Les surveillants en liberté
2000 à 2500 surveillants de prison ont défilé aujourd'hui dans les rues de Paris à l'appel des syndicats UFAP et CGT.
On n'est pas des matons, ont-ils crié. Dénonçant, selon le Monde, la surpopulation carcérale, ils ont réclamé "plus de considération, plus de sécurité" et des hausses de salaire.
Leurs représentants reçus à la Chancellerie ont exprimé leur déception parce qu'aucun engagement n'aurait été pris par le ministère.
On aurait tort de traiter à la légère cette manifestation de personnels qui, exclus du droit de grève, ont été contraints de se mettre en congé pour faire connaître leurs revendications. Celles-ci ont sans doute un lien avec le malheureux report de la loi pénitentiaire dont surveillants et détenus attendent beaucoup et qui, je l'espère, viendra en 2008 apposer sa rénovation sur des prisons trop anciennes, et pour les murs et pour l'esprit.
Lorsque le président de la République a décidé de rompre avec la tradition de l'amnistie, refusant de faire de celle-ci une méthode de "désengorgement" pénitentiaire, on aurait pu craindre le pire, une incompréhension et une révolte des condamnés, une surpopulation absolument ingérable. Celle-ci n'est que trop réelle mais les pronostics les plus sombres, notamment à la suite de l'adoption de la loi sur les peines-plancher, se révèlent outranciers. Les oiseaux de mauvais augure devront rengainer leur défaitisme.
Il n'empêche que cette fronde des surveillants, dont la mission mérite le respect et dont la patience force notre admiration, constitue un signal fort. Il convient le plus vite possible, par une même démarche, de satisfaire leurs attentes légitimes et l'exigence d'humanité, de dignité au coeur de la masse des détenus.
Trop de bêtises et de poncifs sont déversés sur les prisons pour qu'on ne tente pas d'en faire des lieux acceptables par notre société puisqu'ils lui sont clairement nécessaires.
Plutôt que de proférer le voeu pieux, absurde et dangereux de les supprimer, mieux vaudrait se battre pour un enfermement qui ne dégraderait ni les surveillants ni les détenus. Ils sont liés les uns aux autres.
Je refuse de regarder ailleurs, distraitement.
Il faut construire des prisons, donner de l'espace et de l'occupation aux prisonniers, n'importe quelle personne enfermée dans l'oisiveté, la proximité, devient folle, a le système nerveux affecté, le mental en roue libre.
Je pense aussi à l'horreur d'exposer son intimité, les actions qui ont besoin d'être cachées à parfois six personnes !
Je n'aime ni le romantisme lié à la délinquance par quelques déconnectés, ni celui fait à la répression. C'est dur, éprouvant, peu noble pour tout le monde, mais si nécessaire.
Oui, il faut du cran pour être surveillant. Un de mes amis enseignait dans les prisons, c'est un univers très violent, plein de douleurs. Il n'y aura pas de mesures magiques pour changer certains états d'esprit, mais il est de notre devoir de ne pas tomber dans un répressif inhumain.
Les policiers se révoltent aussi, font des remises en cause... il était temps ! Des magistrats insultent Dati un peu partout sur le territoire, font le coup de poing parfois avec les CRS, c'est affligeant de voir cela. Je suis pour les peines plancher, mitigé sur une réforme de la carte judiciaire, mais absolument opposé au mépris qui est exprimé depuis quelques mois à ce corps. Je n'aime pas le spectacle qui m'est proposé : ces rixes entre professions qui sont de connivence naturelle, qui sont trop liées. Exprimées autrement, en traitant les magistrats autrement, les mesures à venir serait beaucoup mieux passées, j'en suis sûr !
Il y a un conflit d'interrêt de la part de certains, politique, idéologique pour d'autres, mais je sens que le mépris affiché qui ne vous a pas échappé, exacerbe, chaperonne le tout. Un Etat ne doit pas snober ses enfants du rmiste en passant par le balayeur, le médecin, le magistrat... Le président est arrogant, il faudrait que quelqu'un lui fasse remarquer parce qu'il en aura le retour, nous aussi (l'ensemble des citoyens) par la même occasion.
Je connais les marins et j'ai détesté la façon dont il s'est adressé à eux. C'est le métier le plus dur au monde, ces gens sont des bosseurs acharnés, des modèles de courage. Ils fanfaronnent, n'ont pas les armes linguistiques, mais sont au travail à trois heures du matin, partent des mois en mer parfois, sont dans une situation financière difficile depuis Bruxelles, les bateaux usines venus d'ailleurs.
Rédigé par: Ludo Lefebvre | 09 novembre 2007 at 01:28
Quel bonheur ce matin, en traversant les vignes par l'automne empourprées, de vous entendre chez Aphatie : tout est dit, sur la magistrature et la grève, sur les peines planchers, sur la réorganisation de la carte judiciaire... et la forme est telle que l'on sent JMA sous le charme, ce qui est rare chez cet excellent journaliste... aucun reniement sur vos mots sévères contre RD, tout au contraire... le petit persiflage bienvenu - sans férocité - sur l'esthétique américaine supposée... du grand art !
