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Voici les sites qui parlent de Pavane pour un Président élu :

Commentaires

sbriglia

@cactus : "Some like it hot" (Certains l'aiment chaud) dans le chris craft où Jack Lemmon dévoile sa masculinité à son amoureux transi, qui lui répond "nobody's perfect"...

Bulle

@ Véronique
La seule chose que je trouve constante, et depuis le début de la campagne électorale, c'est la trivialité de Nicolas Sarkozy et d'un grand nombre de ses amis.

Cactus cinéma cinéma

"Votre billet respire le naturel et la sincérité (les précédents, un peu moins, but.......... nobody's perfect.........). N'est-ce pas le but de toute expression ?
Rédigé par : Jules Esneval"

ok ok, mais c'est la dernière réplique culte de........ quel film resté culte au fait ?

(on gagne un Cactus :-)
Sissi !)

Ludo Lefebvre

Véronique,

Je suis un libéral, j'aime l'argent, la récompense due à l'effort, je ne suis pas rigoriste, cependant ce sont ces gens que je trouve outrancier, qui vont trop loin.

Si Arnault qui rachète ses concurrents pour ne plus faire qu'une presse à l'unisson, Lagardère qui menace de représailles ouvertement les petits actionnaires, Pinault qui fait de la censure aux rayon des FNACs lorsqu'un livre critique un de ses amis, Christophe Lambert qui nous inonde chaque jour un peu plus de sa bêtise et de sa publicité ne vous dérangent pas, moi si. Pour moi une capitainerie d'industrie, la noblesse conquérante d'un entrepreneur ne sont pas à l'honneur avec cette bande de fripouilles, je persiste et signe. Ces gens nuisent à la France, à l'image du patronat. Simplement on attaque à juste titre un zi-va à casquette, un musulman possédé par les interdits, mais personne ne dit rien face à l'amoralité d'une petite mafia et c'est anormal. En plus de cela, il y a des lois, des règlements de vie commune et ils sont pour tous. Je n'ai pas voté pour eux, je ne les aime pas, je vis en démocratie sur une égalité de Droit donc je choisis de nommer un chat... un chat !

Je connais des gens sur ce site à commencer par monsieur Bilger qui ont des proches dans les grandes entreprises qui ont conservé une éthique. Je ne confonds pas BHL et les juifs comme je ne confonds pas un entrepreneur qui est dans les exigences de sa fonction et ce banc de poissons pour rester poli.

Quant à Nicolas Sarkozy, j'utiliserais une comparaison : si demain, j'étais entouré de dealers, j'aurais du mal à faire croire que je suis contre la drogue.
Il y a un moment où il faut savoir être cohérent, le grand bluff de la campagne est terminé.

Catherine A,

Je ne pense réellement pas que les bons soient pauvres et les mauvais soient riches ni le contraire d'ailleurs. Je ne suis toujours pas dans une lutte des classes. Je trouve toujours les théories de Besancenot et de Laguiller simplistes, inapplicables, nuisibles, austères. Je trouve toujours et plus que jamais que l'entourage de NS n'est pas fait d'intellectuels, ni de braves gens qui ne sont pas toujours en lien cependant. Je n'ai toujours pas envie de créer de camps de concentration et les moralistes sont plus à chercher dans l'humanitaire droitdel'hommiste, la presse inquisitrice que chez moi. Je dis parce que je trouve cela important et juste, ça s'arrête là pour moi. Ce n'est pas un élan du coeur, mais au contraire une pensée profonde, un étouffement devant ce que tout le monde voit et n'ose dire... et bien, je le dis, je peux me le permettre, je suis trop insignifiant pour être victime de représailles et je n'ai pas de réserves professionnelles comme un droit de réserve ou un possible licenciement.

