Depuis l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République dimanche soir, dans diverses villes, notamment Paris, des bandes d'énergumènes, des "jeunes" comme les appellent volontiers les médias, cassent, brûlent, jettent des pierres sur les forces de l'ordre, créent un désordre d'autant plus intolérable qu'il ne semble nourri que de lui-même. Il est clair qu'il s'agit d'une violence sans cause qui, au mieux, en espère une autre légitime en réplique.
Nicolas Sarkozy se trouve actuellement à Malte avec sa famille. S'il a annoncé avec précision ce qu'il avait l'intention d'accomplir durant son mandat présidentiel et si les élections législatives lui donnaient la majorité pour sa politique, on ne peut pas dire que depuis ces deux jours, entre la salle Gaveau, la place de la Concorde, le Fouquet's et les people amis, il ait fait preuve d'un triomphalisme arrogant et que ses deux discours ont été provocants et vindicatifs. Au contraire, selon la tradition mais avec une conviction ferme et répétée, il a martelé, notamment place de la Concorde où derrière lui, sans tenue et sans respect on riait et plaisantait, qu'il était exclu de dresser une France contre l'autre.
Et il est parti.
Cette situation, la violence de quelques-uns ici, lui là-bas, démontre s'il en était besoin qu'hier comme aujourd'hui, on n'a pas besoin de ses oeuvres pour mettre en branle une pulsion de haine sociale et de répudiation démocratique. Qu'ils soient peu nombreux à agir de la sorte dans plusieurs grandes villes est une évidence. Qu'il n'y ait sans doute pas en leur sein beaucoup d'enseignants et d'ouvriers - même si, selon France-Info et le site de l'Express, c'était le cas à Rennes - semble acquis même si le peu qui se mêle à ces dévastations est déjà trop et ne rassure pas sur l'avenir que ces minorités préparent. Il faut louer la modération républicaine de François Hollande qui a invité ces trublions à tenir compte du vote et à combattre avec les armes pacifiques de la démocratie. Je crains que cet appel n'ait guère de succès tant depuis quelques années, et notamment contre Nicolas Sarkozy, l'explication sociale et l'analyse politique échappent à l'entendement pour faire dans le fantasme. Ces petites troupes en marge d'un Etat font du bruit et du mal comme mille et se soucient comme d'une guigne de s'accorder à des règles qu'elles récusent. Protégées, de manière anticipée, par le scandale qui naîtrait absurdement d'une répréssion légitime exercée à leur encontre, elles s'ébattent sans frein ni véritable opposition dans un espace démocratique qu'elles méprisent. La violence est devenue tristement leur seul langage.
Et ce sont des jeunes ! Même les médias les moins complaisants à l'égard de ces dissidences forcenées ne peuvent s'empêcher d'éprouver comme une révérence devant la jeunesse. Qui osera dire un jour, véritablement, les méfaits du jeunisme sur tous les plans, du dérisoire à l'essentiel, dans la société française ? Il y aurait comme une sanctification du niais et du primitif au prétexte qu'ils émaneraient de jeunes gens, la jeunesse, pour reprendre un mot de Goethe, étant un défaut dont on se corrige vite. On est effaré, à les entendre, par la bêtise des propos de certains de ces manifestants. Une jeune fille, ce matin, trop sûre d'elle pour ne pas être bornée : il y a tout de même une partie de la France qui a voté contre Sarkozy ! Certes. Il me semble que c'est le propre de toute élection et que l'esprit d'une République digne de ce nom consiste, pour le camp qui a été défait, à accepter la victoire de l'autre. Apparemment, un raisonnement aussi simple est encore trop difficile pour des neurones ancrés dans la révolte comme d'autres dans l'intelligence.
Peut-être conviendrait-il, pour les responsables politiques et médiatiques, de prendre garde à ce qu'ils disent ou ne disent pas. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, il est des messages qui sont immédiatement perçus au pied de la violence et de la casse. Lorsqu'un Olivier Besancenot, sur un autre registre, affirme qu'il faudra tout mettre en oeuvre pour empêcher la réalisation d'une politique approuvée par une majorité des citoyens, on comprend bien qu'il reste dans son rôle d'opposant systématique mais les malades qui, ici ou là, l'écoutent ne voient sans doute dans cet avertissement que la licence de semer le désordre et tuer ainsi dans l'oeuf les bienfaits, pour l'esprit public, d'une participation électorale massive.
