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La démocratie fait toute la différence !

Ségolène Royal (SR) et Nicolas Sarkozy (NS). Et réciproquement. Ils prennent toute la place et sans doute les médias ne font-ils que constater un état de fait. Ce couple, pour l'instant, domine le champ politique. Qu'on me permette une incursion rapide dans leur "cuisine" pour m'étonner du slogan de campagne qui semble avoir été choisi par NS, puisque SR, apparemment, n'a pas encore fait connaître le sien. Ce serait "Avec Nicolas Sarkozy, tout est possible". Etrange idée qu'une telle phrase dont le coeur est neutre - le possible, selon, est négatif ou positif - et qui risque d'être détournée ou retournée avec infiniment de facilité ! J'imagine déjà les "même le pire" auxquels les adversaires se feront un plaisir de ne pas résister. Je suis frappé, comme technicien de la conviction judiciaire, de voir à quel point les spécialistes d'une discipline - en l'occurrence, les publicitaires - manquent parfois d'une intuition qui devrait leur crever l'esprit.
Revenons, après cette digression qui m'a fait frôler la politique, à un débat infiniment plus sérieux et qui, lui, se rapporte profondément au judiciaire. Il me semble passionnant parce qu'il oblige à réfléchir sur la relation entre la démocratie et la justice, sur la perversion d'une dictature qui salit tout ce qu'elle touche et ne saurait être vantée sans risque.
Ségolène Royal a déclaré en Chine : "J'ai rencontré un avocat qui me disait que les tribunaux chinois sont plus rapides qu'en France. Vous voyez, avant de donner des leçons aux autres pays, regardons toujours les éléments de comparaison".
Une telle appréciation, dans son principe, peut être analysée  comme une flagornerie diplomatique, qui ne me regarde pas, ou comme la volonté de penser et de parler librement, même à l'étranger, même sous le contrôle tactiquement bienveillant d'une dictature. Je n'ai pu m'empêcher d'éprouver parfois une allégresse roborative devant certains propos de SR qui tranchaient heureusement avec une double langue de bois : celle de la classe politique et celle du parti socialiste. Il y avait une fraîcheur dans les boutades autoritaires qu'elle proférait, une singularité dans son discours sur les valeurs, les repères et les limites, à tel point qu'on avait du mal à départager son humanisme vigoureux de celui de son adversaire. Mais venir célébrer la rapidité de la justice chinoise, sans percevoir que cette qualité est gravement décrédibilisée dans un système où la justice aux ordres est l'émanation d'un Etat exerçant une emprise totale, relève moins d'un anti-conformisme provocant que d'une terrible inadaptation à la réalité, rencontrée le temps d'un voyage mais subie à vie par une multitude. Cet enfermement dans un système de valeurs abstraites, comme s'il était indifférent de les voir incarnées dans l'espace démocratique ou sous un joug dictatorial, ne laisse pas d'inquiéter. Ce n'est pas la même chose que de vouloir une justice de rigueur et de vigueur dans un pays comme la France - saturée, quoi qu'on prétende, de démocratie - et de l'acclamer sous des cieux infiniment autoritaires. Une justice au service des citoyens s'oppose clairement et frontalement à une justice de l'Etat et pour l'Etat.
Ce n'est pas seulement parce que la Chine condamne à mort ou que la justice chinoise est expéditive, comme le souligne Patrick Devedjian. Ce n'est pas seulement parce que les familles paient les balles des milliers de personnes fusillées, comme le rappelle Bruno Thouzelier, président de l'Union syndicale des magistrats. Ce n'est pas seulement parce que rapidité ne rime pas obligatoirement avec qualité, selon la légère critique de Me Jean-Pierre Mignard, l'ami et conseiller de SR qui l'a accompagnée dans cette galère chinoise. C'est surtout - et une nouvelle fois c'est Paul-Albert Iweins, président du conseil national des barreaux, qui a le mot juste et courageux - parce que "toute personne connaissant un minimum la justice chinoise sait qu'elle est terrible".  On n'hyperbolise pas l'efficacité d'une justice quand elle n'est pas justice. Parce que l'espace dans lequel elle se meut ne la rend pas rapide mais indigne. Et que son efficacité  n'est que de la brutalité qui se trouve un prétexte juridique.
SR, dans sa déclaration, a abordé également un double thème qu'elle cultive volontiers. Celui de la nécessaire comparaison entre les pays, celui de l'arrogance française qui aime donner des leçons. Qui pourrait nier la pertinence d'un tel raisonnement, même en matière judiciaire ? Encore faut-il savoir mesure et raison garder. Tout dépend des Etats, des systèmes juridiques, des pratiques que l'on compare à la France. Par rapport à la Chine, ce n'est certainement pas accabler notre pays que d'effectuer une telle comparaison, c'est au contraire l'ennoblir pour son respect des libertés et la qualité de sa justice. Pour cette vision internationale de la justice, rarement adoptée, SR part d'un principe directeur valable mais faute de savoir l'ajuster à la diversité incomparable des pays et des régimes, elle lui fait perdre tout sens. Comme si chez elle, en tout cas pour la chose judiciaire, le point de vue théorique devenait délirant parce qu'il refuserait de s'infléchir sous le poids de situations pourtant infiniment contrastées.
Revenons de Chine et demeurons en France. NS aurait-il vanté, lors de son voyage aux Etats-Unis, leur justice humaine ou, en Chine, l'obéissance des magistrats, quelle immense et durable bronca aurait éclaté ! Elle ne se serait pas arrêtée de sitôt. La polémique suscitée par la déclaration judiciairement et démocratiquement choquante de SR est demeurée, elle, circonscrite et nos grandes consciences, si promptes à se mobiliser dans le cadre d'une démocratie irréprochable comme la nôtre, n'ont rien trouvé à redire au sujet de propos tenus sous une dictature. Deux discours, deux poids et deux mesures.
Nul doute que demain ces belles âmes, humanistes mais sélectives, sauront rechercher dans tous les recoins de notre Etat de droit du grain à moudre et de la controverse à développer. On s'attaquera au bilan de NS en oubliant qu'on ne peut, en même temps, critiquer les résultats au demeurant estimables d'une politique et sans cesse lui refuser les moyens d'être encore plus efficace. Les mêmes qui dénoncent l'échec du ministre d'Etat dans la lutte contre l'insécurité et la délinquance se plaignent de résider dans un Etat totalitaire où les citoyens seraient trop protégés et surveillés. Il faut choisir : Etat désarmé et impuissant ou Etat dangereux et omnipotent ?
Je suis persuadé qu'en dépit de son faible écho médiatique, cette polémique sino-française aura tout de même les plus heureux effets sur le citoyen de notre pays. Il aura compris que dès lors que le terreau démocratique est assuré et la vigilance républicaine en éveil, la justice peut se permettre de ne pas répudier l'efficacité, de favoriser la rigueur, de vouloir la rapidité et de s'assigner des objectifs au service de la société des honnêtes gens. On va enfin arrêter tous les faux procès qui jouent à nous faire peur comme si nous étions en Chine alors que nous sommes en France. Une société démocratique, et on n'a rien à craindre évidemment d'une justice exemplaire. La justice, qui se dessine et se construit, sur fond de paysage civilisé et policé,  ne peut que donner du prix et de la valeur à ce qui fait un service public efficient. Là où la rapidité, en Chine, est une descente aux enfers, elle constituerait une heureuse surprise en France.
La démocratie ne constitue pas une immense machine molle au gré de ceux qui la servent ou  s'en servent. Elle peut, elle sait se défendre. Et elle aura la justice de sa force et de sa qualité. Les institutions ne créent pas forcément la démocratie. Elles dépendent aussi d'elle. Qui est première et source de tout.

