Depuis l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République dimanche soir, dans diverses villes, notamment Paris, des bandes d'énergumènes, des "jeunes" comme les appellent volontiers les médias, cassent, brûlent, jettent des pierres sur les forces de l'ordre, créent un désordre d'autant plus intolérable qu'il ne semble nourri que de lui-même. Il est clair qu'il s'agit d'une violence sans cause qui, au mieux, en espère une autre légitime en réplique.
Nicolas Sarkozy se trouve actuellement à Malte avec sa famille. S'il a annoncé avec précision ce qu'il avait l'intention d'accomplir durant son mandat présidentiel et si les élections législatives lui donnaient la majorité pour sa politique, on ne peut pas dire que depuis ces deux jours, entre la salle Gaveau, la place de la Concorde, le Fouquet's et les people amis, il ait fait preuve d'un triomphalisme arrogant et que ses deux discours ont été provocants et vindicatifs. Au contraire, selon la tradition mais avec une conviction ferme et répétée, il a martelé, notamment place de la Concorde où derrière lui, sans tenue et sans respect on riait et plaisantait, qu'il était exclu de dresser une France contre l'autre.
Et il est parti.
Cette situation, la violence de quelques-uns ici, lui là-bas, démontre s'il en était besoin qu'hier comme aujourd'hui, on n'a pas besoin de ses oeuvres pour mettre en branle une pulsion de haine sociale et de répudiation démocratique. Qu'ils soient peu nombreux à agir de la sorte dans plusieurs grandes villes est une évidence. Qu'il n'y ait sans doute pas en leur sein beaucoup d'enseignants et d'ouvriers - même si, selon France-Info et le site de l'Express, c'était le cas à Rennes - semble acquis même si le peu qui se mêle à ces dévastations est déjà trop et ne rassure pas sur l'avenir que ces minorités préparent. Il faut louer la modération républicaine de François Hollande qui a invité ces trublions à tenir compte du vote et à combattre avec les armes pacifiques de la démocratie. Je crains que cet appel n'ait guère de succès tant depuis quelques années, et notamment contre Nicolas Sarkozy, l'explication sociale et l'analyse politique échappent à l'entendement pour faire dans le fantasme. Ces petites troupes en marge d'un Etat font du bruit et du mal comme mille et se soucient comme d'une guigne de s'accorder à des règles qu'elles récusent. Protégées, de manière anticipée, par le scandale qui naîtrait absurdement d'une répréssion légitime exercée à leur encontre, elles s'ébattent sans frein ni véritable opposition dans un espace démocratique qu'elles méprisent. La violence est devenue tristement leur seul langage.
Et ce sont des jeunes ! Même les médias les moins complaisants à l'égard de ces dissidences forcenées ne peuvent s'empêcher d'éprouver comme une révérence devant la jeunesse. Qui osera dire un jour, véritablement, les méfaits du jeunisme sur tous les plans, du dérisoire à l'essentiel, dans la société française ? Il y aurait comme une sanctification du niais et du primitif au prétexte qu'ils émaneraient de jeunes gens, la jeunesse, pour reprendre un mot de Goethe, étant un défaut dont on se corrige vite. On est effaré, à les entendre, par la bêtise des propos de certains de ces manifestants. Une jeune fille, ce matin, trop sûre d'elle pour ne pas être bornée : il y a tout de même une partie de la France qui a voté contre Sarkozy ! Certes. Il me semble que c'est le propre de toute élection et que l'esprit d'une République digne de ce nom consiste, pour le camp qui a été défait, à accepter la victoire de l'autre. Apparemment, un raisonnement aussi simple est encore trop difficile pour des neurones ancrés dans la révolte comme d'autres dans l'intelligence.
Peut-être conviendrait-il, pour les responsables politiques et médiatiques, de prendre garde à ce qu'ils disent ou ne disent pas. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, il est des messages qui sont immédiatement perçus au pied de la violence et de la casse. Lorsqu'un Olivier Besancenot, sur un autre registre, affirme qu'il faudra tout mettre en oeuvre pour empêcher la réalisation d'une politique approuvée par une majorité des citoyens, on comprend bien qu'il reste dans son rôle d'opposant systématique mais les malades qui, ici ou là, l'écoutent ne voient sans doute dans cet avertissement que la licence de semer le désordre et tuer ainsi dans l'oeuf les bienfaits, pour l'esprit public, d'une participation électorale massive.
Les médias aussi devraient veiller à ne plus succomber, sans discriminer, aux charmes de l'étiquette de la jeunesse appliquée à tout et n'importe quoi. Parce qu'il y aurait des étudiants dans ces bandes, forcément une forme de légitimité s'attacherait à ces actions pour lesquelles l'adjectif libertaires serait encore trop beau. Si on tentait d'adopter une logique inverse ? Ceux qui saccagent et se comportent avec ce ressentiment profond contre ce qui fonde le vouloir-vivre ensemble ne peuvent pas être de VERITABLES étudiants, enseignants et ouvriers. Gagner la bataille du vocabulaire est un impératif. L'imprécision des mots offre un abri trop commode au scandale des actes.