Les médias aussi devraient veiller à ne plus succomber, sans discriminer, aux charmes de l'étiquette de la jeunesse appliquée à tout et n'importe quoi. Parce qu'il y aurait des étudiants dans ces bandes, forcément une forme de légitimité s'attacherait à ces actions pour lesquelles l'adjectif libertaires serait encore trop beau. Si on tentait d'adopter une logique inverse ? Ceux qui saccagent et se comportent avec ce ressentiment profond contre ce qui fonde le vouloir-vivre ensemble ne peuvent pas être de VERITABLES étudiants, enseignants et ouvriers. Gagner la bataille du vocabulaire est un impératif. L'imprécision des mots offre un abri trop commode au scandale des actes.
Peut-être certains, à me lire, estimeront que je me fais du souci pour rien et qu'il faut bien que " jeunesse se passe", avec une sorte d'indulgence amusée qui représente sans doute l'attitude psychologique et intellectuelle qui fait le plus de mal à la santé de notre société. Je ne crois pas m'émouvoir sans raison. D'une part ces violences collectives se répètent chaque soir en dépit des interpellations et de quelques condamnations. D'autre part et surtout, elles risquent de préfigurer, si on n'y met pas le holà par tous les moyens dont la vigilance démocratique dispose, l'opposition sauvage que la France présidentielle et parlementaire aura à affronter chaque fois que l'adhésion populaire viendra l'approuver et la soutenir.
Contre les urnes, le pavé. Ce qui inspire ces graves débordements, outre une infinie bêtise, c'est la haine et le mépris du peuple.
@ Ségo
Les points que vous évoquez mériteraient d‘être repris un par un. Je pense néanmoins que nous éloignerions du propos initial de la note de Philippe.
En raccourci.
Nous savons vous et moi qu'une réforme de l'Université est indispensable dans ce pays. Parce que, entre autres, l'Université telle qu'elle fonctionne mal aujourd'hui fabrique un nombre considérable de jeunes gens qui ont toutes les peines du monde à trouver du travail.
Pour les autres points, nous savons vous et moi que des réformes sont indispensables. Parce que les statu quo et la non solution des problèmes que cela entraîne, continueront à fabriquer des injustices, des disparités, des précarités et de la pauvreté.
Ce qui me sépare de vous:
ce que vous exposez contre le programme de NS n’est que la synthèse de ce qui a été retenu pendant des décennies pour tenter de contourner et de rendre supportable une transformation radicale des environnements économiques auxquels notre pays n’a pas su se mesurer.
Je pense qu’il n’est plus possible de surprotéger les uns avec pour conséquence d’en surexposer d’autres. Je l'ai exprimé à plusieurs reprises ici.
Je réserve ma solidarité qui n’est pas extensible à la seconde catégorie que je viens d’évoquer.
Vous me dites que ceux qui ont voté NS ne l’ont fait qu’en fonction de sa politique de sécurité et d’immigration.
Je pense que la première motivation exprimée à travers cette campagne présidentielle est non seulement l’exigence vis-à-vis des responsables politiques de sortir de la spirale de l’échec et de l’inefficacité qui caractérise notre pays, mais également une exigence de réussite vis-à-vis d’une société toute entière. Ce que, peut-être, dans ma naïveté, j’appelle un intérêt collectif.
Au hasard des futures notes de Philippe, j’espère reprendre avec vous les différents éléments de votre commentaire.
Nous en reparlerons.
