Ma Photo

Dans les médias: radio & télévision

  • RTL lundi 20 février, mercredi 29 février, jeudi 8 mars et lundi 12 mars
    "On refait le monde" de Christophe Hondelatte, de 19h15 à 20h

Dans les médias: presse

  • Le Figaro Magazine
    Page 111, chronique d'Alain-Gérard-Slama

Mes liens favoris

Diffusion

  • Wikio
    Wikio - Top des blogs

Mentions légales

  • Directeur de la publication: Philippe Bilger
    SixApart sa 104 avenue du Président Kennedy 75116 PARIS
Blog powered by TypePad

« L'inculture judiciaire | Accueil | Peines perdues »

Commentaires

ERKIA

Ma première réaction en lisant cette lettre est la suivante :
quel crime a bien pu commettre cette femme pour provoquer l'ire de monsieur Bilger ?
Puis, je me renseigne sur ce dernier et je me penche sur sa carrière de magistrat en particulier, et là je comprends.
Ah jalousie quand tu nous tiens !!
Sous un style littéraire certes remarquable, il ne peut masquer sa haine de Madame Dati.
Il en perd toute objectivité et je dirais même toute raison.
Nous sommes en démocratie, nous sommes donc en droit de porter des critiques à l'encontre de nos dirigeants et c'est ce qui je crois fait avancer la société.
Mais ici nous ne sommes plus dans la critique "positive" et constructive mais dans la vendetta.
Et c'est bien triste.

P S : PARDONNEZ MON STYLE QUI EST LOIN D'ETRE AUSSI ROMANESQUE QUE CELUI DE M.BILGER.

Une vache !

Admirateur éperdu
«Autant de vigilance nous rassure....»

Exactement !
Pour ma part je n'ai regardé que deux minutes Mme Dati sur le Vivement Dimanche de ce jour, vu que j'étais beaucoup plus intéressée par les savoirs sur notre colocataire Le Rat, animal dont on vient de dresser avec succès une espèce à la détection des mines anti-personnelles en Afrique. Cela a néanmoins été suffisant pour s'apercevoir qu'à l'occasion de cette émission qui passe en différé en non en direct, Mme Dati avait visiblement envisagé de s'inscrire, par la grâce des codes vestimentaires, dans la foulée victorieuses des All Black, lesquels étaient hier en gris et noir, et non pas dans celle de nos bleu-blanc-rouge, et apparaître ainsi devoir bientôt triompher des diverses cabales qui paraîtraient dès lors s'acharner injustement et en vain sur ses compétences.

La manipulation audiovisuelle ne s'est d'ailleurs pas arrêtée là, et je voudrais pour ma part que nos politiques cessent une bonne fois pour toutes, et de prendre les électeurs-téléspectateurs pour des vaches à bulletins dans l'urne qui regardent passivement passer le train, et de leur enlever subrepticement une part de leur libre-arbitre et de leur faculté critique par toutes ces tentatives dignes d'un Mitterrand-Louis XI. Je ne dirai rien du fait qu'après «Moi Je, Symbole de la France. C'est tout», on nous ait programmé Jeanne la Pucelle !

cameleon

Monsieur l'avocat général,

J'ai trouvé votre intervention d'une grande qualité mais en même temps vous avez violé le sacro saint principe du devoir de réserve. Qu'un syndicat s'exprime je peux le comprendre mais que vous vous le fassiez en qualité d'avocat général sur le comportement extra-professionnel de votre supérieur organique qui serait sensible aux "soirées Dior" je ne peux l'accepter.
Permettez-moi monsieur l'avocat général de vous poser cette question, de quelle légitimité "sociétale (sic)" vous vous prévalez pour vous ériger en "procureur de la vie" ?
Je suis moi aussi cadre de la fonction publique et même si je n'approuvais pas les sorties mondaines de mon ministre, je ne me permettrai pas d'exprimer mon point vue de la sorte.
Je vous laisse avec votre conscience pour apprécier intrinsèquement la portée de vos propos et méditer sur leur utilité sur le paysage de la stérilité intellectuelle.

GGS/ Cadre de la fonction publique d'Etat.

Véronique

@ Fabounet

"C'est tout à fait normal et conforme à l'attitude habituelle des femmes en milieu professionnel."

Ce qui est tout à fait conforme chez les hommes c'est de penser que les femmes n'agissent entre elles que comme des rivales jalouses.

Il y a des femmes avec lesquelles on aime beaucoup travailler parce que c'est simplement un vrai plaisir de travailler avec ces femmes-là. Même chose pour ce qui est de travailler avec des hommes.

Et dans ce post, Philippe Bilger n’est pas misogyne. Ce qu’il écrit, d’une part, il l’a déjà exprimé, ailleurs, dans ses livres. D’autre part, le principal de ce qu’il dit ici constitue le fondement de son éthique professionnelle.

Fabounet

@catherine A.

Je fais aussi partie de ceux qui n'auront pas eu l'attention suffisante pour rechercher les perles. Je m'en excuse. Mon erreur d'appréciation me fait bien plaisir.

Il demeure que, de manière générale, je maintiens mon propos précédent.

Fabounet

@Admirateur éperdu

Combien je suis soulagé de vous lire !

Fabounet

@radgel

"ce qui m'étonne le plus ici, c'est que les plus virulentes attaques envers Rachida Dati viennent des femmes !"

C'est tout à fait normal et conforme à l'attitude habituelle des femmes en milieu professionnel. N'oublions pas que dans notre univers macho les femmes ont appris depuis longtemps à n'être respectables que dès lors qu'elles sont les égales des hommes, donc haro sur tout ce qui est féminin. La justice au féminin pourra-t-elle exister un jour ?

Je ne parle même pas des jalousies psychanalytiques à l'égard de tout ce qui pourrait être plus séduisant aux yeux des hommes.

catherine A.

@radjel
Je pense que vous n'avez pas eu le temps d'une lecture attentive. Vous auriez constaté que les femmes de ce blog sont largement très pro-Rachida Dati.
Parfois un peu exigeantes car elles savent que les erreurs sont moins permises aux femmes et que lorsque l'une d'elles se plante (souvent aidée par les peaux de bananes masculines), c'est toute la cause des femmes qui fait un pas en arrière, cf Cresson. Rachida Dati a été promue symbole par Nicolas Sarkozy ; ce qui à mon avis est vraiment un cadeau empoisonné car un symbole doit être sans faille et ce n'est facile ni pour un homme ni pour une femme.

Véronique

Philippe, en aparté du sujet initial de votre note, je pense que cette phrase de Madeleine Allbright mettra d'accord les féminines qui conversent avec vous dans votre blog.

"There is a special place in the hell for women who don't help other women"

"Il y a une place particulière en enfer pour les femmes qui ne portent pas secours aux autres femmes"

@ Cactus

Monsieur le Professeur,

Merci de bien vouloir affiner la traduction s'il y a lieu.

Admirateur éperdu

@ Philippe Bilger

On ne peut pas dire, cher Procureur Général, que vous ne savez pas choisir vos sujets de chronique en fonction de leur importance : vous êtes allé à l'essentiel, c'est-à-dire la robe Dior de Rachida.

Votre Cour ne s'y est pas trompée et on applaudit à tout rompre la liberté de votre ton et votre indépendance d'esprit.

Ce n'est pas vous qui vous seriez abaissé à des polémiques inadmissibles cette semaine sur les pressions sur la justice via l'audiovisuel public et donc... nos impôts : http://forums.lemonde.fr/perl/showthreaded.pl?Cat=&Board=election&Number=2424622&page=0&view=collapsed&sb=5&vc=1#Post2424622

Ce n'est pas vous qui auriez donné votre avis cette semaine sur le corporatisme stupide de 98 % de votre profession :
http://forums.lemonde.fr/perl/showthreaded.pl?Cat=&Board=election&Number=2424621&page=0&view=collapsed&sb=5&vc=1#Post2424621

Autant de vigilance nous rassure....

Cécile de Songy

@radjel
L'attaque virulente de quelques femmes sur ce blog visait exclusivement les insultes déversées sur notre hôte par ferraille, aucun rapport avec Mme Dati !!

Piano solo

PEG
«Les ministres ont des fonctions de représentation. Ils participent à des événements mondains. Ca ne date pas d'hier. A mon avis, ça ne leur plaît pas tant que vous semblez le penser : on se lasse très vite des mondanités. Et d'ailleurs ça n'a pas d'importance. »

Du Gloria à la Symphonie inachevée: De http://www.vaux-le-vicomte.com/ à http://www.chateau-vincennes.fr/ il y a la jalousie d'un prince ou celle... du peuple souverain.

