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Commentaires

Ludo Lefebvre

Des syndicats de magistrats et des syndicats de police qui se renvoient la balle systématiquement, qui sont vite outrés, voire choqués (les pauvres petits faons), ceci me semble être du hors sujet de leur part, de mesquins petits jeux de corps. C'est sur l'affaire en cours que leur débat devrait être centré et non, égocentré systématiquement, c'est pour cela que le peuple français les a embauchés, non ?
Il faut dire que maintenant un juge qui met en préventive un suspect de crime pédophile se voit traité de Burgaud, alors il vaut mieux laisser une personnalité potentiellement dangereuse libre que de s'attirer le lynchage de Libération ou du Monde. Il y a étrangement beaucoup de cas similaires depuis le scandale de la Tour du renard. Bah attendons le prochain crime dû à une préventive qui n'a pas était appliquée, un scandale dans l'autre sens et c'est un nouveau virage à cent quatre-vingts degrés qui s'effectuera.
Il vous semble reproché de ne pas faire preuve de corps, mais de discernement. Personnellement, je vous félicite de votre courage, de votre intérêt pour autrui, de votre réflexion personnelle, de votre sens premier pour la justice. Puissiez-vous faire école et que nous puissions voir un tas de jeunes Bilger suivre en ayant ce souci-là, celui qui est essentiel, plutôt que d'autres qui sont on ne peut plus navrants !

Ludo Lefebvre

Cette jeune thionvilloise est une démonstration, non pas de la faillite de l'éducation, mais de l'impossibilité dans les milieux populaires de la pratiquer. Les enfants du coin ou de ce type de coins ne sont pas dépourvus d'intelligence, de malice. Ils savent que la sanction des parents peut être, dans certains cas, répréhensible, ils connaissent le numéros vert aussi, à la moindre menace d'une fessée qui ne serait pas toujours volée (je ne parle pas de casser un bras) ou d'une interdiction de sortie. Toujours dans la sâcralisation de l'enfant roi d'une société dite moderne, les petits despotes (qu'il ne s'agit pas d'accabler, il est normal qu'ils abusent des inepties sociétales surtout à cet âge) se passent le mot, font la loi dans la famille, à l'école, dans la rue même et comment leur en vouloir depuis le temps que la société leur répète que les vieux sont des cons, que l'école est pourrie, qu'ils sont tout.
Cette mère laissait-elle traîner sa fille par désintérêt ?
Était-elle trop prise par son travail ?
Cette femme visiblement dépassée par la révolte de son ado aurait du déposer plainte contre les pouvoirs des trente dernières années qui ont encouragé un progressisme régressif, si je puis me permettre cet oxymoron. On ne peut béatifier le fameux "Il est interdit d'interdire" et venir pleurer ensuite des dérives de son inconséquence. Ces mères ont des assistantes sociales sur le dos pour un oui pour un non, elles vivent dans le préjugé du pauvre qui est obligatoirement abruti et malveillant. C'est un calvaire que de pouvoir donner une éducation convenable pour ces dernières tant elles se trouvent en prise directe avec les contradictions d'une éducation qui a perdu ses repères. Quand elles arrivent à la fin de leur rôle éducatif et que le cadet a sombré dans la délinquance ou l'aînée dans la prostitution, il ne manquera pas le psy de service qui viendra expliquer à ses rejetons qu'ils ne sont en rien responsables que tout est par définition de la faute de la mère. Pour le notable alcoolique ou toujours "en déplacement", les assistantes sociales et la culpabilisation seront absentes, n'en doutons pas ! Pourtant dans mes trois vies en une, je peux vous assurer que des lacunes éducatives, j'en ai croisé dans toutes les sphères.
Enfin depuis des décennies que le pouvoir exécutif infantilise la société, qu'il légifère à tour de bras de plus en plus profondément dans la sphère privée, il ne faut pas s'étonner que des procès de ce genre commencent à fleurir. On délègue à l'instituteur, au policier, au magistrat pour échapper au désagrément de la réalité, qui s'empressent d'accepter un rôle qui n'est pas le leur.
C'est toute une éducation qui est à refaire certes, mais pas simplement pour la mère et la fille, aussi pour les institutions, l'inconscient collectif !

Il y a eu des graines de plantées et l'on s'étonne qu'elles germent.

Parayre

@Véronique:

J'ai pris, comme toujours, connaissance avec intérêt de votre commentaire.

Vos propositions "d'échange" entre les syndicats de police et de magistrats ne me satisfont pas pour autant .


Vous suggérez en ce qui concerne les "policiers" :

"nous sommes inquiets de la décision judiciaire faisant suite à l'arrestation et au déferrement de X. Compte tenu des éléments que nous avons soumis, nous estimons que notre travail et la mission qui y est attachée n’ont pas été suffisamment pris en considération."