J'invite tous les fidèles intervenants à "podcaster" l'émission sur le site de RTL et à lire en fin de matinée l'analyse de JMA...
Du soleil pour toute la journée !
PS : @Olivier : l'éloge flatteur est le prix de ma liberté de blâmer même si cette dernière ne fut pas, par discrétion, affichée mais portée par d'autres voies à la connaissance de son destinataire...
Rédigé par: sbriglia | 09 novembre 2007 at 08:24
Monsieur Bilger,
Concernant l'impact des peines planchers, vous nous dites : "les pronostics les plus sombres, notamment à la suite de l'adoption de la loi sur les peines-plancher, se révèlent outranciers."
Sachant que cette loi n'est entrée en application qu'au cours de l'été 2007, n'est-il pas prématuré de déjà tirer un bilan de cette nouvelle loi au niveau de la population carcérale mais aussi d'ailleurs sur son efficacité quant à la prévention de la récidive ? Il me semble qu'il faudra attendre pour le moins quelques années pour en mesurer l'impact réel.
Pour ce qui est du mouvement de protestation des surveillants pénitentiaires, j'y vois l'avantage d'attirer l'attention de l'opinion publique sur l'état lamentable de notre système carcéral. Et je crois qu'il faudra beaucoup de pédagogie à nos gouvernants pour faire accepter aux Français les sérieux efforts budgétaires à consentir sur ce sujet, il suffit de lire les réactions de beaucoup de nos concitoyens sur certains forums d'actualités pour se rendre compte de leur dégré de méconnaissance de nos prisons (ah, les commentaires sur les prisons "4 étoiles" pour mineurs à l'occasion de l'ouverture de l'EPM de Marseille...)
Il y a quelques semaines, un long reportage sur la maison d'arrêt d'Amiens a été diffusé sur M6. J'avoue avoir été interpellé par les conditions de travail très dures des surveillants. Ce reportage m'a laissé une étonnante impression de "pagaille" (pour ne pas utiliser un mot beaucoup plus vulgaire !) : la cour de promenade interdite aux surveillants, les détenus qui ne sortent pas de leur cellule de peur de se faire agresser par d'autres, la drogue qui rentre dans la prison avec une facilité déconcertante et circule ensuite à l'intérieur quasi impunément, la quantité effarante de tranquillisants (les cachetons) distribués aux détenus, etc... Tout cela dénote un mal profond et il faudrait une loi pénitentiaire vraiment audacieuse pour remédier à cela. NS et RD auront-ils le cran de s'attaquer sérieusement au problème ? Sachant le peu de marge de manoeuvre budgétaire du gouvernement, j'ai de sérieux doutes, je m'attends hélas plutôt à une série de mesurettes et de pansements "médiatiques", mais j'espère me tromper.
Pour finir, j'ai été très heureux de vous entendre chez Monsieur Aphatie ce matin, c'était vraiment sympathique d'entendre deux de mes blogueurs préférés dialoguer, il ne manquait finalement que Maître Eolas - qui nous a promis un prochain billet sur les peines planchers :) - pour avoir un tableau parfait !
Rédigé par: Mussipont | 09 novembre 2007 at 11:07
Alors si vous refusez de regarder ailleurs distraitement, regardez le témoignage des gardiens sur la loi sur la récidive qui en montre les conséquences à terme, après la "satisfaction" d'une lourde condamnation :
« On sent déjà les conséquences de la loi sur la récidive. Des détenus qui arrivent avec des peines beaucoup plus longues, et que cela désespère au point qu’ils se laissent complètement aller. Ils disent : “Voilà, moi, j’avais un boulot, ma femme vient d’accoucher, et à cause de cette ancienne affaire je prends un an, je ne crois plus en rien, je laisse tomber. »
« Notre mission, c’est faire en sorte qu’on ne les voie pas revenir. Quand on arrive à convaincre un détenu de se remettre à travailler, de participer à un atelier, ou simplement de se lever », mais suite à l'encombrement des prisons « du coup, on ne peut remplir que notre rôle de garde : gérer les allers et venues, compter les détenus... »
Rédigé par: jmdesp | 09 novembre 2007 at 11:28
Construire des prisons...
On sait parfaitement depuis Michel Foucault que cette démarche est stupide!
http://ecorev.org/article.php3?id_article=220
===========================================
Le livre de Véronique Vasseur [5] a joué ici un rôle assez ambigu. Dénoncer la saleté, la promiscuité, la violence, c’est évidemment très bien, mais c’est aussi remettre en selle un vieux fantasme carcéral : le fantasme d’une prison propre, en tous les sens du mot. On aura beau jeu de répondre qu’il suffit de construire des prisons neuves, sainement gérées, et que le problème sera réglé. Mais il ne le sera pas, parce qu’il ne peut l’être ! On feint aujourd’hui, hypocritement, de s’émouvoir du taux record de suicides dans les prisons françaises. Comment ignorer que la cause principale de ces suicides est la prison elle-même ? On ne se suicide pas moins dans une prison neuve, bien au contraire ! Les gestionnaires pénitentiaires savent bien que les rares prisons neuves et aseptisées qui ont pu réaliser ce vieux fantasme carcéral de l’encellulement individuel ont fait monter en flèche le taux de suicides... Entre la sociabilité criminogène et l’isolement suicidogène, il faut choisir : autre version de ce "cercle carcéral" dont parle si bien Foucault...