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Voici les sites qui parlent de La démocratie fait toute la différence ! :

Commentaires

Notez aussi que cette brillante, judicieuse et pertinente comparaison lui a été suggérée par un avocat.

Je ne le connais pas, mais ça ne doit pas être très rassurant pour les personnes qu'il défend !

Après son incroyable méconnaissance des modalités du traité de non prolifération nucléaire pendant le débat pour l'investiture (voir lien sur mon nom), sa surdité au Liban, ses déclarations contradictoires en Israël, ses néologismes vaseux, Marie-Ségolène commence sérieusement à cumuler les bourdes.
L'indulgence des médias français va-t-elle durer encore longtemps ?
A l'étranger déjà, Royale est dépeinte comme une gaffeuse débutante, ce qui lui valu l'annulation par les Clinton de la rencontre initialement prévue.
Lire cet article, qui date du 18 décembre : http://today.reuters.com/news/articlenews.aspx?type=worldNews&storyid=2006-12-18T194703Z_01_L18925923_RTRUKOC_0_US-FRANCE-ROYAL-CLINTON.xml .

Un comité de soutien qui fait dans le people choc, des publicitaires effectivement peu inspirés (la "rupture tranquille" était déjà risible), il est évident que ce "modèle français" prête à sourire.

SR ne sait-elle pas que dans un voyage officiel il faut chercher à voir ce qu'on ne montre pas, à entendre ce qu'on tait et assister à un jugement l'aurait peut-être éclairée sur "la rapidité" de la justice chinoise et l'application régulière de la peine de mort.

Quant à l'arrogance française, elle se porte bien c'est vrai, je l'ai évoquée récemment, à gauche comme à droite ! Quand les "experts" français en tout et n'importe quoi débarquent dans le Sud, ils y donnent des leçons qui révèlent, qu'à leurs yeux, seul le modèle français est excellent. En 2007 ! Et pas que les experts... c'est un peu une maladie française que de tout savoir et de conseiller en permanence ! C'est même, je crois, dans notre éducation car même Monsieur et Madame Tout le monde, brûlés de coups de soleil sur une plage du Sud, ne manquent jamais de citer leur "chez nous", comme référence à presque tout.

