à votre honneur, il faut du courage pour oser dire la vérité avant qu'il ne soit trop tard, je ne cautionnerai jamais aucun nazisme ni celui d'Hitler ni celui de Khomeni.
Ceux qui pensent que justifier la maltraitance des juifs, des homosexuels, des apostats, des chrétiens, des athées est de la tolérance sont à côté de la plaque, la tolérance se défend fermement et je vous rappelle que des gens de gauche comme Redeker, Onfray, Lanzmann... pensent aussi comme moi et allez expliquer vos mensonges aux harkis, aux kabiles, aux arabes qui ont fuit le GIA et voient monter la religion des interdits en France.
À mon avis, c'est vous qui êtes endoctriné par Canal +, Ardisson et autres dhimmis du médiatiquement correct.
Rédigé par : LEFEBVRE pour Ségo | 17 décembre 2006 à 19:33
Le problème n'est pas histoire de pourcentage car une minorité déterminée a un grand pouvoir de nuisance mais que l'ordre républicain soit respecté sur tout le territoire.
Les zones de non-droit ne doivent plus exister.
Quant aux BMW et intégrisme musulman, vous avez raison. Je préciserai que là où ils sont les plus présents, là le calme règne le plus !
Les cités "tenues" donc "calmes" sont celles où les trafics fructueux prolifèrent ou celles touchées par l'intégrisme religieux.
Rédigé par : doc pour Ségo et tous | 17 décembre 2006 à 14:02
On pourra dire ce qu'on veut mais dans les faits les résultats de NS en matière de sécurité ne sont guère meilleurs que ceux de la Gauche.
au moins la Gauche n'aura pas eu le génie de provoquer les émeutes de l'année dernière
au moins la Gauche n'aura pas donné à certains policiers ce sentiment d'impunité qui a provoqué une explosion des bavures policières parfois mortelles
au moins la Gauche n'a pas fait de la télé réalité dans les banlieues comme le fait NS caméra au poing à 6H du mat' dans les quartiers chauds
au moins la Gauche sait ne pas faire de généralités dangereuses au sein de ces banlieues en insultant tous ces jeunes de "racailles" car la majorité d'entre eux ne le sont pas
au mons la Gauche ne parle pas de laver les banlieues au Kärcher
et quand je lis LEFEBVRE dire que dans les banlieues ça roule en BMW et qu'on a implanté la Charia
je me dis que TF1 a bien fait son boulot : car c'est là tout l'art de faire d'une extrême minorité des généralités et des préjugés qui ont la peau dure
Non M.LEFEBVRE : 95% de la population des banlieues ne roule pas en BMW, 95% d'entre eux vivent selon nos valeurs républicaines et ne pratiquent pas la Charia, 95% de cette population ne brûle pas de voitures ou de bus
95% de cette population essaie de s'en sortir mais se voit fermer la porte justement à cause de ces préjugés
parce qu'ils habitent les banlieues plutôt que les quartiers chics de Paris, parce qu'ils sont d'origine maghrébine plutôt que d'origine métropolitaine, parce qu'ils sont blacks ou beurs plutôt que blancs, parce qu'un ministre de la république les traite de racailles plutôt que comme des citoyens français comme vous et moi
et parce que nombre de Français ne voient les banlieues qu'à travers les images du JT de TF1, c'est-à-dire comme une zone de non-droit où règnent drogue et violence
alors que la majorité de ces habitants sont des gens comme vous et moi
Rédigé par : Ségo | 17 décembre 2006 à 12:44
Monsieur Sarkozy a au moins ce mérite : celui de mettre le doigt là où personne ne voulait l'y mettre...
Qu'après, il en fasse un de ses thèmes de campagne ne me choque pas, en tout cas beaucoup moins que l'attitude fuyante de ses contradicteurs face à ces problèmes qu'ils ne sont pas de son fait.
Pompier dit pyromane d’un incendie laissé couver par d’autres, voilà la réalité.
Je dis à la gauche qui a été aux affaires : un peu de décence vu vos bilans en la matière !