Peut-être certains, à me lire, estimeront que je me fais du souci pour rien et qu'il faut bien que " jeunesse se passe", avec une sorte d'indulgence amusée qui représente sans doute l'attitude psychologique et intellectuelle qui fait le plus de mal à la santé de notre société. Je ne crois pas m'émouvoir sans raison. D'une part ces violences collectives se répètent chaque soir en dépit des interpellations et de quelques condamnations. D'autre part et surtout, elles risquent de préfigurer, si on n'y met pas le holà par tous les moyens dont la vigilance démocratique dispose, l'opposition sauvage que la France présidentielle et parlementaire aura à affronter chaque fois que l'adhésion populaire viendra l'approuver et la soutenir.
Contre les urnes, le pavé. Ce qui inspire ces graves débordements, outre une infinie bêtise, c'est la haine et le mépris du peuple.
Véronique, la politique est affaire de rhétorique et de discours avant tout. Carthage n'aurait pas été détruite si Caton n'avait trouvé la formule lapidaire, répétée inlassablement, qui scellait le sort de la cité punique. En politique, le fond recouvre la forme et NS - à qui je reconnais à défaut de culture politique un véritable génie politique - a usé de cette prérogative du fond sur la forme à un point culminant.
Que nous dit le discours de NS face à ses premiers actes symboliques : Non à la repentance. On ne s'excuse plus, ni collectivement, ni individuellement. Ce n'est pas anodin du tout et je renvoie chacun à la lecture du Gorgias de Platon et, singulièrement, au dialogue entre Calliclès et Socrate. NS est directement inspiré de la philosophie de Calliclès, le plus fort a forcément un peu plus raison que le plus faible parce qu'il n'est pas fort par hasard. Changez le terme de force par celui de réussite et tout Calliclès se retrouve dans NS.
C'est d'ailleurs ce que j'entends ici ou là, voire ce que je comprends du propos de Philippe : il a gagné, il fait ce qu'il veut, il vous emmerde. La contestation doit s'arrêter net. Le droit de protester ou de manifester s'efface devant la lumière prodigieuse du suffrage universel, s'opposer devient anti-démocratique, bizarre non ? J'ai raison puisque j'ai gagné et maintenant, vos gueules !
Eh bien non, ça ne fonctionne pas ainsi en démocratie, on ne se couche pas forcément devant le nouveau maître.
Une chose ne laisse pas de m'effrayer au regard des événements du passé : comment les gens du temps s'aveuglent toujours devant les serpents du jardin d'Eden. Je ne suis pas de droite mais ne suis aucunement anti-droite, il y a plein de gens de droite que j'estime. Mais la morgue populiste de NS ne m'inspire pas de respect. Désolé.
Nota : Abus de bien social et recel d'abus, telle est la qualification pénale des vacances de NS. Mais où ai-je la tête ? Il a gagné, fou que je suis !
Rédigé par : Jean-Dominique Reffait | 10 mai 2007 à 15:31
Bonjour
Presque tous les "posts" rapportent en critiques le rapport entre Monsieur Sarkozy et Monsieur Bolloré. Mais est-ce une tare d'avoir des amis millardaires ? D'ailleurs y a-t-il eu un président de la Vème République qui n'a pas eu d'ami(s) milliardaire(s) - Même le très sectaire parti communiste à eu son milliardaire - Doumeng- mais celui-ci devait être bien puisque rouge, tout comme Roger-Patrice Pelat, milliardaire rose et ami de François Mitterrand. Doit-on conclure que si Madame Royal avait été élue et avait profité des largesses d'un ami milliardaire "rose", l'opinion plus ou moins publique aurait su lui trouver une justification ? Si l'argent n'a pas d'odeur, elle a de la couleur.
Rédigé par : Bernard | 10 mai 2007 à 15:10
@Ségo : je suis touché par votre commentaire que je partage globalement !
Ces élections m'apparaissent , alors même que ma vie n'a été que légitimisme et croyance naïfs en certaines valeurs , la plus grande escroquerie que nous ayons connue !
N.S est , j'en suis persuadé , un être simplement arriviste , assez vulgaire même s'il est doté d'un talent certain comme la plupart des escrocs ...Ses accointances le lient et Bolloré ou d'autres l'ayant "fait" , je redoute qu'il ne puisse s'en séparer !
La publicité - Havas et d'autres - est aux démocraties ce que la violence est aux dictatures ...
Il est tout de même dolosif que - j'en suis persuadé - les plus modestes l'ait suivi alors même qu'il n'est que le représentant rémunéré du "CAC 40" , de l'apparence , du "Paris" friqué ...
La démagogie est bien à la démocratie ce que la prostitution est à l'amour et, à la nomination d'une petite minorité corrompue , substitue l'élection par une masse ...trompée .
Rédigé par : Parayre | 10 mai 2007 à 14:59
@Ségo : quel bonheur de vous retrouver !
Nous aurons eu, vous et moi, chacun nos déceptions...
J'ai voté, je l'ai écrit, pour NS...plus pour son programme que pour l'homme dont j'ai vite appréhendé les faiblesses à l'égard de l'argent et des strass de toutes sortes...je mesure l'énorme faute de goût qu'il vient de commettre...entre l'auberge de jeunesse de Sablé et le yacht de Bolloré, sans passer nécessairement par Vézelay ou le mont Beuvray, il y avait de multiples endroits où se ressourcer et s'imprégner de la fonction...mais tout a été dit et redit à cet égard, tant par ses adversaires que par ses partisans...
