L'année 2007 commence en trombe.
Samy Naceri refait des siennes, de plus en plus gravement. La démagogie politique et la caution juridique prospèrent à propos de la misère. Le droit "opposable" au logement ! Si l'Etat ou les collectivités locales sont capables demain de fournir un logis à qui le réclame et n'en trouve pas, cela voudrait dire que la crise du logement est un leurre. Or on sait qu'elle pèse avec sa douloureuse réalité. Autrement dit, à nouveau une annonce bien commode pour une générosité qui n'a pas les moyens d'être effective. A politique impossible, élans délicieux du coeur par effervescence législative interposée. Mieux vaudrait moins de sensibilité et plus d'efficacité au jour le jour.
J'ai déjà été trop long sur ce thème chroniquement urgent qui, chaque année, vient chatouiller désagréablement les consciences. Chaque année aussi, dans le Journal du Dimanche (JDD), on retrouve le Top 50 des personnalités préférées des Français. C'est sur ce classement que je voudrais attirer l'attention de ceux qui me lisent.
Lorsqu'on demandait à André Gide quel était le plus grand poète français, il répondait "Victor Hugo, hélas !" En consultant la liste du JDD, qui met en évidence une multitude de people sans doute valables dans leur discipline mais écrasés par l'honneur qui leur est fait - je pense, par exemple, à David Douillet, Claire Chazal, Jean Dujardin, Fabien Barthez ou Franck Ribéry -, je suis surtout frappé par le fait que Zidane et Noah sont en tête et que les politiques sont à la fois rares et mal classés, à l'exception de Nicolas Hulot si on veut bien admettre que, depuis quelque temps, il porte une double casquette.
Je ne résiste pas à la provocation de déplorer, par un hélas à la Gide, la domination, dans une telle hiérarchie, de Zidane et de Noah. Le ballon rond, la petite balle de tennis. Le footballeur génial, l'auteur d'un coup de tête mémorable, l'humanitaire médiatique, le bon fils, l'excellent père, le locuteur minimaliste. Le vainqueur du tournoi de Roland-Garros, le chanteur, l'homme des familles recomposées, l'humanitaire encensé, l'être engagé parfois simpliste parti en Suisse puis revenu. Pourquoi eux, pourquoi une telle focalisation sur des existences qui brillent mais qui diffusent une faible lumière et ne changent rien de fondamental à la vie des gens ? Parce qu'elles sont visibles et qu'elles semblent constituer une possibilité de lien, une chance d'union, elles sont distinguées bien au-delà de leurs qualités personnelles. Parce qu'elles sont, tout simplement, et qu'à tort ou à raison elles représentent un prolongement rêvé et impossible, on les porte aux nues l'espace d'une seconde, sorties de leur essence et de leur statut particuliers pour entrer dans le royaume des modèles, des idoles, de la mythologie. C'est notre vie et ce n'est plus la nôtre. Tout cela, pourra-t-on me répliquer, relève de la banalité et ne concerne que le parisianisme. Je ne crois pas et sans doute faut-il tenter d'aller plus loin dans l'analyse.
Pour ma part, au risque de susciter l'antipathie, je ne parviens pas à me résoudre à ce que que dans un tel classement, pas plus absurde qu'un autre, les politiques, les créateurs, les responsables, les porteurs d'espoir global soient si clairement relégués au bénéfice des paillettes, de la facilité et souvent de réputations surestimées. Certes, Ségolène Royal a fait un bond mais elle se trouve à la 23ème place, Simone Veil à la 25ème, Bernard Kouchner à la 40ème et Nicolas Sarkozy à la 42ème pour ne parler que d'eux.
Il me semble qu'il serait un peu court d'attribuer le seul succès des non-politiques à leur omniprésence médiatique. Il y a plus et qui est plus intéressant. Ceux qui les placent au plus haut, contrairement à l'ostracisation des politiques, ne désirent-ils pas précisément se plonger dans un bain de jouvence mais démocratique, dans un océan d'irresponsabilité mais assumée, dans un monde de gratuité mais valorisée ? Ils n'ont rien à dire sur nous, sur notre société, en tout cas pas plus que le commun des citoyens et pourtant on les écoute. Noah profère des absurdités techniques sur Nicolas Sarkozy, il est vénéré quand le ministre voit sa réponse étouffée par le poids immense de l'incompétence. Irresponsabilité, incompétence, vision parcellaire, subjectivité à la fois friquée et facilement généreuse, éructations faciles, sommaires et péremptoires, leçons rudimentaires de morale (tiens, étonnant que Joey Starr ou Nacéri ne soit pas dans les cinquante !), tout ce qui pourrait dégoûter un esprit et une intelligence lucides et avertis enchante, au contraire, une communauté qui en a assez de se trouver devant son existence, la société et le monde comme devant un rébus, une énigme insoluble. On ne supporte plus de ne pas avoir les clés de la complexité au sein de laquelle nous respirons. Hier, nous pensions pouvoir la surmonter et la comprendre. Aujourd'hui, elle nous étouffe. Aussi nous réfugions-nous auprès de ceux qui donnent l'illusion que les choses sont simples, le temps maîtrisable et l'avenir assuré. Nous offrant la partie pour le tout et le superficiel à la place du profond, ils nous rassurent. Dans leur ombre, dans leur lumière d'un instant, nous nous mettons à l'abri.
Les politiques, c'est évidemment l'inverse. Il n'est même pas nécessaire d'évoquer la multitude des déceptions causées aux citoyens par une caste de responsables publics, toutes tendances confondues, plus soucieuse de décréter que d'accomplir. Le pain et les jeux des temps antiques ont été remplacés par le règne des paroles qui ont ceci de bon qu'elles ont la saveur des actes sans avoir à subir la dure métamorphose du virtuel en réel. Le politique, aujourd'hui, peut être rejeté parce qu'il a trop trahi mais surtout, et c'est plus grave, parce que la politique, ses choix et ses limites, ses défaites même de bonne foi, rendent compte de manière ostensible et douloureuse de la complexité, de l'entrelacs des faits et des possibles, de la conscience de ce qu'il conviendrait d'opérer et de la tristesse de ne pouvoir le mettre en oeuvre. Le citoyen déserte la politique ou s'abandonne aux extrémismes , parce que la première révèle trop, derrière son air épouvantablement sérieux, que la vie nationale et internationale est ingérable et que les seconds, par leurs solutions incantatoires, offrent du sommaire à l'esprit et au vote.
Le Top 50 montre toujours plus que son apparence. Là où la futilité semble triompher, c'est une conception de la société qui se manifeste. Si les people ont pris le pouvoir, ce n'est pas seulement grâce aux médias. C'est aussi parce qu'on le leur a laissé prendre. On a absurdement considéré que leur intrusion dans le sérieux et le grave allait élargir l'amplitude des médias et accroître l'influence politique quand, au contraire, elle a par contagion décrédibilisé et délégitimé la chose publique et ses serviteurs. Les politiques ont trop joué avec un feu qui ne leur voulait aucun bien. Par démagogie, pour faire "jeune", pour faire "peuple", ils ont applaudi la montée des clowns et des people. Il n'est que temps, pour eux, de reprendre leur bien et leur rang.
Une société peut demeurer pleine de vie et de créativité même quand chacun demeure à sa place. Ségolène Royal ou Nicolas Sarkozy en tête du Top 50 du JDD, c'est pour quand ?
Il y aura du travail en 2007.
"Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux..."
Je me suis lavé les yeux, l'esprit et le coeur en regardant, à nouveau, cette admirable photo du Général assis dans un transat, sur une plage du Nord et contemplant sa petite Anne, trisomique...tout y est dit...
C'est le meilleur remède à cette gueule de bois que me donne, chaque année, ce genre de classement obscène qui est au journalisme de janvier ce que sont les apparitions du Loch Ness au mois d'août, des emplâtres tout prêts pour pisse-copies intérimaires...cette même vulgarité qui a conduit Zweig à la mort et qui nous englue...
Enfin, ces classements c'est comme la légion d'honneur, faut pas la mériter...(j'ai quand même vérifié que notre hôte n'est pas de la promo du nouvel an, on ne sait jamais ! y'avait que le Premier, ouf!)
C'est pas gai: faut que je prenne un coup de Riesling avec Marcel !...
Rédigé par : sbriglia | 04 janvier 2007 à 17:28
A la lecture des commentaires, je vote pour l'abbé Pierre et pour Goldman ! Quelle leçon !
Rédigé par : Bulle | 04 janvier 2007 à 12:43
Hélas !
Une si belle prose qui ne repose que sur un sondage, quel dommage !