" Ce fut en 1932, en effet, que Gide intervint de nouveau dans le domaine politique en publiant ses "Pages de Journal (1929-1932)" dans la Nouvelle Revue française de juillet à octobre ; il y exprimait sa sympathie pour l'URSS et le communisme (ces pages furent publiées en volume sous le titre Pages de Journal, 1929-1932, Gallimard 1934). "Je voudrais crier très haut ma sympathie pour l'URSS, et que mon cri soit entendu, ait de l'importance. Je voudrais vivre assez pour voir la réussite de cet énorme effort; son succès que je souhaite de toute mon âme, auquel je voudrais pouvoir travailler. Voir ce que peut donner un état sans religion, une société sans cloisons. La famille et la religion sont les deux pires ennemies du progrès" (à la date du 27 juillet 1931, Pages de Journal (1929-1933), op. cit., p.116). Ainsi paradoxalement, l'individualisme, l'anticonformisme de Gide étaient la source de son admiration pour l'URSS. Il affirmait d'ailleurs qu'il n'y avait pas d'antinomie entre les droits de l'individu et un communisme bien compris. Gide voyait l'URSS comme un pays affranchi de ce qui le heurtait dans la société bourgeoise et comme un pays qui menait un effort de justice sociale sans précédent. Il disait la "curiosité passionnée" que provoquait en lui l'expérience soviétique : "Mais surtout j'aimerais vivre assez pour voir le plan de la Russie réussir, et les états d'Europe contraints de s'incliner devant ce qu'ils s'obstinaient à méconnaître. Comment une réorganisation nouvelle eût-elle pu être obtenue sans, d'abord, une période de désorganisation profonde ? Jamais je ne me suis penché sur l'avenir avec une curiosité plus passionnée. Tout mon cœur applaudit à cette gigantesque et pourtant, tout humaine entreprise" (à la date du 13 mai 1931, Pages de Journal..., "

Est-ce que Madame Royal ne nous écrirait pas ,à sa façon un "Retour de Chine"?...

A Dom,

« Après son incroyable méconnaissance des modalités du traité de non prolifération nucléaire pendant le débat pour l'investiture (voir lien sur mon nom), sa surdité au Liban, ses déclarations contradictoires en Israël, ses néologismes vaseux, Marie-Ségolène commence sérieusement à cumuler les bourdes. »

En ce sens,parler de « sérieusement » « cumuler les bourdes », nous serons d’accord pour reconnaître qu’elle est en voie, et sûrement, de « conquérir » la « sériosité »,c’est-à-dire qu’on peut compter sur elle quand il s’agit d’entendre des âneries.
Ce qui est désolant réside dans le fait que les Français ne s’en soient aperçus que tout récemment,alors que cela,les âneries et le cinéma, était devenu très perceptible lors de son déplacement en Lorraine. « Si on a des racines profondes ,on peut s’élever vers le ciel » avait-elle dit à Longwy,dans un région où il y a beaucoup d’anciens mineurs (de fond et de fer) le 15 avril 2006.Je peux dire,pour l’avoir connu durant trois ans à l’âge d’or de la sidérurgie française, que le ciel de Longwy,c’est pas terrible et encore maintenant. Et au niveau du sol encore moins! C’est sans doute pour cela qu’un ancien maire de Longwy lui avait trouvé des « propos rafraîchissants »,puisque tout le monde sait que plus on s’élève dans le ciel,plus on sent le froid,les migrants clandestins,rentrés frauduleusement dans les cales de trains d’atterrissages d’avions s’en s’ont tous aperçus avant de mourir dans des conditions atroces.
Après son discours de Frangy-en-Bresse,que j’ai ré-écouté plusieurs fois sur le site que vous proposez ,la question n’était même plus à se poser sur ses capacités intellectuelles. Aujourd’hui,je me pose la question de savoir,si une fois élue,au cas où elle le serait,elle dépassera en comique Edith Cresson qui compte parmi ses meilleurs soutiens.
A propos de cette dernière,je vais raconter une anecdote comme Véronique les aime.

16 mai 1991.Paris. Avenue de l’Opéra.
Je croise tout à fait fortuitement une très ancienne collègue que je connaissais depuis 1969.
Alors ça y est,vous êtes contente,hein. Une femme Premier Ministre! Et qui va donner un « nouvel élan! »
Réponse immédiate et sans détour pour bien m‘avoir connu, avec un petit accent qu’on attrape en naissant du coté de Montauban : « Oh oui!Elle va faire plein de conneries et nos chefs vont pouvoir nous dire « Vous les femmes,vous êtes toutes nulles! »

Jean Pierre Chevènement n’avait pas la même vision que cette ancienne collègue .La veille il avait déclaré à France Inter « On peut se réjouir d’avoir Edith Cresson comme Premier ministre. C’est une femme,c’est une grande première et cela honore toute la France.C’est un bon choix qui va dans la bonne direction… »

Dix mois et demi plus tard ,la bonne direction se transformait en panneau « Déviation » avec l’arrivée de Pierre Bérégovoy à Matignon !

Absolument d'accord. La justice chinoise est expéditive tandis que la justice française a besoin de célérité.

Votre billet me fait penser à ces mots de Pascal où l'on voit bien que le rapport entre justice et force est un subtil équilibre - ou un fâcheux déséquilibre selon le cas :
"Ne pouvant faire qu'il soit forcé d'obéir à la justice, on a fait qu'il soit juste d'obéir à la force. Ne pouvant fortifier la justice, on a justifié la force (...)"
(Fragment 76 des Pensées)

C'est peut-être cela la justice d'une dictature : une justice faible employant la force.

Tandis que la nôtre, démocratique, se voudrait une justice "forte de sa justesse", ce qui ferait sa faiblesse (culture de l'intime conviction et du doute) - mais aussi sa noblesse.

