Il n'est pas bienséant, paraît-il, dans un billet d'évoquer une personne, de l'analyser, voire de la critiquer. Mais lorsqu'elle est en permanence, et d'une manière surprenante, en pleine lumière, qu'elle vous inonde d'un éclat qui fait réfléchir, lorsqu'elle vous oblige à vous interroger sur les tréfonds de son humanité et sur les étranges chemins qu'elle emprunte pour oublier sa condition mortelle, on a le droit de se pencher sur son être en se demandant ce qui le meut.
Arielle Dombasle, en couverture de Paris-Match, est photographiée, très belle et les seins nus. Elle s'entretient longuement à l'intérieur avec Jean-Marie Rouart qui la questionne comme s'il attendait à chaque seconde, de sa bouche, une révélation essentielle sur notre monde, au-delà de sa passion pour elle-même. Quelle dilection il faut manifester pour soi, pour son corps, quelle curiosité inlassable on doit avoir pour lui, quelle angoisse doit vous étreindre à l'idée de vieillir pour que rien ne vous détourne d'un exhibitionnisme au fond gênant et, pour des êtres simples comme moi, un tantinet indécent ! Quel rapport de complaisance il faut avoir envie de nouer avec soi, avec ce qui vous constitue physiquement pour avoir le courage de s'afficher ainsi ! Ce serait pathétique si, heureusement, la félicité du couple triomphant médiatiquement ne nous donnait pas plutôt envie d'évoquer le ridicule de la posture. Tous les professionnels du spectacle connaissent l'âge véritable d'Arielle qui s'adonne à une surenchère éperdue qui la conduit, au fil du temps, à se rajeunir au fur et à mesure que le temps passe. On a envie de lui dire que loin de gommer l'érosion et ses atteintes inévitables, cette attitude les met en exergue et les rend douloureusement claires. Sa quête forcenée de jouvence nous démontre le contraire de ce qu'elle s'acharne à mettre sous nos yeux.
J'oppose si volontiers à une telle lutte caricaturale l'attitude de mes actrices préférées ou de la femme de ma vie qui, composant avec le temps, acceptant son enseignement, réduisent à néant ses menaces et font de ses outrages possibles des caresses à venir. En ne résistant pas absurdement à l'inéluctable, on gagne contre celui-ci, on se fait une gloire de ce qu'il croit imposer et on le renvoie dans sa triste morosité. Rien de plus affligeant qu'un jeunisme forcené qui veut prétendre mécaniquement retarder la douceur des déclins et l'émotion des merveilleuses décadences. Ces deux actrices en sont loin mais quelle allégresse de voir des visages et des personnalités comme ceux de Meryl Streep et d'Isabelle Huppert, par exemple !
Le jeunisme fait vieux.
Madame Colombo vous salue !
Fin !
Rédigé par : Madame Colombo | 13 février 2007 à 04:54
@ Madame Colombo
Mais non, bien sûr!
Et la référence "Colombo" m'a fait beaucoup sourire.
Mais bon, Philippe, en Inspecteur Colombo, je ne le ne vois pas exactemnt comme ça.
Enfin, souvenez-vous:
Robert Kinkaid se rafraîchissant torse nu (eh oui !) dans le jardin de Franscesca. C'est quand même plus proche que l'Inspecteur Colombo avec ses questions très énervantes qui n'en finissent plus.
Non ?
Rédigé par : Véronique | 12 février 2007 à 12:09
@ Peroixe
J'ai écrit:
"nous ferons de notre mieux pour..."
Ma façon à moi d'exprimer mon absence de vanité, ou si vous préférez. mon effort constant...de lucidité.
Rédigé par : Véronique | 12 février 2007 à 11:12
Une référence à Colombo, chère Véronique, me renverrait-elle dans votre catégorie "non-civilisé" ?
Je vous propose la déclaration d'amour qui me fait chavirer depuis longtemps et qui, à chaque cheveu gris, est renouvelée : " Je t'aime d'humour fou !". Alors voyez-vous, perdre un peu de naturel me ferait perdre beaucoup plus !
