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Voici les sites qui parlent de L'esprit de sérieux :

Commentaires

Véronique

@ Marcel

Je vous rappelle que les miséricordes que vous reprochez à Maître Sagardoytho font écho à ce qui a été écrit par PB dans sa note quand celui-ci nous parle de "nos miséricordieux habituels".

Ce "général" est donc invoqué dans la note. Il en est même, peut-être, le sujet central.

Maître Sagardoytho a le droit de se reconnaître et de se ranger parmi ceux-là. Il a le droit d'être outré par le lynchage public d'un criminel. Il a également le droit de l'exprimer.

Nous avons tous été indignés et catastrophés par ce qui est arrivé à ce petit garçon.

Mais.

Ce sera aussi le rôle et le devoir de l'avocat de FE de s'appuyer sur le parcours de cet homme et de s'attacher à ce qui a été tragiquement négligé lors de sa détention et de sa libération.

Vous ne pouvez pas demander à des avocats de la défense d'être des procureurs.

Les premiers sont la voix d'un singulier. Les seconds parlent au nom de la société. Les avocats de la partie civile parleront au nom de ce petit garçon.

Marcel Patoulatchi

Véronique, lorsque « une parole d'avocat » consiste à détourner l'attention portée à un drame prévisible et ignoble vers des spéculations d'ordre général, je ne crois pas qu'elle soit « absolument nécessaire pour mettre la violence à distance », je crois au contraire qu'elle consiste à placer la violence de l'écoeurement des victimes à distance tout en taisant la violence des faits criminels.

Monsieur Sagardoytho nous parle de « convaincre le peuple que le châtiment a ses limites », mais qui de Francis Evrard ou d'un jeune gamin a vraiment subi un châtiment dément ? La question de la protection de tous les petits Enis n'est-elle pas plus importante que la question du bien-être de pédocriminels multirécidivistes ? Ne doit-on pas commencer d'abord par protéger les innocents avant de tenter de soigner les coupables ? Faudrait-il se refuser à définir toutes priorités ?

Aussi, lorsqu'on dit que « supprimer le crime est aussi démagogique que supprimer l'aviation pour éviter des catastrophes aériennes », la démagogie n'est-elle pas dans le fait d'oser formuler des comparaisons aussi bancales ? Car, sacrebleu, pour qu'une telle comparaison soit digne d'être formulée, il aurait fallu écrire 'supprimer le crime est aussi démagogique que supprimer les compagnies aériennes dont les avions s'écrasent tous les trois décollages pour éviter les catastrophes aériennes' - et là, bien entendu, on se rend compte que la formule ne suffit pas à conclure.

Bernard de ...

@ Pierre-Antoine

Je vous donne 100 % raison. A mon avis notre "culture" fait que nous entretenons la libido dérangée des pédophiles et autres pervers sexuels... Nous donnons des allumettes à des pyromanes.

Thierry SAGARDOYTHO

@PATOULATCHI
Je n'étale nullement ma miséricorde. Se demander ce qu'il aurait fallu faire, ce n'est pas spéculer à perte. C'est au contraire se condamner collectivement à réfléchir et à agir pour que l'histoire, aussi triste soit-elle, ne se renouvelle. Ou en tous cas le moins possible car supprimer le crime est aussi démagogique que supprimer l'aviation pour éviter des catastrophes aériennes.

Pierre-Antoine

Pour avoir fréquenté les odieux personnages visés par la vindicte populaire, je dirai qu'il y a une mesure qui ne coûterait pas un centime au contribuable et même soulagerait le travail des surveillants de prison.

Il suffirait de ne pas permettre aux violeurs et autres pédophiles de nourrir leurs fantasmes pendant de nombreuses années devant le petit écran.
Ou alors filtrer les émissions.

Si vous saviez les dégâts que cela occasionne dans leur libido exacerbée et frustrée... vous ne vous poseriez pas la question de savoir que faire à leur sortie, mais que ne pas faire pendant leur séjour.

et le plus rigolo dans le sordide, c'est qu'on appelle ça des "chaînes télé"... lucarne sur le monde...

Catherine JACOB

Bernard de ...
"Je crois que la définition de l'épanouissement "sexuel" est indéfinissable. "
Il n'était pas question de définir 'l'épanouissement sexuel' lequel est particulier à chacun je pense (voir le portrait-sculpture de Sainte Thérèse convoqué par Lacan dans le séminaire intitulé "Encore"- c'est le numéro 20 - http://g-ec2.images-amazon.com/images/I/519CNSGER5L._SS500_.jpg ), en dehors des limites dans lesquelles il est de nos jours admis qu'il s'exerce, autrement dit les bornes qu'il convient de lui rappeler, à savoir celles sur lesquelles la société = la loi a un droit de regard et non pas celles qui sont préservées par l'article 9 du Code civil !