Rédigé par : Véronique | 13 mai 2007 à 09:34
@ Véronique
Je ne suis pas sûr que les 53% qui ont voté Sarko l'ont fait pour un désir de réforme qu'incarnerait au mieux le candidat UMP
Non je crois davantage que sa politique sur la sécurité et l'immigration l'a fait gagné
Parce que les réformes que notre nouveau président veut mettre en place vont être très délicates à imposer
La réforme de l'Université, telle qu'elle est voulue par NS, ne pourra pas passer ( et je l'espère parce qu'elle est fonncièrement injuste ) car elle s'opposera aux manif' des étudiants
La réforme des régimes spéciaux s'opposera aux manif' des fonctionnaires qui ne souhaitent pas voir leurs privilèges être remis en question
La réforme sur le service public minimum, une fois encore, fera l'objet d'énormes manifestations des cheminots ( notamment ) et d'ailleurs je la considère comme une atteinte au droit de grève ( car cela revient à obliger des potentiels grévistes d'exercer un droit fondamental )
Ceci dit je suis le premier mécontent quand les métro ou les bus ne sont pas là mais en même temps je reste solidaire de ces fonctionnaires
On a déjà enlevé le droit de grève aux ouvriers en brandissant la menace du licenciement dans les entreprises : on veut faire pareil avec les fonctionnaires en tuant de l'intérieur les mouvements sociaux
Parce qu'un mouvement social ne peut aboutir que lorsqu'il provoque des gênes dans la société et avec ce service public minimum : ces manif' passeront quasiment inaperçues
La réforme des 35 heures ou plus exactement des heures supplémentaires fera sans doute l'objet de nombreuses discussions syndicales
Et d'ailleurs, c'est une réforme "poudre aux yeux" qui était destinée à récupérer un peu de suffrages à gauche
Parce que détaxer les heures supplémentaires pour les patrons aura pour conséquence de mettre l'heure supplémentaire moins chère que l'heure d'embauche
de ce fait en cas de surplus de travail : le patron n'aura aucun intérêt à embaucher mais plutôt à faire travailler encore plus les ouvriers dont il dispose
Et quand NS nous a lancé son slogan : "travailler plus pour gagner plus" : une fois encore c'est de la poudre aux yeux étant donné que les heures supplémentaires ne sont rémunérées dans la plupart des entreprises que sous forme de récupération et non d'argent
Mais si Saint Nicolas a dit que le plein emploi était réalisable avec lui alors prions pour qu'il ait raison
Cela dit en trafiquant les chiffres du chômage comme on l'a fait ces derniers mois : on peut y arriver très vite au plein emploi
Par contre la réforme sur le bouclier fiscal ne souffrira d'aucune manifestation
Mais dans le même temps, on dira à un chômeur : " vous avez manqué deux rendez-vous à l'ANPE, désolé mais vous êtes radié"
En gros les riches seront de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres
Sans parler des franchises privées concernant l'assurance maladie et le déremboursement de nombreux médicaments ou encore de soins et des séjours en milieu hospitalier
Je pense que dans les cinq prochaines années : on aura intérêt à être en bonne santé et avoir de l'argent parce que sinon ...
Rédigé par : Ségo | 12 mai 2007 à 13:06
Personnellement je ne suis pas choqué quand le futur président de la République, contribuable de l'ISF et représentant une idéologie de droite, part se réfugier trois jours sur un yacht de luxe prêté par un ami.
NS l'a toujours dit ou sous-entendu : l'argent n'est pas sale en soi et il n'y a rien de choquant à en disposer librement quand on ne l'a pas gagné illégalement.
A la limite, je serais plus choqué par des bien-pensants de gauche qui, tout au long de l'année, vivent dans les beaux quartiers des grandes villes et se reposent dans de charmantes résidences secondaires, pour ensuite fustiger les vacances minuscules d'un homme qui travaille énormément et dont le comportement ne contredit pas franchement les propos.
Regardez donc tous ces Français qui partent chaque année au ski ou à l'étranger alors que juste à coté d'eux vivent des nécessiteux. N'est-ce pas tout autant choquant?
Cessons l'égalitarisme pour autrui et concentrons-nous sur le projet politique d'un homme au lieu de s'apesantir sur sa vie sociale.
Est-ce la France qui nous importe ou les vacances et les amis de son futur président ? Ne réduisons pas l'action politique future à la vie privée de son maitre d'oeuvre.
Rédigé par : basba | 12 mai 2007 à 12:23
@ Ségo
Je pense que cette campagne électorale a démontré, et à travers les propositions des 3 principaux candidats, une attente considérable dans notre société d’une Réforme qu’on pourrait, si tel était le sujet de la note de Philippe, décliner dans ses principaux points avec les différences et les oppositions dans les réponses des 3 candidats.
