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Voici les sites qui parlent de Prélude :

Commentaires

Laurent Dingli

@ Catherine Jacob
Merci pour votre très intéressante remarque, je n'y avais pas pensé. On retrouve en effet, à travers cette localisation, la fusion destructrice entre la mère et l'enfant.

Laurent Dingli

Je vous adresse le dernier paragraphe que j'ajoute à mon billet sur la violence et la pédophilie : la violence et la pathologie mentale sont des questions bien trop graves et trop complexes pour faire l'objet d'une lecture partisane. La répression du crime doit toujours s'accompagner d'une amélioration de la prévention. Or c'est là sans doute l'un des grands chantiers de l'avenir : savoir détecter, dès l'enfance, les comportements à risque, sans pour autant entamer les libertés individuelles fondamentales. Je recommande à toutes les personnes que cette question intéresse de lire les pages sciences du dernier numéro de Courrier International (daté du 30 août) : "Pédophiles : une déviance à traiter dès l'enfance". Un article du New Statesman nous apprend notamment que "nombre de pédophiles commettent leur premier abus au cours de leur jeunesse. Les traiter donne alors de bons résultats. Encore faut-il les identifier suffisamment tôt". D'après une étude menée par le Dr Eileen Vizard, pédopsychiatre et directrice de clinique (National Society for the Prevention of Cruelty to Children), l'âge moyen des premiers signes de délinquance sexuelle est de 14 ans. (...) L'ampleur et la réalité même de la pédophilie enfantine sont choquantes, mais les expériences et les conditions de vie qu'ont connues les pédophiles ne le sont pas moins (...) Le Dr Vizard a effectivement constaté qu'une thérapie intensive permettait à de jeunes pédophiles de revenir dans le droit chemin. Leurs expériences déstabilisantes et traumatisantes sont prises en compte et on les aide à comprendre ce qu'il y a de mal dans leur comportement (...) On leur enseigne des techniques fondées sur des thérapies cognitives et comportementales pour maîtriser leurs sentiments et leurs instincts, au lieu de laisser ces jeunes développer les comportements compulsifs qui font des pédophiles adultes des individus si dangereux".

catherine A.

Lecture ultrarapide de ce blog, retrouvé après des semaines d'absence, tant il est riche et tant il faudrait de temps. J'apprends donc que Fanny Ardant a perdu une occasion de se taire mais peut-être ne fait-elle qu'illustrer l'attrait romantique qu'exercent certains voyous qui n'ont que faire des lois, des interdits, de la morale. Rien de bien nouveau. Le petit voyou est un minable, le grand presque un héros ; quant au mec bien, normal quoi, un couillon.
J'apprends aussi qu'il a suffi d'un fait divers pour qu'il soit question de juger les malades mentaux. Comme au Moyen-Age. A quand le procès des chiens tueurs pour que les victimes "fassent leur deuil". Ras-le-bol comme vous Philippe de cette expression stupide "faire son deuil" utilisée à tort et à travers par ceux sans doute qui n'ont jamais perdu quelqu'un de très proche. Marre aussi de la victimisation. A quand cette mention sur les papiers administratifs "profession : victime". Cette compassion dégoulinante est indécente.
Bon je sens la rage qui me prend - très mauvais pour une rentrée - et je ne voudrais pas m'étaler sur ce blog ; alors juste une dernière remarque sur les remises de peine ; je les ai crues longtemps indispensables, je me demande aujourd'hui si elles ne bénéficient pas surtout aux plus malins, plus pervers, ceux qui savent jouer aux bons petits détenus bien polis.

Véronique

@ Ludo

"Ce n'est pas un reproche que je faisais à Nicolas Sarkozy en particulier, mais à un politico judiciaire de l'émoi que je ne saurais dater avec exactitude, que j'ai toujours connu, avec moins d'ampleur, il est vrai !"

Je vous propose la lecture très intéressante d'un article du magazine L'Histoire de ce mois.

"1907, la France a peur ! L'affaire Soleilland."

Jean-Marc Berlière, spécialiste de l'histoire du crime et de la police, nous rappelle les conséquences politiques de cette affaire, le rôle joué par une opinion publique bouleversée par le viol et le meurtre d'une petite fille ainsi que le pouvoir des médias de l'époque quand, écrit l'auteur, "une société se saisit du crime en politique."

