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Voici les sites qui parlent de On nous a changé BHL ! :

Commentaires

Catherine JACOB

Ludo Lefebvre
«ce phraseur auto-proclamé philosophe»

En 1971, il est reçu 8e au concours d’agrégation de philosophie.

Ludo Lefebvre

A riposte, chez Marc-Olivier Fogiel, chez Taddéï, chez Christine aux craintes partout, partout Bernard-Henri Lévy et ce n'est pas fini, ce qu'il dit est vide et le fond m'est devenu évident. J'arrête les critiques qui sont trop faciles tant il est nul et mal intentionné, juste je ferme la télé et n'entre plus là-dedans. C'est de la télé-réalité que ce phraseur auto-proclamé philosophe et la télé-réalité, la publicité, je ne participe pas car même critique, nous devenons spectateurs et c'est ce qui compte pour eux.

Richard

BHL est un homme intègre. Il ne se compromet pas. Ce n'est pas lui qui s'est éloigné de Nicolas Sarkozy mais l'inverse. Lorsque Sarkozy estime que la pédophilie est d'origine génétique (ce qui est faux), lorsqu'il soutient que la colonisation a été une bonne chose (pour quelques km de voie de chemin de fer... ce serait ridicule si ça n'était pas si inquiétant), lorsqu'il dit que mai 68 est la source de tous les maux (c'est faux et bête à la fois), Sarkozy a radicalement changé. On peut être ami sans partager les opinions politiques de quelqu'un, je ne vois pas où est le problème. Et que penser, a contrario, d'un futur président de la République qui s'abaisse à demander à X ou Y ou Z, sous prétexte qu'il est un de ses amis, d'écrire un papier favorable sur lui. C'est une injure et le signe d'un homme qui n'a pas ni honneur ni pudeur.

Marcel Patoulatchi

J'ai toujours trouvé BHL vulgaire et ses propos creux, je ne le trouve par conséquent guère changé.

Ces mots qu'il a employés sont-ils méprisants et insultants que son habitude de, pour reprendre vos mots, « défaite de l'intelligence sublimée en plénitude » en lieu et place de « compréhension de la pensée de l'autre » ?

Véronique

@ Olivier

Je n'ai jamais lu Blandine Kriegel.

En réalité, je ne suis pas ce qu'il est convenu d'appeler une intellectuelle.

J'ai lu une quantité de livres... dans le désordre.

Certains épisodes de ma vie m'ont permis d'établir des liens entre ce que j'ai lu et les réels que chacun d'entre nous traverse ou contourne.

Le métier que j'exerce est une bifurcation professionnelle que j'ai faite il y 7 ans.

Mon objectif : faire en sorte que le plus grand nombre possible vienne et revienne dans une bibliothèque de lecture publique.

Pour cela, ce que j'ai appris dans mon ancienne activité professionnelle - l'entreprise privée - est prépondérant.

Et à côté de mes imaginaires, il y a eu, par hasard, la découverte du Bilger's café.

Des fois, ça secoue pas mal.

Mais le Philippe, avec quelques autres ici, c'est un irrésistible.

Alors...


Cactus vénérable ?

@@@ Dame Catherine J. :
non non je lis tout le monde, en fait, ou presque et cela représente déjà beaucoup :-)

amitiés cactées déglochidées.

olivier

@ Véronique et Catherine A. : lire également "Le Fleuve Combelle" d'Assouline.
@ Véronique : à l'occasion, dites-moi s'il vous plaît dans quelle mesure le travail de Blandine Barret-Kriegel vous a influencée (directement ou pas). Je pense à "L'Etat et les esclaves".

Catherine JACOB

Cactus in vino veritas

Cette fois-ci, ô vénérable lecteur exclusif de Dame Véronique, votre commentaire m'a fait pouffer !

Cactus in vino veritas

Je vais donc citer Simon and Garfunkel :
"Cecilia, you're breaking my heart,
(You're shaking my confidence daily.)
Oh Cecilia, I'm down on my knees,
(I'm begging you please to come home.")
voix off : (..)

Véronique

@ Catherine A

Je vous raconte une anecdote qui s'est passée il y a quelques années dans mon travail.

J'ai demandé à un monsieur âgé très littéraire et d'allure très classique le roman qu'il aimait entre tous.

Après quelques instants de silence, il m'a répondu avec un sanglot dans la voix et une larme sur son visage :

"Aurélien".

Et il a évoqué un ami très cher de sa jeunesse, un écrivain condamné à La libération. Me disant avec une colère sourde, et toujours avec des larmes dans ses yeux :

"Tout ça c’est de la faute d'Aragon"

Voilà.

Quant aux poèmes d'Aragon que J. Ferrat chante, c'est un CD que j'écoute très souvent.

Je vous accorde très volontiers que militance et Aragon accolés ensemble ne sont pas très heureux.

Mais ce poème est pour moi un des plus beaux textes écrits sur :

"le malheur au malheur ressemble
Il est profond, profond... "


catherine A.

@Véronique
Militance et Aragon accolés me font un peu frémir ; comme vous j'ai eu la chair de poule en écoutant Ferrat chantant Aragon mais je ne peux oublier que ce dernier est resté un des plus fervents thuriféraires d'un Staline responsable de millions de morts ; pour le plus grand bonheur du PC d'alors. De quoi me faire écouter et apprécier tout autrement son oeuvre. Eternel débat bien sûr : faut-il ignorer ce que fut l'homme et ne prendre en compte que le créateur ; j'aurais tendance par principe à dire que seule compte la création ; après tout nous ne savons pas, et nous ne nous posons même pas la question, quels hommes furent la plupart des grands artistes morts depuis des siècles. Mais pour les contemporains ce principe ne pèse pas lourd. Je ne peux faire abstraction de l'homme et franchement l'homme que fut Aragon me dérange (version ultra politiquement correcte de ce que je voulais dire mais notre hôte n'aimant pas la vulgarité et cette semaine ayant été trés riche, je ne vais pas en rajouter et je me censure donc... Belle journée. Catherine A

olivier

à suivre...

Véronique

@ Olivier

Si !

Je vous avais entendu.

Et ce n'est pas pour rien que j'ai cité le poème d'Aragon : "J'entends, j'entends".

Pour nos militances respectives :

"J'y crois parfois je vous l'avoue
A n'en pas croire mes oreilles
Ah je suis bien votre pareil
Ah je suis bien pareil à vous"

C'est toujours extrait de ce poème d'Aragon chanté par J. Ferrat. Ce texte et sa mélodie sont dans mon panthéon intime.

olivier

@Véronique

Vous écrivez : "Son expérience de la détention ne l’oblige pas à se définir lui-même, pour les autres et pour lui-même, que comme un ex-détenu."

Vous avez parfaitement raison, et j'en m'en suis gardé autant que possible toutes ces années.

Certaines "positions" y ramènent, y enferment.

Il vous est peut-être apparu que la provocation sarkoziste permanente, reprise en choeur, soutenue par ces fameux 17 millions de français, relayée ici aussi, donc que cette provocation pouvait aussi induire des comportements.

En clair, la militante que vous êtes de post en post (avec quelques autres, prudemment silencieux sur ce coup, et qui n'ont pas votre générosité), la militante peut aussi balayer devant sa porte (je ne suis pas le seul à devoir le faire).

Et je vous répète que je sais aussi "entendre", puisque vous n'avez pas voulu le lire précédemment.

Par ailleurs, je ne vois pas pourquoi je ne rappellerai pas le réel, et cela à partir d'une expérience - à partir, certes. Et le "partir" auquel vous m'invitez, généreusement, ne peut gommer, moins généreusement cette fois, le "à" en question.

De la même manière qu'un discours sur l'immigration a des effets pratiques à la sortie des écoles, ou dans les centres de rétention (voir le film "La Blessure"), de la même manière, un discours sur la prison, déconnecté et provocateur, peut ne pas aider.

Et je m'efforce, sur la question, de ne pas être rivé à la souffrance, ce dont certains textes écrits ici, s'ils sont correctement lus, peuvent témoigner.

Vous savez, ici, sans l'avoir forcément lu en tremblant, on parle souvent de Finkielkraut.
Pour l'avoir pas mal lu, lu et relu jusqu'à m'extirper de moi-même, également son maître Lévinas, et son ami Benny Lévy, je sais que sa pensée nous invite à réfléchir à la violence politique.

La vôtre, votre "militance" également (ne pas la nier comme militance - vous avez vos combats - mais ils sont précisément cela : des combats).

Véronique

@ Catherine

Je vous dis comme à Olivier

Ce n'est pas bientôt fini de me prendre de haut !

Je le répète. Je pense absolument nécessaires des réformes d'envergure dans notre pays.

Cela ne fait de moi ni une excitée, ni une collabo, ni une raciste, ni une poujadiste, ni une indifférente aux malheurs, ni une inconditionnelle de NS etc.

Je n'ai pas écrit à Olivier que son expérience carcérale ne pouvait pas contribuer à améliorer les choses.

J'ai écrit que dans mon métier, si je veux proposer des livres sur le sujet des réductions de peines, je ne peux pas me contenter de ne proposer que des ouvrages où des détenus témoignent de leur incarcération.

De la même façon, il ne viendrait pas à l’idée de travailler le sujet de la prison et de la sanction pénale en ignorant les témoignages sur la détention.

Ce que je voulais également dire à Olivier dans mon précédent commentaire.

Son expérience de la détention ne l’oblige pas à se définir lui-même, pour les autres et pour lui-même, que comme un ex-détenu.

Je pense aussi que n'avancer comme argument que la fébrilité à créer de nouveaux textes pour disqualifier d'entrée toute initiative gouvernementale ne suffit pas.

Laissons donc les choses en l'état.

Et vous conviendrez très vite que ce qui majore les injustices, les souffrances et les exclusions, ce sont des inerties et l'inaptitude à transformer des systèmes fermés ou verrouillés. Et les complaisances qu’on peut lire partout pour ces fonctionnements immobiles.

Enfin, soyez aussi consciente que, par exemple, parmi les lecteurs de ce blog, tous, sans doute, à un moment ou à un autre, ont su, eux aussi, forcer des freins, des négligences ou des incompétences comme ceux d’une Inspection académique. Je connais une multitude de personnes capables de ça.

Ils n’en tirent pas pour autant un titre de gloire ou de vanité. Ou pire, de pouvoir.

S’ils ont du bon sens, ils ont également compris ainsi qu’il est plus que temps que des mentalités, des fonctionnements et des systèmes injustes, inadaptés et peu performants se transforment.


Richard

Je pense qu'un langage vulgaire est approprié dans certaines situations (cf. article sur EADS dans le Canard enchaîné). Je ne vois pas en quoi il serait l'exclusivité de telle ou telle classe sociale.
Quant à BHL, il me semble difficile de lui reprocher d'avoir refusé de se faire débaucher par Sarkozy...

Nicolas

Monsieur Bilger,

S'agissant des inquiétudes exprimées par les élèves magistrats, je me permets de vous communiquer le lien d'une entrevue de M. Thony, nouveau directeur de l'ENM, qui s'exprime sur la réforme et ses enjeux :

http://www.1001podcast.com/podcast/BFM/channel6/20071010_jean_francois_thony_bfm.mp3?R=BFM%2526S=channel6%2526media_url=http://www.1001podcast.com/podcast/BFM/channel6/20071010_jean_francois_thony_bfm.mp3

olivier

à Parayre : merci - nous serons donc au moins deux à ne pas être tout à fait responsables de ce qui s'organise, se prépare et s'accomplit !

à Véronique : non, bien sûr, ce jeu de rôle, comme vous le qualifiez très justement, n'est pas souhaitable, et je ne le souhaite pas.
Je plaisantais, sans doute à tort, en évoquant l'idée.

Je souhaite même, pour tout vous dire et tout à fait à l'opposé de la fantaisie évoquée, que les magistrats soient renforcés dans une sorte de noblesse, une noblesse qui met à part et protège de tout ce qui dégrade, une noblesse qui oblige et exige, une noblesse talmudique, à l'exception chaque jour renouvelée - un peu comme celle qu'avaient, autrefois, les représentants les plus éminents de l'Etat.

(de même je pense, et j'en suis tout à fait certain quitte à passer à nouveau, grosso modo, pour un taulard donneur de leçons et pétri de ses vérités, que le jour où le surveillant de base, non gradé, estimera en son for intérieur qu'il fait un "beau métier", en sera fier, et qu'il développera un corporatisme de l'excellence, sans autre "stage" que ceux de l'approfondissement, alors oui, ce jour-là il n'aura pas la tentation de l'acte - il sera comme plein d'une dignité qui interdit pour soi, donc pour l'autre, et alors, à ma manière, j'aurais "vaincu"...
Lui comme moi d'ailleurs, oui nous aurons vaincu, chacun à une place différente, mais quand même ensemble - j'y crois, pardonnez.)

