Madame le garde des Sceaux,
Ne voyez nul irrespect dans ce courrier. Faute d'avoir eu l'honneur de vous rencontrer et de vous parler, il ne me reste que l'écrit pour vous transmettre le message qui me tient à coeur. Je suis persuadé aussi que vous préférez, comme moi, une parole libre à un silence complaisant, une franchise spontanée à une campagne d'insinuations et de rumeurs.
J'ajoute que, pour respectables qu'ils soient, les syndicats n'ont pas vocation à être les seuls intercesseurs entre vous-même et la magistrature et qu'il y a place pour des visions singulières.
Votre politique, celle qui est mise en oeuvre et celle que vous annoncez, puis-je vous dire que je l'approuve totalement. Je tiens pour rien mes réticences sur telle ou telle fusée intellectuelle lancée par le président de la République et dont la validité serait à vérifier. Par exemple, la comparution des personnes déclarées irresponsables devant les cours d'assises. Je ne crois pas que les familles de victimes seraient davantage consolées et je suis certain que l'Etat de droit y perdrait.
Pour l'essentiel, mon assentiment pour la loi sur les peines planchers vous est depuis longtemps acquis et je ne perçois que des avantages, pour la société, à faire passer les récidivistes dangereux, majeurs ou mineurs, sous des fourches caudines fiables et rigoureuses.
Si vous parvenez à mener à bien la réforme de la carte judiciaire - et vous avez rappelé votre détermination à ce sujet -, vous aurez réussi, contre tous les corporatismes se déguisant en intérêt public, un exploit qui méritera d'être salué. Vous avez installé une commission pour réfléchir à la dépénalisation du droit des affaires. Ce ne sera pas une mince entreprise entre l'utile exclusion de l'accessoire, sans mauvaise foi caractérisée, et la conservation de l'essentiel clairement frauduleux.
Vous prévoyez, pour la fin du mois de novembre, un grand débat sur la future loi pénitentiaire et si celle-ci tient ses promesses, les prisons, aussi nécessaires qu'elles soient, ne constitueront plus une indignité humaine et une honte pour la République. Ce qui est au coeur de votre projet et qui garantira au moins l'abstention bienveillante de l'opinion publique, c'est la volonté d'améliorer, en même temps, la condition des condamnés et le sort des personnels. A distinguer la première du second, le risque de devoir faire face à une incompréhension outrée était inévitable. Vous y échapperez par cette solidarité tout à fait justifiée. Et la nomination d'un contrôleur général des lieux d'enfermement est une initiative qui aura à l'évidence d'heureux effets. Un regard extérieur sur les univers clos est plus efficace que les vigilances internes trop souvent formelles.
Peut-être vous attacherez-vous aussi à modifier la composition du Conseil supérieur de la magistrature. Diminuer le nombre de magistrats ne l'affaiblirait pas mais le rendrait, paradoxalement, plus légitime. Un jour aussi, vous oserez remettre sur le chantier cette question fondamentale de la responsabilité des magistrats. Dès lors que leur activité juridictionnelle tombe dans un dévoiement qui ne la protège plus, on pourrait concevoir un régime élargi de responsabilité qui tiendrait compte de cette dénaturation. Admettre cette exigence non plus comme une charge mais comme un honneur, loin de fragiliser notre corps, restaurerait la confiance du citoyen qui ne nous prêterait plus un pouvoir sans contrepartie, aujourd'hui intolérable.
Pour ma part, oserais-je suggérer que la division de la magistrature en deux unités distinctes et autonomes - siège et parquet - représenterait une chance pour l'institution. Créer organiquement l'obligation d'un double regard apporterait un esprit neuf à notre procédure pénale qui n'attend que cette révolution puisqu'on ne veut pas de celle, radicale et bienfaisante, qui consisterait à supprimer la fonction de juge d'instruction.
Vous avez manifesté votre désir de nommer plus de femmes à des postes importants de responsabilité. Je n'y vois que des avantages si on ne tombe pas dans le travers qui a permis, parfois, l'hégémonie virile : reléguer la compétence au second plan. Peut-on vous suggérer d'adopter des méthodes moins brutales ? Est-il ainsi indispensable, pour la bonne administration de la justice, de "virer" quelques mois avant sa retraite un procureur général respecté ?
Vous devinez bien que je n'aurais pas eu l'impudence de vous envoyer une correspondance électronique s'il ne s'était agi que d'un aval à donner à votre politique. Vous avez suffisamment de partisans pour n'avoir pas besoin de moi. Il n'empêche que le fond ne cesse pas de me convaincre mais que la forme me laisse surpris. Au nom du premier, je me permets d'évoquer la seconde.
Par forme, j'entends par là vos apparitions sur la scène mondaine médiatisée. Il y a quelques jours, j'ai parcouru Point de vue et je vous ai vue. Pour ne rien vous cacher, mon premier sentiment fut d'étonnement. Comme on pouvait s'en douter, le Canard enchaîné vous a consacré un article. Bernard Arnault donnait un dîner historique pour les 60 ans de Dior. Apparemment, la fête fut superbe et vous portiez une très belle robe longue.