"le sentiment d'impunité peut libérer des pulsions primitives. "
Il existe un ouvrage d'un auteur canadien, il me semble, très bien documenté sur les problèmes de pédophilie et qui fait autorité, mais je ne l'ai pas présentement sous la main. Je le rechercherai au besoin pour vous en communiquer les références. Il dit des choses qui sont extrêmement difficiles à lire pour autant que je me souvienne. En attendant je crois qu'on ne peut pas mettre 'la plusion primitive' telle que conceptualisée dans les 'Trois essais sur la théorie de la sexualité' à toutes les sauces. Ex la pulsion de cruauté que présente la revue de pyschanalyse d'avril 2002 "En partant d’une analyse de la pulsion de cruauté telle qu’elle est proposée par Freud dans les Trois Essais, l’auteur présente l’hypothèse d’une pulsion de cruauté comme destructivité originaire autoconservatrice, au service de la constitution du Moi. Il s’agit d’un dynamisme primitif sans amour, ni haine, mais hostile, qui ne manifeste aucune pitié. Le sujet projette ses états de détresse, ses douleurs psychiques non seulement dans le contenant maternel et ses contenus, mais contre les limites mêmes, la contenance elle-même au moment où ses propres limites, sa contenance sont en train de se constituer."

"faisaient le salut romain"
Il en va de l'assimilation du "Heil Hitler" à l' "Ave" romain comme de celle de la croix gammée (orientée vers la droite ) à la swastika hindoue ! La récupération contemporaine ultérieure de ces symboles antiques par le national socialisme ne doit pas se voir purement et simplement substituée à la symbolique originelle qui n'a rien à voir avec cette idéologie à laquelle on ne doit pas permettre d'en investir le sens de façon exclusive, négatrice et abusive. La Rome antique n'était pas davantage un régime nazi que le régime nazi n'a été l'émule de l'état romain. De même, la svastika qui se réfère au motif dessiné par les poils sur la poitrine de Visnu, la divinité du Soleil dans les Rigveda qui la pensent comme salvatrice du monde, et qui originellement était aussi bien orientée vers la droite que vers la gauche mais qui, de nos jours, est exclusivement orientée vers la gauche en tant que symbole d'un lieu consacré au bouddhisme, ne doit pas se voir confondue, sinon abusivement, avec le motif des étendards nazis ! La confusion qui intervient du fait d'une ressemblance est pensée dans certaines cultures comme d'origine diabolique or le diable, on est bien d'accord, ce n'est pas cette religion qui est celle de 250 à 350 millions de personnes dans le monde d'aujourd'hui !! Au Japon la svastika s'oppose au Torii qui signale pour sa part un sanctuaire Shinto. Sur la carte qui s'affiche à cette adresse vous allez avoir un H pour hôpital un chiffre pour les lignes de bus et une svastika pour les temples bouddhistes
http://www.its-mo.com/emmctl.htm?ENC=2Kdi6M16y7Pd5ouoH4UzmFqXKdi9aGk2NV%2BNZKPTyR1nfzMUALGVt80GRR7DZGp1vPWaqihiBrqp5TzUaWNW2E5oqXMcTArOOOqy8UQHGj37uLskG3HdB%2FuulQ01cGexJ2JQ41jgnSCdFMwEnxKV1n5LjenM0BX0unX%2BqdMmnayB6GhHcv%2FmrfoW77tToMDVE5qwWemyMMvjg1UhWDyFZqfxfgcfXHSAN5u9ta71jEcrEZPrHzHLB23uVzsZOy4ryT5VaF0fWnSR%2FiMCbOCNDZgQKLVBOggwNPh9P35mUAct3BBEwJkIiCAmRy4C2TWe%2Bo8lQWcBcyUQjg9noP9WDMcPM%2FiSj1AwOBxMopV6KVwqMZZO6wUvMZl%2FlWfLkBv1wFtKPfgg2S6I4POfdrwNU8tTPxy3lyLmUKyblROk6Lm%2B4Zj5j%2Btt0t9ERTZSXh64&x=376&y=370

