Décidément, j'aime de plus en plus l'acteur Daniel Auteuil. Outre son mariage qui avait représenté un contraste absolu et bienfaisant avec le blockhaus "friqué" et officiel des épousailles de Jean Reno, j'aime sa manière de ne pas se payer de mots. Par exemple, dans Paris Match de cette semaine, il avoue que sa maison en Corse est magnifique mais qu'elle lui coûte cher et que de ce fait il ne peut plus tourner des films d'auteur. Quel talent pour remettre à leur place, sans avoir l'air d'y toucher, les grandes consciences qui tournent en dérision ceux que leur ventre vide peut légitimement préoccuper ! Cela fait du bien d'entendre un artiste avouer qu'il aime le public parce qu'il a besoin d'argent.
J'ai accompli durant la matinée un exercice stimulant. Grâce à un journaliste qui transmettait aussi vite que je parlais, j'ai pu dialoguer avec une quarantaine d'internautes sur le site du Nouvel Obs. Certains de mes propos ont été publiés, fidèlement certes mais quand je lis en titre "Rachida Dati n'a pas été choisie pour sa compétence", j'aurais aimé que le contexte soit précisé et mon argumentation développée... Sans doute suis-je enclin à considérer naïvement qu'elle est connue dans ses détails grâce à mon blog. Je suis aux antipodes de la dérision institutionnelle et n'ai aucune envie de voir remplacer Nativel par Bilger !
Je voudrais consacrer l'essentiel de mon propos à une appréciation étrange de Philippe Houillon, rapportée par le Monde. Ce parlementaire avocat connu pour son rôle dans la commission d'Outreau va affronter aux municipales le magistrat en disponibilité Didier Peyrat, qui est soutenu par le PC et le PS.
Philippe Houillon déclare "On a fait ce qu'il fallait", puis ajoute cette allégation sous une forme apparemment interrogative "Et puis les gens préfèrent les avocats aux magistrats, non ?"
S'il s'agit d'une boutade, elle n'est pas foncièrement drôle mais chacun ses goûts. Mais il me semble qu'elle rejoint plutôt le sentiment profond de cet avocat, qui croit ainsi exprimer un point de vue partagé par beaucoup. Outre qu'une telle position est en elle-même insultante, je crois que désirant se fonder avec démagogie sur l'opinion publique, elle est de surcroît fausse.
Ce n'est pas parce que cette immense tragédie d'Outreau a existé et qu'elle a principalement mis en cause des magistrats, que le corps judiciaire serait en permanence atteint par contagion d'une sorte d'infirmité, qu'il serait en quelque sorte dégradé. Je sens ce qu'il peut y avoir d'apparemment habile dans cette volonté de sauver la mise des avocats, d'accabler la totalité d'une institution sous couvert de la grave carence de quelques-uns. Rien, en tout cas, ne permet de préjuger que l'esprit public serait naturellement et par principe favorable aux avocats et hostile aux magistrats.
Certes, on peut constater, ici ou là, une adhésion plus forte à la fonction de défense qu'à notre mission générale de restauration de l'ordre et d'apaisement des conflits. Sans doute parce que nous n'avons pas bien su communiquer et que les médias diffusent plus volontiers, en matière pénale, une image compassionnelle qu'une vision ferme.
Cela ne rend tout de même pas incontestable la fausse interrogation de Philippe Houillon. Plaisanterie ou esprit de sérieux, rien ne la valide.
Non, un Houillon ne vaut pas deux Peyrat. Pour les municipales, il faudra trouver autre chose.
A propos de Daniel Auteuil :
J'étais à l'époque détenu à Montluc, qui à ce moment-là disposait encore d'un petit quartier "Hommes". Celui-ci allait être désaffecté et nos conditions de vie étaient les mêmes qu'avant guerre : rien n'avait changé. Nous n'étions plus qu'une grosse dizaine de détenus, dans une ambiance étrange (plus pateline que sordide) et un cadre carcéral 1930, à la fois douloureux à subir, et moins oppressant que certaines architectures carcérales modernes.