Lorsque Gide disait : "Victor Hugo, hélas !", il exprimait son point de vue qui devenait matière certaine à commentaire.
Lorsque vous commentez le résultat d'un sondage, que commentez-vous ?
99 % de la population vous le dira comme moi : on ne m'a jamais posé de question.
Sur quelle matière repose alors tant de développements ?
C'est bien une question qui me taraude, sauf à considérer que finalement, tout est prétexte à commenter, fût-ce l'inexistant ou le douteux.
Et si nous nous attachions à commenter le réel ?
Rédigé par : Mani | 04 janvier 2007 à 12:32
Pour faire le lien avec le billet sur le départ en Suisse de Johnny Hallyday, où vous évoquiez en contre-exemple Jean-Jacques Goldman, je vous signale justement que ce dernier, qui était dans les 1ers de ce "Top 50" durant de nombreuses années, a demandé à ce qu'on retire son nom de la liste.
Oui car le sondage en question est effectué non pas librement (chaque personne donnant le nom qui lui vient à l'esprit) mais à partir d'une liste déjà établie (par le sondeur, le journaliste ?). ce qui en diminue la portée....
Rédigé par : DD | 04 janvier 2007 à 12:19
N'y aurait-il pas aussi de quoi être perplexe à découvrir des personnalités politiques en activité en tête d'un tel classement de sympathie ? Que les responsables politiques ne soient pas adulés est plutôt sain, d'un certain point de vue.
Sinon, bien sûr que la foule préfère entendre bêler les habituels prêcheurs de bonnes paroles. Le succès de Royal et de ses sermons de curé en est bien la preuve. Mais concernant Zidane, et même Noah, je crois qu'on ne peut pas les réduire à de simples représentants de la bien pensance triomphante, et expliquer par là leur popularité. Zidane ne l'a jamais ouverte sur Sarkozy ( enfin je ne m'en souviens pas ) et personne ne l'a vu serrer la louche à des sans papiers; son prestige, il le doit à ses exploits sportifs, à sa personnalité séduisante, à son histoire que l'on voudrait emblématique. Noah c'est un peu la même chose. Ne peut-on voir dans l'estime qu'on leur porte la fascination pour ceux qui ont été les meilleurs dans leur domaine? N'est-ce pas la réussite qu'on respecte?
Rédigé par : Julien | 04 janvier 2007 à 12:02
Il m'apparaît important, avant toute comparaison entre le monde politique et celui des "people" d'examiner la question qui porte sur la "personnalité préférée des Français".
Je ne suis pas sûr que l'on puisse y mettre en miroir le déficit de confiance des citoyens vis-à-vis des politiques. Ou, en tout cas, pas seulement.
La fonction politique - dans une démocratie - ne peut en effet prétendre à l'unanimité ; à moins d'un plébiscite dont il faudrait alors interroger les fondements.
La "personnalité préférée des Français" ne peut dès lors qu'appartenir à un univers dégagé du réel, et, en effet, tourné vers le mythe ; l'abbé Pierre lui-même l'a bien compris, réclamant son retrait du classement après avoir pris acte de sa mise en icône, en même temps que de la faible contribution des Français à la misère des sans-abris...
Au final, ce sondage m'apparaît pernicieux, non pas parce qu'il révèle une fois de plus la faible popularité des politiques, mais parce que ceux-ci, justement devraient en être exclus.
Ce mélange des genres n'est pas pertinent. Il est même dangereux car il tend à apporter l'apparence d'une preuve supplémentaire de la faillite des politiques sur une base - la thématique de la "préférence" - fausse, car nullement ancrée dans le réel.
Rédigé par : Laurent | 04 janvier 2007 à 11:47
@ Jean-Dominique
" Et dire que BHL ne figure pas dans le classement..."
Bon, j'ai compris. Tout le monde ici, déteste BHL, sauf moi.
Sans évoquer ce sujet qui, visiblement, fâche mais...
le jour où un écrivain ou un intellectuel figurera dans un Top des tops, alors, croyez-moi, j'y verrai quand même un léger progrès ou une petite lueur d'espoir, quant à l'ambition des enthousiasmes ou des toquades dont sont capables nos concitoyens.
Rédigé par : Véronique | 04 janvier 2007 à 10:59
Au moins, Zidane est discret sur les affaires de la nation...Mais ne pensez-vous pas que c'est faire beaucoup d'honneur aux people que de leur accorder tant de place dans vos commentaires ?