Peut-être êtes-vous en train de songer que ce magistrat sur lequel vous avez une autorité, par l'entremise de son procureur général, dépasse les limites et que votre existence de garde des Sceaux ne le regarde en rien. C'est sur ce point capital que je me sépare de vous.
En effet, il me semble que la communauté des magistrats et son ministre constituent une totalité, une unité, une solidarité qui ne peuvent pas laisser la première indifférente et le second insensible. Il est manifeste que si vous administrez le service public de la justice, si, d'une certaine manière, vous nous gouvernez, vous nous représentez aussi. L'action du ministre que vous êtes ne s'arrête pas, à nos yeux, au seul vote de lois et à des déclarations publiques qui, prononcées parfois devant des publics hostiles, feront de moi à chaque fois le défenseur de votre courage intellectuel et politique. Elle concerne aussi cette immense part de mondanité et de publicité qui vous voit conviée en qualité de garde des Sceaux et offre une illustration de votre personnalité dans laquelle nous sommes évidemment partie prenante. Pour prendre un exemple, lorsque Claire Chazal a le droit de se laisser photographier en votre compagnie, nous sommes aussi les victimes de cette confusion.
J'ai conscience d'aborder un thème délicat mais qui me paraît suffisamment important pour que je vous en entretienne. Notre perception de vous-même en qualité de ministre ne parvient pas à occulter cette vie mondaine médiatisée qui, pour être théoriquement à égale distance de la vie personnelle et de la vie politique, représente surtout, sans rapport avec la première, une vision clinquante, superficielle et ostensible de la seconde. Je sais bien que quelques-uns de vos collègues, hommes et femmes, sont friands de ces exercices sociaux et somptuaires mais votre fonction rend sans doute le hiatus plus éclatant entre le sérieux, la rigueur de la fonction et la futilité de ces manifestations où tout coule et se montre en surabondance. Il est normal que nous nous en préoccupions comme il ne serait pas absurde que les autres administrations s'en soucient.
Il serait même scandaleux que le corps judiciaire, dans le secret ou sans fard, ne soit pas attentif à ce qui accable quotidiennement la justice en le comparant avec les soirées brillantes qui, aussi passionnantes soient-elles, semblent trop en décalage, en inadaptation pour ne pas susciter au moins une once de malaise chez nous. Les tragédies, les dérives, les échecs, les désastres enfouis dans l'exercice de toutes les justices, pas seulement pénale, la multitude de ceux réclamant consolation et réparation, de ceux faisant obstacle à la manifestation de la vérité, les contentieux de luxe et les instances de pauvreté, cet immense et contrasté paysage judiciaire n'est-il pas, avec son intensité dramatique, trop lourd pour pouvoir supporter un garde des Sceaux qui s'adonnerait, sous notre regard de professionnels et de citoyens, à des incursions festives sans commune mesure avec la grandeur de sa charge et l'honneur de notre métier ?
Une seconde, j'ai cru deviner sur votre visage une touche de dérision et comme un peu de condescendance. Certes, vous avez été magistrat mais vous connaissez et admirez les entrepreneurs, vous raffolez sans doute de l'esprit d'entreprise. Je devine aisément les procès qu'on peut intenter à notre institution. Elle serait ridicule avec sa dénonciation éthique de l'argent et son puritanisme, cet éperdu désir de pureté qui l'habiteraient. J'ai trop souvent vitupéré le corporatisme de beaucoup de mes collègues pour ne pas venir au secours de la magistrature quand elle le mérite. Si notre conservatisme est souvent timoré, il a aussi son allure et nous préserve, avec une intuition rarement en défaut, des pièges qu'induisent les fascinations faciles de la modernité, du luxe et de la profusion. Il est vrai que nous portons en nous, probablement avec trop de raideur et de rigueur, une bonne conscience que j'admets, à force, lassante, une détestation sinon de l'argent du moins de toutes les manières inélégantes et vulgaires d'être riche qui nous rendent, il faut bien l'avouer, la tolérance souvent de plus en plus difficile. Reconnaissez qu'il y a dans le luxe massif quelque chose qui gêne, que la vulgarité suinte même des gens de distinction quand on a l'impression qu'ils ignorent ou méprisent ce qui se passe de l'autre côté de la rue, de la vie. Aussi, on ne saurait tourner en dérision ce qui fait profondément la force de notre être collectif, précisément notre goût des êtres au coeur de toute justice authentique et notre méfiance de l'avoir. Cela ne signifie pas évidemment que nous serions assez sots pour ne pas réclamer une augmentation de nos traitements et, plus noblement, du budget de la justice. Mais je crois que nous sommes parvenus à nous situer, aujourd'hui enfin, dans une morale de l'équité. J'insiste sur ce plan car votre volonté justifiée de battre en brèche nos archaïsmes pourrait vous faire oublier la qualité et la rectitude des principes et des valeurs qui généralement guident notre pratique. Dès que nous pouvons être les témoins de ce qu'accomplit notre ministre de la justice, ici ou là, côté place Vendôme et côté Dior, nous sommes fondés à penser. On peut garder ces pensées pour nous ou les exprimer. Je suis sûr que vous ne vous irriterez pas de cette étrange missive électronique inspirée par la passion de la justice qui nous est commune. Quelle présomption de ma part, d'ailleurs, que de croire que vous la lirez mais il n'est pas nécessaire d'espérer pour écrire.
