A l'exception d'une minorité d'excités et d'énergumènes, la société française accepte le bien-fondé et la légitimité d'un socle républicain minimal : respect de la loi, tolérance, nécessité d'intégrer ceux qui le désirent vraiment, refus du racisme, laïcité bien comprise. Un humanisme adapté à la quotidienneté, sans grands mots ni principes ronflants mais une sorte de code du vouloir et du savoir-vivre ensemble.
Je ne crois pas, sur ce plan, me bercer d'illusions. C'est peu mais c'est déjà beaucoup que cette adhésion à quelques règles basiques. Celles-ci n'imposent pas d'aimer son prochain ni de dorloter autrui mais de les traiter avec une neutralité au moins polie.
Mais qu'on ne s'y trompe pas, pour faire admettre l'essentiel que je viens de rappeler il convient de ne pas jeter un certain type de langage sur le feu, de ne pas provoquer, par l'excès, une réaction inverse qui risque d'être elle-même démesurée.
On est revenu des vieilles lunes et des catéchismes démocratiques. Bernard Stasi, dont le courage m'a toujours plu, a écrit il y a longtemps un livre pour décrire l'immigration comme "Une chance pour la France". Exprimée de la sorte, cette incantation était déjà vide de sens à l'époque. Aujourd'hui, elle devient carrément absurde.
Aussi, lorsque Dominique Voynet la reprend à La Courneuve ou que Ségolène Royal vante avec lyrisme "la France métissée" en célébrant le bonheur d'un tel mélange et en nous renvoyant, à nouveau, aux horreurs de l'esclavage, on se demande si la formulation de ces valeurs n'est pas à ce point caricaturale, outrancière, naïve qu'elle ne va pas aboutir à une révolte contre ce qu'elle prétend nous vendre. Qui peut encore soutenir aujourd'hui, avec ce style, que les problèmes résultant de l'immigration et auxquels tous les politiques sont confrontés, et les citoyens avec eux, représentent une merveille pour la France et une assurance de tranquillité et d'harmonie pour notre pays ?
Il est des mots qui ne passent plus et font mal au travers de l'esprit. Pour corriger une réalité qui n'est pas assez morale, on veut faire la morale à la réalité. Cela tourne à la catastrophe. Il faut savoir le dire autrement. Il faut inventer un langage, une expression qui ne rendent pas ridicules les valeurs auxquelles presque tous, tant bien que mal, nous nous accrochons.
Il faut relooker l'humanisme. Cela impose, d'abord, de cesser de se gargariser le coeur avec ce devoir ressassé de mémoire et de repentance qui satisfait le goût pervers pour le masochisme des démocraties qui ne croient plus trop en elles.
Il faut des mots nouveaux sur les belles exigences et pensées anciennes. Sinon, on oubliera celles-ci. La démocratie, aussi, a le droit d'être in.
"La vraie question pour moi c'est : suis-je capable de me regarder en face et voir ce qui ne me plaît pas (mes démons), combattre la bête qui veut ce que je ne veux pas ?"
faut voter Sarko car si tout le monde hésite , IL risque de ne pas être !
être ou ne pas être , se demandait le peut plier !
naître ou ne pas naître se demandait le natif de la Vierge - à juste titre , donc - !?
perso le doute m'habite et ce depuis bien avant Desproges !
sinon j'ai pris un peu de recul côté net net : juste un petit repas sage chez monsieur Bilger , mon maître des colles fortes préféré pour ne pas être en manque !
alors à après le premier tour ( Sarko-JMLP , MES "RG" m'ont causé la nuit dernière )
et une pensée pour toutes icelles et tous ceux qui seront déçu(e)s par ce résu , ici négatif et là positif voire dévissez Versace selon le côté ou on se tourne pour dormir puiqsqu'en fait est là le voeu pieux de chaque candidat : pourvu que MON électorat dorme bien , une fois MOI élu du petit peuple !
ps : au fait , vous préférez quel côté pour dormir , vous ?
moi c'est le côté droit !
Sissi et ce face à mon destin puisqu'à cause de mon dos ré mi facile (?) je ne puis plus dormir sur le ventre , ma su-père position préférée !
voili voilou , l'OVNI a trépassé par là !
à bientôt !
pps : bises déglochidées tendrement à Dame Véronique que je continue à lire en douce ( justement :-)
à bientôt , donc !
Rédigé par : cactus surréaliste à Dali | 17 avril 2007 à 18:13
Bonjour,
La vraie question pour moi c'est : suis-je capable de me regarder en face et voir ce qui ne me plaît pas (mes démons), combattre la bête qui veut ce que je ne veux pas ?... Le reste est bagatelle. Car si on arrive à ce point de responsabilité individuelle, à ce point de maturité, il me semble qu'on va à l'essentiel. L'humanisme passe par cet effort de réalisme, à commencer par soi et ses vieux démons.
Car c'est de ce regard responsable que l'on pourra faire avancer ensemble ce qui ne va pas. Au lieu de se perdre dans des combats de chapelle ou de disputes stériles où personne ne s'écoute... pour moi, l'essentiel est à mon petit niveau, dans mon quotidien professionnel, familial, social...où je sème par des actes tout petits des choses auquelles je crois... le reste je n'y rentre pas.
L'humanisme pour moi part de là. Bien à vous.
