Le 17 mai était la Journée mondiale contre l'homophobie. Le même jour, une pétition a été lancée pour la dépénalisation universelle de l'homosexualité, qui a déjà recueilli les signatures de cinq Prix Nobel et d'artistes célèbres.
Autant je crois à l'utilité de la seconde démarche qui dénonce un grand nombre d'Etats sanctionnant l'homosexualité (dont une dizaine avec la peine de mort), autant la première me semble plus discutable.
Cette Journée mondiale est avalisée par une cinquantaine d'Etats cette année. J'éprouve pourtant comme un malaise devant une institutionnalisation internationale de la lutte contre l'homophobie. Je ne suis pas persuadé que des instances officielles aient la charge de dicter aux citoyens ce qu'ils doivent ressentir, penser, aimer dans le domaine de l'intimité.
J'ai envie de m'ébrouer devant cette injonction qui, pour se couvrir d'un voile humaniste, n'est rien de plus qu'un impératif adressé à la liberté de chacun. Ainsi, comme l'homophobie est intolérable, serions-nous invités à devenir systématiquement homophiles ? N'a-t-on le choix qu'entre l'hostilité ou la complaisance ?
Je n'ai envie ni d'adorer ni de haïr l'homosexualité. C'est juste un état de fait sur lequel j'ai le droit de discuter lorsqu'on prétend lui donner une place centrale dans la structuration de la société française, sans égard pour les facteurs d'équilibre que les pratiques majoritaires parce que naturelles ont su faire naître tout au long des siècles.
Loin de moi l'idée de contester la nécessité d'une politique contre les violences causées aux homosexuels, contre les multiples discriminations dont ils sont victimes. La sévérité la plus grande doit être manifestée à l'encontre de tous ceux chez qui la haine ou le dégoût se traduisent par des comportements pénalement répréhensibles.
A force de confondre la réflexion collective et la relation humaine au détail, je crains qu'on en vienne peu à peu - et cela s'inscrit dans un mouvement général préoccupant, qui prétend caporaliser ce qui relève de la liberté de chacun - à dénier à quiconque le droit d'apprécier ou non l'homosexuel, au motif que la communauté homosexuelle DOIT être flattée.
La Journée internationale contre l'homophobie m'apparaît comme une énorme machine qui croit pouvoir de l'extérieur façonner les esprits, les goûts et les consciences. Cela ne regarde pas les Etats tant que des transgressions à la loi n'ont pas été perpétrées.
Cette discussion n'est pas anodine car on sait par exemple que le député UMP Christian Vanneste a été condamné en vertu d'une loi réprimant l'homophobie, avec une motivation à mon sens sujette à caution. Un pourvoi en cassation a été formé. L'investiture qui a été retirée à M.Vanneste ne l'empêche pas d'être candidat dans la 10ème circonscription du Nord, et fortement soutenu selon le Monde du 17 mai.
Pour lutter contre l'homophobie, définie de manière si large que le moindre soupir de réserve pourrait être blâmé, on fabrique une obligation de fraternité en confiant cette mission aux Etats.
Pour tout dire, il est lassant de s'entendre dicter une conduite qui ne regarde que vous. Ces grandes messes de la convivialité qui feignent d'oublier le poids des relations, des sympathies et des hostilités intimes dans le tissu quotidien de l'existence sont plus agaçantes qu'autre chose.
Je ne suis pas homophobe. Homophile, seulement si je le décide.
Les religions engendrent l'intolérance et le fanatisme . Il suffit de lire la Bible et le Coran. Ces livres encouragent le racisme, l'homophobie et le sexisme .
Dans le lévitique, le meurtre des homosexuels est légitimé. "Que celui qui couche avec un homme comme on couche avec une femme, qu'il soit maudit, que son sang retombe sur lui" .
Les religions juives, chrétiennes et musulmanes ont persécuté les homosexuels surtout parce qu'ils ne faisaient pas d'enfants. Les religions ont besoin de beaucoup d'enfants qui deviendront plus tard de futurs petits soldats de la foi, des croisés, des kamikazes et autres fanatiques. Normal, au Proche et Moyen-Orient les religions étaient en compétition pour contrôler les plus grands territoires possibles. Business is business...
Rédigé par : Têtuniçois | 01 juin 2007 à 01:52
Sigismond,
C'est Sigmund Freud qui parle, dans ses essais sur la sexualité, d'inversion, de perversion à propos de l'homosexualité.
Tout ceci a été démonté, mis en pièces et a été de façon probante démontré comme erroné.
L'homosexualité n'est pas une déviance, c'est une sexualité.
Vous regardez des femmes au restaurant, moi aussi. D'autres regardent des hommes, où est le problème ?