Rédigé par: Eol | 09 novembre 2007 at 14:43
"Il n'empêche que cette fronde des surveillants......... constitue un signal fort."
OUI MAIS certains s'en balancent voire, pire encore, s'en brossent les dents !
"Plutôt que de proférer le voeu pieux... "
je prends un sacré coup de vieux las, moi, là !
Sissi !
sinon :
"Je refuse de regarder ailleurs, distraitement"
que votre conclusion est belle : c'est ce qui fait votre force, ce qui fait que pour moi vous serez toujours "vous" ! (là, je sens que j'intéresse Sbriglia à lire certains écrits le consternant ailleurs en ce hot-blog sur la psy cause toujours on s'en balance :-( !
Rédigé par: Cactus Tell Thierry | 09 novembre 2007 at 16:11
PB vous étiez clair sur RTL ce matin, bien que de raccroc, par défaut des invités prévus ; la justesse et la mesure de vos analyses portent mieux dans ce genre d’exercice médiatique (quoique trop bref pour traiter les sujets en profondeur) que dans « Ce soir ou jamais » où vous fûtes par trop inaudible car brouillé, parfois dénaturé… et un peu noyé par le nombre des participants et ce malgré la qualité du présentateur/animateur.
Vous n’avez pu, cependant, vous empêcher d’égratigner encore RD sur son apparence et ses relations « friquées ». Vous la verriez mieux en robe de bure (avec voile ?). Elle aurait donc du, selon vous, entrer dans ce ministère comme on rentre dans les ordres ?
Vous déclarez être « fier de savoir que le garde des Sceaux a fait une remarquable impression sur le plan esthétique aux Etats-Unis » mais venant après les remarques précédentes ce persiflage que personnellement je ne trouve pas bienvenu n’en est que plus cruel.
RD a les relations et les amitiés qu’elle a. Elle n’a aucune raison à mon sens de les dissimuler ce serait pire, pourquoi tricher ou mentir ?
RD a un problème, c’est une femme. Il est toujours très compliqué de gérer l’aspect vestimentaire pour une femme surtout dans des réceptions de « haut niveau » où le paraître prend parfois et pour certains le pas sur l’être. Les vêtements mis à disposition par de grandes maisons pour ces occasions participent à l’image. Que dirait-on si elle était habillée avec un sac. Il y a bien sûr le style Simone mais il est pris.
Il est sûr qu’habiller un homme c’est plus facile, l’élégance classieuse et classique se remarque moins même si sur le plan « fric », il est possible, des chaussures au chapeau, d’empiler plusieurs milliers d’euros mais ce n’est pas ostensible c’est vrai, il faut regarder de près.
A propos d’apparence, le fond du décor sur RTL ne vous allait pas trop au teint……..et votre cravate elle….. :)
Rédigé par: LAZARE | 09 novembre 2007 at 17:37
Lazare est ressuscité !
Rédigé par: Ludo Lefebvre | 09 novembre 2007 at 19:53
"...mais les pronostics les plus sombres, notamment à la suite de l'adoption de la loi sur les peines-plancher, se révèlent outranciers. Les oiseaux de mauvais augure devront rengainer leur défaitisme..." : vous avez du mal à vous y faire ! Lorsque vous rejetiez les critiques contre les peines planchers par la mise en avant d'une loi pénitentiaire audacieuse qui en contrebalancerait les effets les plus douloureux, je vous avais mis en garde contre le fait que, fort probablement, cette loi pénitentiaire aurait du mal à accoucher! Je constate hélas que j'avais raison. Curieusement, dans ce pays latin, il est plus aisé voire plus rapide de voter des lois sécuritaires qui rassurent les honnêtes gens que des lois pénitentiaires censées adoucir la pénitence des malhonnêtes gens. On trouvera de bons motifs pour justifier ce report mais la construction de nouvelles prisons, si elle est un mal nécessaire, n'a jamais fait réduire le taux d'écrou : a-t-on fait réduire la mortalité en construisant de nouveaux cimetières ? Ma crainte est que les peines planchers augmentent le nombre d'écrou sans que le sort du tandem surveillants-détenus ne s'améliore pour autant.
Rédigé par: Thierry SAGARDOYTHO | 09 novembre 2007 at 20:15
Ah, ce mois de novembre s'annonce bien sombre avec cette question : après 5 mois de présidence Sarkozy, y a-t-il encore des gens qui soient satisfaits de la politique du gouvernement ? Y a-t-il encore des personnes qui n'ont pas prévu de faire grève ?