Rédigé par : doc | 16 décembre 2006 à 20:34
Je suis d'accord avec vous sur la défiance des sondages et autres statistiques, sur une trop forte présence marketing en politique actuellement, sur une politique de présence télévisuelle trop présente chez N S, avouez que c'est exactement la même chose chez S Royal, qui en plus nous prend en otage par son statut de femme, nous refusant à ce titre toute critique, en en faisant même un de ses seuls arguments politiques.
Les divers médias de droite ne font pas les manipulations grotesques que dénoncent notre hôte à l'encontre de madame Royal.
Je suis OK avec Marcel, Nicolas Sarkozy est allé dans les quartiers, a commencé à ne plus laisser faire et il a eu mille fois raison, vous ne pouvez pas imaginer le décalage de réalité dans le quotidien entre ces endroits et le reste de la France et par pitié, ne me répondez pas misère sociale, ça roule en BMW, ne me parlez pas non plus intégration lorsque celle-ci est refusée pour implanter la charia. C'est le discours de Tariq Ramadan, de quelques bobos éloignés, mais pas la réalité sur le terrain.
Rédigé par : LEFEBVRE pour Ségo | 16 décembre 2006 à 15:15
Marcel Patoulatchi,
Je comprends que les chiffres d'une commission, plus que sérieuse, qui ne sont pas favorables à NS soient difficiles à avaler pour certains.
Mais que voulez-vous, un ministre qui a basé son action uniquement sur les statistiques de plusieurs autres commissions ou pire, d'instituts de sondage, doit accepter de voir qu'a priori les chiffres ne lui sont pas aussi favorables qu'il le laisse entendre.
Pour ce qui est du choix marketing d'un ministre : je crois, au contraire de vous, que c'est très important car politique et justice vont malheureusement de pair.
Et je crois qu'un ministre de l'Intérieur qui se permet de critiquer les magistrats pour masquer les échecs de sa politique "tout sécuritaire" ne fait pas un bon ministre et surtout pas un bon futur président car remettre de l'huile sur le feu de façon gratuite comme l'a fait NS ne fait que casser encore plus le lien entre la justice et les Français, déjà bien mal en point.
Alors l'efficacité de la justice, monsieur Patoulatchi, passe aussi par des ministres raisonnables et qui, par excès de populisme, ne suivent pas la meute pour dénigrer le métier de magistrat, des ministres sensés et qui avec discernement proposent de vraies réformes, de vraies avancées pour améliorer la justice de notre pays.
Et certainement pas des ministres qui font du spectacle au JT de 20H plutôt que de la vraie politique pour le bien de la société toute entière.
Mais ce ne sont que les cogitations d'un simple étudiant en droit et peut-être futur magistrat ...
Rédigé par : Ségo | 16 décembre 2006 à 13:47
Ségo,
Je trouve inquiétant de la part d'un futur auditeur de justice que vous preniez comme reconnaissance de culpabilité les gesticulations d'une énième commission comme on sait si bien en faire en France.
Je pense qu'un futur magistrat devrait d'abord cogiter aux manières d'améliorer l'efficacité de la justice, plutôt qu'aux choix marketing d'un ministre. Mais ce n'est qu'un avis personnel.
Rédigé par : Marcel Patoulatchi | 16 décembre 2006 à 12:26
Ségo,
Il est cocasse de citer des anciens ministres de l'Intérieur pour dire qu'avec eux tout était calme alors que le problème des banlieues fut en aggravation croissante depuis les 20 dernières années.
Je vous renvoie une fois de plus à l'ouvrage « Demain la guerre civile » écrit il y a bien longtemps par le commissaire divisionnaire Charles Pellegrini. Ce qu'on voit aujourd'hui n'était pas imprévisible et n'est pas né avec l'arrivée de Nicolas Sarkozy. Au contraire, on peut penser qu'on commence seulement maintenant à crever l'abcès.