Désolée pour la longueur du lien mais les liens sur les cartes des organismes officiels sont toujours très compliqués. La signalisation des sanctuaires shinto ressemble à un H surmonté d'un plateau. Demandez à votre fils qui fait du chinois de les identifier au milieu des toponymes écrits en idéogrammes

Thierry SAGARDOYTHO
"Chacun tire à boulets rouges contre cet homme, seul et emmuré vivant dans sa pédophilie maladive, comme, autrefois, on hurlait à la mort de Patrick HENRY. Quel héritier de BADINTER aura la force de convaincre le peuple que le châtiment a ses limites "
Quand vous voyez le nombre de ces gens sans envergure qui passent leur temps à s'autoinstituer juges du monde entier en général et de leurs voisins en particulier, qui pourrissent dès lors la vie de tout un chacun en usant et abusant de toutes les failles des divers systèmes qu'il leur est donné de pouvoir manipuler à cet effet, sous couvert et à l'abri des prétextes les plus invraisemblables et pour la plus grande prosperité de leurs petites affaires, vous imaginez bien que s'agissant des vrais criminels, l'assouvissement de leurs fantasmes concernant le châtiment qu'ils pratiquent en pantoufles devant leur petite télé grand écran, ne saurait s' assigner de lui-même aucune borne !!

Véronique

@ Marcel

"Il est bien beau de nous étaler votre miséricorde mais celle-ci est hors sujet."

dites-vous à TS.

Un avocat qui se place entre un F. Evrad et une société en colère est dans sa fonction et dans le sujet.

TS nous parle de Maître Badinter. Adolescente j'avais été très impressionnée par Maître Bocquillon qui a assuré la défense de Patrick Henry. Et plus encore par son humilité professionnelle qui l'a conduit à demander le concours de R. Badinter. Car il savait que seul, il n'y arriverait sans doute pas.

Et vous avez peut-être comme moi en mémoire des images où des avocats en gilet pare-balles ont été insultés et molestés.

Une parole d'avocat est absolument nécessaire pour mettre la violence à distance. C'est également dans le sujet de la justice.

Parayre

@Marcel Patoulatchi

Vous ne l'ignorez pas mais mon propos était simplement de relever que la loi a été appliquée strictement dans l'espèce dont s'agit !

Dans sa lutte contre l'individu, la société dispose de trois armes : loi, opinion publique et conscience ...

En la matière, comme en pharmacie, il faut toujours agiter la solution avant de s'en servir.

Marcel Patoulatchi

Parayre,

Peu importe comment on fait le calcul, on arrive loin des 27 années prévues. Et ce n'est tout de même pas un secret qu'une condamnation aussi forte n'est pas monnaie courante. Il y a tout de même des précautions à prendre lorsqu'on a affaire à des individus qu'une juridiction répressive condamne presque au maximum encouru, circonstances aggravantes prises en compte.


SAGARDOYTHO,

Il est bien beau de nous étaler votre miséricorde mais celle-ci est hors sujet. Le sujet, c'est ici la gestion de la fin de peine d'un individu reconnu dangereux. Pas la spéculation sur ce qu'il aurait fallu faire pour ne pas qu'il le soit - porte ouverte à toutes les élucubrations qui néanmoins n'offrent pas de réponse au problème précis rencontré.

Thierry SAGARDOYTHO

@Catherine JACOB
1°-Exact, Mme DATI est le conseiller justice d'un Président qui ordonne, elle se contentant d'exécuter...
2°-La longueur du temps passé par EVRARD en détention signe, par cette tapageuse récidive, l'échec du "traitement carcéral actuel" qui consiste à entasser des hommes derrière des murs ! Sans quoi l'amendement aurait fait son oeuvre. Chacun tire à boulets rouges contre cet homme, seul et emmuré vivant dans sa pédophilie maladive, comme, autrefois, on hurlait à la mort de Patrick HENRY. Quel héritier de BADINTER aura la force de convaincre le peuple que le châtiment a ses limites et que le crime est consubstantiel de l'être humain ? Prendre exemple sur certaines législations étrangères, c'est admettre avec humilité que nos prisons enferment mais ne réadaptent ni ne soignent. J'admire M. SARKOZY en ce qu'il est une machine à inventer des lois nouvelles sitôt le crime commis et le fait divers éventé. Il est temps que cesse cette démagogie ambiante dont les professionnels de justice ne sont pas dupes. Ces questions sont trop graves pour qu'elles servent simplement à nourrir chaque ouverture de journal télévisé. Que l'on prenne le temps d'écouter ceux qui font autorité en la matière et engageons rapidement une réelle et sérieuse réflexion ! Cette gabegie médiatique autour d'affaires à sensation anesthésie la réflexion profonde qu'il est temps d'engager. J'aime l'avis de M. BILGER mais je préfère aussi le confronter à celui de Robert BADINTER, et à d'autres car ni M. SARKOZY ni Mme DATI ne savent hélas de quoi ils parlent!!!