J’ai envie de vous dire que quel qu’aurait pu être le résultat de l’élection, celui qui, comme vous et moi, s’intéresse au débat public et à la politique, ne peut ignorer cette attente.
Je reprends la phrase de Jean-Dominique:
"il a gagné, il fait ce qu'il veut, il vous emmerde. La contestation doit s'arrêter net."
J’espère que Jean-Dominique ne sera pas fâché contre moi (dans ce cas, il l’exprimera et je lui demanderai d’accepter mes excuses). Mais je suis très tentée de retourner sa phrase et d’écrire:
"Et oui véronique : la rue est très souvent plus forte qu'un gouvernement...aucun gouvernement n'a résisté aux manifestations...elle (la rue) a gagné, elle fait ce qu’elle veut, elle vous emmerde. Cette réforme doit s’arrêter net."
Je pense sincèrement que les 53% de NS expriment une demande de réformes sans cesse reportées et sans cesse non abouties. Je crois que nous pourrions élargir au-delà du 53% cette demande.
Il va de soi que gagner une élection n’est pas une fin en soi et que l’affaire n’est pas entendue, ni réglée une fois pour toutes.
Mais le refus d’un changement ou d’une transformation, les immobilismes que cela suggère et que je perçois dans les grèves préventives ou dans la contestation que vous sentez venir, même le jour de l‘investiture de NS, sont une façon de dire "merde" à une très grande majorité (au-delà du 53% NS) de nos compatriotes et je le crois, à leur lucidité, à leur capacité et à leur maturité pour affronter un réel.
En tout état de cause, je pense qu’une contestation préventive ou systématique, généralisée, épidermique, à toute tentative de réformes structurelles ne serait comprise que comme l‘expression d’un blocage à toute évolution de fond de notre société.
Elle placera ceux qui la préconisent non pas seulement dans la non prise en considération et la négation du souhait de ceux qui ont voté Sarko, mais également dans la non prise en compte de ce que cette campagne électorale a mis à jour et exprimé.
Pour finir, Ségo. il me semblerait plus opportun au regard de ce que vous-même avez défendu avec constance et conviction dans ce blog, que vous vous investissiez pleinement dans un projet alternatif, solide et concret à celui de NS.
Ceci afin de nous convaincre qu’on peut réellement REFORMER notre pays d’une façon différente et plus souhaitable que celle proposée par NS.
Rédigé par : Véronique | 12 mai 2007 à 07:36
C'est un grain de folie collective de se prendre pour Guy Moquet et de prendre Sarkozy pour Pétain (qui n'a pas été élu par le peuple, mais a remplacé un démissionnaire) ?
Le scénario est joli : 40 millions de collabos avec des rêves vichystes et pourquoi pas nazis, évidemment une infime minorité de gens bons, intelligents et lucides qui font de la résistance, mais il est si éloigné de la réalité. Cela relève de la socio-pathologie à ce niveau.
Mon chien a refusé de manger ses croquettes, c'est un facho, un nazi qui veut imposer la dictature du steak haché...
"Jusqu'où va-t-on descendre ?" titrait avec justesse un de ses livres Alain Soral.
Entre être en désaccord avec une partie du programme d'un élu, ce qui est mon cas, en asséner une saine critique et partir dans le n'importe quoi fantasmagorique, il y a une marge... Où sont donc les fours crématoires de Nicolas Sarkozy ?
Les trotskistes qui soutiennent et taisent les exactions des khmers rouges, de Pol Polt, de Mao et les dizaines de millions de morts du communisme sont par contre autrement plus inquiétants, il me semble.
Rédigé par : Ludo Lefebvre | 12 mai 2007 à 05:23
@ Certains n'ont pas les outils démocratiques... vous, vous les aviez !
Bravo ! Ne vous trompez pas, Monsieur, pas pour vous ce bravo, mais pour notre hôte.
Comme vous en avez de la chance Monsieur "certains n'ont pas ... ".
Pas de censure sur ce blog !
Elle est pas belle la vie !
Vous voyez la différence entre vous, le soi-disant "écrasé " et d'autres, ailleurs, qui le sont vraiment et qui souffrent terriblement, c'est que vous pouvez, vous, vous exprimer sur la toile sans ménagement... malgré votre dérangement.