Etudiants, fonctionnaires, avocats et magistrats, gardiens de prison, cheminots, pêcheurs, chauffeurs routiers ... à qui le tour ?
Il est fort notre président, même pas 6 mois à l'Elysée et il arrive déjà à mettre tout le monde dehors.
Ceci dit comment peut-on être satisfait d'une telle politique ?
NS est en train d'emmener la France droit dans le mur en détruisant tous les acquis sociaux et faisant du pays des droits de l'homme le pays des Tests ADN s'inscrivant dans une dynamique de légitimation du racisme.
Une chose est sûre, ces six premiers mois de la présidence Sarkozy me confortent dans mon vote en faveur de Mme Royal lors de la dernière présidentielle. Ceci dit c'est bien maigre, il est vrai, quand on voit le rouleau compresseur Sarkozy. Je me demande dans quel état sera la France dans cinq ans.
Allez courage Nicolas parce qu'il va t'en falloir.
Rédigé par: Ségo | 09 novembre 2007 at 20:35
Bonsoir,
Ce soir, je suis triste. Le monde semble aller de + en + mal. A Colmar, dans ma ville, une avocate a été blessée lors de la visite de Madame Rachida Dati.
Je ne donnerai pas mon avis car je ne suis ni impliquée ni compétente pour le faire.
Ce qui m'attriste, c'est la violence entre les hommes. Après tout, nous souhaitons tous être en bonne santé, pouvoir gagner notre vie avec loyauté et droiture, vivre des moments de joie, de fête ou de culture avec notre famille et amis.
Pourquoi tout semble aller de travers ces derniers temps ?
La justice est le seul rempart pour préserver le bonheur et donc la liberté de tout citoyen.
Angelina Jolie a fait tatouer sur sa nuque : "Connais tes droits !"
Droits et obligations. Respect de tous.
Si les débats qui régissent les institutions pouvaient se faire dans la sérénité, un peu comme ceux de ce blog.
En bonne intelligence, sans "dégainer".
Utopie ?
Bonne nuit à tous,
Catherine
Rédigé par: Parisot Catherine | 09 novembre 2007 at 20:43
Malheureusement les hommes de l'ombre sont trop souvent relégués au dernier rang des préoccupations. Il est triste de constater que notre omniprésident ne réagit qu'au gré de l'émotion et de la compassion. Un drame doit-il toucher les surveillants de prison pour que leur situation soit prise en considération. J'ose espérer que non...
Rédigé par: Aizen | 09 novembre 2007 at 21:51
Le 30 octobre dernier, Arte avait programmé dans sa série Théma plusieurs émissions consacrées aux peines alternatives : bracelets électroniques et réparation pénale.
Deux furent rediffusées ce matin : 1 et 2 :
1) – « Ne passez pas par la case prison »
qui fut rediffusée, uniquement, ce matin.
Sujet :
{les peines alternatives : bracelets électroniques et réparation pénale. Enquête sur les tentatives de prisons hors les murs.}
2) – « Prison à domicile »
Rediffusion prévue le 15 novembre à 5 H
Sujet :
{Le bracelet électronique peut-il constituer une alternative à l'incarcération ? À partir de portraits de personnes assignées à domicile, une enquête fouillée qui nous emmène jusqu'aux États-Unis, où ce dispositif controversé est en vigueur depuis longtemps.}
http://www.arte.tv/fr/semaine/244,broadcastingNum=824545,
day=7,week=45,year=2007.html
3) Drogues et Cerveau
Rediffusion le 12.11.2007 à 14:00
Or, dans le cadre de cette série, il était prévu une émission intitulée, en 3 : « La délinquance juvénile" qui fut déprogrammée. Sans explication d'aucune sorte. En dehors d'un :
"Nous ne sommes pas en mesure de diffuser le deuxième documentaire pour des raisons juridiques. Merci de votre attention. La rédaction Internet d'ARTE France"
A l’issue, un forum était animé par le réalisateur Philippe Borrel et le juge d'application des peines David De Pas.
Forum consultable :
http://www.arte.tv/forum/showthread.php?t=6683&goto=nextoldest
Je conseille, bien évidemment, le reportage qui sera rediffusé le 15 novembre à 05 H du matin : « Prison à domicile ».
Aux Etats-Unis, en dehors du bracelet électronique, il existe également :
- une surveillance par GPS,
- une surveillance à la voix par ordinateur,
- un bracelet qui décèle la consommation d’alcool.
- Est prévue également la puce électronique, basée sur celle utilisée pour les animaux.
Le probationnaire doit être salarié pour bénéficier de cet
« élargissement », car c’est lui qui doit payer les frais imputés à sa surveillance : les frais du bracelet, les frais de téléphone…
C’est un système important de surveillance qui est installé chez lui, pour cela, il doit avoir à disposition une ligne téléphonique. Les factures de téléphone sont colossales.
Par ailleurs, ce système rapporte énormément aux Etats.