Rédigé par : Ludo Lefebvre | 31 mai 2007 à 19:08
" Sigismond, dites-moi, suis-je récupérable ? Mon présent propos relève-t-il de l'enculage de mouche ou de la masturbation intellectuelle ? Zoophile ou autosexuel ? "
Mais pourquoi diable voulez-vous qu'on vous récupère, sauf à nous faire un "come out", comme vous dites, hom(m)osexuel, cette fois-ci, plutôt qu'autosexuel ?
Pardonnez-moi, et vu la seule irrécupérabilité dont vous éprouverez un jour qu'elle compte vraiment, celle de l'âge, me contente de tourner les yeux vers les beautés féminines environnantes lorsqu'il m'arrive de dîner seul en public.
Pour le reste, je recommande effectivement l'autosexualité plutôt que les perversions, lesquelles s'inscrivent toujours et systématiquement dans des relations de domination-soumission, ce qui me paraît extrêmement malsain.
J'ai tenté de lancer dans les milieux psy une pétition à déposer sur le bureau de l'Académie nationale pour le biffage de "m..........n" et son remplacement par "autosexualité".
Je n'ai eu aucun succès et pour cause, ils perdraient tous leurs clients puisque la déculpabilisation de l'autosexualité signerait la fin des psychopathologies, du viol, de la pédophilie, etc, vous le comprenez parfaitement.
Je dois être en avance sur mon temps. Mais ne vous inquiétez pas pour moi, la solitude ne me pèse pas trop ; j'ai de quoi la "partager"... :-))
Si vous souhaitez en savoir davantage, venez lire - c'est gratuit - mon ouvrage "Mutilations sexuelles, le point de vue de l'enfant" sur http://groups.msn.com/circabolition
Ca fait 170 pages mais c'est écrit très gros et aéré (il faut compter la moitié), et c'est très concis.
Je recommande tout particulièrement à notre ami JD Reffait l'annexe "Pour l'autosexualité".
Cordialement, Sigismond
Rédigé par : Sigismond | 30 mai 2007 à 18:42
Halte à la vannestophobie !
Question posée à Benoît Schmid de GayLib:
Si je peux malgré tout vous donner un conseil...
Vous appelez à voter CONTRE M.Vanneste....(diabolique ???)....Donc POUR ???? Les loosers de la gauche ? Le Pen ? Les culbutos de ni gauche, ni droite, de Bayrou ??
Leur avez-vous seulement posé la question en public : seraient-ils fous de joie et très fiers d'avoir des enfants homos ??
J ai posé la question à M.Begag... mais moi je n'ai pas de réponse...
Réflechissez...
En tout cas ce n'est pas très gentil pour celui que vous appeliez Nicolas...
Surtout qu'il y a plus de risques que cela vous déserve !! Vous avez vu la campagne du PS ? Les convaincus se fichent de la diabolisation d'un candidat ! Vous allez ridiculiser votre association !
Objectivement...Est-il malin d'appeler à voter "CONTRE"...
Objectivement...
J'attends toujours sa réponse !!!!!!
Bien cordialement,
Mme Martin Isabelle
Rédigé par : Martin Isabelle | 30 mai 2007 à 09:50
La mélancolie du Rabbin. Je suis un vieil homme qui vous remercie, monsieur l'avocat général, de votre propos sur le rabbin Meyer. Certes vous n'avez pas encore le renom de Péguy, de Zola, mais vous êtes dans la lignée de ces Justes. Bien qu'athée, je suis un Juif fier de l'être ; parce que le judaïsme apporta à l'humanité six siècles avant notre ère un humanisme peut-être rigoureux mais toujours valable. Je n'oublie pas qu'à la même epoque Confucius, Platon et Bouddah enseignaient aussi quasiment la même morale, sans référence à une divinité redoutable, un garde-fou terrifiant. Je n'en ai pas besoin, j'endosse ma responsabilité, même si c'est dur. La famille de ma mère vit dans l'Hexagone depuis la Renaissance, celle de mon père depuis trois siècles sur les versants des Vosges. Nous ne sommes pas une famille illustre, mes ancètres ont travaillé, ont versé leur sang. Je suis pupille de la Nation, ma fille aussi, je suis GIG, j'ai même été un élu, non pas du Seigneur mais de la République. Le rabbin Meyer dit que l'Europe ne nous aime pas, elle l'a montré. L'antisémitisme chrétien, économique, politique, et raciste, maintenant c'est l'antisionisme. je ne suis pas d'accord. Je dois ma peau aux humbles Justes français qui nous ont protégés. J'aime la France et j'ai essayé de rendre. J'affirme aujourd'hui notre présence ici. Elle a été utile. Nos savants, nos Sages, nos intellectuels, nos soldats y ont apporté leurs strates fécondes dans l'identité de notre pays et ailleurs dans ce monde. Je vous prie, Monsieur Bilger, de m'excuser, les épreuves ne m'ont pas fait courber la nuque, elle reste raide. Encore merci de votre approche.