«Mais franchement, que Rachida Dati aille à une soirée en robe longue, ça ne méritait pas un article du Canard enchaîné, et surtout ça ne méritait pas que quelqu'un d'aussi doué et occupé que vous ne s'y attarde.»

Le modèle Dior était une robe noire mais avant il y a eu : «Une robe de soie jaune pâle pour la garden-party du ministère de la Justice. A ses côtés, Nicolas Sarkozy. Une robe de soie rouge cerise pour la garden-party de l'Elysée. Et toujours, à ses côtés, Nicolas Sarkozy, le mentor, le protecteur. Celui qui épaule et défend, quand le vent paraît tourner.»[ http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2228/articles
/a350290.html ]

A-llez la BLEUE-EU!
http://www.youtube.com/watch?v=EeS9eT88hFY
[9mn06 plutôt bonne qualité sonore]

Radjel

@Ferraille, complètement d'accord avec vos propos, ce qui m'étonne le plus ici, c'est que les plus virulentes attaques envers Rachida Dati viennent des femmes !

Scipios

Monsieur Bilger,

Nos archivistes viennent de retrouver dans les sous-sols d'une forteresse russe un document étonnant qui montre que votre auguste aïeul, Dimitri Pietrovitch Bileritch, lui aussi magistrat, avait comme vous un grand courage doublé d’une plume élégante et sans concession.


Camarade Staline,

C’est la main tremblante que je trace ces quelques lignes, tant est grande mon admiration pour toi, glorieux père du Peuple et lumière de la Révolution. Tu es si bon, si clairvoyant et ta mansuétude est d’une telle étendue que je sais que tu ne me tiendras pas rigueur de mon audace.

Comme tous les magistrats, tu le sais, j’approuve sans aucune réserve ta politique glorieuse. Tu as avec courage renforcé les lois punissant les agissements réactionnaires, nous offrant à nous, procureurs, le plaisir infini de poursuivre les rats contre-révolutionnaires de notre juste vindicte.

Et que dire de la réforme de la police, qui obtient maintenant des aveux complets avec une célérité stupéfiante ? Puissent les agents ajouter à leur zèle un peu plus de politesse envers les greffiers, afin que la bonne humeur s’ajoute à l’efficacité.

Pour continuer d’un ton direct et franc ces constats sans fards ni retenue, je tiens pour un des plus grands gestes de bonté que l’Humanité ait connus ta décision de privilégier à une stricte et méritée sanction la rééducation dans les terres septentrionales, dont nos compatriotes locaux, tchétchènes, karatchaïs ou kalmouks, ont bien compris l’intérêt économique.

Toute la magistrature soviétique est donc heureuse de t’avoir à sa tête. Mais il y a pourtant un point important que je tiens à te signaler, camarade Staline, tant il me tient à cœur. Je sais que tu toléreras ce propos audacieux et que tu ne m’en voudras pas de ma franchise, car il est des sujets essentiels pour l’avenir de notre pays et de la Révolution.

Camarade Staline, beaucoup de mes collègues magistrats et moi-même pensons que ta moustache est trop petite. Nous pensons que tu devrais la laisser pousser un peu plus de manière à ce qu’elle forme deux élégantes boucles. Les magistrats sont très attachés à ces points esthétiques, car tu sais que la forme ne se peut distinguer du fond : aussi est-il important que le corps judiciaire ait un chef dont la perfection physique égale celle de son esprit infini.

Ton dévoué,

Dimitri Pietrovitch Bileritch

Ferraille

Mais après tout c’est vrai, Mme de Songy n’a pas tort, mes images sont inutilement corrosives.

M. Bilger, si vous les avez laissées passer (Bescherelle m’appuie sur le es), en ne modérant rien, ou si peu, malgré l’immodération, l’irrévérence, l’amplification que j’y avais mises, je n’en déduis pas pour autant que vous m’ayez passé d’avoir glissé un peu trop brutalement le pied dans votre porte ouverte.