Pour ceux qui veulent comprendre ce qu’est la surveillance électronique, ce documentaire est à voir.
Rédigé par: Marie | 09 novembre 2007 at 23:14
@ Ségo
"Il est fort notre président, même pas 6 mois à l'Elysée et il arrive déjà à mettre tout le monde dehors"
C'était dans son discours :
"Ceux qui n'aiment pas la France, qu'ils la quittent !"
Peut-être veut-il une France qu'avec les nouveaux millionnaires, ses amis et les "plombiers" polonais, comme travailleurs ?
En attendant :
Fonctionnaires : Sept fédérations syndicales de fonctionnaires appellent à la grève et à une journée d'action le 20 novembre contre les réductions d'effectifs et pour les salaires.
Education : les cinq fédérations de l'Education - FAEN, FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA-Education - ont appelé à la grève le 20 novembre pour «dénoncer la politique gouvernementale des 11 200 suppressions de postes» dans l'Education.
Etudiants : Le syndicat étudiant Unef et l'Union nationale lycéenne (UNL) ont appelé également étudiants et lycéens à participer à la mobilisation du 20 novembre.
Poste et télécommunications : Cinq fédérations syndicales des postes et télécommunications (CGT, CFDT, Sud, FO et CFTC) ont appelé les salariés de La Poste et de France Télécom à la grève le 20 novembre, pour l'emploi, le pouvoir d'achat, le service public, les conditions de travail, et contre les restructurations.
Justice : Le Syndicat de la Magistrature (SM) et trois principaux syndicats de fonctionnaires de justice (USAJ, CGT, CFDT) ont appelé à une journée de grève nationale, avec manifestation à Paris, le 29 novembre contre la réforme de la carte judiciaire.
Quand ils sont venus
Chercher les communistes
JE N’AI RIEN DIT
Je n’étais pas communiste
Quand ils sont venus
Chercher les syndicalistes
Je n’ai rien dit
Je n’étais pas syndicaliste
Quand ils sont venus
Chercher les juifs
Je n’ai rien dit
Je n’étais pas juif
Quand ils sont venus
Chercher les catholiques
Je n’ai rien dit
Je n’étais pas catholique
Puis ils sont venus me chercher
Et il ne restait plus personne pour
Protester.
Poème écrit à Dachau, attribué au Pasteur
Martin Niemöller
Rédigé par: Marie | 09 novembre 2007 at 23:35
Marie,
S'il vous plaît, mettez de la proportion entre NS et AH.
Il ne va pas y avoir de camps de la mort, mais un libéralisme à l'américaine, un multiculturalisme de ségrégation, une télévision à l'identique. C'est certes désagréable, nous pouvons être entraînés dans un conflit civilisationnel, un système de caste ne va plus déterminer les réussites sur le talent, le diplôme, le courage, mais sur l'appartenance à un certain microcosme. Mais s'il vous plaît, ne faites pas partie de ces gens qui mettent du nazisme à toutes les sauces jusqu'à faire perdre la réalité de ce que cela engendra. Quoique je suis persuadé que ce n'est même pas le système politique qui est en cause, mais simplement le racisme hitlérien.
Enfin AH était fou, cultivé à l'inverse de NS qui n'est ni l'un ni l'autre.
Ségo,
Tout le monde n'est pas en grève y compris dans les professions que vous citez. Il se trouve que je pense que certaines personnes ont raison, mais que d'autres le font par mauvaise volonté, abus de pouvoir comme les syndicats de magistrats et ceux d'étudiants. Entre de légitimes revendications et la dictature de la gauche qui paralyse la vie du pays dès qu'elle n'est pas au pouvoir, il faut savoir discerner.
Rédigé par: Ludo Lefebvre | 10 novembre 2007 at 01:41
NS s'est positionné, concernant les bénévoles de l'Arche de Zoé, comme le Président de tous. Y compris de ceux qui transgressent les lois. RD a écrit La Justice sans attendre
Je redis.
Ne pas entreprendre une réforme profonde des prisons et du système carcéral, ne pas engager l'action politique dans ce domaine pour que les conditions de détention soient décentes et dignes seraient une lourde faute politique et un manquement grave.
Transformer le gardien de prison comme d'abord un authentique professionnel des métiers de la sécurité, mais également le considérer comme partie prenante dans cette obligation d'humanité et de dignité relèvent de la prise en compte d'un principe de réalité incontournable.
Faire preuve là aussi de détermination. Faire accepter cette transformation à une société supposée réticente, voire très réticente sur ce sujet est une priorité.
La marque d'un dirigeant est celle qui consiste à remonter un à un les mouvements contraires.
Je pense que c'est sur un dossier comme celui-ci que la crédibilité dont dispose NS sur les questions de sécurité peut faire de lui un grand réformateur.
A RD de ne pas cesser de le lui rappeler.