Daignez agréer, madame le garde des Sceaux, l'expression de ma très haute considération.
Ma première réaction en lisant cette lettre est la suivante :
quel crime a bien pu commettre cette femme pour provoquer l'ire de monsieur Bilger ?
Puis, je me renseigne sur ce dernier et je me penche sur sa carrière de magistrat en particulier, et là je comprends.
Ah jalousie quand tu nous tiens !!
Sous un style littéraire certes remarquable, il ne peut masquer sa haine de Madame Dati.
Il en perd toute objectivité et je dirais même toute raison.
Nous sommes en démocratie, nous sommes donc en droit de porter des critiques à l'encontre de nos dirigeants et c'est ce qui je crois fait avancer la société.
Mais ici nous ne sommes plus dans la critique "positive" et constructive mais dans la vendetta.
Et c'est bien triste.
P S : PARDONNEZ MON STYLE QUI EST LOIN D'ETRE AUSSI ROMANESQUE QUE CELUI DE M.BILGER.
Rédigé par : ERKIA | 07 octobre 2007 à 20:21
Admirateur éperdu
«Autant de vigilance nous rassure....»
Exactement !
Pour ma part je n'ai regardé que deux minutes Mme Dati sur le Vivement Dimanche de ce jour, vu que j'étais beaucoup plus intéressée par les savoirs sur notre colocataire Le Rat, animal dont on vient de dresser avec succès une espèce à la détection des mines anti-personnelles en Afrique. Cela a néanmoins été suffisant pour s'apercevoir qu'à l'occasion de cette émission qui passe en différé en non en direct, Mme Dati avait visiblement envisagé de s'inscrire, par la grâce des codes vestimentaires, dans la foulée victorieuses des All Black, lesquels étaient hier en gris et noir, et non pas dans celle de nos bleu-blanc-rouge, et apparaître ainsi devoir bientôt triompher des diverses cabales qui paraîtraient dès lors s'acharner injustement et en vain sur ses compétences.
La manipulation audiovisuelle ne s'est d'ailleurs pas arrêtée là, et je voudrais pour ma part que nos politiques cessent une bonne fois pour toutes, et de prendre les électeurs-téléspectateurs pour des vaches à bulletins dans l'urne qui regardent passivement passer le train, et de leur enlever subrepticement une part de leur libre-arbitre et de leur faculté critique par toutes ces tentatives dignes d'un Mitterrand-Louis XI. Je ne dirai rien du fait qu'après «Moi Je, Symbole de la France. C'est tout», on nous ait programmé Jeanne la Pucelle !
Rédigé par : Une vache ! | 07 octobre 2007 à 18:15
Monsieur l'avocat général,
J'ai trouvé votre intervention d'une grande qualité mais en même temps vous avez violé le sacro saint principe du devoir de réserve. Qu'un syndicat s'exprime je peux le comprendre mais que vous vous le fassiez en qualité d'avocat général sur le comportement extra-professionnel de votre supérieur organique qui serait sensible aux "soirées Dior" je ne peux l'accepter.
Permettez-moi monsieur l'avocat général de vous poser cette question, de quelle légitimité "sociétale (sic)" vous vous prévalez pour vous ériger en "procureur de la vie" ?
Je suis moi aussi cadre de la fonction publique et même si je n'approuvais pas les sorties mondaines de mon ministre, je ne me permettrai pas d'exprimer mon point vue de la sorte.
Je vous laisse avec votre conscience pour apprécier intrinsèquement la portée de vos propos et méditer sur leur utilité sur le paysage de la stérilité intellectuelle.
GGS/ Cadre de la fonction publique d'Etat.
Rédigé par : cameleon | 07 octobre 2007 à 15:41
@ Fabounet
"C'est tout à fait normal et conforme à l'attitude habituelle des femmes en milieu professionnel."
Ce qui est tout à fait conforme chez les hommes c'est de penser que les femmes n'agissent entre elles que comme des rivales jalouses.
Il y a des femmes avec lesquelles on aime beaucoup travailler parce que c'est simplement un vrai plaisir de travailler avec ces femmes-là. Même chose pour ce qui est de travailler avec des hommes.
Et dans ce post, Philippe Bilger n’est pas misogyne. Ce qu’il écrit, d’une part, il l’a déjà exprimé, ailleurs, dans ses livres. D’autre part, le principal de ce qu’il dit ici constitue le fondement de son éthique professionnelle.
Rédigé par : Véronique | 07 octobre 2007 à 15:18
@catherine A.
Je fais aussi partie de ceux qui n'auront pas eu l'attention suffisante pour rechercher les perles. Je m'en excuse. Mon erreur d'appréciation me fait bien plaisir.
