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Un ministre à la hauteur ?

Réunis en assemblée générale à Strasbourg, des magistrats ont dénoncé l'attitude du garde des Sceaux dans l'affaire Nativel, qui d'ailleurs n'en est plus une. Il faut savoir terminer une querelle longuement explicitée d'un côté et de l'autre. Un malentendu plus qu'une agression.

La ministre de la Justice a l'habitude, si on en croit le Canard enchaîné, de reprocher à certains de ses collaborateurs - mais  peut-être ne sont-ils plus à son cabinet ? - de n'être pas "à la hauteur". Elle comprendra donc que les magistrats, dans le respect qu'ils doivent à sa fonction, s'arrogent aussi le droit d'évaluer si leur représentant naturel et politique auprès du président de la République est lui-même "à la hauteur" de la formidable mission qui lui a été confiée. D'ailleurs, Rachida Dati ne cesse pas, et à juste titre, d'en rappeler l'importance à la fois personnelle et sociale. Ce n'est pas lui faire injure que de souhaiter une liberté de critique sans être immédiatement taxé de vouloir porter atteinte à la femme, au symbole ou à l'élue du couple présidentiel. Je me souviens de cet estimable ministre de la Justice qu'a été Pascal Clément, qui a supporté sans l'ombre d'une acrimonie des attaques dont certaines étaient grossières et  infondées. Je suis persuadé que, si l'exercice est difficile, un "chef" ne peut que s'enrichir de la pluralité de paroles et d'opinions, même  vives, dès lors qu'elles s'expriment avec courtoisie républicaine et déférence professionnelle.

Cette démarche mérite d'autant plus d'être mise en oeuvre que, pour la première fois à ma connaissance, la ministre répond sur trois pages à huit lecteurs du Parisien, dont les questions couvrent un large éventail et peuvent aisément rivaliser avec celles de journalistes. Ainsi, Rachida Dati présente une vision complète de la politique qu'elle envisage et justifie les orientations choisies. Force est de reconnaître que, pour l'esprit même le plus rétif, l'épreuve a été bien surmontée.

Il y a bien sûr toujours des détails qui peuvent agacer : le texte relu et amendé, comme si elle n'avait pas le courage d'affronter les inévitables conséquences de sa spontanéité. Le procès fait aux médias par lesquels "elle s'estime malmenée". Que serait-ce donc s'ils la courtisaient ! Alors qu'ils ne sont pas encore passés du côté de l'information mais qu'il y a des bouts de dévotion qui traînent.

Mais, en dehors de ces petites aigreurs, quelle heureuse surprise !   

Je n'ai pas envie, comme pour une explication de texte, de reprendre en détail chacune des répliques du garde des Sceaux. Je tiens seulement à mettre en évidence quatre points à mon sens fondamentaux.

Le premier se rapporte à une exigence qui m'a toujours semblé manquer dans les programmes judiciaires et que j'ai, à titre personnel, recommandée. Un humanisme mais vigoureux, une démocratie sachant se défendre sans se renier, le refus d'une politique hémiplégique où la gauche, de toute éternité, aurait eu la licence de s'approprier le coeur et la générosité tandis que son adversaire se contenterait du réalisme sec et de l'efficacité forcément brutale. On n'est plus dans cet absurde schéma, heureusement. C'est au nom d'une totalité, d'une morale de l'action que la justice sera réformée.

Le deuxième concerne les mesures pénitentiaires qui seront débattues à la fin du mois de novembre et dont la teneur emporte mon adhésion enthousiaste si leur réalisation, dans les conditions annoncées, est garantie. Enfin on semble avoir saisi qu'il faut tout mener de front: améliorer le sort des détenus et ne pas oublier la condition des personnels. La restauration en matérialité et en dignité du quotidien des condamnés sera donc conjuguée avec le souci de l'encadrement. Cette démarche commune et simultanée est la seule que l'opinion publique, prompte à s'indigner comme à s'apitoyer, pourra accepter. Sans omettre le rôle, que j'espère décisif, du contrôleur indépendant des prisons qui devra être une personnalité de grande qualité.

Le troisième a trait au développement très pertinent sur les mineurs et au désastre "social et civique" causé par des infractions non réprimées, par le sentiment d'impunité qui en résulte. Il m'apparaît que, pour le plus grand bien d'une justice pas seulement compassionnelle, on va cesser de faire de l'angélisme avec  la malfaisance au prétexte qu'elle est jeune. Encore convient-il de faire entrer la nécessité de cette révolution intellectuelle dans la tête des magistrats. Ce ne sera pas une mince entreprise.