Rédigé par : dali | 17 avril 2007 à 13:55
Non, Citoyen ignare, je n'ai pas fait moi-même les questions et les réponses, je réagissais à ce que vous avez écrit : "D’un point de vue géostratégique, l’apparition d’une France à majorité musulmane bouleverserait les données. Le fait que les musulmans prennent à terme le contrôle de la cinquième puissance mondiale avec sa force nucléaire entraînerait le risque d’un renversement d’alliance avec les pays anglo-saxons." "L’islamisation ne se cantonnera pas à la France, elle se poursuivra en Europe, comme les Frères musulmans le prévoient, et la France ne serait que le premier maillon d’une série de pays européens à se transformer en pays musulman, d’autres Etats la suivront : la Belgique, les Pays-Bas et l’Allemagne sont les mieux placés pour connaître, eux aussi, ce scénario. Dans cette perspective, l’Union européenne s’ouvrirait non seulement aux Turcs, mais aussi aux pays du Maghreb et de l’Afrique du Nord : l’Eurabia deviendra ainsi une réalité concrète et signera la fin de la civilisation occidentale en Europe."
Je pense sincèrement ne pas avoir déformé vos propos dans les extraits de mes posts que vous citez ... Vous parlez d'une future Fance à majorité musulmane, phénomène qui selon vous atteindra d'autres pays européens. Et vous attribuez cette propagation aux Frères musulmans ... Alors, oui, je vous demande : vous croyez vraiment à l'avènement prochain d'une République islamique de France ? Permettez-moi de vous dire que c'est de la pure science-fiction. Le monde musulman n'est pas à l'aube d'une expansion territoriale, et les 6 millions de musulmans de France n'envisagent pas de coup d'Etat, à ce qu'il semble.
Rédigé par : Julien | 17 avril 2007 à 13:21
"Tout le monde le sait : j'irai voter Royal et je crois qu'elle gagnera et même haut la main
Certains se basent encore sur les sondages mais je pense que certains ( Bayrou et Sarko ) tomberont de très haut
... plus dure sera la chute ... mais pour qui ?"
a écrit Ségo le 10 avril...
puis,
"même si je pense qu'il n'y aura pas de surprise et que SR et NS seront au 2e tour assez facilement devant JMLP et FB en 4e
mais ça c'est mon sondage à moi ..."
...le 16 avril...
On ne peut que se féliciter qu'en choisissant d'intégrer l'Ecole Nationale de la Magistrature plutôt que l'Institut d'Etudes Politiques, notre Julien Sorel fasse ainsi preuve d'une salutaire lucidité, la finesse de son analyse politique ressortant plus du Café du Commerce que des amphis de la rue Saint Guillaume...
On espère pour lui -et pour nous- que la collégialité lui permettra ,"en frottant et limant sa cervelle contre celle d'autrui" d'éviter de futurs Outreau et autres dérapages judiciaires...On l'invitera à relire, dans le "Discours de la méthode", les chapitres consacrés au doute...
Rédigé par : sbriglia | 17 avril 2007 à 10:11
@ Julien
"Alors c'est ça : la France est victime de l'islamisation rampante ... Je ne connais rien de plus ridicule que cette fiction angoissante qu'agitent avec un profit politique évident certains populistes de droite. Les 6 millions de musulmans veulent prendre le pouvoir ? Ils imposent leur loi aux bons petis blancs de français ? Bientôt la République islamique de France ?
L'auteur de ce blog insiste souvent sur la nécessité de regarder la réalité en face. Et bien, regardons-là."
Jamais réponse n'a été aussi facile...
Vous avez fait vous-même les questions et le réponses.
Pour la réalité objective, sans parti pris, il vous suffit de lire mes posts avec plus d'attention.
Rédigé par : Citoyen ignare | 17 avril 2007 à 08:16
Mon pronostic ne vient d'aucun sondage, d'aucune envie particulière. C'est ce que je déduis en me promenant à travers toutes les couches sociales ou professionnelles et en écoutant.
Il n'y a rien de scientifique là-dedans, c'est simplement ce que je sens dans l'air, ce que mon bon sens me dicte.
Certes, la France a ses particularismes régionaux, les grandes villes ont des cultures divergentes et la ligne Thionville, Metz, Nancy ne saurait représenter toutes les couleurs et influences à elles seules.
Le filtre médiatique qui s'est élargi, ayons la bonne volonté de lui rendre cet hommage, floute certainement aussi des aspects non négligeables...
Vivement le mois prochain que tout ceci soit fini et que nous sachions, mais aussi que nos pensées se focalisent sur un ou des autres sujets.
Rédigé par : Ludo Lefebvre | 17 avril 2007 à 00:55
@ julien,
je suis totalement d'accord avec vous à propos de votre dernier post
J'ai toujours du mal avec ces personnes qui diabolisent l'islam comme le fait citoyen ignare et surtout, et c'est plus grave, comme le font NS ou JMLP
Messieurs : tous les maux de la France n'ont pas comme origine l'immigration
C'est un peu la solution de facilité qui évite de poser les vraies questions
Eh non, le musulman de base n'est pas un égorgeur de mouton réduisant les femmes à l'esclavage et venu coloniser la France dans une forme d'épopée islamiste
Si certains sont choqués de la construction de mosquée ou de lycée musulman : ces mêmes personnes ne sont pas choquées de la présence d'écoles catholiques ou juives ; elles ne sont pas non plus choquées de trouver sur leur territoire des lieux de prière pour tout type de croyance
Pourquoi les musulmans seraient la seule religion de France a ne pas avoir ces lieux de culte et ses écoles ?