Il demeure que, de manière générale, je maintiens mon propos précédent.
Rédigé par : Fabounet | 07 octobre 2007 à 14:45
@Admirateur éperdu
Combien je suis soulagé de vous lire !
Rédigé par : Fabounet | 07 octobre 2007 à 14:40
@radgel
"ce qui m'étonne le plus ici, c'est que les plus virulentes attaques envers Rachida Dati viennent des femmes !"
C'est tout à fait normal et conforme à l'attitude habituelle des femmes en milieu professionnel. N'oublions pas que dans notre univers macho les femmes ont appris depuis longtemps à n'être respectables que dès lors qu'elles sont les égales des hommes, donc haro sur tout ce qui est féminin. La justice au féminin pourra-t-elle exister un jour ?
Je ne parle même pas des jalousies psychanalytiques à l'égard de tout ce qui pourrait être plus séduisant aux yeux des hommes.
Rédigé par : Fabounet | 07 octobre 2007 à 14:36
@radjel
Je pense que vous n'avez pas eu le temps d'une lecture attentive. Vous auriez constaté que les femmes de ce blog sont largement très pro-Rachida Dati.
Parfois un peu exigeantes car elles savent que les erreurs sont moins permises aux femmes et que lorsque l'une d'elles se plante (souvent aidée par les peaux de bananes masculines), c'est toute la cause des femmes qui fait un pas en arrière, cf Cresson. Rachida Dati a été promue symbole par Nicolas Sarkozy ; ce qui à mon avis est vraiment un cadeau empoisonné car un symbole doit être sans faille et ce n'est facile ni pour un homme ni pour une femme.
Rédigé par : catherine A. | 07 octobre 2007 à 12:13
Philippe, en aparté du sujet initial de votre note, je pense que cette phrase de Madeleine Allbright mettra d'accord les féminines qui conversent avec vous dans votre blog.
"There is a special place in the hell for women who don't help other women"
"Il y a une place particulière en enfer pour les femmes qui ne portent pas secours aux autres femmes"
@ Cactus
Monsieur le Professeur,
Merci de bien vouloir affiner la traduction s'il y a lieu.
Rédigé par : Véronique | 07 octobre 2007 à 10:16
@ Philippe Bilger
On ne peut pas dire, cher Procureur Général, que vous ne savez pas choisir vos sujets de chronique en fonction de leur importance : vous êtes allé à l'essentiel, c'est-à-dire la robe Dior de Rachida.
Votre Cour ne s'y est pas trompée et on applaudit à tout rompre la liberté de votre ton et votre indépendance d'esprit.
Ce n'est pas vous qui vous seriez abaissé à des polémiques inadmissibles cette semaine sur les pressions sur la justice via l'audiovisuel public et donc... nos impôts : http://forums.lemonde.fr/perl/showthreaded.pl?Cat=&Board=election&Number=2424622&page=0&view=collapsed&sb=5&vc=1#Post2424622
Ce n'est pas vous qui auriez donné votre avis cette semaine sur le corporatisme stupide de 98 % de votre profession :
http://forums.lemonde.fr/perl/showthreaded.pl?Cat=&Board=election&Number=2424621&page=0&view=collapsed&sb=5&vc=1#Post2424621
Autant de vigilance nous rassure....
Rédigé par : Admirateur éperdu | 07 octobre 2007 à 09:10
@radjel
L'attaque virulente de quelques femmes sur ce blog visait exclusivement les insultes déversées sur notre hôte par ferraille, aucun rapport avec Mme Dati !!
Rédigé par : Cécile de Songy | 06 octobre 2007 à 20:23
PEG
«Les ministres ont des fonctions de représentation. Ils participent à des événements mondains. Ca ne date pas d'hier. A mon avis, ça ne leur plaît pas tant que vous semblez le penser : on se lasse très vite des mondanités. Et d'ailleurs ça n'a pas d'importance. »
Du Gloria à la Symphonie inachevée: De http://www.vaux-le-vicomte.com/ à http://www.chateau-vincennes.fr/ il y a la jalousie d'un prince ou celle... du peuple souverain.
«Mais franchement, que Rachida Dati aille à une soirée en robe longue, ça ne méritait pas un article du Canard enchaîné, et surtout ça ne méritait pas que quelqu'un d'aussi doué et occupé que vous ne s'y attarde.»
Le modèle Dior était une robe noire mais avant il y a eu : «Une robe de soie jaune pâle pour la garden-party du ministère de la Justice. A ses côtés, Nicolas Sarkozy. Une robe de soie rouge cerise pour la garden-party de l'Elysée. Et toujours, à ses côtés, Nicolas Sarkozy, le mentor, le protecteur. Celui qui épaule et défend, quand le vent paraît tourner.»[ http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2228/articles
/a350290.html ]
A-llez la BLEUE-EU!
http://www.youtube.com/watch?v=EeS9eT88hFY
[9mn06 plutôt bonne qualité sonore]
Rédigé par : Piano solo | 06 octobre 2007 à 19:47
@Ferraille, complètement d'accord avec vos propos, ce qui m'étonne le plus ici, c'est que les plus virulentes attaques envers Rachida Dati viennent des femmes !
