Le ministère de l'immigration et de l'identité nationale serait, pour le MRAP toujours aussi bien inspiré, "le ministère de la honte". Il continuerait les politiques de Vichy et n'aurait qu'une obsession, choisir les bons immigrés et exclure les mauvais.
A supposer même que l'ambition du ministère confié à Brice Hortefeux puisse être celle-ci, seules les âmes infiniment délicates pourraient en être choquées. D'autant plus que le ministre a rappelé que c'est avec "fermeté et humanisme" qu'il accomplirait sa mission.
Je pourrais me contenter de répondre à cette absurde philippique que tout ce qui est excessif est insignifiant. Ce serait traiter à la légère un sujet grave.
Ce ministère de l'immigration et de l'identité nationale n'est pas arrivé dans notre espace politique comme un intrus, en catimini. On sait quelle polémique est née quand Nicolas Sarkozy a évoqué pour la première fois ce problème. La démocratie n'a pas été prise à revers et au contraire la transparence a régné. Personne, ayant voté au second tour pour Nicolas Sarkozy, ne peut soutenir que la composition gouvernementale, sur ce plan, a étonné. Il y a donc une majorité tout de même impressionnante de citoyens qui ont avalisé cette politique et ce qui l'inspire. Dans ces conditions, si on a le droit évidemment de vilipender ce qui a été légitimé, il me semble qu'on doit le faire avec toute la modestie républicaine requise. Une démarche contraire, donc, à celle que le MRAP a adoptée. Comment ne pas percevoir que cette agression constitue la manifestation d'un mépris du peuple, la traduction triste d'une mise entre parenthèses de l'élection présidentielle, le constat amer d'une insupportable défaite ? Mais qu'on ne s'y trompe pas, en dépit du leurre agité par le MRAP, ce n'est pas l'humanisme qui a été vaincu le 6 mai, c'est une certaine conception de la gauche.
Le MRAP, au lieu de s'enfermer dans cette autarcie si peu lucide, aurait dû au contraire admettre que le seul barrage contre les dangers objectifs qu'il lui arrive d'évoquer se trouve dans une politique d'immigration et d'intégration à la fois vigoureuse et équilibrée. Une démocratie qui saurait se défendre sans se renier. Suivre le MRAP , c'est à coup sûr faire le lit de ce que notre communauté nationale récuse. Un extrémisme sans solution ni avenir. Ce n'est pas heureusement le choix majoritaire du 6 mai.
Le MRAP, plus profondément, ne sait plus sur quel esprit danser. Rendu inutile sur sa droite, dégoûté par sa gauche, il s'acharne, il s'échine à demeurer dans le jeu, avec force protestations vides de sens et la volonté de créer l'illusion de périls en réalité imaginaires. Alors, comme il n'a plus rien à dire, il le dit mal, il l'affirme avec grossièreté. Moins la cause est bonne, plus la forme est outrancière. Le ministère de la honte ! Derrière cette enflure, on sent la nostalgie, le regret, l'envie du créateur frustré. Levez-vous, orages désirés ! Le problème est que le MRAP a le désir mais qu'il n'y pas d'orages en vue, sinon ceux que l'élucubration théâtralement indignée cherche à susciter. Le MRAP va se faire un torticolis à force de regarder le présent en se tournant vers le passé. L'invocation lancinante de Vichy, ce n'est pas non plus précisément l'avenir. Mais que deviendrait donc le MRAP sans les catastrophes qu'il maintient en vie, aussi usées soient-elles dans les mémoires, en pratiquant la respiration artificielle ?
Alors, qui devrait avoir honte, vraiment ?
Dans cette tour de Babel religieuse qu'est devenue la France, que sont devenus Rousseau, Voltaire, Hobbes ...ou Marx ?
Rédigé par : Bernard-27400 | 23 mai 2007 à 07:19
Véronique a raison, le détail qui cloche est dans la nuance, le rouge est trop vermillon. Avec un rouge plus soutenu, le gris aura alors une noble neutralité.