Rédigé par : francis | 29 mai 2007 à 22:46
@Siarres : On dépasse un peu le débat... bien que... mais je vous invite, quant au sida dû à la clandestinité, à lire l'excellent article de Françoise Héritier
http://www.multisexualites-et-sida.org/presentation/echdom/echdom5.html
Quant à l'interdiction de l'homosexualité dans les années 50... Y a-t-il eu beaucoup de procès dans ce domaine ?
Rédigé par : Bernard-27400 | 29 mai 2007 à 11:54
Monsieur Bilger a raison.
J'estime que nos pensées hautes ou basses ne regardent que nous à moins que nous en fassions état en les livrant dans le débat public, par exemple dans des livres ou la presse. Auquel cas, on a accepté de façon implicite les critiques qui peuvent en suivre.
Rédigé par : Ludo Lefebvre | 29 mai 2007 à 09:28
Où avez-vous vu que je n'aimais pas les homos ?
Qui, hormis quelques amoureux du Coran et des brutes martyrisent les homosexuels ?
Vous faites de quelques cas isolés un fait de société ou une priorité nationale au nom de votre ego atrophié et d'un mauvais état d'esprit qui est celui de l'apitoiement, or ce n'est en aucun cas un fait de société ou une priorité nationale. Les exactions lorsqu'elles ont lieu relèvent du Droit pénal et tout est prévu me semble-t-il pour que les violences soient condamnées dans ce pays. Je ne vois pas en quoi quelqu'un qui en est victime si c'est en fonction de son orientation sexuelle serait plus ou moins à plaindre que quelqu'un victime de faits similaires pour son statut social, professionnel, ethnique, religieux, financier, son voisinage...
Vous cherchez à être privilégiés par des lois spécifiques et je n'approuve pas cette démarche, car elle crée des déséquilibres qui eux créent des tensions, des sentiments d'injustice.
Je suis d'accord avec Zemmour et E Lévy qui ont affirmé chez Ardisson que l'exception juive avait ouvert la boîte de Pandore. Aujourd'hui les noirs, les arabes, les homos sous formes d'associations ne cessent de s'organiser en lobbies, de demander des spécificités lorsque ce ne sont pas les nains, les handicapés, toute personne trouvant moyen de se mettre dans la catastrophe victimaire, dans la différence.
A mes yeux, vous n'êtes pas différent, cela devrait vous réjouir, on sent curieusement la colère dans votre post.
En gros, soit on adhère à votre chantage, soit on est homophobe et bien c'est faux, ce n'est pas honnête.
Qui n'accepte pas les homos ?
Quelle est leur ségrégation ?
Qui les empêche de vivre normalement ?
Oui dans les années cinquante, il n'y avait pas le flot de Torquemada qui imposait aux autres la pensée victimaire.
Vous confondez pensée et action, moi non.
L'injustice frappe beaucoup plus de gens que vous ne le pensez et il ne doit plus y avoir de monopoles de la souffrance.
Vous ne pensez pas que les femmes battues, les hommes lésés si ils sont héterosexuels ne méritent pas autant de considérations que vous ?
Le but utopique est de devenir égaux en Droit, pas l'octroi de privilèges.
Vous risquez simplement de créer le même déséquilibre dans la balance judiciaire que "SOS racisme" qui fait que des français d'origine arabe ou noire peuvent insulter de façon raciale un blanc à l'envi sans qu'une plainte en racisme soit prise en compte et qui peuvent déposer plainte par contre pour une intention supposée ou même des faits similaires et bien je suis désolé, mais je trouve tout ceci profondément injuste et générateur des troubles que l'on retrouve maintenant.
Les policiers ont beau prendre mille précautions, ils se retrouvent toujours avec ce soupçon sur les épaules, il leur est demandé d'être plus précautionneux avec une certaine population dont certains membres en profitent allègrement ayant compris l'avantage de ces mesures... la liste est certes exhaustive, mais il faudrait vraiment du temps pour développer l'effet papillon de telles lois.
Voici pourquoi je suis farouchement contre, j'espère que vous ne me collerez pas en réponse des préjugés qui ne sont pas les miens en faisant semblant de ne pas comprendre ma position.
La conséquence a largement dépassé la cause et il serait temps de retrouver une raison.
Rédigé par : Ludo Lefebvre | 29 mai 2007 à 09:19
Je crois rêver quand je lis que dans les années cinquante la liberté de pensée était plus grande. Le magistrat qu'est PB devrait vous apprendre que la loi condamnant l'homosexualité date des années 50, pas du Moyen Age .