Pour ces raisons, cette vétusté quasi-archéologique, le quartier hommes de Montluc fut choisi pour décor naturel du film sur Lucie Aubrac (la partie sur l'incarcération d'Aubrac).
Pendant le tournage, nous étions consignés à l'atelier, au-delà de la cour, ce qui rendait notre condition un peu plus inconfortable, et nous n'avions absolument aucun contact avec l'équipe. Au sein de l'épreuve carcérale, c'en était une autre.
Comme j'avais la confiance du "bricard" (gradé) et que j'étais devenu contremaître à l'atelier, je me suis permis de proposer que les acteurs vinssent nous rencontrer à l'atelier.
Le bricard, d'abord surpris, accepta de proposer cela à sa hiérarchie et aux intéressés, et le soir même, arriva Daniel Auteuil, oui parmi nous, au milieu de nous. Lui et nous au milieu des machines... Auteuil en vrai.
Il était épuisé, le visage très marqué, après une journée de travail où il était censé être "battu" et se débattre, et malgré sa fatigue, il a pris une heure de son temps avec cette grosse dizaine de pauv'gars, loin de toute caméra. Loin de tout ce qui aurait pu faire mousser son ego.
Il est venu par générosité. Par bienveillance. Probablement à cause de ce que le procureur Bilger qualifie de "miséricorde habituelle".
Je n'oublierai jamais cette générosité là, celle de Daniel Auteuil. L'écrire me donne encore envie de pleurer.
Si quelqu'un connaît Auteuil, dites-lui que le petit contremaître de l'atelier de Montluc s'en est sorti, et que ses encouragements à nous tous n'ont pas été vains.
Au messager éventuel, merci.
Rédigé par : olivier | 21 septembre 2007 à 09:25
L'handicap certain de madame Dati, en restant dans mon domaine de compétence, celui d'une citoyenne téléspectatrice, c'est qu'elle donne le sentiment d'être toujours porte-parole du candidat à la Présidence. Et à ce ministère-là, on accepte peut-être moins de voir l'oreillette apparente de l'Elysée que pour d'autres à qui, me direz-vous, l'oreillette a été directement implantée au cerveau, voyez Kouchner, ou effacée par... photoshop.
La belle-soeur de Nicolas Sarkozy (si Madame Sarkozy est la soeur de Cécilia...), avec tous les parrains et les marraines qui se sont penchés sur son destin ne réussit pas à nous convaincre de sa compétence, il faudra présenter son CV à tous les sceptiques. Rassurez-moi le sien n'a pas été retouché comme celui de Monsieur Hortefeux ou même celui de notre Président ? Et qu'outre ses diplômes (ça ne fait pas forcément une carrière), son expérience est impressionnante. Et pas qu'en affaires... Comme l'avocat Sarkozy.
Rédigé par : Madame Colombo | 21 septembre 2007 à 08:54
Je viens souvent sur ce blog et je trouve habituellement, dans vos billets à l’éclairage « rasant », de la justesse dans le propos et de la pertinence dans l’analyse.
Si je me décide à intervenir et à y donner un avis, c’est que cette fois, il y a de quoi tomber de son siège… sur le parquet (si la transcription de vos propos lors du forum du Nouvel Obs correspond à la réalité).
Vos critiques contre Mme Dati de timides mais récurrentes il y a peu (et peut-être techniquement justifiées si vous avez des informations de bonnes sources) sont devenues aujourd’hui une attaque choquante et franchement déplacée.
A lire vos/les propos rapportés par la presse, on y apprend donc que :
- Elle est incompétente (elle n’a pas été choisie pour ses compétences)
- C’est une femme (beaucoup avaient remarqué et heureusement qu’elle est brune !) donc un symbole ce qui permet de faire l’économie de bien des qualités qui eussent été exigées d’un homme.
- Elle est le chouchou du couple présidentiel et donc, complaire à l’institution dont elle à la charge est le cadet des ses préoccupations.