@ dab

j'ai pas trop le temps.

Mais là, vous êtes quand même pas mal dans la catégorie des misogynes... primaires.

Non mais !

@ dab

Et puis,

le 16 mai 1991, je rejoignais quelqu'un qui était alors mon Soleil, tout près de Châtellerault.

Donc,

" Hier encore j'avais 30 ans " (enfin, 33)

Aussi,

de la misogynie contre Edith, non !

Il ne peut y avoir de démocratie avec une justice gangrenée.

Aucun candidat à l’élection présidentielle ne soumet une réforme profonde de la justice. Que proposent les candidats contre les réseaux de connivence orchestrés par certains membres de l’institution judiciaire ?
Devant l’inertie du ministère de la Justice, un reportage a été réalisé dénonçant les graves dérives de la justice qui spolie les justiciables en totale violation de la loi.

Vous pouvez lire la vidéo ici :
http://video.google.fr/videoplay?docid=2444358964046354924

Véronique,

Françoise Giroud qu'on ne peut taxer de misogynie disait : "Je croirai à l'égalité des sexes quand je verrai une femme médiocre à un poste important "!

Donc, comme cela peut se voir pour la gent masculine.

Alors, que certains ne souhaitent pas voir cette prophétie se réaliser mais aspirent à voir des femmes brillantes aux responsabilités, me semble être le contraire d'une discrimination sexiste.

Il n'empêche et je vous rejoins sur ce point que la misogynie reste une réalité bien ancrée dans la classe politique française.

Edith Cresson était "très proche" de Mitterrand et cet ancien d'Action française confondait allègrement transmission de pouvoir et népotisme. Lorsque l'on ne possède pas le génie d'un Mazarin, on ne peut se contenter que d'être sa marionnette et de donner cet illustre nom à sa pauvre progéniture, si cachée puis tant exposée pour ses livres nuls.
Ces années-là, nous ne nous en remettrons jamais.
Quant à NS et SR, ont-ils conscience d'énerver tout le monde en spoliant la démocratie ?
Je ne parle pas que de moi, je ne suis qu'une goutte d'eau dans une goutte d'eau, mais je n'entends que des gens fâchés à leur égard, qu'ils soient notables, employés, ouvriers...
J'ai envie d'entendre tous les autres candidats de l'extrême-gauche à l'extrême-droite en passant par le centre, de me faire ma propre opinion et je suis privé de ce choix démocratique.
Le Pen par exemple, à toujours été muselé, je ne sais rien de ses idées véritables, il n'est pas exposé à un débat, une défense : il est simplement marginalisé, je trouve ceci suspect.
Cela me révolte énormément, comment puis-je faire un choix de raison ou de coeur ?
Je me fiche de la pub, du marketing, de la communication. C'est du dialogue, du débat, des programmes, des idées que j'ai envie d'entendre, pas la débilité d'un Christophe Lambert (celui de Publicis, pas le singe) ou d'un Séguéla.
De l'authenticité,
Une France, pas une entreprise, des Français, pas des employés, voici mon slogan pour 2007.
Dernière remarque sur le séjour de SR en Chine, son proverbe chinois est une citation de Nietzsche que je connais bien, non de Hegel comme l'a révélé C.Okrent, et depuis le talent de Léopold Senghor avec son concept de négritude, tous les apprentis philosophes jouent à créer des concept en tude... Voici maintenant la bravitude, cela montre le niveau culturel de cette dame et Véronique, ne me taxez pas de misogynie, madame Veil est mon modèle, la personne que je respecte le plus au monde. Si j'ai remonté la pente, c'est certes grâce à quelques qualités avant tout, mais c'est aussi d'avoir vu cette femme belle, intelligente, élégante reconstruire sa vie de belle manière au sortir des camps de la honte.

Un scandale, Ségolène ROYAL fait l’éloge des tribunaux chinois !
Une justice rapide et expéditive conduisant à la peine de mort.
Cela démontre bien que la France ne peut être gouvernée par une Présidente qui cautionne la violation des droits de l’homme !

La vidéo ici http://video.google.fr/videoplay?docid=6071798350262328568

Oh le toupet, Philippe ! Après une digression qui vous aurait fait frôler la politique, la suite de votre note vous en aurait éloigné ? Vous êtes militant, ce qu'on ne peut vous reprocher, et j'ai déjà dit ici que je croyais plus à l'impartialité d'un juge engagé qu'à celle d'un zombie prétendument neutre.

Cela dit, il est important de savoir que la justice chinoise présente des facettes différentes. La justice civile et administrative constitue le seul véritable contre-pouvoir aux potentats locaux. C'est devant les tribunaux que les paysans expulsés ou les ouvriers exploités parviennent à contraindre les structures d'Etat, ou privées couvertes par l'Etat, de reculer. Et en région, où les chefs du PC chinois sont de véritables seigneurs médiévaux, la justice est le seul outil de lutte contre la corruption. Il convient d'ailleurs de préciser que la peine de mort est régulièrement requise contre des responsables corrompus, à la grande satisfaction des populations.

Cela dit, la justice chinoise ne m'apparaît pas constituer un modèle dont on pourrait s'inspirer et la déclaration de SR n'avait pas lieu d'être.