La laïcité et la démocratie : ce n'est pas : "tout sauf les musulmans"
Et justement : repousser cette religion, les traiter comme des parias, l'ignorer : c'est justement ce qui alimentera les discours les plus radicaux et qui favorisera l'émergence d'une islamisation radicale et certainement pas le contraire
@ citoyen ignare,
pour en revenir au sondage des RG : il ne faut pas oublier de rappeler que ces mêmes RG s'étaient en 2002 complètement plantés
Mais moi j'ai d'autres sondages et toujours sur le Nouvel Obs avec 121654 votants : à la question pour qui voteriez-vous au 1er tour : 41% pour SR; 38% pour FB; 10% pour NS et 3% pour JMLP
Quant au dernier sondage TNS-Sofrès: il donne NS avec 30% et SR avec 26% tandis que FB arrive à 17% et JMLP à 12%
Mais bon les sondages : d'où ils viennent ne veulent absolument rien dire
On ne saura que le 22 avril à 20H
même si je pense qu'il n'y aura pas de surprise et que SR et NS seront au 2e tour assez facilement devant JMLP et FB en 4e
mais ça c'est mon sondage à moi ...
Rédigé par : Ségo | 16 avril 2007 à 18:44
La chrétienté a beaucoup gagné en spiritualité grâce au combat gagné de 1905.
L'Islam ne pouvant se réformer dans une triangulaire où Dieu, politique, droit sont indissociables, où la conquête des terres païennes est le but avoué sans renoncement. Il est contradictoire aux textes qu'une notion d'amour inconditionnel se mette en place dans cette théologie.
Attendez et vous verrez, je n'ai ni l'âme d'un prêcheur, ni celle d'un militant et j'ai d'autres choses à faire.
Je n'ai plus rien à ajouter à mes nombreux propos, il n'y a, de toute façon, pire sourd que celui qui ne veut entendre.
Je ne veux plus à titre personnel rester dans ce disque rayé et j'eusse préféré que les campagnes s'orientent sur le logement, l'emploi, la formation, la justice, l'économie, que sur les troubles dans lesquels je me suis laissé piéger.
L'idée de nation, de fermeté pour plus de liberté, de paix me semblait un grand rassemblement, une brisure d'un individualisme néfaste, une réconciliation possible, un apaisement des tensions, un évitement aux affrontements.
J'ai vu, ce matin, une vidéo pro-palestinienne, anti-sioniste pro FN, je pensais que c'était des gens qui luttaient contre le communautarisme généré par les associations, qui avait compris l'essentiel. La démonstration est autre, aussi je ne soutiens plus que mon idéologie individuelle et je refuse cette compromission-là.
Me refusant un parti pris ethnique, qu'il soit pro-arabe ou pro-juif.
Je suis donc à nouveau sans chapelle mais en accord avec mes refus.
Si des gens de l'UMP, du PS, du Front, de la LCR veulent des duels juifs-arabes, riches-pauvres, homo-hétéro, laïcs-croyants, blancs-noirs, qu'ils s'acharnent là-dedans, sans moi, je ne participe pas à ça. Il est hors de question que je trahisse mes convictions.
"Ils ne me méritent pas".
Rédigé par : Ludo Lefebvre | 16 avril 2007 à 18:32
Bénévole, je passe depuis plusieurs années des soirées dans un centre social à aider dans leurs devoirs des enfants et adolescents de la 8e au BTS en différentes matières.
Je précise qu'il s'agit de 60% de maghrébins, 30% d'africains du Sénégal et du Mali pour l'essentiel et 10% de "français de souche"
Ces jeunes viennent volontairement ou plutôt envoyés par leur mère, le père ayant souvent disparu.
Je constate que les filles d'origine maghrébine "en veulent" ce qui n'est pas le cas de leurs condisciples noires.
Je constate que, chez les garçons, c'est plutôt l'inverse.
Souvent, en dépit de bons professeurs et de remarquables manuels, je sens un manque d'ambition et de volonté d'apprendre.
Beaucoup viennent chercher la solution à leurs devoirs et ne font guère d'efforts, préférant chercher sur Internet !!!
Certains, tout de même, brillent par leurs connaissances et cela est bien réconfortant pour tous ces bénévoles qui sont eux aussi blacks, blancs et beurs des deux sexes.
Je ne prétends pas tirer la moindre conclusion à partir d'un échantillon aussi resteint mais je "sens" que si ces "aides aux devoirs" se multipliaient et si les professeurs de primaire et de secondaire voulaient bien consacrer deux à trois heures par semaine à ce bénévolat (ce qu'ils se refusent apparemment à faire), une grande partie du problème d'intégration serait en voie de solution.
Mais les Français veulent-ils agir ou passer leur temps à disserter sur les difficultés inévitables des mouvements de population sud-nord.
PS: Bien que situé dans une zone de relativement non droit, le parking où je me gare près du centre social n'a pas fait l'objet de dégradations.
Rédigé par : mike | 16 avril 2007 à 18:07
Une chance pour La France !
Tout d'abord, je pense et j'espère qu'un certain nombre d'immigrés sont conscients qu'ils ont de la chance d'être en France.