Et que vive la liberté, de préférence sans "la violence des autres"...ni de quiconque d'ailleurs !
Rédigé par : Le déserteur | 12 mai 2007 à 01:23
"TRAVAIL MORAL NATION!"
48 "je" en 4 minutes !
Sarkozy va changer la France... ça, c'est clair ! Et en plus il m'a l'air bien plus dynamique que Pétain en 1940 ! Lui ne jouera pas au bouclier, mais au kärcher !
De plus, je rappelle que tous les chiffres, tous les propos et les analyses socio-psychologiques de Maître Sarkozy se révélent... faux !
C'est une grande qualité je trouve, pour un dirigeant d'un Etat, d'avoir cette facilité à mentir ouvertement et de façon la plus sincère possible à des millions de Français !
C'est vrai que c'est simple quand on a les industriels (donc l'économie et la finance) dans la main droite, et les médias dans la main gauche !Le lien? Eh bien, il est beaucoup plus simple de faire pression sur de vilains journalistes ou de mauvais papiers... quand on a le pouvoir de suspendre les gagne-pains. Et oui, la France doit travailler tout en étant en accord avec la "morale"!
C'est monsieur Sarkozy qui va nous faire une leçon de morale ???... Il me semble qu'il est tout de même assez mal placé pour cela. En revanche l'Eglise catholique est plus apte, il est vrai, à nous inculquer cette morale. C'est sûrement pour cela qu'il n'est pas exclu qu'elle réapparaisse dans la vie politique française ! Fort le républicain, non ?
Oh, et puis j'abandonne, vous vous êtes laissé vous faire manipuler par un complexé qui se prend déjà pour Dieu le Père !
Mais c'est vrai qu'une "jeune" étudiante (fausse ?) "d'extrême-gauche" issue des "quartiers populaires"... n'a pas son mot à dire, vu que la démocratie française c'est : le pouvoir à la majorité et l'allégeance à ses décisions !
N'empêche que je tiens à rappeler que la majorité qui s'est jetée dans les bras du maréchal était largement plus conséquente que celle d'aujourd'hui... et pourtant ce sont les 2% de résistants (booooooouuuuh ! les violents terroristes!!!) que la France a vanté après la guerre.
Mais pardon, j'écrase... il ne faut pas vous contredire et vous déranger, vous êtes la majorité.
Rédigé par : certains n'ont pas les outils démocratiques... vous, vous les aviez! | 11 mai 2007 à 22:07
violence et non violence sont les deux mamelles de la louve disait Romulus à Rémus son frère de sens unique !
n'oubliez jamais !
pour citer un chanteur philosophe au bee belly J.C !
Rédigé par : Cactus aime | 11 mai 2007 à 18:04
@Bulle Bien sûr que la cérémonie de l'abolition de l'esclavage a son importance pour le futur Président Sarkozy, les résultats des territoires d'outre-mer ont été assez décevants pour l'UMP. Dans l'absolu je pense même que si Monsieur Sarkozy veut vite se détacher de l'esprit "Chirac" il va falloir que les municipales arrivent dans la foulée des législatives sinon nous sommes encore dans la continuité pour un an - Cette analyse n'engage que moi.
Rédigé par : Bernard | 11 mai 2007 à 13:39
Pourquoi un tel acharnement sur les vacances pré-présidentielles de Nicolas Sarkozy, alors que, dans le même temps, sa rivale se paie quelques journées de farniente sur des fonds publics (cf. : http://www.drplock.org/blog/index.php?2007/05/11/150-farniente-en-eaux-troubles)
Rédigé par : Albert | 11 mai 2007 à 12:29
@Véronique : vous avez bien entendu raison... et je suis de surcroît l'un de ces "idiots" qui entend toutefois demeurer lucide en observant une distance critique et indépendante.