Second point de votre note, concernant la critique du bilan de NS au ministère de l'Intérieur. Oui, on peut très bien faire peser une pression policière toujours plus grande tout en enregistrant de faibles résultats sur la délinquance. L'objectif de NS n'était pas de lutter contre l'insécurité, mais contre le sentiment d'insécurité. Il lui fallait donc donner un sentiment de sécurité, à défaut de la sécurité réelle. J'entendais récemment un criminologue qui expliquait que la baisse de la délinquance - hors violence - n'était due qu'à la perte d'intérêt de cette délinquance. Il y a quelques années, le vol de portables constituait un gros bataillon des statistiques jusqu'à ce que les fabricants rendent inutile le vol de portables équipés de dispositifs anti-vol. Il en est de même pour les voitures, les auto-radios, mais aussi les grandes surfaces, avec des systèmes anti-vol de plus en plus efficaces.

Troisième point : je suis prêt à parier que le slogan "tout est possible" n'est pas l'oeuvre de publicitaires. C'est presque un gag pour un publicitaire car, comme vous le dites, tous les détournements et pastiches sont offerts sur un plateau. Une vraie partie de plaisir en perspective. Il y a quelque chose de commun entre SR et NS, leur côté amateur.

Perdu. Des publicitaires ont planché. "Tout est possible, tout est réalisable!" était déjà pris par la Matmut et clamé haut et fort par... Régis Laspalles.
Je sais: ça ne rassure pas.

Il y a une logique égarée concernant la politique intérieure de NS, il a donné un coup de pied dans le nid de guêpes et ces dernières, dérangées dans leur quiétude, piquent en essaim de plus belle.

Il est évident que d'avoir le courage de rétablir l'ordre ne va pas se faire
sans quelques piqûres. Que le chiffre des agressions physiques augmente, dans un premier temps me semble on ne peut plus normal.
Une délinquance qui a pris de l'assurance n'allait pas capituler dans ce qu'elle considère comme son territoire. C'est une vision à moyen terme qu'il convient d'avoir.
La reprise en main des territoires occupés sera longue, pleine de tension.
Mes critiques à l'égard du futur ex-ministre de l'Intérieur ne va pas dans ce domaine, ce qu'il vient de faire pour la France était depuis longtemps nécessaire et abandonner ces morceaux de territoire aux bêtes sauvages était criminel, retarder les actions n'aurait fait que les rendre plus difficiles. Il y a d'autres habitants dans ces retraites féodales, plus des pompiers, des médecins, fonctionnaires de l'Education nationale, de la police...

A Véronique,

Comment puis-je avoir eu un comportement misogyne en donnant seulement, et sans commentaire personnel, à comparer deux analyses différentes voire opposées d’un même événement politique, la nomination d’Edith Cresson comme Premier ministre, l’une faite par un ministre censé connaître les qualités et les défauts de la promue et donc frôlant la flagornerie puisque ce jour-là il aura raconté une ânerie pour préserver son avenir politique, l’autre faite par une personne de condition modeste ce qui ne l’empêchait pas d’avoir un préjugé qui s’est avéré juste, mais qui m’avait étonné sur le moment, venant précisément d’une femme.
Surtout que ce qu’elle m’a dit en toute franchise, je ne peux même pas garantir qu’elle l’aurait dit si elle avait eu à répondre sur le même sujet à un sondage ou même à son propre chef au travail.

Là, ça me rappelle la comparaison entre les comportements respectifs du chauffeur de bus parisien laissant monter à bord 50 « bidasses » sans les faire payer alors qu’ils étaient tout à fait disposés à payer et du chauffeur de bus suisse qui a fait l’objet de beaucoup de commentaires sur ce blog à la fin de l’année dernière.

Moi, misogyne pour cela ? Et alors, tant qu’à faire, pourquoi ne pas taxer de misogynie les magistrats de la Cour de Justice de l’Union Européenne qui ont rendu leur arrêt le 11 juillet 2006 concernant notre si compétente ancienne Première ministresse , dans lequel il pouvait être lu « Nous sommes ici confrontés à un cas certain de favoritisme » ou encore « La Communauté n’en a pas eu pour son argent. »

C’est vraiment navrant que dans ce pays on ne puisse rien dire à personne, ni proposer aux gens d’ouvrir les yeux sur certains comportements ou d’essayer de comprendre certaines réalités ou manières de penser sans être taxé d’intentions malveillantes, ou de se voir reprocher un certain non-conformisme, c’est-à-dire d’avoir une vision des choses différente de celle qu’on voudrait nous voir avoir.

Je ne peux qu'insister pour que les honorables lecteurs de ce blog se rendent à l'adresse de Reuters citée plus haut… Merci Dom !

Au vol, ce très amusant passage s'il ne s'agissait de notre éventuelle future présidente de la République (cette perspective commence à me faire froid dans le dos) :

"The Clintons are very popular in France," said Hall Gardner from the American University of Paris.

"It would help Royal to be seen with Hillary. But the contrary isn't the case. ... Royal's contacts with Hezbollah may not go down well with Hillary's Democratic supporters."

Il est possible d'écouter les propos de madame Royal dans son ensemble (http://www.aujourdhuilachine.com/article.asp?IdArticle=1970)
et de se rendre ainsi compte du contexte...et des raccourcis douteux de certains journalistes.