Attendons la suite...on a eu un Président qui était un humaniste lettré mais qui ne dédaignait pas non plus les fastes, tant pour lui que pour son occulte famille...on ne va pas vivre sans cesse avec l'image du Commandeur qui payait de sa poche les goûters des Noëls de l'Elysée...
PS: j'ai écrit "Sablé"comme j'aurais écrit "Bormes-les-Mimosas"...comprenne qui pourra...
Rédigé par : sbriglia | 10 mai 2007 à 14:47
Il m'aura fallu quelques jours pour me remettre de ce dimanche 6 mai 20H
Quelle horreur quand j'ai vu le visage de NS s'afficher sur mon écran
Mais bon le peuple du Front National a parlé : les militants FN ont élu NS
Tout le monde pensait que ce serait le choix des UDF qui allait faire pencher la balance mais non ce fut celui des électeurs du FN et d'ailleurs ce n'est pas une surprise si NS a fait ses meilleurs résultats dans les régions où le FN est très présent et qu'a contrario SR a fait ses meilleurs résultats là où le FN n'est pas implanté
Le résultat de tout ça : c'est que la France a choisi NS pour changer la politique française
Et quel changement : on va mettre Borloo du ministère du travail à Matignon, De Robien de l'éducation nationale à l'outre-mer ou encore Perben des transports à l'intérieur chapeauté par notre ancien ministre de l'intérieur
Quel changement ! on prend les mêmes et on recommence
Pour ce qui est des manifestations : elles sont à la fois condamnables et compréhensibles de la part de jeunes qui se sentent coupés de l'autre France ( celle qui a voté pour NS )
Le propre d'une démocratie est certes d'accepter le résultat de dimanche mais c'est également le droit de pouvoir exprimer son mécontentement ( sans pour autant casser les vitrines ou mettre le feu aux voitures )
Globalement, je suis très déçu du vote de dimanche mais je ne peux que l'accepter
Simplement : je crois que la France est encore plus coupée en deux qu'avant et qu'on va vite s'apercevoir que NS d'une part n'est pas le candidat du rassemblement et d'autre part qu'il aura beaucoup de mal à gouverner car la rue est contre lui
D'ailleurs il se pourrait fortement qu'à la rentrée les universités soient en grève ( et d'ailleurs ça a déjà commencé dans certaines facultés françaises )
Enfin, que dire de la maladresse de NS : aussitôt élu le voici dans un palace parisien suivi d'un voyage en jet privé et de quelques jours sur un yacht à 190000 euro la semaine
Lui, qui 30 minutes après son élection nous faisait un discours la larme à l'oeil sur la veuve et l'orphelin, a semble-t-il préféré la méditation façon jet-set
Lui qui au moment du débat Royal-Bayrou, disait préférer les usines aux palaces parisiens, et bien a priori il n'a pas perdu de temps pour quitter les entreprises
Mais derrière tout ça se cache la contrepartie de tout ce spectacle : comment peut gouverner un président qui commence à accepter les cadeaux des milliardaires et capitaines d'industries françaises
Le jour où il faudra prendre une décision qui pourrait aller à l'encontre de ses amis milliardaires : que fera NS ? il aura tout simplement les mains liées
Mais bon, jet privé, people, palace et yacht : je crois que nous n'avons pas les mêmes valeurs...
Rédigé par : Ségo | 10 mai 2007 à 13:46
@ Bulle
Qui a retenu "la rupture tranquille" ? Je suis d'accord. Cette expression est à oublier dans le catalogue des slogans vides de signification des communicants. Elle l'est déjà.
NS n'a rien osé du tout en employant des mots comme ceux de travail ou de mérite. Il n'a fait que formuler ce qui pour la plupart a du sens et de la valeur.
Quand Philippe a écrit une note sur "l'ordre juste" de SR, je me suis sentie incapable de faire le moindre commentaire. Même expliqué ou embrouillé par Philippe, je ne parvenais pas à comprendre ce que cela pouvait signifier.
Considérant les violences de ces derniers jours, il est nécessaire non seulement d'enseigner les mots travail et mérite mais aussi le sens des mots "démocratie", "suffrage universel", "Représentation nationale" etc.
Rédigé par : Véronique | 10 mai 2007 à 13:05
Bonjour Monsieur Bilger,
L'une de vos dernières phrases me choque. Celle qui présente l'indulgence comme une maladie.
Pour ma part, je ne suis pas du tout certain que l'indulgence soit un agent pathogène pour le genre humain. Je crois même que la sévérité a quelque chose de pervers, car elle fait appel à une nécessaire cruauté qui aide celui qui est sévère à supporter moralement les conséquences de sa sévérité. Et de la cruauté au sadisme, il n'y a qu'un pas : on prend plaisir à punir.
Rajoutez-y la force de l'habitude, comme celle du juge qui condamne sévèrement et sans discernement les prévenus qui comparaissent à ses audiences régulières, ou celle du procureur qui requiert tous les jours des peines sévères sans vraiment s'interroger sur leur fondement, et vous obtiendrez un très joli cocktail.
Alors non, je ne vois pas l'indulgence comme une maladie, mais justement comme un antidote.
Et même si c'était une maladie, qui va nous forcer à nous en guérir ?