Je trouve d'ailleurs hallucinant de citer celui qui était à l'Intérieur avant la dernière présidentielle comme un bon exemple, alors que cette présidentielle fut complètement polluée par l'absence de reconnaissance et de traitement des problèmes d'insécurité. La mode des voitures brûlées, préexistante, s'est bien développée entre 2000 et 2002.
Rédigé par : Marcel Patoulatchi | 16 décembre 2006 à 12:23
La Une de Libération ce matin, le titre et la photo qui va avec:
Guillaume Seznec
Coupable à perpertuité
Philippe, faut pas trop cogner sur Libé.
Il n'y a qu'eux qui savent faire des unes comme celle-là.
Il faut que ce journal survive et vive.
Rédigé par : Véronique en aparté | 15 décembre 2006 à 09:25
"Le loup et le chien" est d'Esope, non de La Fontaine. Ce dernier a fait comme Halliday, il a repris la création d'autres pour se les attribuer. N'oubliez pas que cet auteur du classicisme était formé par le latin et le grec avant même le françois comme Corneille, Racine et que nombre de leurs "inspirations" viennent de leur apprentissage. C'est la qualité de la forme qui est méritante chez eux, mais rendons aux Grecs leur génie dans bien des domaines.
Rédigé par : LEFEBVRE | 14 décembre 2006 à 19:07
Non non pas par moi
cette citation est présente sur tous les sites de citation
et je vous jure c'est pas moi qui suis le webmaster de ces sites
Rédigé par : Ségo | 14 décembre 2006 à 18:47
"Pour finir, la morale de J.de la Fontaine lui a bien été attribuée à la suite de sa fable Le loup et le chien."
Par vous ,ségo ?
"c'est un peu court ,jeune homme..." comme disait Cyrano (j'ai vérifié, ségo, c'est bien d'Edmond...)
Rédigé par : sbriglia | 14 décembre 2006 à 16:49
Jean Philippe,
Je connais également le problème des cités pour y habiter. Et la différence que vous semblez évoquer entre le bilan Vaillant et le bilan Sarkozy ne paraît pas si évident que vous le sous-entendez.
La drogue circule toujours autant, les actes d'incivilité sont toujours autant présents et la police n'y est présente que lorsque les journalistes sont là. Puisque NS a innové en effet : on est passé à l'ère de la sécurité médiatique. Les caméras sont là pour dire aux gens : "vous avez vu comme on travaille bien et qu'on est là pour maintenir la sécurité dans les quartiers". Mais une fois les caméras éteintes, plus personne n'est présent.
Quant aux bavures policières, désolé d'insister mais le rapport de fin 2005 de la CNDS fait état à la fin 2005 de 108 cas étudiés de bavures policières contre seulement 19 en 2001. C'est à croire que les délinquants n'ont pas le monopole du sentiment d'impunité.
Enfin pour l'efficacité de NS, il ne faudrait pas oublier également le rapport de décembre 2005 ( passé au tiroir mais révélé par le Canard enchaîné du 25 mai 2006 ) de trois inspections générales ( Ministère de l'Intérieur, Police Nationale et Gendarmerie ). Les inspecteurs rappellent qu'en 2004 "plus d'un demi-million de faits commis de vols, de vols avec violence et de violences physiques contre les personnes, bien que signalés aux services compétents, n'ont pas été enregistrés comme plaintes". Voilà la bonne méthode pour faire baisser les chiffres de la délinquance de près de 13%.
Je sais que NS adore les statistiques seulement quand elles lui sont favorables. C'est peut-être pour cela que le budget de la CNDS a été diminué de 20% l'obligeant à retarder ces prochains rapports de plusieurs mois, histoire de passer l'élection présidentielle sans avoir à s'expliquer sur des chiffres qui dérangent.
Pour finir, la morale de J.de la Fontaine lui a bien été attribuée à la suite de sa fable Le loup et le chien.