C'est vrai aussi que les Zidane, Platini, Marie Curie etc .... sont une chance pour la France mais pourquoi sont-ils aussi peu nombreux !
Et pourquoi tous ceux qui échouent (bien aidés par l'idéologie de gauche) ne remettent-ils jamais en cause leur responsabilité personnelle, c'est ça la vraie question, comme dirait Marchais.
Rédigé par : Duret | 16 avril 2007 à 14:32
L'immigration est juste une contrainte : il est impossible de garder les frontières. En faire une chance et non pas un désastre, voilà le rôle des politiques.
Pour que ce soit une chance, il nous faut accepter que la France de demain soit très différente de celle d'aujourd'hui, en pesant pour que cette "nouvelle société" fasse vivre quelques traits qui nous font aimer ce pays, ceux qui nous sont le plus chers ; mais préparons-nous à abandonner beaucoup, et rappelons-nous que ce n’est pas la première fois qu’un peuple renonce à des pans entiers de sa culture.
Jean-Marie
Rédigé par : Jean-Marie | 16 avril 2007 à 13:14
Alors c'est ça : la France est victime de l'islamisation rampante ... Je ne connais rien de plus ridicule que cette fiction angoissante qu'agitent avec un profit politique évident certains populistes de droite. Les 6 millions de musulmans veulent prendre le pouvoir ? Ils imposent leur loi aux bons petis blancs de français ? Bientôt la République islamique de France ?
L'auteur de ce blog insiste souvent sur la nécessité de regarder la réalité en face. Et bien, regardons-là.
Tout le monde s'indigne lorsqu'un gynécologue se fait tabasser par un musulman illuminé, fou furieux que sa femme se soit fait examiner par un médecin homme ; tout le monde prend la défense du philosophe Redeker lorsqu'il critique (grossièrement) l'islam ; la construction de mosquées ou celle d'un lycée musulman (comme ce fut le cas récemment à Lyon) s'inscrivent tous deux dans le cadre de l'exercice de droits reconnus par la République ; Charlie Hebdo obtient gain de cause dans l'affaire des caricatures ; la France prend une loi pour interdire tous les signes religieux à l'école, notamment le voile ... Sont-ce là des signes d'une islamisation de la France, d'un recul de l'Etat de droit ?
La réalité, la voici : nombreux sont les Français "de souche" qui ne supportent pas que l'islam soit visible en France, c'est tout. C'est cela qu'on appelle l'islamisation de la France : la visibilité de l'islam.
Je ne prétends pas atténuer certains problèmes que pose l'islam en France. Ils sont connus : les violences faites aux femmes, le prosélytisme parfois virulent de certains imams ... ; il y a des musulmans obscurantistes, ennemis des valeurs de la France. Il y a un activisme dangereux de la part de certains musulmans. Mais il n'est pas possible de réduire la population musulmane, des gens paisibles pour la plupart et qui ne demandent qu'à vivre en paix, aux gesticulations de quelques excités et de la considérer ipso facto, du seul fait de son existence sur le territoire français, comme une menace ou une nuisance pour cette dernière.
Rédigé par : Julien | 16 avril 2007 à 13:09
Prenons l'un des problèmes de l'immigration, le plus simple, le plus basique, celui de la concentration de la population originaire d'Afrique (aucun sous-entendu raciste dans cette formule) en un lieu déterminé ; c'est une des données du communautarisme.
1) Aucune loi, aucun renforcement de la surveillance aux frontières n'empêcheront des malheureux chassés par la faim de tenter l'aventure de l'exil quels qu'en soient les risques.
2) Où peuvent aller ces immigrants sinon là où ils auront une chance de trouver un minimum d'accueil, c'est-à-dire auprès de compatriotes ou auprès de coreligionnaires de préférence au 7ème arrondissement de Paris.
3) L'évolution démographique de telles communautés sera-t-elle sans effet sur le tissu social ?
4) Il y a encore 50 ans, les banlieues nord et est de Paris étaient baptisées du nom de ceinture rouge. Peut-on ne pas réfléchir au qualificatif ?
Il me semble hasardeux de dire que l'immigration est une chance sans argumenter au-delà.
Rédigé par : Peroixe | 16 avril 2007 à 11:07
Monsieur s'était mis en tête de fabriquer un nouveau dictionnaire.
Il ne voulait plus de ces mots qui ne laissent que parler le coeur et finissent par brûler les cervelles.
Et je songeais à que ce qu’avait dit cet insupportable Monsieur Le Pen au sujet des grands-pères du Monsieur Sarkozy.
Nicolas accéderait peut-être à la fonction suprême.
Alors je me surprenais à croire que, dans cette hypothèse, Monsieur ne manquerait pas, je le pressentais, de penser, que tous comptes faits, l’immigration était une chance pour notre pays.
Rédigé par : Véronique | 16 avril 2007 à 11:05
Info ou intox?
Il semblerait que les Pronostics de Mr LEFEBVRE se confirment. C'est également ce que nous disions dimanche à table en famille.
Une enquête des Renseignements généraux donne Nicolas Sarkozy en tête devant Jean-Marie Le Pen et François Bayrou au coude à coude, peut-on lire sur http://www.nouvelobs.com, à moins de dix jours du scrutin.