Rédigé par: Véronique | 10 novembre 2007 at 07:56
@Ségo (dont nos saluons le retour) et @ Marie
La France se met en grève non pour défendre ses acquis sociaux mais ses rentes de privilèges : personne de sérieux, même à gauche, ne conteste qu'il faille réformer les retraites, sinon toute une génération, la vôtre, ira dans le mur... Ma génération commençait à travailler très tôt, celle de monsieur Juillard est encore à l'université à trente ans : à quel âge commencera-t-elle à cotiser ? Essayez de ne pas raisonner comme les ados qui mettent des posters du Che dans leur chambre... et penchez-vous sur les dures loi de l'économie... c'est moins noble que la poésie mais ça permet la gestion des ressources.
Rédigé par: sbriglia | 10 novembre 2007 at 08:10
Dans le domaine carcéral il y aurait certes beaucoup à faire, du salaire des gardiens à la rénovation des prisons. Mais a-t-on les moyens financiers d'une telle politique. Pour satisfaire ce corps d'Etat qu'est l'administration pénitenciaire, ne va-t-on pas déshabiller Paul pour habiller Jacques. Cela s'est vu il y a quelques jours lors de la manifestation d'étudiants. Pour satisfaire les syndicats étudiants on a transféré des fonds alloués à la rénovation du campus de Jussieu afin de financer certaines "exigences" des lobbys étudiants. Cette forme de gestion risque donc aussi de se produire au ministère de la Justice, une gestion au coup par coup qui ne serait que la continuité des précédents gouvernements ; d'ailleurs les finances de l'Etat permettent-elles de faire autrement ? Soudainement les fermetures de certains tribunaux faites par Rachida Dati peuvent apparaître plus comme une mesure d'économie financière d'urgence que comme un programme visant à une meilleure gestion de la justice... Mon analyse est gratuite...
L'utilité de la prison au XXIème siècle ? Effectivement, comme le rappelle un des intervenants de ce blog, Michel Foucault la jugeait inutile (Surveiller et punir - Editions Gallimard) , mais avec le respect que j'ai pour ce philosophe il faut quand même rappeler que celui-ci renvoyait dos à dos la prison, l'hôpital et le système scolaire, dans l'absolu tous les systèmes où l'ordre et l'obéissance sont obligatoires pour le bon fonctionnement de ceux-ci ; nous n'oublierons pas non plus qu'il était quand même marqué à gauche... très à gauche.
Je crois surtout que la prison a perdu momentanément le rôle qui lui est attribué. D'épouvantail pour malfrats en puissance jusqu'au système de réinsertion sociale pour citoyens égarés, la prison est devenue un passage obligatoire pour être accepté dans certaines sociétés (et je ne pense pas qu'aux cités des banlieues, la prison a aussi ses VIP). Alors la peine plancher... oui, avec elle la prison va peut-être retrouver une partie du rôle qui lui est attribué mais à condition qu'elle soit gérable en effectifs comme financièrement. Je ne sais pas comment se répartit le budget de la justice mais pour image, si demain l'augmentation prévue pour le salaire des magistrats est tranférée à la gestion de la peine plancher, trouvera-t-on autant d'enthousiasme chez les tenants de celle-ci, ou comme au Monopoly, après quelques mois d'application de la peine plancher ne risque t-on pas un retour à la case départ faute de moyens, à moins que la fermeture de certains T.I et T.G.I et les économies faites sur eux aident momentanément à l'équilibre financier de celle-ci.
Pour finir, la surpopulation carcérale n'est elle pas due à un manque de concertation entre les politiques et les magistrats ? Des politiques qui n'ont de cesse de faire des lois, des lois et encore des lois à tel point que je me demande si les spécialistes du droit finissent par s'y retrouver. A plus ou moins long terme certains pourraient interpréter (bien que je croie que ce soit déjà fait) cette surpopulation comme un laxisme des différents gouvernements qui se sont succédés et nous resservir dans leur(s) programme(s) l'Ile du diable ou la peine capitale... en 1982, ça a en partie payé.
Rédigé par: Bernard de ... | 10 novembre 2007 at 08:54
@Ségo et Marie
Petit tour sur le blog d'un homme de gauche, sébatien fath : blogdesebastienfath.hautetfort.com
bonne analyse de la situation...
loin des grossières caricatures qui ne font pas progresser le débat...
Rédigé par: sbriglia | 10 novembre 2007 at 09:19
«Ils ont réclamé plus de considération, plus de sécurité et des hausses de salaire». J'espère qu'au nom de l'égalité, de la fraternité et de la justice sociale, ils ne réclament pas tous une hausse de 140% !!
«Celle-ci n'est que trop réelle mais les pronostics les plus sombres, notamment à la suite de l'adoption de la loi sur les peines-plancher, se révèlent outranciers. Les oiseaux de mauvais augure devront rengainer leur défaitisme.»
"La pierre est un dos fait pour porter le temps." [Lorca] Les digues tiennent jusqu'au jour où elles cèdent...!! Ce n'est qu'une question de rapport de force entre la juste pression des eaux et la juste résistance des matériaux, autrement dit aussi une simple question de goutte d'eau de trop !