Enfin, la politique exposée ainsi par petites touches, qui devra naturellement s'accommoder des moyens disponibles et du calendrier prévu, semble tout de même inspirée par la volonté de généraliser ce qui est au coeur de la réforme pénitentiaire à venir : mettre sur le "feu" parlementaire et politique un ensemble de projets le plus large possible pour que la réalité n'attende pas avant d'être positivement bouleversée dans toutes ses facettes. Penser longuement et lentement pour engager vite tout ce que la justice d'aujourd'hui requiert, de la responsabilité élargie des magistrats à une exécution des peines cohérente et effective.

Que les justices non pénales ne soient pas négligées, elles qui désespèrent le citoyen et rendent ostensible un retard au quotidien qui signe la faillite de notre service public. Nous avons la chance - sans doute encore une forme de respect ! - que les usagers ne descendent pas dans la rue pour manifester. Ils en auraient le droit puisque nous ne leur rendons pas ce qui leur est dû.

Dans ces trois pages, si l'on écarte la révérence obligée à l'égard du couple présidentiel, j'ose affirmer qu'il y a moins d'humeur affective, de subjectivité à la fois affirmée et persécutée. Mais beaucoup plus de ministre de la Justice. Certes, tout n'est pas coupé qui relie Rachida Dati à celui qui l'a nommée et qu'elle admire mais, pour le bienfait de notre administration et la considération que nous attendons, le cordon n'est plus aussi serré. Chacune des pensées du garde des Sceaux n'éprouve plus le besoin d'aller s'abriter sous une égide auguste.

Pour être à la hauteur, il n'est pas d'autre solution possible.

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Commentaires

Je vois que le billet à propos duquel je voulais rajouter le commentaire ci-dessous a disparu du blog mais je pense néanmoins ne pas être hors sujet avec celui-ci:

Marie-Françoise Lebon-Blanchard , membre du SM, conseiller à la cour d’appel d’Angers, interviewée suite à l'application d'une peine plancher pour un vol de vingt euros se montre très critique à son égard.
Je constate pour ma part qu'après que Jamal DATI ait vu sa peine durcie au tiers d'une peine plancher de trois ans pour récidive de trafic de stupéfiants et que le vice-procureur Nativel ait été convoqué par son ministre de tutelle pour avoir requis l'application de la loi et du 31 juillet 2007 en faisant valoir que l'accusé présentait « des garanties exceptionnelles d'insertion ou de réinsertion », le parquet concerné cette fois-ci n'a pas requis dans le même sens à propos d'un vol de vingt euros commis par un jeune homme de vingt ans qui sans doute ne présentait pas les « garanties exceptionnelles d'insertion ou de réinsertion » requises et sortira donc dans trois ans convaincu d'avoir payé le juste prix et tout prêt à se réinsérer.

Je ne suis pas vraiment devin mais l'achillea millefolium me paraît murmurer que si on ne redescend pas sur terre à la vitesse du missile de croisière hypersonique X-51 WaveRider, comme dit BK il est fort possible qu'il faille s'attendre à quelque chose de pas joli joli ! !
Pour les profanes: l'achillée millefeuille plante sacrée de diverses civilisations et dont Achille à qui elle doit son nom avait appris les vertus vulnéraires du centaure Chiron, mélangée à du miel qui en adoucit l'amertume est également réputée pour équilibrer le sommeil. D'autre part, une friction d'essence [de couleur bleue, et à l'arôme est doux et épicé], ou encore de lotion d'Achillée Millefeuille rend l'être moins perméable à la pollution atmosphérique et moins sensible à la malveillance.... ou peut-être aussi davantage au sens de la mesure...
«Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage. Il faut que chaque chose y soit mise en son lieu» ; La science des proportions ne se résume pas à une règle de trois «Aimez donc la raison» fuyez la vanité «notre siècle est fertile en sots admirateurs. Un sot trouve toujours un plus sot qui l’admire.» Apprenez donc aussi beaux messieurs du prétoire que «Le temps, qui change tout, change aussi nos humeurs./Chaque âge a ses plaisirs, son esprit et ses moeurs/Un jeune homme, toujours bouillant dans ses caprices,/Est prompt à recevoir l’impression des vices ;/Est vain dans ses discours, volage en ses désirs,/Rétif à la censure, et fou dans les plaisirs./L’âge viril, plus mûr, inspire un air plus sage,/Se pousse auprès des grands, s’intrigue, se ménage,/Contre les coups du sort songe à se maintenir,/Et loin dans le présent regarde l’avenir.» Nicolas Boileau - Art Poétique

Note subtile, comme toujours, qui ne répond pas toutefois au paradoxe que constitue à elle seule, "notre" garde des Sceaux : elle a évoqué, évoque sans cesse la légitimité électorale et me fait penser à Charlie Chaplin qui, dans le "dictateur", entame une tirade sur la race blonde aryenne et l'interrompt quand son visage aux cheveux bruns se reflète dans le miroir de son bureau !

Quelle est, sans bien entendu que mon interrogation porte sur son origine, la couleur de sa chevelure ou son sexe, sa propre légitimité démocratique, et qu'en pense-t-elle lorsqu'elle se contemple dans les nombreuses glaces de l'hôtel de Bourvallais ?


Est-elle élue, professionnelle reconnue et chevronnée, dotée d'une expérience la dispensant de l'onction du suffrage universel qu'elle estime pourtant, non sans raison, source de la légitimité supérieure ?


Pourquoi ne s'est-elle pas, au lendemain des présidentielles, présentée aux législatives ?

La présidentialisation de notre régime l'a certes fait ministre mais, vieux républicain, je n'oublie pas que les livres ont plus de courage que les courtisans pour dire, à supposer qu'ils la détiennent, la vérité au "Roi" ...


« la ministre, sur trois pages, répond à huit lecteurs du Parisien dont les questions couvrent un large éventail et peuvent aisément rivaliser avec celles d'un certain nombre de journalistes.»

La sélection des lecteurs du Parisien me paraît d'un bel à propos qui permet de faire un vaste tout d'horizon des orientations de la politique pénale mieux que ne l'eussent imaginé sa rédaction. « Ma vie n'est pas un roman » dit-elle mais je ne sais pas pourquoi je pense à Socrate et au dialogue comme fiction, mais bon si ça peut éclaircir l'horizon en particulier pour les victimes qui vont avoir droit à un 'juge du suivi des victimes'!
Les Pays Bas sont posés en modèle de la possibilité pour les victimes de faire leur deuil puisque les gens dépossédés d'eux-mêmes au moment des faits y sont dit-elle «déclarés coupables sans prononcé de peine.»
Quid donc de la dépénalisation de la consommation personnelle de stupéfiants? En effet «Au Danemark et aux Pays-Bas, le principe d'opportunité permet au parquet de ne pas poursuivre toutes les infractions relatives aux stupéfiants. Dans ces deux pays, des directives du parquet général déterminent la conduite à tenir pour la poursuite des infractions relatives aux stupéfiants. La vente et la culture du cannabis, qui constituent partout des infractions pénales, sont cependant tolérées aux Pays-Bas. »
Néanmoins sur ce plan on nous dit qu' ici« il faut une réponse systématique car celui qui fume du cannabis ou consomme des stupéfiants commet un délit. La drogue est partout : elle n'a rien à voir avec la condition sociale. Rappelons que nous remportons la triste palme de champions d'Europe pour la consommation de cannabis chez les jeunes» - Tant qu'on y est encore quid de l'euthanasie? qui «ne constitue pas une infraction aux Pays Bas lorsque le médecin agit dans le respect des critères de minutie mentionnés à l'article 293 du code pénal et définis à l'article 2 de la loi relative au contrôle de l'interruption de la vie pratiquée sur demande et de l'aide au suicide. »
Enfin Quid des vitrines du port d'Amsterdam?

Autre point intéressant toutefois : «Un juge ne doit pas et ne peut pas tout se permettre :il ne peut parler de manière arrogante.»
Mais il ne reste pas moins que si un jeune de vingt ans peut être condamné à trois ans de prison pour le vol de 20euros, s'agissant de délits financiers «Il faut donc imaginer une rationalisation des sanctions. Dans certains cas, il n'est sans doute pas utile d'aller au pénal, » nous dit-on. Qu'est-ce à dire? Jusqu'à combien de millions d'euros?
Enfin quel sens de la distinction opérée entre la 'communauté sociale' et la 'communauté civique' et quel sens intrinsèque de ces deux expressions en tant que ces deux communautés seraient mises en péril par la délinquance juvénile? En quoi est-ce que le vol de 20euros met davantage en péril ladite 'communauté sociale et civique' que la perte du pouvoir d'achat, la concurrence déloyale ou la manipulation des médias ?