Rédigé par : Ségo | 14 décembre 2006 à 12:51
" 30 janvier 1991:à Enghien, six individus, dont une fille, entrent dans un magasin de vêtements. La jeune fille est interpellée par la vendeuse (*) qui reçoit un coup de cutter sur le crâne. La mineure de 15 ans et demi est laissée libre à l’issue de son audition, conformément aux instructions du parquet."
dab, je ne suis pas à la place de la vendeuse.
Ce que je pourrais vous dire ne serait que de la THEORIE. Et je sais ce que vous pensez de la théorie:
" Cela c’est la théorie. Et c’est beau ça tient la route. Ça a « de la gueule » comme on dit.
Mais, mais, mais… " vous, le 11-12 10 :11
Au passage, merci pour le petit compliment adressé à mon modeste raisonnement.
Voici donc, en toute théorie, ce que je pense :
Par rapport aux éléments que vous me donnez, je ne sais pas pourquoi la vendeuse " interpelle " la jeune fille. Quant à votre chauffeur de bus, était-il menacé ? La personne en effraction était-elle menaçante ? Qui plus est, nous sommes au pays le plus en phase avec le concept de la tranquillité publique, je maintiens donc que le chauffeur a dépassé son cadre professionnel.
dab, si la question suivante est : Véronique, fallait-il, selon vous, mettre la jeune fille mineure en détention ? Ma réponse est non.
Maintenant, dans le genre " témoignage vrai et direct ", comme les croquis et les faits divers et variés qui illustrent vos interventions, ce livre :
" Chronique d’une proche banlieue " – Claude Dilain.
L’auteur est le maire de Clichy-sous-Bois. Je ne l’ai pas encore lu, mais, mais, mais… on peut penser que ce qui y est dit, n’est pas obligatoirement à l’extrême opposé de ce que vous nous dites.
Ceci pour vous expliquer que je pense qu’il y a des hommes et des femmes de bonne volonté et d’expérience partout, qui ont envie que les choses avancent et si possible, réussissent. Non ?
Rédigé par : Véronique pour dab | 13 décembre 2006 à 18:58
Relu plus haut là là :
"Ubi solitudinem faciunt , pacem appellant ."
Paix et solitude , c'est souvent trop vrai !
quelques souvenirs perso de mes années latinées : " qualis pater , talis filius " ( pas toujours vrai ) " ut sementem feceris , itas metes " ( ma préférée ) " cogito ergo sum " ( bien surveiller l'ego , là ) " fluctuat nec mergitur " ( pour combien de temps encore , dirait Delanoë ? ) " errare , humanum est sed perseverare diabolicum " ( devise de prof )
pour conclure sur la citation "déclencheuse" :
"Ubi et orbi" contient une faute : dommage car la chute aurait été si belle bulle :-)
amitiés latinées .
Rédigé par : cactus à l'uni son latin | 13 décembre 2006 à 17:56
Dab,
Oui, je pense profondément que la gauche des intellectuels, du coeur, de l'espoir populaire est morte avec Mitterrand et ceux qui la représentent en sont de grossières impostures, ceux qui s'en revendiquent sont un tissu associatif-communautaire prenant une souffrance parfois légitime comme prétexte à un chantage permanent et paralysant.
Ce sont eux qui sont étouffants ainsi que tout un ensemble de médias qui les couvrent de mensonges.
Même en étant un homme de droite, je suis un admiratif de Blum, Jaurès, Mendès-France car leurs combats étaient justes, utiles, courageux et importants dans l'époque.
Je trouve aussi que le philosophe Marx était un bon libéral, voulant prospérité et justice pour tous, c'est ce qui a rapidement été fait de ses idées qui est scandaleux. Il faut savoir le lire en oubliant la révolution d'Octobre et ce qui en a suivi.
Cette expérience me confirme d'ailleurs que les belles valeurs sont une chance à défendre avec des mots, des idées, des lois et ses défenseurs, un engagement permanent et parfois un fusil.
Ce n'est pas la gauche qui nous étouffe, ce sont ses voleurs, regardez bien.