Il y a un malentendu, personne ne demande d'aimer les homos, on demande de les respecter, de leur permettre de vivre comme tout le monde, de ne pas les contraindre à la clandestinité. Car la clandestinité a conduit à la mort beaucoup de pères de famille dans les sous-bois, comme le député UNR qui avait fait voter le fameux amendement et qui serait mort étranglé. La clandestinité a aussi été la complice du sida. Heureusement ces temps sont révolus et honteusement vous les regrettez.
Vous dites qu'il n'y a pas eu de condamnation, le négativisme vous permet tout ; dans ma petite ville du Midi, j'ai vu passer en correctionnelle un menuisier et un camionneur qui ont écopé de trois de prison. Je suis vraiment choqué qu'un magistrat ne fasse pas la distinction entre l'obligation du respect et celle de l'amour. De mon temps (ARCADI) j'ai connu un procureur (du Midi ) et un préfet de police (hé oui) qui avaient le courage de faire front à la bêtise et à la méchanceté. Béni soit leur mémoire.
Rédigé par : siarres | 28 mai 2007 à 22:18
@ Têtuniçois : Non..! Des années 50 aux années 80 l'homosexualité sans spécialement avoir pignon sur rue était quand même admise même si celle-ci était un peu prise en dérision, mais gentiment, par des chanteurs comme Brel ou Brassens. Personne n'ignorait les moeurs de Gide, Montherlant, Roger Peyrefitte (qui fut même académicien), Cocteau, Jean Marais, etc etc. "Ils en étaient" comme on disait à l'époque et le pays faisait avec. Au-delà de leurs moeurs on reconnaissait leur génie ou leurs valeurs. Comme le fait remarquer un des intervenants du blog, le monde était plus viril et la virilité n'avait pas besoin de s'affirmer lâchement en allant casser du pédé.
Quant à l'interdiction de l'homosexualité ...
il ne me semble pas qu'il y ait eu beaucoup de procès concernant celle-ci, un peu de tapage dans les années 60 concernant un chanteur depuis disparu qui semblait impliqué dans une affaire de "ballets bleus" mais c'est tout à ma connaissance.
Puis après 80 il y a eu un tournant avec le SIDA, l'homosexualité n'était plus une curiosité mais était devenue un vecteur de mort, le regard des gens avait changé. L'information a quand même permis de déculpabiliser l'homosexualité.
Maintenant l'homosexualité est devenue une référence politique "Dis moi si tu es gay et je te dirai de quel bord tu es (bord politique bien sûr)... Les bobos s'en sont emparés, il est de bon ton d'avoir "son" gay ou sa lesbienne à table ou à dormir à la maison, la presse people couvre l'actualité avec en tête des Gay Pride les personnalités qui cautionnent ces manifestations ; un évêque se sent parfois l'obligation d'y aller de son cantique, l'homosexualité est devenue une mode. Mais attention, comme toutes modes, celles-ci deviennent vite ringardes et finissent dans les poubelles ou les fonds de tiroirs.
Rédigé par : Bernard-27400 | 24 mai 2007 à 09:44
Fade out,
Les gens vous aiment bien, vous acceptent hormis une poignée d'imbéciles qui vous frappent dessus de temps à autres.
Quelques personnes ne m'aiment pas, et alors ?
Ne vous faites pas avoir par cela, vous n'avez besoin de l'autorisation de personne pour vivre et être vous-même. Prenez le risque de déplaire et vous verrez que non seulement ce n'est pas si dramatique que cela, mais que d'autres vous apprécieront pour vos prises de positions.
Têtuniçois,
Je trouve que cette période de cinquante à quatre-vingt fut celle où les gens étaient le plus libres, où il était permis d'être snob, de frimer, d'être un plouc, d'être con, d'être laid, d'être âgé, où les comiques n'étaient pas méchants, mais drôles.
Les gens se parlaient plus volontiers, chantaient au travail, les gros, les petits, les vieux étaient bien dans leur peau.
Il me semble que depuis la culture du paraître, du regard d'autrui, de l'ironie, de la mise à l'écart des moches dans le show, du jeunisme, du nanti qui écrase le faible ou supposé tel, il y a quelque chose de précieux qui a été cassé.
Vous voyez la réalité à travers le filtre de l'homosexualité, moi non.
En même temps dans une société qui était plus virile, les homos vivaient plus cachés, certes, mais ils étaient moins frappés par les bandes de banlieues. Ils étaient plus sympathiques, plus subversifs, moins pleurnichards, moins obsédés par la mode et la musique merdique alors que leurs problèmes étaient beaucoup plus sérieux puisqu'ils étaient interdits par la loi.
Je ne comprends pas ce que veulent les homos contemporains, ne plus être dans la différence, tout en l'étant et comment la société réalise-t-elle ce miracle ?
Moi aussi, je suis différent, je fais avec, mieux, cela me plaît maintenant.
La société est faite par ou pour le plus grand nombre et c'est normal, j'ai aussi des différences par rapport aux gens classiques...
