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Voici les sites qui parlent de Faut-il être homophile ? :

Commentaires

Bernard

@Ludo Lefebvre : Au sujet de la Gay Pride - C'est vrai qu'on est en droit de se demander comment cet exhibitionnisme géant qu'est la Gay Pride puisse avoir un droit légal de défiler. N'importe quel citoyen pris individuellement à se livrer à certains actes visibles de tous dans ce défilé se verrait emmené manu militari par la police et traduire en flagrant délit pour motif d'attentat à la pudeur. La Gay Pride n'est plus une revendication d'homosexuel(le)s, (je connais des homosexuels, tout comme les hétérosexuels ils sont très discrets quant à leur sexualité) mais une revendication à la liberté de la pornographie et de la dépravation sexuelle . A quand les pédophiles dans la rue au nom de leur sexualité ?
Quant à Jack Lang .. Peut être faut-il se rattacher aux paroles de François Fillon : les socialistes n'aiment les Français que quand ils votent pour eux.
Cordialement

padawan

@Ludo Lefebvre : TOUTES les avancées en matière de lutte contre l'homophobie et contre les discriminations (le PACS, l'inclusion de l'orientation sexuelle dans la liste des discriminations, entre autres) ont été arrachées de haute lutte par des associations. AUCUNE de ces associations n'a JAMAIS présenté les homosexuels comme des citoyens de première zone. Elles n'ont fait que montrer à quel point ils sont considérés comme des citoyens de seconde zone. Elles n'ont fait que demander l'égalité, pas plus, pas moins.

Vous-même, comme la majorité des citoyens dits "normaux" et l'hôte de ces lieux ce me semble, n'auriez jamais pensé naturellement à donner aux homosexuels les mêmes droits qu'aux autres, puisqu'il est clair dans vos propos qu'ils feraient mieux de rester des personnages de romans, c'est-à-dire de retourner dans leur placard. C'est la visibilité qui vous gêne, parce qu'elle vous montre la différence, différence que vous ne pouvez tolérer que dans la littérature passée. Bienvenue dans le cirque de la vie, où existe le droit à la différence, où vous avez le droit d'être indifférent.

M. Bilger, le mot fraternité est le troisième dans la devise de la République Française. Faut-il le supprimer, selon vous ?

sbriglia

C'est dur de faire le viaduc avec notre hôte : on se retrouve vite débordé face à sa prolifique bloguitude !

Merci à Ludo et Parayre pour leurs remarquables interventions sur les quatre derniers post de PB...

@Ludo : j'avais été étonné, lors d'une Gay Pride il y a cinq ou six ans, de retrouver en tête du cortège, sérieux comme un pape (l'a-t-on d'ailleurs jamais vu autre que sérieux?..."la permanence du sérieux est la triste nécessité des médiocres") notre "plus jeune ministre de la France", celui qui "aboya" comme un roquet un soir de débats...

...mais PB a raison : le culte de la chasteté, de l'hétérosexualité, de l'homosexualité n'a pas à figurer aux frontispices de nos monuments et le prosélytisme en la matière a de redoutables effets contraires ...

Il est assez plaisant de voir les arthroses du cortex mettre au rancart des générations d'esprits formatés au politiquement correct...

Ai-je le droit d'écrire que les tenues cuir et latex des défilés de la Gay Pride me mettent aussi mal à l'aise que les bonnets pointus des pénitents de Séville ?...

Ai-je le droit de préférer les "Chansons de Bilitis " aux galipettes répétitives de Catherine Millet, Gide à Biskra aux incontinentes "Nuits fauves", la modernité de George Sand à la "rancitude" de Christine Angot...et d'aimer les escargots sans me faire le chantre de l'hermaphrodisme ?

Bernard

La France à cette particularité, c'est qu'à force de vouloir lui dicter les conduites à tenir, on obtient souvent l'effet inverse. La lutte contre la racisme a été lancée sous la même forme que cette lutte contre l'homophobie, une forme que n'aurait pas renié l'inquisition : "Si on est pas coupable par des paroles ou par des actes, on l'est peut-être par la pensée" le premier tour des élections présidentielles de 2002 ne fut-il pas la réponse à cette chasse aux sorcières racistes, ou au moins un des éléments (avis personnel qui n'engage que moi qui ne suis pas raciste... j'insiste).
Demain donc, au sujet de l'homosexualité il faut encore s'attendre à des discours empuantis d'"euphémismes" se finissant par "Je dis tout haut ce que les Français pensent tout bas".

Au niveau mondial : la lecture de Bourdieu "Questions de sociologie" chapitre "Le racisme de l'intelligence" .... m'a inspiré cette réflexion : - Les Etats peuvent toujours se donner bonne conscience en "dénonçant" l'homophobie et en promettant de lutter contre, mais ne faut-il pas aussi s'attendre à avoir des discriminations euphémisées et justifiées scientifiquement. La médecine avait pu démontrer que l'homosexualité était une maladie (l'homosexualité a été retirée en tant que maladie psychiatrique du registre DSM-3 en 1973), ne risque-t-on donc pas de voir des Etats avoir recours à la science ou des sciences se mettre au service d'Etats pour marginaliser ou discriminer avec bonne conscience l'homosexualité (sociologiquement, psychologiquement, philosophiquement ....) et non médicalement puisque l'homosexualité n'est plus une maladie ... Malgré le fait que la génétique qui en était à ses balbutiements en 1973 pourrait bien "trouver" un chromosome X ou Y marqué - Je n'ironise pas sur un entretien entre un "philosophe" et un présidentiable, mais anticipe sur ce qui pourrait effectivement être.

De conclure avec Philippe Bilger: "Je ne suis pas homophobe. Homophile, seulement si je le décide."

Jean-Dominique Reffait

Philippe, je vous suis pleinement sur ce sujet. A mon sens il y a deux homophobies, confondues en une seule. Est-ce que ne pas aimer l'homosexualité revient à ne pas aimer les homosexuels ? Je le dis tout net : je n'aime pas l'homosexualité, ça me révulse gentiment, je déteste voir, comme on nous le montre parfois, deux hommes s'embrasser. Je n'arrive même pas à imaginer comment un homme peut ne pas être attiré par une femme... Mais, conscient de ce que l'homosexualité est une orientation des personnalités, que cela ne fait de mal à personne, je soutiens les homosexuels dans leurs demandes de non-discrimination, je suis favorable au PACS ainsi qu'à tout ce qui facilite la vie sociale de chacun.

Je me situe sur le même terrain concernant les religions que je tiens, en tant qu'idéologies, pour responsables de la quasi-totalité des régressions intellectuelles et sociales de l'humanité. Mais bien évidemment, je n'ai rien contre les chrétiens, musulmans ou juifs et qui, à l'exception du fait qu'ils croient encore au Père Noël alors que je n'y crois plus, sont mes soeurs et frères en humanité.

Je revendique donc le droit à l'aversion vis-à-vis de l'homosexualité, je revendique le droit de considérer la Gay Pride comme un monument de vulgarité, tout en souhaitant que les homosexuels puissent vivre librement et dans un cadre administratif et social commun à tout le monde.

catherine A.

@M.Bilger, votre post me laisse vraiment perplexe. L'homophobie c'est l'hostilité violente aux homosexuels avec tous les dérapages qu'elle entraîne ; vouloir lutter contre elle me parait légitime ce n'est pas pour autant que vous devez devenir un combattant, un militant de l'homosexualité ; personne ne vous le demande... Cela dit je vous rejoins dans cette manie très française de commémorer, anniversariser, célébrer chaque jour que le calendrier fait des journées nationales contre ceci, internationales contre cela. Ce qui nous donne des concerts de faux-culs, des palanquées de bonnes intentions, de promesses la main sur le coeur, oubliées dès le lendemain ; je ne prendrai qu'un exemple : ce 8 mars, journée internationale des droits des femmes qui donne à la féministe que je suis des bouffées violentes d'urticaire. Bien à vous. Catherine A.

Ludo Lefebvre

Les homosexuels sont purement et simplement exécutés dans les régions wallabites comme l'Arabie Saoudite. Il y a des antiracistes, des antihomophobes qui défendent les deux à la fois, n'est-ce pas antinomique qu'au nom de l'ignorance on combatte une barbarie fictive pour déifier une abjection ?
Et ceux-là de leur couardise ou de leur manque de savoir se nomment résistants, représentants des droits de l'Homme... Une belle farce qui nous est vendue à moindre frais.

Le problème en France ne sont pas les homosexuels, mais les associations qui les représentent, la gay-pride...

Je ne suis pas homophobe et à la vérité je me fiche de la sexualité d'autrui, je suis heureux qu'ils ne soient plus juridiquement réprimés, c'est une belle avancée.
Je suis par contre "associationophobe", je n'aime pas qu'au nom de l'intime, on revendique, sévisse, réclame, exige, déforme la réalité, mendie des droits, de l'argent.
Aids qui va sur le mémorial de la Shoa en hurlant "nous aussi", qui répand du sang au nom de tous les homosexuels chez des éditeurs, des plateaux de télé, qui s'autorise une violence interdite par notre code pénal, qui revendique de changer les bases de notre société, qui se ghettoïse dans le Marais alors que personne ne leur a rien demandé, ni ne leur interdit de vivre au milieu des autres.
Je n'aime pas cette outrance, cet excès injustifié, ce jugement méprisant sur les hétéros qui ressort si souvent de ces associations victimaires, pleurnichardes, revendicatrices.
Enfin je me suis trouvé un jour à une terrasse de café parisien à voir défiler les chars de cette indécente Gay Pride. Il y a un respect pour autrui qui m'a semblé complètement bafoué. Dans mes règles de savoir-vivre, on ne se roule pas des patins en strings de cuir à la vue de tous, voire actes plus intimes.
Je ne m'imagine pas faire de même avec ma compagne et exhiber autre chose qu'un geste d'affection. Nos vivons en société et c'est par la politesse, la pudeur que nous avons choisi de nous respecter...
Encore une bonne idée de Jack Lang pour laminer cette France qu'il semble parfois détester au point de vouloir en anéantir tous ses fondements (pas d'amalgame).
Les homosexuels ont une place dans mon univers peuplé de Genet, Proust et tant d'autres, le cirque qui est fait autour de l'homosexualité certainement pas.
Pour les violences faites aux homosexuels, je pense notre justice devenue suffisamment évoluée pour condamner les auteurs de ces délits et parfois crimes comme il est fait pour les hétéros.
Nous devons pénaliser en fonction de la nature de l'agression et non de l'agressé pour que nous restions égaux ou du moins à peu près.
Je trouve très important qu'il n'y ait pas des citoyens de première zone en fonction de leur orientation sexuelle, de leur religion, de leur race et les autres qui seraient moins entendus ou moins réparés. Ceci crée le déséquilibre et les tensions que nous vivons aujourd'hui.

Enfin à titre personnel, je tiens à pouvoir rire des Belges en disant qu'on les reconnaît dans un aéroport parce que ce sont les seuls à jeter du pain aux avions pour les nourrir. Comme je veux pouvoir dire qu'on appelle un avocat qui a perdu son porte-feuille un grand dépressif. Comme je veux pouvoir dire que si Bertrand Delanoë n'en avait pas, on ne l'appellerait pas ma tante.
Tout ceci est de l'humour et en aucun cas du harcèlement ou de la discrimination.
Le harcèlement serait plutôt de vouloir nous faire vivre dans plus d'interdits que ceux nécessaires pour notre vie commune.

Tom

Cela tombe bien, personne ne vous demande d'être homophile... même pas les organisateurs de cette manif, qui lutte contre l'homophobie.

En luttant contre la xénophobie, personne ne vous demande d'être "négrophile".

Si vous vous sentez attaqué par la lutte contre l'homophobie... c'est que l'homosexualité vous gêne probablement et que vous ne l'acceptez peut-être pas (sans toutefois être homophobe : ne pas accepter un comportement ne veut pas forcément signifier le détester, le rejeter, le persécuter)...

Parayre

La tolérance était indulgence, elle est effectivement devenue approbation.

Pour reprendre Furetière, tolérer les lieux de débauche à Rome ne nécessite pas de les approuver.

Notre société pourtant a franchi le pas, qui admoneste ceux-là même qui admonestent, en vertu du principe du tout s'approuve rien ne se réprouve. La nouvelle tolérance interdit d'être contre et somme d'être pour, ce qui revient hélas à une abdication de la liberté.


Quand l'intolérance est privation de la liberté d'autrui, la tolérance est parfois privation de sa propre liberté, en ce qu'elle fuit le discernement. C'est que, disent les sans-courage, tout jugement juge et tout libre-arbitre arbitre !

Mieux leur plaît la tolérance systématique, qui enjoint sans effort d'acquiescer. Tout discernement invite à prendre position, et d'abord pour soi-même, mais la mode confortable est à la désertion.

Défroqués de leur position, les déserteurs de la raison pâlissent aux chandelles vacillantes de la conscience atone. "Appelles-tu liberté le droit d'errer dans le vide ?" (Saint-Exupéry)

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