«mieux vaudrait se battre pour un enfermement qui ne dégraderait ni les surveillants ni les détenus» ni le corps social, à savoir ni nous-mêmes qui sommes responsables de laisser faire ce qui ne doit pas être !
«Je refuse de regarder ailleurs, distraitement»
Vous avez absolument raison ! Noblesse de coeur, de sentiment et de raison oblige !
«Non! Je ne veux pas le voir ! » Dit le poète... une fois qu'il est trop tard !
«Dis à la lune qu'elle vienne,
car je ne veux pas voir le sang
D'Ignacio sur le sable.
Non ! Je ne veux pas le voir !
La lune grande ouverte.
Cheval de nuages calmes,
et l'arène grise du songe
avec des saules aux barrières.»
Non ! Je ne veux pas le voir !»
«La vache de l'ancien monde
passait sa triste langue
sur un mufle plein des sangs
répandus dans l'arène,
et les taureaux de Guisando,
moitié mort et moitié pierre,
mugirent comme deux siècles
las de fouler le sol.
Non.
Non ! Je ne veux pas le voir !»
Rédigé par: Flying Dutchman? | 10 novembre 2007 at 09:53
@sbriglia
Entièrement d'accord avec votre point de vue.
Merci pour l'adresse du blog de Sébastien Fath.
Je pense tout de même que nous étions dans le mur depuis quelques années et je ne sens pas venir le changement d'attitude salvateur.
Peut-être ai-je tort !
Rédigé par: mike | 10 novembre 2007 at 15:30
@ Bernard de...
Le courage politique consiste également à dire qu'une réforme des prisons coûtera cher.
Par exemple.
Qu'on ne peut pas se permettre de lâcher des surveillants de prison à l'issue de très peu de mois de formation et d'apprentissage pour un métier qui demande un grand professionnalisme.
Quant aux ressources, la Cour des comptes établit des rapports annuels jamais suivis d'effets et de prises de décisions.
Je pense qu'il y peut y avoir là des pistes fortes de transfert et de gestion de ressources.
Enfin une mobilisation de ressources, dans quelque domaine que ce soit, doit pouvoir être évaluée et adaptée à des besoins et à des objectifs.
Par ailleurs une réforme pénitentiaire nécessite qu'un autre regard soit porté sur la sanction. Tant de la part des ultras de la sanction que de la part des miséricordieux.
Enfin, il faut des hommes et des femmes capables de faire franchir à une société ses obstacles sur le regard qu'elle porte sur la sanction et sur la prison.
Rédigé par: Véronique | 10 novembre 2007 at 19:31
@ Sbriglia,
Pensez-vous réellement que la réforme des régimes spéciaux est ce qui sauvera les retraites en France ?
Vous parlez de privilèges et pour ma part je parle d'acquis sociaux. Je pense que ceux qui bénéficient de ces régimes spéciaux ont bien raison de se battre pour conserver leurs acquis et leurs avantages. Nous faire croire que c'est en faisant travailler jusqu'à 40 ans les bénéficiaires des régimes spéciaux qu'on règlera le problème des retraites me semble être un raccourci bien maigre et nous faire prendre des vessies pour des lanternes.
Quand vous parlez du fait que M.Julliard est encore à l'Université à l'âge de trente ans alors que votre génération était déjà au boulot depuis un certain temps. Mais heureusement que ce temps là est révolu, heureusement que notre pays offre la possibilité à tout un chacun de pouvoir faire les études qu'il souhaite. Mais si vous le voulez, retournons à l'époque des mines où les gosses de mineurs commencaient à travailler dès l'âge de 10 ans et où les élites se reproduisaient entre elles laissant de côté les enfants de mineurs. Remarquez, ainsi il n'y aura plus personne à cotiser et vous serez content d'avoir assuré le financement des retraites pour l'avenir.
Désolé de vous décevoir mais je n'ai pas de poster du Che : hé oui tous les jeunes qui sont contre la politique du gouvernement n'ont pas de tel poster dans leur chambre tout comme les quinquagénaires ardents défenseurs de la politique actuelle et spécialiste ès économie n'ont pas de poster de NS au-dessus de leur lit.
NS demande aux Français de faire des efforts alors que dans le même temps NS s'octroie une augmentation de 140% ou accorde de gros avantages fiscaux aux plus favorisés.
Parallèlement, on va demander aux fainéants des régimes spéciaux de travailler plus pour gagner moins. On va demander à n'importe quel quidam pour qui le salaire n'augmente jamais de payer encore plus cher ses médicaments.
Sans parler de ces méchants gauchistes qui osent défendre les services publics que ce gouvernement est en train de dézinguer sur l'autel du besoin d'économie.
Je n'oserai évoquer les tests ADN qui pour moi est l'une des plus abjectes de toutes les lois que la France ait connu depuis 50 ans.