Mike,

Génial le palindrome, je ne le connaissais pas. Je vous offrirais bien des contrepèteries en remerciement, mais elles sont un peu trop vulgaires pour ce blog.
J'ai voté Nicolas Sarkozy et je ne pense pas cela des électeurs, ils ont fait ce qu'ils ont pu dans la situation donnée, dans la médiocratie du moment... J'en connais plus d'un qui furent déçu par le gouvernement nommé, qui eurent une mauvaise surprise. Je ne dirais pas des magistrats, des avocats par rapport à la garde des Sceaux symbolique ne trouvant rien de mieux que de traiter les enquêteurs du Canard et de l'Express de racistes. De toute façon, chaque personne la contre-disant sera traitée de raciste, nous pouvions nous y attendre. Cette soirée au Fouquet's, je n'ai pas voté pour.

sbriglia,

Je suis d'accord à votre prêtre. Par ailleurs, je ne pense pas en fonction des autres sinon je penserais quatre fois moins. Deux fois moins parce que cela occuperait la moitié de ma réflexion, deux fois moins parce qu'il faudrait me mettre à leur hauteur (je plaisante).
Je ne sais pas ce que sont les zakouskis, je ne suis jamais allé dans des restaurants au-dessus de 200 euros, je sais que j'apprécierais, que des gastronomies assez haut de gamme comme celle de la grenouillère m'ont déjà amené au nirvana, dans la transe gustative.

Finalement à tous, je pense aussi que vous devez être fatigués de voir des Jourdain faire le théâtre et des Molière être spectateurs. Trouvez-moi dans les cinq Républiques, un gouvernement aussi bas de gamme !

Véronique

Bon.

J'ai lu en une heure votre Pavane.

Du petit format.

J'ai entendu, je ne sais plus où, que cette petite chose plantait en 122 pages le décor futur du quinquennat.

Ah bon !

C'est l'histoire de l'attente d'un homme qui espère son épouse. Laquelle finit par arriver. Après il y a les chansons place de La Concorde. A la fin de la soirée elle parle chiffons avec ses trois meilleures amies, entre filles.

Et Johnny qu'on ne fait qu'entrevoir.

Pas mal les anecdotes qu'on nous conte sur l'histoire du Fouquet's. J'imagine qu'on peut trouver les mêmes dans la plaquette de présentation du restaurant.

Au fond, Philippe, ce qui vous a peut-être transporté dans ce livre, c'est qu'il est un peu mieux écrit que Gala ou Paris-Match. Cela, certainement.

Mais pardon.

Proust, je ne l'ai pas bien vu. Dans le cliché, peut-être.

Ou pire, dans le clin d'oeil appuyé.

Surcouf

@sbriglia
ahhhhhhh des zakouskis bien grillés tout en dégustant un bon livre.
Que tout cela est divin et me donne envie. Alors pourquoi pas avec "Une nuit au Fouquet's" qui me semble truculent.

Un bon livre, un bon petit plat, rien de tel pour un épicurien amateur.

sbriglia

@Ludo : "Le paradis n'est pas fait que pour les ouvriers et les petits chiens" aimait à nous répéter, lors de nos cours d'éducation religieuse, un prêtre du diocèse quelque peu réactionnaire, il faut bien l'avouer...
...et puis, si vous aviez feuilleté le livre chez votre libraire, vous auriez remplacé "brochette de crapules" par "brochettes de zakouskis"... C'est meilleur et nos deux femmes ne vous seraient pas tombées dessus (ce n'est pas votre semaine !)

mike

@ ludo
"élu par cette crapule" est un palindrome connu, certes.
Cela ne veut pas dire que ceux qui ont voté pour NS soient des idiots ou des dupes.

catherine A.

@Ludo, vous donnez encore dans la dentelle ; une vraie dentellière, vraiment : "bande de crapules" écrivez-vous ; ah bon ! et après ça vous vous en prenez aux journalistes pas assez rigoureux à votre goût. Penser que les bons sont forcément les pauvres et les riches forcément des crapules, n'est-ce pas un peu rapide ? L'histoire nous a souvent montré les ravages commis par ceux qui voulaient "nettoyer", "épurer" au nom de la morale et des bons sentiments. Bon, .vous vous laissez souvent emporter par vos élans du coeur, c'est ce qui fait votre charme si unique sur ce blog... ;-)

Véronique

@ Ludo

"Une belle brochette de crapules, en tout cas, privilégiée au détriment des honnêtes gens."