Vous n’avez heureusement pas mentionné son origine et on est passé près de la promotion canapé… ouf !
Votre opinion acide éclabousse également Nicolas Sarkozy qui, aveuglé par l’affect et le symbole, à confié à la première venue (et dernière possible ?) un ministère d’une telle importance et dans lequel il y a tant à faire. Il ne montre donc pas lui non plus davantage de compétence et de clairvoyance dans ses fonctions d’autant que vous le soupçonnez (c’est même devenue une certitude) « de ne pas aimer la magistrature » la preuve : « il n’a jamais eu le moindre mot de respect pour notre administration capitale pour notre démocratie »
C’est donc le mot respect qui doit avoir un sens variable…
Vous dites que vous ne tolèreriez pas quelle vienne se pencher sur votre épaule pour vous dire ce que vous devez requérir. C’est une évidence, mais, pour vous raidir de cette façon brutale, avez-vous connaissance de cas où il y a eu des tentatives ?? Vous exprimez une crainte ??
Rédigé par : LAZARE | 21 septembre 2007 à 00:49
@Vaticinateur :
je ne revendique pas d'être devin ou oracle mais ne seriez-vous pas C.Jacob et donc, "vaticinatrice" plutôt ?
Si je me trompe, qu'importe, vous apporterez, en étant assidu de ce blog, un éclairage utile comme celui de la sus-nommée... dont les commentaires, oublions le sucré de la confiture, ne manquent pas de...sel !
Rédigé par : Parayre | 21 septembre 2007 à 00:47
Un ami vient de me transmettre la dépêche publiée ce jour à 17H09 par "AP" dont la conclusion - le porte-parole du ministère de la Justice, Guillaume Didier, n'a pas souhaité faire de commentaires sur les propos de Philippe Bilger - ne manque pas de sel ...
Il est vrai que ce très jeune magistrat de formation s'exprime beaucoup, même pour tenter d'influencer la chambre criminelle comme il l'a fait mardi après-midi...
Pour les "politiques" et leurs valets, les finesses de la pensée, les subtilités des raisonnements, suivez mon regard, comptent moins, certes, que les succès mais sont toutefois de nature à les faire taire !
Dans la plupart des pays, les citoyens possèdent la liberté de parole. Mais dans une démocratie comme la France, ils possèdent en plus la liberté après avoir parlé ...
On peut s'en féliciter mais on doit rester vigilant pour que la situation perdure.
Rédigé par : Parayre | 20 septembre 2007 à 22:33
A lire les réactions à chaud des internautes dialoguistes du Nouvel Obs j’augure pour ‘la ministre’ le destin de Robin of Locksley, l’ ‘outlaw’ ! Comme on le sait, «the outlaw's enemy is the sheriff due simply to his profession», tout comme dans le cas des «huissiers, notaires, parlementaires, avocats, juges, dentistes, chirurgiens, pharmaciens ! BEN QUOI ! DE TOUS les profiteurs ! Ah, j'oublie les agences immobilières, les constructeurs, les architectes, les experts en tout genre ! »
On a ainsi une identification de la garde des Sceaux avec La Justice contre « les magistrats qui ne savent pas se plier à la volonté populaire » qu’elle représente, et auxquels « il faudrait de temps en temps faire une piqûre de rappel ». Rappel de quoi ? Du vaccin Nativel, I presume !
Par conséquent qui doit être viré ? mais ‘the sheriff’, of course !! C’est lui le représentant de l’injustice et de la tyrannie, l’empêcheur de redistribution des offices en rond, le pourfendeur de « Robin Hood » (avec un ‘H’ et non pas un ‘W’), du défenseur des pauvres et des opprimés, de celui qui « s’attaque aux privilèges de la magistrature » ; « ça ne plaît pas. Et alors ?? » ! Ségolène a raison ! Dati, Ségo même combat contre la « synthèse de ce que la magistrature peut contenir de conservatisme et de misogynie » : le Shérif de Nottingham, le Prince noir !! Tous derrière son panache blanc, Lytil Jhon, Lady Marianne…
Il n’y a pas que cela, bien sûr, mais il y a cela qui prouve que, effectivement, la Justice a failli à communiquer, cette justice qui dans l’esprit de la ‘populationne’, « n'est rendue qu'aux puissants » , cette Justice dont « tant de cultures et d´intelligences ignorent ce qui (vous) semble représenter la base pour un citoyen éclairé. » Ce qui est en effet dramatique.