Bernard de ...

Puisque nous sommes dans le billet "Esprit de sérieux", j'en profite pour rendre hommage à cet esprit de sérieux qui vient de nous quitter : "Raymond Barre". Que les politiques s'inspirent de sa rectitude...

Bernard de ...

@ Catherine JACOB

Je crois que la définition de l'épanouissement "sexuel" est indéfinissable. Ce précédent de 1867 a du et soudainement faire ensuite une multitude de frustrés. D'où l'instabilité et surtout l'imprécision du dit épanouissement.. Assouvir de bas intincts masculins sur des enfants avant 1867 fait parti de la panoplie de l'épanouissement sexuel de cette époque ..La même panoplie en 2007 doit valoir aux alentours de 20 ans de prison...
Je crois qu'il serait préférable de parler de normalité sexuelle en conformité aux lois plutôt que d'épanouissement et encore... le "tourisme sexuel" dans des pays comme la Thaïlande pas trop regardant sur ce qu'on appelle pédophilie a fait que certains individus ont été poursuivis en France pour s'être "épanouis sexuellement" dans ce pays peu regardant sur la sexualité. Ce qui me fait écrire que le sentiment d'impunité peut libérer des pulsions primitives.

Je saute du coq à l'âne. Pour ce qui est des néo-nazis, je conseille la lecture du livre "Le cuir et le baston".un reportage gonflé sur des néo-nazis qui avait valu a l'auteur et au photographe la couverture et des pages dans Paris-Match à la fin des années 1970. Je suis loin d'être néo-nazi, j'insiste ! mais j'ai bien connu les "héros" de ce livre qui arboraient croix de fer, faisaient le salut romain et avaient des portraits des dignitaires nazis au-dessus de leur lit.. A lire le Paris-match de l'époque, un nouvel ordre allait s'installer en France et les néo-nazis faisaient des émules. La vérité était tout autre, il s'agissait d'une poignée de types mal dans leur peau dont certains ex soixanthuitards venant de la gauche prolétarienne ou du PCF et qui avaient, et d'une l'esprit provocateur et surtout une passion commune, elle aussi venue d'Allemangne : la bière... Quant à leurs idées politiques, ils étaient incapables de faire la différence profonde entre nazisme, fascisme, communisme etc etc. Je ne pense pas qu'il y ait lieu de s'inquiéter avec les néo-nazis que la presse nous sort de temps en temps. Le monstre du Loch-Ness ne doit plus faire recette et il faut bien remplir le tiroir-caisse.

Ludo Lefebvre

Je crois aussi après réflexion que l'étiquette est primordiale à l'esprit du garde des Sceaux. Des attitudes simples, réactionnaires certainement, mais qui donnent à la forme une cohérence avec le fond. Un ministre ne se montre pas en tenue de sport, en maillot de bain, en train de pleurer, en train de faire des plaisanteries vaseuses avec un syndicaliste universitaire par filiation, en train de faire de la bicyclette... Si des frères sont délinquants, on use de son influence pour garder une discrétion de la presse ou on démissionne afin de garder une image intacte de la justice. Un représentant de l'Etat n'est pas une vedette du show, si des acteurs, des chanteurs qui ont choisi pour leur vie une célébrité médiatique sont pris en intimité, ce n'est que juste retour de leur choix. Par contre, la pudeur qui accompagne souvent la dignité est une nécessité dans une prétention de représentabilité de grandeur...
Allons-nous descendre dans les bas fonds de l'impudeur jusque voir exposée en première page la zigounette d'un politicien naturiste qui se voudra une entière proximité, une supposée transparence ?

Alors oui, l'esprit de sérieux, parce qu'il vaut largement mieux l'austérité qui garde un crédit pour mener les affaires de la France que cette thérapie de groupe qu'est devenue la France où la moindre autorité est discréditée comme décriée.

Madame Dati est mon garde des Sceaux, pas ma copine, ma confidente, ma petite amie. Ses loisirs, son intimité ne regarde que son cadre hors professionnel. Elle n'a pas à les exposer !

Catherine JACOB

@Thierry SAGARDOYTHO
"Quant à Mme DATI à vélo à la botte de M. SARKOZY, l'image rejoint brillamment la réalité..."

Vous voulez dire que l'une pédale pendant que l'autre court ?


"Et si, au lieu d'inventer un "après-prison", on réfléchissait un seul instant à ce que l'on en fait "pendant" ? "

Et quels sont donc vos propres informations, commentaires et autres suggestions à cet égard ?

Catherine JACOB

@ Bernard de ...
"Mais quelle définition donner à l'épanouissement, même sexuel ? Où est la ligne blanche à ne pas franchir dans ce domaine ? "

Alors là, c'est vraiment pas compliqué à définir : il s'agit du libre consentement d'autrui, sachant qu'autrui se conçoit de nos jours, majeur et libre de toute pression financière, psychologique ou autre.
A partir de là, entre adultes libres et consentants, vous vous épanouissez mutuellement à votre guise en vous abstenant bien évidemment de tout prosélytisme et de tout attentat à la pudeur d'autrui, ce qui suppose d'éviter les parkings ou les ascenseurs ou tout autre endroit de libre accès inopiné au public, par exemple : les bureaux de poste !!!!!
Ces bornes une fois posées il ne devrait plus y avoir de limites à votre épanouissement en dehors de celles que vous mettez de vous-mêmes délibérement ou inconsciemment ainsi que de celles du racolage bien sûr !

Thierry SAGARDOYTHO

Le miséricordieux, que je n'ai pas honte d'être, est effaré par certains commentaires. Quelqu'un parmi vous s'est-il demandé quelle avait été la qualité du "traitement pénitentiaire" infligé à EVRARD durant autant d'années ? Y-a-t-il une causalité même partielle entre le défaut de prise en charge de cet individu durant son temps carcéral et la persistance de ces déviances ? Envoyer ce type, et d'autres, derrière les barreaux aussi longtemps que possible sans même s'interroger sur le sens de la peine et les moyens que l'on va leur consacrer, c'est tout bonnement se laver les mains à bon compte en jetant des individus à la poubelle. Et si, au lieu d'inventer un "après-prison", on réfléchissait un seul instant à ce que l'on en fait "pendant" ? Hélas, trop de Procureurs ont une malheureuse tendance à se laver les mains comme on remplit des poubelles.
Quant à Mme DATI à vélo à la botte de M. SARKOZY, l'image rejoint brillamment la réalité...

Liane38

Ajout au précédent commentaire en vous lisant :
Beaucoup de magistrats se plaignent de ne pas avoir assez de moyens pour traiter correctement en temps, beaucoup de dossiers, ce que j'entends souvent dire et je conçois.
Vous, magistrats, qui vous occupez d'affaires familiales, enfants ou autres de ce type, demandez à vos confrères des tribunaux de commerce ou autres CA qui traitent toutes ces affaires "mafieuses" de les juger en 2 ans plutôt qu'en 10 ou plus comme c'est tellement souvent le cas... sans aucun motif sérieux si ce n'est de gagner du temps, des reports incessants, des sursis à statuer etc ...
Vous verrez alors combien les tribunaux s'en trouveront désengorgés et tous les dossiers seront traités normalement dans une justice qui fonctionnera ...

La justice manque de moyens ? Oui sans doute mais là encore posons les vraies questions... et donnons les vraies réponses.

Liane38

Bonjour à tous : Fervente justiciable engagée dans le combat comme tant d'autres, j'aime à lire les blogs et les commentaires des internautes, outil précieux pour s'exprimer.
Car dans les Cours, des grands ou tels ceux qui se croient dignes de ce nom par leur titre, on ne peut pas souvent s'exprimer ... ou alors il faut avoir tellement exprimé sa colère avant d'être à la barre, que là on peut commencer à être tant entendu que respecté, mais cependant blousé au final.
Les victimes effectivement se regroupent de plus en plus nombreuses car exaspérées de cette justice qui n'a plus que ce nom ... sur le papier.
Mais peu de justiciables ou de citoyens savent ce qui se passe réellement ... et heureusement peut-être car le Peuple là se soulèverait s'il savait autant d'hypocrisie se cacher sous les robes noires !
Je conviens toutefois que nombre de magistrats sont intègres, mais leur serment est rarement respecté dans certaines affaires financières ou mafieuses ... hypocrisie de la France : bien sûr qu'il y a une mafia chez nous : à Grenoble on en est un exemple cuisant !
et la magistrature en fait partie ô combien trahissant les justiciables, effectivement encore, au nom des "frères" ... et sur le dos des victimes qui maintenant s'expriment.
Mais s'exprimer ne suffit pas il faut agir : la "justice" aura dans les prochains mois sûrement des surprises ...
Renforcer la sécurité des tribunaux en les regroupant et en fermant des Cours, ne réussira sûrement pas à faire fermer donc taire les victimes qui ont tiré si souvent depuis des années le signal d'alerte, mais qui n'ont jamais été entendues.
L'Etat français aura à en répondre pour couvrir tous ces magistrats parjures qui ont ruiné tant de justiciables.
Et qu'on ne vienne pas nous parler, s'il vous plaît, de ces complots anti FM vieux comme le monde : cessez de vous planquer derrière vos titres, la lumière vous aveuglera un jour !
Les victimes ont de la mémoire ...

BIen cordialement à tous. Liliane P.

Véronique

@ Marcel

Je souhaiterais que B. Thouzellier précise et détaille les chiffres qu'il nous donne pour que nous comprenions les délais de 2 ou 3 mois.

Je souhaiterais qu'il nous dise ce qu'il propose pour éviter les cloisonnements, les manques de coordination et de concertation entre les intervenants de la justice, du monde pénitentiaire, de la santé et de la police.

Je souhaiterais qu'on dise si cette période de vacances - comment est-elle gérée dans les administrations qui ont à voir avec ces libérations? - était opportune pour libérer un F. Evrad.

Je souhaiterais, une fois l'indignation et l'émotion retombées, qu'on explique comment des administrations en arrivent à dysfonctionner de telle manière qu'un dispositif pensé et prévu soit un coup pour du rien et pour du pire à la fois.

Je suis d'accord pour que mes impôts servent à améliorer des moyens. Qu'on les développe là où il le faut. Mais qu'on ne maintienne pas des coûts morts par ailleurs.

Au-delà de l'annonce Sarkozy, je ne veux pas avoir à choisir entre les compréhensions ou les miséricordes des uns et les appels au meurtre des autres.

Je pense que c'est d'abord tout un système de textes de lois qui s'écrasent les uns les autres, de moyens, de fonctionnements et les états d’esprit qu'il faut transformer. Les quatre ensemble.

j.wedry

@Requête à notre hôte

Pourriez-vous ouvrir un "bis-blog" où tout commentateur s'engagerait tacitement à ne mettre qu'un post de 200 mots maximum ?

Car, le "poids" de certains post(s) leur en fait perdre toute saveur.

Les avocats trop bavards lassent souvent les juges, et parfois même leur client !

Les "posteurs bavards" vont devenir pire que nous. A défaut d'endormir le lecteur, ils me font perdre le fil de l'idée de base.

La forme est la garantie du fond.

Plagiant Bylgame en un sanglot, puis-je écrire que « l'esprit de sérieux, pour un post est une ardente obligation. Et en même temps, si j'ose dire, le décor qui lui convient le mieux. Je suis sûr que nous détestons tous le badinage ».

Je vais encore me faire vilipender. Peu m'en chaut ! Posteurs qui vous reconnaîtrez, ne prenez pas la mouche. « C’est à vous que je parle mon ami, la moindre critique en parlant vous irrite… ». Autre plagiat !

Je m'arrête, car je m'aperçois qu'il y a déjà 200 mots. Les maux de tête vont commencer.

Il est vrai que les bouffons ont la tête aussi vide que fragile.

A bon « posteur » Salut et brièveté !

Marie

@ Monsieur Patoulatchi,


Monsieur Bilger serait plus à même de répondre à votre réflexion, seulement il est aphone. Je vais donc me permettre d'approfondir mon impression quant à cette peine.

Vous avez parfaitement raison, M. Evrard a effectué une peine de sûreté de 18 ans. Ce qui correspond au 2/3 de 27 ans. Cette peine lui fut donnée en 1989. Il a donc indéniablement effectué la peine de sûreté.

Sauf erreur de ma part, si mes renseignements sont exacts, selon l'article 721 de la Loi nº 86-1021 du 9 septembre 1986 art. 1 Journal Officiel du 10 septembre 1986 en vigueur le 1er octobre 1986 (loi initiale nº 70-643 du 17 juillet 1970 art. 25 Journal Officiel du 19 juillet 1970), du code de procédure pénale, il avait droit à une réduction maximale de 3 mois par année d'incarcération.