Vous ? Nicolas Sarkozy ? M'enfin, je sais que les spin doctors sont à la mode, mais quand même...
Pour revenir aux peines plancher, instrument de la sévérité automatique, je crois que les juges les apprécieront finalement, car ils seront déchargés d'un poids moral, celui de supporter la responsabilité d'envoyer un homme en prison ou de lui infliger de lourds dommages et intérêts.
Ils y gagneront en confort, mais ils y perdront en conscience. Or, leur conscience, c'est tout ce qui leur reste. Il n'y a pas grand-chose qui préserve un juge du remords, de la honte, de l'erreur ou de la faute, juste ce petit truc-là. Déjà ça pèse pas lourd. Si on en enlève un peu, il restera quoi ?
Des juges fonctionnaires sans épaisseur ? Avec un système de mise en cause de leur responsabilité personnelle certes codifié et millimétré, mais qui sera nécessairement imparfait ?
Mouais...J'ai plus que des doutes là-dessus. Ca en devient même de la méfiance.
Pour moi l'indulgence est un ingrédient qui fait partie d'une alchimie interne assurant l'équilibre d'un métabolisme qui va du simple esprit humain jusqu'à la société tout entière en passant par l'une de ses institutions, comme la justice par exemple. Présenter l'indulgence comme un agent pathogène n'est peut-être pas surprenant de la part d'un membre du parquet, car c'est son rôle de représenter la sévérité. Mais si j'étais juge, sur ce coup-là, j'aurais l'indulgence de ne pas vous suivre.
Rédigé par : tschok | 10 mai 2007 à 12:52
La faute plus que l'erreur de NS est d'avoir oublié que le début du mandat est temps du symbole, car il est bien connu que c’est la première impression qui compte. Or l’impression donnée est qu’il est resté très Neuilly, dès lors tout son discours va être réinterprété, comme celui d’une toute petite France, celle des riches donneurs de leçon, délocalisant en se gorgeant de stocks, pour finir en Suisse comme Zacharias.
Au fond que connaît-il des gens de peu, a-t-il son réseau de pêcheurs à la ligne comme FM, ou de Corréziens comme JC ?
Je ne parle pas de la question délicate sur le cadeau d’un chef d’entreprise, laissons cela à la compétence des juges ; rappelons que certes les anglo-saxons sont libérés sur le sujet, mais ce n’est pas le cas des Allemands par exemple, un clivage un peu comme celui de la guerre d’Irak.
Je souscris à ce que vous dites sur le jeunisme car l’ordre doit être affirmé, mais je connais ces universités de l’ouest (Rennes, Nantes) de recrutement dans les familles d’employés et de petits chefs d’entreprises (artisans, agriculteurs), ces mouvements en résonance avec le basculement à gauche de ces régions conservatrices ont un sens.
Rédigé par : Jean-Marie | 10 mai 2007 à 12:10
Hubert,
Merci de nous avoir rappelé cet acte de résistance...
Ce matin, dans Libé (après le Figaro, j'équilibre !) Nicolas Sarkozy déclarait «Cela fait vingt ans qu'il (Bolloré) m'invite et vingt ans que je refuse». Et à quel chant de sirène va-t-il encore succomber à chaque jour qui passe ?
Michel Barnier juge, lui, que ceux qui critiquent la croisère maltaise ont "l'arrogance des perdants ". A quand l'arrogance des pauvres ?
Véronique,
L'UMP a choisi des mots simples, c'est vrai, et a osé des figures de style qui devront aider les profs de Français à les enseigner, en commençant par "la rupture tranquille" qui ressemble, je crois, à un bel oxymore.
Et pour la métonymie, on aura un Falcon pour un jet privé et un Paloma pour un yacht de 60 m !
Rédigé par : Bulle | 10 mai 2007 à 10:30
En réponse à Bulle
« Si Nicolas Sarkozy ne connaît pas les bases de la corruption, il faut lui faire rencontrer quelques voyagistes célèbres... »
Il connaît bien les bases de la corruption, mais il a refusé de signer les 13 recommandations contre celle-ci proposées par l’association Anticor.
Bien approuvées par Ségolène ROYAL et François BAYROU
Rédigé par : DELOMPRE Hubert | 10 mai 2007 à 09:17
@ Bernard
Je ne pense pas que les mots de SR aient eu l’importance que vous leur prêtez. Pour ma part, je place les craintes qu'elle a exprimées au passif du décrochage de sa fin de campagne avec les "osez voter pour une femme", "les bonnes vibrations", "la ferveur".
Comme je l‘ai indiqué plus haut je vois plus "les résistances" ou les "insurrections" dont nous parle Philippe comme une prise au mot sans aucune distance, ni réflexion ou interrogation du Sarko facho et du TSS.
"Gagner la bataille du vocabulaire est un impératif. L'imprécision des mots offre un abri trop commode au scandale des actes" nous dit Philippe.
Je pense que cette campagne électorale apparaît aussi comme une sorte de démystification des mots qui ne sont que des "abris" (mot de Philippe) de toutes sortes pour se complaire à ne pas vouloir identifier ou nommer clairement les dysfonctionnements de notre société.
"La démocratie participative", "l’ordre juste", "le donnant-donnant". Qui peut prétendre en avoir compris clairement le sens ?