Ce sondage a été réalisé "sur un échantillon de 15.000 personnes sur tout le territoire français", selon le site de l'hebdomadaire. Les RG régionaux ont fait remonter des informations sur le vote du premier tour et ces informations ont été "centralisées cette semaine par une cellule d'une dizaine de fonctionnaires", précise le magazine réputé à gauche.
Rédigé par : Citoyen ignare | 16 avril 2007 à 09:15
L'"imigration est une chance"?
Effectivement, l’histoire du mouton qui finit dans la baignoire n’est pas un mythe. Et pas seulement...
J’ai souvent entendu que « l’immigration est une chance ». Une chance pour qui ?
Il faudrait que les génies genre O. Besancenot ou Arlette, et même Ségolène, expliquent enfin a l’ignare que je suis, en quoi j’ai de la chance d'avoir des immigrés chez moi, qui me coûtent 50 milliards par an et qui en échange ne m'apportent que des problèmes. D’avoir des lois qui m’interdisent de riposter, quand je suis atteint dans ma dignité par des comportements racistes et arrogants, (le racisme n’est pas toujours ou l’on croit) agressé dans les trains ou métro. L'Etat est en charge de la sécurité de ses citoyens...Si je dois éviter d’aller dans certains endroits de mon pays, constater tous les jours a la TV des crimes ou des violences faites par les « jeunes », dont systématiquement on nous cache les noms, je subis en plus la violence de l'Etat. De quel droit on m’impose de me taire et baisser la tête ? Faire semblant de ne rien voir, car on m’a déjà culpabilisé par avance, au cas où j'aurais l'idée de m'insurger de la violence qui m’est faite et, immanquablement on me traitera de raciste. Y a –t-il une loi qui interdit d’aimer son pays avec ses valeurs ? Sommes-nous encore dans un Etat de droit ? On peut dire que le travail de sape des valeurs de notre pays par les illuminés de la gauche porte ses fruits aujourd’hui. Ce n’est apparemment que le début d’un phénomène bien réel devenu incontrôlable, par la couardise des uns, l’angélisme des autres, et le laxisme général. Pendent ce temps la tâche prend de l’ampleur. Cela ne peut que mal ce terminer. En plus de cette violence, il y a la violence lancinante, faite au peuple français par ses élites, dans le seul but de satisfaire l’ »Euro-égo » mégalo des exigences criminelles des parasites de Bruxelles sur le sujet. Imposer à tout prix au peuple ce dont ils ne veut pas, cela peut s'avérer très dangereux. Déjà oublié le 21 avril et le référendum qui a été un fiasco, dont la perspective de l’entrée de la Turquie dans l’Europe n’est pas étrangère
D’un point de vue géostratégique, l’apparition d’une France à majorité musulmane bouleverserait les données. Le fait que les musulmans prennent à terme le contrôle de la cinquième puissance mondiale avec sa force nucléaire entraînerait le risque d’un renversement d’alliance avec les pays anglo-saxons. Si les relations entre la France et les Etats-Unis ont connu des crises, les mêmes principes démocratiques et les mêmes valeurs culturelles leur permettaient de surmonter ces crises et de rester alliés. Ce ne sera plus forcément le cas si la France devient majoritairement musulmane.
L’évolution de la politique française vis-à-vis de la situation au Proche-Orient serait inéluctable. Une France musulmane ne pourrait qu’accentuer une politique étrangère déjà pro-arabe.
L’anti-américanisme qui s’est développé en France ces dernières années ne devrait pas rendre très difficile ce retournement d’alliance dans une opinion déjà conditionnée par les médias à voir dans les Etats Unis les causes des maux de ce monde.
L’islamisation ne se cantonnera pas à la France, elle se poursuivra en Europe, comme les Frères musulmans le prévoient, et la France ne serait que le premier maillon d’une série de pays européens à se transformer en pays musulman, d’autres Etats la suivront: la Belgique, les Pays-Bas et l’Allemagne sont les mieux placés pour connaître, eux aussi, ce scénario. Dans cette perspective, l’Union européenne s’ouvrirait non seulement aux Turcs, mais aussi aux pays du Maghreb et de l’Afrique du Nord: l’Eurabia deviendra ainsi une réalité concrète et signera la fin de la civilisation occidentale en Europe.
L’avenir de la France se jouera dans les trente prochaines années parce que l’islamisation s’inscrit plus dans son avenir que dans son présent. Sa survie dépendra de la capacité des responsables politiques français à avoir le courage de reconnaître le danger et à avoir la volonté de le combattre. Le pays où vivront nos enfants et nos petits-enfants aura un visage différent selon que cette volonté existe ou non.
Sommes-nous encore une démocratie et un Etat de droit ? La question reste posée.
Rédigé par : Citoyen ignare | 16 avril 2007 à 08:42
L'immigration n'est pas une chance pour la France mais une obligation... Et c'est d'abord ce qu'il faudrait dire aux Français qui en comprendront vite la nécessité si des actuaires remplaçaient quelques minutes les politiques au micro pour évoquer leur retraite.
Rédigé par : Bulle | 16 avril 2007 à 05:54
Certes, l'antisarkozisme primaire qui s'exprime de plus en plus est risible. La fascisation de Sarkozy est un procédé que certains ( P. A. Taguieff ) incitent même à qualifier de stalinien.