Même en étant un libéral convaincu, il reste de la place dans mon ouverture d'esprit pour la gauche, pour ses spoliateurs certainement pas, ils ruinent et dénaturent ce pays que j'aime tant.
Rédigé par : LEFEBVRE pour Dab | 13 décembre 2006 à 17:00
A Lefebvre et Jean-Philippe,et (en post-scriptum) à Véronique
Presque totalement en phase avec vos interventions du 12 déc 20:51 , 12 déc 21:02 et 13 déc 06:33.
A Lefèbvre :
« La gauche a été volée et n'existe plus, la droite perd de son réalisme, que reste-t-il à part des mensonges éhontés ? »
La gauche a été volée ?
Entendu à la radio suisse romande, venant d’une auditrice invitée à poser une question ou donner son avis lors d‘une émission : « Le socialisme est l’art de vivre aux dépens des autres en laissant croire le contraire. »
et n'existe plus?
Ne serait-elle pas plutôt envahissante ou étouffante?
A Jean-Philippe:
« Avec Daniel Vaillant il n'y avait pas d'émeute mais la drogue circulait à la vue de tous, les vols d'autoradio j'en parle même pas. »
Et pour se remémorer comment c’était avec Philippe Marchand, ministre de l’Intérieur de Michel Rocard, voir Le Quotidien de Paris, 29 et 30 juin 1991, page 4 « Insécurité dans les banlieues Les policiers interpellent leur ministre ». Ci-dessous un extrait de cette page:
>>>
Son syndicat ( USC Police,union des syndicats catégoriels,Gérard Boyer secrétaire général,NDdab) ne demande pas de projet de loi,ni d’effectifs supplémentaires. Il veut simplement qu’on redonne aux forces de l’ordre le rôle et le pouvoir qui sont les leurs: »Il est trop tard pour la prévention. Maintenant,il ne reste plus qu’à faire respecter les lois républicaines et sans faille. »
Cela doit être accompagné d’une action de la justice qui doit « interpeller et condamner les casseurs aux peines maximum prévues par la loi » et de celle des familles « qui depuis trop longtemps ont démissionné,laissant leurs enfants traîner dans la rue ».
L’USC dénonce la « politique de vitrine » engagée par le gouvernement. L’îlotage,une idée formidable selon ce syndicat, « mais il ne peut servir que dans les quartiers où tout se passe bien ».« C’est de la prévention. Dans les autres,les îlotiers ne peuvent plus servir à rien. »Les jeunes ont la voie libre dans les banlieues,qu’on le veuille ou non. Entre octobre 1990 et février 1991,la direction centrale des polices urbaines a recensé pas moins de 47 incidents dans les centres commerciaux français. Mais les interpellations sont rares. Quelques exemples:
--7 novembre 1990: « Continent » de Maubeuge,dégradations volontaires,coups et blessures commis par une bande de jeunes armés de barres de fer. Quatre surveillants blessés. Pas d’interpellations.
--25 novembre 1990: « Monoprix » de Maisons-Alfort,une dizaine d’individus de 14 à 18 ans sont venus délivrer l’un des leurs interpellé pour vol à l’étalage par un agent de surveillance. Gaz lacrymogène lancé,une caissière blessée à la tête. Pas d’interpellations.
--30 janvier 1991:à Enghien,six individus,dont une fille ,entrent dans un magasin de vêtements. La jeune fille est interpellée par la vendeuse(*) qui reçoit un coup de cutter sur le crâne. La mineure de 15 ans et demi est laissée libre à l’issue de son audition,conformément aux instructions du parquet.
--13 février 1991:centre commercial de Vaulx-en-Velin,une quarantaine d’individus très excités troublent l’ordre public. Les policiers interviennent. Les jeunes se défendent en lançant divers projectiles dont une plaque d’égoût qui a brisé une vitre du véhicule intervenant et blessé un chien à une patte. Deux individus sont interpellés et ont été laissés libres après vérification d’identité.
Autant d’exemples qui font dire aux syndicats….
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L’article,dont a été tiré cet extrait était signé Stéphane RAK.
En 1991, c’était il y a quinze ans! Encore autant peut-être à attendre pour avoir une solution au problème de l’insécurité.
Donc je crois être resté dans les eaux lorsque j’écrivais in « Pour un grand ministère de la tranquillité publique ! » le 6 déc à 15:13 ,en réponse à doc
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A doc
« Quand la chose est si bien dite, il n'y a rien à ajouter.
Donc espérons cette idée de grand ministère concrétisée par nos décisionnaires. »
Le problème est qu’en France il faut entre trente ans et un demi-siècle pour qu’une idée se concrétise... quand il s’agit de modifier quelque chose qui implique l’administration du pays.
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(*) Je voudrais poser une question à Véronique : si vous aviez été à la place de la vendeuse,qu’auriez-vous fait ? Comme elle avec les conséquences encourues ou comme le chauffeur de bus suisse qui n‘a pas bronché et a permis l‘arrestation du passager sans billet ?
Rédigé par : dab | 13 décembre 2006 à 12:37
aides à la presse/an = 274 Millions d'euros
ristournes fiscales = 402 millions d'euros
(Le Point 23 nov p.36)
Pour ce prix ( environ 1/10 du budget de la justice 6,27 milliard euros)
on serait heureux d'avoir une information plus impartiale ?
Rédigé par : Mm | 13 décembre 2006 à 11:58
Une photo ciblée pour un bilan orienté... Un titre pour Libé mais tout autant pour Paris Match... On ne peut ignorer les relations particulières de NS avec certains titres de presse. Dommage que pour compenser les titres prêts à offrir à NS le miroir qu'il désire Libé fasse dans la caricature. Dans les deux cas, le lecteur est floué.
Rédigé par : Bulle | 13 décembre 2006 à 11:17
Nicolas Sarkozy a commencé à entrer dans les quartiers, je trouve avec du recul qu'il a bien fait d'embarquer des caméras pour prendre la vox populi à témoin.
C'eut été bien plus confortable de ne pas y aller comme ses prédécesseurs et de jouer la carte de la misère sociale prise comme excuse. Il a eu droit à la douce métaphore du dictateur, regardons bien où est la dictature et qui la fait régner. Je penche plutôt pour les nazillons du 93 et leurs cousins proches, les Khoméni, que pour un ministre de l'Intérieur qui tente de faire régner l'ordre républicain dans une zone prise d'assaut par l'incivilité.
La presse voudrait nous faire croire que tuer le racket, le trafic de stupéfiants, l'intolérance religieuse est un totalitarisme, une privation de liberté.
Je ne vois que trois raisons au sophisme journalistique : la peur d'un Daladier, le conservatisme d'une presse à privilège qui préfère son confort personnel à son pays, la folie collective. Je penche pour les deux premières causes évidemment.
Il faut rendre hommage à NS pour ce courage et cette écoute des Français, de tous les Français, il a fait un pas, le plus dur, le premier, il suffit de faire les autres pour entamer un mouvement. Qu'attend il ?
Rédigé par : LEFEBVRE | 13 décembre 2006 à 06:33
Ségo
Désolé d'être aussi sec mais pour avoir connu les agressions, les rodéos nocturnes qui empêchent tout le monde de dormir, les insultes racistes (...) je peux vous dire que vous faites fausse route.
Ce n'est certainement pas la police qui a créé l'insécurité bien au contraire. Avant Sarkozy la situation était pire en ce sens que ces faits se déroulaient en toute discrétion, on préférait faire entrer des éducateurs ou plus exactement des "grands frères" dans les cités plutôt que la police et ces grands frères (du moins une bonne partie d'entre eux) montraient le mauvais exemple et ne permettaient pas d'apaiser les tentions. Vous dites que la discrimination crée l'insécurité ce que je conteste. Aujourd'hui il y a eu à Paris des manifestations de personnes handicapées et aucune voiture n'a brûlé pourtant ce sont les premières victimes de discriminations devant les personnes d'origine étrangère.