En face de cela des mots qui parlaient aux gens de leur quotidien, qui ne sont pas sophistiqués ou alambiqués : "le travail", "le mérite", etc.
Je ne dis pas que cela a suffi pour gagner une élection. Mais les mots vedettes employés par NS étaient également argumentés par un programme lisible. Ce n’était pas le cas pour SR.
Je pense que parmi ceux qui cassent et qui brûlent, il y en a beaucoup qui sont dans la seule répétition de mots creux et vains. Je pense également qu’il y en a pas mal qui sont en totale opposition, voire dans l'hostilité avec ce que SR a souhaité représenter.
nounours (sympa, le pseudo...) nous dit que c’est très simple :
il y a les vieux qui ont voté Sarko et les jeunes qui ont voté Ségo. Ce genre de différenciation à l'emporte-pièce relayé par les médias, c’est, je pense, ce que cette campagne électorale a également pulvérisé dans notre approche des choses.
Rédigé par : Véronique | 10 mai 2007 à 07:27
Ségolène Royal incitatrice d'émeutes ? J'ai entendu alors deux autres responsables : une voyante, Elizabeth Teissier, qui entre deux passages de politiques dans l'émission de Denisot, était venue affirmer, en pleine campagne électorale, que Nicolas Sarkozy serait élu et qu'il y aurait immédiatement des violences urbaines. La boule de cristal de Madame Irma aurait du au moins aider à éviter ça !
Puis un certain candidat est venu affirmer, en ce début du mois de mai 2007, qu'il allait liquider l'héritage de celui de 68... Si c'est pas de la provoc envers les étudiants... ça y ressemble ! Voilà un thème de campagne dont on aurait pu se passer. il faudrait pouvoir réfléchir à l'héritage de Mai 68 sans tomber dans les clichés.
Juste un retour en arrière, il y a eu les émeutes et les manifestations anti-CPE dont on a le sentiment que la force, pour les premières, et le retrait d'une loi, pour les secondes, ont contenté les hommes et femmes politiques d'hier qui sont aussi ceux d'aujourd'hui (Sarkozy, Fillon, Copé, Raffarin, Bachelot, Pécresse, Borloo, Bertrand et d'autres). Mais qu'est-ce qu'on a proposé à ces jeunes ? Pas grand-chose me semble-t-il... Et j'ai aussi entendu des observateurs politiques pendant la campagne craindre des émeutes en cas de victoire de Nicolas Sarkozy. Qu'a-t-il été fait pour les éviter puisque c'était tant programmé ?
Rédigé par : Bulle | 10 mai 2007 à 06:28
En réponse à ces écrits, je me permets de vouloir apaiser le débat sur les derniers jours de notre Président:
"Très sarkoziste, je trouve malgré tout un peu provocantes les agapes de notre nouveau président. C'est à mon avis une première petite faute. Évidemment, tout cela n'a rien de scandaleux. Le Fouquet's, les jets, les beaux hôtels ou les grands bateaux sont de tout temps fréquentés par les riches et les puissants de notre pays. Ils sont faits l'un pour l'autre ! Mais enfin, un peu plus de discrétion eut été franchement plus responsable. Et surtout plus respectueux des électeurs de gauche et sans doute des électeurs de droite qui n'ont jamais eu l'occasion de franchir les portes d'un hôtel quatre étoiles et plus... Qu'ils sachent, à titre de consolation, que tout cet apparat, quoique coûteux, reste somme toute factice."
Je donne mon avis sur ces mots : oui, le luxe ne rend pas automatiquement heureux.
Mais les chômeurs et les gens qui galèrent ne trouvent pas factices les factures diverses à honorer (électricité, eau, gaz, téléphone, nourriture, etc).
C'est donc par cette pensée que je comprends comment a pu germer la révolte de ceux qui désapprouvent les derniers jours de notre Président.
Pour autant, il ne faut pas être envieux par ce débat alimenté avec parfois de la violence par les détracteurs de M.Sarkozy.
Calmons-nous et attendons, attendons les 5 années à venir sans dramatiser et sans nous rendre malades. Il y a toujours eu des riches et des pauvres en ce bas monde... et le quidam ignore toutes les autres richesses ou tous les autres trains de vie de personnes distinctes de Monsieur le Président.
Il n'y a pas eu "mort d'homme", pas d'asservissement d'un homme par un autre, ni de violence.
L'amitié entre Monsieur Sarkozy et Monsieur Bolloré ne regarde qu'eux.
Sur le principe, je comprends les détracteurs car ce qui les a choqués, c'est peut-être que sous les feux de l'actualité, notre Président a été (pour)suivi de la Place de la Concorde à ses autres destinations. Les faits étaient trop "rapprochés".
Pour autant, 2 jours à Malte dans ces conditions, ce n'est pas grand-chose à côté du train de vie et des possibilités des patrons de marques produites par des multinationales que nous achetons tous les jours (façon de parler).
Faudrait-il ne plus rien acheter pour ne plus nourrir les capitalistes?
Tout est estampillé d'une marque, même les soit-disant "sous-marques" appartiennent à des familles classées fortunes françaises ou étrangères.