Mais s'il faut dénoncer la diabolisation lorsqu'elle vise Sarkozy, il faut aussi la dénoncer lorsqu'elle est son fait. Réduire les six millions de musulmans à des égorgeurs de moutons, des exciseurs et des polygames comme il le fait relève du terrorisme intellectuel de même que tenter de le faire passer pour un fasciste.
Rédigé par : Julien | 16 avril 2007 à 01:09
Le mouton ramené chez soi le jour de l'Aïd el khebir et égorgé dans la baignoire n'est pas un fantasme de monsieur Sarkozy. La réalité est suffisament probante pour qu'il n'ait pas besoin d'inventer.
Je n'aime pas la façon dont on se permet de parler à cet homme, tout ce qui est déformé dès qu'il s'exprime, la fusion de deux remarques pour deux faits dans deux lieux, de passer les racailles au Karsher, est la plus signifiante.
J'ai encore entendu à Canal + la façon dont ce qui est qualifié de jeunes, s'adressent à lui. Ce n'est pas un copain de la rue, mais un homme politique, un de nos représentants.
Nous n'en avons pas fini avec ceux qui aiment à se taper sur la poitrine, sur le déni de réalité... Ce n'est, bien sûr, pas l'intellect qui bloque, juste le regard d'autrui à mon avis.
Je pense que nous allons assister à un second tour entre monsieur Le Pen et monsieur Sarkozy et que ce sera ce dernier qui sera élu.
Il fut bien que le communautarisme, le ressentiment silencieux, le non-dit ne soient pas la clause principale du contrat électoral, mais que ce fut le Droit, l'économie, le social, le logement qui prennent le coeur du débat.
Monsieur Sarkozy aura, je l'espère, à coeur de légiférer, d'entrer à nouveau dans les quartiers comme il le fit courageusement, il y a encore quelques temps.
Un fait est certain, c'est qu'il est encore plus détesté, diabolisé que monsieur Le Pen dans les quartiers. Seuls leurs deux affiches sont déchirées ici sur les panneaux d'affichage électoraux.
Cette nomination présidentielle ne va pas faire plaisir aux voyous et ce ne sera pas sans heurts.
Entre les deux tours, il y aura à nouveau, ce que Philippe Muray nommait avec son brio : La quinzaine anti Le Pen. Puis à l'élection prévisible de Nicolas Sarkozy viendront de grandes émeutes, des rapports de force entre les bandits et leurs idiots utiles qui n'ont plus l'habitude qu'on perturbe leurs commerces et celui qui a décidé de ne plus les laisser faire.
C'est par le Droit, la dignité que la chienlit doit cesser; qu'une paix va s'instaurer à terme.
Rédigé par : Ludo Lefebvre | 15 avril 2007 à 22:10
Nombre de Français, depuis la nuit des temps, se sont expatriés pour survivre, leurs neurones ont pris le large ; ils ont ainsi appris que la France, c'est beaucoup plus qu'un hexagone presque invisible sur une mappemonde. Ce qui ne les empêche pas d'aimer leurs clochers et de respecter leurs ancêtres.
Un catholique romain de base comme je suis n'a pas d'atomes crochus avec un milieu politique où certains intégristes Lefebvristes - de la Fraternité St Pie X et non de ce blog - et des paganistes celtisants prêchent de concert un rejet de l'étranger en contradiction absolue avec le message des Évangiles, des Pères de l'Église et de tous les théologiens ultérieurs.
Sulpicianisme ? Peut-être ! Humanisme ? Sûrement au sens malrucien - in "Les voix du silence - si l'humanisme c'est dire : "nous refusons ce que la bête en nous veut ..."
Rédigé par : Parayre | 15 avril 2007 à 21:56
"Mais qu'on ne s'y trompe pas, pour faire admettre l'essentiel [...]il convient de ne pas jeter un certain type de langage sur le feu, de ne pas provoquer, par l'excès, une réaction inverse qui risque d'être elle-même démesurée."
Votre phrase a un "double sens" évident et il me serait agréable que vous l'explicitiez et que vous précisiez au regard de cette dernière "les problèmes résultant de l'immigration et auxquels tous les politiques sont confrontés, et les citoyens avec eux " .
L'étranger est peut-être un ami que nous ne connaissons pas encore ...En toutes hypothèses, il ne saurait être un ennemi pré-défini car né ailleurs !
Rédigé par : Parayre | 15 avril 2007 à 20:19
"Qui peut encore soutenir aujourd'hui, avec ce style, que les problèmes résultant de l'immigration et auxquels tous les politiques sont confrontés, et les citoyens avec eux, représentent une merveille pour la France et une assurance de tranquillité et d'harmonie pour notre pays?"
Je suis d'accord. Mais lorsque je lis de tels propos, ou lorsque j'entends Nicolas Sarkozy faire la leçon aux immigrés, j'éprouve toujours une gêne, dont je sais qu'elle n'est pas due à des relents de bien-pensance gauchiste. Je sais qu'il ne suffit pas de célébrer béatement l'immigration pour résoudre les problèmes qu'elle susciste.