@ dab

Ségolène Royal a dit une énormité en Chine. Au-delà de l'inconséquence de ses propos , je suis d’accord avec Philippe quand il écrit que ce qui a été exprimé peut indiquer chez la candidate:

"... une terrible inadaptation à la réalité, rencontrée le temps d'un voyage mais subie à vie par une multitude. Cet enfermement dans un système de valeurs abstraites, comme s'il était indifférent de les voir incarnées dans l'espace démocratique ou sous un joug dictatorial, ne laisse pas d'inquiéter. "

L’amateurisme, la légèreté, l’inadaptation évidente à des réalités, que même ceux qui ignorent beaucoup sur la Chine mais qui s’intéressent un minimum à ce pays, savent, mettent à jour la capacité de ces politiques-là, fabriqués par les médias et l'image à tout oser pour faire coïncider leur vision fantasmée de la réalité à leur discours creux et insignifiant.

Je n’ai pas compris le détour dans votre commentaire par Edith Cresson. Au risque, à mon tour, de provoquer de l’incompréhension, je ne place pas sur le même plan Edith Cresson et Ségolène Royal.

Il y a une personnalité chez la première que je ne retrouve pas chez la seconde. Et la génération politique à laquelle elle appartient, pour le moment, me parle plus que celle qui vient. Et je préfère, de loin, " le manque de classe et de distinction " reprochée à Edith Cresson que le trop de " classe et de distinction " accordé à Ségolène Royal. Je ne sais pas si le court passage de la première par Matignon a mérité toutes les injures et tous les quolibets qu’elle a du affronter. D’autres ont été pires qu’elle dans leur action. Mais Edith Cresson, parce qu’elle était une femme, a eu à en subir beaucoup.

A l’inverse, depuis des mois on nous " vend " la féminité de Ségolène Royal comme une valeur ajoutée à son " projet " politique , pour le moment, à mes yeux, vide et inexistant. Et les images surexploitent les vertus censées être celles de la féminité triomphante... jusqu'à l'écoeurement.

Dans les deux cas, cette exploitation et la référence à la féminité sont un leurre et relèvent des conformismes les plus usés. Et bientôt, ça ne manquera pas, si ce n'est pas déjà fait, on nous parlera de sa " féminitude " et là... totale horreur.

On s’est permis contre Edith Cresson le pire qui peut être entendu quand une femme exerce des responsabilités. Pour Ségolène Royal on sur-évalue sa féminité dans ce qu’elle a de plus traditionnel et de plus fermé en nous présentant cela comme un gage de modernité, d’innovation et de réussite.

J’attends seulement d’un candidat à une élection présidentielle qu’il ou qu’elle soit des personnes de très haute compétence et capables de courages politiques. Comme je ne veux pas qu’on vilipende une telle parce qu’elle est une femme, pour la même raison, je ne veux pas qu’on en surestime une autre.

Je ne voulais pas vous fâcher avec ma réaction. Je souhaite seulement qu'on mette de côté les préjugés et les clichés négatifs ou positifs liés aux femmes. Et, surtout, je ne veux pas non plus me fâcher avec vous. J’en serais désolée.

ps: pour le chauffeur de bus suisse, je crois que j‘avais raison...et les anecdotes sont tellement plus parlantes, vous ne croyez pas ?

@ doc

Je crois que Françoise Giroud était une personne de pouvoir d’une très grande adresse et intelligence. Par son talent, mais aussi surtout par son ambition, elle a réussi, et très brillamment, à une époque où rien n’était facile pour les femmes qui souhaitaient se faire un nom. Mais elle a eu également beaucoup de duretés pour les femmes qu’elle a côtoyées et avec lesquelles elle a travaillé.


A Nicolier,

Erratum
Dans ma réponse à Dom (12janv 10h49) j’évoquais à tort le « site qu’il proposait » et m‘en excuse. En fait je parlais du site sur lequel j’avais été renvoyé en cliquant sur son nom signant son commentaire, où l’on peut entendre ses explications à propos du nucléaire iranien.

Et merci à vous d’avoir insisté pour aller sur la dépêche en question datée du 18 décembre et signée
Kerstin Gehmlich. Ce que dit ce journaliste est évident.
Depuis dix-huit mois l’entourage de notre Ségolène passe le plus clair de son temps à contacter pour avoir des rendez-vous, des personnages connus (des gens) autant sur la scène nationale qu’internationale, pour la photo naturellement. Ensuite, si ça marche, une fois sur place ,c’est chaque fois pareil: « merci de m’inviter ici chez moi parce que chez vous c’est chez moi » « François Mitterrand était déjà venu ici avant moi, c‘est bon signe » (on connaît ses rengaines par cœur, qui sont plus faciles à retenir que son programme), ce à quoi les « invitants » ou leur entourage font démentir aussitôt « non c’est elle qui a demandé à venir »,ce qui en clair signifie qu’ils ne tenaient pas plus que cela à la recevoir. Exemple, à Dijon le président de Bourgogne Patriat, à Bruxelles Barroso…A Pékin elle devait (peut-être) voir le N° 1 ! Elle a du se contenter du N° 5 et je pense que c’était déjà faire trop pour elle. C’est sûr qu’une photo en compagnie d’Hillary à Ground Zero eût été encore mieux qu’un titre de Miss Monde. Le problème c’est que Madame Royal n’est jamais qu’elle-même, c’est-à-dire une enfant de Melle (par auto-adoption) qui n’a aucune expérience en quoi que ce soit. A y regarder de très près, on en déduit que toute son aventure est à base de bluff. Est-ce que cela marche, comme on voudrait nous le faire croire ? Allez savoir. Pas plus qu’on ne saura si les fameuses deux lettres remises en Chine, peut-être à des figurants à la solde du régime, par M° Mignard vont lui revenir avec la mention « NHPAI » (en idéogrammes, bien entendu)

A Véronique,

« L’amateurisme, la légèreté, l’inadaptation évidente à des réalités, que même ceux qui ignorent beaucoup sur la Chine, mais qui s’intéressent un minimum à ce pays savent, mettent à jour la capacité de ces politiques-là fabriqués par les médias et l'image à tout oser pour faire coïncider leur vision fantasmée de la réalité à leur discours creux et insignifiant. »

C’est vrai.
Mes origines modestes, mon expérience de la vie et des milieux professionnels vécus et mes voyages à l’étranger n’ont pas contribué chez moi à inculquer cette culture fantasmée. Vous avez constaté que j’attachais beaucoup d’importance à des faits anodins de la vie, qui sont en fait moins anodins qu’ils ne pourraient le paraître parce que révélateurs.
Exemple:

Lors d’un voyage en Chine en 1975, la première grande classique au départ de Pékin était la visite de la Grande Muraille. Pour les 17 autres Français (plus un Suisse) avec qui je faisais le voyage, la visite de cet ouvrage avait duré non pas dix minutes comme ça été le cas pour Ségolène, juste de quoi se faire prendre en photo cinq cents fois peut-être, je ne sais, mais une matinée et nous y avions déjeuné sur place dans des locaux pas très bien chauffés, avec au choix des fourchettes européennes ou des baguettes. J’étais l’avant plus jeune du groupe. Je n’ai pas pu faire manger le guide qui était à mes côtés avec une fourchette, il n’y arrivait pas, sauf pour lui à approcher la bouche jusqu’à ras de l’assiette ! Par contre, le chef des cinq guides (un dur de dur) qui me collait sans cesse (j’étais le seul à avoir une caméra) dans le bus qui nous emmenait à cette Grande Muraille me distrayait très bien. Il me fit un tour avec une ficelle qu’il sortit de sa poche et me demanda de tirer sur ses deux bouts. Il la reprit, il me présenta un couteau et me demanda de la couper en deux alors qu‘il la tirait sur les deux bouts, ce que je fis. Il reprit les deux morceaux, fit des tas de gestes avec ses doigts et me dit de reprendre la ficelle et de tirer sur les deux bouts. Elle avait été réparée et impossible de voir le raccord ! Du travail génial. Puis il me demanda quelle heure j’avais (heure de Pékin, ma montre ayant été corrigée juste avant l’atterrissage, la veille à Pékin). Je retroussais ma manche machinalement sur mon poignet et soudain sa question surprenante « C’est une Lip ? » Chapeau ! A ce qu’il m’avait dit, il avait été conseiller du FLN à Alger en 1960/61, avait même été arrêté par des soldats français gentils qui l’avaient libéré aussitôt, et était venu à Evian en vue et lors des accords du même nom. Il parlait très bien le français et ne voulait pas admettre que j’avais payé mon voyage de mes propres deniers. Pour lui, je mentais et mon voyage était payé par le gouvernement français !

Évidemment,à ce compte là on peut admettre que des Français naïfs croient tout ce qu’ils lisent ou entendent. D’ailleurs il y en avait des comme cela dans mon groupe.

Ci-dessous:

Quelques articles de la « Constitution de la République populaire de Chine » adoptée le 17 janvier 1975.
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Article 13

La libre expression d’opinions, le large exposé de vues, le grand débat et le dazibao sont des formes nouvelles créées par les masses populaires pour mener la révolution socialiste. L’État assure aux masses populaires le droit d’y recourir, pour créer une atmosphère politique où règnent à la fois le centralisme et la démocratie, la discipline et la liberté, l’unité de volonté et pour chacun, un état d’esprit fait de satisfaction et d’entrain, afin de favoriser la consolidation de la direction du Parti communiste chinois sur l’État,la consolidation de la dictature du prolétariat.
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Article 14

L’État défend le régime socialiste, réprime toute activité contre-révolutionnaire et de trahison nationale, châtie tous les traîtres à la nation et les éléments contre-révolutionnaires..
L’État, en vertu de la loi, prive les propriétaires fonciers, les paysans riches, les capitalistes réactionnaires et les autres éléments malfaisants des droits politiques pour une période déterminée, tout en leur accordant un moyen de gagner leur vie, afin qu’ils se réforment par le travail et deviennent des citoyens observant la loi et vivant de leur propre labeur.
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Article 25

La Cour populaire suprême, les tribunaux populaires locaux des divers échelons et les tribunaux populaires spéciaux exercent le pouvoir judiciaire. Les tribunaux populaires aux divers échelons sont responsables devant les assemblées populaires des échelons correspondants et leurs organes permanents, auxquels ils rendent compte de leur activité. Les présidents des tribunaux populaires aux divers échelons sont nommés et déchargés de leurs fonctions par les organes permanents des assemblées populaires des échelons correspondants.
Les attributions des parquets incombent aux organes de la sécurité publique aux divers échelons.
Pour enquêter et pour juger une affaire, il faut appliquer la ligne de masse. Pour les cas graves de délit pénal contre-révolutionnaire, il faut mobiliser les masses pour qu’elles les soumettent à la discussion et à la critique.
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Article 28

Les citoyens jouissent de liberté de parole, de correspondance, de la presse, de réunion, d’association,de cortège, de manifestation et de grève; ils ont la liberté de pratiquer une religion, la liberté de ne pas pratiquer de religion et de propager l’athéisme.
La liberté individuelle et le domicile des citoyens sont inviolables. Aucun citoyen ne peut être mis en état d’arrestation sans décision d’un tribunal populaire ou approbation d’un organe de la sécurité publique.

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Ce n’est pas beau tout cela? Quand on s’appelle Royal ou Mignard,on a bien le droit d’y croire,on est en République que je sache !
Mais à condition de ne pas respirer l’air de la place Tien An Mien, l’hôtel où je résidais lors de mon séjour était juste à côté.

Un proverbe chinois (en quatre caractères seulement) dit:
"Assise au fond du puits, elle contemple le ciel"
SR l'aurait-elle adopté?
Après avoir vécu sept ans en Chine et la connaître depuis 1964 je n'aurais jamais osé juger la justice chinoise.
Sans autre commentaire de ma part.

Je ne suis pas du tout d'accord avec ce que M.Bilger a écrit sur Ségolène Royal, ou sur les réactions de mes collègues internautes.

Non ! Non ! et Non ! Ségolène Royal n'a pas fait l'éloge de la justice chinoise. Non, SR n'a pas comparé la rapidité chinoise à la lenteur française.

SR a fait part de sa rencontre avec un avocat qui lui a dit que la justice chinoise était plus rapide que la justice française.

Et c'est toute la différence : SR ne fait que rapporter des propos qui lui ont été suggérés sans jamais les prendre à son propre compte.

SR n'a pas dit textuellement que les tribunaux chinois étaient plus rapides que les tribunaux français.

Elle a juste dit qu'on devrait regarder chez nous avant de donner des leçons de morale aux autres et c'est tout.

Et sur ce point je suis à 300% d'accord avec elle. Regardons ce qui se passe dans nos commissariats pendant les gardes à vues sans parler des interpellations plus que musclées de nos chers officiers de police. Tout n'est pas tout beau tout rose ( à propos, très bon film hier sur ARTE ) dans notre pays : alors réglons nos problèmes avant d'aller régler ceux des autres ou du moins les critiquer.

Alors s'il vous plaît arrêtons de déformer tous les propos de Mme Royal. Arrêtons de fustiger toutes ses interventions.

Mais arrêtons-nous plutôt sur NS qui fustige, textuellement, la position française face à la guerre en Irak lors de sa rencontre avec Bush. Arrêtons-nous plutôt sur l'échec cuisant de la politique tout sécurité de NS. Arrêtons-nous plutôt sur NS qui critique l'action des juges de Bobigny pour masquer l'échec de sa politique.

A Mike,

« Ségolène Royal a déclaré en Chine : "J'ai rencontré un avocat qui me disait que les tribunaux chinois sont plus rapides qu'en France. Vous voyez, avant de donner des leçons aux autres pays, regardons toujours les éléments de comparaison". »
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Un proverbe chinois (en quatre caractères seulement) dit:
"Assise au fond du puits, elle contemple le ciel"
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Si Ségolène avait eu connaissance de ce proverbe que vous rappelez elle aurait pu dire : « J’ai rencontré Mike qui me disait qu’un proverbe écrit en chinois en quatre caractères seulement l’était en trente-huit en français. Vous voyez, avant de donner des leçons aux autres pays,regardons toujours les éléments de comparaison ». Elle aurait pu ajouter : c’est pas étonnant que leurs produits soient dix fois moins chers que les français dans nos magasins.

Il y a aussi deux autres proverbes devenus célèbres en Occident pour avoir été vulgarisés par Deng Xiaoping, après la disparition de Mao:

« Quand quelqu'un est enfermé dans les toilettes et qu’au bout d’un certain temps il n’y a aucun résultat, il faut qu’il sorte pour laisser la place aux autres ».

Et « Peu importe qu’un chat soit blanc ou gris, l’essentiel est qu’il attrape les souris »

A Mike

Suite à l’intervention de Ségo qui me rappelle Jacques Delors évoquant en 1982 non pas « une pause dans les réformes » mais « une pause dans l’annonce des réformes », je me crois obligé de préciser, en rapport avec ma réponse à votre commentaire ce jour à 14h28, que dans la phrase :
« J’ai rencontré Mike qui me disait qu’un proverbe écrit en chinois en quatre caractères seulement l’était en trente-huit en français » au lieu de « qui me disait » il faudrait lire « qui me laissait comprendre », même si cela ne change rien au niveau de la conclusion.

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