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Voici les sites qui parlent de Un antiracisme de panique :

Commentaires

Jules esneval

Tout à fait d'accord ! Je ne saurais trop vous renvoyer à la lecture de l'excellent " Une haine imaginaire ? contre enquête sur le nouvel antisémitisme" paru aux Editions A. Colin en 2005. Ce livre développe de manière magistrale (au sujet de l'antisémitisme) un propos similaire au vôtre. Cordialement

PARISOT

Bonjour,

Suite à "Les antiracistes parlent encore plus de la race que les racistes.
Qui veut faire l'ange stupidement nourrit la bête.
"

Je pense que l'on ne peut pas plaire à tout le monde.
Il y a des gens qui vont en effet utiliser, désigner des critères physiques pour attaquer ceux pour lesquels ils éprouvent de l'animosité. Le procédé apparaît comme lâche et cruel.
D'autres parleront ouvertement de ce qui les chagrine, sans avoir recours à l'ethnie.
Pour autant, le racisme existe et la discrimination aussi. Il y a un réel remède à cela : ne pas avoir honte de ses origines, s'accepter tel que l'on est.
Déroutées, les personnes qui "attaqueront" finiront par se lasser.
Après tout, tout le monde a ses petits complexes et souvent, ces derniers n'ont rien à voir avec la couleur de peau.
La société de consommation et du paraître (une seule et même société, marchands de rêves à prix d'or ! ) se charge de fabriquer un miroir dont le reflet sera sans pitié pour tous ceux qui ne correspondent pas aux canons de la beauté et de l'intelligence...ou de la réussite sociale.

Je ne suis pas un génie mais je pense que la vie est trop courte pour s'affliger des affronts : il y en aura toujours. Un affront lavé sera suivi d'un nouvel affront et ainsi de suite.
Alors, plutôt, "Carpe diem !" Au fond de notre coeur, nous avons notre propre vérité et c'est elle qui nous apaisera. Les années de révolte que j'ai vécues face au racisme facile, elles sont derrière moi.
Passons notre chemin sur la nature humaine qui ne changera jamais. Même si ce n'est pas facile, apprendre à respecter des avis contraires et "s'enfiche" des racistes, c'est une manière de ne plus en être blessé.
Lorsqu'il y a des élections, faire son devoir de citoyen avec sa propre conscience. Sourire aux attaques et passer son chemin.
Merci

Jean-Dominique Reffait

A lire les commentaires, je me demande si nous lisons tous le même billet... Philippe Bilger ne fait pas le procès de l'antiracisme mais de la forme hystérique que peut prendre une certaine prétention à l'antiracisme.

Il se trouve que j'ignore le sentiment du racisme, ayant grandi au milieu de peuples et de traditions différents de moi. Je ne sais pas l'effet que ça fait d'être raciste. Et il m'a fallu près d'un quart de siècle pour que je m'aperçoive qu'un prof de maths que j'avais beaucoup apprécié au lycée, M. Cohen, était peut-être juif : c'est dire si je m'en tamponne le coquillard. Je partage ma vie avec des femmes de couleurs et d'origines variées (un peu de polygamie ne messied point à l'homme galant) et, bien évidemment, au bout de quelques années, la couleur de peau ou l'accent deviennent invisibles. On voit sa femme grossir, mais on ne la voit plus noire !

C'est la raison pour laquelle je puis être indulgent pour ceux qui, n'étant pas tombés dans la marmite dès leur jeune âge, éprouvent des difficultés avec la couleur ou l'origine de l'autre, dans la mesure où ce racisme ordinaire, et très répandu, n'est pas nuisible.

Mais ce racisme ordinaire est confronté à une culpabilisation de tartuffe : ceux-là même qui n'ont pas le nez très propre sur ce sujet sont les premiers à hurler au racisme des autres. J'ai toujours tendance à me méfier des thuriféraires de la vertu, c'est parmi eux que se recrutent les vicieux de toute espèce. Le racisme est une petite tumeur de l'âme, bénigne si l'on fait les efforts intellectuels et sensibles qui conviennent, mais si cette petite tumeur est présente, elle ne s'en ira pas, il faut gentiment vivre avec et la surveiller.

Hier soir, lors de la soirée électorale, je voyais ou entendais ces jeunes femmes qui, à droite ou à gauche, sont les figures montantes : Rachida Dati, Rajat Belkacem, Rama Yade. J'aime ou j'aime pas ce qu'elles disent, mais j'avoue que leur intelligence et leur élégance constituent un merveilleux vaccin contre le racisme !

tostaky

"Mais alors, ce geste de Baros, que signifie-t-il ?
Il signifie que les noirs puent, c'est limpide.
Pas d'extravagance donc à être choqué et à réagir."
Monsieur udd, si monsieur Baros a eu un geste limpide exprimant son degoût envers l'odeur de monsieur M'Bia, peut-on en conclure que 'toutes' les personnes de couleur puent ??
Qui est ici fautif de 'généraliser'? Monsieur Baros ou vous?
Je n'essaye pas d'excuser le geste de M. Baros, mais plutôt de comprendre le traitement qui en est fait dans les médias et dans l'esprit de certains de mes concitoyens.

Grain de poivre

L'antiracisme primaire est surtout ridicule. A chaque fois je repense à une anecdote que j'ai vécue. Au cours d'une conversation de machine à café entre collègues dont un Burkinabè, je lance sans malice "Oh Machin, il fait travailler les gens comme des nègres !" Le Burkinabè éclate de rire : "Ah enfin quelqu'un pour dire qu'on travaille !"
A mon avis, le pire des racismes est de faire semblant de ne pas voir que la personne qu'on a en face de soi n'est pas de la même origine.

Udd

Le déserteur :
Effectivement, vous ne m'aviez pas compris. Vous avez lu ce que vous vouliez, en cela vous illustrez assez bien "l'antiracisme de panique", un peu hystérique. Sans rancune.

Je suis surpris que les réactions fortes à ce geste soient jugées "hystériques".
Le geste était CLAIREMENT raciste.
Dans d'autres hypothèses (karcher...) peut-être, un doute subsiste, mais là, c'est évident.

Jean Philippe

Cet antiracisme obsessionnel n'est pas nouveau mais je ne peux que me réjouir de la prise de conscience de certains.

Lorsque j'étais au collège (ça commence à dater) j'ai été agressé dans l'établissement avec d'autres camarades. Les faits étaient assez graves pour justifier qu'on les dénonce. Ne connaissant pas les noms des gugus nous les avons décrit à la directrice. En les décrivant nous avons dit "ils sont de types nords-africains". Cette phrase nous a coûté une sanction, la directrice choquée nous a sanctionné pour avoir prononcé des propos racistes. Un comble puisque nos agresseurs nous ont reproché d'être de sales français !

Je suis le premier à combattre le racisme mais il ne faut pas tomber dans l'excès. Le geste du footballeur était certes stupide mais il ne semble pas être raciste. Dans la situation inverse, la question du racisme ne se serait même pas posée.

Véronique

" La France qui ne se sent pas bien " fait dans l’urgence, la précipitation, le soupçon systématique, le préjugé, le hâtif, le sommaire.

Je raccroche votre note à celle d’il y a quelques jours. Elles constituent les deux faces opposées d’une même question qui est selon moi celle de la peur qui, sous l’accès des fièvres qui empoisonnent les esprits, prend toute la place et fait délirer.

Dans les deux cas, nous avons besoin en priorité de ceux qui sont dans le sang-froid, le retrait, l’indépendance de l’esprit, la maîtrise d‘eux-mêmes. Ceux qui choisissent le parti du non idéologique et des non stéréotypes de pensée. C‘est de loin la position la plus inconfortable. Mais je pense que c‘est la seule qui fasse tenir la raison et le discernement.

Après, dans le quotidien, il y a cette colère et cette envie de pleurer à chaque fois qu’on constate que les préjugés racistes sont comme solidifiés dans les esprits. Il y en a - et des plus cultivés aux moins instruits - pour lesquels le racisme et l’antisémitisme constituent à eux seuls le socle de leur opinion politique.

Concéder le moindre millimètre à cette obsession si ordinaire et c’est l’idée de toute civilisation qui s’effondre d'un coup.

Citoyen ignare

Monsieur Bilger,
Les parasites qui squattent les bancs de l'Assemblée Nationale devraient s'inspirer de votre billet avant d'aller plus loin dans leurs bêtises d'irresponsables.
Oui ! "L'ange nourrit la bête"!
Pour avoir une idée plus précise de ce que peut être le racisme des noirs envers les "petits blancs" je recommande à certains anges de vivre un peu en Afrique. Je précise qu'ils ne sont pas tous racistes, ou alors ils ne le montrent pas.