Il y avait du fond dans ce que je vous ai dit : qui, à part peut-être Mme de Songy, en douterait ? Je continue de croire que vos reproches à Mme Dati sont non seulement superficiels, mais qu’ils dénotent un préjugé… sur la femme, et certes pas sur une origine ethnique. Une femme découpée comme une femme, et pas comme un homme, ce qui la rend, pour vous, coupable… coupable en deux, ce qui vaut presque tentative de recombinaison génétique, retour à la roulette du hasard dans le choix du sexe, comme s’il y avait, au fond du corps, une espèce d’organe-manette qui, dans une position, ferait un homme, et dans l’autre, une femme. Coupant entre ces deux parties, vous dites : « faites donc maintenant le choix de la bonne ».

Sur la forme, même si l’apparition de ma prose sur votre blog ne s’est pas faite sans votre participation active, je la regrette. Je tâcherai donc de mieux polir mes propos à l’avenir, s’il me prend à nouveau de réagir, je le ferai en «actionnaire», comme je le disais à M. Marquillier, c’est-à-dire avec un peu de distance critique, pas en «réactionnaire» — sans toutefois complètement les émousser, car il faut avoir tout de même un peu de goût dans le verbe : vous qui n’êtes pas un technocrate de la justice, vous le savez mieux qu’un autre.

catherine A.

@ferraille
Vous devriez peut-être retourner dans ces "cercles d'avocats qui se répandent en propos obscènes" ; sans doute y serez-vous mieux à votre place et pourrez tout à loisir, pénétré de votre talent, vous référer à toutes ces figures historiques que vous invoquez pour vous éviter de penser par vous-même ; la lecture de ce blog n'est pas obligatoire ; d'ailleurs ne vous croyez pas obligé de me répondre car je ne lirai pas votre réponse, je m'accorde le droit de choisir mes fréquentations. Bien à vous. Catherine A.

Véronique

@ Jacques (Parayre)

Je crois assez bien mesurer que le principal des domaines d'intervention de la Justice, ce sont les échecs et les souffrances humaines et sociales. Et qu'en face, il y a des professionnels qui, pour la plupart, ne font pas ce qu'ils peuvent. Mais bien plus que ce qu'ils peuvent.

Mais je tente une contradiction.

"qu'il lui est demandé, sans guère de moyens, de remplir une multitude de fonctions sociales, administrateur, psychologue, assistant social, "masseur diplômé de la misère du monde"..."

Les professionnels du monde judiciaire n’ont-ils pas eu aussi tendance à investir de leur propre chef les domaines que vous évoquez ?

Il peut y avoir dans certains métiers - et je ne pense pas nécessairement qu'à ceux de la justice - l'idée, le besoin de se sentir à tout prix partie prenante de disciplines qui n'entrent pas nécessairement dans leur champ immédiat de compétences.

Et je pense que lorsque des situations deviennent ingérables dans une profession, c'est également, parfois, parce que les professionnels eux-mêmes trouvent leur compte dans une forme de désorganisation et de confusion.

Une sorte d'alibi qui peut se traduire comme une difficulté, par exemple, à savoir rester à sa place et à savoir déléguer.

Badinter, Nallet... puisque Philippe le dit.

Sérieusement, sans rien retrancher de ce qu'ils ont pu apporter, je les perçois malgré tout comme des classiques co-gestionnaires d'un existant.

Il n’y a pas très longtemps, j’ai lu une tribune de R. Badinter dans Le Monde écrite en février 2006 à propos d’Outreau. Je n’en revenais pas du conformisme de son approche.

Parayre

@Véronique:

Merci d'avoir répondu à mon interrogation mais, pardon de ne pas être, pour une fois, convaincu par votre argumentation...

Sachez que certains gardes, Badinter bien sûr, Nallet comme l'a justement évoqué notre hôte et d'autres, ont été de grands ministres d'une administration que vous qualifiez rapidement en "roue libre" alors qu'elle est, au contraire, concrètement et de plus en plus dans l'urgence, confrontée à la vie, à ses errements, turpitudes, douleurs et qu'il lui est demandé, sans guère de moyens, de remplir une multitude de fonctions sociales, administrateur, psychologue, assistant social, "masseur diplômé de la misère du monde"...

Mesurez-vous que vous parlez d'une Justice occupée par ses tâches essentielles, de tous les conflits comme des malheurs et des difficultés de la vie ?