Rédigé par : Parayre | 11 mai 2007 à 10:57
@ Véronique
Je ne cherche pas à légitimer ou à condamner les manifestations dans les rues
Je fais simplement le constat qu'aucun gouvernement ne peut diriger un pays si la rue est mécontente
Regardez la réforme du CPE : notre ancien Premier ministre voulait résister mais il a abandonné ( et j'ai envie de dire heureusement pour le coup )
Je ne suis pas en train de vous dire que c'est démocratique ou pas
C'est un simple constat : aucun gouvernement n'a résisté aux manifestations
Et je crois que celui de NS n'y résistera pas non plus
Après vous trouverez ça scandaleux ou pas : le problème n'est pas là
Le problème c'est qu'un président pour gouverner doit être celui du rassemblement ou du moins de l'apaisement et force est de constater que NS est loin d'être cela
D'ailleurs les grèves sont déjà annoncées par les Universités à la rentrée prochaine tout comme le 16 mai où NS pourrait avoir une surprise le jour de son intronisation
Et oui véronique : la rue est très souvent plus forte qu'un gouvernement ...
Rédigé par : Ségo | 11 mai 2007 à 10:16
@bernard Désolée je ne voulais pas être désagréable quand j'écrivais que j'exècre le mot "peuple". En fait je n'aime pas du tout l'entendre employé par des politiques qui en son nom justifient tout et n'importe quoi. Le peuple a bon dos comme on dit chez moi. En outre le mot me paraît effectivement un peu condescendant - je n'aime pas cette idée d'entité homogène ,un peu molle - et la condescendance est la dernière des choses que j'attends d'un H/F politique :)
Rédigé par : catherine A. | 11 mai 2007 à 10:04
@ Parayre
Je peux comprendre qu'on ne trouve pas du meilleur goût ou de la plus fine distinction le détour de NS par le Fouquet's ou sa croisière bolloréenne.
Maintenant en quoi cela vous autorise-t-il à dire que NS est un escroc et que le résultat de ces élections est:
"la plus grande escroquerie que nous ayons connue !" ?
Dans n'importe quel canton, s'agissant de n'importe quel élu, le recours à la communication et à la publicité est un incontournable de la vie politique.
J'ignore le poids des publicitaires dans cette campagne électorale. Mais je pense que des électeurs savent comprendre et décrypter l'au-delà d'un message qui ne serait que publicitaire ou caressant. Au besoin, des intellectuels, des journalistes et même des magistrats-écrivains sont là pour le leur rappeler.
Il y a eu tout le temps le reproche d'être facho quand on a voté Sarko. Maintenant il va falloir s'excuser et se défendre d'avoir été idiot.
Et, concrètement, je préfère, à tout prendre et de très loin, vivre avec "la dictature" de la publicité que confrontée aux violences omniprésentes et impossibles à dénoncer ou à constester d'une dictature.
Les photos ou les images truquées et détournées, le photoshop à l'extrême et dans le cauchemar, c'est une des grandes spécialités des dictatures comme méthode de gouvernement. Je parle des vraies.
Seulement ce sont des décennies plus tard, après bien des cadavres et des charniers qu'il y a dans ces pays la liberté d'exprimer que les photos étaient TOUTES truquées.
Rédigé par : Véronique | 11 mai 2007 à 08:03
On n'aurait pu accorder à NS un chouïa d'élégance lundi juste sur un point : ne pas vouloir d'une "présidence à deux têtes" et de laisser à Chirac ses derniers jours de présidence. Mais quel est ce diablotin sortant de l'Elysée avec Chirac et, si mes yeux ne m'ont pas trompée, il prenait place à côté du Président dans la voiture présidentielle. Pour se rendre à une cérémonie qui a surtout pas mal d'importance pour les législatives dans les DOM-TOM. N'oublions pas que nous sommes encore en campagne électorale...
Rédigé par : Bulle | 11 mai 2007 à 05:47
Hmmm, je pense que certains vont devoir se boucher le nez et les oreilles pendant 5 ans. Car si j’ai bien saisi le caractère de NS nous allons en voir de toutes les couleurs et à contre-courant de nos vieilles habitudes héritées de décennies de formatage idéologique.
NS va essayer de faire revenir tous les gros poissons qui se sont échappés vers des eaux plus accueillantes et de ce fait ne créent plus, ne dépensent plus, ne font plus travailler en France. Pour ce faire il va envoyer des signaux, il va demander à ces amis bien placés de porter la bonne parole au quatre coins du monde.