A quand un vrai débat public avec de vrais questionneurs ?

Post scriptum: Les citations concernant la législation des Pays-Bas ont pour source le Sénat

@ Catherine Jacob

20 €, effectivement ce n'est pas grand-chose mais peut-être que si ce récidiviste avait trouvé 100 000 € dans la poche de sa victime, il les aurait pris !
Bref, qui vole un oeuf, vole un boeuf et je pense que si le juge lui a appliqué une peine plancher, c'est peut-être qu'il avait ses raisons. Je ne vois rien là d'anormal.

Je pense qu'il faudrait plus d'expérience électorale, or elle ne se présentera pas aux municipales... Dans la magistrature, je pense aussi comme Parayre qu'il faut une solide formation, pas obligatoirement dans d'autres ministères. Les liens avec la Halde ne me plaisent pas, encore moins cette proposition de lutte contre les discriminations dans les tribunaux !

N'étant pas lecteur du "Parisien" - ou tout au moins "d'Aujourd'hui en France", résidant en "province"- j'ai pris la peine, après mon premier commentaire, de rechercher le "dialogue" par vous évoqué et organisé par ledit quotidien.

Déception, aucune "heureuse surprise" à sa lecture : je n'ai pas trouvé l'exigence, par vous soulignée, d'humanisme vigoureux, pas plus de propos roboratifs sur l'avenir pénitentiaire comme de vision sur le traitement de la délinquance des mineurs ou de projets concrets sur les justices non-pénales ...

Il ne suffit pas, en politique, d'attirer l'attention et de la retenir. Il faut encore la satisfaire... sans oublier que l'avenir appartient à ceux qui ont le veto (n'est-ce pas Cactus) !

@Catherine Jacob : quand aurez-vous enfin pitié de vos lecteurs ?...et quand cesserez-vous d'étaler la confiture ?... en pensant par vous-même, par exemple...

« Des magistrats, en assemblée générale à Strasbourg, ont dénoncé l'attitude du garde des Sceaux dans l'affaire Nativel, qui, d'ailleurs, n'en est plus une. »

Une affaire qui n’en est plus une… Peut-être dans le cas de Rachida Dati mais peut-être pas dans le cas du vice-procureur !
Tout dépendra de l'attitude de l'Est Républicain après la demande (selon dépêches AP et Reuter ) non pas "d'explications" mais "d'informations" (je ne saisis pas la nuance) des trois éminents membres du CSM reçus hier en fin d’après-midi par la ministre.
Je voudrais rappeler ici quatre phrases extraites d’une mise au point -sur deux colonnes- de Pierre Taribo,rédacteur en chef de l’Est Républicain, publiées dans son édition du vendredi 31 août 2007 sous le titre « Persiste et signe »

« Nous n’avons pas à juger les déclarations de M.Nativel…Notre rôle consiste à relater scrupuleusement ce qui a été dit à l’audience…
Dans ce contexte qui manque singulièrement de sérénité, nous refusons d'être les dindons de la farce de cette stratégie du retrait. Autant le dire tout net : nous persistons, nous signons et nous soutenons l'auteur de l'article, dont le procureur général lui-même ne conteste ni l'honêteté ni la bonne foi. »

« Relater scrupuleusement » « persistons » « signons » « soutenons »…
Ce n’est pas mince !
Or, apparemment, à la suite de cette mise au point, mutisme absolu des syndicats de magistrats et des magistrats cités par ailleurs le même jour dans un plus vaste article relatif à l’affaire tenant sur cinq colonnes.
N’y aurait-t-il pas là une odeur de parfum déjà respiré, avec l’affaire des paillotes corses, celle d’Outreau, celle des nanas au jolis prénoms de Toulouse,c elle de la confession posthume de Jean-Claude Méry… sans oublier, en remontant dans le passé, celle d’ OM-Valenciennes ?

Alors à qui faire confiance ?
La parole d'un magistrat contre l’écrit d'un journaliste…

@ Parayre

RD n'est pas le concepteur de l'humanisme vigoureux.

L'expression est en quelque sorte le label de PB.

Donc, difficile pour RD de revendiquer a fond ce concept.


...C'etait de Californie. Juste en passant par le blog de PB.

...and...

she became... Veronica Lake... (Ben quoi !)

ps: c'est un clavier americain. Les accents, je ne connais plus.