Cécile de Songy

@Ferraille
Vous vous croyez sur Agoravox où les insultes fusent comme si c'était la norme ? Vous êtes sur un blog où les habitués échangent en personnes civilisées et au minimum respectent leur hôte, même si la contradiction lui est régulièrement apportée. Votre premier commentaire suintait la haine ou je ne sais quelle jalousie inavouable. Je cite : étroit bigot, janséniste d'outre-tombe, bas courtisan, fais le malin, bouffon refroidi, s'aplatit, mielleux, vit au ras de terre, persifle, perfide serpent, vil et j'en passe... et cette fois, une autre couche du même acabit, inquisiteur malotru, réflexe reptilien, tartuferie, etc, etc. C'est d'un bon psy dont vous avez besoin de toute urgence. C'est VOUS qui enrobez de mots ce qui n'est en fait qu'une opposition simplement haineuse envers l'homme, pas seulement ses idées. Alors allez voir ailleurs, si vous êtes si indisposé. Et cette bienveillance envers vous-même et votre "ironie" qui n'est en fait que celle que vous voudriez y mettre et qui tombe à plat faute de talent. Dernière chose : fréquentez d'autres avocats que ceux qui pensent que M.Bilger puisse être raciste, car qui se ressemble s'assemble. Il faut vraiment être d'une bêtise crasse pour oser le dire, et ne pas savoir lire, écouter et penser. Franchement, je connais bien le milieu et même ses pires ennemis ne l'ont jamais dit. Je vous soupçonne fortement de vouloir représenter à vous seul la profession. Pitié pour elle !!

Véronique

@ Jacques (Parayre)

Ma phrase était une facilité de langage.

En réalité, j’avais en tête la précédente note sur l’inculture judiciaire. Je pense que pour la plupart de nos concitoyens l'expression "garde des Sceaux" reste obscure.

On présente très souvent un ministre de la Justice avec l’appellation garde des Sceaux. Sans se soucier le moins du monde d’expliquer l’origine, la complexité, la justesse, l’importance d’une double appellation pour désigner un ministre de la Justice.

Je vous rassure.

1 - Je sais à quoi renvoie le garde. Mais essayez de demander à des personnes de tous les jours le sens de ce terme, vous serez surpris par les hésitations.

2 - Je ne souhaite pas du tout qu’on abandonne cette appellation.

Mon sentiment est que la nomination de RD comme garde des Sceaux marque un tournant dans la façon dont ceux de tous les jours perçoivent la justice. Au sens où l’Etat semble se réapproprier une administration que bon nombre - moi en premier - imagine comme (trop) en roue libre.

Je vous sais frémir.

Mon propos n’est pas de porter atteinte au principe de la séparation des pouvoirs. Je parle en termes de communication sur l’univers de la justice. Mais "communication" compris au sens pas forcément péjoratif. Au sens où NS et RD contribuent à faire de la justice de notre pays un domaine de la vie publique, avec ses enjeux, comme un autre. Par exemple, comme ceux de l’enseignement ou la santé.

Je conçois qu’on puisse être furieusement et radicalement contre NS et RD. Il n’empêche que l’un et l’autre portent dans le débat public et rendent accessible pour un plus grand nombre le sujet de la justice. Et que je ne perçois pas RD comme un énième co-gestionnaire d'une administration ronronnante de la justice.

Et jamais, je le pense, comme cela a été fait auparavant.

C’est pour cette raison que j’ai écrit que la nomination de RD se définit plus pour moi comme celle d’un ministre de la Justice que comme celle d’un garde des Sceaux.


Ferraille

Pour Marcel Patoulatchi

Vous écrivez que, si l’on m’en croit, l’on pourrait trouver, a silentio, du racisme céans car monsieur Bilger aurait le culot de « fulminer le luxe et la luxure comme [on] ne sait quel étroit bigot ». Ce ne serait donc, ajoutez-vous, dans une exégèse qui procède par collage et confusion de citations, « qu'aimer vivre au ras de terre », que d'oser vouloir distinguer le politique du glamour, le social de l'élitisme décadent.

Tout d’abord, puisque j’ai cette chance de pouvoir fournir une contre-exégèse de mes propres écrits et démentir ceux qui voudraient, ici, me faire dire ce que je n’ai pas dit, je ne puis que m’étonner que la forme d’amalgame systématique que je dénonçais dans mon commentaire, celui de voir automatiquement — ou de tout aussi automatiquement voir que l’on a cru voir — du racisme dans les critiques que l’on adresse à Mme Dati, se trouve si vite reproduit, par vos soins, avec mon propre écrit.