Votre suggestion me dérange car je ne vois pas ce qui légitime - même si la pratique se multiplie depuis des mois - des représentants syndicaux à divulguer des éléments d'enquête couverts par le secret qu'ils ne devraient pas, es-qualités, détenir et a fortiori révéler aux médias !

Le travail des OPJ, de surcroît, n'a pas à être récompensé par la délivrance de mandat(s) de dépôt.

Une enquête simple peut conduire à une ou des détentions provisoires et des investigations complexes, à des maintiens en liberté.

Le labeur accompli comme son excellence ou non ne sont donc pas en cause, seules comptent les dispositions de l'article 144 du code de procédure pénale (CPP) relatives à la détention provisoire...

Je l'ai déjà évoqué sur ce blog, la "politique des crânes", malheureusement prônée par les ministères de l'Intérieur et de la Défense, favorise une culture, chez certains OPJ, contraire aux dispositions du CPP et à la séparation des pouvoirs.

Le CPP dispose, ne l'oublions pas, que la "police judiciaire" est exercée sous la direction du procureur de la République, placé sous la surveillance du procureur général et le contrôle de la chambre de l'instruction (article 12 et 13).

La querelle souhaitée par notre hôte peut et doit même s'exprimer mais, à mon sens, sans recours à la presse comme truchement .

"Les querelles",en effet, comme le soutenait La Rochefoucauld, "ne dureraient pas longtemps si le tort n'était que d'un côté" ...

Alors qu'elles existent mais hors journaux et dans le cadre des relations fonctionnelles et sans démagogie.

Cette dernière est à la démocratie ce que la prostitution est à l'amour !

Polochon

J'ai vu sur KTO toute la célébration des obsèques de Jean-Marie Lustiger et je l'ai trouvée remarquable de simplicité, de vérité et d'espérance.
Que le président Sarkozy y ait assisté est pour moi un détail, mais comme vous, je pense qu'il a eu raison de le faire.
J'ai lu également les commentaires des grands quotidiens, Le Monde, la Croix, Libération et Le Figaro et j'ai été frappé par les réactions unanimes des lecteurs : oui, cet homme a apporté beaucoup.
Par contre une allusion du Figaro à la conversion pour des raisons de "sécurité" de Jean-Marie Lustiger m'a paru déplacée et probablement fausse.

Bernard de ...

@ Catherine JACOB

S'il existait une recette pour éduquer les enfants, je crois que nous le saurions.
Ce qui s'est passé est loin d'être un cas isolé ! Combien d'enfants partent deux, trois ou quatre jours sans que les parents s'en inquiètent, connaissent le numero de cartes bleues de ceux-ci... J'aurais tendance à répondre que dans certains milieux : tous. Quant à faire du soutien scolaire, faudrait-il encore que cette gamine en ait les moyens intellectuels. Passons sur "faire les courses pour une tierce personnes", si elle n'a pas eu de scrupules à détourner quelques centaines d'euros à sa mère, faire main basse sur une dizaine d'euros que peuvent représenter des courses ne lui poseront certainement pas de cas de conscience. Bien qu'en écrivant ces lignes je m'interroge sur le fait de savoir si ce détournement d'argent aux dépens de sa mère s'inscrit dans la tête de cette ado comme un acte répréhensible ou logique...
Par pitié, mettez de côté ces conflits mère-fille, père-fils etc etc, c'est un faux débat, dans les zac, zup, zones de tout poils, il n'y a pas de conflits, il y a rupture, c'est tout. Le conflit amène des interrogations, dans ces milieux-là on ne s'interroge plus depuis des lustres.
Donc, pour une fois qu'une mère refuse la fatalité, on ne va quand même pas la blâmer !

francis

Je partage l'avis de Bernard de pour cette histoire triste et pénible d'une mère portant plainte contre sa fille. Oui elle a agi ainsi et le magistrat a suivi. Je n'ai pas à juger, c'est un pléonasme, j'ignore la procédure. Voici une famille monoparentale, la maman trime dur pour la faire vivre, la fille de 14 ans ne connaît sûrement pas l'aisance et les facilités qu'elle voit chez ses camarades plus favorisées. Elle a du crever de jalousie et rêver, imaginer des expédients. Quel est le jeune qui n'a pas piqué dans le porte-monnaie familial ou distrait un peu de la monnaie des courses ? Les temps évoluent ! Là il s'agissait de carte de crédit dérobée sans se demander comment la mère ferait alors pour assumer le quotidien. Il est que cette fille ne possède pas beaucoup de jugeotte et la maman de moyens pour compenser la dette ; elle a peur de la situation, plus encore de sa fille qu'elle n'a su ou pu élever ou contrôler. Où s'adresser, où trouver l'autorité salvatrice ? C'était un vol, le juge s'impose dans son esprit. Je me permets de rapporter une anecdote qui s'est renouvelée. Elu local, une mère m'a présenté un de ses enfants, auteur d'un méfait véniel, jusque-là méconnu. Elle ignorait que le maire est officier de police dans sa commune. Elle me demandait en fait de sermonner durement son enfant, ce qu'elle n'avait su faire et sans l'avouer, d'arranger l'affaire, tant elle avait honte. Pour elle, j'étais moins redoutable que le commissaire ou le juge mais plus averti de la vie de mes administrés. L'épilogue, je ne le dirai pas, ce ne fut pas médiatisé, c'était mieux ainsi.

