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« Hamé, il était temps ! | Accueil | Le Canard au singulier »

Commentaires

Bernard de Normandie

@ Têtuniçois

Pour l'instant Jacques Chirac a été entendu par un magistrat, il n'a pas été question de mise en examen et si cela était, l'affaire comme l'ancien Président sont tellement médiatisés que je vois mal le Président Sarkozy user de son droit de grâce...
Je crois que c'est le juge Jean-Pierre qui avait dit que dans les affaires politico-judiciaires le plus grand allié du magistrat est la presse qui maintient l'opinion publique informée.

Jean-Dominique Reffait

@ ludo

Hors sujet pour hors sujet, une précision !

La Manche ne s'est pas créée il y a deux cent mille ans. Un affaissement s'est produit il y a 800 000 ans, créant les falaises de Douvres et de Calais, mais au bas de ces falaises, c'était une plaine. Il y a 15 000 ans, la fin de la dernière glaciation a provoqué une montée des eaux et la création de la Manche. La Grande-Bretagne est ainsi devenue une île, en même temps que Belle-Ile, à une période où Homo Sapiens était déjà bien présent partout. C'est d'ailleurs ce phénomène qui est à l'origine des mythes des continents ou villes engloutis, dont l'Atlantide, beaucoup de villages ayant été ensevelis en contraignant les habitants à émigrer.
A noter que l'affaissement cité continue de produire des effets puisque la Bretagne continue de se relever au nord et de couler au sud, comme en témoignent les menhirs sous-marins du golfe du Morbihan.

Quant à déterminer l'influence de la tectonique des plaques sur la politique sarkozienne, il convient de saisir l'Académie des sciences de ce débat préoccupant.

Pierre-Antoine

@ Bernard :
"Si Outreau fut une erreur - je ne dirais pas indéniable - que représente cette erreur par rapport au nombre d'affaires jugées par les cours d'assises depuis... voilà donc l'interrogation. "

Exact, que représente une fillette tuée et violée per un pervers, ou un gamin écrasé sur le bord de la route par un chauffard ivre au regard de tous les autres qui rentrent tranquillement chez eux...
Le pourcentage est encore plus insignifiant que les erreurs judiciaires.

J'espère que vous aurez compris la froide logique de ma réflexion à la mesure de la compréhension que j'ai eu de la vôtre.
Cordialement.
Pierre-Antoine

catherine A.

@Ludo
J'espère que vous pouvez faire la vaisselle (même s'il existe de bonnes machines pour ça), il ne faut pas avoir des seins pour être expert en la matière. Je me réjouis que vous trouviez une femme enfin "surprenante" et pour une fois je suis bien d'accord avec vous... Et une Catherine, qui plus est. Tout arrive. Moi je pars. Ne vous réjouissez pas trop, quelques semaines seulement. Je coupe le cordon mais, désolée, je reviendrai. Même s'il n'y a pas urgence. Belles vacances à ceux qui en prennent. Belles journées à tous. Catherine A. :)

Têtuniçois

Sarkozy a refusé la moindre amnistie mais ne vous inquiétez pas qu'il va faire une exception pour... Chirac !!!
Je suis prêt à vous parier une tête de veau.

Pierre-Antoine

Quand vous dites :
"Ce qui frappe, c'est que cette double abstention, l'une réelle, l'autre peut-être à venir, ne me semble pas motivée par le souci généreux de respecter les droits de la magistrature mais plutôt par l'envie, un tantinet perverse derrière son apparence noble, de laisser celle-ci se débrouiller avec les moyens du bord. Le président de la République l'abandonne à sa solitude et je ne suis pas persuadé qu'il veuille ainsi lui rendre hommage. Je perçois plutôt, dans ce désinvestissement, une ironie supérieure qui nous renvoie à notre indépendance puisque nous ne cessons, au moins théoriquement, de l'avoir à la bouche et à l'esprit."