Rédigé par : Bulle | 23 mai 2007 à 05:42
@ lefebvre
Expliquez-vous, Lefebvre ! Levez toute ambiguïté.
De quel costume parlez-vous ? De celui de PB ou de celui du MRAP ?
Dans un cas PB est le bien-taillé, dans l'autre PB est un bon tailleur.
A la réflexion, il doit plutôt s'agir du beau costume du "mardi" de PB, car après son billet le MRAP n'a plus qu'à se rhabiller.
P.S : Ludo, attention, Véronique va encore prétendre qu'il y a de bien curieux "mecs" (sic) sur ce blog. Non contents de rêvez de PB, voilà qu'ils le déshabillent du regard. Décidément ce blog est fréquenté par de drôles de dingues...ça rime avec fringues, mais c'est de circonstance...atténuante.
Rédigé par : le bouffon | 23 mai 2007 à 01:02
@ Dab
Vous m'époustouflez ! J'ai rencontré des tas de gens qui disaient "Si j'étais de Gaulle", "Si j'étais Alain Delon", "Si j'étais Pasteur", "Si j'étais de Leseps", même certains plus saouls que d'autres (spéciale Sbriglia-avant les Marquises) "Si j'étais l'Bon Dieu" mais jamais, jamais, même dans mes rêves les plus fous, je n'avais imaginé que quelqu'un propose: "Si j'étais Hortefeux".
Vous atteignez là une dimension qui vous installe entre St Exupéry et Jules Verne, devant laquelle la maigreur du rêve doit s'incliner devant l'immensité de l'ambition.
Touchez ma bosse, Monseigneur. Vos conclusions vous sauvent ;-)
Rédigé par : Fleuryval | 22 mai 2007 à 21:54
Beau costume, monsieur Bilger.
Rédigé par : Ludo Lefebvre | 22 mai 2007 à 21:18
Ségo,
Vous n'avez effectivement pas lu ce livre, ni les autres, mais vous continuez d'affirmer qu'il délivre un message de paix.
Vous comparez les crimes de masse et odieux du Darfour à ceux sporadiques et d'une guerre décente des Israéliens.
Déjà, nous ne sommes pas Israéliens et ce n'est pas de notre responsabilité. De surcroît, la violence des sévices, les tortures perpétrées par les juifs sont sans aucune commune mesure avec ceux perpétrés par la barbarie islamique.
Je ne dis pas que ces derniers soient des saints, simplement qu'ils n'entrent pas dans la même exécution.
Enfin, on ne justifie pas des massacres en disant que ce ne sont pas les seuls. Qu'est-ce que cela veut dire ? Que c'est permis, que c'est bien ?
Rédigé par : Ludo Lefebvre | 22 mai 2007 à 21:04
Au delà de la question de "l'identité nationale", qui est déjà une question non négligeable, le problème sous-jacent est le problème général du rejet viscéral par nos contemporains de toute identité - nationale, européenne, religieuse, sociale, intellectuelle etc - parce qu'une identité est créatrice de contraintes et d'obligations, ce que déteste l'homme contemporain, qui lui préfére une liberté vide... ouverte, comme le souhaitait Mr Le Lay, à tous les remplissages médiatiques..
Rédigé par : guzet | 22 mai 2007 à 20:57
@ sego s'interroge sur : "Mais j'ai envie de vous demander : a-t-on besoin de parler d'identité nationale pour traiter de la question de l'immigration ?"
Personnellement je vous répondrais que oui dans la mesure où on parle de moins en moins d'immigration mais d'intégration ; et au-delà, de cette intégration des gens qui devront "s'identifier à la nation d'accueil" avec sa langue, ses us et coutumes, ses lois, ses autochtones. Bien sûr cette implication n'est pas à sens unique, la composante nationale est tenue de les considérer comme Français à part entière : "Je me reconnais dans la France, la France te reconnaît en elle." Pour la suite je reste au conditionnel... Cela évitera peut-être les dérapages très contrôlés des extrêmes du genre " Ils viennent chez nous pour les avantages sociaux" ou les surenchères démagogiques de certains élus cautionnant 3 mosquées dans leur commune et s'étonnant ensuite que le F.N fasse un "carton" sur le canton.