Mais ce qui est plus dramatique encore, Monsieur Bilger, et je vous le dis exactement comme je le pense, à savoir sur le fond d’expériences douloureuses, c’est que lorsque les cultures et les intelligences lambda comme les miennes cherchent à combler leurs lacunes en la matière, elles paraissent derechef suspectes et suscitent parfois même de l’agressivité chez les tenants du pré carré judiciaire qui plus souvent qu’on ne le pense, bafouent l’intelligence et la culture qui leur font personnellement défaut, à tel point qu’on se prend à envier les tartineurs de confiture… !! Le pire c’est que disant cela, je ne suis même pas ironique !
J’ai vu que votre retraite méritée était proche, mais j’espère que vous contribuerez à maintenir blog ouvert !
Rédigé par : Vaticinateur | 20 septembre 2007 à 22:07
A l'invitation de Coremaker que je remercie, j'ai pris connaissance de la "transcription" de vos propos par Le Figaro : décidément les journalistes transforment leurs papiers en armes, ignorant ou feignant d'oublier qu'il existe des nuances entre les mots qu'ils rapportent !
Pour autant, vous êtes plus qu'averti des travers de la presse : on ne saurait, pardon, être l'homme de sa spécialité que si l'on est sa victime...
Rédigé par : Parayre | 20 septembre 2007 à 22:01
Question déjà posée : pourquoi tous ces magistrats - de gauche ou de droite - démangés par le prurit politique? Comment ne pas penser qu'ils étaient déjà des hommes politiques dans leur fonction de magistrat ? Comment ne pas penser que la justice est aujourd'hui une loterie, suivant que l'on a affaire à un magistrat de droite ou un magistrat de gauche ? La justice devrait être respectée, mais pour cela elle doit être respectable. Il faudrait que les magistrats soient au service de leur fonction, et non leur fonction au services de leurs opinions. Mais, signe des temps, ce ne sont plus les Facultés de Droit qui forment les magistrats mais les Instituts d'Etudes Politiques... Cherchez l'erreur !
Rédigé par : guzet | 20 septembre 2007 à 21:12
"Cela fait du bien d'entendre un artiste avouer qu'il aime le public parce qu'il a besoin d'argent."
Et oui, si les applaudissements sont le pain des acteurs, les rappels en sont le beurre...
Quant à votre dialogue sur le site du Nouvel Obs, sauf meilleur avis, sa transcription ne trahit pas vos positions habituelles et me semble donc intellectuellement honnête.
Pour ce qui est du Bâtonnier Houillon, qu'il n'oublie pas que le vrai héros d'une fête est celui qui la "Peyrat" !
Pour paraphraser Céline, Catherine J, afin que dans le cerveau d'un "Houillon", la pensée fasse un tour, il faut qu'il lui arrive beaucoup de choses et de bien cruelles...
Je ne les souhaite pas, pour autant, au maire de Pontoise.
Rédigé par : Parayre | 20 septembre 2007 à 20:57
La formule est aussi maladroite que la coupe de champagne d'Eva Joly lors de l'arrestation d'Alfred Sirven. Mais, SVP, un peu d'humour ! Je conseille néanmoins la lecture de l'ouvrage de Me Houillon sur les travaux de la commission d'Outreau. Sans animosité à l'égard de la magistrature en général, il est néanmoins sans concession à l'égard du maître d'oeuvre de l'affaire, à savoir le Juge dont Me Dupond-Moretti avait déclaré qu'il connaissait 50 juges Burgaud sur le territoire.
Rédigé par : Thierry SAGARDOYTHO | 20 septembre 2007 à 20:46
Dans la parole de Philippe Houillon il y a un côté western de seconde catégorie avec d'un côté les méchants magistrats prêts à scalper n'importe qui et de l'autre des avocats-zorros défenseurs de la veuve et de l'orphelin. Dans un de ses galas d'adieux Henri Salvador va peut-être nous chanter "Houillon est arrivé... héhé..."
Je ne pense pas que "Bilger" ira remplacer "Nativel", à mon avis la Place Vendôme doit de temps en temps jeter un coup d'oeil sur ce blog. Personnellement je suis très méfiant envers les journalistes dont certains pratiquent le sophisme avec un art consommé.
Rédigé par : Bernard de ... | 20 septembre 2007 à 20:26
Les craintes étaient fondées :
"Un magistrat critique violemment Dati".
C'est sous ce titre et à l'aide de propos un peu plus tronqués que le Figaro en ligne relate l'événement.
http://www.lefigaro.fr/fil-info/20070920.WWW000000466_un_magistrat_critique_violemment_dati.html
Rédigé par : Coremaker | 20 septembre 2007 à 20:23
J'avais lu, j'avais souri...
C'est une plaisanterie qui ne mérite ni tant d'honneur ni tant d'opprobre... elle relève de la même veine, cher PB, que celle que vous eûtes dans votre blog, il y a quelque temps, sur notre corporation...
Allons, un peu d'humour : elle veut simplement dire que les gens préfèrent être assistés d'un avocat que cloués au pilori par un procureur...
Pas de quoi fouetter raminagrobis !
Rédigé par : sbriglia | 20 septembre 2007 à 19:07
Et si Philippe Houillon souffrait d'une médiatique aiguë, d'un coup trop fort de notoriété, un symptôme sévère dû à une trop forte exposition à l'écran. Ce n'est pas lui faire injure et mépriser ses qualités que de constater que la commission Outreau fut son heure de gloire, pour ne pas dire son bâton de maréchal. Lui connu de ses électeurs - et encore faut-il relativiser - est entré pendant des semaines chez bien des Français en redresseur de torts, en une espèce de Zorro ; cela dit la tâche était facile, la France entière ne demandait qu'à pleurer sur les bourreaux de la veille devenus victimes. La partie d'Houillon était gagnée d'avance. Que de cette notoriété il tire quelque profit électoral pendant quelque temps, je n'en doute pas. Au-delà de ça, je pense qu'il croit fermement que les Français préfèrent les avocats. En allant plus loin mais je n'aime pas les procés d'intention, peut-être est-il lui aussi persuadé que les avocats sont "meilleurs" que les magistrats. Ce serait effarant pour ne pas dire plus. Enfin comme vous le dites Philippe, heureusement qu'il y a Daniel Auteuil ! En voilà un qui vieillit comme un grand cru. Dommage que les actrices n'aient pas droit à cette chance ; même si elles vieillissent bien, elles vieillissent...
Rédigé par : catherine A. | 20 septembre 2007 à 18:57
Pour être fausse, cette allégation est fausse, et totalement puérile...
Il est drôle de constater que même à un haut niveau intellectuel, la connerie est de naissance...
désolée pour le gros mot ;-)))
D'autre part, l'affaire Outreau, comme on l'appelle, est non seulement un rappel que la justice reste soumise à l'erreur humaine malgré tous les filtres pour l'éviter, elle montre également que la Justice a besoin d'argent et qu'elle n'en a pas !
Avant de vouloir réformer une législation pénale, que je trouve personnellement bien faite, je pense qu'il faudrait peut-être donner à la Justice de l'argent pour fonctionner correctement...
Je ne sais pas, mais je pense que beaucoup de magistrats, de greffiers, seront d'accord avec moi...
A bon entendeur....
A Rachida, si tu nous lis...
Rédigé par : marie | 20 septembre 2007 à 18:40