Rédigé par : Radjel | 06 octobre 2007 à 17:07
Monsieur Bilger,
Nos archivistes viennent de retrouver dans les sous-sols d'une forteresse russe un document étonnant qui montre que votre auguste aïeul, Dimitri Pietrovitch Bileritch, lui aussi magistrat, avait comme vous un grand courage doublé d’une plume élégante et sans concession.
Camarade Staline,
C’est la main tremblante que je trace ces quelques lignes, tant est grande mon admiration pour toi, glorieux père du Peuple et lumière de la Révolution. Tu es si bon, si clairvoyant et ta mansuétude est d’une telle étendue que je sais que tu ne me tiendras pas rigueur de mon audace.
Comme tous les magistrats, tu le sais, j’approuve sans aucune réserve ta politique glorieuse. Tu as avec courage renforcé les lois punissant les agissements réactionnaires, nous offrant à nous, procureurs, le plaisir infini de poursuivre les rats contre-révolutionnaires de notre juste vindicte.
Et que dire de la réforme de la police, qui obtient maintenant des aveux complets avec une célérité stupéfiante ? Puissent les agents ajouter à leur zèle un peu plus de politesse envers les greffiers, afin que la bonne humeur s’ajoute à l’efficacité.
Pour continuer d’un ton direct et franc ces constats sans fards ni retenue, je tiens pour un des plus grands gestes de bonté que l’Humanité ait connus ta décision de privilégier à une stricte et méritée sanction la rééducation dans les terres septentrionales, dont nos compatriotes locaux, tchétchènes, karatchaïs ou kalmouks, ont bien compris l’intérêt économique.
Toute la magistrature soviétique est donc heureuse de t’avoir à sa tête. Mais il y a pourtant un point important que je tiens à te signaler, camarade Staline, tant il me tient à cœur. Je sais que tu toléreras ce propos audacieux et que tu ne m’en voudras pas de ma franchise, car il est des sujets essentiels pour l’avenir de notre pays et de la Révolution.
Camarade Staline, beaucoup de mes collègues magistrats et moi-même pensons que ta moustache est trop petite. Nous pensons que tu devrais la laisser pousser un peu plus de manière à ce qu’elle forme deux élégantes boucles. Les magistrats sont très attachés à ces points esthétiques, car tu sais que la forme ne se peut distinguer du fond : aussi est-il important que le corps judiciaire ait un chef dont la perfection physique égale celle de son esprit infini.
Ton dévoué,
Dimitri Pietrovitch Bileritch
Rédigé par : Scipios | 06 octobre 2007 à 16:34
Mais après tout c’est vrai, Mme de Songy n’a pas tort, mes images sont inutilement corrosives.
M. Bilger, si vous les avez laissées passer (Bescherelle m’appuie sur le es), en ne modérant rien, ou si peu, malgré l’immodération, l’irrévérence, l’amplification que j’y avais mises, je n’en déduis pas pour autant que vous m’ayez passé d’avoir glissé un peu trop brutalement le pied dans votre porte ouverte.
Il y avait du fond dans ce que je vous ai dit : qui, à part peut-être Mme de Songy, en douterait ? Je continue de croire que vos reproches à Mme Dati sont non seulement superficiels, mais qu’ils dénotent un préjugé… sur la femme, et certes pas sur une origine ethnique. Une femme découpée comme une femme, et pas comme un homme, ce qui la rend, pour vous, coupable… coupable en deux, ce qui vaut presque tentative de recombinaison génétique, retour à la roulette du hasard dans le choix du sexe, comme s’il y avait, au fond du corps, une espèce d’organe-manette qui, dans une position, ferait un homme, et dans l’autre, une femme. Coupant entre ces deux parties, vous dites : « faites donc maintenant le choix de la bonne ».
Sur la forme, même si l’apparition de ma prose sur votre blog ne s’est pas faite sans votre participation active, je la regrette. Je tâcherai donc de mieux polir mes propos à l’avenir, s’il me prend à nouveau de réagir, je le ferai en «actionnaire», comme je le disais à M. Marquillier, c’est-à-dire avec un peu de distance critique, pas en «réactionnaire» — sans toutefois complètement les émousser, car il faut avoir tout de même un peu de goût dans le verbe : vous qui n’êtes pas un technocrate de la justice, vous le savez mieux qu’un autre.
Rédigé par : Ferraille | 06 octobre 2007 à 16:33
@ferraille
Vous devriez peut-être retourner dans ces "cercles d'avocats qui se répandent en propos obscènes" ; sans doute y serez-vous mieux à votre place et pourrez tout à loisir, pénétré de votre talent, vous référer à toutes ces figures historiques que vous invoquez pour vous éviter de penser par vous-même ; la lecture de ce blog n'est pas obligatoire ; d'ailleurs ne vous croyez pas obligé de me répondre car je ne lirai pas votre réponse, je m'accorde le droit de choisir mes fréquentations. Bien à vous. Catherine A.
Rédigé par : catherine A. | 06 octobre 2007 à 15:56
@ Jacques (Parayre)
Je crois assez bien mesurer que le principal des domaines d'intervention de la Justice, ce sont les échecs et les souffrances humaines et sociales. Et qu'en face, il y a des professionnels qui, pour la plupart, ne font pas ce qu'ils peuvent. Mais bien plus que ce qu'ils peuvent.
Mais je tente une contradiction.
"qu'il lui est demandé, sans guère de moyens, de remplir une multitude de fonctions sociales, administrateur, psychologue, assistant social, "masseur diplômé de la misère du monde"..."
Les professionnels du monde judiciaire n’ont-ils pas eu aussi tendance à investir de leur propre chef les domaines que vous évoquez ?
Il peut y avoir dans certains métiers - et je ne pense pas nécessairement qu'à ceux de la justice - l'idée, le besoin de se sentir à tout prix partie prenante de disciplines qui n'entrent pas nécessairement dans leur champ immédiat de compétences.
Et je pense que lorsque des situations deviennent ingérables dans une profession, c'est également, parfois, parce que les professionnels eux-mêmes trouvent leur compte dans une forme de désorganisation et de confusion.
Une sorte d'alibi qui peut se traduire comme une difficulté, par exemple, à savoir rester à sa place et à savoir déléguer.
Badinter, Nallet... puisque Philippe le dit.
Sérieusement, sans rien retrancher de ce qu'ils ont pu apporter, je les perçois malgré tout comme des classiques co-gestionnaires d'un existant.
Il n’y a pas très longtemps, j’ai lu une tribune de R. Badinter dans Le Monde écrite en février 2006 à propos d’Outreau. Je n’en revenais pas du conformisme de son approche.
Rédigé par : Véronique | 06 octobre 2007 à 15:41
@Véronique:
Merci d'avoir répondu à mon interrogation mais, pardon de ne pas être, pour une fois, convaincu par votre argumentation...
Sachez que certains gardes, Badinter bien sûr, Nallet comme l'a justement évoqué notre hôte et d'autres, ont été de grands ministres d'une administration que vous qualifiez rapidement en "roue libre" alors qu'elle est, au contraire, concrètement et de plus en plus dans l'urgence, confrontée à la vie, à ses errements, turpitudes, douleurs et qu'il lui est demandé, sans guère de moyens, de remplir une multitude de fonctions sociales, administrateur, psychologue, assistant social, "masseur diplômé de la misère du monde"...
Mesurez-vous que vous parlez d'une Justice occupée par ses tâches essentielles, de tous les conflits comme des malheurs et des difficultés de la vie ?
Rédigé par : Parayre | 06 octobre 2007 à 14:03
@Ferraille
Vous vous croyez sur Agoravox où les insultes fusent comme si c'était la norme ? Vous êtes sur un blog où les habitués échangent en personnes civilisées et au minimum respectent leur hôte, même si la contradiction lui est régulièrement apportée. Votre premier commentaire suintait la haine ou je ne sais quelle jalousie inavouable. Je cite : étroit bigot, janséniste d'outre-tombe, bas courtisan, fais le malin, bouffon refroidi, s'aplatit, mielleux, vit au ras de terre, persifle, perfide serpent, vil et j'en passe... et cette fois, une autre couche du même acabit, inquisiteur malotru, réflexe reptilien, tartuferie, etc, etc. C'est d'un bon psy dont vous avez besoin de toute urgence. C'est VOUS qui enrobez de mots ce qui n'est en fait qu'une opposition simplement haineuse envers l'homme, pas seulement ses idées. Alors allez voir ailleurs, si vous êtes si indisposé. Et cette bienveillance envers vous-même et votre "ironie" qui n'est en fait que celle que vous voudriez y mettre et qui tombe à plat faute de talent. Dernière chose : fréquentez d'autres avocats que ceux qui pensent que M.Bilger puisse être raciste, car qui se ressemble s'assemble. Il faut vraiment être d'une bêtise crasse pour oser le dire, et ne pas savoir lire, écouter et penser. Franchement, je connais bien le milieu et même ses pires ennemis ne l'ont jamais dit. Je vous soupçonne fortement de vouloir représenter à vous seul la profession. Pitié pour elle !!
Rédigé par : Cécile de Songy | 06 octobre 2007 à 13:30
@ Jacques (Parayre)
Ma phrase était une facilité de langage.
En réalité, j’avais en tête la précédente note sur l’inculture judiciaire. Je pense que pour la plupart de nos concitoyens l'expression "garde des Sceaux" reste obscure.
On présente très souvent un ministre de la Justice avec l’appellation garde des Sceaux. Sans se soucier le moins du monde d’expliquer l’origine, la complexité, la justesse, l’importance d’une double appellation pour désigner un ministre de la Justice.
Je vous rassure.
1 - Je sais à quoi renvoie le garde. Mais essayez de demander à des personnes de tous les jours le sens de ce terme, vous serez surpris par les hésitations.
2 - Je ne souhaite pas du tout qu’on abandonne cette appellation.