Quant à la question, y a-t-il plus ou moins de musulmans dans les prisons ? Peut être que Monsieur Philippe Bilger de par sa profession aurait un ordre de proportion, mais savoir qu'il y a x% de musulmans emprisonnés relèvent plus d'une curiosité malsaine ou de la statistique que d'un vouloir de compréhension du "pourquoi en sont-ils arrivés là ?"
Rédigé par : Bernard-27400 | 22 mai 2007 à 20:30
Pour le nouveau gris, finalement il est peut-être pas mal.
Mais le rouge.
Enfin quoi !
Il y a autre chose qu'un vermillon dans les nuanciers. Non ?
Rédigé par : Véronique | 22 mai 2007 à 20:09
"Désolée mais moi, je trouve SUPERBE votre nouvelle mise en page"
dac dac dac !
la cravate , c'est un fait , pourrait être plus décolorée , dac avec Dame Véronique !
sinon :
"Et, ENFIN, on peut vous lire agréablement sans se ruiner.... la vue ! Merci."
là pas de risque :
à l'idée de Jauni on fait toutes et tous un effort , non coté vu voire revu ou relou chébran ?
je fais remarquer que Mireille pourrait faire une pub pour les blanches colombes , non ? ( Le Grand C.D.G risquerait de se retourner dans son outré , tombe , c'est un fait )
sinon Catherine A. a inventé le bleu tristouille : voyez que j'élis tout !
juste avant le dessert , pourquoi pas ?
Rédigé par : Cactus avec Cécile , tailleur ou pas ( jazz ) | 22 mai 2007 à 19:56
Désolée mais moi, je trouve SUPERBE votre nouvelle mise en page, ce gris est élégant, pas triste du tout et va bien avec le rouge (rouge et rose ou rouge et vert comme suggéré, je ne vous dis pas l'horreur). Et, ENFIN, on peut vous lire agréablement sans se ruiner la vue ! Merci.
Rédigé par : Cécile de Songy | 22 mai 2007 à 19:43
@c'est vrai Philippe que c'est un peu tristouille ce gris ; on se croirait sur un site pour mormons presbytes et daltoniens... heureusement il y a le fond mais quand même ; un peu plus de gaité dans la forme, je ne dirais pas non : que diable un peu de rose pour Ségo ou de ce pauvre vert dont plus personne ne veut :)
Rédigé par : catherine A. | 22 mai 2007 à 19:23
@ sbriglia
C'est malin votre racontage sur le gris !
Je préférais celui d'avant.
Et ce rouge, vous avez vu ce rouge.
Pour la photo je ne dis pas.
Mais la cravate, je ne suis pas enthousiasmée.
Rédigé par : Véronique | 22 mai 2007 à 19:09
Ce que j'aime chez PB c'est que pour "le" dire au MRAP... il le regarde droit dans les yeux... C'est ce qui s'appelle parler franc. PB a même mis une cravate !
Rédigé par : le bouffon | 22 mai 2007 à 18:49
Qu'est ce que le MRAP ?
Une organisation sans troupes qui n'existe que par la publicité gratuite que lui font certains médias.
Je pense que le mieux est de ne pas reprendre ni commenter.
Le mur de Berlin est tombé, le PC est au plus bas, point final.
Rédigé par : Duret | 22 mai 2007 à 18:20
"PS: ce gris du blog est d'une tristesse à vous faire pleurer un avocat général !"
on voit que vous appréciez peu ce noble "fruit" que l'avocat général - " avocado" en britiche - !
"svp, prenez les conseils d'un décorateur...ou demandez à madame Colombo de rafraîchir les murs"
bonne idée Sbriglia : moi qui suis défraichie voilà de quoi me redonner du fond de thym !
et pourquoi pas un fond de thym couleur midi à l'époque des moustiques pendant que vous y êtes Plutôt que du gris me souffle mon chien errant l'ha que de plus en plus bahhh !
sinon là les longs d'avant sonnent encore plus longs , non ? perso tch'adore pour être dans l'air du taon à Kaboul ou ailleurs
Rédigé par : la femme de Colombo sous Sbriglia | 22 mai 2007 à 18:03
@ Ludo Lefebvre,
je ne sais pas où vous êtes allé chercher le fait que j'aurais dit que NS était pire que les nazis ou que le gouvernement Fillon était pire que le régime de Vichy
j'ai simplement constaté qu'aucune dictature ( ni même le régime de Vichy ) n'avait institué un tel ministère et n'avait associé identité nationale à immigration
mais je n'ai jamais comparé ce gouvernement à ce qui s'est passé durant la 2nde guerre mondiale ou dire que c'était pire
Vous nous dites que 80% de la population carcérale est de confession musulmane. Tout d'abord il faut revoir ce chiffre, car en fait c'est une estimation qui est de 50 à 80%. Ensuite, j'ai envie de vous demander : et alors ?
parce que 50 à 80% des prisonniers français sont musulmans, cela reviendrait à dire que tous les musulmans français sont des délinquants en puissance
et quelle serait votre solution ? de tous les renvoyer chez eux
vous me parlez des chrétiens massacrés au Darfour mais vous ne parlez pas des palestiniens ou des irakiens qui meurent chaque jour depuis des années et des années dans des attentats
vous me demandez de lire le Coran mais le Coran, monsieur, ne prône en aucun cas la violence et les attentats
au contraire : le Coran délivre comme tous les textes sacrés un message de paix et d'union entre les hommes
Mais j'ai envie de vous demander : a-t-on besoin de parler d'identité nationale pour traiter de la question de l'immigration ?
@ Véronique,
"pleine de malice" : tout simplement parce que je pense qu'en instituant ce ministère : c'est une façon malicieuse de vouloir redéfinir l'identité nationale sans le dire
or je me demande ce que l'on peut mettre sous le terme d'identité nationale
Certains se félicitent que NS ait osé parler d'identité nationale et lever les tabous sur cette question
Espérons qu'il n'aille pas trop loin dans son mouvement nationaliste et qu'il ne dérapera pas
Rédigé par : Ségo | 22 mai 2007 à 17:29
Cher Tonton,
Lycra !
Comment le fin lettré que vous êtes pouvez confondre un tissu et une ligue, qui n'est tout de même pas celle des fripiers lombards !...
PS: ce gris du blog est d'une tristesse à vous faire pleurer un avocat général ! On se croirait en automne,dans l'arrière-salle d'un loft branché, avec plancher en béton ciré et décoration minimaliste!
Vous mériteriez que l'on vous condamne à requérir en soutane grise !
PB : svp, prenez les conseils d'un décorateur...ou demandez à madame Colombo de rafraîchir les murs... on se croirait dans une chanson de Brel ! (avant la Polynésie!)
Rédigé par : sbriglia | 22 mai 2007 à 15:28
Sans avis sur le MRAP, je suis amusé de constater que la question de ce nouveau ministère "fait débat" sur ce blog. Comment dès lors en vouloir à quiconque de l'avoir suscité, ce débat ? Est-il correct de le taxer de "haine du peuple"? Que l'on soit d'accord ou non, critiquer les choix de la majorité reste une attitude nécessaire et démocrate.
Si l'on considère, avec le MRAP, que cette création de ministère est honteuse, la modestie républicaine que demande M. Bilger ne consiste-t-elle pas, justement, à en faire état ? Ou vaut-il mieux taire son opinion pour mieux coller au verdict des urnes ?
Post Scriptum : L'intitulé du ministère en question me semble difficilement justifiable. Mais les intitulés m'intéressent peu. Ce son plutôt les actes à venir de ce ministère qui m'inquiètent. Comment se propose-t-il de protéger notre indentité nationale, si loin de la culture et de l'éducation ? Et surtout comment se définit-elle, cette identité ?
Rédigé par : thom | 22 mai 2007 à 15:24
Ce que Sarkozy semble dénoncer (clin d'oeil aux lepénistes, je répète) avec la création de ce fameux ministère, c’est le multiculturalisme, à savoir le fait que les immigrés ne s’assimilent pas et que, bien que Français par la nationalité, ils continuent de se réclamer de leur culture d’origine, parfois même après plusieurs générations.
Contrairement à vous, Ségo, je pense que c'est effectivement un problème. Une société ne peut reposer sur le multiculturalisme. Comment imaginer que des gens qui ne partagent pas la même vision du monde et de l’homme puissent former un groupe humain intégré et solidaire qualifiable de société ? C'est pour cela que je me méfie de cette France "black, blanc, beur", de cette "France métissée", louée à gauche depuis des années. Si ces expressions confuses veulent dire que la culture française transcende les couleurs, les origines etc... d'accord, mais si elles veulent dire que la culture française est une mosaïque de cultures, non. La culture française est un tout homogène et cohérent, issu d'apports différents certes, mais n'est pas un agrégat d'éléments disparates.
Mais surtout, ce qui est important de noter c'est que cette actuelle montée du multiculturalisme n'est pas la résultante de l'immigration elle-même. Elle est due d'abord au laxisme de l'Etat français, qui n'a pas voulu mener de politique d'assimilation. L’assimilation, quel gros mot ! Sitôt qu’on en parle, on est pris pour un infâme jésuite … Mais passons. Si le multiculturalisme a pu se développer, ce n’est pas tant la conséquence de l’absence de politique d’assimilation que celle du déficit de rayonnement de la culture occidentale en général. Si les immigrés rechignent à devenir culturellement occidentaux, c'est peut-être parce qu'ils sentent bien que devenir tel, c'est ne rien devenir du tout. L'occident n'a plus de projet culturel, il est en pleine décadence. Le continent des bâtisseurs de cathédrales est tout acquis à la puissance du fric. Je peux comprendre que les personnes d'origine étrangère ne veuillent pas échanger une vision du monde structurée et un système de valeurs contre le néant spirituel du grand supermarché qu'est devenu l'occident.
Ainsi, je pense que le recul de l’identité française, s’il est bien réel, n’est pas imputable aux immigrés. Mais naturellement, c'est beaucoup plus simple et payant électoralement de faire endosser aux immigrés l'effritement culturel de la France. Les électeurs de droite extrême et d'extrême-droite, pauvres chéris à qui la droite républicaine n'osait plus parler depuis des années, ne peuvent qu'être séduits par le message que leur adresse Sarkozy, message qu'on peut résumer par: "c'est la faute aux étrangers".
Rédigé par : Julien | 22 mai 2007 à 14:28
@ Ségo
"Espérons seulement que cette interrogation pleine de malice sur l’identité ne dégénèrera pas en fièvre nationaliste."
Pourquoi "pleine de malice" ?
Je vous renvoie à une tribune de Pierre Nora parue dans Le Monde en mars dernier
"Le nationalisme nous a caché la nation"
Je vous renvoie également à l’ouvrage qu’il a dirigé "Les Lieux de mémoire" (Gallimard).
Et pour ceux qui pourraient douter de l’apport arabe dans notre culture, je me permets de leur signaliser cette parution
Dictionnaire des mots français d'origine arabe – Salah Guemriche (Le seuil)
Extrait de la notice de présentation
"Il y a deux fois plus de mots français d'origine arabe que de mots français d'origine gauloise !
Voilà, sans doute, de quoi méditer la question de l'" intégration " sous un jour nouveau... D'abricot à zéro, en passant par algèbre, alcool, arobase, bougie, café, chimie, calibre, douane, échecs, gilet, hasard, jupe, lilas, magasin, masser, nénuphar, pyjama, raquette, sirop, tarif, tulipe, zénith, ce Dictionnaire des mots français d'origine arabe (et, pour un certain nombre, turque et persane) retrace l'histoire de près de 400 termes, à travers leur étymologie, leur évolution orthographique, leurs usages anciens et modernes..."
Je crois plus, Ségo, à ces auteurs-là et à ces travaux-là qu'à l'humanisme idéologisé pour nous aider à être capable d'avoir un discours responsable sur notre identité.
Et je suis d'accord avec Bulle. Cela relève plus d'une volonté et de la mission d'un ministère de la Culture.
Rédigé par : Véronique | 22 mai 2007 à 13:57
@sego - Je crois qu'il y a confusion dans vos propos, bien sûr qu'il peut y avoir un droit à l'immigration, mais être immigré ne veut pas dire remettre en cause le fondement même du pays d'accueil avec des leaders qui "exigent". Le B.A BA est deja de respecter les lois constitutionnelles qui régissent le pays d'accueil et les autres lois bien sûr ..
On entend toujours ce même discours récurrent .."J'appartiens à la génération X, Y, Z","Je suis allé a l"école avec ... ", "On doit aux grecs, romains, ..arabes ..chinois aussi", il n'y a pas que la génération "Sego" qui a connu ça, les générations précédentes aussi ...
On doit à .. à qui ? A tous puisque les Rois qui ont gouverné la France étaient eux-mêmes pas très français, ne serait-ce que par leurs mères, mais pourquoi pas aussi "Lucy", laquelle jusqu'à preuve du contraire est notre mère ou lointaine ancêtre primitive à tous... Ce n'est pas appartenir à une ethnie qui est en cause, c'est le non respect de la terre d'accueil ; et ça semble vous échapper.
Dans l'absolu, en me promenant dans les rues d'Evreux je me suis même parfois posé la question si être raciste n'était pas de militer pour le maintien de ces gens venus d'Afrique sur notre sol. Se pose-t-on parfois la question de savoir si ces gens-là sont fait pour vivre sous nos longitudes ? Je vous réponds NON .. Le climat de la Normandie est loin d'être celui du Mali, du Cameroun ou du Sénégal et toutes les "marches silencieuses" contre un climat raciste ne pourront rien changer.
PS - A tous ces leaders qui "exigent" souvent entourés de drapeaux rouges, je leur conseille de remonter aux sources de leurs maîtres à penser et d'aller "exiger" (ou d'arriver sans papiers) en Chine, Russie, Cuba, Corée du Nord ou dans le Cambodge de Pol Pot ... :-)
Rédigé par : Bernard | 22 mai 2007 à 13:49
Ségo,
Ce sont plus leurs actes de délinquance (80% de la population carcérale, Islam première religion des prisons) et l'intolérance de leurs écrits qui stigmatisent les musulmans que tout ce que vous évoquez.
Tout le monde préférerait que cette religion soit un message de paix et d'amour, regardez simplement l'actualité internationale, vous verrez que ce n'est pas le cas.
Vous allez nous dire le million de chrétiens au Darfour qui n'a pas attendu BHL pour se faire massacrer est un acte de l'imagination de gens crispés en France...
Vous venez donner des leçons, je veux bien les accepter, mais avez-vous lu le Coran, la Sunna, le pacte d'Omar, connaissez-vous les dogmes des frères musulmans ?
A mon avis, ce sont plutôt les gens qui acceptent tout qui sont gouvernés par la peur.
Vous confondez religion et race, vous confondez tout en fait, ce qui fait le ravissement de prosélytes malhonnêtes comme Mouloud Aounit.
Dire que ce ministère est pire que celui de Vichy.
Est-ce que vous vous rendez compte de l'énormité que vous énoncez, de la signification précises de vos termes, de ce que fut l'horreur de la guerre mondiale, de quelle façon sont mortes certaines personnes parce qu'elles étaient tziganes, handicapées, communistes, militaires, juives, homosexuelles, dissidentes... ?
Qui Nicolas Sarkozy va-t-il mettre dans une chambre à gaz ?
Que va-t-il faire de pire que les nazis qui organisaient le régime de Vichy ?
Est-ce que vous vous rendez compte que votre outrance est totalement en dehors de la réalité et que vous osez faire une comparaison ignoble avec l'horreur absolue au détriment du respect dû aux gens morts dans des camps ou sur des champs de bataille ?
Ah oui, j'oubliais les 80% de la population carcérale, ce ne sont que des victimes de la justice et de la police... forcément !
Rédigé par : Ludo Lefebvre | 22 mai 2007 à 13:44
Bonjour,
Je découvre votre blog et trouve votre sortie contre le sectarisme du MRAP intéressante. Pourtant le problème n'est pas nouveau, et c'est triste de voir que ces gens, ainsi que d'autres à la Lycra ou la Ligue des droits de l'homme bafouent ainsi les principes qu'ils sont censés porter...
http://mitterrand.2007.over-blog.com
Rédigé par : Tonton | 22 mai 2007 à 12:41
L’identité française n’est nullement menacée par les musulmans de France (pour faire court puisque c’est d’eux qu’il s’agit). Nous assistons par contre à une peur panique chez certains "français de souche" de voir évoluer le contenu de la nationalité française. Il s’ensuit chez eux une crispation identitaire qui contribue à alimenter une autre crispation chez les autres "français de fraîche date" et c’est l’escalade.
Pourtant, il va falloir s’y faire car c’est ainsi : les "barbares" sont bien récalcitrants, ils s’obstinent à conserver des éléments de leur héritage culturel propre et à refuser de les gommer.
En quoi est-ce une menace pour l’identité française ? D’ailleurs, les regards extérieurs, la stigmatisation, la mise à l’écart et la discrimination attisent chez les populations d’ascendance musulmane le sentiment communautariste qui les condamne à n’exister que sur un mode réactif. Cette question d’identité menacée, tout comme celle du foulard islamique il y a deux ans, n’est qu’une manœuvre politicienne qui n’honore pas ses auteurs.
Parler de la création d’un ministère de l’immigration et de l’identité nationale revient à noyer le poisson en lâchant à la vindicte populaire une tête de turc, l’immigré, pour nier la réalité des besoins des Français, à savoir l'emploi, le logement, la sécurité, la dignité, l'égalité…
L’identité d’une nation n’est pas quelque chose de figé ou d’immuable. Elle évolue, se construit au gré du temps, par strates successives, à la faveur des influences multiples, des grands événements, des grandes décisions... mais aussi au contact des migrants qui y apposent nécessairement leurs empreintes.
Alors, au lieu de regarder par le petit bout de la lorgnette, de restreindre le champ de son identité, tout être humain devrait au contraire revendiquer ses appartenances multiples. En France, chacun peut et doit vivre pleinement sa culture, sa religion sans que cette culture ou cette religion ne deviennent l’alpha et l’oméga de son identité.
N’en déplaise aux nationalistes de tout poil, l’identité nationale française est en fait un pot-pourri de multiples influences étrangères qui se sont agrégées au gré de l’histoire du monde. Les Grecs, les Latins, les juifs ont contribué à la construction de cette identité. Mais les Arabes aussi y ont laissé des traces.
Alors, que ceux qui voudraient aujourd’hui redéfinir ce qu’est être français nous éclairent. De toute façon la société française n’arrêtera pas d’évoluer. Espérons seulement que cette interrogation pleine de malice sur l’identité ne dégénèrera pas en fièvre nationaliste.
N'en déplaise à cerains, je fais partie de cette génération "black-blanc-beur" : j'ai été à l'école avec des blacks, des beurs, des asiatiques; j'habite dans mon quartier avec ces populations immigrées ; mes meilleurs amis sont d'origine africaine ou asiatique.
Et je suis fier d'un pays qui a su accueillir toutes ces populations qui font la richesse de notre pays
Et non je ne suis pas fier d'un président qui met en place ce ministère de l'identité nationale
je sais sbirglia que vous trouvez que j'ai une sclérose des idées puisque je n'adopte pas le même avis que vous et la majorité des personnes présentes sur ce blog
Mais une chose est sûre c'est que je ne me remplirai pas les poumons du même air que le vôtre.
Rédigé par : Ségo | 22 mai 2007 à 11:45