Ma Photo

Dans les médias: radio & télévision

  • Europe 1
    Samedi 26 mai à partir de 9 h15 dans l’émission de Michel Grossiord "C’est arrivé demain".
  • RTL, "On refait le monde"
    avec Bernard Poirette, de 19h15 à 20h, mercredi 6, lundi 11 et lundi 18 juin.

Dans les médias: presse

Mes liens favoris

Diffusion

  • Wikio
    Wikio - Top des blogs

Mentions légales

  • Directeur de la publication: Philippe Bilger
    SixApart sa 104 avenue du Président Kennedy 75116 PARIS
Blog powered by TypePad

« Après les promesses, quoi ? | Accueil | De l'audace présidentielle »

TrackBack

URL TrackBack de cette note:
http://www.typepad.com/services/trackback/6a00d8341c86dd53ef00e0098ad7f68833

Voici les sites qui parlent de Ils voient des traîtres partout ! :

Commentaires

olivier

Je ne voudrais pas trahir mes "amis" socialistes, mais ce sont tout de même eux qui ont trahi le peuple qu'ils étaient censés défendre (bon, je sais, c'est facile, invérifiable, etc, mais c'est BON...).

Véronique

M. Bockel étant insulté au Sénat illustre pour moi le retard du monde politique par rapport à la société.

On nous a expliqué dans les médias que l'élection de mai dernier constituait une sorte de tournant dans la façon d'adapter un discours et une action politiques aux attentes de la société.

Je pense que ceux qui ont rejoint NS sont simplement des politiques d'un genre rénové.

Je peux comprendre que compte tenu de vos schémas anciens, de vos imaginaires héroïques ambiance cape et d'épée et de votre désir d'une "pureté intransigeante", cela puisse vous déconcerter.

Mais enfin, qu'ont-ils abandonné et trahi ?

Certainement pas un monde transcendant et enchanté, à l'image de vos capes et de vos épées.

Ludo Lefebvre

Je connais quelques médecins qui le sont devenus parce qu'ils avaient raté l'école des Mines, l'intelligence de Minc n'est donc pas à remettre en question, loin de là. Bernard-Henri Lévy a tous les défauts de la terre ou presque, mais il connaît les livres et les auteurs, c'est un bon orateur également. On sent chez le gentil Max Gallo qu'il se cherche, qu'il n'aime pas tout cela, l'Europe, la nouvelle politique. Finkielkraut est un sioniste honteux alors qu'il n'y a rien de mal et a du mal à assumer ses véritables convictions, c'est dommage, il se perd. De même qu'il était bien parti dans la lutte contre le communautarisme, mais qu'il a oublié d'enlever le sien croyant peut-être à tort que cela lui enlèverait sa communauté, son identité. Il n'y a rien de plus faux, le régionalisme a perdu en France, on reconnaît toujours les corses, les bretons, les alsaciens. Enfin Glucksmann a été le premier de ceux ayant une voix à la télé à parler des outrances du communisme.
Ils ont tous des qualités personnelles importantes, mais ils trahissent la fonction de clerc, de publiciste. Ils vont où le vent les porte et est clément. Ils ne représentent plus qu'eux-mêmes et se fichent de la France et de ce qu'ils nomment les franchouillards, comprendre par là, les pauvres et les ploucs.

Parayre

Talleyrand, le diable boiteux, ne disait-il pas que la traîtrise est affaire de dates ?

Le temps, seul, nous permettra en effet de juger si les "traîtres" par vous évoqués réussiront ou non dans leurs desseins.

Il n'en demeure pas moins que l'histoire, la "petite" et la "grande", fourmille de noms et notamment ceux cités par Marcel Patoulatchi.

Mais la pire trahison n'est-elle pas celle contre soi-même comme le suggère "hag" dans son judicieux commentaire ?

Faut-il, pour réussir, se trahir soi-même au risque de se perdre et de se vivre, secrètement, comme un imposteur ?

Ou faut-il poursuivre cette quête intime, au risque de se taire, dans l'espoir que l'autre, un jour imprévisible, fera retour ?

Mais comment fabrique-t-on de la trahison ?

Cette dernière est souvent faite de deux histoires différentes qui se percutent dans un même espace : celle d’un engagement, et celle d’un changement.

Selon que notre fidélité nous attache au contrat passé ou à l’opportunité future, nous sommes un sympathique chevalier blanc spécialisé dans les causes perdues ou un redoutable traître à la stratégie efficace, un peu limite parfois mais, comme le disait l’immortel Vito Corleone : « nothing personal, just business ».


Quel type de profil réussit le mieux ? Et lequel est le plus recherché par les gouvernants ?

Questions de "grand oral", pour revenir à la précédente note ou tout au moins à certains des commentaires qu'elle a suscités, de nature à désorienter les candidats idéalistes…

Le bon traître ne passe pas sa vie à trahir. Il choisit ses combats avec discernement, et même si ses alliances sont exclusivement et cyniquement inspirées par son intérêt personnel, il n’oublie pas de leur donner un contenu affectif et symbolique.


Personne n’a envie de s’allier avec un fourbe calculateur ayant la réputation de vous briser dès que vous ne lui apportez plus rien.

Il faut toujours acheter à la baisse. Détournez-vous, jeunes ou moins jeunes ambitieux, des leaders entourés par des foules de courtisans empressés pour tendre la main à l’homme à terre, que tout le monde a piétiné et humilié. L’alliance avec lui est moins coûteuse et lorsque ses actions remonteront, il ne vous oubliera pas.

Le traître efficace est donc capable d’alliance. Il discerne cependant la traîtrise, où l’on abandonne son ex-allié pour rejoindre des intérêts concurrents, du renversement d’alliance, figure classique et acceptable, où l’on bâtit avec son futur ex-allié des portes de sortie honorable pour chacun.


La pire des trahisons, c’est donc bien se trahir soi-même. D’abord parce que tout le monde s’en moque et que l’on n’a rien à y gagner.


Mais surtout parce que cela vous détruit définitivement une image : les gens vous considèrent ensuite toute votre vie avec une lueur de pitié ironique dans le regard.

Le bon traître connaît donc ses limites et conserve un repli intérieur, un espace de silence intact et fragile, préservé de toute mise en marché.


C’est cela qui lui donne de la profondeur et suggère qu’il existe avec lui une possibilité d’alliance sans mauvaise surprise.

Dès lors, la traîtrise, figure de pouvoir sur laquelle se sont bâtis des empires, des fortunes mais aussi des faillites, sort des catégories du catéchisme moral pour devenir une ressource stratégique possible, une option à envisager, comme si Judas, ce membre du Comité de Direction pressé de réaliser ses stock options, avait autre chose à nous proposer que la simple exaltation de l’homéostasie relationnelle comme modèle intangible de réussite.

En somme, sans traîtrise acceptable, aucune alliance ne résiste.


Pour faire court, un véritable allié commence toujours par trahir...

Toute ressemblance avec quiconque serait, bien entendu, fortuite.



francis

Le traitre proverbial, c'était Judas. Aujourd'hui, on doute. Un converti prête toujours au soupçon, on le suspecte de rouerie pour les avantages qu'il pense en tirer, témoins les Marranes face à l'Inquisition en Espagne. Alors en politique, tout est affaire d'atmosphère, de temps, de date, en supposant qu'il ne s'agisse pas de profits égoïstes sans vergogne. Pierre Laval, ci-devant député-maire communiste d'Aubervilliers devenu Président du Conseil de Pétain, comprenne qui pourra et le voudra moi, je ne sais pas. Or Laval était intelligent, son esprit de faire ses choix, ils furent judicieux avant 1939. Pourquoi pas ensuite... Il eut peut-être le courage d'exercer le rôle du maquignon auvergnat durant l'occupation. Il fallait fusiller à la Libération un traître, même moribond, l'était-il vraiment... Je ne sais pas.

Ludo Lefebvre

Les "intellectuels" cités font une grave trahison à la philosophie. Cette dernière à l'instar de la littérature a souvent une définition qui correspond à ses propres valeurs, donc qui a quasiment autant de définitions que de philosophes.

Ma définition de la philosophie serait donc une pratique qui sert personnellement à apprendre à mourir et à vivre dans la dignité, ne croyant qu'à une approche de l'ataraxie et non une permanence. La philosophie au niveau socio-professionnel serait une recherche à la fois esthétique et sans concession du vrai et du juste sans avoir l'outrecuidance de dénier la part de subjectivité qui appartient à l'observateur.
Le philosophe dans cette quête peut difficilement échapper à l'exigence qui fut celle de Diogène, Marx, Spinoza qui sacrifièrent tout à l'Idée. Rappelons ceux comme Sénèque, Socrate ou Aristote qui influençaient le tyran et qui n'étaient pas sous l'influence de ce dernier, leur rôle était éducatif et non courtisan.

Que font les "intellectuels" contemporains et comptant pour rien, du moins ceux que vous avez cités ?

Ils apportent sacrilège à l'idée pour favoriser le lien avec le pouvoir, la famille au sens large, l'argent, la renommée. Ils ne sont pas philosophes dans ma définition, mais hommes d'affaire.

Comme Rousseau, je me sais faillible, corruptible, faible, aussi c'est ma situation précaire, sans reconnaissance, isolée qui me donne cette vision sans concession, lucide. Je suis sans illusion sur moi-même, on peut m'acheter parce que j'ai envie de l'opulence, de quelques maisons, d'un château, de personnel, de belles voitures, de starlettes, de reconnaissance et je serais transformé de ces apports, de mes fréquentations. Même si j'en doute, je deviendrais peut-être comme l'a décrit le philosophe des Lumières méchant, écrasant. Il y a des concessions que je ne ferais par contre jamais, celle de créer des réseaux d'influence pour descendre d'autres auteurs, se promouvoir et censurer comme le fait Lévy, entrer dans une caste victimaire, communautariste qui génère le racisme
et le divulgue en même temps comme ils le font presque tous, faire de la photocopieuse comme Alain Minc (dans un livre sur Spinoza, en plus... pouah !) et enfin être starisé sans mérite juste sur un ego.

Le jour où Lévy voudra admettre qu'il appartient au monde et que le monde ne lui appartient pas, il n'aura plus de crises d'urticaire comme à chaque fois que ce brave monde qui est le plus juste des justes lui désobéit. La réalité n'a pas à se soumettre à mes exigences, vu que je n'ai pas à en avoir vis-à-vis d'elle.

Pour en revenir aux arrivistes de la pensée, c'est à cette dernière qu'ils font une trahison, pas à un parti politique. J'ai quitté le PS il y a vingt ans pour le RPR, puis ces derniers mois, le FN pour enfin être en train de chercher et d'attendre quelque chose de neuf qui me corresponde mieux. Dans les trois cas, je fus en accord avec mes convictions, je n'y ai pas gagné de popularité, bien au contraire et j'ai eu une vue globale de la politique, pas un intérêt égocentrique.

Pour finir, le statut d'intellectuel n'est pas attribué par un diplôme, une validation des acquis, une chaire médiatique, mais par autrui. Quand quelqu'un parle de soi à la première personne du pluriel pour se faire gonfler l'ego en disant : "il y a nous les intellectuels, les politiques et enfin le peuple" je le mets à travers ce partage de la société pompeux illico dans la catégorie êtres nuisibles, au service de lui-même.

Marie

De tous ces indélicats, Rommel fut prié de se suicider !!

D'autres avaient la rancune tenace.


De nos jours, les archives françaises ne sont toujours pas accessibles !!

Que cachent-elles ?

Sans doute quelques belles surprises ?


Faut-il faire quelques suggestions à nos "héros" transfuges ??


Marie

Selon Clemenceau :

"Un traître est un homme politique qui quitte son parti pour s'inscrire à un autre. Par contre, un converti est un homme politique qui quitte son parti pour s'inscrire au vôtre".


Judas était un traitre. Mais dans d'autres circonstances.


Aussi, avant de juger ceux qui ont retourné leurs vestes, laissons les démontrer ce qu'ils valent et faire leurs preuves.

Ensuite, nous verrons si un qualificatif leur conviendrait mieux qu'un autre !

Alors, pourquoi les insulter ?


"La critique est facile, l'art est difficile"


En attendant, je préfère garder en mémoire, l'image de mon enfance du traître barbu, tout de noir vêtu, que représentait un certain Rochefort, sbire du Cardinal de Richelieu, qu'incarnait magistralement feu Guy Delorme, dans les films de Bernard Borderie, d'André Hunebelle.


La littérature de Michel Zevaco et de Paul Féval Fils représentait toute une époque où la moindre traitrise se réglait par les armes.


A cette époque, on ne s'embêtait pas avec les peines planchers ou les récidives !!


Marcel Patoulatchi

Ajoutons que le phénomène n'est pas neuf.

François Mitterrand sympathisant de l'Action Française décoré de l'ordre de la Francisque ; le « renard du désert » Erwin Rommel pourtant au courant de l'opération Walkyrie devant mettre fin aux jours d'Hitler ; Jacques Massu héros de la France Libre et célébrité nuageuse de la décolonisation ; Jean Bastien-Thiry, lieutenant-colonel ayant rendu célèbre la citroën DS au Petit Clamart ; Doriot radical socialiste fondateur du PPF, fleuron collaborationniste ; Sartre, grand dénonciateur de toutes causes qui accepta sans rechigner un poste d'enseignant retiré à un individu n'ayant eu pour seul tort que d'être concerné par la législation antisémite du régime installé à Vichy ; Marcel Déat député SFIO, ami de Doriot cité en sus et fondateur avec lui de la LVF ; l'inspecteur Bonny et son compère magouilleur Henri Chamberlin dit "Laffont" et leur clique de repris de justice et de repris de police, s'instituant en simili gestapo française ; etc, les exemples sont disponibles à l'infini.

hag

Pour aller encore plus loin sur le sujet, je recommande la lecture d'un essai de Nicole PRIEUR philosophe de formation et psychothérapeute d'enfants qui s'intitule "Nous nous sommes tant trahis" (amour, famille, trahison) chez Denoël (2004) qui commence ainsi "Qui n'a pas été trahi ? Qui n'a pas trahi ?" et qui explique que la trahison constitue une des expériences au monde les mieux partagées, on se trahit également soi-même...

Vérifiez votre commentaire

Aperçu de votre commentaire

Ceci est un essai. Votre commentaire n'a pas encore été déposé.

En cours...
Votre commentaire n'a pas été déposé. Type d'erreur:
Votre commentaire a été enregistré. Les commentaires sont modérés et ils n'apparaîtront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés. Poster un autre commentaire

Le code de confirmation que vous avez saisi ne correspond pas. Merci de recommencer.

Pour poster votre commentaire l'étape finale consiste à saisir exactement les lettres et chiffres que vous voyez sur l'image ci-dessous. Ceci permet de lutter contre les spams automatisés.

Difficile à lire? Voir un autre code.

En cours...

Poster un commentaire

Les commentaires sont modérés. Ils n'apparaitront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés.