La fièvre du mardi soir
Même si la gauche n'a pas rejoint Nicolas Sarkozy, des personnalités de gauche ont rejoint le président de la République et ont décidé de faire un bout de gouvernement avec lui. On aurait pu penser que l'ouverture infiniment large pratiquée, les commissions instituées à foison, le dérèglement calculé des vieilles habitudes républicaines et, pour tout dire, l'air nouveau flottant sur la société française entraîneraient, au moins pour un temps, une sorte de consensus, une manière d'apaisement, une accalmie dans les luttes et les polémiques, une pause démocratique. Juste pour voir, pour vérifier si l'état de grâce n'engendrerait pas aussi une grâce de l'Etat et mille surprises aussi inattendues les unes que les autres.
Bizarrement, c'est l'inverse qui se produit. Comme si, le rythme effréné étant donné par le président de la République, on n'avait pas d'autre choix que de le suivre absolument ou de s'en défier totalement. Il est clair qu'on n'a plus droit aux nuances, aux hésitations et aux belles incertitudes que l'intelligence se doit de cultiver. Il est honteux de ne pas se planter à l'un ou l'autre bout de la chaîne républicaine et de prétendre réfléchir, aimer au détail, soupeser au trébuchet, proposer un soutien critique, refuser l'anathème sommaire. Tout ce qui sépare l'inconditionnalité de l'hostilité systématique est laissé vide, inoccupé.
Ainsi, on est obligé de supporter une Eva Joly qui vient comparer absurdement Nicolas Sarkozy à Silvio Berlusconi. S'il y a quelques similitudes, les différences fondamentales auraient du lui sauter à l'esprit. Rien n'est pire que ces revenants, qui ne se remettent pas de ne plus jouer sur la scène qu'ils ont quittée.
Notre ministre de la Culture s'en prend à juste titre à un directeur de théâtre public qui a confié à un collaborateur le soin d'ouvrir une brochure de présentation par une diatribe anti-Sarkozy.
L'écrivain italien Erri De Luca publie aujourd'hui dans le Monde un article offensant pour la France et son président, pour l'Italie d'avant qu'il n'aime pas, et empli de grands mots qui, si mal utilisés, deviennent de gros mots. Il nous parle des faibles et des vaincus que la France doit protéger sans préciser que ces superbes concepts inclinant à la miséricorde renvoient à des personnalités qui ont pratiqué le crime dans leur pays d'origine. Il se permet de donner une leçon de politique internationale en s'adonnant à la scie lassante anti-Bush qui fait, selon lui, que la France du mois d'août a ressemblé à "la pire Italie". Rien que cela !
Marianne, hebdomadaire courageux, trouve tout de même le moyen de décrire le parcours de Max Gallo en le traitant d'"itinéraire d'un courtisan". Quand on lit et qu'on écoute Max Gallo depuis des années, on peut ne pas raffoler du personnage, de ses idées ou de son style mais on ne peut ainsi le disqualifier. Tant de fausses gloires sont laissées tranquilles, à l'aise dans leur contentement béat et intouchable, qu'on ne voudrait pas que des singularités estimables, des intellectuels moins indignes que d'autres soient vilipendés en guise, sans doute, de perverse compensation. On se moque de Doc Gynéco qui s'est servi du président de la République pour sa carrière en perte de vitesse. Si on fait aussi la fine bouche devant Max Gallo, qui trouvera grâce !
Il y a comme un énervement dans l'espace national.
Je réclame le droit à la discussion. Contre l'encens ou la poudre.
Décidément certains ne supportent pas la défaite et ne connaissent pas l'humilité, qui devant être une vertu cardinale du vainqueur n'en devrait pas moins être l'apanage du vaincu.
Pour moi il y a deux types de personnes.
Celles qui voyant le temps du mouvement, tant espéré, arriver, ont choisi de bouger, quitte à se tromper.
Et il y a les autres, les frileux, les anesthésiés de l'histoire, qui depuis les années 85 ont décidé que l'immobilisme était la meilleure des solutions dans ce monde virevoltant qui les dépassait.
Vous l'aurez deviné, je pense, à ma mesure être de la première catégorie.
On peut avoir envie de mouvement sans être un suppôt du pouvoir. On peut vouloir regarder avec plaisir l'élan que tente de donner notre président tout en gardant son esprit critique.
Et c'est la que je voulais en arriver. Garder son esprit critique, que l'on soit de gauche ou de droite suppose une honnêteté intellectuelle que l'on ne trouve plus trop de nos jours et qui me désole.
Critiquer dans la bonne acception du terme, apporter la contradiction dans un esprit de discussion et non d'opposition formelle et rigide.
Etre dans l'opposition et dire que c'est bien quand on le pense, être dans la majorité et annoncer son désaccord lorsqu'il existe, me semble être un minimum de rigueur intellectuelle que l'on peut être en droit de demander à notre représentation nationale. Sinon pourquoi la démocratie et le système parlementaire ?
Rédigé par: Surcouf | 04 septembre 2007 at 22:24
Que de temps perdu.
Ni encens ni poudre (ici).
Du terreau !
Rédigé par: Fleuryval | 04 septembre 2007 at 22:30
Vous rétorquer me coûte mais, "les commissions instituées à foison, le dérèglement calculé des vieilles habitudes républicaines et, pour tout dire, l'air nouveau flottant sur la société française ", ont-ils changé le quotidien des Francais ?
Que les "politiques" se suffoquent d'encens ou s'inondent de fiel ne modifie guère la dure réalité dont Eva Joly, Erri De Luca, Max Gallo comme notre Président, sont tous éloignés !
Que savent-ils, que font-ils, que proposent-ils pour les "temps partiels" imposés aux "hotesses de caisse" des grandes surfaces et aux autres qui souhaitent, mais ne peuvent, travailler plus pour gagner plus!
N.S a beaucoup parlé durant la campagne et persiste mais j'ai envie de lui conseiller de se taire tant il vaut mieux mettre son coeur dans la prière sans trouver de paroles que trouver des mots sans y mettre son coeur...
Jamais les mots ne manquent aux idées ; ce sont les idées qui manquent aux mots.
Il y a loin de la réforme à la renaissance...
Les départs donnent certes l'illusion d'une renaissance.
Je crains cependant que les électeurs de mai, pauvres de jouissances, demeurent riches d'illusions.
Il n'y a pas de menteurs en somme, mais des gens avides de les croire...
Rédigé par: Parayre | 04 septembre 2007 at 23:21
Oui vous avez raison la France est énervée. Mais qui énerve par son comportement agité, ses provocations à répétition : même un chef d'entreprise auquel il veut ressembler n'agirait pas ainsi.
Ajouter à cela une situation économique exécrable (on n'arrivera pas à 2 % de croissance) : il ne reste qu'à choisir le mur sur lequel on va s'écraser.
Rédigé par: Toneiv | 05 septembre 2007 at 07:25
"Il est honteux de ne pas se planter à l'un ou l'autre bout de la chaîne républicaine et de prétendre réfléchir, aimer au détail, soupeser au trébuchet, proposer un soutien critique, refuser l'anathème sommaire. Tout ce qui sépare l'inconditionnalité de l'hostilité systématique est laissé vide, inoccupé."
Et oui ... Mais la compétition démocratique n'est plus fondée sur un débat d'idées politiques, elle relève bien plus d'un spectacle où l'émotion a remplacé la raison et la séduction la persuasion. Pas de place pour l'esprit critique, dans ces conditions. D'ailleurs, ne trouvez-vous pas que cette crise du politique s'accélère depuis que Sarkozy est en place ?
Rédigé par: Julien | 05 septembre 2007 at 07:25
Hors sujet (quoique) dont je m'excuse:
Cher Parayre, il y a une petite annonce pour vous chez moi ;-)
Rédigé par: Fleuryval | 05 septembre 2007 at 09:04
Est-ce le même rythme effréné qui entraîne dans une valse sans fin les conseillers de Madame Dati, la fuite après un bras de déshonneur du fils de notre Président, la débandade des affidés de la gauche, avides de retrouver les mangeoires de la République...
...mais que m'arrive-t-il ?
Ségo est revenu...
Ah ! Mimétisme quand tu nous tiens !
Rédigé par: sbriglia | 05 septembre 2007 at 09:36
Je partage votre analyse: EVA JOLY ne supporte plus l'exil dans son pays natal et le silence médiatique qui l'entoure. N. SARKOZY a prudemment évoqué un projet de dépénalisation sans toutefois citer quels délits en relèveraient. Il s'agirait plutôt de dépoussiérer la loi du 24/7/1966 en ce qu'elle énonce toute une litanie d'infractions qui échouent rarement dans les prétoires mais qui encombrent en revanche les innombrables plaintes avec constitution de partie civile qui encombrent le prétoire pénal. Mais, en usant parfois de certains raccourcis juridiques, le Président commet l'imprudence de s'exposer lui-même à des commentaires également raccourcis comme celui de Mme JOLY.
Rédigé par: Thierry SAGARDOYTHO | 05 septembre 2007 at 09:53
C'est vrai que les clivages se durcissent, alors qu'on aurait pu croire qu'ils s'estomperaient.
Mais Nicolas Sarkozy semble incapable de pédagogie : il emporte, il cajole, il séduit, il impose ... puis il passe à autre chose. Comment compte-t-il "convaincre" qui que ce soit ? Si c'est bien une rupture, je ne vois pas comment elle permettra de régler les vrais problèmes.
Dans quelque temps, il démontrera qu'il "avait raison" - ou pas. Il prend le risque de se faire rattraper, ensevelir sous la réalité. On ne règle pas les problèmes en affirmant qu'ils vont disparaître et/ou en les contournant. [Mais bon, pas de procès d'intention (pour le moment)].
Qu'on "croie" en sa bonne parole ou pas, je ne vois pas comment le débat pourrait s'apaiser quand le patron décide de tout et ne prend même pas le temps d'écouter...
Rédigé par: Pierre Guillery | 05 septembre 2007 at 10:36
Surcouf :
C'est bien cela le sarkozisme : cette foi naïve selon laquelle il existerait "deux types de personne" selon votre expression discrètement méprisante et toute gonflée d'elle-même.
Rédigé par: olivier | 05 septembre 2007 at 13:44
«Il n'y a pas de menteurs en somme, mais des gens avides de les croire...!»
Cela rappelle :
«Il n'y a pas de menteurs, mais des gens avides d'illusion.»
Serge Rezvani - Le Testament amoureux (1981) : Poète perse auteur de chansons dont 'Tourbillon' interprétée par Jeanne Moreau dans "Jules et Jim": http://www.menteur.com/rubrik/tourbillon.html
Mais lequel persan me rappelle également un classique du 18ème que je n'arrive pas à retrouver.
Je penche pour 'Les liaisons dangereuses' roman épistolaire, de Pierre Choderlos de Laclos et je pense que vous vous rapprochez davantage du cynisme du second, celui qui s'exprime par la bouche du vicomte de Valmont s'adressant à Cécile de Volanges, que du désenchantement du premier.
Rédigé par: Catherine JACOB | 05 septembre 2007 at 16:15
Voici le fameux texte qui a déclenché la colère de la ministre de la Culture.
"L’ÉDITO
Cher Henri*,
Je t’écris un peu en catastrophe, mais je ne m’en sors pas avec l’éditorial pour la plaquette du Granit. Nous sommes le 31 mai, Élise* m’a demandé le texte pour le 5 juin, et je suis totalement bloqué. J’ai essayé plein de trucs, y’a rien qui va. Le problème, évidemment, c’est l’élection de Sarkozy. Je t’avais dit que je voulais attendre le résultat, parce qu’il influerait certainement sur ce que j’aurais à dire. Et aujourd’hui encore, ça me semble totalement impossible de ne pas en parler, ou de parler d’autre chose, ou de faire comme s’il ne s’était rien passé. Mais en même temps, je dois me rendre à l’évidence : cet événement, pour l’instant, je n’ai rien à en dire. Alors on peut penser : c’est le choc, la détresse, l’émotion blabla. Mais ce n’est même pas ça. C’est juste que c’est trop tôt pour avoir quelque chose à dire. Et donc, assumer une tribune publique, aussi confidentielle soit-elle (on ne va pas se raconter d’histoires), dans ce moment précis, c’est impossible pour moi. Tu te souviens du texte de Deleuze dans Ça ira quand même : « La bêtise n’est jamais muette, ni aveugle. Si bien que le problème n’est plus de faire que les gens s’expriment, mais de leur ménager des vacuoles de solitude et de silence à partir desquelles ils auraient enfin quelque chose à dire. Les forces de répression n’empêchent pas les gens de s’exprimer, elles les forcent au contraire à s’exprimer. Douceur de n’avoir rien à dire, droit de n’avoir rien à dire, puisque c’est la condition pour que se forme quelque chose de rare ou de raréfié qui mériterait un peu d’être dit. »
Tu penseras peut-être que je me cache derrière Deleuze pour me défiler. Évidemment, je sais que cet événement – l’élection de Sarkozy – peut avoir des conséquences profondes, et probablement désastreuses, sur le cours de nos existences. Nous devrons sans doute modifier nos pratiques, nos manières de faire du théâtre, non pas pour « résister » (tu sais ce que je pense de l’emploi très abusif de ce mot), simplement pour répondre. Mais en même temps, là, tout de suite, je n’ai pas très envie de donner mon petit avis personnel sur l’accession au pouvoir d’un président démocratiquement élu moins d’un mois après l’événement. Un moment, j’ai pensé écrire un texte un peu déconnant, comme celui pour la présentation de We are la France. Mais c’est pour le spectacle, c’est très différent. Là, pour l’édito, j’ai pas très envie de déconner. Alors, bon, essayer de parler d’autre chose ? Je t’ai dit, j’ai essayé, je n’y arrive pas. J’espère que ma lettre ne t’alarmera pas sur mon état. Rassure-toi, je vais bien, et même, depuis le 6 mai, je vais mieux. Pendant presque cinq ans, j’ai vécu (comme beaucoup de gens) avec l’angoisse de voir Nicolas Sarkozy devenir président de la République. Depuis le 6 mai, cette crainte s’est envolée : Nicolas Sarkozy est devenu président de la République. Il n’y a plus lieu de redouter l’événement dès lors qu’il a eu lieu. La seule question, comme toujours, c’est : comment faire avec ? C’est une question joyeuse, au fond, très roborative en tout cas. Mais je vais mieux aussi parce que depuis le 6 mai, des choses très concrètes se sont améliorées dans ma vie. J’ai par exemple découvert que mon voisin, avec lequel j’entretenais des rapports tout juste polis, n’a pas voté pour Nicolas Sarkozy. Du coup, non seulement ça simplifie les questions de clôture et de mitoyenneté, mais en plus, s’il a besoin, je suis prêt à lui garder son chien. Je sais que je te préviens bien tard, et qu’il te sera difficile de te retourner pour l’édito. Je me suis dit, en catastrophe, qu’on pouvait peut-être mettre un poème d’Aragon. Ou un texte de Massera. Ou un mot bien senti d’un père fondateur sur la liberté irréductible du théâtre (genre : « le théâtre c’est bien », signé Jean Vilar). Ou du Bourdieu. Ou du Foucault (ou un autre soixante-huitard bien suspect, hahaha). Ou une photo de Lénine. Ou alors, en hommage à Alstom, les paroles de Joe Dassin : « Ça va pas changer le monde».
Ça va pas changer le monde ? Nous verrons bien. Restons groupés, comme dit Xavier*.
Amitiés, Benoît*
*Henri : H. Taquet, directeur ~ Elise : E. Ruysschaert, secrétaire générale ~ Xavier : X. Croci, directeur du Forum culturel de Blanc-Mesnil ~ Benoît : B. Lambert, metteur en scène associé
Ou la ministre a réagi sans l'avoir lu et c'est une erreur me semble-t-il ; ou elle l'a lu et là c'est pire.
Villepin qui n'est pas ma référence mais qui sait de quoi il parle disait ce matin sur Inter que les courtisans étaient redoutables. Pour une fois je suis d'accord avec lui.
Rédigé par: catherine A. | 05 septembre 2007 at 17:18
J'avais pour ma part compris que l'élection de N.Sarkozy, après une vraie campagne, avec une forte participation et un score confortable, ne ressemblait pas aux autres scrutins présidentiels. J'ai pris le parti de rire de ce qui m'est apparu comme une formidable arnaque, tout en précisant je le crois même ici : "ça peut marcher".
Le vide sidéral de la pensée sarkozienne vient encore de s'illustrer dans la lettre aux éducateurs où les perles s'enfilent à mesure que les portes ouvertes sont enfoncées avec une énergie qui caractérise désormais notre président. Mais c'est cette énergie, y compris lorsqu'elle brasse du vide, qui est susceptible de fonctionner : l'énergie sarkozienne n'est pas consacrée au concret mais à la seule production d'énergie. De même que le ministre Sarkozy n'a pas fait reculer l'insécurité mais le sentiment d'insécurité, le président Sarkozy ambitionne d'augmenter le sentiment de croissance à défaut de la croissance. Qu'un chômeur ne se sente plus chômeur et c'est déjà un point marqué.
NS peut ouvrir dans tous les sens, à gauche, à droite, en haut, en bas, pour lui, ça n'a pas de sens. La droite décomplexée n'est pas une droite de droite, mais une droite qui n'a plus honte d'être à gauche, au centre ou en travers. L'inculture de N Sarkozy est finalement libératrice pour lui : foin des références, des héritages, il n'a pas même fait l'effort de s'en disjoindre, il en ignore le contenu. Idéologiquement, NS n'est rien moins qu'un naïf.
C'est ce qui le distingue fortement des étiquettes berlusconiennes ou bonapartistes qu'on lui accole et qui supposeraient un substrat culturel, une conscience d'héritage, un corpus idéologique : NS ne dispose de rien de tout cela. Le sarkozisme n'existe pas et l'on ne peut ni s'enthousiasmer ni s'indigner pour sa pensée qui demeure vide : Sarkozy est un courant électrique qui chatouille plaisamment ou qui électrocute, c'est selon.
C'est sans doute la raison pour laquelle les critiques ponctuelles et concrètes sur NS apparaissent si dérisoires : N Sarkozy est un courant d'air ; allez tordre le cou à un courant d'air !
Je le répète : le plus drôle, c'est que ça peut marcher.
Rédigé par: Jean-Dominique Reffait | 05 septembre 2007 at 18:17
Depuis le temps qu'on nous montre qui sont les bons et les mauvais, il n'est que logique qu'une analyse bipolaire rejaillisse sur l'opinion populaire.
Entre le "Je t'aime à la folie et pas du tout", les autres pétales de la marguerite amoureuse semblent fanés.
J'attends, ce que je vois ne me satisfait guère hormis les peines planchers, la réforme des retraites et des soins, le service minimum en cas de grève. Le traité européen passé en force est le même que celui qui fut rejeté par référendum, les expulsions sont en deçà de celles de l'an dernier malgré d'énormes roulements de tambours électoraux, le communautarisme s'est aggravé puisqu'il a maintenant des responsabilités dans l'appareil politique, la télévision et le net sont concernés de près par une possible censure puisqu'un ami du président a été nommé à TF1 et qu'un responsable de Daily Motion a été recruté au gouvernement.
Le mouvement, le changement je suis pour, mais il est un peu benêt de croire que tout ce qui est nouveau est progrès. Une politique se juge sur le confort au quotidien des électeurs, est-ce que notre vie est meilleure depuis le gouvernement Sarkozy ?
Il est bien trop tôt pour le dire, je ne suis sûr que d'une chose, c'est qu'avec Royal cela aurait été bien pire même si les différences entre les deux grands partis sont infimes.
Pour l'instant, je vois un homme qui a dit qu'il ferait tout ce qu'il promet et qui fait le contraire, une confiance abusée du peuple français pour ne pas changer.
Ne pas être dans la critique systématique, je suis d'accord, mais il faudrait que Nicolas Sarkozy y mette aussi du sien !
J'entends, pour finir, des gens ici en zone difficile qui détestent Sarkozy encore bien plus que Le Pen, dans les lieux plus civilisés, des commerçants qui ont la gueule de bois et par contre à la télé et dans les sondages, il ne semble y avoir que des satisfaits, des rebelles qui étaient prêts à l'exil retourner leur veste et afficher un sourire loin de toute inquiétude.
Catherine A est de retour, il existe donc une trouée de ciel bleu entre les nuages, dixit le peintre Vermeer !
Rédigé par: Ludo Lefebvre | 05 septembre 2007 at 22:03
Fleuryval
«Cher Parayre, il y a une petite annonce pour vous chez moi ;-)»
J'ai, par curiosité, voulu voir quels chemins de traverse vous vouliez voir emprunter au digne procureur.
J'ai découvert une copie de courrier que sa résolution rend illisible mais en provenance effectivement du ministère de la Justice, ainsi qu'un projet de «Jardin de racaille». Wouaf !
Enfin une 'Promenade au Japon' tôtal kitsch et tôtal cômmerciale Yo une fois donc !
Rédigé par: VAL FLEURI | 05 septembre 2007 at 23:18
« Il y a comme un énervement dans l'espace national. »
Correction, monsieur Bilger, « mondial ».
Le Courrier International a publié dans son dernier numéro les diverses analyses journalistiques des « Cent jours en Sarkozie ». Très succinctement, quelques réflexions :
Selon « The Irish Times » sur la « sarkolâtrie » ambiante, la couverture médiatique de ses 100 premiers jours à l’Elysée est « digne d’une République bananière ».
L’ouverture ? selon « Publico » Lisbonne : « une façon d’ériger la trahison en système ». Une habitude pour un politicien qui a commencé sa carrière en trahissant son mentor, Jacques Chirac.
Voilà ce à quoi ressemble la scène politique française pour le spectateur étranger, selon ce journal : « Tout le monde connaît les danses macabres du Moyen Age : un squelette hilare qui mène par la main, dans un bal effréné, des seigneurs, des bourgeois, des prêtres et des paysans. »
Tout a commencé avec E Besson. Ensuite : J Lang.
Puis, B Kouchner, F Amara, M Hirsch….
Quelle est l’explication pour l’entrée de toutes ces personnalités de gauche dans un gouvernement de droite ?
Ce quotidien propose à cet enchantement qui émane du magicien de la trahison qu’est N S, une hypothèse : NS a décidé de faire de la trahison une « norme » de la vie politique française.
On ne dit plus de « gauche » ou de « droite ». On ne dit surtout plus « trahison » mais « ouverture » !
Pour le quotidien suisse 24 Heures, NS est un « Sylvester Stallone lyophilisé » et démagogique.
La France surprend : Il n’y a pas de grèves, de manifestations. Elle ne s’offusque pas des séjours luxueux de son Président. Ni même des « comportements autistes de la première dame de France ». Paris Match va jusqu’à retoucher « les bourrelets du Président » qui pagaie avec son fils…
Le quotidien poursuit que le « coq Sarkozy » est un solitaire qui veut les pleins pouvoirs et qui a dépouillé son Premier ministre et son gouvernement de toute responsabilité….
Pour le « Süddeutsche Zeitung », l’affaire du petit Enis ne témoigne que d’une hyperactivité aveugle. Les lois françaises contre la pédophilie existent déjà, furent durcies. La loi française prévoit "déjà" de lourdes peines pour de tels actes : le problème résidant dans son application. La politique de Sarkozy n’est ni judicieuse ni prévoyante. C’est une politique de l’esbroufe, continue Michael Kläsgen. Sinon, pourquoi a-t-il reçu le père et le grand-père de l’enfant à l’Elysée ?
Le Financial Times estime que la France a besoin d’un président actif et non d’un agité.
Seule la Bulgarie par sa presse populaire, ne tarit pas d’éloges sur le couple Sarkozy.
Le quotidien moscovite « Izvestia » s’amuse du « dégraissage » de la silhouette du président français. Poutine, lui, n’en a pas … de bourrelets disgracieux !
Ne nous envieraient-ils pas ce Président hyperactif ?
Heureusement, il y a la coupe du monde de Rugby qui s'annonce. Un sport "d'hommes". Un vrai sport.
Il suffit de se mettre en condition en regardant notre "Chabal" national, entre autres, sur Youtube :
http://www.youtube.com/watch?v=1k05Lk5ROFI
Il ne reste plus qu'à espérer qu'on ne nous l'esquintera pas. Et que le Coq français saura s'émoustiller sur les terrains de l'hexagone.
Pour une fois qu'un magistrat ne sanctionnera pas son chant !
Allez les bleus !
Rédigé par: Marie | 05 septembre 2007 at 23:47
Doc gynéco s'est vu chahuter et contraint d’interrompre son concert en Suisse, en août dernier, pour cause de soutien à NS !
Madame Eva Joly a dit un jour, lors d’une émission médiatique, que : "la fraude fiscale était un sport national".
Madame Eva Joly détient, peut-être, des informations que nous n'avons pas pour expliquer sa récente comparaison. L’affaire Elf a fait couler bien des encres, à défaut de vedettes.