C'est exactement ce à quoi je pensai et j'avoue humblement que vous avez les mots plus habiles que les miens pour le dire...
Oui, la vraie indépendance confine parfois à la solitude...
Elle rejoint en cela celle du pouvoir... pouvoir que la magistrature veut exercer sans pression ni ingérence...
dont acte.
Cordialement
Pierre-Antoine

Ludo Lefebvre

Catherine,
Oui, le Lys héraldique est bien un iris, je le savais, elle non !
Bah, l'intention compte et ça change des sempiternelles roses rouges !
(Voici que je me mets à parler chiffon... un comble !)
Elle était plus âgée, c'était donc un peu "le lys dans la vallée".

Pour revenir à nos moutons ou plus exactement à notre canard qui n'est pas une oie blanche, il est aussi tout à fait possible qu'un pigiste mal payé ou un journaliste un peu fatigué vienne prendre de l'inspiration ici !
L'information a une telle tendance à l'uniformité que de chercher à la diffuser autrement serait le filon pour un "scribouillard" un peu futé.
En compulsant LCI sciences ce matin, j'ai eu l'agréable surprise de découvrir que le Royaume-Uni se serait formé il y a deux cent mille ans suite à une rupture de barrage naturel. L'actuelle Manche était donc habitée avant d'être engloutie, l'Angleterre n'est pas une île et les habitants d'avant la refonte de Guillaume le Conquérant ou même l'invasion des saxes étaient ceux du continent. C'est une nouvelle fraîche qui révolutionne une fois de plus l'Histoire, comme la découverte de traces de l'homo habilis à Roquebrune (Var) !
Je n'ai pu résister au plaisir de vous faire partager cet enthousiasme !

Le bouffon

@ Sbriglia

Je n'aime pas la plage... où qu'elle soit, même sous les pavés.

Je préfère visiter en ces temps d’été quelques galeries oubliées.

Hier j'ai découvert, rue du Net à Paris (22°), "Galerie d'Art Laid" une petite toile surréaliste, naïve, et surprenante.

Elle représentait un « magistrat enchaîné » sur une célèbre colonne, cachant à moitié son regard derrière une feuille de chou dont le titre semblait être « Le Canard singulier ». L'homme en robe avait l'air de guetter la sortie d’un bel hôtel au frontispice duquel il y avait en lettres d’or écrites d’une main tremblante « Ministère de la Jusdatice ».

La toile n’est pas à vendre.

Il y avait dans le bas (à droite) un petit carton avec la mention « n.s ». J’ai demandé qui était ce « n.s».

On m’a dit que cela signifiait simplement « Non Signé ».

Sbriglia dès que vous (re)venez je vous emmène voir ce chef-d'œuvre qui ne doit pas périr.

Catherine JACOB

@ sbriglia
«"épatante"... PB n'est pas "meetic"»
Mais je suis ravie de ne pas être une ganache !
@Ludo
Des lys blancs quand une seule branche constitue déjà à elle seule tout un bouquet ? Quel enthousiasme ! «Et la blanche Ophélia flotte comme un grand lys...»
Toutefois la figure héraldique appellée lys n'est-elle pas plutôt un iris ?

sbriglia

@Ludo : vous n'allez pas avoir des pudeurs de chaisière, quand même !
... un homme à qui une femme a offert un jour des lys blancs est à l'évidence béni des dieux !... Je recevais des livres, ça sent moins fort, pas besoin d'eau et les étamines desséchées n'ont pas besoin d'un coup d'aspi !
@catherine : je confirme ce qu'a écrit Ludo : impressionnante en chimie lessivielle... mais je pensais au scif du perroquet gargarisateur du post suivant !

Ah, qu'il est doux de se prélasser sur Bilger-plage quand tout s'agite autour de vous !

n'est-ce pas, cher JW !

Catherine JACOB

@ sbriglia
 « j'ai du (s)cif :c'est bien?...»
Dans Cif Bathroom Mousse Arctic Fresh vous avez du sodium citrate qui est un agent séquestrant autrement dit « un ingrédient qui empêche les ions métalliques libres de causer des effets adverses à la performance des produits, l'apparence ou la stabilité par réaction avec eux. [http://www.unilever.com]
Sinon vous avez encore le CIF tout court soit « le congé individuel de formation ou le droit de s'absenter de son poste de travail pour suivre une formation de son choix.»

Ludo Lefebvre

Sbriglia,

Allons, allons j'ai dit que vous étiez mon avocat préféré, je ne vous ai pas "dragué" pour autant. J'ai parlé du raisonnement de Catherine Jacob, de sa culture, qu'est-ce que je connais d'autre de cette dame ?
Mon intention n'était pas séductrice, Catherine Jacob perdrait tout le capital philosophique accumulé, toutes ses années d'études seraient gâchées en quelques mois avec un zigoto dans mon genre !

Je critique une femme, je suis un affreux misogyne ; je la complimente, me voici accusé de désirs autres qu'intellectuels et bien soit, les femmes sortent de mon univers aujourd'hui et elles n'existent plus, tant pis je ferai la vaisselle (pour le plaisir de faire râler Catherine A) !
Vive Sacha Guitry.

Je me sens gêné, Sbriglia, vous avez réussi à me mettre mal à l'aise !

Bernard de Normandie

@ Jean-Dominique Reffait

Au pays des "Plaideurs" spéculer sur l'avenir est hasardeux, surtout en politique et avant de s'interroger si Madame Dati succédera au Président Sarkozy dans 10 ans, attendons que le Président Sarkozy se succéde à lui-même.

sbriglia

"que l’on récure le -Parquet- avec des produits de préférence non agressifs et biodégradables !"

@catherine Jacob:j'ai du (s)cif :c'est bien?...
@Ludo : "épatante"...PB n'est pas "meetic"

...quoique...(ah! ce cher Devos!)

Jean-Dominique Reffait

L'un de vos billets les plus brillants, je ne suis pas votre cireur de pompes habituel, mais là, c'est fort.

N. Sarkozy n'est pas qu'avocat. Il est avocat d'affaires, et s'entoure volontiers d'autres avocats d'affaires (Borloo, Largarde, Klarsfeld, DSK, et même Dati qui a officié d'abord dans la justice commerciale). Pas un pénaliste dans son entourage. Avec une conception spécifique du juge : il valide ce que les avocats ont négocié entre eux. Quand le juge doit juger, c'est que les avocats ont échoué, pas bon signe...

Plus que les magistrats, ce que n'aime pas NS, c'est la justice elle-même. Par idéologie libérale d'abord : les conflits entre parties doivent se régler entre parties, par contractualisation, le juge est un notaire. La loi est le contrat général, point d'équilibre entre les rapports de forces opposées : quand les parties ne sont pas d'accord, la loi s'applique dans son automaticité. Qu'un juge interpréte le droit est insultant pour les parties.

Imaginez l'avenir de Dati dans la tête de N.Sarkozy et vous aurez la réponse. C'est elle, femme et d'origine immigrée, que le président voit lui succéder dans dix ans. Tous les autres concurrents auront sauté d'ici là, trop vieux ou disqualifiés. Je suis peut-être le premier le dire, mais pas forcément à le penser.

Véronique

A ceux et à celles qui s'interrogent avec une loupe sur les diplômes et les états de service de Rachida Dati, je me permets de leur rappeler les CV brillantissimes de nos élites qui se sont succédé aux postes de pouvoir depuis des décennies dans les hautes administrations et dans les ministères.

Si j'étais moi-même un exemplaire de cette élite, armée d'un tel savoir et pouvant faire valoir mes compétences et mes expériences renversantes, je m'interrogerais aujourd'hui avec consternation sur l'état de notre société actuelle qui, comme chacun le sait, aurait été "remarquablement" dirigée par mes soins.

La seule question qui me préoccuperait serait celle de savoir et de comprendre ce qui m'a manqué - pas seulement dans la partie diplômes et formation de mon CV .

Je serais d’abord stupéfaite de ce que je n'ai pas fait et des courages que je n'ai pas eus.

Ceci pour dire que notre pays a eu pour le diriger des CV à tel point exceptionnels qu'il nous faut envisager aujourd‘hui, dans presque tous les domaines de l'action publique, transformer et reconstruire.

Pour la Justice, je persiste à penser, si j'essentialise *, que notre société a besoin de binômes dans le profil Dati/Bilger.

Enfin, si quelqu'un peut m'expliquer pourquoi un garde des Sceaux ne serait nommé que pour que son attention et son action ne concernant que 8 000 magistrats ?

* verbe emprunté à Ludo

Ludo Lefebvre

Bernard de Normandie,

Je suis bien d'accord avec vos propos, Outreau n'est pas le résumé des failles et des réussites de la justice, c'est un épiphénomène, aussi triste soit-il.

Marie France,

Fourniret a le même parcours : pas de meutres avant l'incarcération, puis une folie meutrière dès la sortie. C'est tout simplement après avoir "goûté" à la prison, le souci de ne pas laisser de témoin derrière eux pour ne pas y retourner, non ?

Catherine Jacob,

Vous êtes épatante, surprenante (dans le bon sens du terme) !

Marcel Patoulatchi

Parayre,

Vous vous insurgez contre la caricature mais il me semble, en l'espèce, que c'est votre lecture qui l'est.

Je n'ai pas écrit que seul un ministre et ses fonctionnaires étaient responsables. Je me suis contenté d'exposer l'impression appuyée que certains pans du monde de la magistrature a adopté des habitudes qui la place dans une logique nuisible, voire hostile, à l'action d'autres acteurs de la procédure pénale. En ce sens, il n'est pas choquant qu'un ex-ministre de l'Intérieur, autrefois proche de ces autres acteurs-là de la procédure, se révèle méfiant.
Cela ne veut pas dire que ces magistrats ont forcément tort, qu'ils sont forcément irresponsables.

Vous abordez la séparation des pouvoirs et l'indépendance de la Justice. Rappelons tout de même que la Justice n'est pas tout à fait dépendante : dans une démocratie, elle dépend des lois. Or, vu l'incarnation de certaines sanctions pénales, vu les peines parfois prononcées pour des individus en récidive au regard des peines encourues, il convient de s'interroger. Et s'interroger de la sorte n'est pas faire injure à la séparation des pouvoirs, bien au contraire.

La certitude arrogante est peut-être ridicule. La certitude inconsciente d'elle-même est sans nul doute plus néfaste.


marie-france bezzina,

Vous mélangez magistrats, policiers et gendarmes, avocats et journalistes, en expliquant leurs rapports sur l'idée de base d'un partage territorial conflictuel. Il conviendrait de relever la différence de finalité de leurs activités, notamment en prenant en compte que l'action publique ne tire pas bénéfice pécuniaire des informations divulguées ou encore que l'action publique ne peut tirer de bénéfice d'un mensonge.


quitirelesficelles,

Croyez-vous que la « magistrature » soit un ensemble homogène, pour pouvoir décrire en un mot l'attitude qui aurait été la sienne pendant l'affaire d'Outreau ?

Bernard de Normandie

Outreau devient un véritable leitmotiv au fil des billets. Outreau (en ce moment) est à la justice ce que le réchauffement de la planète est à la météo ou à la géophysique, c'est-à-dire qu'on n'y fait référence que sur une fraction de temps donné... Si Outreau fut une erreur - je ne dirais pas indéniable - que représente cette erreur par rapport au nombre d'affaires jugées par les cours d'assises depuis... voilà donc l'interrogation. C'est pareil quand on me dit : "La terre se réchauffe" je dis oui si on prend en référence les 10 dernières années (et encore) mais non si je prends en référence la Sibérie avec une époque où les mammouths y gambadaient et s'y nourrissaient d'herbes vertes .
Donc depuis que la justice existe de façon équitable, et je veux bien croire que celle-ci l'est, Outreau ne représente rien en rapport du nombres d'affaires jugées.
J'entends déjà opprobre et anathèmes à mon égard mais avec lucidité même en responsabilisant les magistrats au maximum, mathématiquement l'erreur 0 est impossible, la justice n'étant pas une science exacte, ce qui la rend d'ailleurs humaine.
Quant à ceux et celles qui ne font référence qu'à Outreau pour attaquer la justice, quels furent leurs pensées, leurs mots avant même qu'officiellement ou officieusement on apprenne des mises en détentions ? Ne furent-ils pas pour beaucoup : "On ne devrait même pas les juger et réinstaller la peine capitale pour ces gens-là ? Ils ont bien des têtes à ça".

Catherine JACOB

A l’instigation de sbrigilia que je cite ci-après :
«La nomination de Madame Dati est trop récente pour que l'on puisse apprécier sereinement son action... J'ai eu la curiosité de lire toutefois - via wikipédia - son parcours : peu de magistrats, peu d'avocats, peu d'hommes politiques, peu de femmes peuvent justifier de tels états de service...
Attendons avec un minimum de bienveillance, qui n'est pas de l'aveuglement... »

J’ai eu la curiosité de lire par moi-même la page consacrée à Melle Dati sur Wikipédia.
Et revenant à cette affirmation : « peu de magistrats, peu d'avocats, peu d'hommes politiques, peu de femmes peuvent justifier de tels états de service...» j’ai pensé que sbrigilia ne connaissait peut-être pas beaucoup de monde. En effet, notre jeune (42 ans) garde des Sceaux est entrée à l’école de la magistrature sur titres sans passer le concours d’entrée (je m’excuse d’évoquer mon propre cas car je ne suis personne mais, bien que n’étant personne, après avoir été sélectionnée dans un premier temps sur dossier, c’est sur concours que j’ai poursuivi mes études - qui n’ont certes rien à voir avec le droit - dans une université étrangère parmi les dix premières universités du classement mondial en concourant dans une langue qui n’était pas ma langue maternelle.)
· Le Garde des Sceaux est titulaire de deux maîtrises et d’un MBA (correspondant à la 1ère année de master)
· Elle devient chargé d’étude auprès de la direction comptabilité finances du groupe Elf Aquitaine grâce à Albin Chalandon rencontré lors d’une réception à l’ambassade d’Algérie en 1987 sans être passée par HEC - (en 1986 j’ai été nommée Chargé de cours par arrêté du Président de l’Université de province de l’époque grâce à l’ouverture d’une nouvelle section hélas supprimée par la suite pour manque de crédits…)
 Le Garde des Sceaux occupe le siège de juge commissaire aux procédures collectives au Tribunal de Grande Instance de Péronne - (On trouve à l’école régionale des avocats du Grand Est - ERAGE - à Strasbourg en ce qui concerne les procédures collectives un cours sur : « La réforme des procédures collectives » avec Mme Andrée BRUNET avocat à Metz, professeur agrégé à l’université de PARIS DAUPHINE, ce qui en Droit représente vraiment quelque chose, comme en médecine d’ailleurs, ainsi que Maître Djaffar BELHAMICI, avocat à Cour d’appel de METZ )
 S’agissant d’autres personnes encore également issues de l’immigration en 1ère ou 2ème génération on a pour l’Algérie ne serait-ce que dans les disciplines littéraires :
1. Bachir Adjil, Espace imaginaire et écriture dans la trilogie nordique de Mohammed Dib. Doctorat Paris 8, 1992
2. Jamel Ali-Khodja, L'enfant, prétexte littéraire dans la littérature algérienne des années 1950 aux années 1980. Doctorat Aix-Marseille-1, 1998
3. Esma Lamia Azzouz, Écritures féminines algériennes de langue française (1980-1997), mémoire, voix resurgies, narrations spécifiques. Doctorat Nice-Sophia Antipolis, 1998
4. Nedjma Benachour (née Tebbouche), Constantine: une ville en écritures., Doctorat Constantine 2002
5. Ilham Bricha, Délire et bilinguisme dans l'écriture fragmentée de Rachid Boudjedra., Doctorat Paris 4, 1997
6. Ahmed Cheniki, Théâtre algérien, Itinéraires et tendances., Doctorat Paris 4, 1993
7. Hadj Dahmane, Les thèmes de l'engagement dans le théâtre algérien 1926-1977., Doctorat Université des Sciences Humaines de Strasbourg, 1988
8. Rafika Merini, The subversion of the culture of voyeurism in the works of Assia Djebar and Leïla Sebbar: a socio-literary study., Ph.D Binghampton University, 1992
9. Tassadit Yacine (née Titouh), Productions culturelles et agents de production en Kabylie. Anthropologie de la culture dans les groupes kabyles du XVI° au XX° siècle., Doctorat Paris 3, 1992
10. Leïla Benammar Benmansour, L’“ algérianité ”, ses expressions dans l’édition française (1919-1939) “ Et le livre devint média ”, Doctorat Paris 2, 2000

Le garde des Sceaux, pour sa part, n’est pas professeur agrégé, elle n’est pas non plus titulaire d’un Doctorat d’Etat.
 S’agissant de ses deux domaines de spécialité, le droit public et les sciences économiques, ce sont des domaines proches qui ont bien du permettre l’obtention d’équivalences en se complétant l’un l’autre et une fratrie de douze enfants a bien du permettre l’obtention d’une bourse d’études dont le montant, modeste certes, réussit néanmoins à en contenter bien d’autres !
 S’agissant du cumul de titres et puisque avec Madame Brunet Metz a été évoquée, nous avons avec Jean-Paul Resweber (http://leportique.revues.org/document458.html ), Professeur de Philosophie (Univ. Metz - Univ. Luxemburg - Univ. Strasbourg et il doit encore bien donner des heures à Lyon, si mes souvenirs sont exacts ) qui cumule trois doctorats d’état !
 S’agissant du Maroc :
Au Maroc, le doctorat français n'est pas reconnu comme équivalent au Doctorat d'Etat marocain contrairement aux PH.D américain, canadien et anglais (voir: http://www.aujourdhui.ma/societe-details50449.html ) et ça se comprend dès lors qu’on sait que la 1ère des universités françaises n’occupe que le 30ème rang mondial. Ce qui a pour conséquence que « Les enseignants titulaires du doctorat français persistent et signent. Ils sont toujours en grève de la faim et rejettent les propositions du ministre de l’Education nationale. » Ceci étant je comprends bien la situation vu les avanies inimaginables que j’ai du moi-même endurer une fois revenue dans mon propre pays à cause de personnages sans envergure craignant la concurrence, mais bon le problème est malgré tout très différent et ce n’est pas le lieu de l’évoquer autrement que pour souligner qu’il y a mille et une situations complexes qu’on aurait tort de réduire à des schémas manichéens.

Pour en revenir au garde des Sceaux qui, si l’on continue de bien lire wikipédia, a pu progresser assez rapidement dans sa carrière en ayant l’opportunité de pouvoir se placer dans la roue de personnalités ayant le vent en poupe, quand d’autres, nécessairement beaucoup plus nombreuses, ont préféré le quotidien besogneux de leur métier tout en accèdant aux grades universitaires les plus élevés via ou non des concours difficiles, et je pense notamment à une énarque de ma connaissance également médecin spécialiste qui a financé elle-même ses études tout en s’occupant de ses frères et sœurs, puis qui a préféré continuer en s’occupant ensuite de ses propres enfants plutôt que de céder aux sirènes de la politique. Combien de femmes obscures parmi les magistrats, les avocats, etc. auraient toutes qualités intrinsèques à occuper d’aussi hautes fonctions si elles n’avaient fait d’autres choix de vie ou si le sort n’en avait décidé autrement pour elles et leurs états de service auprès de leur famille valent très largement à mon sens la fréquentation de Jacques ATTALI ou de Jean-Luc LAGARDERE. Concernant la direction juridique du ministère de l’Education Nationale, on peut préciser que jusqu’à très récemment donc le directeur de cabinet du ministre, ancienne présidente d’université et ancien recteur d’académie, était à la fois une mère accomplie et une scientifique dont les travaux continuent de faire autorité dans la discipline de référence (physique). Donc ne jetons pas n’importe quels jugements hâtifs en pâture à la foule pour conforter un personnage qui a fait choix de paraître sur l’Agora et qui paraît trouver que finalement le vent souffle beaucoup plus fort dans l’arène publique que les couloirs du palais !

Il ne s’agit pas de photos mais de vidéos et j’ai également consulté celle-ci :
http://www.linternaute.com/video/femmes/qui-est-rachida-dati/ sur laquelle le garde des Sceaux distingue la culture de la citoyenneté, ainsi que celle-ci :
http://www.dailymotion.com/video/x1n9gy_lhumour-karcher-de-rachida-dati
tournée à un moment où il était question du ministère qui allait être son lot et que le futur Garde des Sceaux définit comme « ministère de la rénovation urbaine à coups de karcher ! »

Je pense qu’il ne faut pas méconnaître le nombre de citadines qui ont tenté de concilier études de haut niveau, métier prenant, vie de famille, bilinguisme et obscur coup de torchon avec suffisamment de résultats pour ne pas avoir spécialement besoin du karcher de Melle Dati, sachant par ailleurs que les villages fleuris de province sont sans nul doute beaucoup plus propres que les rues de Paris !

Ceci dit, je vous accorde qu’il convient « d’attendre avec un minimum de bienveillance, qui n'est pas de l'aveuglement... » que l’on récure le plancher avec des produits de préférence non agressifs et biodégradables !

marie-france bezzina

Pour Ludo, je complète : intelligente pour oublier qu'elle n'est plus porte-parole de NS, en principe, ni sa "missa dominica", qu'elle doit être garde des Sceaux et ministre de la Justice, à part entière.
Je précise que Bodein a bénéficié d'une libération conditionnelle légale, que détenu "modèle", il a trompé tout le monde. Il a même satisfait à sa sortie à toutes les mesures hebdomadaires de la probation... entre 2 crimes. Jusqu'en 2004, il n'avait jamais tué, mais c'est peut-être parce que il n'en a pas eu l'occasion. En tout cas , il nie tout, sauf les braquages (jugés) pour "donner aux pauvres"...La cour d'assises du Bas-Rhin lui a rajouté mercredi dernier, le viol d'Hedwige Vallée, si bien qu'il a été condamné pour 3 viols suivis de meurtres, et précédés d'enlèvements, et 2 tentatives d'enlèvements. Des crimes de solitaire.

Ludo Lefebvre

Catherine A,

Tout le monde est flanqué devant Rachida Dati alors que nous ne la connaissons quasiment pas !
Juste nommée sans aucune proposition, elle était déjà encensée, par principe, je le maintiens et c'est moi qui suis caricatural !
De qui se moque-t-on ?

Cette femme aura son salaire à vie, n'en sortira pas sans rien et tant mieux, mais c'est une victime, un pion et c'est pitoyable qu'elle soit ainsi utilisée (pour la justice, pour le poste de garde des Sceaux, pour ce qu'il faudrait faire encore dans ce domaine, pour la France et son fonctionnement, pour elle enfin !)

Ne faites pas semblant de mal m'interpréter, je dis simplement qu'à ce poste de garde des Sceaux dans ce moment précis, c'est quelqu'un d'expérience, aux reins solides, pas Rachida Dati catapultée pour apaiser les banlieues qu'il faut. J'ai la conviction que c'est une mauvaise stratégie. Maintenant, je n'ai pas parlé de grande gueule, un homme (ou une femme [pour éviter le lynchage]) décidé et discret.

Qu'elle soit une jolie femme, du moins à peu près, n'est pas un critère de rejet, ni d'approbation à mes yeux, par contre si cela devient une motivation de sélection, je ne suis pas d'accord, on parle de politique, quand même, pas d'un défilé Gucci !
Enfin si une fragilité, pour reprendre le terme de cette chère Véronique, n'est pas une déficience, ce n'est pas non plus un gage qualitatif. Je suis moi-même émotif et si je pourrais être un bon idéologue, je serais un bien piètre politique de terrain (je m'énerve d'impatience dans les avions, je n'aime pas les banquets de ploucs, si quelqu'un me met des bâtons dans les roues avec perfidie, je lui tire les oreilles et je pleure si je passe trois jours sans mon fils !)
Je suis en tant que citoyen impliqué désireux d'un gouvernement de personnes formées, en abnégation, expérimentées, pas d'une pub pour Benetton !