Quelques questions en lecture de cet article : le programme décliné par Mme Dati est-il la récitation littérale et bien apprise du programme de M. Sarkozy ou bien est-ce un programme de conviction ? Quelle indépendance Mme Dati réserve-t-elle aux magistrats du Parquet : demeure-t-elle, dans son esprit, la "Chef" ou bien concède-t-elle que la liberté de parole puisse encore exister à l'audience ?

sbriglia
«@Catherine Jacob : quand aurez-vous enfin pitié de vos lecteurs ?... et quand cesserez-vous d'étaler la confiture ?...en pensant par vous-même, par exemple...»

Je crois que j'ai déjà répondu à Fleuryval sur ce point mais sans doute n'y avez-vous pas pris garde. Avant d'affirmer n'importe quoi il faut pouvoir le prouver, notamment par une démonstration en bonne et due forme. Vous m'obligeriez donc beaucoup soit en retirant explicitement vos propos soit en rendant manifeste la nature de confiture de la confiture prétendue.

Vous soutenez l'inflation législative contre la délinquance. Soit.

Quand ? Sur quel critère estimerez-vous que vous et votre politique a réussi ou échoué ?

Y a t-il une limite, un seuil, un rendez-vous ?

A Catherine Jacob

« Je crois que j'ai déjà répondu à Fleuryval sur ce point mais sans doute n'y avez-vous pas pris garde ».

« Je crois que… » « il faut pouvoir le prouver, notamment par une démonstration en bonne et due forme… »

Dans ce cas très intéressant, il n’eut pas été superflu d’écrire :
« Sur ce point j’ai répondu à Fleuryval, le… à… heures, sous la note publiée sur ce blog le… et intitulée « … » en ces termes « …. », une très courte citation étant préférable à un long développement.
Il n’est pas impossible que l’attention de Sbriglia, si la tartine lui a paru trop grosse, se soit relâchée.
Relaxe au bénéfice du doute !

Rachida Dati est au moins à la hauteur de... l'épouse du président. D'après Libération, la ministre de la Justice accompagnera sa soeur Cécilia aux funérailles de Jacques Martin, suivie des dames Albanel et Boutin... L'ex aurait sans doute eu pas mal d'humour à la vue de ce cortège...
Autre info sur le site Rue89, après les retouches aux bourrelets présidentiels, on donne dans le CV retouché, de celui de Sarkozy et de quelques-uns de ses ministres... Juste de petits mesonges entre amis.

Véronique,
Bonne continuation de séjour aux USA, tous mes voeux vous accompagnent pour que ce voyage vous soit des plus agréables !

@Véronique, j'avais compris...

Vous êtes donc Kim Basinger, la sosie de Veronica Lake dans L.A Confidential, film tiré notamment, cher Fleuryval, du Dahlia noir, roman de James Ellroy.

Bon séjour !

Dab
«Alors à qui faire confiance ?
La parole d'un magistrat contre l’écrit d'un journaliste…»

D'après mes informations mais c'est à vérifier, l'Est républicain qui a racheté le Républicain Lorrain en début d'année appartiendrait lui-même au Crédit mutuel. Quel intérêt le Crédit mutuel aurait-il d'asticoter le Parquet de Nancy ?

Connaissant certains des zozos qui travaillent dans les médias sus nommés et auxquels j'ai déjà failli arracher les yeux pour des raisons que je ne peux pas exposer ici en détail sans m'attirer un procès, quoique si on m'y pousse un petit peu...
Je vote sans hésitation pour accorder du crédit au Vice-procureur qu'en revanche je ne connais pas !

« Je crois que… »
Veuillez laisser l'intéressé répondre par lui-même SVP. De toute façon le problème n'est pas celui de la tartine mais celui de la rareté et du self made de la confiture ;
Enfin, l'expression 'je crois' employée telle que dans le contexte de référence est chez moi l'un des très rares tics de langage importés du japonais qui l'emploie au titre de l'affirmation restrictive atténuée, laquelle prend en compte le fait qu'une affirmation brutale risque de heurter l'interlocuteur ou de lui faire perdre la face et lui ouvre donc toujours une porte de sortie !

@sbriglia, la confiture c'est très mauvais pour les bourrelets et comme Photoshop ne fait pas tout, je vous conseille de faire comme moi, supprimez-là :)

@Polochon

Bien. Vous admettez donc l'application de la peine Dati à partir d'un centime d'euro, en toute bonne logique.