Bernard de ...

@ Marcel Patoulatchi

Je reconnais que l'éducation des enfants n'est pas chose facile. J'ai 5 garçons, jamais je n'ai levé la main sur eux, mais dire que cette main ne m'a jamais démangé serait mentir...
Quant à l'émancipation j'avais lu il y a quelques années qu'un député dont j'ai oublié le nom et le groupe parlementaire aurait bien vu celle-ci à 15 ans !

Bernard de ...

@ pangloss

"Rien" est au mieux dans le meilleur des mondes - Les parents ont certes le devoir d'éduquer leurs enfants, mais pour cela il n'y a pas de mode d'emploi. On peut leur inculquer le respect d'autrui, des valeurs, tout ce que l'on veut de moral, certains sont réfractaires à l'éducation, il y a un bug diraient les informaticiens, et quand on a tout essayé, se tourner vers la justice est je pense une bonne chose pour déboguer le programme, rappeler aux enfants que les parents ont des droits, eux (les enfants) qui sont si prompts à nous rappeler qu'ils ont, ou pensent avoir, des droits partout.
Je ne suis ni magistrat, ni avocat et ne peux pronostiquer ce qu'encourt cette gamine, mais rien que le fait de se trouver face à quelqu'un qui représente la loi et la lui rappelle fermement devrait l'aider à méditer sur ce que sont les droits de l'enfant.

Catherine JACOB

@Thierry SAGARDOYTHO
«Pardonnez-moi mais je me suis pincé un instant. Je croyais lire un tract de ALLIANCE ou SYNERGIE et non la plume du haut Parquetier que vous êtes. »
C’est vrai que lorsqu’on fait autre chose que de vaguement parcourir par une lecture en biais les billets de Philippe Bilger pour rebondir au hasard sur une idée ou une autre, histoire de faire savoir qu’on existe, on se demande si on a bien lu et on a parfois du mal à réaliser par quelle plume ce qu’on a sous les yeux, a été rédigé.
Mais si on le relit attentivement on s’aperçoit immanquablement qu’il s’agit de la plume que quelqu’un qui a davantage le souci d’être vrai et de se pencher sur les entrailles parfois fort malodorantes de cette partie du corps social qui le concerne pour y lire ce qui effectivement s’y donne à lire à un œil averti, puis au besoin de sonner l’alarme tant qu’il en est temps, que de ce que pourrait être censée, au nom de quoi d’ailleurs, écrire un plume de ‘Parquetier’. Et c’est d’ailleurs parce qu’il ne s’agit pas d’une vulgaire plume de ‘Parquetier’ mais d’une plume d’honnête homme que personnellement je le lis !

Delphine Dumont

Je m'étonne un peu des commentaires qui cherchent à interpréter la volonté de la mère. Elle a porté plainte par prévention, ou pour punir, etc...

Et si, tout bêtement, elle y avait été contrainte ?

Cette mère doit avoir le plus grand mal à boucler les fins de mois. Le trou que sa fille a creusé dans son compte en banque la met très probablement dans une situation ultra-périlleuse. Peut-être est-elle dans l'obligation de porter plainte afin de faire jouer l'assurance et d'éviter une saisie sur salaire qui la mènerait sans aucun doute à la rue ?!

La banque n'est pas un organisme de charité, elle connaît les revenus de sa cliente et sait qu'il lui faudrait des années pour se faire rembourser. Et encore, en admettant que ce soit possible, les agios ré-alourdissant chaque mois le déficit...

Le fait que la mère n'ait pas porté plainte tout de suite semble montrer qu'elle ne voulait pas recourir à cette extrémité.

Marcel Patoulatchi

Catherine,

Pour en rester à l'histoire :

La désignation du principat sous le terme « empire » est étrangère aux antiques. Les Romains n'ont jamais cru cesser d'être en res publica, que ce soit à la période que nous qualifions de monarchique, à celle que nous qualifions de républicaine ou à celle que nous appelons principat.

L'opposition république / monarchie est une invention moderne, tout comme l'amalgame république / démocratie, tout aussi farfelu.


Pangloss,

Vous dites ne pas concevoir que les « institutions judiciaires puissent être utilisées pour faire de l'éducation ».

Les institutions servent pourtant abondamment à parfaire ce que le cadre familial n'a pu réaliser. Faut-il s'en plaindre ou constater que c'est une chance de plus de parvenir à un résultat ?