Sans me faire l'avocate de notre Président qui n'a pas besoin de mes services et il l'a prouvé au monde entier (!), ceux qui ont travaillé et qui veulent prendre des vacances le font, riches ou pas. Ils ont la liberté de choisir leur destination selon leur budget. Notre Président s'est vu offrir ces vacances, non pas aux frais du contribuable. Il n'a jamais été RMiste et ne nous l'a pas fait croire. Son train de vie est à la mesure de ses moyens. Il ne faut pas être envieux.
Il a concrétisé ses rêves en travaillant, en se faisant élire.
Ce qui m'intéresse, c'est ce qu'il va faire au regard de ce qu'il nous a promis.
Sa vie privée ne me regarde pas.
Oui, pour tous vous apaiser, je me permettrai de dire, ce séjour maltais n'est qu'une goutte d'eau dans la mer. La lutte des classes est inutile. Il y aura toujours des patrons et donc des gens riches. Il y aura toujours des gens qui ont beau vouloir réussir, n'auront jamais cette possibilité. Alors, soyons sages et admirons ce qui est à notre portée et gratuit : les oiseaux, le soleil, la nature..
La santé n'a pas de prix. Contre la santé, je n'échangerais jamais une nuit dans un 4 étoiles ni un séjour sur un yacht !
Et pour le reste, avant de crier au loup, attendons les législatives.
Les deux choses me semblent bien distinctes.
Et, je ne suis pas un mouton. Pour autant, respectons celui qui est devenu Président par le suffrage universel. Que l'on soit OK ou non avec cette élection.
Cordialement.
Rédigé par : Pedevilla | 10 mai 2007 à 00:31
Je ne vois pas pourquoi Monsieur Sarkozy n'aurait pas le droit d'aller à Malte et surtout d'en tirer des critiques - Ce séjour de Monsieur Sarkozy est le morceau d'une histoire, il nous manque le reste, c'est comme une phrase tirée de son contexte et donnée en pâture au bon peuple - La politique est pleine de symboles, de signes, ce séjour proche de Malte pourrait être un signe envoyé vers cette île. Je pense que le futur président de la République est suffisamment rompu à la vie politique pour avoir appréhendé le débat stérile qui en a découlé. N'ayant ni fait les IEP ni Sciences po je me garderais d'interpréter ces vacances. Quant aux troubles qui ont suivi l'élection de Monsieur Sarkozy, il n'y avait pas besoin d'être un prophète pour les prédire. D'un avis qui n'engage que moi, le fait que Madame Royal ait fait apparaître dans ses discours électoraux le spectre de l'émeute si elle n'était pas élue et la façon dont la presse a rapporté ses propos, une conclusion hâtive pouvait naitre dans la tête d'êtres faibles ou manipulables, c'est-à-dire un appel à l'émeute si la candidate du PS n'était pas élue. Personnellement je juge irresponsable qu'une personne qui souhaite accéder à la plus haute fonction de l'Etat puisse insérer de tels propos dans son discours sans en mesurer les conséquences.
Bernard.
Rédigé par : Bernard | 09 mai 2007 à 21:04
A l'inverse du jeunisme, il paraîtrait que c'est le vieillisme qui a poussé Tsarkozy au pouvoir (études ipsos et ifop reprises ici http://nounours.typepad.com/nounours/2007/05/sarkozy_vieux_c.html)
quelqu'un reprendrait les méthodes sun tsu pour couler une nation en dressant jeunes contre vieux qu'il ne s'y prendrait pas autrement ... Louix XI a régné en divisant non ? ;-)
Rédigé par : nounours | 09 mai 2007 à 18:22
une première question :
y aurait-il eu autant de monde pour le concert de Sarko si Johnny n'avait pas été annoncé ?
à tort , il l'a dit , mi fugue mi raison :-)
car les "restants" sonnaient un peu vieux , non ? Faudel a toujours fait vieux , même jeune :-(
manquait Hugues , non ?
sinon des jeunes dans la rue - ce fait ne m'étonne pas tant "ON" leur a fait peur avec Sarko ( à tort ou à raison , on verra puisqu'on y survivra :-)- face à des vieux qui l'ont élu ( c'est ce que j'ai lu ) n'est guère étonnant non plus ! ( perso , en bon vieux - même encore un peu de gauche , donc exception culculturelle - , je ne leur donne pas ma bénédiction pour les faits décrits plus hooo là là ( je me surprends là à essayer de péter plus haut que mon petit cuit cuit )
sinon pour NS , lu plus haut , je n'ai pas tout de suite compris - ayant compris Nouveau Socialiste - avant de me rendre " conte" de ma bévue !
sinon l'avis continue ; la vie aussi et c'est temps meilleur voire tant mieux , au choix !
sinon , les législatives sont déjà jouées , non ?
pour conclure je me dis que :
faut reconnaître que les Français sont majoritairement à droite depuis presque toujours :
à part un premier ACCIDENT .........1981 : CHIRAC ne voulant pas de GISCARD BIS fait élire Tonton : c'est prouvé !
deuxième accident :
TONTON l'arnaque " fait tout " pour un FN FORT pour que des triangulaires se produisent le plus souvent !
enfin , troisième accident ou on retrouve CHIRAC qui va dissoudre l'assemblée sans raison voire à l'insu de son plein gré !
voili voilou , alors , comme on ne peut plus compter sur CHIRAC pour aider la gauche et que la droite " est maintenant enfin -unie- ou presque " , faut plus trop rêver , non ?
