La Directrice de l'école maternelle parisienne, dont a beaucoup parlé ces derniers jours, invoque "un devoir de résistance". Il me semble très dangereux, dans une démocratie, dans un Etat de droit, de galvauder les mots et de brouiller les repères. Résister à qui, à quoi ? Cette posture serait simplement grotesque si elle ne révélait un profond délitement de l'esprit public. Je ne doute pas une seconde qu'on va applaudir cette parole de combattante. L'ennui pour elle, c'est qu'il n'y a pas de guerre.
Les gens qui vivent leur culture post-soixantehuitarde, se croient autorisés a mettre en pratique leur idéologie, employer des mots dont ils ignorent même le sens...Ignorer les lois de la république est très dangereux quand on a la prétention de former les futurs citoyens !
Rédigé par : Citoyen ignare | 27 mars 2007 à 12:05
D’autant plus qu'en intervenant sur la voie publique sa qualité de directrice d'école importait peu. Ses prérogatives s'arrêtent au seuil de l'établissement.
"Devoir de résistance" est à rapprocher de la "désobéissance civile" des arracheurs d'OGM : la légitimité que s'octroie un groupe au regard de la légalité écrite par le législateur, élu du peuple.
Le fascisme n'est pas toujours là où on le trompette, ceux qui crient au loup feraient bien de la fermer.
Rédigé par : all | 27 mars 2007 à 10:09
Vous représentez l'ordre, la justice. N'existe-t-il pas en droit des concepts de résistance face aux lois inhumaines ? La théorie des baïonnettes intelligentes ? Le concept de désobéissance civile ? Je ne suis pas fondamentalement contre l'application des lois sur l'immigration, mais il est inhumain, déshonorant, voire même choquant d'arrêter une personne devant une école maternelle, lieu symbolique de l'intégration, devant de jeunes enfants ! Ne doit-on pas appliquer la loi avec discernement ? Qu'allons-nous laisser aux futures générations si ils doivent subir dès leur plus jeune âge l'image de la force brutale ?
Rédigé par : politoblog | 27 mars 2007 à 09:21
Cette évocation de résistance me fait rire et me met en colère à la fois. Risque-t-elle la fusillade ? Défend-elle un pays envahi comme en 40 ? Ce que les enseignants peuvent être grotesques parfois avec leur combat de retard, leur idéologie figée et en effet posturale.
J'ai entendu toutes les thèses les plus absurdes qui soit sur Nicolas Sarkozy et sa politique lucide contre l'immigration clandestine. Outre les exagérés qualificatifs de fasciste, nazi, colonialiste, vichyiste qui furent tellement surexploités qu'ils en ont perdu toute leur valeur dramatique, j'entendis même un jour qu'il faisait cette politique parce qu'il était petit et qu'il se passait ainsi sa frustration par un pouvoir de dictateur... Le freudisme de bas étage pour imbéciles patentés semble sans limite. Je passe les commentaires sur son épouse et son escapade et les rapprochements douteux entre politique et vie privée de Joeystarr, l'"intellectuel" dopé au crack qui a arrêté l'école à quatorze ans par incapacité et qui donne des leçons d'honnêteté tout en spoliant un pauvre ouvrier qui eut le tort et la malchance d'être son homonyme : "tiens ta femme et tu tiendras l'Etat" Telle est la devise philosophique du frappeur de petit singe comme si une femme est un individu qui se tient, qui se dresse...
Les résistants d'aujourd'hui seraient plutôt ceux qui auraient le courage d'échapper à la doxa, à la para doxa, au paradoxal. Ce seraient ceux conscients des véritables dangers et qui les combattent, ce seraient ceux qui prennent le risque personnel de déplaire à la masse lorsque c'est devenu si rare, ce seraient enfin vous les hommes de justice qui ne démissionnez pas et assumez la plus ingrate et importante des tâches avec pour nombre d'entre vous une courage et une intelligence exemplaires, si les malades de la pensée unique ou de la justice de classe pouvaient être absents de vos rangs pour ne se consacrer qu'à la manifestation de la vérité, ce serait parfait...
Rédigé par : LEFEBVRE | 27 mars 2007 à 04:20