Soit une réduction d'une année tous les 4 ans. De cette façon, il a bénéficié de 7 années de remise de peine ordinaire.


La loi Perben 2 du 09 mars 2004 qui modifie le régime des remises de peine fut effective le 01er janvier 2005. Elle dispose ce qui suit :

"Chaque condamné bénéficie d'un crédit de réduction de peine calculé sur la durée de la condamnation prononcée à hauteur de trois mois pour la première année, de deux mois pour les années suivantes...
Lorsque le condamné est en état de récidive légale, le crédit de réduction de peine est calculé à hauteur de deux mois la première année, d'un mois pour les années suivantes..."

http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/RechercheSimpleArticleCode

A t-il bénéficié de cette loi, sa peine étant antérieure ? Je ne le pense pas.

Je suppose qu'il a effectué une période de préventive qui vient se déduire de la peine à accomplir.

Il se serait fait soigner afin d'obtenir une remise de peine complémentaire.

Cette disposition émane également de la Loi Perben 2, pouvait-il prétendre à son application ?

" ...Lorsque le condamné est en état de récidive légale, le crédit de réduction de peine est calculé à hauteur de deux mois la première année, d'un mois pour les années suivantes..."

D'après les informations, il ne l'aurait pas obtenue.

Avec la loi actuelle, pouvait-on le maintenir en prison ? Il aurait, à mon sens, fallu s'en inquiéter un peu plus tôt, bien avant sa mise en liberté. Ce qui est certain, c'est que cet individu a été condamné à près de 48 ans de prison. Qu'il est en attente d'une nouvelle sanction.


Malheureusement, les surprises ne sont, peut-être, pas terminée, puisqu'il paraîtrait qu'un individu semblable, aussi dangereux, de la même prison, serait libérable samedi prochain.

Est-ce qu'il y a eu dans cette affaire un effet "vacances" ? Durant cette période, il y a bien moins de personnel. Possible.


Dans l'affaire Dutroux, il avait été indiqué :

"...Quant aux solutions pour éviter la récidive des condamnés, prenons par exemple, la fameuse camisole chimique, l'injection qui ôte toute pulsion sexuelle auprès d'un pédophile avéré, les autorités refusent toujours de les rembourser. Or cela coûte très cher (plus de 450 euros/mois) et sera donc souvent hors de portée financière des condamnés..."


Personnellement, je pense qu'une injection est plus sûre qu'un médicament. Elle permet d'assurer le contrôle total de la prise du traitement. Maintenant, il y a toujours la question du coût. Par ailleurs, j'ai lu qu'il y avait contre indication pour les individus souffrants de diabète et de dépression. Que prévoira-t-on pour eux ?


Quelle responsabilité pour des grands-parents, de garder et de surveiller des petits-enfants de nos jours ! La vigilance doit être plus qu'accrue.


Pour les néo-nazis, c'était une réflexion quant à l'un de vos commentaires sur un autre billet.

Une petite anecdote au passage. Il y a quelques années, maintenant, je me trouvais, avec quelque compagnie, dans une cité de l'Allemagne du Nord. Nous visitions un monument historique, entre autres. Une fois la visite achevée, nous sommes sortis et avons contourné le bâtiment en question. A l'arrière de celui-ci, une porte était ouverte. Innocemment, nous sommes entrés. Comme il y avait des escaliers, nous les avons montés. A l'étage, nous nous sommes trouvés face à une porte fermée. Nous l'avons donc ouverte. Là, ô stupeur, nous nous sommes retrouvés dans une pièce avec d'anciens nazis, c'était évident. Les portraits au mur ne laissaient aucun doute. Nous avons tous été surpris, eux comme nous. A leurs têtes et à leurs regards, ils n'ont pas trop aimé cette incursion de notre part. Après un "Entschuldigen Sie bitte", nous avons tourné les talons, sans demander notre reste, redescendu l'escalier et continué notre visite de la ville. Quel souvenir.

Parayre

@Marcel et ceux qui s'interrogent légitimement :

Je ne connais, bien entendu, rien du dossier de F.E mais, n'oubliez pas que les 18 années de période de sûreté ont été plus qu'accomplies dans la mesure où, certes condamné en 1989, il se trouvait en détention provisoire lors de sa comparution devant la cour d'assises.