Cela explique peut-être une certaine volonté, ainsi que les instructions données à madame Lagarde afin de lutter contre les « niches fiscales » pour faire payer à tous, l’impôt tant aimé. Comment se fait-il que Joooohny ne soit toujours pas revenu habiter cette belle terre de France ? NS est là ! Aurait-il des « niches cachées » ? N’était-ce pas un berceau ?
Que cache, alors, la dépénalisation des affaires ?
NS se fait prêter un yacht et un avion, par le Pdt du groupe Bolloré, pour 3 jours, après une campagne électorale survoltée, épuisante, en retour et au retour, nous avons la fille dudit Pdt comme ministre de l'Education nationale.
Mais non, vous n’avez rien compris, il n'y a pas eu compensation.
Que vient faire la dépénalisation des affaires…. dans les cadeaux somptueux ? Certains ont perdu leur trône pour de piteux diamants !
"Je m'amassai de l'argent et de l'or et les trésors des rois et des provinces. Je me procurai des chanteurs et des chanteuses et les délices des fils des hommes ; des princesses en grand nombre." L'ecclésiaste.
Fusion : GDF-Suez. Suez devait se débarrasser de son fardeau « environnement ». Résultat, non seulement les actionnaires de Suez ont mis la main sur Gaz de France, mais en plus, ils n’ont pas été obligés de vendre leur filiale soi-disant rejetée. Il doit bien rire le Baron, lui qui a dit fin 2006 lors d’un entretien accordé à la chaîne Canal Z, tout en revenant sur sa célèbre sentence : « Petit minoritaire, petit con ; grand minoritaire, grand con », pour lui préférer « Petit mais pas con ». Quelle sage correction !
Que vaut une parole d'avocat donnée en 2004, selon laquelle, il n'y aurait aucune privatisation de GDF, en 2007 ?
Le mari banquier de la commerciale "Prada" ne ferait-il pas quelques affaires dans ce coup-là ?
NS a rebattu les oreilles des Français durant sa campagne électorale, en déclarant que la Turquie n'entrerait pas dans l'Europe, avec lui, à cause de lui. Souvenez-vous : 732, Charles Martel… à Limonum capitale des Pictons, son vomitorium... les Anglais 1356... puis assiégée par Coligny... en 1569... arrivent les sauveurs américains... Chirac et 2007 Sarkozy. Ouf !
Le Président Chirac avait fait noter dans la Constitution Française, dans son article 88-7 : « Tout projet de loi autorisant la ratification d'un traité relatif à l'adhésion d'un Etat à l'Union européenne est soumis au référendum par le Président de la République. »
Voilà t’y pas qu’un pique-nique américain est passé par là, eh vlan, la Turquie se voit soudainement confrontée à de nouvelles dispositions, au revirement de NS et être autorisée à frapper son nez, pardon : montrer son nez dans l'enceinte Europe. Turquie, frontière, Iran, Syrie, forces du mal…. Tiens un B 52 chargé par erreur de 6 missiles de croisière à têtes nucléaires s’est malencontreusement perdu et promené dans toute l’Amérique, fin août, (une charge par tête comprise entre 5 et 150 kilotonnes (un kilotonne a une force explosive équivalente à mille tonnes de TNT, 10 fois Hiroshima, aucun risque d’explosions, qu’un petit risque d’une petite fuite de plutonium). Fort heureusement, le Pdt NS passait ses vacances dans le New Hampshire. Alors. Alles Klar. Re ouf !
Faut-il, pour cette question primordiale, là encore, un changement, une révision de la Constitution ? Que nous préparent les beaux socialistes enclins aux courants d’air et aux « ouvertures » ?
Max Gallo, qui se sentant insulté lorsque, en 2005, les intellectuels de droite considéraient que seuls : les incultes, les paysans, les défavorisés, la basse classe, le bas peuple, les « cons » voteraient "non" au référendum, ne se considérant pas spécifiquement pour « un inculte », avait, de ce fait, sorti les armes de la contradiction, de la confrontation, « Contre l'encens ou la poudre ».
Monsieur Bilger, vous fulminez après l'écrivain italien Erri De Luca consécutivement à son article passé dans le Monde. Or, je suppose, bien modestement, que le propos de cet écrivain sous-entend l’ingérence de NS dans la vie politique de la Colombie. Faisant allusion à son intervention quant à la libération de l’un des principaux dirigeants des FARC : Rodrigo Granda ; dans l’espoir, sans nul doute, de s’approprier la libération d’Ingrid Betancourt, si toutefois, celle-ci intervient un jour. Aucun signe de vie n’étant évident. Une insinuation de cet Italien, quand, dans un même temps et contradictoirement, le même Sarkozy s’opposait à la perpétuation d’une vieille tradition républicaine du 14 juillet, à savoir : l’amnistie de plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de prisonniers à compter de son élection...
Savez-vous, enfin, monsieur Bilger, que le célèbre terroriste Carlos, « invité » à Clairvaux, auteur d’une centaine de crimes, condamné à perpétuité, (il aurait tué deux agents des services secrets français, ainsi qu'un de ses anciens complices qui l'aurait «trahi»), aurait déposé une plainte avec constitution de partie civile pour « arrestation illégale » et « séquestration illégale ». Ce dernier considèrerait que les fonctionnaires français, dont le général Rondot, à l’occasion de sa capture au Soudan en 1994, n'avaient pas le droit d'enlever un citoyen vénézuélien dans un pays africain.