A l'inverse, il me paraît tout autant détestable de jeter, même implicitement et subtilement comme le fait Sarkozy, l'anathème sur les immigrés en leur faisant porter la responsabilité de ce qui résulte bien plus d'une impuissance de la France. J'aimerais qu'on dise clairement, une fois pour toutes, que si la politique d'intégration en France est un échec, ce n'est pas forcément dû à un mauvais vouloir des immigrés. J'aimerais qu'on aille au bout du raisonnement et, qu'une fois constaté qu'il y a bel et bien des problèmes liés à l'immigration, on ose dire la vérité, à savoir que ces problèmes ne sont pas systématiquement à mettre sur le dos des immigrés, qui ne sont pour rien dans l'incapacité d'une France en crise d'identité profonde ( comme tout l'Occident ) à s'affirmer elle-même, de son manque de rayonnement qui la prive de tout projet culturel et du laxisme de l’Etat qui a laissé se former des ghettos. S'il est absolument débile de vouloir conjurer les problèmes posés par l'immigration par l'évocations d'images d'Epinal du style la France métissée (foutaises), il est tout aussi stupide de verser dans l'imprécation, et de se contenter de beugler dans des meetings et à la télé que l'excision, la polygamie, le mouton dans la baignoire ( fantasmes ) ne sont pas tolérables sur notre territoire, tout ça pour faire jubiler les beaufs de droite en agitant le spectre du barbare musulman.
Quand entendra-t-on un discours de vérité sur la question, affranchi de toute démagogie ? Quand assisterons-nous enfin à autre chose qu'un affrontement entre deux bien-pensances tout autant abjectes et dangereuses pour le pays ? J'aimerais avoir le choix, en tant qu'électeur, entre autre chose que des gentilles fariboles et des vitupérations xénophobes prenant pour alibi les valeurs nationales, entre la France black, blanc, beur et le Karcher. Mais on sait bien que la nuance, en ces temps de grand barouf électoral, ça ne rapporte pas.
Prions pour qu’un jour la parole politique abandonne la repentance et le mythe du multiculturalisme sans pour autant tomber dans la culpabilisation facile, la virulence dans la dénonciation d’ennemis fictifs, la recherche de victimes expiatoires. Un jour peut-être, la France saura parler à ses immigrés (il est là le problème) sans infantilisme ni complaisance et en les considérant comme capables d'être autre chose que des tueurs de mouton.
Rédigé par : Julien | 15 avril 2007 à 18:01
Combien de fois n'a t-on pas entendu l'antienne "Sarkozy fait peur " ? Les variations de Ségolène ne doivent-elles pas inciter à la prudence ? Dernière en date : après avoir assuré, il y a quelques jours, qu'elle se consacrerait désormais à son programme, elle occupe une bonne partie de ses interventions à des sarcasmes contre son principal adversaire. L'éloge de la France métissée est un propos de circonstance sur lequel elle reviendra. Cet aspect brouillon pourrait réserver quelques surprises si un jour elle accède au pouvoir. Petite histoire comparative :
Il était une fois, dans un lointain pays réputé macho, une femme qui brigua la magistrature suprême. Pour un coup d'essai ce fut un coup de maîtresse. Michelle Bachelet, socialiste elle-même, devint Présidente de la République chilienne à la tête d'une coalition (" concertation", disent-ils) de gauche. Le pouvoir conquis, la dame, avenante, au passé héroïque, à l'allure grassouillette rassurante, se révéla plutôt indigeste pour son entourage. En moins d'un an et deux fournées, sept ministres passèrent à la trappe. Huit très hauts fonctionnaires (dont un ambassadeur) subirent un sort identique. On murmura un terme qui avait fait florès il y a plusieurs décennies : dictablanda (blando,a = mou, molle) en opposition à dictadura, que le pays avait malheureusement éprouvée pendant de longues années sous la férule d'un "momio" (masculin évocateur facile à traduire).
Ségolène avait montré son admiration pour Michelle dès avant son élection. En janvier 2006, plutôt que d'accompagner éléphants et éléphanteaux à la commémoration de la mort de François Mitterrand, pourtant mentor hautement revendiqué, elle avait fait le voyage à Santiago pour la soutenir et récolter peut-être quelques bribes de sa gloire. Sa fiche de voyage - on sait pourtant faire des fiches quand on a préparé l'ENA - omettait de préciser que les voies d'une " callampa " (banlieue-champignon au Chili) n'étaient pas forcément bitumées. Elle s'y aventura en escarpins, ce qui fit sourire quelques autochtones. Néanmoins, le but était atteint : on parla beaucoup de ce voyage et on alla jusqu'à trouver l'idée géniale.
L'admiration pour la candidate élue ne paraît pas avoir faibli malgré une nette baisse de popularité de celle-ci et quelques tacles discourtois de son prédécesseur, socialiste lui aussi. Au total, cependant, la méthode ne devrait pas déplaire à la représentante du PS. Et qui peut croire qu'elle sera plus accommodante que son modèle si elle est élue ?
Candidats ministres, hauts fonctionnaires qui croyez qu'aujourd'hui on va à la soupe du pied gauche, prudence ! Le perdant-perdant existe aussi...
Post...scriptum : Blog, espace de liberté incomparable avait écrit (c'est le sens) notre hôte il y a déjà longtemps. Liberté pour le blogueur dans le choix et la forme du sujet, liberté pour les commentateurs. Pour ces derniers, quel bonheur parfois, quel défoulement toujours, de vagabonder autour (voire assez loin comme c'est mon cas aujourd'hui) d'un sujet sérieux proposé comme thème de réflexion, de surcroît d'une élégance de style enviable.
Rédigé par : Peroixe | 15 avril 2007 à 16:20
Combien de fois avons-nous fait amende honorable pour tout ce qui concerne notre histoire ?