Je vous comprends, Têtuniçois, mais je ne vous approuve pas dans vos revendications sans fin.
Ne croyez pas qu'autrui échappe à la souffrance, au rejet dans d'autres domaines. C'est notre lot naturel à tous, c'est un des éléments de la vie sociale.
Rédigé par : Ludo Lefebvre | 23 mai 2007 à 02:09
La liberté d'expression plus grande dans les années 50 ? Vous plaisantez j'espère ?
A l'époque les homosexuels n'avaient pratiquement pas droit à la parole sauf la revue confidentielle Arcadie .
La censure était omniprésente. L'homosexualité était taboue aussi bien à la radio, à la télé, dans les journaux, dans les manuels scolaires. Dans les années 80 la liberté d'expression a nettement progressé.
Aujourd'hui un homme essaye de la remettre en cause : Sarkozy .
Par exemple ces jours-ci il a voulu faire interdire la revue GAY illico comme à l'époque où son grand ami Pasqua a voulu interdire GAY PIED .
Et je ne parle même pas des menaces sur la liberté de la presse avec les multiples pressions : exclusion du rédacteur en chef de Paris Match, menaces sur l'éditeur du livre de Cécilia, exclusion d'un chroniqueur de la radio rires et chansons, pression et censure sur les journalistes du JDD ...
Rédigé par : Têtuniçois | 22 mai 2007 à 23:44
Un petit aparté pour vous faire part de mon étonnement
En effet, Christian Vanneste pourra se représenter aux prochaines législatives et ce malgré ses propos homophobes condamnés il y a peu
Pourtant, en janvier dernier notre président avait affirmé que Mr Vanneste ne se se représentera à ces prochaines élections sous l'étiquette UMP
Problème, c'est que Mr Vanneste va se représenter non pas sous l'étiquette UMP mais sous celle de l'UMP-CNI ( filiale de l'UMP )
Et devinez quoi, il n'y aura aucun candidat UMP à se présenter contre Mr Vanneste sous prétexte que l'UMP n'a pas pu trouver de candidat à opposer à Mr Vanneste
Mr Sarkozy, l'homme qui tient ses promesses, a déjà commencé à retourner sa veste
Quant à l'excuse donnée par l'UMP : j'ai envie de dire qu'on nous prend vraiment pour des cons
Voilà donc un homme condamné pour des propos homophobes et qui pourra et qui sera vraisemblablement un député de la République française
et tout ça cautionné par notre bon président
Rédigé par : Ségo | 22 mai 2007 à 20:15
Bernard,
Il n'y a aucun rapport et je n'en mets pas.
Je me moque d'une prose exagérative dans l'apitoiement, la supplication qui fustige le critique.
Je pense apporter des éléments concrets, en rien discriminant et Ségo me supplie de laisser une journée mondiale aux homos, car ils n'ont que cela. Vous voyez jusqu'où va le ridicule.
Déjà, c'est faux, car les couples homosexuels sont ceux qui ont le plus fort pouvoir d'achat, ils ne vivent pas terrés par la persécution et je ne dis rien qui fustige les homosexuels, mais des homosexuels et cette nuance est énorme.
Je critique du fond de ma conscience la récupération des associations mendiantes et exigeantes, la gay-pride, les gays qui ne veulent pas l'égalité, mais le pouvoir et la transformation de la société au nom de leur ego, non de son intérêt.
Ce petit monde de la communauté, qu'elle soit religieuse, sexuelle, ethnique... passe son temps à monter les Français les uns contre les autres au nom de l'universalisme alors qu'ils font le contraire, à revendiquer alors qu'ils ont tout et à vouloir diriger la pensée d'autrui.
Je suis du pays de Montaigne et libre de ma propre raison, de mes propres choix.
Personne n'a à venir m'imposer quoi que ce soit qui sorte de nos règles de vie commune.
Monsieur Bilger a raison lorsqu'il dit qu'il est homophile si il le veut, ce qui ne veut dire en rien qu'il le soit ou ne le soit pas, mais que ça ne regarde que lui et que personne n'a à lui imposer ce genre de choix intime, personnel.
On ne rentre pas comme cela de force dans la vie privée des gens, les obligeant à accepter, à justifier, à signer, à se laisser influencer le psychisme. On n'oblige pas la réflexion d'autrui. On laisse les autres vivre, être libres, même lorsque l'on n'est pas d'accord avec eux..
Dans les années cinquante, la liberté d'expression était beaucoup plus libre et diversifiée que de nos jours... quelle société de progrès!
Il faudra bien que tous ces gens finissent par ficher la paix aux autres.