Ce serait insulter l’intelligence de cet homme que de croire qu’il a commis une erreur en se rendant au Fouquet's, à Malte sur un yacht de milliardaire. NS veut incarner la réussite et encourager la réussite. Certains esprits un peu chagrins ou plutôt opposants continuent la campagne et se précipitent pour dénoncer le parvenu, le clinquant, l’affichage de la réussite et ne voient pas les puissants symboles envoyés. Il serait temps que certains s’interrogent sur leur propre volonté de sortir la France de sa mauvaise position économique et sociale. Ce n’est pas en dénigrant les puissants, les riches, ceux qui ont réussi que les pauvres trouveront du travail.
Rédigé par : vienne | 11 mai 2007 à 02:33
"Sarkozy met ses pas dans ceux de Chirac" (Reuters). Cette conversion subite à la repentance est-elle le premier reniement du candidat de la rupture ?
Rédigé par : guzet | 10 mai 2007 à 21:25
Etonnant ce débat orchestré par la gauche et l'échange d'arguments sur l'équipée maltaise et, en revanche, le silence sur la chiraquisation du champion de la "rupture"qui a oublié dès jeudi son discours de dimanche sur la fierté française (et on s'éclipse le 8 mai !) et la fin des repentances à répétition (et on revient dare-dare célébrer la grande repentance chiraco-taubirienne).
Rédigé par : Gérard | 10 mai 2007 à 21:18
Je ne sais pas si François Mitterrand descendait dans des hotels de luxe, mais le souvenir de cette époque reste quand même gravé sous le nom de "gauche caviar". Maintenant n'oublions pas le maître-mot de tous les élus politiques confondus "Faites ce que je dis mais pas ce que je fais"/
Le peuple .. j'ai froissé des oreilles avec ce mot mais comment traduire "Vox populi ..." et c'est à ce peuple-électeur que je pensais en écrivant ça... Mea culpa
Rédigé par : Bernard | 10 mai 2007 à 21:14
@ Jean-Dominique
Mais pas du tout.
Philippe n’a pas écrit:
"il a gagné, il fait ce qu'il veut, il vous emmerde. La contestation doit s'arrêter net."
Il a écrit:
"D'autre part et surtout, elles (les violences collectives) risquent de préfigurer, si on n'y met pas le holà par tous les moyens dont la vigilance démocratique dispose, l'opposition sauvage que la France présidentielle et parlementaire aura à affronter chaque fois que l'adhésion populaire viendra l'approuver et la soutenir (...) Contre les urnes, le pavé."
Ségo qui revient dans le blog de Philippe mais visiblement, pas encore très revenu et ni très remis de son horreur électorale nous dit:
"(NS)aura beaucoup de mal à gouverner car la rue est contre lui"
En quoi la rue est-elle légitimée pour mettre en échec toute réforme de fond ? Une pression systématique de la rue n’est-elle pas une remise en question de ce qui fonde une démocratie ?
Je sais bien que ma question peut apparaître simpliste ou scandaleuse.
Mais à vous lire, si évidemment il n’est nullement question dans mon esprit de discuter une seconde le droit de contestation, de manifestation et d’opposition, je m’interroge sur le caractère acceptable d’une contestation systématique somme toute peu représentative et liée trop souvent qu'à des groupes de pression ou des intérêts seulement catégoriels.
PS : Gorgias de Platon et le dialogue entre Calliclès et Socrate. Dès que possible, je le lirai. D'autre part, je vous donne raison sur l'importance du discours en politique.
Rédigé par : Véronique | 10 mai 2007 à 20:35
@ Ségo ; mais évidemment que je le pense mais ce qui m'insupporte c'est de voir les socialistes qui perdent autant d'énergie pour finalement si peu alors qu'ils en auraient bien besoin pour essayer de comprendre pourquoi leur candidate a été si nettement battue. Et comme je l'ai écrit ce concert de faux-culs avec les partitions écrites d'avance, je trouve ça grotesque et aussi indécent. Je déteste cette démogagie à 2 euros. catherine :)
Rédigé par : catherine A. | 10 mai 2007 à 20:35
@ catherine A.
Peut-être que des gens de droite comme de gauche ont des amis milliardaires
Peut-être que messieurs Mitterrand et Chirac ont eu des attitudes similaires
Mais le problème vient des paroles et du programme de NS et du décalage avec ses tous premiers actes en tant que "presque" président
On ne peut pas se dire incarner le changement ou le renouveau politique voire la rupture avec la "vieille politique" de ces 25 dernières années
et faire exactement la même chose que ses prédécesseurs : on connaît les frais de bouche exhorbitants de Mr Chirac ou ses voyages "aux frais de la princesse"
On ne peut pas faire un discours où il se veut incarner le candidat des pauvres, des "rejetés" de la société, des "sans-travail" et j'en passe
et courir au Fouquet's sitôt l'éléction terminée pour finir à Malte sur le yacht d'un milliardaire
Bien sûr que NS a le droit d'avoir des amis milliardaires : le problème n'est pas là
le problème est qu'un président de la République se doit d'avoir une retenue nécessaire vis-à-vis des cadeaux de milliardaires
car je ne crois pas aux cadeaux sans contreparties
Si NS commence à accepter tous les cadeaux de ces chefs du CAC40 : comment pourra-t-il gouverner en toute indépendance ?
Ne croyez-vous pas qu'il y a un problème, si ce n'est moral, au moins éthique ?
Rédigé par : Ségo | 10 mai 2007 à 19:58
Ségo,
Je reconnais bien là, la démarche du parti socialiste : le rejet de la responsabilité sur autrui.
Si le PS a perdu, c'est à cause au FN, alors que ce dernier a fait 10%, qu'il s'est fait emprunter son programme, que depuis 2002 tout a été mis en oeuvre pour qu'il ne soit pas au prochain second tour. Bientôt vous allez affirmer que c'est JMLP qui met le feu aux voitures...
Vous ne pensez pas que l'élection de NS puisse simplement être le choix des électeurs ? Que madame Royal a fait une "campagne floue" ? Que la France est fatiguée des incivilités ?
Le FN impuissant dans tous les domaines, puisqu'il y aura la même démarche aux législatives, est le diable bien pratique qu'on sort de la boîte pour effrayer en période électorale et récupérer des voix, le responsable de tous les problèmes actuels... JMLP est en fait celui qui donne des voix au PS depuis 81, c'est le meilleur rabatteur de la gauche dont le seul programme est non au FN et maintenant non à Sarkozy. Soyez au moins reconnaissant ...
Vous pensez que les voyages de Mitterrand se faisaient en roller skate ?
La différence est que ce dernier prenait deux jets et que c'était aux frais du contribuable, ne parlons même pas de ce que Mazarine, la fausse Cosette, miss bobo, nous a coûtés...
Ségolène Royal comme tous les cadres de la gauche faisait simplement tâche dans le décor en représentant un parti populaire.
On gagne toujours à savoir se remettre un peu en cause de temps en temps...
Rédigé par : Ludo Lefebvre | 10 mai 2007 à 19:57
@ ségo ; je ne veux pas faire du mauvais esprit mais je ne suis pas sûre que François Mitterrand descendait dans des "deux étoiles " ni même quatre. Je ne suis pas sûre que les femmes de minstres et ministres elles-même de gauche, comme de droite, portent au cours des soirées, dîners et autres galas des robes de chez H et M ; je ne suis même pas sûre que ce fameux "peuple",un mot que j'exècre, le demande et le veuille. Et je n'aurai pas la cruauté de demander la liste de ceux qui sont allés se bronzer sur l'ex-bateau de Tapie, autrement plus beau au passage que celui de Bolloré ; et que dire du prêt fait par un milliardaire à Bérégovoy... et du pont d'or fait à Pelat pour le rachat de son entreprise ...j'en passe et un paquet. ..je trouve inopportunes ces vacances de NS mais je trouve faux-cul ces cris d'orfraie de vertus effarouchées et sans mémoire ; on sait qui plus est à qui bénéficie le "tous pourris" que ça entretient. catherine A.
Rédigé par : catherine A. | 10 mai 2007 à 19:05
La rue ne représente pas 51% des Français.
Heureusement !
Rédigé par : mike | 10 mai 2007 à 16:14