Cette affaire a provoqué un débat public sur l'abolition de la peine de mort et le gel de ce combat que des hommes comme Clemenceau et Jaurès étaient prêts de remporter.

Catherine JACOB

Laurent Dingli
«Or, ce qui est ici intéressant, c'est la déclaration faite par le matricide aux policiers qui l'interrogeaient sur son acharnement. Il a en effet répondu qu'après avoir transpercé le coeur de sa victime, il avait poignardé à diverses reprises sa hanche, pour être sûr que l'organe vital de sa mère ne s'y trouvait pas. »

Ce qu'il y a en revanche à hauteur de la hanche ce sont les ovaires. Autrement dit le lieu de la fécondité de la mère, donc également d'une forme de vitalité.
Celle qu'elle transmet. On peut dire ainsi que peut-être c'est lui-même qu'il a pu chercher ainsi à atteindre... dans l'oeuf.

Ludo Lefebvre

Chère Véronique,

Vous avez probablement raison, du moins, je le souhaite autant que vous !
Le fait divers est le prétexte à des mesures longuement réfléchies en amont !

Ce n'est pas un reproche que je faisais à Nicolas Sarkozy en particulier, mais à un politico judiciaire de l'émoi que je ne saurais dater avec exactitude, que j'ai toujours connu, avec moins d'ampleur, il est vrai !

C'est une bonne mesure, qui va exactement dans le même sens que le mien.
Là n'est pas ma déception, c'est plus une politique d'humeur ancienne et sans cesse en contradiction avec un fait divers nouveau qui me navre comme si l'air du temps géré par le fait divers venait en axiome de justice. Ceci amène trop souvent à mon goût à une justice de grille de lecture alors que chaque cas judiciaire est unique, mérite un examen particulier.
Je sais que la recherche de la vérité est complexe, épuisante, que les dossiers sont nombreux, trop nombreux, que la pression doit être toujours lourde, que la profession de magistrat est difficile, très difficile, qu'ils ont un rôle mal perçu et pourtant... !

Parayre

@Cactus

De doux à niais, il n'y a souvent qu'un pas : roux sot, soutiennent ainsi certains !

Il est vrai qu'il a été poursuivi ce pauvre peintre...

 Cactus en tous sens

Permettez-moi de rebondir, monsieur Parayre .... avec moult plaisir :
merci de nous réciter Laval, ville ou j'aurais tant aimé naître et ne me demandez pas pourquoi ! :-)
( au fait, là où Ubu est, finis les préludes ? )

Parayre

@Cactus et Véronique :

Faire appel à Alfred Jarry sur ce blog ne manque de sel : BRAVO !

Vous recevez mon "laval" , dans les deux sens bien sûr .

Parayre

@Catherine Jacob

Merci pour votre réponse mais "L'élégance du hérisson" n'est que le titre d'un roman de Muriel Barbery dont j'ai beaucoup apprécié la facture et que je recommande chaudement !


Catherine JACOB

Parayre
«@Catherine Jacob
Qu'avez-vous voulu me dire ?»

Rien de plus et rien de moins que ce que j’ai dit. L' expression «l'élégance du hérisson» a fait se lever l'image de la publicité pour les éponges que j'ai mentionnée et ça m'a fait rire toute seule mais, à votre incompréhension de ma remarque, je constate en vous un esprit sérieux totalement préservé des délires publicitaires. C'est rare, c'est bien.

sbriglia

"Les lecteurs de journaux sont-ils des débiles auxquels il faut cacher la vérité sur les origines des malfaiteurs présumés ?"

les origines ?...

...c'est du Raymond Barre version Copernic ?...

Ludo Lefebvre

Cher Parayre,

Cioran disait qu'il serait parfaitement équilibré s'il pouvait hurler un quart d'heure par jour, je ne suis plus trop porté sur ce pessimiste qui associe son état d'âme à l'intelligence, car je pense que les véritables désespérés n'ont que l'optimisme, le rêve, l'utopie, l'espoir effectivement comme atouts, ceci n'en fait pas des imbéciles pour autant et il n'y a que les gens qui ne soient pas en situation de survie pour s'offrir le luxe d'une arrogance noire ! Cette phrase est tout de même bien sentie.

Le croiriez-vous, il y a quelques années, je ne me mettais jamais en colère, approchant ce sentiment d'un manque de noblesse, ayant empathie pour les gens en colère à qui je donnais une excuse de souffrance que je ne voulais pas amplifier, je ne discutais ni les goûts, ni les couleurs... mais diable que mon orgueil spirituel me faisait souffrir !

Je râle, maugrée de temps en temps librement ne me sentant plus propriétaire de la souffrance d'autrui et quel bon remède à la dépression, quel plaisir d'avoir enfin un avis et peu importe qu'il plaise ou non !

J'ai voulu être Don Quichotte au soir de sa vie en oubliant la folie qui lui fut nécessaire pour finir sage !

Bien à vous également.

Parayre

@Catherine Jacob

Qu'avez-vous voulu me dire ?

Véronique

@ Cactus

J'ai adoré votre retour et votre colère.

Alors à mon tour.

le populisme et la vulgarité qu'on reproche partout, tout le temps, à Sarko, ça m'énerve.

"merdre de merdre de merdre de merdre !"

@ Philippe

Oui, je sais. Je vous fais honte.

Mais enfin quoi !

Le besoin et la nécessité de réformes dans la société, ce n'est quand même pas lui qui les a inventés !

@ La Vieille

"Même l'intérêt pour un livre est subordonné à un écho médiatique qui lui ouvrirait ou fermerait une réputation."

Mais pas du tout. Ce n'est pas ça que j'ai voulu dire à Parayre.

Ce qui assure secrètement et consolide durablement l'audience d'un livre c'est le bouche à oreille.

Parayre

@Véronique,

La gratitude est de ne pas voir le cadeau, mais d'abord celui qui l'offre...Puis, attiré par tout ce qui est imprimé, on succombe, parfois comme en l'espèce, dans tous les sens du terme.

Il est vrai qu'à force de lire, j'ai des livres de poche sous les yeux !

Ségo

On vit déjà dans un temps d'inflation législative où une loi en remplace une autre sans même que celle qui a été remplacée ne soit appliquée

Si maintenant, à chaque fait divers, aussi tragique soit-il, on fait une réforme, je me demande comment on va faire pour s'y retrouver

Et surtout quelle est la pertinence d'une telle "montée de fièvre réformatrice"

Avant, pour chaque problème de société on créait une commission ou un sous-ministère ; désormais on fait une réforme

Pourquoi ? Pour rassurer le peuple français et surtout permettre à NS de montrer à ce même peuple qu'il est proche de leurs préoccupations, qu'il s'occupe de leurs problèmes et ainsi d'occuper la scène médiatique

J'ai l'impression d'être un peu perdu : quelle est l'orientation générale de la politique du gouvernement ? Et que devient Mr Fillon là-dedans et tout son gouvernement en général ?

Mais à quoi servent nos ministres et notre Premier Ministre ?

Tout passe par NS => le moindre problème et NS intervient avec sa réforme magique

une réforme en chasse une autre =>à qui le tour ?

 Cactus le retour

grâce à vous je viens de revoir "prelude to a kiss"
merci à vous j'avoue !
un coucou à D.V.!

sinon :
"Une colère justifiée est toujours saine, n'est-ce pas ?"
nous lance Parayre!

ok alors j'essaie :

"merdre de merdre de merdre de merdre !"

c'est vrai que je me sens mieux !
merci à lui donc !

Sissi !!!
me voilà face à mon destin maintenant , c'est mâle, hein !

La Vieille

@ Véronique : "il faut que le temps fasse son oeuvre pour pouvoir apprécier les livres à leur juste ou à leur mauvaise réputation".

Ah bon ! Même l'intérêt pour un livre est subordonné à un écho médiatique qui lui ouvrirait ou fermerait une réputation... Cela me laisse songeuse, voire dubitative. Les qualités d'un livre, (fonds et formes) m'enthousiasmeraient beaucoup plus, le temps de changeant rien à l'appréciation.
Les extraits du "livre-papier people" de Reza montre qu'elle se met, elle, en scène aux côtés d'un personnage important, qu'elle ne sert ni sur le fond ni sur la forme. Elle "copine".
Ego surdimensionné dit Parayre.

Thierry SAGARDOYTHO

Présider, c'est prendre de la hauteur, impulser une réflexion et suggérer des orientations, au-delà des polémiques de l'instant. N. SARKOZY affiche la rupture avec DE GAULLE à tous points de vue. Présider autrement, est-ce lorgner en permanence sur les sondages d'opinion, souffler dans le sens du vent et transpirer à grosses gouttes en écoutant le récit, aussi douloureux soit-il, de deux familles irréductiblement clouées dans leurs douleurs ? Le Président confond émotion et réflexion de fond. Qu'un autre OUTREAU surgisse et l'on reparlera des droits de la défense. Et une nouvelle loi sera alors votée, jusqu'au fait divers suivant commis cette fois par un récidiviste, etc...etc...

Véronique

@ Parayre

"Une colère justifiée est toujours saine, n'est-ce pas ?"

Mais enfin !

A-t-on idée de se précipiter à ce point pour lire LE livre dont toute la presse a parlé... la semaine dernière ?

Croyez-moi. Le mieux est de savoir attendre.

Il faut que le temps fasse son oeuvre pour pouvoir apprécier les livres à leur juste ou à leur mauvaise réputation.

Vous ne croyez pas ?

ps: en plus, c'est vrai.
ça colle mal avec l'idée qu'on se fait de vous, à vous lire, de vous imaginer vous précipitant sur les listes de best.

Parayre

Cher L.Lefebvre,

Une colère justifiée est toujours saine, n'est-ce pas ?

"Ne pouvant se corriger de sa folie, il tentait de lui donner l'apparence de la raison..."

Bien à vous.

Laurent Dingli

Je voudrais ajouter encore quelques précisions sur le thème de la violence et de l’irresponsabilité. Tout d’abord, on peut bien entendu avoir une forme de compassion pour un criminel sans pour autant insulter ses victimes. L’acharnement n’a jamais constitué une solution ni une réparation. Tout réside dans le dosage que l’on manifeste entre la compassion et la complaisance, entre l’humanité dont doit encore bénéficier celui qui s’est mis au ban de la société, et la prise en compte de la souffrance des victimes. Cet équilibre est très difficile à trouver et ne requiert sans doute pas, comme beaucoup l’ont remarqué avant moi, la précipitation du législateur. La question n’est donc pas de refuser toute compassion ou tout droit de défense au criminel, mais d’essayer de comprendre pourquoi certains groupes ou individus ont fondé leur organisation psychique sur l’obsession du bourreau-victime. Je veux dire que, plus que l’assassin lui-même, c’est la réaction du public qui est ici intéressante. Il n’existe pas un seul modèle de meurtrier, faut-il rappeler cette évidence ? Et nos réactions sont aussi fonction des multiples critères qui auront présidé à l’exécution du crime : le degré d’intentionnalité, de barbarie, l’âge de la victime, etc. Personne ne mettra jamais sur le même plan le meurtre perpétré par Bertrand Cantat avec celui commis froidement par Youssouf Fofana, l’assassin d’Ilan Halimi, dont le calvaire inouï nous a tous choqués. J’ai moi-même essayé de comprendre le désarroi d’un homme comme Bertrand Cantat que je ne permettrai jamais de juger. Je sais trop quel enfer peut vivre un individu, homme ou femme, qui subit le poison de sa propre violence intérieure, pour oser le faire. D’une certaine manière, en effet, il en est lui-même la victime. J’ai appris, il y a quelque temps, que certains vers parasitaient le système nerveux des rats ou des moutons et les poussaient à se suicider, en se laissant dévorer. En pilotant leur cerveau, le parasite téléguide ainsi l’attitude de l’animal afin de servir uniquement ses propres intérêts. Le corps de l’animal-hôte devient un pur et simple instrument aux mains du parasite. Cette découverte scientifique m’a aussitôt fait songer à la violence psychotique (Paul-Claude Racamier avait, quant à lui, utilisé l’image tout aussi parlante du coucou qui parasite le nid des autres oiseaux afin d’y placer ses oeufs). Il existe de même une très bonne métaphore de la psychose dans le film américain « Alien », créature monstrueuse qui colonise le corps de ses victimes pour y pondre ses œufs et se reproduire à leurs dépens. Il en va donc ainsi de la violence psychotique qui est inoculée à l’individu au cours de son enfance par l’un de ses proches et dont, une fois adulte, le sujet ne peut plus se débarrasser, si ce n’est par la mort ou par le suicide (et parfois les deux), dans les cas les plus extrêmes. Je remarque enfin que certains psychotiques luttent âprement contre leur maladie, sans jamais cependant pouvoir espérer la vaincre complètement. Et ceux-là sont peut-être les vrais héros de cette histoire. J’avais vu un cas de ce type au cours d’un reportage d’Arte particulièrement émouvant sur un psychotique allemand qui parvenait au prix d‘efforts surhumains, et avec le soutien des médecins, à juguler sa maladie. Mais, une fois que nous avons fait ce constat, aussi important soit-il, il ne faut pas basculer vers la mythification et l’inversion des rôles. Même si sa violence a obéi à un processus complexe et que nous ne pouvons nous ériger, à titre individuel, comme les juges de son acte, Bertrand Cantat n’en demeure pas moins le meurtrier et Marie Trintignant, sa victime. Reste donc le problème de la responsabilité. Elle a véritablement commencé a être prise en compte par les médecins et psychiatres humanistes du 19ème siècle. Je le répète c’est une question très complexe qui nécessite un débat, et peut-être des réformes, mais qu’aucun pouvoir, qu’il soit de droite ou de gauche, ne pourra rapidement trancher.