Avec Daniel Vaillant il n'y avait pas d'émeute mais la drogue circulait à la vue de tous, les vols d'autoradio j'en parle même pas.
Vous dites que l'insécurité est due au fait que ces jeunes vivent dans des cités délabrées certes, mais qui dégrade ces cités ? Qui écrit sur les murs des messages peu amicaux envers la police ? La cité dans laquelle j'ai vécu était au départ un lieu agréable à vivre. Et je rappelle qu'il y a un plan de rénovation urbaine (le plan "Borloo") mais les choses ne peuvent se faire en une seule journée et en attendant il n'y a qu'une présence policière qui peut limiter la délinquance.
Les bavures policières sont, contrairement à ce que vous dites, très rares, la meilleure preuve est que pendant les émeutes il y en a eu zéro alors que le contexte était propice à de telles bavures. Les interpellations sont certes plus violentes car il faut maîtriser des individus de plus en plus violents.
Quant à l'arrogance des policiers elle est souvent à la hauteur de l'arrogance des personnes contrôlées. Pourquoi lorsque j'étais contrôlé ça se terminait par un "bonne soirée monsieur" ? Tout simplement parce que je me suis toujours exécuté sans dire à l'agent "vous n'avez que ça à faire"...
Je suis tout de même d'accord sur un point, si on demande aux Français s'ils se sentent plus en sécurité ils répondront non mais si on pose la même question aux personnes qui vivent près des cités autrement dit si on pose la question à ceux qui connaissent l'insécurité, la réponse serait sans aucun doute différente.
Rédigé par : jean philippe | 12 décembre 2006 à 21:02
Voici donc pourquoi il faut voter pour Ségo ou Sarko, c'est leur principal argument, votez pour nous sinon le loup va vous manger.
Dans la situation actuelle, j'attends beaucoup plus que la culpabilisation ou la peur comme programme. Ce qui m'intéresse, c'est comment sortir de la dégringolade économique, comment casser le tissu associatif et communautaire qui tue la France en revendications et diktats de la souffrance, que faire face à l'immigration de masse en gardant humanité, que la laïcité ne soit plus le terrain de jeu des religieux, que la dangerosité de l'Islam soit reconnue, que le corporatisme mafieux cesse de mener le pays au désastre et récemment Nicolas Sarkozy pour qui je comptais m'investir m'a beaucoup déçu.
Pour revenir au sujet principal, je suis écoeuré que Libé entre autres médias compare le ministre de l'Intérieur à un petit Hitler, qu'il rentre dans la manipulation entre les photos, l'aspect et l'interprétation sauvage, nous sommes bien loin du journal fondé par Sartre et de sa prétention intellectuelle puisqu'ils utilisent les même procédés que Voici ou Paris-Match.
Que dire des guignols de l'info qui le griment en gestapiste ?
De cette télévision et ce show biz qui n'est que de gauche et censure et caricature tout ce qui ne leur ressemble pas ?
J'ai toujours été très étonné de ce que les antiracistes ne défendaient que quelques racismes.
J'ai toujours été surpris que les grands défenseurs de la liberté d'expression ne tolèrent que leur type de tolérance et passent leur temps à diaboliser les autres quitte à mentir, faire de la propagande.
La gauche a été volée et n'existe plus, la droite perd de son réalisme, que reste-t-il à part des mensonges éhontés ?
Où sont De Gaulle, Jaurès, Napoléon, Louis XIV, Charlemagne ?
Rédigé par : LEFEBVRE pour DAB | 12 décembre 2006 à 20:51
je sais que Véronique va aimer !
http://www.accattatis.com/artists/mingus/fables_of_faubus.html
à bientôt !!!!!!!!!!
Rédigé par : cactus à propos de Faubus | 12 décembre 2006 à 20:41
quel homme à fable !
ps : " fables of Faubus " Charlie Mingus , pas mal non plus , non ?
Rédigé par : cactus à sbriglia | 12 décembre 2006 à 20:14