Rédigé par : Peroixe | 04 janvier 2007 à 10:42
Décidément comme Renaud, vous avez retrouvé votre flingue !
Je constate avec tristesse que des personnes qui ont compté dans l'histoire telles que Simone Veil, Robert Badinter, l'abbé Pierre sont moins importantes que Zidane ou Noah.
J'ai beaucoup de sympathie pour Yannick Noah et pour Zidane, ces personnes ne nous ont pas apporté grand-chose si ce n'est du plaisir.
Les Français oublient-ils que c'est grâce à Simone Veil que l'IVG est autorisée en France ? Oublient-ils que grâce un Robert Badinter la peine de mort n'est plus qu'un souvenir (que je n'ai jamais connu) ? Le combat de l'abbé Pierre en faveur des SDF qui pourront bientôt revendiquer leur droit au logement (sic !) serait-il moins important que les buts et les coups de tête de Zidane ! D'autres personnes méritent leur place dans le classement comme André Vallini qui a présidé avec talent la commission dite d'Outreau.
Heureusement dans le trio de tête il y a Nicolas Hulot, un homme dont le combat porte enfin ses fruits. Grâce à lui la question de l'écologie ne relève plus seulement des Verts à gauche ou de Génération Écologie à droite mais de tous les partis politiques. Son pacte pour l'écologie marquera je l'espère un pas en avant vers le sauvetage de notre belle planète.
Relativisons un peu le résultat, c'est vrai que les français préfèrent Zidane à Sarkozy mais ce n'est pas pour autant qu'ils seraient prêt à voter pour Zidane. Moi-même si on me pose la question qui « préférez-vous entre Goldman et Sarkozy ? » , ma réponse serait sans doute Goldman pourtant je suis conscient que chacun doit rester à sa place et que Sarkozy est plus compétent sur le plan politique. En fait nous n'avons pas le même rapport avec les politiques qu'avec les artistes et les sportifs. On peu reconnaître la grandeur d'un homme politique mais il n'y aura jamais cette sorte d'idolâtrie qu'on peut avoir envers un artiste ou un sportif.
Rédigé par : jean philippe | 04 janvier 2007 à 10:02
Et si Z. Zidane et Y. Noah étaient au top du Top parce que l'un et l'autre, par leur victoire sportive, nous parlent de réussite. Ils nous ont grandi, quand ils ont gagné.
A contrario, les politiques ont lamentablement échoué à construire un projet collectif fait de réussites et de victoires.
Le malentendu entre les politiques et la société vient peut-être de leur présupposé ou de leur croyance que nous ne sommes pas prêts à entendre, ni à faire face aux difficultés innombrables et complexes qui, faute d'être réellement affrontées, finissent pas ronger les ressorts de notre société.
Je pense pour ma part qu' il y a une maturité de la société pour entendre les vérités et pour accompagner les transformations que cela implique.
Je suis en total accord avec vous quand vous nous dites que la politique,
" ses choix et ses limites, ses défaites même de bonne foi, rendent compte de manière ostensible et douloureuse de la complexité, de l'entrelacs des faits et des possibles, de la conscience de ce qu'il conviendrait d'opérer et de la tristesse de ne pouvoir le mettre en oeuvre. "
Au fond, ce qui nous manque cruellement, hic et nunc *, ce sont des hommes et des femmes de vérité qui ne hantent pas nécessairement les couvertures de magazine et qui ne s’abandonnent pas à la vulgarité des pages people.
Je crois profondément que ce sont ceux- là, qui sont, et qui seront respectés.
La question: pourquoi les politiques hésitent-ils sur cette ligne de conduite ? C'est d’abord de lucidité dont nous avons besoin.
* Parayre, vous pouvez à présent augmenter un petit peu la difficulté. En un rien de temps, on a déjà progressé en latin
" hic et nunc "...désormais, tout le monde comprend...mais, si !
Rédigé par : Véronique | 04 janvier 2007 à 07:45
Voici un fait étrange que je vous livre :
En mai 2006, le journal Métro publie un sondage du même institut IFOP sur les personnalités préférées des européens. Oh surprise ! Ellen MacArthur apparait comme la personnalité européenne préférée des français. Angela Merkel est 6ème de ce classement. Point de Zidane, Noah, connait pas.
Le même institut IFOP a produit le classement du JDD avec les résultats que l'on sait. Nous prendrait-on pour des cons ?