Véronique,

Je ne crois pas que l'essentiel soit de savoir si la sensibilité d'untel ou d'autrui est heurtée.
Je pense que policiers et magistrat doivent avoir pour priorité la protection de la société, en toute justice. Lorsqu'on remet en liberté un violeur avéré, même si la loi l'impose, chacun devrait se sentir concerné. Celui qui se voit légalement contraint à ordonner une remise en liberté devrait pouvoir fournir une autre réponse que de dire qu'il se scandalise de sa décision. Il devrait pouvoir nous dire s'il estime cela juste ou s'il estime qu'il y a un changement législatif nécessaire.

Et certainement pas se cacher derrière une sorte d'infaillibilité pontificale des plus lamentables.

Marcel Patoulatchi

Thierry,

Vous écrivez que « les policiers sont devenus des sortes de "vaches sacrées" qu'il est incorrect de critiquer ». Je vous demande si vous habitez réellement en France, dans ce pays où l'on demande des comptes à un policier qui a le culot de poursuivre en véhicule un individu qui à scooter inflige 3 semaines d'ITT à une personne vulnérable à l'occasion d'un vol à l'arraché, accusant ce policier de pousser le délinquant au suicide motorisé, ce même pays où l'on accuse des policiers d'être responsables du choix de quelques gamins, apparemment dépourvus du libre arbitre, de franchir des panneaux "danger de mort" pour se rendre dans un transformateur électrique, sur une propriété à l'accès interdit.


Vous écrivez que « la police prend l'opinion à témoin en flattant l'opinion sur le registre poujadiste "des juges qui font n'importe quoi". Ces prises de position sont scandaleuses car elles témoignent du mépris sourd mais réel que les policiers nourrissent très largement envers les juges du siège ». Sans doute n'avez-vous pas tout à fait tort, j'ai rencontré plus d'un policier méprisant les magistrats en large part. Peut-être faudrait-il toutefois s'interroger sur les raisons de ce mépris. Lorsqu'un magistrat estime qu'un rappel à la loi suffit pour un individu coupable d'une quinzaine de vols de véhicule automobile, suivi de l'incendie desdits véhicules, voudriez-vous que les policiers restent de marbre et se disent satisfaits ?
Le devoir de réserve les confine au silence. Mais il ne prive pas leur syndicat du droit de s'exprimer. Tout comme il invitait un certain ministre de l'Intérieur, appelé depuis à de plus hautes fonctions, à s'exprimer, au grand dam de certains. Les magistrats ne peuvent pas tout, c'est entendu. Mais lorsque crimes et délits sont commis par des individus que des procédures précédentes accablaient, les policiers au contact de la douleur des citoyens victimes ne peuvent pas tout à fait faire comme si de rien n'était. J'ai en tête notamment une affaire de viol immonde, déjà évoquée sur ce blog l'autre jour, dont l'auteur aurait du, normalement, au vu de la réitération d'infractions (vols violences, vol de va, etc), être écroué au moment des faits.
De nombreux policiers se sont fait à l'idée que leur pouvoir n'est que de nettoyer la rue le temps d'une garde à vue, espérant que par le plus grand des hasards leurs procédures tomberont sur une juridiction ayant les pieds sur terre - car il existe bien entendu de nombreux magistrats dignes de ce nom, mais leur pouvoir de bienfaisance est vite mis à mal par une poignée de magistrats guidés par je n'oserais dire quelle idéologie.
Vous voudriez que les syndicats de policiers se taisent, cessent de représenter leurs adhérents ? Vous ne voudriez que des syndicats pot de fleurs, comme celui devenu récemment majoritaire chez les gardiens de la paix par l'effet d'une fusion avec un autre syndicat, des syndicats qui ne s'intéressent qu'à des histoires de fric, de traitement, de privilèges ou encore à défendre de mauvais fonctionnaires contre l'administration ? C'est tout le même le syndicat Synergie qui a évoqué la triste affaire Medjaoui qui devrait inviter certains magistrats à rendre des comptes.

Vous demandez si « A-t-on déjà vu un syndicat de magistrats attaquer publiquement un policier pour le piètre travail d'enquête qui aurait conduit à une bavure judiciaire virtuelle ? Jamais ». Je vous conseille vivement de vous renseigner, vous apprendrez que le SM a été condamné pour injure publique et diffamation à l'encontre de la police nationale. Lisez, de plus, les travaux de la CNDS et vous aurez droit à de multiples attaques, suffisantes pour satisfaire les extrêmes politiques, insuffisantes cependant pour justifier des poursuites judiciaires.


 Cactus

si Galles m'était conté !

des réponses de plus en plus longues !
si on veut TOUT lire ici , on ne fait plus que ça !
j'ai donc choisi : je ne lirai à l'avenir que Monsieur Bilger et Dame Véronique !
sinon, les autres seront survolés à plus ou moins basses altitudes voire attitudes ; C.J., elle, rien que pour toute l'élire, j'ai chronométré : plusieurs heures par jour et je vous dis même pas quand elle nous colle du subliminal voire de l'entre les lignes !
mais ainsi va l'avis !
allez, à dans quinze jours : là je me retire quinze jours en un Mona se taire sans ordi ni télé, juste moustiques et cigales !

justement , ça tombe sous l'essence , là , non ?

Catherine JACOB

Je trouve cet incident particulièrement navrant et de quelque point de vue que l’on se place.

En effet, prenons par exemple la question de la délégation de souveraineté et le pouvoir de juridiction que nommait, en droit romain, le terme d’ ‘imperium’.
Ce mot dérive de 'imperō', 'commander en maître' qui a également donné 'imperātor', le mot à l'origine d' ‘Empereur’ en français. Depuis Auguste (-27 av. J.-C.) en effet, ayant pris le sens de 'régime dans lequel l'autorité politique est exercée par un empereur', le terme nomme le ‘détenteur du pouvoir suprême’.
Toutefois, et c’est là ce qui va nous intéresser, avant de désigner cette délégation de la souveraineté de l'Etat comportant le commandement militaire ainsi que le pouvoir de juri-diction, l’ 'imperium' a désigné l'ordre, l'autorité, le pouvoir souverain, tel que celui du père de famille, 'Imperium in suos tenere' dit Cicéron de celui qui 'maintient son autorité sur les siens'. Ce pouvoir de vie et de mort du pater familias sur précisément la famille, pouvoir auquel il me semble qu’on peut assimiler quelque part celui du Seigneur (homme ou femme) qui, assisté de quelques magistrats, disposait du droit de haute et de basse justice sur les habitants des terres relevant de sa juridiction, a donc fait l’objet de la part de l’Etat, d’un droit de regard ainsi que d’un droit d’ingérence de plus en plus présent de façon à en limiter l’exercice abusif et qui donc est allé dans le sens de la protection de ceux qui se voyaient soumis à la dite autorité paternelle (à savoir celle qui il n’y a pas si longtemps jurait non seulement ‘fidélité’ - ce qui va de soi, mais qui exige la réciproque, du moins à mon sens, pour rester valable - mais également ‘obéissance’, et changeait ainsi simplement de maître en se mariant, j’ai nommé l’épouse, ainsi que leurs enfants), et non pas dans le sens de leur accablement.
En compensation me semble-t-il, le ‘maître’ de la maisonnée était tenu pour ‘responsable’ de la bonne moralité de cette dernière. On pouvait dès lors comprendre le fait qu’il ne saurait « y avoir de vol entre parents et enfants » par exemple, comme d’une part l’idée que le premier responsable d’un vol est celui qui n’a pas su inculquer à sa progéniture les rudiments de morale nécessaires à la vie sociale, et mettre en avant d’autre part que la chose n’est pas toujours si aisée que cela à prouver ainsi que susceptible de qualification abusive.
Je vais analyser divers cas de figure, mais avant je souhaite mettre en avant le fait que s’ingérer dans le couple ou dans le cercle de famille de façon à mettre un frein à la puissance du ‘pater familias’ à la mode d’avant Auguste et qui se retrouve à l’époque contemporaine dans des fonctionnements intra familiaux culturellement différents des idéaux de la République qui est la nôtre, a toujours essentiellement eu pour but de protéger le plus faible et non de mater son éventuelle révolte contre l’abus de pouvoir ou la maltraitance (et personnellement je ne suis pas loin de penser que l’absence d’une éducation telle qu’elle permette à l’enfant de s’insérer sans risque majeur pour lui-même et pour autrui dans la société de son choix, est une forme de maltraitance).
Le plus faible donc, c’est en particulier l’épouse à laquelle sont soustraits par son mari ou sa belle-mère, les revenus de son travail (ou toute autre forme de revenus personnels), dont on ne respecte pas la libre volonté d’accomplir ou de ne pas accomplir ledit ‘devoir conjugal’, la fille que l’on veut marier sans son libre consentement et avant l’âge ou encore exciser, le fils que l’on enferme dans un placard-oubliettes, les petits frères que l’on envoie au charbon parce que s’ils se font ‘gauler’ ils seront nécessairement relâchés, puis que l’on raquette ensuite, les vieux que l’on pressure, maltraite physiquement et moralement ou manipule de façon quelconque à leur détriment ainsi qu’au détriment des liens familiaux d’une façon générale en abusant d’une position conférée par le savoir, la fortune ou la force physique etc.… etc.… etc.. Bref, tous ceux qui sont affectés d’une certaine forme de vulnérabilité et en qui, par voie de conséquence, la personne et le sujet sont susceptibles de se voir niés par l’effet d’un quelconque abus de pouvoir ou de droit.
L’Etat en revanche n’a pas à chercher à se substituer purement et simplement en tous domaines à un milieu familial aussi défaillant soit-il, sans que l’on risque de voir poindre à l’horizon, à l’image du spectre de l’eugénisme, le spectre du modèle parfait dupliqué à l’infini.
Je vais prendre un exemple personnel. Jeune épousée sous le régime de la communauté réduite aux acquêts, je devais rendre des comptes non seulement quant à l’emploi de l’argent du ménage, et au franc près - donc pas question de céder à la tentation de s’offrir une malheureuse pauvre petite tartelette aux cerises au passage en faisant les courses, ou encore de l’économiser pour constituer à toutes fins utiles un petit pécule secret - , mais également quant à l’emploi de mon argent personnel ce qui me paraissait parfaitement abusif dans la mesure où la réciproque n’existait pas ! La liberté à cet égard fut conquise de haute lutte et eut finalement pour conséquence que j’ai entrepris d’ouvrir à mon fils, alors âgé de douze ans, un compte auquel serait annexé une carte de retrait de façon à ce qu’il apprenne à gérer lui-même une certaine somme déterminée, dans cette idée qu’on ne commence jamais assez tôt à être autonome à cet égard. Nous nous sommes donc rendus, dans un premier temps, à la Caisse d’Epargne. Au moment de m’asseoir devant le bureau de l’employé de cet organisme bancaire pour accomplir les formalités nécessaires, je ne sais pas ce qui lui est passé par la tête, mais mon fils m’a joué le tour de retirer brusquement la chaise sur laquelle j’étais sur le point de m’asseoir, ce qui a eu pour conséquence que, déséquilibrée, je me suis retrouvée assise par terre. Un émule de Freud ayant commenté l’événement en disant : « Il veut sans doute vous dire à sa manière, qu’il est encore un gamin et qu’il ne se sent pas assez mûr pour ça. », c’est donc un peu plus tard que, dans un autre organisme bancaire, je lui ai ouvert un compte jumelé avec le mien, avec toute liberté quant à la gestion du solde positif, mais obligation de rendre des comptes avec menace de suspension éventuelle si la banque devait être dans la nécessité d’éponger un solde débiteur en puisant dans le mien. Ça n’est jamais arrivé !
Cet apprentissage de l’autonomie et de la confiance a eu des effets très positifs. D’un autre côté, cela a eu également pour effet de le rendre plus secret que peut-être il n’eût été souhaitable vu qu’une mère a toujours besoin de savoir ce que fait son fils et avec qui et que lorsque je m’en inquiète la réponse est le plus souvent : « Ça ne te regarde pas ! » Mais, de même que j’ai toujours frappé avant d’entrer et que je n’ai jamais fouillé dans ses tiroirs, ni dans ses poches ni lu son courrier à son insu, je respecte tout à fait le fait qu’il ne s’ouvre à moi que de ce qu’il estime important que je sache… même si ce n’est pas toujours très évident car je suis d’une nature extrêmement curieuse. Quand il me dit « Ça ne te regarde pas ! », il pose des limites et si j’avais du ne pas les respecter, moi qui suis le parent, comment aurais-je pu souhaiter qu’il respectât les limites que j’ai pu poser moi-même, du temps où cela était nécessaire !! Ceci étant, il a acheté un jour une télévision d’occasion à quelqu’un qui n’aurait jamais dû la lui vendre, et il l'a installée dans sa chambre munie d'une petite antenne intérieure sans m’en parler et j’ai donc été amenée à la confisquer… sans la lui rembourser parce que j’ai estimé qu’il y avait eu là détournement de finalité de la gestion autonome de son compte ! Il ne sert en effet à rien d’empêcher un gamin de regarder la télé tant qu’il n’a pas fait ses devoirs si pendant que vous le croyez en train de faire ses devoirs dans sa chambre, il y est en train de regarder une télé de secours !

Pour en revenir à l’épisode de la plainte de cette mère de Thionville contre sa fille de 14 ans qui a fugué avec une copine avec laquelle elle a dépensé sans compter grâce à la carte bleue qu'elle lui avait subtilisée, je voudrais dire que je ne suis pas d’accord avec Bernard de ... lorsqu’il dit : « Cette mère fait de la prévention, ». La prévention c’est dans les quatorze ans qui ont précédé le vol qu’il fallait la faire.
Quelle éducation cette jeune personne a-t-elle reçue en rapport avec l’argent ? Lui a-t-on enseigné combien durement sa mère devait travailler pour l’élever ? Recevait-elle de l’argent de poche d’un montant même symbolique, a-t-elle cherché à en gagner par elle-même en faisant du baby-sitting, des courses, du soutien scolaire de plus jeunes, l’avait-on mise dans un club animé par des gens sérieux, chez les guides de France ? Comment était-elle respectée dans sa famille ? Il n’y a aucun sot métier et il n’y a pas de montant de revenus minimal sous lequel on peut excuser le manque de soins, le manque d’éducation et le manque d’amour !
Comment le parquet de Thionville et la mère peuvent-ils croire sans rire qu’une mise en examen va colmater des brèches dans l’éducation qui se sont creusées sur quatorze ans de négligences !
Comment deux gamines peuvent-elles s’absenter de leur domicile plusieurs jours sans que personne ne s’inquiète de savoir où elles sont passées. Ça me paraît totalement aberrant, inimaginable et irresponsable !
Comment se faisait-il que cette gamine connaissait le code secret de la carte bancaire de sa mère ? Comment se fait-il que dès que la mère s’est aperçue de la disparition de sa progéniture ainsi que de celle du moyen de paiement elle n’ait pas fait immédiatement opposition. Ne pas faire opposition revient, me semble-t-il, à une autorisation implicite.
Quelle latitude la fille avait-elle d’utiliser ce moyen de paiement et à partir de quel moment cette utilisation devient illicite et susceptible d’une qualification pénale? Il y a ainsi tout un certain nombre d’interrogations auxquelles l’événement tel qu’il est rapporté dans les médias ne permettent pas de répondre.
Quatorze ans est un âge de révolte contre la mère pour les filles, quel message la fille a-t-elle tenté de faire passer ainsi à une mère atteinte de surdité parentale ? Peut-on sérieusement imaginer que des poursuites pénales vont arranger leurs affaires ?
Que des parents fassent rechercher des enfants fugueurs par l’autorité, paient ensuite les dégâts éventuels, se préoccupent de savoir ce qui dans leur propre comportement a été défaillant et demandent du secours à cet effet aux instances spécialisées est une chose. Mais qu’un parent après avoir failli dans l’éducation de son enfant se rabatte sur l’autorité pour payer les pots cassés au propre et au figuré me paraît être une maltraitance de première grandeur !
D’autre part, s’agissant de la décision du Parquet, elle n’est pas loin de me paraître totalement inconséquente, car comment veut-on que lorsque la victime du comportement répréhensible de l’enfant est l’école ou autrui, on demande aux parents d’en assumer la responsabilité dès lors qu’on admet que c’est à la société de s’en charger dans le cas considéré.