Bayrou se retrouve bien seul et va vite se faire " avaler " s'il veut continuer à exister !
CQQFD ???????????
j'ai beau chercher une solution pour dans 10 ans car Sarko est là pour 10 ans , je ne vois pas bien comment la gauche peut un jour revenir, même en 2017 !
car il semblerait bien que les moins cons côté stratégie soient "maintenant" côté droit : bravo à eux !
Sissi !
et vive la France même si , pour certains , aux larmes citoyens !
soyons bons perdants !!!!
Rédigé par : Cactus aime le maudit | 09 mai 2007 à 17:06
NS déclare qu'il ne va ni mentir ni s'excuser sur ses deux jours en mer ! Mais nous n'attendions ni mensonges ni excuses ! Cela ressemble à un slogan de campagne électorale mais maintenant nous pouvons juger les actes.
Le Figaro, avec sérieux, nous révèle que dimanche soir Nicolas Sarkozy envisageait encore d'aller en Corse mais que "de fil en aiguille", il a décidé de se rendre à l'invitation de Bolloré. Un président qui saute dans le premier avion sans se poser la question de son indépendance face aux attentes de l'ami du jour me semble assez irresponsable. Si Nicolas Sarkozy ne connaît pas les bases de la corruption, il faut lui faire rencontrer quelques voyagistes célèbres... PPDA doit avoir quelques adresses !
Cela n'a pas coûté un sou à la République aujourd'hui mais demain...
Rédigé par : Bulle | 09 mai 2007 à 14:23
@ Jean-Dominique
Mais la note de Philippe allait bien au-delà de cette histoire de Fouquet's ou de croisière.
Philippe n'a pas pu s'empêcher de mentionner le Fouquet's et d'autres détails qui ne sont pas de son goût. Cela, hélas, a presque pris toute la place du propos initial de sa note.
"On oppose son discours à son style mais son discours, c'est Guaino qui l'écrit, pas lui, c'est Guéant qui gère, pas lui. Vous avez voté pour Guaino et c'est le bénédictin en tongues qui remporte la mise."
En face de NS il n'y avait, pour ainsi dire, pas de programme.
Je pense que cette élection ne s'est pas faite sur une question de style, de discours ou de bon ou de mauvais goût.
Rédigé par : Véronique | 09 mai 2007 à 13:16
Je n'ai pas particulièrement apprécié la façon dont Nicolas Sarkozy a fêté sa victoire au Fouquet's (et surtout qu'il y ait passé la nuit), puis à bord du "Bolloré". Cela dit, on peut envisager le problème sous deux angles :
- L'affaire est sérieuse. N.Sarkozy doit alors mettre en pratique la formule de F. Mitterrand : "J'ai souvent vérifié que la bonne gestion d'une erreur valait mieux que certains succès" ( préface à "Si demain la gauche..." de G. Defferre ). Au boulot, donc, pour rentabiliser cette séquence people.
- L'affaire a été portée à incandescence par le PS, relayé par les médias:
a) Sarkozy n'est pas (encore) Président de la République. Sa vie privée, pour l'instant, relève de sa conscience.
b) Fallait-il qu'il célèbre sa victoire dans un boui-boui du 20ème arrondissement, puis dans un VVF ?
c) A Canal+, F. Hollande a ironisé sur l'annonce d'une retraite dans un monastère (terme qu'il a retiré lorsque J-M. Aphatie lui a fait remarquer qu'il n'avait jamais été employé). Il a posé deux fois la question : qui paie ? La réponse est facile à imaginer. Nul doute que le groupe Barrière aurait payé pour une telle pub. Ceux qui connaissent le monde des casinos et des cercles de jeux savent que les cadeaux qu'ils font - somptuaires en apparence, repas, chambres ou suites - ne sont que l'amorce de retours fructueux. Quant à la croisière, imagine t-on que V. Bolloré va envoyer la facture des deux nuitées à l'Elysée (un milliardaire de la mode n'a-t-il jamais mis sa modeste masure du Maroc à la disposition de ses amis ?). De mémoire, il ne me semble pas que F. Mitterrand descendait dans un petit hôtel quand il se rendait, et bien accompagné, en Egypte, à Venise ou ailleurs...
Rédigé par : Peroixe | 09 mai 2007 à 11:00
Je note avec stupéfaction l'étonnement déçu des électeurs de Nicolas Sarkozy face à son comportement sitôt élu : son côté parvenu gagnant de la Star-Ac avec grosse montre et gourmette en or ne date quand même pas d'hier !
On oppose son discours à son style mais son discours, c'est Guaino qui l'écrit, pas lui, c'est Guéant qui gère, pas lui. Vous avez voté pour Guaino et c'est le bénédictin en tongues qui remporte la mise.
And the winner is : "La vérité si je mens à l'Elysée"...
Rédigé par : Jean-Dominque Reffait | 09 mai 2007 à 10:41
Une des bonnes nouvelles est que la pensée de 68 tombe en désuétude, que le progressisme est enfin son abandon.
Rédigé par : Ludo Lefebvre | 08 mai 2007 à 21:01
Il n'y a rien de choquant à mon sens à aller fêter sa victoire au Fouquet's. Sarkozy a même eu tort de s'empêcher de vivre sa victoire en jubilant, c'est tout-à-fait digne et légitime. Il faudrait être coupable d'être heureux sous prétexte que d'autres ne le sont pas... alors nous ne le serons individuellement jamais.
Ce qui me déplaît c'est effectivement le troupeau d'idiots amassé autour de notre nouveau président : Arthur, Clavier, Lambert, Halliday, Macias... tout ce que le show peut engendrer de dégoulinant en matière de mauvais goût et d'argent facile. Le relationnel de Sarkozy inquiète et il répond à ma définition de l'ultra libéralisme : de la mauvaise qualité très chère.
Je suis aussi anxieux par rapport à une crispation hostile des juifs amassés autour de N S, j'ai cru percevoir dans la foule des deux candidats une disparité. A gauche, une France métissée et à droite une France blanche catho et juive, c'est ce que mes yeux ont vu, puis mon esprit, c'était flagrant.
Je m'interroge sur cette campagne à savoir si le fond n'est pas ethnique, si la France n'est pas en train de s'effacer sur des conflits lointains dont je ne veux pas voir l'émergence sur nos terres.
Ce ne sont pas des trotskistes qui brûlent les voitures, les poubelles et qui agressent les pompiers ici, certainement que c'est le cas dans les grandes villes, mais il n'y a pas qu'eux, regardons la vérité par nous-mêmes et ne nous laissons pas avoir par les mensonges des médias qui ont des allures de cloches de Sartrouville.
Je respecte le vote que j'ai fait sans gaieté de coeur, mais je ne me sens à ma place dans aucune de ces deux factions. Des électeurs de la gauche m'ont fait de la peine, d'autres m'ont agacé, des électeurs de droite me furent antipathiques, d'autres me ressemblaient.
Je trouve que la politique est à son tour touchée par la médiocrité, j'ai trouvé les candidats minables, sans esprit. Nous avons eu Louis XIV, Napoléon, Jaurès, Blum, Mendes France, De Gaulle, Pompidou et nous nous retrouvons aujourd'hui avec ces deux technocrates peu doués en finale, quelle désolation, quel sentiment de décrépitude.
Nicolas Sarkozy a déclaré qu'il y aurait une identité de la France qui serait une tolérance, un accueil... Quelle première tromperie en ne la définissant que comme telle et surtout en ne donnant cette définition qu'après l'élection.
Lorsqu'il dit que la repentance est la haine de soi, il doit lire mes posts et donc se bonifier, toutefois je doute qu'il ait ce même raisonnement qui est de nous mettre sur un plan d'égalité ethnico-religieux. Il parle d'immigration choisie, je pense que nous allons avoir également une repentance choisie.
Je n'ai pas trouvé ma place en politique, mais je pense qu'avec l'effondrement de la gauche et du FN, quelque chose de nouveau, d'authentique va sortir d'outre-tombe.
Les affrontements ne sont que symboliques, ils étaient prévisibles, mais les bandes de banlieues vont s'organiser et ce n'est que progressivement que les émeutes vont prendre leur ampleur. Il n'y aura pas la Commune, ils n'en ont pas les moyens, il n'y aura donc pas de guerre civile, mais c'est une grande amertume de divers horizons qui fera place.
Rédigé par : Ludo Lefebvre | 08 mai 2007 à 20:51
Je m'étais permis, sous votre billet intitulé "Un animal politique, une femme d'exception", de qualifier d'assez flatteurs les qualificatifs par vous attribués aux deux impétrants : les premiers "actes" posés par le vainqueur me donnent malheureusement raison .
Nos édiles se distinguent décidément par un trait qui n'est plus distinctif : ils ne disent pas ce qu'ils font et ne font pas ce qu'ils disent !
Plus grave, les accusations de soumission au pouvoir de l'argent paraissent confirmées avec la connivence affichée avec le milliardaire Bolloré et donc le groupe Havas ...
Que peuvent les lois, là où seul l'argent est roi ?
Rédigé par : Parayre | 08 mai 2007 à 20:31
On attendait Solesmes, ce fut le Fouquet's...
Il est vite revenu du plateau des Glières...
Napoléon percerait-il déjà sous Bonaparte ?...
Ah, que le pont en teck est loin du pont d'Arcole !
Si ces jeunes des cités sont sans éducation, il semblerait que notre Président manque de classe, à défaut de goût...
"Jai l'habit d'un laquais mais vous en avez l'âme ", disait Ruy Blas...
Ils ont des fringues de marque, il a des faux-pas de marque...
J'ai voté pour lui...
Rédigé par : sbriglia | 08 mai 2007 à 18:27
Mais qui casse ?
NS au Fouquet's?
Quel est ce nouveau tabou qui empêcherait un futur président d'y dîner ?
Cela ne peut choquer que les envieux, les haineux.
Que je sache, il n'y a pas eu crime ou détournement de fonds publics.
Bien sûr la morale aurait voulu qu'il s'installât sous une tente visitée par ses people.
Serions-nous un pays de jaloux ? Cela autoriserait donc toutes les violences ?
Enfin, ce sont les contribuables qui payent les réparations entraînées par ces dégradations!
Rédigé par : mike | 08 mai 2007 à 18:13