Je plais aux femmes, bien que cela m'échappe, je suis bien plus beau que Sarkozy... allez-vous voter pour moi en 2012 ?

francis

On apprécie, on aime ce que l'on admire, à condition d'être lucide. C'est un lieu commun. Pourquoi Nicolas Sarkozy ne le partagerait-il pas! Le ministre de l'Intérieur qu'il fut a certainement et justement dû éprouver un sentiment contraire à l'égard de la magistrature au vu des résultats. Je ne vais pas remuer le couteau dans la plaie. Queques magistrats, dont 61 à Outreau, ont suffi à jeter l'opprobre sur le corps judiciaire, dont la majorité comme dans toute profession se veut efficace et responsable. Je m'étonne que monsieur Bilger se désole d'apprendre que le président Sarkozy ne veuille plus présider le CSM. C'était écrit dans ses propositions à sa candidature, qu'il a lui-même souhaitée et appuyée. Le Président reste le garant de l'indépendance de la justice, d'ailleurs le CSM ne fait que l'assister dans sa politique judiciaire, le garde des Sceaux l'exécute. Même ainsi précisé, il est évident que N S craint aux yeux de l'opinion le soupçon de la confusion des pouvoirs et son éventuelle compromission en cas d'erreur. Il veut une indépendance de la justice de fait, ce qui installe pleinement sa responsabilité à condition de lui fournir les moyens, ce qui est aussi écrit. Au CSM, avec un président indépendant, une majorité de menbres choisis hors magistrature de promouvoir une organisation adaptée refusant la routine, donc l'immobilisme sous la houlette et les directives nouvelles de la Chancellerie. A vous peut-être d'agir en ce sens, si Dieu,non, le Président, le veut.

Mm

On aimera la magistrature quand on aura confiance en la justice. Et on aura confiance en la justice quand sa lenteur ou ses dysfonctionnements seront à imputer aux seuls manques de moyens et non pas aux magistrats eux-mêmes.
Un article du Figaro de ce jour (entêtement des juges à se passer du témoignage du général Rondot dans Clearstream, et enquête enlisée) démontre que ce moment est encore éloigné.

"IL EST l'homme grâce à qui les juges Pons et d'Huy ont pu reconstituer une partie de l'affaire Clearstream. L'histoire est paradoxale, car durant plus d'un an les deux magistrats se sont privés de son témoignage, en refusant de lui accorder le statut de « témoin assisté » qu'il réclamait. Nul doute qu'ils doivent aujourd'hui regretter cet entêtement. Car depuis que Philippe Rondot a obtenu gain de cause, non seulement il ne refuse plus de se rendre à leurs convocations, mais l'enquête enlisée depuis des mois a soudainement prospéré."

Véronique

La question pour les magistrats n'est pas d'être aimés par NS et la société. La question est qu'ils soient RESPECTES.

Rachida Dati n'a pas été nommée pour parler magistrat et faire du magistrat. RD a été nommée pour que le mot Justice parle à nous tous.

"Pour moi, c'est un bonheur intellectuel que d'avoir tenté de déchiffrer des attitudes, des propos, des pensées et des choix en leur trouvant, en leur donnant une ligne directrice. Peut-être fausse ou partielle mais plausible."

Peut-être.

Mais à coup sûr une ligne directrice on ne plus bilgérienne.

Le bonhomme, dans ses complexités, ses sinuosités, ses illuminations, son humanité, sa vulnérabilté... dans l'orgueil fou de son métier. Tout est dans cette note.

Un must du must, Philippe.

@ Ludo

Non.

Rachida Dati me fait penser, dans ses aptitudes, ses qualités et ses fragilités à ma jeune patronne.

Que de l'orageux sourd et polémique au départ de notre relation professionnemlle.

Elle est aujourd'hui devenue pour moi un remarquable patron.

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