Bernard de...

@ Ludo Lefebvre
Je me suis exprimé dans un précédent billet sur cet enfant dont on ne peut remettre la parole en cause. Segolène Royal est à l'origine de cette notion alors qu'elle était ministre déléguée à l'Enseignement scolaire . Lors d'une émission de télévison "Mots croisés" sur France 2 le 21 janvier 2001, elle a proclamé à plusieurs reprises "l'enfant dit vrai" paroles appuyées par la suite par plusieurs pédopsychiatres ainsi que par une association de défense de l'enfance maltraitée qui réclame même "qu'une présomption de crédibilité pour l'enfant" soit inscrite dans notre droit...

Source:"Fausse route" Elisabeth Badinter -Editions Odile Jacob- 2003 page 71

Maintenant, est-il normal qu'un gamin de 5 ans se trouve dans la rue sans surveillance parentale... 5 ans c'est un vieux, dans les cités dès que les gamins savent marcher, ils sont confiés à la surveillance des aînés et cela depuis longtemps. Je me souviens qu'une fois ma femme avisant une gamine de 3 ou 4 ans alla s'enquérir auprès d'elle de ce qu'elle faisait seule à une heure tardive et se fit proprement insulter par cette gamine en des termes que la décence m'interdit de nommer ici.

Les toutous... Hormis que ces molosses devraient être interdits ou attribués après enquêtes au même titre qu'une arme genre revolver, il y a aussi une part de responsabilité des sociétés HLM puisqu'une grande partie de ces chiens se trouvent dans des logements sociaux. Je pars du principe que ces logements sont attribués pour un nombre de personnes définies ainsi que les divers APL et autres allocations ayant trait à ces logements. Ce genre d'animal occupant la place d'une personne, il n'y a qu'à le considérer comme tel et diminuer ou supprimer les avantages pécuniés auxquels donnent droit ces logements. Il ne faut pas non plus oublier qu'un chien est un carnivore avec un instinct "carnivore", l'actualité met en évidence un molosse impliqué dans le drame d'Epernay, mais il y a quelque temps un bébé avait été tué par des teckels. Au CHU de Rouen ils ont eu il y a une vingtaine d'années une gamine qui avait été défigurée par un "Papillon". Ne faudrait-il pas éduquer les gens avant de leur remettre un chien ? Peut-être même un permis comme on a un permis voiture...

Catherine JACOB

Parayre
"Bref, vous l’aurez compris, je suis furieux. Et j'ajoute, quand on vient de lire comme moi, avec délectation, « L’élégance du hérisson », "ben y a pas photo!" "
Hah hah hah! Surtout celle du hérisson de la pub pour les éponges à tampon vert éco (celles-là: http://static.manutangroup.com/MAF/picts/ZO/MA_1247-33515_V1_PH.jpg )

Ludo Lefebvre
"Est-ce normal qu'un enfant de cinq ans se trouve dans la rue sans la surveillance parentale ?"
La seule façon de l'envisager serait que nous vivions dans une micro société où les mères se relayeraient à tour de rôle pour surveiller les gamins comme cela se passe par exemple chez les animaux pour certaines races de chien qui conservent l'instinct de la meute même à l'état de domestication...

"Est-ce normal qu'un bébé de dix-huit mois se trouve seul avec un molosse ? "
Personnellement je pense qu'il faudrait envisager un permis chien comme il existe des permis moto ou des permis voiture etc,,,. Le mien fait 61cm au garrot, il a une dentition plus impressionnante que celle d'un rottweiler, mais pas la même capacité de prise ou de force dans la mâchoire vu qu'il est plutôt spécialisé dans le gibier d'eau, de plus il a été habitué depuis tout petit à lâcher prise sur mon ordre. Les gens qui ne le connaissent pas en parlent comme d'un monstre et par un moment c'était une vraie légende qui m'a déjà valu d'être convoquée par la police avec l'animal. La police ayant cependant personnellement constaté que le chien était éduqué, pucé, en règle avec ses vaccinations, inscrit à un club d'éducation canine ainsi que maîtrisé par son maître etc., elle nous a relâchés après avoir rédigé un procès-verbal en ce sens bien évidemment. Sur le moment je n'étais pas ravie d'avoir été convoquée mais c'est vrai que comme il y a des contrôles de véhicules il n'y a pas de raisons qu'il n'y ait pas aussi des contrôles quant à la possession de chiens d'une certaine puissance. Ce qui implique que l'existence de tels chiens et leur possession par tel ou tel soit connue.
Comme quand il n’est pas en train d'aboyer à l'adresse des gens qui ont une tête ( et surtout une odeur) qui ne lui reviennent pas, il a une super bonne bouille, de magnifiques yeux d'agathe et une petite truffe rose, les enfants rencontrés lorsquil est promené en ville demandent souvent à pouvoir le caresser. Je refuse cependant systèmatiquement, ce pour plusieurs raisons.
D'une part parce que les enfants ne sont pas capables de faire la différence entre ce chien qui est socialisé correctement et un autre chien comme ceux dont on se plaint actuellement donc je leur explique que 'non le chien n'est pas méchant mais non on ne peut pas le caresser', et d'autre part parce qu'il faut que le chien reste dissuasif et qu'une trop grande familiarité ne s'installe pas avec les inconnus, de sorte que si je sors et que je lui dis "Upsilon tu gardes la mamie", ou "Upsilon tu gardes la maison", il fasse effectivement correctement son boulot.
Maintenant, certains 'experts' disent que j'ai gâché le potentiel du chien de faire un champion en ne me limitant pas au vocabulaire international, par exemple en perturbant l'apprentissage de "au pied" en disant également "viens", mais bon l'essentiel c'est que quand on le rappelle il obéisse, que quand on lui assigne une limite à ne pas franchir il reste en deça, et que un rival potentiel passe à proximité il reste assis et le laisse passer sans lui sauter dessus même s'il ne peut pas s'empêcher de gronder, ce qui a pu faire dire à d'autres qu'il était dangereux mais c'est faux.
S'agissant des chiens il faut penser chien et leur parler chien et non pas humain. A partir de là il convient d'avoir un certain comportement lequel implique qu'on intègre la notion de hièrarchie et surtout qu'on la respecte et qu'on se tienne dans une certaine logique. On ne peut pas faire n'importe quoi avec des animaux qui sont très hiérarchisés et ce ne serait pas plus mal qu'une telle notion soit également enseignée à l'école car alors, on n'éviterait pas que les accidents canins mais également aussi ceux qui surviennent du fait d'un non respect d'un STOP ou d'une priorité quelconque et qui ne relèvent pas seulement d'une histoire de code de la route mais d'une histoire de code de comportement tout court... Un bébé humain n'ayant pas encore integré de telles notions, si le chien n’a pas été habitué aux petits ou dressé à veiller sur des petits, il faut être fou ou inconsciemment animé d'instincts discutables à l'égard de l'enfant concerné, pour prendre le risque de le laisser seul avec un enfant qu'il pourra vouloir saisir comme il saisirait un chiot, mais qui n'aura pas la fermeté de la musculature du chiot ni l'instinct de la fermer quand on le rappelle à l'ordre.

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