Mon sentiment est que la nomination de RD comme garde des Sceaux marque un tournant dans la façon dont ceux de tous les jours perçoivent la justice. Au sens où l’Etat semble se réapproprier une administration que bon nombre - moi en premier - imagine comme (trop) en roue libre.
Je vous sais frémir.
Mon propos n’est pas de porter atteinte au principe de la séparation des pouvoirs. Je parle en termes de communication sur l’univers de la justice. Mais "communication" compris au sens pas forcément péjoratif. Au sens où NS et RD contribuent à faire de la justice de notre pays un domaine de la vie publique, avec ses enjeux, comme un autre. Par exemple, comme ceux de l’enseignement ou la santé.
Je conçois qu’on puisse être furieusement et radicalement contre NS et RD. Il n’empêche que l’un et l’autre portent dans le débat public et rendent accessible pour un plus grand nombre le sujet de la justice. Et que je ne perçois pas RD comme un énième co-gestionnaire d'une administration ronronnante de la justice.
Et jamais, je le pense, comme cela a été fait auparavant.
C’est pour cette raison que j’ai écrit que la nomination de RD se définit plus pour moi comme celle d’un ministre de la Justice que comme celle d’un garde des Sceaux.
Rédigé par : Véronique | 06 octobre 2007 à 13:16
Pour Marcel Patoulatchi
Vous écrivez que, si l’on m’en croit, l’on pourrait trouver, a silentio, du racisme céans car monsieur Bilger aurait le culot de « fulminer le luxe et la luxure comme [on] ne sait quel étroit bigot ». Ce ne serait donc, ajoutez-vous, dans une exégèse qui procède par collage et confusion de citations, « qu'aimer vivre au ras de terre », que d'oser vouloir distinguer le politique du glamour, le social de l'élitisme décadent.
Tout d’abord, puisque j’ai cette chance de pouvoir fournir une contre-exégèse de mes propres écrits et démentir ceux qui voudraient, ici, me faire dire ce que je n’ai pas dit, je ne puis que m’étonner que la forme d’amalgame systématique que je dénonçais dans mon commentaire, celui de voir automatiquement — ou de tout aussi automatiquement voir que l’on a cru voir — du racisme dans les critiques que l’on adresse à Mme Dati, se trouve si vite reproduit, par vos soins, avec mon propre écrit.
Votre « car », c’est-à-dire la liaison logique que vous faites entre mon évocation d’un racisme attribué (et approuvé, voire désiré par eux) à M. Bilger par ces avocats qui se plaignaient en ma présence de Mme Dati, et la deuxième partie de mon commentaire, me semble particulièrement contestable.
Justement, dans un premier temps, j’avais voulu bien poser que j’avais pris parti contre cette malencontreuse surinterprétation des prises de position de M. Bilger.
J’étais intervenu dans une conversation entre avocats, et j’avais pris parole, pour, donc, clairement récuser cette fausse interprétation du propos de M. Bilger, pour révoquer une trahison de ce propos, semblable, au fond, à celle de M. Sopo décelant des faits de racisme dans les attaques contre le garde des Sceaux.
Certains ont incorporé le racisme à tous leurs raisonnements : il devient chez eux un réflexe de pensée. Ayant donné procuration de racisme à M. Bilger, soit ils l’énoncent par cette procuration, comme les avocats dont je parlais le faisaient, soit ils le dénoncent par elle, comme M. Sopo l’a fait (ne visant d’ailleurs pas explicitement l’auteur de ce blog, me semble-t-il, mais sans doute l’englobant avec d’autres).
La deuxième partie de mon commentaire visait deux choses : la forme, aussi obséquieuse qu’elle me semblait perfide, ou, du moins, si l’on ne va pas jusque là, tout juste au niveau du persiflage. Le fond : l’espèce de procès en sorcellerie que l’avocat général de céans conduisait contre une femme d’État, ses toilettes, sa vie mondaine, avec un raisonnement dont les ambages excessives n’étaient peut-être qu’une expression supplémentaire de tartufferie.
Je révoquai le racisme, je convoquai la misogynie qui fait d’un homme raffiné, plus habitué à la fréquentation des plus hauts degrés qu’à celle du ras de terre, cet inquisiteur malotru, ce contorsionniste de l’obséquiosité et du persiflage, qui fonde une accusation sur quelques détails grossis, et requiert plus par une espèce de réflexe reptilien que par un authentique travail de l’esprit.
Quant aux arguments sur l’idée qu’un ministre ne doive pas se mélanger au monde de l’argent, je n’en ai pas.
Mme Dati se trouve dans un milieu. Ce milieu a ses usages. Le pouvoir d’État, qui, en France, ne vous déplaise, s’est construit sur un millénaire de monarchie, et garde, de cette construction sociopolitique, certains traits de royauté, et un certain rapport avec le luxe et le tapage des palais, ne s’exerce pas, comme en Suède, dans un cadre de vie petit-bourgeois.
Qu’est-ce que la République ? C’est le tiers-état éduqué et qui s’exprime, mais reste de sa condition. Car ni le Roi — celui qui en tient lieu —, ni l’aristocratie — ceux qui en tiennent lieu — n’ont disparu de ce pays.
M. Bilger, qui a fait publiquement état de convergences intellectuelles avec le discours des gens au pouvoir, devrait avoir un peu d’esprit de suite. Observant des comportements et des choix qu’il ne peut accepter, peut-être serait-il temps, pour lui, de se demander s’il n’a pas été tout simplement un naïf en matière politique.
Rédigé par : Ferraille | 06 octobre 2007 à 11:43
Rachida Dati en Dior à une réception....
Pas si mal.
Imaginez un peu, elle aurait pu porter du Jean-Paul Gaultier ;-)
Rédigé par : Garou | 06 octobre 2007 à 11:35
@ Catherine
Alors efforcez-vous de faire comme sbriglia, avec ironie, fantaisie, charme et humour, et comme moi-même, sans raffinement, à force d'exaspération, appelez les choses par leurs noms.
@ Jacques (Parayre)
Je réponds bientôt à votre question.
Rédigé par : Véronique | 06 octobre 2007 à 10:09
catherine A.
«Et ce ne sera pas un cadeau pour l'éventuelle procureure qui lui succédera. Etre perçue comme une chouchou n'est pas facile »
Peut-être que ce ne sera pas une chouchoute mais seulement quelqu'une qui portera la robe avec beaucoup d'élégance, car peut-être que Madame Dati a l'intention de faire dessiner par Galliano un uniforme inédit de Préfet de Justice avec un revers renforcé pour accrocher les médailles sans alourdir l'ensemble. Du moins c'est la question qui se pose à la lecture de ceci : «C'est une Rachida Dati seule, sans Cécilia Sarkozy qui pose au bras de Sydney Toledano. Les deux amies sont férues de mode, sûr que Rachida lui racontera tout ! © DR» C'est sur: http://www.linternaute.com/femmes/people/le-60e-anniversaire-de-dior/rachida-dati-venue-sans-son-amie-cecilia.shtml
Rédigé par : Boléro | 06 octobre 2007 à 09:54
Une bien belle manière de redonner le goût de la justice aux citoyens, je vous remercie également d'interpeller madame la Ministre et donc de faire connaître votre solidarité au sujet du procureur général d'Agen, je partage votre gêne sur cette mutation quelque peu incommodante pour Bernard Blais à seulement 8 mois de la retraite (et non 18 comme le soutenait madame Dati) après 14 ans de bons et loyaux services aux service de la justice et des citoyens.
Si je partage par ailleurs votre avis sur la nécessité des peines planchers pour les multi-récidivistes majeurs, je ne partage pas cet avis en ce qui concerne les mineurs sauf pour ce qui concerne les délits très graves (tortures, meurtres, violences à personnes..) car je suis convaincu qu'il y a des solutions alternatives sur lesquelles on devrait se pencher, les premiers exemples qui me viennent à l'idée seraient une prévention très accrue par le biais de spots télévisés (sachant que beaucoup de jeunes regardent la télévision..), d'affiches, sur internet...
Et l'instauration d'une instruction civique beaucoup plus developpée, active, qu'actuellement par le biais de l'éducation dès le plus jeune âge en sollicitant le soutien parental indispensable, plus particulièrement dans les zones difficiles, evidemment cela ne peut concerner que la prévention des "petits" délits, non la criminalité endurcie, mais ce qui fait déborder les prisons aujourd'hui, c'est bien les "petits" délits.
La prévention concerne également internet, ou vulgarité et pornographie atteignent les plus jeunes sans discernement.
La prévention doit également concerner les consommations de drogue, car il faut bien le dire un jour, on en trouve partout et presque aussi facilement qu'un paquet de chewing-gum surtout dans les zones ou elles devrait être bannie car elle ne fait qu'ajouter aux problemes sociaux un déséquilibre grave et très dangereux pour toute la societé, pour les parents souvent en difficulté et les enfants eux-mêmes qui ne mesurent pas toutes les conséquences de cette consommation nuisible sur leur psychisme.
Il faudrait aussi faire des zones de dialogues avec la police plus que lassée de passer son temps à jouer du taser en courant après les jeunes afin qu'elle puisse s'introduire dans n'importe quelle cité sans provoquer des fuites épérdues de dizaines de jeunes à chaque approche. Nous ne sommes plus au temps des seigneurs. C'est à ce prix-là que la société avancera à mon sens. Les jeunes sont notre avenir, si nous continuons ainsi, nous allons à la catastrophe.
Nous parlons facilement des jeunes et de la délinquance, mais nous devrions aussi parler aux parents très concernés et souvent en difficulté qui ne se sentent justement plus concernés et qui en sont presque à haïr ce système, la société, et laissent faire leurs enfants pour ne pas dire qu'ils les encouragent implicitement au pire.
La baton et la carotte, à condition de manier les deux avec virtuosité, pas tel qu'actuellement si je puis me permettre...
Il serait bon et urgent de revoir la carotte.
Cordialement. Patrick Marguillier.
Rédigé par : Patrick Marguillier | 06 octobre 2007 à 06:53