Rédigé par : Madame Colombo | 12 février 2007 à 11:06
O vanité ! Cause Première ! (Paul Valéry)
Rédigé par : Peroixe | 12 février 2007 à 10:20
@ J. W
Mais je ne suis pas la seule sur ce blog !
Il y a Marie, il y a Bulle. C’est vrai, je souhaiterais qu’elles soient là plus souvent.
Et il y a, à présent, et pour longtemps, je l’espère fort, Madame Colombo et son regard exquis.
Et puis, dans le cœur et les mots de Philippe, Francesca.
Nous nous efforçons donc, chacune à notre manière, d'être présentes dans le blog.
Je suis d'accord avec vous pour nous souhaiter le plus de féminines possibles pour faire la conversation avec Philippe.
Juste une toute petite chose, pour qu’il n’y ait pas trop d’attentes déçues :
nous ferons de notre mieux pour éviter l'érotisme " désolant".
Et s’il le faut, je m’obstinerai, dans les cailloux, à ne pas lâcher la main d’Arielle.
Rédigé par : Véronique | 12 février 2007 à 08:13
"Se méfier des penseurs dont l'esprit ne fonctionne qu'à partir d'une citation" nous enseigne Émil Cioran. C'est ce que je vais faire pourtant en partant de sa citation pour enfin dire mon adhésion à celle-ci.
J'ai internet, trois dictionnaires, deux encyclopédies, je peux dire que j'ai lu des dizaines de milliers de livres depuis l'âge de onze ans en toute honnêteté, curieusement beaucoup de gens ont pensé que j'étais feignant en choisissant ce effort-là, ce n'est ni bien ni mal, c'est juste la discipline que j'aime. Les mathématiques étant trop simples, trop vulgaires.
Quelle est cette manie moderne de la constante citation à des références dites sérieuses pour étayer sa pensée ?
Aurions-nous au vingt et unième siècle perdu toute possibilité d'analyse propre ?
Pire, il y a cette comparaison systématique : j'écris une nouvelle, ho c'est du Sartre, du Houellebecq, du Maupassant...
Je lis une poésie, c'est du Rimbaud, du Apollinaire...
Je montre un extrait de roman, dès qu'une phrase est un peu longue, c'est proustien, dès qu'elle est libre c'est célinien, j'en passe et des plus ridicules, surtout dans mes essais philosophiques.
Que devient-on dans les lettres et la métaphysique ?
Des documentalistes, de misérables copistes-pigistes, copieurs-plagieurs.
L'intellectuel est-il devenu celui qui a la meilleure mémoire pour citer ou celui qui saura le mieux trouver dans Wikipédia ou l'Universalis le fameux auteur qui clouera le détracteur, où pourrions-nous dire ici la loi précise qui donnera raison ?
Que reste-il de la réflexion, de la personnalité ?
Ce n'est pas parce qu'ils sont milliardaires que je n'aime pas le couple Lévy, j'aime Proust, Flaubert, Sade, Dard tout autant que Genet, Marx, Sagan et autres auteurs ayant vécu ou fini dans la misère, j'aime les écrits de Sartre, même si je déteste sa cour d'autres bourgeois à la révolution confortable ou ses positions politiques d'omerta stalinienne. Qu'importe tout ceci.
Certainement comme Pierre Bourdieu, je refuserais un débat s'il m'était proposé avec le triste sire Bernard-Henri, non par peur de ne pas être à la hauteur du dictateur en sommeil, mais parce que je déteste les parties de cartes truquées, il y aurait des questions dirigées, des coupures au montage, un public qui ferait houhou dès que j'ouvrirais la bouche, d'autres invités liés à sa cause et toute la panoplie télévisuelle habituelle de notre goulag à ciel ouvert.
Je n'aime plus qu'une bourgeoisie, c'est celle de la robe : les magistrats, ceux qui sont honnêtes et dans l'abnégation, que j'admire car conscients de leur courage et de leur esprit de résistance et les jolies femmes sophistiquées, ayant souci d'ajouter une dignité à leur beauté.