Je dirais collectivement ou individuellement plusieurs fois par jour depuis des années.
Chez les professionnels du péché historique du genre de Besancenot, madame Verges... Il n'est jamais énoncé Louis IX créant la soupe populaire, le général instaurant la sécurité sociale, Raymond Barre taxant les plus fortunés de l'I.S.F, pas plus que nos victoires dans les batailles épiques, notre pays qui fut un jour la plus grande puissance au monde. Fi de La Fayette, de nos prix Nobel, de nos grands inventeurs, peintres, musiciens et architectes.
Personne ne semble remarquer que notre passé, au moins deux fois millénaire nous est toujours exposé sur l'affaire Dreyfus, la régime de Vichy, l'esclavage, la colonisation, les trois dernières bavures policières, la révolution française, trois philosophes du XVII ème et les droits de l'Homme. Nous sommes des millions de fois bien plus que tout cela.
Je ne nie pas et je ne me réjouis pas de ces moments honteux. Alors que mes nombreux interlocuteurs savent que l'on peut parler des sujets évités avec moi, jamais je n'ai entendu qui que ce soit, y compris des gens brûlés en sorcellerie dans les médias, me dire qu'il voudrait que l'on ait des colonies, des esclaves, qu'il serait bien d'exterminer les juifs... Je n'ai pas encore rencontré cet individu. Je ne dis pas qu'il ne mijote pas dans son jus quelque part, au niveau de la diversité des pensées, il doit y en avoir de ce type, mais elles sont bien cachées ces idées-là et à mon regard trop peu nombreuses pour faire une opinion collective.
Nous sommes le seul pays à ne jamais avoir basculé dans le fascisme, nous sommes la seconde terre d'accueil après les USA, malgré notre petite superficie, une personne arrivant en nos lieux se voit obtenir automatiquement les soins, le gîte et le couvert. Personne ne meurt de faim en France, il n'y a pas eu de crime antisémite sur ce sol, excepté celui d'Ilan qui fut fait par des étrangers ivoiriens et autres, depuis la seconde guerre mondiale, pas de ratonnades depuis une bonne vingtaine d'années et sans cesse pourtant l'injure ignoble fuse, la culpabilisation s'entretient.
On fustige ce vieil homosexuel sympathique de Renaud Camus parce qu'il remarque que dans une émission culturelle, où il fut invité, il n' y avait que des juifs, puis c'est le vénérable René Clair, Régis Debray qui passèrent sur le billot, on coupe des morceaux d'articles, on crée des preuves, on détourne la mise en garde de Soral en le piègeant pour ne faire passer que les mots violents hors du contexte et ce qui fut émis en amont comme message. Tous les moyens semblent bons pour trouver son Adolf perso, sa petite guerre sans risque.
Pour être le raciste choisi, il va de soi, qu'il faut être occidental, français de souche, catholique est encore mieux. Car il est évident que cette valeur n'est que française, les autres sont victimes et jamais coupables du moindre mal, surtout pas celui-ci.
Clark, la tête à claque, championne incontestée du procès en sorcellerie peut vomir sur tout ceux qui pensent différemment d'elle, il n'empêche que rien ne peut m'enlever de constater que c'est une idiote et qui en plus n'est pas utile pour reprendre l'expression de Lénine, mais nuisible...à notre bien-être commun. Bien-être commun, paix civile qui lui semble être bien peu à comparer de son nombril qui doit contenir le plus gros diamant du monde pour qu'elle le contemple avec tant d'énergie.
Qu'on me montre également celui qui pense encore que les blancs sont une race supérieure. Qui est encore assez con pour avoir un tel constat scientifiquement stupide ?
Avoir trois vérités de retard est une bonne porte pour fuir celle du moment.
Votre billet est un drapeau de la vérité, un exemple de bon sens, de réalisme, d'intelligence.
Si vous avez le coeur bien accoché voici un lien où le contraire est énoncé, où nous voici à nouveau depuis 1981 le ventre fécond de la bête, le pays de l'horreur. Vous aurez reconnu la prose tout en scories du philosophe qui fait l'objet de nombreux de vos billets doux. Si ça ce n'est pas du racisme...
http://www.dailymotion.com/related/2822771/video/x1oid0_bhl-interview-23/1
Rédigé par : Ludo Lefebvre | 15 avril 2007 à 15:03
Ce qui est troublant, c'est qu'il semble qu'il reste une partie de la France demandeuse de ce racisme de gauche, qui transforme tout immigré en « chance pour la France », sans reconnaître à l'individu sa faculté à être une chance ou une plaie.
Le jeu est facile pour l'extrême-droite d'ensuite prendre les statistiques sur les faits de délinquance pour démentir ce racisme de gauche en proposant son racisme de droite. Aussi absurde que le racisme de gauche, son racisme est proposé sans devoir se justifier, la démonstration de l'absurdité du racisme de gauche faisant foi, de manière évidemment trompeuse.
Le plus grand promoteur de l'extrême-gauche est l'extrême-gauche, extrême-gauche qui a colonisé jusqu'au PS. Si Michel Rocard et Bernard Kouchner se rallient à François Bayrou, ce n'est pas innocent. Nous avons besoin de sortir de cette spirale infernale.
Rédigé par : Marcel Patoulatchi | 15 avril 2007 à 12:19