Que Philippe Bilger ait adoré de livre, soit.

Qu'il en parle avec un grand talent mais aussi avec suffisamment de poison raffiné et subtil, comme il sait parfaitement le faire, pas de problème.

Le plaisir à la lecture de sa note est garanti.

Mais parler de l'entourage de NS comme d’une brochette de crapules est pour moi outrancier.

J’en ai assez de cette vulgarité qu’on reproche tout le temps et de façon exclusive à NS.

Johnny beurré un soir de fête. Ce n'est quand même pas une révélation. Et cela ne le résume pas.

Ludo Lefebvre

J'ai entendu l'un des deux auteurs chez Durand. Rien que la liste des invités vaut la lecture, n'y aurait-il pas du Flaubert également lorsque notre président attend la femme qui lui fait faux-bond au plus important des instants... le bovarysme me semble évident et c'est d'ailleurs le seul romanesque que je trouve chez cette dame.

Je ne connais pas les limites de la diffamation, est-ce que le notoire en fait parti... Une belle brochette de crapules, en tout cas, privilégiée au détriment des honnêtes gens. Ce ne sont pas ceux-là que j'aurais invité lors d'une investiture, à moins de pouvoir leur dire : vous avez vu comme je les ai eus, maintenant à nous la galette !

Comme représentation symbolique de la France, comme groupe d'amis, il y a mieux ! Certes, nous ne faisons pas une guerre économique avec de bons sentiments et il faut la faire, mais gardons un peu de moralité, de dignité ne serait-ce que par valeur d'exemple pour les générations futures, par respect pour nos pairs.

On appelle aujourd'hui puissant celui qui a beaucoup d'argent, de solides relations, il y en a beaucoup que je trouve faibles et mesquins. Il y a confusion entre la nature et les moyens.

Don Lorenjy

Deux heures ? Je les ai...

Jules Esneval

Bon, je décrète une trêve entre Philippe Bilger et moi. J'ai été un peu méchant dans mes derniers commentaires. Là, vous me donnez envie de voir le film et de lire le livre. Votre billet respire le naturel et la sincérité (les précédents, un peu moins, but nobody's perfect). N'est-ce pas le but de toute expression ?

Surcouf

Dans "Le mariage de Figaro" Beaumarchais écrivait
« Je lui dirais... que les sottises imprimées n'ont d'importance qu'aux lieux où l'on en gêne le cours ; que, sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur ; et qu'il n'y a que les petits hommes, qui redoutent les petits écrits. »

Quoique, rajouterais-je, quoique, si l'on prend en compte ce qu'écrivait Anatole France.
« On observe qu'en France, le plus souvent, les critiques musicaux sont sourds et les critiques d'art aveugles. Cela leur permet le recueillement nécessaire aux idées esthétiques. »

Je ne peux que me joindre à ces éminents auteurs ainsi qu'à vous-même.

Il est en effet des plaisirs qu'il ne faut point bouder, ni par mesquinerie ni par mièvrerie.

olivier

Sbriglia : bis !!! excellent !

sbriglia

Quand Odette s'étonnait auprès de Swann que le Président s'affiche chez Maxim's avec le Comité des Forges le soir de son élection, que La Goulue, appelée à la hâte en renfort, lui cède ostensiblement son bracelet porte-bonheur en poil d'éléphant après qu'elle a exécuté un french cancan sur la table d'honneur, que des camelots de boulevard se coltinent avec les aciers de Wendel et qu'il soit nécessaire de battre le rappel pour que la légitime épouse s'affiche plus tard au bras du groom, quand, enfin, et pour qu'il daigne lever les yeux de son journal, Odette l'interpellait sur ce monde interlope, Swann, dont Odette savait pourtant qu'il avait voté pour cet homme, comprenant en son for intérieur qu'il s'était fait blouser par le culot d'un politicien qui ne serait jamais de son monde, Swann, feignant l'étonnement, lui lançait alors "mais ma chère, qu'attendiez-vous de lui, au juste ?..."

Véronique

"Seulement deux heures de votre vie."