Ce dernier ne regretterait rien de ses actions passées. Ce terroriste s’était fait connaître du monde entier en prenant en otage à Vienne, à la tête d'un commando de cinq extrémistes, toute l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP): 70 personnes, dont 11 ministres ! Converti à l'islam, il ne cacherait pas son admiration pour Oussama Ben Laden, l'homme qui lui a succédé comme ennemi public numéro un.
Son avocate (et épouse), Isabelle Coutant-Peyre, 53 ans, mère de trois garçons, est une ancienne secrétaire de la Conférence du barreau de Paris, elle a travaillé avec le très sulfureux Jacques Vergès. Isabelle Coutant-Peyre a pris la défense de Carlos en 1997. Avant de l’épouser, trois ans plus tard.
http://www.lematin.ch/pages/home/actu/monde/
actu_monde__1?contenu=291102
Qu’en dire ?? Qu'en penser ?
"Il faut aimer, souffrir et mourir pour faire renaître la lumière". L'Ecclésiaste.
Rédigé par: Marie | 06 septembre 2007 at 04:59
@ VAL FLEURI
Saine curiosité et merci de la visite ! Postez donc chez moi un Wouaf ou un Yo que je vous maile de la haute résolution, au propre comme au figuré ! ;-)))
Il ne peut vous avoir échappé que des bandes de plus en plus jeunes s'affrontent un peu partout et agressent de façon de plus en plus violente des gens qui ne leur demandaient rien.
Que dès lors leur itinéraire s'en trouve à peu près tout tracé comme un cercle infernal : commissariat-juge-prison.
Mon jardin propose de leur apprendre à la première bêtise (avant serait mieux encore) qu'il y a sans doute mieux à faire de sa vie que brûler des voitures, lancer des boules de pétanque sur les policiers ou terroriser les gens.
Mais j'ignore à peu près tout de ces gamins et je n'ai jamais fait ça. Toute aide judiciaire, psychologique, pédagogique bienvenue pour m'aider à préparer puis améliorer le fonctionnement.
Quant à mon jardin japonais tôtal kitsch, qu'Eric Borja (meilleur jardinier de France) m'a promis de venir éventuellement corriger, nous en reparlerons si vous le voulez bien quand vous aurez les pieds dedans et les yeux dessus. C'est d'aide dont j'ai besoin. Pas de moqueries.
Rédigé par: Fleuryval | 06 septembre 2007 at 07:55
NS bouleverse les repères habituels dans la manière de gouverner et de diriger notre pays.
Je ne pense pas que l'espace de discussion soit absent. Bien au contraire.
Le rejet d'un côté ou la fascination de l'autre que son style semble provoquer est à l'image de la confrontation, enfin au grand jour et assumée, de deux visions antagonistes de notre société.
Est-il envisageable qu'un retour en arrière, dans le style de gouverner, se produise ?
Dans ma société de tous les jours, j'observe que nous abordons les questions comme le chômage, les retraites, la délinquance, etc. d'une façon plus mûre et plus franche.
Nous sommes nettement moins bloqués et moins énervés par les tabous dogmatiques des uns et des autres. Mais je ne parle là que de ma société de tous les jours.
Rédigé par: Véronique | 06 septembre 2007 at 08:20
Merci Ludo... mais n'en profitez pas pour vous laisser aller tout de suite à vos penchants un chouïa misogynes. :)
Rédigé par: catherine A. | 06 septembre 2007 at 08:46
Une Marie et une Catherine J. (pas A !) et l'indigestion guette...
Soyez cursives, mesdames : vous vous moquez des bourrelets du Président, apprenez à dégraisser votre prose, que votre lecteur n'ait pas l'impression d'affronter un jour sans pain !
Rédigé par: sbriglia | 06 septembre 2007 at 11:52
«Il nous parle des faibles et des vaincus que la France doit protéger sans préciser que ces superbes concepts inclinant à la miséricorde renvoient à des personnalités qui ont pratiqué le crime dans leur pays d'origine. Il se permet de donner une leçon de politique internationale en s'adonnant à la scie lassante anti-Bush qui fait, selon lui, que la France du mois d'août a ressemblé à "la pire Italie". Rien que cela !»
"La Lorraine" du mois d'août :
Une messine d'adoption et une messine d'exception
Pilote de chasse sorti de l'X, sportive de haut niveau et maman, le commandant Caroline Aigle décède le 21 août 2007 après avoir lutté pour pouvoir mettre au monde un enfant viable et réussi ce dernier challenge malgré le pronostic défavorable du corps médical. Elle s'est battue parce que malgré la maladie de sa maman le bébé 'avait droit à ses chances'! http://armee-de-lair.over-blog.fr/
Rédigé par: Catherine JACOB | 06 septembre 2007 at 13:53
à Catherine A,
Acte 1
scène 1 :
Sganarelle : Hé, je vous dis que je n'en veux rien faire, que c'est à vous d'obéir et à moi d'être le maître.
extrait de "Le médecin malgré lui" Molière
Rédigé par: Ludo Lefebvre | 06 septembre 2007 at 14:46
Veronique : vous ne vous rendez pas compte que ce "binaire" auquel vous vous prêtez, l'éternel "d'un côté ceci, de l'autre cela", la dichotomie comme principe premier et dernier, la dichotomie en toute chose correspond dans la méthode à ce que faisaient les communistes en 46-47, à Prague ou ailleurs (d'un côté il y avait les progressistes, de l'autre les méchants conservateurs réactionnaires, etc) ; que ceci, ce binaire repris en coeur, ce binaire que vous reprenez, alimentez, soutenez, ce binaire démultiplié par la foule qui en redemande, ravie, comblée, n'est pas un débat mais une offensive ?