Imposture, foutaises, faridondaines et billevesées ! Classements bidonnés où l'on suggère à un malheureux panel une liste de people à trier comme des lentilles. Aujourd'hui Zidane, demain Cyril (de la StarAc, pour les bienheureux qui n'ont pas d'ados à la maison), tout cela relève d'une industrialisation de la sympathie et de l'émotion. Notre coeur, nos émois, nos élans, nos enthousiasmes sont les matières premières que l'on extrait clandestinement de nos jardins secrets pour nous les revendre à prix d'or sous la forme de produits peopolisés, mécanisés, télévisés.
Et puis... S'il advenait qu'un jour ce difficile exercice m'échéait, ne serais-je pas tenté de placer en tête de classement celui ou celle qui n'attend rien de moi et dont je n'attends rien ? Et celui ou celle qui drague mon suffrage mais qui me doit un travail ou du pouvoir d'achat, ne serais-je pas tenté, comme une courtisane dédaigneuse, de le remiser en queue de liste ? Histoire de lui signifier qu'après avoir baisé mon pied droit, il doit encore baiser mon pied gauche et me faire les ongles...
Et dire que BHL ne figure pas dans le classement...
Rédigé par : Jean-Dominique Reffait | 04 janvier 2007 à 00:15
Pourquoi ne pas créer, pour ceux qui le méritent vraiment, un "droit opposable" à figurer en bonne place dans le Top 50, les autorités juridictionnelles étant sans doute capables d'évaluer objectivement les qualités des intéressés.
Rédigé par : A.J. | 03 janvier 2007 à 22:26
Et oui , Philippe quand nous avions l'âge de déraison nous nous " battions " pour des idées politiques et Kopa , un fils d'immigré lui aussi pourtant adulé , n'aurait pu prétendre au statut actuel de Zidane parmi nos compatriotes qui sont devenus , avec nous , de seuls télévoyeurs de l'histoire contemporaine .
Depuis Timisoara , la chute du mur de Berlin et le show technologique de la guerre du Golfe suivis par les avions télécommandés de Ben Laden , Allah et Coca-Cola nous somment pourtant de redécouvrir que la politique n'est pas le tableau de bord de la maintenance économique mais bien le théâtre d'une dramaturgie où se télescopent des pulsions , des hantises , des aspirations , des dégoûts ...
Nos élus , " nos politiques " agonisent dans le simulacre comme le soutient avec justesse , sur ce point , Baudrillard ...
Dans un monde que la suprématie occidentale a voué à la rotation échevelée des stocks de l'imaginaire et condamné à la dictature de l'innovation , qui affrontera les Ben Laden du futur si le politique n'impose pas son retour ?
Des âmes mortes , des choses mobiles , des fétus d'émotions divagueront au gré de la mode , dans une gigue nauséeuse .
Évidemment , on peut s'en tenir à la description de cette nausée et beaucoup y excellent ...
Ne vaut-il pas mieux - c'est mon choix et le vôtre je pense - miser ce qui nous reste de réel , hic et nunc Véronique ,dans notre pays ?
Mais , j'ai peur , en ce début d'année d'être encore trop long et préfère me réserver pour d'autres commentaires .
Rédigé par : Parayre | 03 janvier 2007 à 22:14
"Ségolène Royal ou Nicolas Sarkozy en tête du Top 50 du JDD, c'est pour quand ?"
Pour Nicolas Sarkozy je ne sais pas ce qu’il aurait dû faire pour être premier ex-aequo avec Zidane,mais pour Ségolène j’ai une idée:
Suivant dépêche AP de vendredi 8 dec 06-10h15 (*), Ségolène,la boudeuse, à refusé de saluer Françoise de Panafieu,maire du 17 ème arrondissement de Paris, qu’elle a croisée dans le hall d’un hôtel lors de son fameux voyage au Proche-Orient.
Je crois que Ségolène a manqué l’occasion de sa vie . Elle aurait du s’approcher de Françoise et lui donner un coup de tête.
Je suis sûr que cela aurait été très bien vu, étant donné que les Français n’ont nullement tenu grief de son geste à Zinédine Zidane.
(*)http://fr.news.yahoo.com/08122006/5/francoise-de-panafieu-estime-que-segolene-royal-a-un-peu.html
Rédigé par : dab | 03 janvier 2007 à 18:04