Or, aux termes des dispositions de l'article 716-4 du CPP, la détention provisoire est intégralement déduite de la peine prononcée...

Il a donc purgé plus que la période de sûreté et simplement bénéficié, comme l'a indiqué B.Lamy du parquet de Lille, des réductions de peine légales prévues par les articles 721 et suivants du CPP.


Il est du reste à noter que les lois Perben ont modifié le régime desdites réductions et que depuis leur promulgation, ces lois ont, consacrant il est vrai la pratique dominante, octroyé aux détenus un "crédit" (article 721) de réduction de peine qui, sauf mauvaise conduite, est automatiquement octroyé au détenu.

Ce crédit, lorsque l'individu est en état de récidive légale, est de deux mois la première année et d'un mois pour les années suivantes...

En application de l'article 721-1, une réduction supplémentaire de la peine peut être accordée aux condamnés qui manifestent des efforts sérieux de réadaptation sociale, notamment en passant avec succès un examen scolaire, universitaire ou professionnel traduisant l'acquisition de connaissances nouvelles, en justifiant de progrès réels dans le cadre d'un enseignement ou d'une formation, en suivant une thérapie destinée à limiter les risques de récidive ou en s'efforçant d'indemniser leurs victimes.

Mais oublions les textes - que certains feignent d'ignorer alors même qu'il les ont votés ou fait voter - et constatons qu'en s'emparant du nauséeux fait divers dont il s'agit, en le propulsant au premier rang des préoccupations des Français tout en faisant mine de tirer de sa manche des solutions miracles, notre Président n'ignore pas qu'il agit plus sur les imaginations que sur le réel.

Peut-on le croire lorsqu'il affirme qu'en deux ans un hôpital spécifique sera bâti à Lyon et permettra de régler le problème de la récidive pédophile ?

Dans sa dimension répressive, la justice est là pour pour juger les crimes et apprécier la responsabilité des accusés.

Elle est là pour éviter que règnent la loi de Lynch et celle de la vengeance privée.

Il est vrai que souvent, elle s'égare alors même que moins que toute autre institution, elle n'a droit à l'erreur.

Mais nonobstant, avant que de vouloir la transformer en une machine automatique à distribuer des peines, qu'il lui soit octroyé les moyens d'appliquer la loi, toute la loi existante, et d'aller au bout de ses missions et des responsabilités qu'elle recèle.

Mais, c'est plus onéreux et moins impressionnant que de faire d'incertaines promesses !


Bernard de ...

@ Jean-Marie
L'histoire semble avoir tendance avec le recul du temps à "blanchir" les pires criminels et à enjoliver leur vie...

Quant à Néron et les chrétiens... Hormis qu'ils semblent avoir provoqué les autorités romaines pour aller au sacrifice, Rome était très ouverte aux religions exotiques, plus il y avait de dieux mieux c'était, ça portait bonheur donc pourquoi pas le dieu des chrétiens.

Parayre

@Marie

Pardonnez-moi mais je ne comprends pas l'adresse que vous m'avez envoyée !

J'ai simplement, dans mon modeste commentaire, en incise de surcroît, rebondi sur la formule de notre hôte relative aux "miséricordieux habituels".

Vous m'infligez en réponse une cathéchèse dont je ne peux que vous donner acte !


Je n'en maintiens pas moins que celui qui croit au Seigneur aime la miséricorde.

Décidément, on fait toujours semblant de confondre les juges avec la justice, comme les prêtres avec Dieu. C'est ainsi qu'on habitue les hommes à se défier de la justice et de Dieu.

Bernard de ...

@par : Marcel Patoulatchi
Ne m'en déplaise... du tout, je partage entièrement votre avis quant aux bigots et autres handicapés de l'expression des émotions. Mais quelle définition donner à l'épanouissement, même sexuel ? Où est la ligne blanche à ne pas franchir dans ce domaine ? Y a-t-il des modes, des époques qui font que l'on est plus ou moins épanoui... Je crois qu'il faut quand même mettre des barrières. Dans le domaine de la pédophilie, il faut attendre la fin du XIXème siècle (1867) pour avoir la première inculpation "moderne" de pédophilie ( Histoire de la sexualité - Michel Foucault Tome I Page 43 Gallimard), ce qui veut dire que pendant des siècles on a fermé plus ou moins les yeux là-dessus. Ceux et celles qui ont dénoncé cet acte, le magistrat qui a poursuivi en créant un précédent, étaient-ils pour leur époque des handicapés de l'expression de l'émotion ?

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