Rédigé par : Ludo Lefebvre | 22 mai 2007 à 14:14
@Sego ..Mea culpa .. ma réponse est pour @Ludo Lefebvre
Rédigé par : Bernard-27400 | 22 mai 2007 à 10:27
@ Ludo Lefebvre
Je ne vois pas où vous voulez en venir entre une journée mondiale de ce que l'on veut et Buchenwald. Si vous le pouvez, lisez l'excellent livre de Léon Poliakov "Le bréviaire de la haine"... Deux planètes différentes...
Quant à ces journées mondiales de ce que l'on veut, il ne faut pas oublier le côté démagogique des organisateurs de ces dites journées qui sont souvent à cent lieues du sujet concerné - présentement l'homosexualité - dont la seule vue (que j'estime très populiste) est de se dire que derrière un homosexuel se cache un électeur. Gageons que si nous pouvions faire comme en sciences de la modélisation informatique en se projetant dans l'avenir sur une journée de "Casseurs de pédés" nous retrouverions les mêmes personnages dans l'encadrement de cette très virtuelle journée..
Rédigé par : Bernard-27400 | 22 mai 2007 à 10:21
Je suis d'accord avec vous quand nous dites la nécessité pour chaque personne de protéger sa sphère privée des multiples injonctions institutionnelles ou autres.
Mais je pense, Philippe, avec certains commentateurs que vous n'êtes contraint à rien pour ce qui est de l'homosexualité.
Je pense que chacun d'entre nous a une approche intime, complexe, contrastée, évolutive à l’érotisme et à l’amour qu'il serait totalement vain de vouloir absolument normaliser dans un sens ou dans un autre.
L'injonction d'aimer ou de détester, quelle que soit la marginalité, est évidemment insupportable.
Mais, en quoi cette journée mondiale est-elle si offensive et hostile et en quoi porte-elle atteinte à votre liberté d'aimer ou de ne pas aimer?
Et votre idée de "naturel majoritaire" me laisse quand même perplexe.
Je crains un peu pour vous qu'à force de voir et de vouloir identifier partout des menaces contre votre vision viscéralement réactionnaire, vous ne finissiez par construire à votre tour une sorte de grille de lecture ou une représentation unique de la réalité de la société dans laquelle nous vivons.
Rédigé par : Véronique | 22 mai 2007 à 09:40
Génial ! Le coming out de notre ami Sigismond ! Autosexuel ! Foin des partenaires, hommes, femmes, chiens, escargots, tous autosexuels ! Je me plais ? Je me plais ! Je m'aime ? Je m'invite au resto, un seul couvert, c'est pour dîner en tête à...queue ?!
Et la leçon d'étymologie, géniale aussi ! Homosexuel, qui aime les hommes ! Et un homonyme, je suppose que c'est un nom d'homme ? L'homéopathie, réservée aux mecs ? On a déjà du mal avec le latin ici, voilà qu'il faut se mettre au grec ! Car, dans le cas précis, Sigismond Autosuffisant, homo vient du grec oµoios (homoios, le "h" correspondant à un petit accent sur le o, l'esprit rude, qui désigne une aspiration) qui signifie "identique". L'homosexuel est donc celui dont la sexualité est orientée vers le même sexe, garçon ou fille.
Et le sort réservé aux gérontologues ? Pervers, ni plus ni moins ! Les gérontophiles peuvent se ruer dans les asiles de vieux, seuls les toubibs seront assommés.
Sigismond, dites-moi, suis-je récupérable ? Mon présent propos relève-t-il de l'enculage de mouche ou de la masturbation intellectuelle ? Zoophile ou autosexuel ?
Rédigé par : Jean-Dominique Reffait | 22 mai 2007 à 08:51
Monsieur Bilger, personne ne vous oblige à aimer les homosexuels. Si vous n'êtes pas homophobe, en quoi cette journée contre l'homophobie vous gêne tellement ? On ne vous demande pas d'aller dans des lycées parler d'homophobie . Encore que le rôle d'un magistrat pourrait être très utile en expliquant aux jeunes les conséquences pénales du racisme ou de l'homophobie. Beaucoup de jeunes homophobes casseurs de pédés se sentent dans leur bon droit. Il faut dire que certains hommes politiques encouragent l'homophobie en parlant d'homosexualité danger pour l'humanité ...
En ce qui concerne la pétition internationale contre la pénalisation de l'homosexualité, Ségolène Royal l'a signée, pas Nicolas Sarkozy ....
Rédigé par : Têtuniçois | 22 mai 2007 à 00:30
On voit ce que vous voulez dire par homophile, le contraire de homophobe mais les deux appellations sont étymologiquement inexactes.
Les homophiles sont normalement ceux qui sont sexuellement attirés par les hommes et c'est comme cela que je désigne personnellement les "homos".
Pour moi, l'homosexualité ne mérite pas le titre de sexualité puisque c'est un comportement sexuel qui se définit, en psychanalyse, par le déni de l'existence du sexe féminin.
L'autosexualité et l'hétérosexualité, elles, méritent vraiment l'appellation de sexualité normale, même si la seconde est plus riche.
Mais si l'autosexualité était mise en valeur comme elle le mérite, l'homosexualité n'existerait même pas, sauf cas d'incertitude génétique.
L'homophilie, au sens où je l'emploie, désigne une perversion, comme la zoophilie ou la gérontologie, c'est-à-dire une pathologie.
Cordialement, Sigismond
Rédigé par : Sigismond | 21 mai 2007 à 20:53
Padawan,
Vous vous trompez complètement, je donnerais naturellement des droits aux homosexuels.
En outre, j'ai des connaissances homosexuelles, hommes et femmes. Excusez-moi, je ne vais vous donner leur nom, ils n'aimeraient pas du tout cela.
Il y en a parmi eux qui ont gardé la belle subversion de Genet, le beau raffinement de Proust, la culture de Sapho et tous pensent comme moi par rapport à la Gay Pride et aux associations représentatives qui ne les représentent pas du tout, ils sont bien plus virulents que je ne le suis d'ailleurs parce qu'ils en subissent les conséquences et surtout qu'homosexuels eux-mêmes, ils peuvent se le permettre.
Pour finir, on ne nous met plus que le racisme, l'antisémitisme, l'homophobie en avant alors que ce ne sont que des désagréments de la vie ordinaire, il existe pourtant des préjudices, des préoccupations bien supérieures à celles-ci, mais qui ont le tort de ne pas être à la mode ou d'être télégénique.
Rendez-vous dans n'importe quel tribunal, passez-y la journée et vous verrez que les drames de la vie ordinaire sont légions, que l'homophobie et le racisme n'y sont qu'infime.
Ségo,
"Alors, s'il vous plaît, laissons-leur au moins une journée mondiale..."
Excusez-moi, mais là c'est trop, on dirait le gentil ours Colargol qui demande à un Kapo de Buchenwald de laisser vivre des gens encore une journée.
Rédigé par : Ludo Lefebvre | 21 mai 2007 à 19:55
Padawan,
Lorsque quelqu'un m'insulte ou me lèse, il n'y a pas une association qui se porte partie civile, une manifestation, du sang répandu dans des locaux, des coups de poings donnés, des gens qui se roulent par terre. Je suis donc un citoyen de seconde zone par rapport aux homos à qui il est reconnu une discrimination, un acte supplémentaire à leur préjudice initial qu'est le verbe ou le coup de poing.
Lorsqu'au cours de thérapies de groupe, des gens idiots, méchants riaient ou faisaient de bons mots sur les années de viol que j'ai subies, je me levais et je les chopais par le colbac en exigeant des excuses. Les gens suffisamment lâches pour ce type d'agression le sont généralement dans d'autres domaines et ils se répandaient, par la peur, en excuses et autres prévenances. J'ai choisi un jour de répondre à l'humiliation par l'humiliation, plutôt que par la compréhension, la gentillesse, l'ouverture d'esprit que les faibles prennent et prendront toujours pour une invitation victimaire. Depuis ce temps, je vis mieux et c'est l'essentiel.
Je n'appartiendrai jamais à une association d'hommes violés, à une autre d'enfant sans père, à une autre de ceux lésés par la justice. Je n'aime pas cet état d'esprit et je préfère la puissance obtenue par ce que j'ai pu surmonter. Je ne suis qu'un Français parmi d'autres et je suis attaché à cette valeur.
Je souhaiterais que les associations qui se battent contre une société qui les accepte, prennent plutôt l'engagement courageux pour les homos décapités en Arabie saoudite, les rabbins israéliens qui mettent leur tête à prix, comme Besancenot serait plus courageux de s'occuper des esclaves contemporains de Dubaï, des E. A. U plutôt que de ceux d'il y a deux siècles.
Rédigé par : Ludo Lefebvre | 21 mai 2007 à 19:21
"Le fait de décréter un changement d'ordre culturel déclenche généralement un peu plus d'immobilisme dans les systèmes humains ; ressentant le diktat comme une non-acceptation de leur identité, ces systèmes le vivent comme une agression et réagissent en opposant toute l'énergie de leurs résistances. Rien n'illustre mieux la difficulté à générer un changement qualitatif que cette fameuse phrase attribuée à Edgar Faure lors de la mise en place de sa réforme de l'Éducation nationale : « En décrétant le changement, dit-il, l'immobilisme s'est mis en marche et je ne sais plus comment l'arrêter. »
Rédigé par : d'après F. Kourilsky | 21 mai 2007 à 17:14
Je ne comprends pas ce que vous entendez par homophilie.
Lors de cette journée, il ne s'agit pas de promouvoir l'homosexualité (dans le sens "devenez gay").
Personne ne vous demande, en tant qu'individu, d'aimer l'homosexualité dans ce sens-là.
Pour moi qui suis gay, il est d'ailleurs absurde de penser que l'on peut convaincre quelqu'un de devenir homosexuel.
Nous demandons d'être aimés comme tout être humain, d'être respectés, à égalité avec les autres citoyens blancs ou noirs, chrétien ou juif, hétéro ou homo.
Si c'est ce que vous appelez homophilie, si c'est l'amour du prochain, alors oui je la revendique.
Cette journée a surtout pour but de sensibiliser la population sur ce que vivent les homos.
Les agressions, bien sûr, sont intolérables (et déjà traitées par la loi), mais ne sont pas le seul problème.
A mon sens il est tout aussi important de savoir que presque tous les gays et lesbiennes de France, à un moment ou à un autre, vivent ceci :
- dénigrement systématique de l'homosexualité dans les conversations quotidiennes (remarquez comme les moqueries les plus méprisantes sont liées à l'homosexualité)
- injures directes, fréquentes dès que l'on est "visible" (par exemple se tenir par la main) en dehors de rares zones comme le centre de Paris
- moqueries répétées de la part de certaines personnes (pouvant aller jusqu'au harcèlement), particulièrement en milieu scolaire
- discriminations diverses dans le milieu professionnel
- mensonge obligatoire et peur d'être découvert pour ceux qui sont "dans le placard"
- isolement social : rejet de la part des amis ou de la famille après un coming out
Ceci a une influence catastrophique sur la confiance en soi. On peut en arriver à se haïr soi-même.
Une étude a montré qu'en France les jeunes homos ont un risque de suicide 15 fois plus élevé que les hétéros.
Je ne pense pas que la meilleure solution pour répondre à cela soit de nier le problème et de ne pas en parler.
Nous ne demandons pas un changement du droit, mais une prise de conscience.
Demandez aux gays et lesbiennes de votre entourage de vous raconter leur adolescence et leur début de vie d'adulte, et jugez par vous-même de la situation.
Rédigé par : Fade Out | 21 mai 2007 à 15:33
@ Ludo Lefebvre,
vous savez, je préfère encore être dans un pays qui a un Jack Lang qui a mis en place cette Gay Pride que dans un pays qui n'a pas de Jack Lang mais un Poutine et qui envoie les militaires sur les homosexuels lors de la Gay Pride de Moscou
Mais pour en revenir au début du billet de PB : je ne vois pas où est le mal ou l'inutilité d'instituer une journée mondiale contre l'homophobie
Il y des journées mondiales pour quasiment tout et n'importe quoi
Ensuite je ne crois pas que c'est en instituant une telle journée que les Etats changeront les mentalités ou dicteront aux citoyens ce qu'ils doivent ressentir ou aimer dans le domaine de l'intimité
La preuve en est que la journée mondiale de la femme n'empêche en rien des hommes de frapper leurs épouses sans être dans la plupart des cas inquiétés, cela n'empêche pas certains extrémistes d'avilir les femmes dans certains pays du moyen-orient
Mais la journée mondiale reste un symbole de lutte contre toutes les formes de racisme, de violence, d'indifférence
Et je crois que pour la question de l'homophobie : celle-ci mérite bien une journée mondiale vu le traitement réservé dans de nombreux pays à tous ces hommes et femmes
Et même chez nous, on nous dit que l'homosexualité est parfaitement acceptée et intégrée dans notre société
et bien moi je pense tout le contraire : l'homosexualité est encore très largement regardée de travers
J'en veux pour preuve les débats sur le PACS, les propos de certains députés sur les homosexuels, mais également tous les actes homophobes qui se multiplient dans notre pays, mais également les débats sur l'adoption et le mariage homosexuel...
et toujours cette même phrase : "Moi les homosexuels, je les accepte mais quand même ..."
et généralement on ne finit pas la phrase gêné d'avouer que finalement on ne les accepte pas vraiment
on les accepte mais on ne leur reconnaît pas les mêmes droits qu'aux hétérosexuels
Un pays comme le nôtre qui fait des différences, dans l'accès aux différents droits ( adoption, mariage...), uniquement fondées sur l'orientation sexuelle est-il un pays qui accepte l'homosexualité ?
Non et même dans la vie de tous les jours : quand vous passez dans la rue et que vous voyez un couple hétéro s'embrasser dans la rue : tout le monde trouve ça normal
alors que si ce couple est homosexuel : tout le monde se retournera et ira de sa petite phrase : oh oui je sais juste pour l'humour, pour faire rire
On est libre : libre de faire de l'humour sur le dos des homosexuels mais pas libre, pour ces derniers, de se marier ou d'adopter, d'avoir des enfants => de vivre comme vous et moi en fin de compte
Alors s'il vous plaît laissons-leur au moins une journée mondiale
Rédigé par : Ségo | 21 mai 2007 à 12:00