Votre « car », c’est-à-dire la liaison logique que vous faites entre mon évocation d’un racisme attribué (et approuvé, voire désiré par eux) à M. Bilger par ces avocats qui se plaignaient en ma présence de Mme Dati, et la deuxième partie de mon commentaire, me semble particulièrement contestable.

Justement, dans un premier temps, j’avais voulu bien poser que j’avais pris parti contre cette malencontreuse surinterprétation des prises de position de M. Bilger.

J’étais intervenu dans une conversation entre avocats, et j’avais pris parole, pour, donc, clairement récuser cette fausse interprétation du propos de M. Bilger, pour révoquer une trahison de ce propos, semblable, au fond, à celle de M. Sopo décelant des faits de racisme dans les attaques contre le garde des Sceaux.

Certains ont incorporé le racisme à tous leurs raisonnements : il devient chez eux un réflexe de pensée. Ayant donné procuration de racisme à M. Bilger, soit ils l’énoncent par cette procuration, comme les avocats dont je parlais le faisaient, soit ils le dénoncent par elle, comme M. Sopo l’a fait (ne visant d’ailleurs pas explicitement l’auteur de ce blog, me semble-t-il, mais sans doute l’englobant avec d’autres).

La deuxième partie de mon commentaire visait deux choses : la forme, aussi obséquieuse qu’elle me semblait perfide, ou, du moins, si l’on ne va pas jusque là, tout juste au niveau du persiflage. Le fond : l’espèce de procès en sorcellerie que l’avocat général de céans conduisait contre une femme d’État, ses toilettes, sa vie mondaine, avec un raisonnement dont les ambages excessives n’étaient peut-être qu’une expression supplémentaire de tartufferie.

Je révoquai le racisme, je convoquai la misogynie qui fait d’un homme raffiné, plus habitué à la fréquentation des plus hauts degrés qu’à celle du ras de terre, cet inquisiteur malotru, ce contorsionniste de l’obséquiosité et du persiflage, qui fonde une accusation sur quelques détails grossis, et requiert plus par une espèce de réflexe reptilien que par un authentique travail de l’esprit.

Quant aux arguments sur l’idée qu’un ministre ne doive pas se mélanger au monde de l’argent, je n’en ai pas.

Mme Dati se trouve dans un milieu. Ce milieu a ses usages. Le pouvoir d’État, qui, en France, ne vous déplaise, s’est construit sur un millénaire de monarchie, et garde, de cette construction sociopolitique, certains traits de royauté, et un certain rapport avec le luxe et le tapage des palais, ne s’exerce pas, comme en Suède, dans un cadre de vie petit-bourgeois.

Qu’est-ce que la République ? C’est le tiers-état éduqué et qui s’exprime, mais reste de sa condition. Car ni le Roi — celui qui en tient lieu —, ni l’aristocratie — ceux qui en tiennent lieu — n’ont disparu de ce pays.

M. Bilger, qui a fait publiquement état de convergences intellectuelles avec le discours des gens au pouvoir, devrait avoir un peu d’esprit de suite. Observant des comportements et des choix qu’il ne peut accepter, peut-être serait-il temps, pour lui, de se demander s’il n’a pas été tout simplement un naïf en matière politique.

Garou

Rachida Dati en Dior à une réception....
Pas si mal.
Imaginez un peu, elle aurait pu porter du Jean-Paul Gaultier ;-)

Véronique

@ Catherine

Alors efforcez-vous de faire comme sbriglia, avec ironie, fantaisie, charme et humour, et comme moi-même, sans raffinement, à force d'exaspération, appelez les choses par leurs noms.

@ Jacques (Parayre)

Je réponds bientôt à votre question.