****

Vous citez Aragon, et je tombe à l'instant, dans le Découverte/Gallimard consacré à Genet, sur une citation des Paravents (dont je vous recommande la dernière mise en scène de Fisbach, celle avec les marionnettes japonaises).
Je vous livre cette citation, donc (merci de ne pas lire le prénom "Saïd" avec un accent à la Tintin, mais avec un bon accent, un accent de la taule bien sûr) :

"Je sais où nous allons, Saïd, et pourquoi nous y allons. Ce n'est pas pour aller quelque part, mais afin que ceux qui nous y envoient restent tranquilles, sur un rivage tranquille."

Bien à vous, à tous.

Cactus un peu Jésus à Marie

"@ Cactus,
Merci pour votre salut. Connaissez-vous :
Au cactus francophone (glossaire)
<http://www.cactuspro.com/>
Rédigé par: Marie"

oui oui , c'est LA référence "européenne" pour tout bon Cacteur ;
j'y suis même reconnu sous le même nom de nom puisqu'une de mes spécialités sérieuses ;
merci à vous, quand même !

sinon pour revenir plus sérieusement que la première fois sur BHL, un peu plus hoo là là :
ce sont encore les chemises blanches , toujours impecs' , que j'admire le plus chez l'homme ici titré par Monsieur Bilger.
Sissi !

Catherine JACOB

sbriglia
«La lucidité est l'antichambre de toutes les perfections...»

L'humilité ne l'est pas moins, mon cher maître !

kirikou

Monsieur,

Vous critiquez Rachida Dati, mais votre jeu est clair, vous tentez d'aider à ce que Devedjian, à la droite de la droite, soit garde des Sceaux... berk...
Pour ma part, entre Dati et un homme comme Devedjian mon choix est fait, et vous qu'en pensez-vous ?

sbriglia

"Si cela avait duré j'aurais peut-être fait un bon député européen qui sait, au lieu d'avoir tourné philosophe merdique... "

La lucidité est l'antichambre de toutes les perfections...

Bernard de ....

En cas de remaniement ministériel, BHL ne se verrait-il pas à la place de... Fadela Amara ?

@Catherine Jacob... il y avait un excellent spectacle "chinois" au théâtre du Châtelet à Paris, y avez-vous été ?

Véronique

@ Olivier

Dans notre langage bibliothèque, je traduirais mon parcours professionnel : Entreprise privée//Secteur public : témoignage.

…/…

Même avec les meilleures intentions et les objectifs les plus valables, un étudiant-magistrat transformé quelques semaines en détenu ne sera jamais dans la vérité d'une expérience carcérale, côté détention.

Ce jeu de rôle est-il réellement souhaitable et nécessaire ?

Sa compétence future ne sera pas dans l'aptitude à savoir se mettre au mieux à la place de...

Ce que votre proposition pourrait peut-être lui apporter. Comprendre, dans le cœur de son humanité, un tout petit peu plus et mieux le sens des mots de L Aragon, ce qu'il veut nous dire, quand J. Ferrat chante:

"Ce qu'on fait de vous hommes femmes
Ô pierre tendre tôt usée
Et vos apparences brisées
Vous regarder m'arrache l'âme"

Ce ne serait déjà pas si mal.

Ludo Lefebvre

Catherine,

C'est mignon, n'est-ce pas ?

Je suppose que si des images sont publiques alors elles sont à ma libre utilisation n'étant pas créatives, il ne saurait y avoir de propriété intellectuelle. Si ce n'est pas le cas, alors notre droit est tombé bien bas. Je ressemblais au jeune homme que vous citez. Il me fallait de toute façon un espace où je puisse exprimer ce qui ne pourrait être un sujet de livre tel que je le conçois parce que trop insignifiant et qui ne tombe pas dans les sujets d'autres blogs. Et puis, il est bon d'être parfois le maître, l'hôte, plutôt que toujours l'invité.
Je ne suis pas encore content cependant car un fond d'auto-censure est là par crainte de procès, je suis même encore plus prudent qu'ici !

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