@ Edgar:
"Vous savez, ce qui arrive normalement quand on enfreint une règle !

Je me permets de vous reprendre sur cette phrase...Rien n'est moins sûr ! La règle n'étant pas la même pour tout le monde...

le déserteur

@ UDD

"Pas d'extravagance à être choqué"

A la réflexion je vous ai, peut-être, mal compris.

Etions-nous d'accord sur l'interprétation du pincement de nez ?

Si tel est le cas, acceptez mes excuses.

Il est parfois aussi difficile d'interpréter les gestes d'un joueur qu'il s'agisse du nez ou d'un coup de boule, que de se comprendre sur la toile.

Espérons que ce sera plus facile de glisser un bulletin sans pincement de nez... ni sur un coup de tête.

Pas de panique, et appuyons sur la bonne "touche" !

Ludo Lefebvre

Monsieur Badinter ou monsieur Gayssot n'ont certainement pas anticipé les dérapages qu'allaient engendrer leurs lois. Leur démarche était avant tout compatissante, voire humaniste. Ce n'est donc pas l'intention ou l'étiquette politique qui est à blâmer, mais bien la résultante. Ces lois furent, par contre par la suite récupérées, amplifiées par des associations financées par les partis de gauche. L'occasion était trop importante pour la laisser passer. Je crois maintenant tout le monde dépassé par ces lois injustes, surtout les antiracistes de base, de conviction.
Autrefois, lorsqu'il y avait un dérapage verbal ou un délit mineur dans un quartier, une petite commune, l'auteur n'était pas envoyé devant les tribunaux, jeté en pâture dans la presse, harcelé par les associations victimaires. Il se trouvait mis à l'index par les autres, la honte le poussait à changer de comportement, il sortait de la délinquance ou du racisme pour retrouver un lien. Le temps passait, puis il était pardonné par sa famille, ses voisins et sa juste place redevenait spontanée. Il y avait le discrédit certes, mais aussi le pardon.
Nabe paye encore aujourd'hui son passage remarqué à Apostrophes, Cauet est toujours stigmatisé par Arthur et sa clique pour sa perte de maîtrise, son humour lourd sur les camps de la mort.
"On ne pardonne plus, on tue." On tue médiatiquement, professionnellement. On assassine au nom de la bonne cause et ceci s'appelle un combat pour la tolérance.
Or, tolérer est un synonyme de supporter. Ce n'est donc pas un sentiment très louable, à la base, mais simplement un compromis bancal ne pouvant durer que dans le court terme. En effet, qui peut supporter toute sa vie ?
Il faut trouver une juste mesure dans l'ouverture d'esprit, ne pas se renier, se perdre chez l'autre, tout subir à la gloire de celle-ci.
"Vivre et laisser vivre", ont pour slogan les alcooliques anonymes, voici ce qui me semble être la compromission idéale, car si laisser vivre consiste à se faire avaler alors cela devient du manque d'affirmation, de la peur. On vit mal et on fait mal vivre en ayant cette émotion paralysante, c'est la colère qui arrive dans bien des cas en réaction. C'est ce qui me semble avoir été notre plus grande erreur collective ces dernières années.
Pour être plus concret, je n'ai pas besoin de me faire des tresses ou de me vêtir d'un boubou pour avoir plaisir à manger un mafé avec des africains.
Je n'ai pas besoin de renoncer à de Gaulle, Balzac, Flaubert, Louis XIV pour apprécier Gibran, Henry Miller ou Gandhi.
L'antiraciste semble avoir un besoin maladif de se dévaloriser, de se faire mal, de se punir et de punir ceux qui lui ressemblent d'aspect mais ne pensent pas pareil. C'est étrange qu'il faille obligatoirement se torturer pour être humain, pour ceux ci, alors qu'il est tout à fait souhaitable de s'aimer suffisamment pour avoir de la disponibilité. La souffrance rend égoïste.
Un autre pan de l'antiraciste me paraît déplaisant, c'est cette attitude de colon qu'il a conservé. Il prend la parole à la place du noir, de l'arabe, du chinois, du juif comme si ceux là n'avaient pas l'aptitude de s'exprimer par eux-mêmes. Ils les protègent comme ci ces derniers avaient besoin d'eux.
Lorsque nous aurons suffisamment évolué pour comprendre que les "minorités" ont la même intelligence, un lot de qualités similaires, des travers identiques aux nôtres, un grand pas sera fait. Ce jour-là, l'antiraciste sera malade d'avoir perdu sa raison d'être, mais nous aurons la paix.
Il y a des gens qui ont un taux de mélanine plus élevés que d'autres, quelle importance ? Pourquoi en faire tout un foin d'un côté comme de l'autre ? On aime, on n'aime pas et ce n'est pas plus grave finalement qu'un histoire de goût.
Ce sont des textes, des cultures qui veulent s'imposer à la nôtre, voire la détruire, un communautarisme qui étouffe les tribunaux et les esprits que je combats, pas un particularisme physique. Je ne crois pas aux races supérieures et je refuse cette idée de race aryenne, de peuple élu, d'une oumma qui est la meilleure des hommes.

Tout le monde semble oublier un élément important de simple bon sens, c'est qu'en colère, nous devenons tous complètement cons, nous avons le comportement modifié. La rage sort sous les coups et les mots.
Qui n'a jamais eu un mot blessant, un geste violent qu'il a regretté dans la foulée. Les races, les religions ne sont pas plus épargnées que le poids, la taille, la famille dans la rixe. Il y a une différence notable entre le raciste qui a sa collection de croix gammées bien cachée dans le tiroir de sa chambre, qui rêve d'extermination sémite et tzigane, le bétari, le membre des Black Panthers ou le blanc, le juif, l'arabe, le noir qui va dans une bagarre, une dispute dire des mots cruels. Je suis surpris que des juges ne tiennent pas davantage compte de notre nature humaine.
L'agression, l'indifférence, l'amour font partie de notre chemin, nous faisons avec ce que la vie nous envoie et c'est très bien ainsi.
Si j'avais du avoir dix mille euros chaque fois qu'un logement me fut refusé parce que je n'ai pas de parents se portant caution ou chaque fois que lors d'affrontement physiques ou verbaux, je me fis traiter de bâtard ou de fils de pute parce que de père inconnu, je jouerais aujourd'hui au golf avec mademoiselle Onassis.
Je ne me vois pas créer une association pour cela, revendiquer des droits que d'autres n'auraient pas, aller pleurer des seaux dans les médias. C'est la vie avec ses épreuves et ses récompenses.
Il nous faudrait vite sortir par le haut maintenant de la spirale, rompre brutalement avec cette dérive sociétale avec du courage et de la fermeté dans l'amour avant que nous ne soyons obligés d'appartenir à des clans qui s'affrontent dans le tribalisme. Nous appartenons à une République une et indivisible et ce sont ses valeurs qu'il y a lieu de défendre. Nous avons des droits et des devoirs les uns vis-à-vis des autres et il n'y a pas à céder une pouce de terrain, il y en a même à reconquérir.

Julien

Bravo pour cette note. L'antiracisme a conduit à un phénomène que vous décrivez très bien, une manie de notre époque : dès lors qu'une personne appartenant à une minorité (religieuse, ethnique ...) est victime d'un incident, cette personne est présumée être une victime du racisme. Ajoutons que les Français blancs de peau ne peuvent bien sûr pas se prévaloir de cette présomption, ce qui les prive du secours de ces vénérables défenseurs des droits-de-l'homme-pas-blanc que sont SOS racisme, le MRAP etc... Cet antiracisme de panique, comme vous le désignez, outre qu'il empêche de voir le racisme là où il est vraiment, est en plus la source d'un racisme à l'envers.
Tout cela me rappelle une anecdote : mon oncle grondait mon cousin pour avoir frappé un arabe, et mon cousin lui répondit : "j'ai pas frappé un arabe, j'ai frappé un con!"

le déserteur

@ UDD

Ce qui est curieux c'est que votre commentaire, UDD, sent, lui vraiment, très mauvais. Mais la bêtise ne me choque plus. C'est son odeur fétide qui me gêne.

edgar

Je crois que vous n'avez pas du voir les images de Baros. Il aurait dû recevoir un carton rouge immédiat.

Vous savez, ce qui arrive normalement quand on enfreint une règle !

Udd

Mais alors, ce geste de Baros, que signifie-t-il ?
Il signifie que les noirs puent, c'est limpide.
Pas d'extravagance donc à être choqué et à réagir.

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