Mais oui, vous avez raison, la mondialisation nous oblige alors à des réformes. Faisons comme la Chine... ah non on n'en est pas encore là... alors faisons comme nos amis allemands... remarquez leurs super réformes ont fait qu'ils sont passés à 13% de la population en-dessous du seuil de pauvreté avec 1 enfant sur 5 qui vit sous ce même seuil. Et ces chiffres ne cessent d'augmenter. Mais remarquez, ils ont fait les réformes que vous voulez, baisser le coût du travail et augmenter les profits des grandes entreprises allemandes mais à quel prix ?
C'est ce genre de résultat que vous souhaitez ?
@ Ludo Lefebvre,
Vous parlez de dictature de la gauche qui paralyse la France ? Moi je vous parle de la dictature de la droite qui va nous mener droit à la catastrophe et à la destruction de tout notre système social, pour lequel nos parents, grand-parents, arrières grand-parents se sont battus.
Heureusement que dans ce pays, il y a encore des gens qui osent se battre pour défendre des acquis sociaux (pour certains) des privilèges (pour d'autres).
Et donc en tant que privilégié, j'irai manifester contre la politique gouvernementale mais je vous rassure sbriglia, je ne mettrai pas un tee-shirt du Che.
Rédigé par: Ségo | 10 novembre 2007 at 22:40
@ Véronique
Bien sûr qu'une réforme des prisons coûtera cher, et le problème ne se situe pas dans le coût de l'opération mais dans son financement. La bourse de l'Etat n'est pas extensible et chaque corps de métier dépendant directement d'un ministère aimerait bien voir tirer la couverture vers lui : armée, justice, recherche, enseignement, santé, etc. Je ne doute pas de la volonté de ce gouvernement de la faire mais nous avons été tellement habitués aux discours sophistes et démagogiques qu'un réflexe de doute peut persister.
Cette réforme doit également se faire par des professionnels du droit ou du milieu carcéral et non des lobbies qui sont invités ou d'autres autoproclamés spécialistes des prisons comme certains se sont autoproclamés écologistes ou spécialistes de la cosmogenèse. La télévision va bien nous trouver un "Monsieur ou Madame prison" parmi ses présentateurs ou animateurs et pourquoi pas un futur postulant comme garde des Sceaux.
Les gardiens de prisons : effectivement vu les risques, les responsabilités, les contraintes ils sont sous-payés, j'irais même plus loin en disant que leurs salaires sont indécents. De plus ils ne bénéficient pas du regard bienveillant de la population, le ministère pourrait faire une campagne de revalorisation de ce métier aussi utile qu'un policier, un gendarme ou un magistrat. Mathématiquement je dirais qu'ils appartiennent à un ensemble indissociable.
Quant à la sanction elle-même, cette notion évolue vite et fait appel à tellement de critères, de notions qu'il faudrait que des sages parmi les magistrats, avocats, philosophes, ministres des cultes, psychiatres et bien d'autres mais surtout pas le monde politique, se retirent dans une abbaye, loin des pressions politiques, médiatiques et nous concoctent un nouveau code pénal. Là, c'est ma tendance utopiste qui parle.
Rédigé par: Bernard | 11 novembre 2007 at 08:40
Le magazine Agapè (Jour du Seigneur) du 04 novembre dernier avait pour thème : « Vivre en prison ». Une vidéo est visible sur France 2
http://www.lejourduseigneur.com/emissions/2007/29_10/agape
« Les conditions de vie dans les prisons. La surpopulation carcérale (64 000 détenus pour 48 000 places) et la vétusté des prisons. Résultat : une promiscuité dégradante, un non-respect de l’intimité, peu de possibilités de travail de réinsertion, des troubles psychiatriques qui frappent un détenu sur quatre…
Comment sortir de cette impasse au moment où l’opinion publique réclame plus de sévérité et de punition vis-à-vis de la justice ?
Qu’est-ce qu’une peine ? Quelles formes peut-elle prendre ? A quoi sert la prison ? Doit-elle préparer la réinsertion ?
Questions auxquelles ont répondu les invités d'Agapè.
• Louis Mermaz, sénateur PS, ancien Président de l’Assemblée nationale, commission parlementaire sur les prisons
• Denis Salas, magistrat, enseignant à l’Ecole supérieure de la magistrature, auteur de « La volonté de punir, essai sur le populisme pénal » (Hachette)
• Véronique Vasseur, ancien médecin-chef de la prison de la Santé, son livre en 2001 a lancé le débat et les deux rapports sur la condition pénitentiaire.
• Gabriel Mouesca, président de l’Observatoire international des prisons, ancien détenu, membre d’Iparetarak, groupe terroriste basque.
Référents :
• Isabelle Le Bourgeois, aumônier catholique à Fleury-Mérogis
• Jean-Marc Dupeux, aumônier général protestant des prisons
Reportages :
- portrait de famille d'un détenu,
- témoignage d’un ancien détenu,
- reportage sur l’implantation d’une nouvelle prison dans une petite commune rurale : Cercottes près d’Orléans.
Rédigé par: Marie | 11 novembre 2007 at 09:35