En faisant mes courses ce jour, j'ai ramassé par terre au centre de l'allée qui longe les caisses du supermarché dont je possède une carte de fidélité qui me fait cagnoter des euros, le sou d'oncle Picsou, le début de la fortune, un tout petit centime d'euro qui brillait de tout l'éclat du métal poli dans un porte-monnaie garni de tas de petites pièces cuivrées qui s'entrechoquent et sur lequel une foule de consommateurs pressés a marché sans daigner le remarquer. Je l'ai ramassé sous le regard approbateur de la caissière qui m'a dit: "J'aurais fait la même chose." Et je l'ai gardé.

En revanche, en passant devant le domicile de personnes qui n'avaient pas l'air de rouler sur l'or, j'ai découvert et ramassé l'équivalent de 30 euros (200.-FRF) pliés en quatre qui m'ont paru être tombés d'une poche. J'ai sonné et j'ai demandé aux personnes qui m'ont ouvert s'ils n'auraient pas perdu quelque chose sur le trottoir. Ils m'ont répondu non. J'ai dit :" Bon, très bien" et je suis repartie me réjouissant de la bonne aubaine, manque de bol, l'un des jeunes me rattrape et me dit : "j'ai perdu 200.-FRF ils ont tombés de ma poche." Je les lui ai donc remis et depuis j'ai droit à un salut très poli quand je rencontre l'un ou l'autre. Je pense qu'ils en ont davantage appris en moins de deux minutes que le jeune condamné pour 20€ n'en apprendra jamais en trois ans de prison.
Normal, 30€ ce n'est pas 1 centime d'euros.

Lecture faite de ce passage de Mme Dati devant un jury citoyen, je me demande si ce catalogue de bonnes intentions, mêlant fermeté d'apparence et générosité de bon aloi, résistera à l'épreuve des moyens mis à sa disposition. Trop d'annonces en ce domaine se sont perdues aux oubliettes. Soyons des Saint Thomas et jugeons sur pièces. Formons le voeu que Mme Dati réalise ce qu'elle promet et qui suscite l'enthousiasme de M. Bilger. La prudence est de rigueur en ces temps de vaches maigres.

Je suis d'accord avec madame Colombo sur les cvs tronqués.

On nous fait l'apologie des nombreux protecteurs de madame Dati : Lagardère, Veil... Il ne nous est jamais parlé de la formation professionnelle, du travail effectué avec succès ou non.

J'ai vu pour ma part une bien piètre porte-parole lors de la campagne présidentielle !

De même que madame Sarkozy n'est ni la nouvelle Joséphine, ni la nouvelle Jackie Kennedy.

Je sais que ce sont les cuistres menteurs de la publicité qui font la politique hélas maintenant, mais il ne faut pas exagérer tout de même. Il y a des couleuvres bien trop grosses pour être avalées et je ne crois pas en la pérénnité des impostures.

catherine A.
«supprimez-là :)»

Evidemment, c'est plus facile de supprimer ou de sauter la difficulté que de démontrer le bien fondé d'une allégation, tout délinquant le sait qui préfère brigander à travailler. Bref, je n'ai pas relevé votre dernière allusion gratuite et malveillante mais cette fois-ci je pointe. Pourquoi tout le monde veut-il éviter à l'intéressé d'avoir à répondre ? C'est très désobligeant.... pour lui, car il est assez grand pour répliquer tout seul avec de l'à propos. Contentez-vous d'en être le supporter !

@ sbriglia, catherine A, Dab et Parayre
La confiture permettant parfois un financement alternatif de mes promenades fleuries, je ne peux laisser ainsi tirer dans le pot. D'autant moins que si elle peut gonfler, celle qu'on étale ici ne nécessite pas de retouches sous photoshop.
Je retourne travailler à ma gelée de dahlia noir pour ministre en quête d'auteur.

Ma Dame Véronique. Bonnes vacances au bord du Pacifique. Ne perdez pas votre chemise à Las Vegas, Nevada, toutefois, c'est proche de la Californie, le Topless ne vous sied publiquement pas. Echappez à la Vallée de la Mort et revenez-nous encore plus pénétrée d'usage et de raison sur les rives de l'Aubance et du bon sens.

"Ma Dame Véronique etc etc etc "
Rédigé par: francis | le 19 septembre 2007 à 23:06

Tout comme vous en vos recommandations !

ps voire ump : c'est aussi un peu Ma Dame Véronique à moi aussi ! :-)

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