Si vous lisez, par exemple, Mal de pierres de Milena Agus – 123 p,

Là vraiment, c’est beaucoup plus que 2 heures de votre vie, c’est 2 heures d’une autre vie.

"un petit, tout petit livre, mais c'est un merveilleux et étonnant bijou (...) du Proust décontracté, à petites foulées, un divertissement funèbre qui fait du commencement moins le moment de toutes les espérances que le constat anticipé des déceptions futures. C'est la fatalité qui vient s'installer au creux du volontarisme. C'est lugubre comme une allégresse trop désirée, ou assouvie. C'est surtout une attente crépusculaire parce que l'héroïne survient trop tard."

C'était... Philippe, quand il écrit son coup de coeur pour un livre que d'autres ont aimé pour lui.

Cactus fan de Woody .

Woody, be good !

fort à propos du dernier Woody :
j'ai adoré ce film - je pèse mes mots - !
j'ai même pensé à Hitchcock à certains moments et quelle musique !
un grand film, vraiment !!

sinon, n'oublions pas qu'en notre beau pays il est de bon ton de brûler un jour ce que l'on a longtemps adoré ( la faute à Jeanne, canne ou pas ? )
- je repense à Bergman, un temps oublié - !

Que certain(e)s critiques incertain(e)s crachent le trop de venin qui les habite sur monsieur W.Allen , ne m'étonne pas :
de vénimeux à vénéneux il n'y a qu'un petit pas et vice versa !

sinon, pour le livre, je vais prendre un peu de mon peu de temps restant, c'est juré !

catherine A.

Bigre Philippe, 2 heures pour lire un livre (certes pas très épais) et voir un film ! Je vous imaginais bien capable de faire deux choses à la fois mais à ce point... bon demain je m'embarque pour 12h d'avion, je sais donc ce que je vais acheter au kiosque de l'aéroport.
Soyez indulgent avec Besson, incapable de résister à écrire des horreurs, fut-ce sur lui. Et il est drôle. C'est déjà ça. Et dans certains cas une mauvaise foi doublée de talent ne vaut-elle pas mieux qu'une bonne ?
Et entre nous je préfère que Besson démolisse Allen qui n'en a rien à faire qu'un petit nouveau, fusillé en plein envol.

olivier

Monsieur Bilger, vous écrivez au sujet de cette triste nuit du Fouquet's :
"C'est lugubre comme une allégresse trop désirée, ou assouvie."
J'aime bien. Ca m'a donné à penser. Merci.

Au sujet du cinéma dont je fréquente beaucoup les salles, je partage votre sentiment : je n'aime pas, moi non plus, une critique dont le "chic" consiste à écorner les grands maîtres (cette critique est toujours plus prudente envers les "nouveaux maîtres", style Tarentino ou Lynch, et je vois dans cette prudence envers les puissants et ce mépris envers ceux qui vieillissent, la marque inscrite au coeur du corps social d'une barbarie qui revendique - inquiétude à la Benny Lévy, l'ami non fréquentable de Finkielkraut).

La critique des films est souvent le "lieu" d'une grande violence.
J'ai parfois un malaise, même avec des proches, quand j'entends tel ou tel propos sur un film qu'on n'a pas vraiment pris le temps de voir et de regarder, d'écouter, de deviner, voire de traquer, comme un chasseur d'émotions et d'images réussies.

Il y a toujours un propos enfoui dans un film, un genre de subliminal qui attend d'être débusqué, et c'est peut-être cela qui en fait une oeuvre et qui nous "déplace" - déplacement que refuse une critique qui a pour vocation de donner le la, et cogne.

J'ai du mal avec ceux qui ne font pas cet effort-là envers l'oeuvre, qui ne prennent pas ce temps, qui n'ont pas cette empathie et cette disponibilité pour les films.

"Deux heures", dites-vous, rien que cela pourtant.


Véronique

Philippe, Proust, le bon goût et les élégances de votre monde...

Mais personne n'a voté pour ça.

Bulle

Transmettre deux petites heures de bonheur, un regard et une lecture, c'est encore une belle singularité...

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