Je ne me sens pas le porte-parole des pauvres et des nobles même si je suis l'un ou je fus les deux, juste une voix attachée à la vérité parmi d'autres millions d'individus qui n'aiment pas ce couple pour les bonnes raisons.
Je trouve enfin éminemment important de dire que je pense que BHL a décidé de s'attaquer au combat gagné d'avance du génocide arménien, non pour ce peuple attachant, mais parce qu'il sent la nouvelle poussée d'antisémitisme en France inscrite dans le Coran et dans le conflit israélo-palestinien, d'où sa honteuse récupération aussi de Redeker qu'il soutient tout en le désavouant, il faut le faire, mais c'est pratique et il n'est plus à un acte indigne de plus, car récupérer la mort de Daniel Pearl, il faut être en-dessous de la décence du au courage de cet homme et de sa famille en deuil.
Bernard-Henri Lévy se fiche des Arméniens, il croit rouler pour sa paroisse en manipulant ce peuple français qu'il pense si bête, qu'il n'aime pas, ref : Une Idéologie française.
Cet homme est en train de faire un tort considérable aux juifs et aux autres. Beaucoup de juifs sont français dans leur tripes, nous aiment, sont de droite ou de gauche, ne veulent pas être mis dans la diférence, sentent où ces frasques vont mener.
Arielle Dombasle nous montre enfin ce qui lui manque, justement parce que cela ne s'achète pas : une âme. C'est le minimum pour être une grande actrice, je suis impatient dans cette optique de voir Marion Cotillard en Edith Piaf, si le réalisateur est bon, voici deux féminités, deux beautés, deux tempéraments qui ne devraient faire qu'un seul personnage, l'exercice est périlleux, extrêmement ambitieux, presque impossible, s'il est réussi, je crierai au génie, dans le cas contraire : ces deux femmes conserveront mon attrait intact.
Un de mes livres favoris s'intitule : La femme de trente ans. Il est de Balzac et nous décrit toute la féminité d'une femme lorsqu'elle atteint la maturité. Je n'aime pas l'exercice facile qui consiste à baisser le niveau de l'Homme pour valoriser celui de la femme, en plus d'être niais, il est mensonger, force m'est d'admettre toutefois que le matou prend du ventre avec l'âge, alors que la féminité a tendance à se déveloper avec le temps, nos objets de conquête prennent des formes au niveau des hanches, de la poitrine, s'embellissent après chaque grossesse, il n'est pas rare de voir une jeune adulte mal dégrossie lorsqu'elle a vingt ans devenir une quadragénaire toute en distiction et en jolie rondeur parfaitement répartie.
Le jeunisme est l'affaire des médiocres à tant de niveau, c'est d'une telle évidence.
Deneuve n'a-t-elle pas commencé à devenir quelqu'un quand son modèle, l'originale et splendide Bardot a disparu de la scène médiatique ?
Elle arrive à un âge où le mensonge du bistouri, du maquillage et de la haute couture ne peuvent plus grand chose où le vrai surgi blessé malgré le masque de cire et qu'ils sont monstrueux ces visages qui ont cherché à échapper au temps qui passe, qu'elles ont raison, celles qui ont eu la noblesse de l'acceptation.
Rédigé par : LEFEBVRE | 12 février 2007 à 05:03
@ à l'Ephémère
Un clin d’œil de Mme Colombo !
Je ne connaissais que celui, si caractéristique, de M. Colombo !
A la citation de l’auteur du « Cheval de Troie » que vous offrez à Véronique, puis-je vous en offrir une autre de l’auteur de « la Jument verte ». Clin d’œil !
« Seules les femmes voient vraiment les choses. Les hommes n’en ont jamais qu’une idée »
C’est pourquoi ils les expriment sur ce blog.
Mais vous avez écrit qu’après cette dernière note de Ph.B « A mon avis l'audience féminine de ce blog va augmenter ! » Tant mieux ! Véronique sera moins seule ! Exprimez-vous Mesdames.
Rédigé par : J.W | 11 février 2007 à 18:15
J'ai comme tout le monde vu la couverture de Paris-Match en devanture de kiosque. Franchement, poser à moitié nue pour faire du chiffre, je trouve ça tristement lamentable, surtout quand on prétend faire partie de l'élite intellectuelle et artistique.
Le jeunisme est ridicule pour les femmes comme pour les hommes d'ailleurs: ne parle-t-on pas des vieilles chouettes et des vieux beaux ? Mais pour ma part je m'efforce dans toute la mesure du possible de rester présentable. Juste pour faire honneur à l'homme de ma vie et à ma descendance. Laquelle ne s'y trompe pas : un de mes petits-fils qui est blond comme les blés m'a répondu alors que je lui faisais remarquer que moi aussi j'étais blonde : " Mais vous c'est pas pareil, c'est parce que vous êtes vieille !"
Je me permets à ce sujet de vous envoyer vers la note "Gym" du 23 janvier publiée dans "Grain de poivre", http://heme.typepad.fr
Rédigé par : Grain de poivre | 11 février 2007 à 17:58
@ Madame Colombo
Ah non !... Pas l'inspecteur Colombo !!!
Pour votre clin d'oeil, peut-être, pouvons-nous plus rechercher de ce côté-là ?
Rappelez-vous :
Ah... Robert Kinkaid, égaré Sur la route de Madison, et... Meryl Streep resplendissante sur le pont couvert, courant à toute allure dans la nuit poser son message pour lui... le voilà, notre couple de légende !
Vous ne croyez pas ?
Rédigé par : Véronique | 11 février 2007 à 17:34
Véronique
Merci d'avoir reconsidéré le satut de civilisé ! En cadeau une citation pour relativiser la vieillesse, celle de Nizan : "J'avais vingt ans. Je ne laisserai personne dire que c'est le plus bel âge de la vie ".
Madame Colombo est un pseudo éphémère, un clin d'oeil à celle que l'on ne connaît pas mais qui est si présente dans ce billet : Madame Bilger.
Rédigé par : Madame Colombo | 11 février 2007 à 13:14
@ Lefebvre
J’ai essayé de dire à Madame Colombo qui a eu l’heureuse idée de nous rappeler que la lecture d’un texte nourrit de l’intuition et de l’intime, qu’après tout, dans une note, chacun voit midi à sa porte.
Le post de Philippe alimente votre détestation du couple BHL / AD et de ce qu’il représente pour vous.
Je ne suis pas dans cette hostilité par rapport à eux. Je pense seulement qu'Arielle Dombasle est une comédienne talentueuse que je regarde au cinéma avec bienveillance et plaisir. Et la femme qu’elle est, quand elle nous parle, affranchie des médiocrités de la télé et des promos, m’apparaît digne d’intérêt.
Après, il y a dans le sujet d’une note ce qui nous renvoie, ou pas, à nous-mêmes. Il y a ce qui dépasse, ou pas, un particulier.
Je suis d’accord avec le propos de la note qui est, selon moi, la dénonciation du jeunisme.
Je crois profondément, et je reprends là ce que j’ai répondu à Philippe, que refuser le jeunisme, c’est s’opposer fermement à ne pas être comparé obligatoirement à quelqu'un de 20 ans. C'est rejeter ce modèle et ce conforme, tels qu’on veut nous les imposer. Parce qu’on sait qu’il n’est que du rien fabriqué par des ignorants et des incultes. Par exemple, les rédacteurs des légendes de Paris-Match.
Et il y a aussi des personnes qui sont désarmées face à cette pression qui tient de la tyrannie. Je hais ce jeunisme qui culpabilise ceux et celles qui vieillissent.
Mais, je sais aussi que vieillir, dans sa définition profonde, est quelque chose de difficile. Je ne veux pas me mentir.
Rédigé par : Véronique | 11 février 2007 à 08:10
@ Madame Colombo
J'adore le rouge à lèvres.
Les lèvres maquillées, les yeux qui sont en feu, les cils à n'en plus finir, que du glamour.
Ah!... Marisa Paredes dans Tout sur ma mère... mon idéal féminin!
Oui, je sais, pour le "bon goût", la distinction et les élégances, il y a probablement mieux. Mais c’est mon bon goût, mon élégance et l'idée que je me fais d'une distinction sophistiquée et d'une profonde humanité.
Je respecte totalement votre esthétique à vous qui se porte plutôt sur celles et ceux qui sont dans le naturel et qui renoncent au faux. Et votre intuition au regard de ce qui est écrit dans la note, même si je ne la partage pas, je l’admets très volontiers. Parce que c’est la vôtre et que ce que nous inspire un texte appartient à la liberté et à l'intimité de chacun.
Ah!... Philippe, dans son registre apaisant qui nous console de vieillir... notre idéal masculin!
Je reconnais que le mot civilisé est abusif. Je pense seulement que ce qui définit un être humain est sa capacité à faire mentir le naturel et ce qu’il nous promet : par exemple, la vieillesse.
Au-delà des comédiennes, et dans le sérieux, je pense qu'Arielle Dombasle et Isabelle Huppert représentent les deux faces d’une même femme.
Pour aller vite, la première est dans le refus d’une nature qui la désespère, la seconde dans la mise à distance et la maîtrise de ce qui, dans l'inéluctable, nous mord.
Je suis tantôt l’une, tantôt l’autre. Pas vous ?
ps: une intuition:
si vous le pouvez, lisez la note en écoutant Tajabone (Ismaël Lo) - bande originale de Tout sur ma mère -. Vous savez, quand Manuela arrive à Barcelone. La perspective du texte se transforme. Essayez.
Rédigé par : Véronique | 11 février 2007 à 07:14
Ce qui est désolant, c’est de voir M. JM. Rouart jouer les Cauet !
Notre académicien sexagénaire, 13 ème occupant du 26 ème fauteuil de l’Illustre Institution, aurait pu demander à la quinquagénaire aux seins nus: "Pourquoi s'acharner puisque tout se défait ?" ( in "La Fuite en Pologne", son premier roman – Grasset 1974).
Si la donzelle (qui n’en a plus l’âge, mais cela rimait pauvrement !) n’avait su que répondre, JMR aurait pu lui rappeler ce qu’il écrivait précisément dans « La Fuite en Pologne » :
"La souffrance c'est de vouloir résister. Il ne faut pas se débattre. Epouser vraiment l'adversité, lui laisser la victoire, c'est presque un plaisir. On fait corps avec elle, sans espoir...».
Pour la consoler de ce cruel mais juste rappel, JMR aurait pu emmener la nouvelle recrue du Crazy, jusqu’à Florence, et plus précisément aux Offices, pour qu’elle s’attarde un peu, et médite encore plus sur « la Venus d’Urbino » peinte par Titien.
Elle aurait vu ce que peut être la « belle » nudité quand elle s’expose avantageusement.
Son intellectuel d’homme, qui aurait été du voyage, aurait pu ensuite disserter pour savoir si le geste de la main gauche de cette merveilleuse Venus d’Urbino relevait "d’une aimable pudeur ou d’un érotisme déclaré" (voir John Pope–Hennessy – Gallimard 2004 p.82).
Ce qui est encore plus désolant, c’est que la photo d’AD relève d’une désagréable impudeur sans érotisme à déclarer !
Rédigé par : J.W | 11 février 2007 à 01:44
Véronique
Désolée mais je n'ai guère envie de passer à l'épreuve de l'étude de texte, ni passer une intuition à l'épreuve des citations. Et Aldomovar comme maître des élégances, je suis sûre qu'il y a mieux !
Pouvez-vous sortir votre rouge à lèvres pour tracer la ligne que vous faites entre civilisé et non-civilisé ?
Rédigé par : Madame Colombo | 10 février 2007 à 12:56
@ Véronique,
Arielle Dombasle n'est pas stupide à cause d'un quelconque apparat, d'une sophistication, mais d'une représentation permanente pour masquer une vacuité.
Elle est aussi pitoyable de vouloir s'imposer comme l'icône qu'elle ne sera jamais, exactement ce que son mari fait dans les lettres.
Etre parrainé par Pinault, imposé par la caste médiatico-gauchiste, interdire les autres d'expression ne sont pas des ingrédients suffisants pour ces êtres qui le sont trop pour ce qu'ils sont.
Voici quarante ans que ces deux-ci cherchent la substance, cela n'est pas une quête, c'est en soi ou cela ne l'est pas. Qu'ils aient au moins la lucidité de se rendre compte qu'ils ne sont ni écrivain, ni mythe de beauté. Pourquoi nous vendre du skaï pour du cuir ? Nous ne sommes pas dupes, qu'ils lèvent le camp.
Il y a des écrivains qui réussissent, qui deviennent très riches, cela me fait royalement plaisir, des actrices qui rencontrent le succès mérité, par contre ces deux-là...
Rédigé par : LEFEBVRE pour Fleuryval | 10 février 2007 à 12:42
Nous vivons à l'époque du jeunisme triomphant, paraître dix ans voire quinze plus jeune est un sport qui peut coûter bien cher (dans tous les sens du terme) à ceux qui s'y adonnent (opérations esthétiques ratées et autres désagréments).
Prendre soin de soi est une chose, vivre dans un leurre en est une autre.
Rédigé par : Aude | 10 février 2007 à 09:05
@ Madame Colombo
"Qu'un homme dise que le faux n'embellit pas est une belle leçon d'esthétique."
Je n’ai pas compris cela dans la note.
Dans "Tout sur ma mère", P. Almodovar fait dire au personnage d’Algrado, un sublime travesti et fabriqué que de faux, à peu près ceci (je cite de mémoire):
"On est soi-même quand on a réussi à être au plus près de l’idée ou de l’idéal qu’on a rêvé de soi".
L’artifice, la parure, le maquillage sont une esthétique. Les femmes ou les hommes qui ne sont que dans le tout naturel et l’absence de sophistication, se satisfont et se complaisent dans le brut d’un non civilisé.
Rédigé par : Véronique | 10 février 2007 à 07:28
Il y a un merveilleux hommage à votre femme. Quelle verve.
A.D. et BHL ont malheureusement les défauts de quelques comediens et comédiennes et même des gens qui les entourent, à savoir l'ego surdimensionné qui les pousse inéluctablement à ne plus avoir de repères. Nombrilistes, ils le deviennent assurément pour certains et ils finissent par ne plus voir le monde dans lequel ils vivent. Un leurre, c'est ce qu'est devenu leur vie, sans âme... et sans ma compassion.
Rédigé par : Sébastien | 10 février 2007 à 01:46
Je ne suis pas magistrat, je n'ai pas raté ma vie à ce point, mais bien mieux, je suis magistral.
Dans un fil où je cherche des couronnes pour la révolution, vous me dites que vous avez habité au père Lachaise et qu'il y a un commerce de couronnes à proximité. Puis vous me dites toujours avec un humour que j'aime, que vous aurez un voyage à me proposer le moment venu. Je vous réponds avec le même esprit badin que vous cherchez à m'éliminer toujours dans l'humour.
Peut-être ai-je mal compris l'inuento, ce n'est pas toujours facile de plaisanter dans l'exercice écrit, la plus anodine boutade peut vouloir dire beaucoup plus. Expliquez-moi dans ce cas, je ne suis pas fermé, vous savez.
C'est vrai que je ne suis pas précis, je retiens le fond et je ne veux pas être de ces obsessionnels du détail qui mégotent sur la virgule, j'écris beaucoup, j'ai énormément de sujets divers en cours, je n'ai pas le temps et puis je ne veux pas me mettre à toucher sept fois le savon lors de ma toilette quotidienne ou compter si j'ai bien fermé cinq fois la porte, l'imprécision est comme la vie agréable, un nuage sur lequel on se laisse flotter, je suis un adepte de l'effort, de la qualité, de l'esthétisme mais surtout pas de la perfection.
Au fait, vous êtes agent de voyage, agent immobilier pour l'étranger ?
Vous avez des prix, le cas échéant ?
Dernier trait d'humour :
C'est Lesigne, Lévy ou Boubakeur qui vous a engagé pour m'éliminer ?
Rédigé par : LEFEBVRE pour Fleuryval | 10 février 2007 à 01:31
Encore une fois, j'adhère totalement à votre propos ; j'ai d'ailleurs beaucoup de mal à dire si j'en ai préféré la forme ou le fond.
Quel plaisir de vous lire, et de tomber, au creux d'un paragraphe, sur ces phrases délicieusement assassines, que vous disséminez!
Rédigé par : nicolas | 09 février 2007 à 23:31
Où donc avez-vous lu quoi que ce soit de ma part sur l'obtention de couronnes mortuaires ou une promenade funèbre ?
Je m'emploie très précisément au contraire.
Vous n'êtes pas magistrat, j'espère ?
Rédigé par : Fleuryval pour Lefèvre | 09 février 2007 à 21:52
C'est facile pour moi de dire ce qui va suivre vu mon jeune âge mais je déplore ce marché de la jeunesse éternelle. Comme si vieillir était une honte, comme s'il fallait paraître jeune pour qu'on s'intéresse à nous. Vieillir fait partie de la vie et on doit l'accepter.
Concernant Arielle Dombasle et son époux je n'ai jamais eu une grande admiration pour eux. Je n'ai jamais accroché avec un livre de BHL peut-être serait-il intéressant de réessayer ? Pour AD sa voix m'insupporte mais c'est surtout son attitude à la télé qui me dérange. Pourquoi ne pas rester simple, pourquoi mettre en avant un aspect de la personnalité peu glorieux ? Il me semble qu'elle est très cultivée et très intelligente, elle devrait mettre en avant ces atouts plutôt que ce qu'elle montre actuellement d'elle.
J'espère que la femme de votre vie a lu la jolie phrase que vous avez mis à son sujet !
Rédigé par : jean philippe | 09 février 2007 à 21:41
A mon avis l'audience féminine de ce blog va augmenter ! Qu'un homme dise que le faux n'embellit pas est une belle leçon d'esthétique. Et écrit avec tant d'élégance !
Rédigé par : Madame Colombo | 09 février 2007 à 19:15
Fleuryval,
Vous me renseignez dans un autre fil sur l'obtention de couronnes mortuaires, vous me proposez une promenade funèbre : on vous a payé pour en finir avec moi.
C'est triste la place faite à la femme dans la société contemporaine, au lieu d'avoir une Yourcenar qui nous crée les mémoires d'Hadrien ou l'Oeuvre au noir, nous nous retrouvons avec cet éternel corps vendu. Sachant en plus qu'il n'y a plus de Marylin ou de Gardner, au lieu de mythe, on se retrouve avec des starlettes qui ont fait de beaux mariages.
Attention lorsque l'on parle de beau mariage, on parle intérêt financier et non valeur humaine...
Dombasle aime vraiment son matamore aussi je ne pense pas à elle dans ce qui suit, mais je suis choqué, je dois le dire de ces mères qui élèvent leurs filles comme des prostituées, leur apprenant à mettre leur coeur de côté pour épouser ce qu'elles appellent un beau parti. Comment en aimant réellement son enfant peut-on lui apprendre quelque chose de si indigne et moralement bas que de côtoyer par intérêt ?
J'en ai connu de ces mères maquerelles, vous demandant expressement le métier des parents, votre aptitude à bricoler, la lourdeur de votre compte en banque.
Je ne trouve pas que ce soit un progrès qu'une femme soit l'objet des publicitaires, rien qu'un cul sans cesse exposé lorsque l'on aime véritablement la Femme, on ne peut que lui souhaiter beaucoup mieux que ce qui est fait d'elle actuellement.
J'aime l'érotisme, le plaisir et je n'ai aucun problème de ce côté, simplement habiller les êtres de pudeur et de romantisme ne fait que rajouter à leur sensualité, les dévêtir en permanence, ne montrer que cette facette éphémère de toute leur richesse est un avilissement à pur but mercantile.
Rédigé par : LEFEBVRE | 09 février 2007 à 18:29