Le débat démocratique suppose de pouvoir être infléchi, voire convaincu, par l'autre - sur certains points, pour une part, bref, si j'osais, je dirais "pas totalement".
1 - 2 ; 1 - 2 dit le petit soldat de toutes les aventures totalitaires. Peu nombreux étaient ceux à Prague qui tentaient d'y résister.
Rédigé par: olivier | 06 septembre 2007 at 16:13
Fleuryval
«Il ne peut vous avoir échappé que des bandes de plus en plus jeunes s'affrontent un peu partout et agressent de façon de plus en plus violente des gens qui ne leur demandaient rien !»
Déjà condamnée pour des faits de violence avec arme une mère de famille a été condamnée hier à Amiens à 4 ans de prison ferme pour des violences commises à l'encontre de deux instituteurs en janvier. Elle s'était battue avec une maîtresse avant de plaquer au sol le directeur !
Inspirée par la coupe du monde de Rugby ? On ne le saura pas car elle ne s'est pas présentée à l'audience et n'était pas davantage représentée. [Source : RL]
«Mais j'ignore à peu près tout de ces gamins et je n'ai jamais fait ça.»
Allez voir à la DASS la plus proche et demandez-leur des adresses de centres du même style. Allez-y faire un tour, demandez à y faire des stages et vous verrez si ça vous convient toujours de travailler avec de tels gamins et attention au risque et à la tentation pédophile car il me semble avoir ouï plusieurs regrettables affaires mettant en cause des éducateurs ou d'une façon plus générale l'encadrement de tels centres.
«Quant à mon jardin japonais tôtal kitsch, qu'Eric Borja (meilleur jardinier de France) m'a promis de venir éventuellement corriger, nous en reparlerons si vous le voulez bien quand vous aurez les pieds dedans et les yeux dessus.»
Vous parlez de ce Eric Borja sur France 5 http://www.france5.fr/silence-ca-pousse/silence-ca-pousse-video.php?id_article=1224 Belle imitation ou disons élaboration fortement inspirée de la Villa impériale Shugakuin. Tant qu'à faire... - voir la video http://sankan.kunaicho.go.jp/media/meta/06-300k.wvx WindowsMedia [mais j'ai eu besoin de télécharger ce codec http://www.free-codecs.com/Acelp_net_Codec_download.htm] ou bien http://sankan.kunaicho.go.jp/media/meta/06-300k.ram RealVideo ou encore http://sankan.kunaicho.go.jp/guide/shugakuin.html#top QuickTime - les trois haut débit VO avec sous titres en anglais -
Personnellement j'ai un projet de jardin sec en pierre de jaumont et je sais déjà quel maître je solliciterai en premier et ce n'est pas Eric Borja. J'économise à cet effet et je crois que je peux économiser pendant un bon moment encore mais c'est pas grave. Il n'intéressera ni France 5 ni France 3 -Des racines & des ailes, Frédéric Wilner - mais il me parlera à moi et ce sera bien suffisant!
Quant au conseil qu'il serait possible d'oser vous donner il y a bien celui-ci :
Peindre d'abord une cage
avec une porte ouverte
peindre ensuite
quelque chose de joli
quelque chose de simple
quelque chose de beau
quelque chose d'utile
pour l'oiseau
placer ensuite la toile contre un arbre
dans un jardin
dans un bois
ou dans une forêt
se cacher derrière l'arbre
sans rien dire
sans bouger...
Parfois l'oiseau arrive vite
mais il peut aussi mettre de longues années
avant de se décider - Suite http://mortain.free.fr/Culture/Prevert/prevert8.htm -
Comme vous l'avez bien lu ce conseil concerne le portrait d'un oiseau et non pas l'architecture d'un jardin mais c'est la même chose. A un moment donné il faudra que l'oiseau se décide à chanter, à un moment donné il faudra que s'effacent tous les barreaux de la fenêtre http://pds.exblog.jp/pds/1/200606%2F09%2F76%2Fc0059876%5F5433044%2Ejpg et que le jardin entre dans la maison http://pds.exblog.jp/pds/1/200606%2F09%2F76%2Fc0059876%5F5312330%2Ejpg puis que vous alliez dans le jardin http://www.urasenke.or.jp/images_index/top-1.jpg
Premiere étape : éviter de mamailler avec les documents officiels ça fait désordre dans le jardin!
Rédigé par: Catherine JACOB | 06 septembre 2007 at 16:29