Heureusement que je ne suis pas magistrat car, pour ma part, j’aurais mis les deux en examen, la mère et la fille et je les aurais placées quelques jours sous mandat de dépôt et sous étroite surveillance de façon à ce qu'elles ne s'entretuent pas, mais dans la même cellule !

Marcel Patoulatchi

Bernard,

Je pressens que ce type d'affaire va tendre à se multiplier - si ce n'est pas déjà le cas.

Tous les gamins, enfin nombre d'entre eux, à l'adolescence, discutent et contestent l'autorité parentale. C'est normal, l'émancipation ne se fait pas en un jour, penser par soi n'est pas une chose innée.
Lors de cette rupture, beaucoup de gamins font des erreurs, vis-à-vis de leurs ascendants, qui parfois recouvrent une qualification pénale. Or, quand il n'y a plus de sainte terreur de la sanction paternelle ou maternelle, que reste-t-il d'autre que la justice ?

Je lisais l'autre jour un article du juge des enfants de Bobigny, qui évoquait les châtiments corporels. De l'exemple de ces enfants demontés matin et soir, qui n'en sortent pas grandis mais violents et déjantés, on tire l'argument du néfaste de tout châtiment corporel. Pourtant, l'auteur de l'article signale avoir cédé une fois à la violence. Il s'en morfond, mais peut-être que ce faisant, il a entretenu son autorité. Peut-être qu'en se laissant aller de la sorte mais de manière exceptionnelle, il a adopté l'attitude la plus raisonnable. Mais ce n'est plus une possibilité pour ces parents qui sont physiquement dépassés par leur progéniture.

Marcel Patoulatchi

J'avais abordé ce sujet jeudi dernier : http://riesling.free.fr/echo.php3?date=20070809

L'ami Parayre m'a justement fait remarquer que l'infraction la plus grave pour laquelle est poursuivie la jeune fille, l'usage de chèques falsifiés, n'était pas susceptible d'être couverte par l'immunité familiale entre ascendants et descendants.

Véronique

"Je persiste : il n'est pas anormal d'avoir à rendre des comptes."

Ce qui frappe dans les communiqués des syndicats de policiers et de magistrats c'est la charge émotive, de part et d'autre, de l'échange.

Des policiers indignés qui se sentent bafoués par la décision judiciaire qu'ils dénoncent comme un manque de considération apporté à leur travail et comme une atteinte à leur mission de protection.

Des magistrats indignés qui se sentent bafoués du fait que des policiers commentent leur décision, qu'ils dénoncent comme une atteinte à leur autorité.

Je pense que ni l'émotion, ni l'indignation ne peuvent être des critères d'appréciation des métiers des uns et des autres.

Je me permets d’imaginer un échange différent.

Policiers :

Nous sommes inquiets de la décision judiciaire faisant suite à l'arrestation et au déferrement de X. Compte tenu des éléments que nous avons soumis, nous estimons que notre travail et la mission qui y est attachée n’ont pas été suffisamment pris en considération.

Magistrats :

Le professionnalisme de la police a permis l’arrestation de X et son déferrement à nos services. Les motifs suivants (détail de la motivation de non incarcération) ne nous permettent pas de justifier une incarcération provisoire de X.

Est-ce inconséquent d'imaginer un échange de ce type ?

pangloss

Bernard : la question n'est pas vraiment de poser des limites ou non. Il en faut. Mais plutôt de qui doit les poser et comment.
Poser les limites à une ado, ça doit se faire par ses parents dans le cadre familial, pas par un tribunal au cours d'un procès.
Le problème n'est pas vraiment qu'on puisse le faire en passant par une "faille" d'une loi, que d'en être arrivé la. C'est une situation bien ridicule. On pourrait même en rire si ca n'était pas aussi grave.

Je ne conçois pas que les institutions judiciaires puissent être utilisées pour faire de l'éducation.

Thierry SAGARDOYTHO

Merci M. Bilger pour ces quelques bouteilles à la mer.
L'une d'elles me heurte profondément.
Vous semblez valider la prise de position du syndicat de police qui critique ouvertement une décision de justice, en qualifiant d'ailleurs certains juges d'être "à côté de la plaque", au seul motif qu'il ne serait pas anormal de devoir rendre des comptes. Pardonnez-moi mais je me suis pincé un instant. Je croyais lire un tract de ALLIANCE ou SYNERGIE et non la plume du haut Parquetier que vous êtes.
Je suis en profond désaccord avec vous sur le droit de critique que les syndicats s'arrogent de plus en plus fréquemment. Je rappellerais quelques principes :
-c'est le Parquet qui dirige et contrôle légalement l'action de la police judiciaire et non l'inverse. Or, les policiers sont devenus des sortes de "vaches sacrées" qu'il est incorrect de critiquer lorsque, comme c'est de plus en plus souvent le cas, des procédures de piètre qualité sont présentées dans l'urgence au Juge qui est hélas contraint d'en tirer les conséquences... En revanche, la police prend l'opinion à témoin en flattant l'opinion sur le registre poujadiste "des juges qui font n'importe quoi". Ces prises de position sont scandaleuses car elles témoignent du mépris sourd mais réel que les policiers nourrissent très largement envers les juges du siège. Elles sont déplacées encore parce que le policier est tenu à un devoir de réserve !! A-t-on déjà vu un syndicat de magistrats attaquer publiquement un policier pour le piètre travail d'enquête qui aurait conduit à une bavure judiciaire virtuelle ? Jamais.
-Il n'est plus un fait divers marquant où un syndicat de policiers prend la parole, alors qu'un suspect est éventuellement en garde à vue, au point que la police prend parti d'informer, de façon nécessairement partielle et partiale, l'opinion sur une enquête en cours. L'exemple caricatural est l'affaire Bonnal. Que n'a-t-on entendu contre la Cour pour avoir libéré le chinois dans une affaire où il fut ensuite acquitté parce que le travail de police était si bon que les preuves manquaient !
-quel est l'article qui autorise les syndicats de police à commenter des enquêtes en cours ?
Si le juge de Créteil a commis une grave erreur d'appréciation, il est loisible à son chef de cour de lui demander des comptes. Je trouve injuste que des policiers flattent l'instinct populiste de certaines couches de la population car, au final, c'est l'institution judiciaire que vous défendez si âprement qui en pâtit lourdement.
Un clin d'oeil : vous indiquiez récemment que le magistrat a une conscience plus large que l'avocat en ce qu'il intègre l'incidence sociale d'une analyse ! Le syndicaliste policier serait-il encore plus lucide que ce malheureux juge de Créteil. Et moi avocat qui suis en train de défendre un juge, le comble !
La communication en matière judiciaire est chose trop grave pour l'abandonner à des syndicalistes mûs par des préoccupations syndicales. Sinon gare à la surenchère en période d'élections professionnelles.
Le policier est astreint à un devoir de réserve et il serait temps que leurs syndicalistes apprennent tout simplement à se taire. Rappelons que les juges évitent souvent qu'une erreur policière devienne une erreur judiciaire. Et avec la baisse constante de qualité des enquêtes, les choses ne s'arrangent guère. L'on n'en finirait pas si l'on dénonçait toutes les perles que nous lisons dans les enquêtes incomplètes ou partiales qui nous sont souvent soumises.

Bernard de ...

Il n'y a pas à s'indigner de la plainte qu'a portée cette "génitrice" contre sa fille. Cette mère fait de la prévention, aujourd'hui sa fille lui dérobe de l'argent pour aller s'amuser et demain elle emploiera peut-être des méthodes plus fortes pour obtenir de sa mère l'argent nécessaire à ses fêtes. Que cette gamine se fasse rappeler officiellement les barrières à ne pas franchir, les tabous à ne pas transgresser (est-ce la mère ou la fille qui a transgressé un tabou ?) ne peut qu'être bénéfique pour son avenir (sentiment personnel).

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