Boléro

catherine A.
«Et ce ne sera pas un cadeau pour l'éventuelle procureure qui lui succédera. Etre perçue comme une chouchou n'est pas facile »

Peut-être que ce ne sera pas une chouchoute mais seulement quelqu'une qui portera la robe avec beaucoup d'élégance, car peut-être que Madame Dati a l'intention de faire dessiner par Galliano un uniforme inédit de Préfet de Justice avec un revers renforcé pour accrocher les médailles sans alourdir l'ensemble. Du moins c'est la question qui se pose à la lecture de ceci : «C'est une Rachida Dati seule, sans Cécilia Sarkozy qui pose au bras de Sydney Toledano. Les deux amies sont férues de mode, sûr que Rachida lui racontera tout ! © DR» C'est sur: http://www.linternaute.com/femmes/people/le-60e-anniversaire-de-dior/rachida-dati-venue-sans-son-amie-cecilia.shtml

Patrick Marguillier

Une bien belle manière de redonner le goût de la justice aux citoyens, je vous remercie également d'interpeller madame la Ministre et donc de faire connaître votre solidarité au sujet du procureur général d'Agen, je partage votre gêne sur cette mutation quelque peu incommodante pour Bernard Blais à seulement 8 mois de la retraite (et non 18 comme le soutenait madame Dati) après 14 ans de bons et loyaux services aux service de la justice et des citoyens.
Si je partage par ailleurs votre avis sur la nécessité des peines planchers pour les multi-récidivistes majeurs, je ne partage pas cet avis en ce qui concerne les mineurs sauf pour ce qui concerne les délits très graves (tortures, meurtres, violences à personnes..) car je suis convaincu qu'il y a des solutions alternatives sur lesquelles on devrait se pencher, les premiers exemples qui me viennent à l'idée seraient une prévention très accrue par le biais de spots télévisés (sachant que beaucoup de jeunes regardent la télévision..), d'affiches, sur internet...
Et l'instauration d'une instruction civique beaucoup plus developpée, active, qu'actuellement par le biais de l'éducation dès le plus jeune âge en sollicitant le soutien parental indispensable, plus particulièrement dans les zones difficiles, evidemment cela ne peut concerner que la prévention des "petits" délits, non la criminalité endurcie, mais ce qui fait déborder les prisons aujourd'hui, c'est bien les "petits" délits.
La prévention concerne également internet, ou vulgarité et pornographie atteignent les plus jeunes sans discernement.
La prévention doit également concerner les consommations de drogue, car il faut bien le dire un jour, on en trouve partout et presque aussi facilement qu'un paquet de chewing-gum surtout dans les zones ou elles devrait être bannie car elle ne fait qu'ajouter aux problemes sociaux un déséquilibre grave et très dangereux pour toute la societé, pour les parents souvent en difficulté et les enfants eux-mêmes qui ne mesurent pas toutes les conséquences de cette consommation nuisible sur leur psychisme.
Il faudrait aussi faire des zones de dialogues avec la police plus que lassée de passer son temps à jouer du taser en courant après les jeunes afin qu'elle puisse s'introduire dans n'importe quelle cité sans provoquer des fuites épérdues de dizaines de jeunes à chaque approche. Nous ne sommes plus au temps des seigneurs. C'est à ce prix-là que la société avancera à mon sens. Les jeunes sont notre avenir, si nous continuons ainsi, nous allons à la catastrophe.
Nous parlons facilement des jeunes et de la délinquance, mais nous devrions aussi parler aux parents très concernés et souvent en difficulté qui ne se sentent justement plus concernés et qui en sont presque à haïr ce système, la société, et laissent faire leurs enfants pour ne pas dire qu'ils les encouragent implicitement au pire.
La baton et la carotte, à condition de manier les deux avec virtuosité, pas tel qu'actuellement si je puis me permettre...
Il serait bon et urgent de revoir la carotte.
Cordialement. Patrick Marguillier.

Vérifiez votre commentaire

Aperçu de votre commentaire

Ceci est un essai. Votre commentaire n'a pas encore été déposé.

En cours...
Votre commentaire n'a pas été déposé. Type d'erreur:
Votre commentaire a été enregistré. Les commentaires sont modérés et ils n'apparaîtront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés. Poster un autre commentaire

Le code de confirmation que vous avez saisi ne correspond pas. Merci de recommencer.

Pour poster votre commentaire l'étape finale consiste à saisir exactement les lettres et chiffres que vous voyez sur l'image ci-dessous. Ceci permet de lutter contre les spams automatisés.

Difficile à lire? Voir un autre code.

En cours...

Poster un commentaire

Les commentaires sont modérés. Ils n'apparaitront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés.