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Sus à l'autorité !

Le dernier rapport sur l'état de la criminalité en France publié le 12 novembre par l'Observatoire national de la délinquance fournit un tableau très sombre de notre société. En effet, il constate, selon la synthèse qu'en donne le Figaro sous la signature de Christophe Cornevin, un accroissement considérable de la violence à l'encontre des symboles de l'autorité.

Sans évoquer la police qui, en raison de son action quotidienne, est naturellement la plus touchée, et les gendarmes qui, dans les zones rurales et périurbaines, n'échappent plus à cette contestation virulente, il me semble que les agressions à l'encontre des gardiens de prison et des sapeurs-pompiers de Paris sont tristement signifiantes de la dégradation de notre tissu démocratique. Pour les premières, je veux bien admettre que l'enfermement, ses contraintes nécessaires et l'inévitable rapport de force qui en découle sont de nature à expliquer au moins partiellement les tensions pénitentiaires et les nombreuses hospitalisations des personnels. Pour les secondes, le constat est très préoccupant car longtemps les sapeurs-pompiers, dont l'utilité et le courage étaient unanimement respectés, s'étaient trouvés protégés de toute atteinte violente. Au contraire, une sympathie générale les accompagnait dans leur mission et créait une sorte de consensus rare autour d'un corps et de ses serviteurs. Parce que, précisément, la seule perception qu'on en avait était de reconnaissance publique. Venant à l'aide de tous, tous les appréciaient. Aussi, quel choc de voir qu'en 2006, ils ont été victimes de 93 agressions et de 131 actes de vandalisme !

Le monde judiciaire n'est pas épargné puisque le nombre des outrages et des menaces visant les magistrats a crû globalement de 23% entre 2000 et 2006 et a donné lieu à 380 condamnations en 2006.

Affirmer que l'autorité est de plus en plus mal perçue et que la violence la combat de plus en plus volontiers ne représente pas, j'en ai conscience, une pensée neuve. Qui, depuis quelques années, n'a pas fait l'expérience de ce délitement soit à titre personnel ou familial, dans l'espace privé, soit dans le champ public ? Ce qui me semble nouveau et dangereux, c'est qu'on ne se contente plus de mettre au défi l'autorité sous toutes ses formes mais qu'on prétend la casser, la détruire pour lui faire perdre sa légitimité. Car il est clair qu'une autorité qui passe sans cesse des compromis avec ce qui désire la nier perd, à force, sa substance et devient, de ce fait même, une cible de plus en plus facile à atteindre. Je me demande même, à examiner certains comportements singuliers ou collectifs, si la violence qui s'exerce sur des appareils prétendument de domination, en réalité délestés de tout véritable pouvoir parce qu'ils l'ont laissé se dissiper au fil du temps, ne leur donne pas trop d'importance. S'opposant mécaniquement à ce qui, depuis des lustres, dans ses profondeurs, a déja baissé pavillon, la violence ne fait tout au plus qu'achever un travail de démolition largement facilité par la faiblesse et la lâcheté de ceux qui avaient pour mission de diriger, d'administrer, bref de faire oeuvre d'autorité. En ce sens, je conseillerais aux iconoclastes qui ne supportent plus l'ordre et le corset social d'y regarder de plus près. Qu'ils ne s'acharnent plus à subvertir ce qui se laisse doucement glisser dans l'effacement qu'ils souhaitent ! Ils n'ont même plus besoin d'accomplir un effort. Le temps et la complaisance travaillent pour eux. Il est infiniment moins élégant, de nos jours, de se battre pour maintenir et sauvegarder que de tout céder avec panache. L'allure, aujourd'hui, c'est plus de se nier que de s'affirmer. Il y a un dolorisme de la puissance qui ne s'en remet pas d'avoir été incontestable et incontestée. Et qui fait repentance. L'intelligence n'est acceptable que si elle se fait toute petite. Cachez cette maîtrise que je ne saurais voir.

Alors, pourquoi s'étonner que la violence s'en prenne à l'autorité puisque celle-ci, partout où elle devrait pourtant se manifester, ne souhaite que montrer son agonie ? Je ne crois pas qu'on l'attaque parce qu'elle existe mais, paradoxalement, parce qu'elle n'existe plus, ou si peu. C'est comme le goût du sang, l'odeur du désastre. Absurdement, on pense retarder l'échéance en se coulant dans le lit du siècle et en disant amen à ceux qui s'avancent en société conquise.

Je suis persuadé qu'ils nous respecteraient davantage si nous décidions de résister. L'autorité, aujourd'hui, est fatiguée par avance. Parce que, pour être légitime, elle exige l'exemplarité, pour être exercée quotidiennement, la volonté et le courage.

Il est épuisant de se battre, même pour des causes bonnes mais plus au goût du jour. Un Etat, devant un rapport aussi accablant sur notre société et les forces censées la structurer, devrait, toutes affaires cessantes, en tirer les conclusions.

Réformer l'esprit public, une tâche impossible ?

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Voici les sites qui parlent de Sus à l'autorité ! :

Commentaires

C'est ce que j'ai envie de nommer l'effet Louis XVI, mais nous pourrions dire également l'effet Jacques Chirac. Une personne plus douce, plus tolérante au pouvoir et voici la brèche qui s'entrouve pour devenir rapidement béante.
Je perçois aussi une faute de sémantique, depuis que la moindre autorité est métamorphosée en fascisme qui est lui-même mué en nazisme. Nous voyons tout le poids des mots, des analogies scabreuses : la métaphore finit par prendre le pas sur le sujet.
Les pompiers, ici, sont régulièrement lapidés, certains furent même l'objet de tirs à l'arme de poing, un pistolet à grenaille pour être précis et non-exagératif. Un ami psychiatre me demandait pourquoi les pompiers étaient pris pour cible dans les "quartiers", ne comprenant pas ce type d'action. La réponse est pourtant simple, ils ont un uniforme et surtout ils viennent éteindre les véhicules en feu donc ils sont une gêne à la mesquine jalousie ou au jeu stupide.
Le plus triste est que cette nécessaire autorité, hiérarchie, devra se rétablir un jour et que le glissement possible devienne une injuste répression pénalisant sans discernement indélicats et citoyens ordinaires. C'est là que nous verrons l'apparition d'une police abusive, d'une justice punissant le pauvre pour absoudre le riche qui n'est, sauf cas particulier, qu'un phantasme actuellement.
Nous avons connu le meilleur ces dernières décennies où il y avait un équilibre trouvé entre la répression et la liberté, c'est un beau gâchis qui en fut fait. C'est en perdant notre confort que nous nous rendrons compte de la chance que nous avons eue. Je n'ai pas rencontré de professeurs tyranniques, de policiers à la matraque facile, de vigiles méritant d'être brûlé comme ce pauvre gars en banlieue. Les prétextes invoqués sont loin de la motivation sinistre qui est tue.
Tout le monde veut être le chef, si cela pouvait être si simple !
Je ne sais pas ce qu'il est encore possible de faire d'autre que de distribuer des coups de tonfa, de dire stop pour en arriver là, il en faudra des drames, des abus.
Oui, c'est bien triste d'avoir fait de cette espace privilégié une telle chienlit.
Nous sommes de grands enfants trop gâtés et il n'y a vraiment pas de quoi en être fier.

Tout le paradoxe est là, c'est avec cette saine autorité que nous sommes le plus libre. les voyous, les idéologues libertaires, les rebelles à dix balles sont de violents liberticides. Le réactionnaire est peut-être simplement quelqu'un apte à mettre le regard de l'autre, le qu'en dira-t-on, le rejet en dessous du salut public, de l'essentiel.

Où sont les chaînes des opprimés qu'on ne voit jamais, mais qui grincent tellement ?

Où sont les meurtres racistes ?

Où est la misère ?

Comment osons-nous seulement nous plaindre d'une telle qualité de vie ?

Si le société prend le chemin que je crois, il y aura dans quelques années de quoi véritablement se plaindre. Ce petit pays à la source de tant d'inventions, de créations ne s'est pas trop mal débrouillé en quinze siècles : il n'y a jamais eu de génocide autre que celui des Vendéens, d'Etat totalitaire, de monstruosités venues d'une idéologie française, économiquement nous avons su être parmi les meilleurs malgré nos droits sociaux et notre petite superficie. Maudit jeunisme, maudite doxa, maudit inconscient collectif !
La France commence au VIème siècle, je conseille à tous de la regarder dans son ensemble, non sous le prisme culpabilisateur, réducteur et essentialiste de quelques va-t-en guerre préoccupés par eux-mêmes. Quant à une hiérarchie, une autorité, que l'on m'explique comment on transmet, fonctionne, s'organise sans.

Même le temps est perturbé. Il a neigé aujourd'hui dans le Var et à Aix-en-Provence !

Débat houleux à l'AN aujourd'hui, les quelques députés présents votaient le budget de la justice, en augmentation de 4,5 %, après quelques petits avantages distribués aux députés UMP, donnant donnant.

Monsieur Montebourg a pris la parole et à déclaré à Madame Dati, je cite : "...qu'en plus de l'inconséquence de vos actes, il y a l'incompétence de vos propos..." (Comment donc !) et "...que l'on garderait d'elle le souvenir d'une personne qui aura laissé un désert judiciaire..."

Il est vrai que le 13 novembre madame Dati répondait à la question du Député Garot SRC Mayenne : "Quand allez-vous enfin écouter les parlementaires de toutes les sensibilités et de tous les départements et organiser ce vote que vous semblez craindre aujourd'hui ?"

Réponse :

"... au final cette réforme, elle est nécessaire ; elle est indispensable. Elle est nécessaire et indispensable dans l'intérêt de la justice, mais aussi dans l'intérêt des Français. Donc, cette réforme nous la mènerons jusqu'au bout."

Bonsoir à tous,

L'autorité est aujourd'hui en voie de disparition, et aura de plus en plus de mal à se relever si les politiques ne réagissent pas dans les temps à venir.
Je ne sais pas si je suis seul à percevoir ce sentiment, mais je pense que si aujourd'hui les gens forment un si grand creuset entre eux et l'autorité c'est parce que la société ne repond pas ou plus à leurs problèmes comme ils le souhaitent, et ils ont l'impression que le meilleur moyen de se faire entendre c'est "d'aller au combat".
Je pense aussi qu'il y a de la part de certains un provocation gratuite, pour déstabiliser cette autorité et provoquer un rapport de force qui n'a pas vraiment de sens, si ce n'est la bêtise.
Cela dit je pense que le laxisme des politiques depuis des années est responsable en partie de l'affront que font beaucoup aujourd'hui à l'autorité.

PS: Merci monsieur Bilger pour votre blog qui toujours très intéressant à lire.
J'espère un jour exercer le métier d'avocat, et avoir votre sens de l'écriture ainsi que votre tournure orale pour reussir mes conclusions et plaidoiries.

"...Je me demande même, à examiner certains comportements singuliers ou collectifs, si la violence qui s'exerçe sur des appareils prétendument de domination.."

et avant:

"..c'est qu'on ne se contente plus de mettre au défi l'autorité..."

ou après

"...le corset social..."

Cherchez les contradictions..


"..une cible de plus en plus facile à atteindre.."

Le plus délicat est l'approche.

Il suffit de se glisser dans la peau de la cible, de se fondre dans sa consistance et une fois parfaitement inséré, de la guider à petite touche sans que jamais elle ne s'en aperçoive, en y mêlant quelques petits chocs ayant bien sur trait avec le caractère, la moralité, l'environnement de la cible elle-même en se servant de la texture de ses convictions afin de la déstabiliser, le but premier la confusion intelectuelle, manipulation et chaos. C'est un travail de longue haleine qui dure depuis déjà 4 millions et des poussières d'années.
Mais qui est le meilleur professeur sinon les gouvernements successifs et leurs officines ? Une simple affaire de copier coller de nos jours... Le terme gouvernement est sans doute inapproprié ou plutôt flou. En tout homme subsiste un homme. Cherchez le vecteur...(?). Un délinquant ne naît pas délinquant. Ou est le bug docteur ?

"...L'intelligence n'est acceptable que si elle se fait toute petite. Cachez cette maîtrise que je ne saurais voir...."

Vous blaguez quand vous parlez d'intelligence et de maîtrise, j'espère...
Oui sans nul doute.
L'existence de votre corporation démontre une absence de maîtrise sérieuse des événements après des milliers d'années d'existence bâton/carotte sous des formes variées allant jusqu'à l'abomination parfois, antan, aujourd'hui, ici et ailleurs (Ailleurs gagne la palme).

"..Je ne crois pas qu'on l'attaque parce qu'elle existe mais, paradoxalement, parce qu'elle n'existe plus ou si peu. C'est comme le goût du sang, l'odeur du désastre."

Vous faites fi de l'éducation et de l'évolution ? "le goût du sang" sent le retour en arrière et le désastre colossal auquel vous semblez vous agripper sans chercher à comprendre que 4 millions et demi d'années viennent de passer.
Suffirait-il d'ingurgiter des données et de les recracher facilement, adroitement, pour exercer les plus hautes sphères de la justice, de l'Etat ? J'ai beaucoup à apprendre encore sans doute.

"...Réformer l'esprit public, une tâche impossible ?..."
Tant que l'on ne tient pas compte de l'évolution et des événements sociaux, je crains que vous n'ayez raison sur ce dernier point.

Petite sinistrose, vos mots:
virulente, agressions, tristement, dégradation, l'enfermement, contraintes, tensions, hospitalisations, violente, serviteurs, vandalisme, outrages, menaces, délitement, casser,
détruire, autorité, violence, domination, démolition, faiblesse, lâcheté, diriger...
ordre, corset social, s'acharnent, complaisance, se battre, dolorisme, puissance, agonise,
goùt du sang, l'odeur du désastre, résister, accablant...

Le point de vue du petit personnel:
Ca sent l'amour du prochain tout ça, Monsieur Bilger, vous avez une vision étonnante d'une société future, cherchez plus profondément les causes et vous obtiendrez assurément la solution je pense. Elle est sous vos yeux. Elle est en partie dans ces mots...

Quand Eurêka sera sur votre auguste planète, vous n'aurez plus beaucoup à vous fatiguer, hormis pour les irréductibles qui continueront probablement à jeter des pavés sur les pompiers (on se demande encore bien pourquoi dans les "hautes" sphères..).

Sans prétention aucune, juste une vue...
Pardonnez cette longueur textuelle.

Patrick Marguillier.

Votre constat est le reflet d’une réalité dont les causes sont multiples et difficiles à analyser. Je me permettrai deux observations.
1 - Il me semble que votre explication est très caricaturale et explique la montée de la violence parce que l’autorité s’estompe. La réponse sous-entendue est, bien entendu, la nécessité de réprimer plus, de plus en plus vite avec de moins en moins de préoccupation pour l’insertion ou la réinsertion sociale. L’exemple de ces dernières années (Placement en détention provisoire accru, tolérance zéro, suppression de la police de proximité, diminution des aides sociales etc…) démontre que l’augmentation de la répression ne limite pas l’augmentation de la violence. Il est donc nécessaire de trouver d’autres pistes d’action.
2 – Vous écrivez : « Absurdement, on pense retarder l'échéance en se coulant dans le lit du siècle et en disant amen à ceux qui s'avancent en société conquise. Je suis persuadé qu'ils nous respecteraient davantage si nous décidions de résister. » Ces deux phrases sont pleines de sous-entendus d’actualité. Il y aurait votre camp, les « nous qu’ils doivent respecter » et « ceux qui s’avancent en société conquise ». Mais qui sont donc « ceux qui s’avancent en société conquise » ? C’est avec une telle banalisation intellectuelle que la société se déchirera de plus en plus.
Réprimons arbitrairement sans réfléchir, demain la violence aura fait un pas de plus…

Il faut dénoncer les violences sur les autorités mais ne jamais oublier de dénoncer les violences des mêmes autorités sur les citoyens : bavures policières, tabassages en garde à vue, absence de défense devant les tribunaux pour les plus faibles, peines plus lourdes pour certaines catégories de la population, incarcération abusive des innocents. En 2005, 645 demandes de réparation pour détention provisoire injustifiée ont été formulées. 645 incarcérations injustifiées, c'est 645 violences contre des innocents commises par l'autorité judiciaire dont M.Bilger est le représentant, alors qu'il existe le statut de témoin assisté qui devrait empêcher toute dérive. Il est regrettable que cette analyse soit partisane et manque d'objectivité pour être crédible.

@ Dan
Sans vouloir vous offenser, votre analyse me paraît tout autant partisane que celle de Monsieur Bilger, vous donnez les résultats du tiercé dans le desordre sans véritablement analyser pourquoi il y a un ou plusieurs canassons, le gros des problèmes ne viennent pas des juges, ou des policiers, ni même des délinquants mais des politiques.

Monsieur d.berthet parle de l’insertion ou la réinsertion sociale, et c'est là que se situe le noeud du probléme, principalement dans l'insertion, la réinsertion découle nécéssairement d'une insertion ratée..
Qui bâtit l'insertion d'un individu ?
La paix sociale passera par une meilleure insertion, par l'éducation, la compréhension, l'intelligence vive, et un jour j'ose l'espèrer le mot "autorité" sera remplacé par le mot collaboration...
Qui en sera le vecteur ? Nos politiques ?
La démonstration n'est pas flagrante pour l'heure, la tolérance zéro engendre la tolérance zéro. Le temps des asservis s'estompe, et c'est mondial, alors gare...

La justice ne peut se limiter au tribunaux. Le mal est plus profond.
Je pense insctintivement que la paix sociale et la relance économique passeront par une analyse approfondie des problèmes citoyens et de leurs résolutions.
Sinon, ça sera la guerre partout. C'est déjà un zeste le cas...
Le capitalisme est nécessaire, l'économie de marché également, mais sans paix sociale, je crains que ces concepts ne fassent pas de vieux jours, si la politique est incompétente, autoristariste, la justice échouera, inévitablement si elle ne se manifeste que dans les tribunaux.

Nul ne peut dire qu'il n'a pas connaissance de la chose, l'histoire... les sciècles...
Nous avons toute les informations.
La soumission à l'autorité est d'un autre âge, presque ridicule.
Celui qui veut pratiquer l'autorité qui ne peut plus qu'être bienveillante, ferme et protectrice sans etre lâche, doit jouir d'une réputation sans tache. Hors manipulations de tout poil.
Ce n'est pas le cas de nos politiques qu'ils soient de droite ou de gauche.

Voila ce que je commencerais à appeler moi, la sauvegarde du bien public...
Le petit personnel majoritairement suivra, soyez-en sûrs.

"Chacun comprend que l'on ne peut pas continuer à disperser nos moyens au sein de 1.200 institutions sur 800 sites", a déclaré la ministre venue présenter son budget pour 2008."

Le pôle instruction de Laval serait dans la liste des disparitions !
Il y a quelques jours il a été question de supprimer environ 20.000 postes de policiers et de gendarmes.

Dans le cadre d'une politique judiciaire selon laquelle il faut tout d'abord "penser aux victimes", propos répétés constamment, en fonction des faits divers depuis l'arrivée au pouvoir d'un certain NS, Mme Dati a avancé à l'AN hier, l'idée de l'instauration d'une franchise sur l'aide judiciaire.

Voici le vrai visage de la politique de NS, interdire aux victimes de se défendre. Ensuite, on pourra déclarer une baisse de la violence, une baisse des plaintes, une baisse de la criminalité... Après la fermeture de lycées, de casernes, de commissariats, de cliniques, d'hôpitaux, on pourra dans l'avenir supprimer des postes de magistrats, de greffiers... qui vont devenir des charges trop onéreuses pour la Nation.

La violence n'est pas que verbale.
Elle se concrétise également et surtout par les actes et une certaine action. Lorsqu'un ministre, par ailleurs, revoit certaines lois pour protéger violeurs, agresseurs, voleurs, escrocs, etc... cela s'appelle de la violence et du mépris envers leurs victimes.

Quelques personnes âgées, par ailleurs, sont en train de comprendre ce qu'est la politique fiscale de NS.

L'autorité est-elle synonyme de despotisme ?

D'accord sur le constat mais comment s'y prend-on selon vous ?

Monsieur Bilger,

Vous vous focalisez sur l'autorité régalienne, en uniforme, virile, visible. Autorités dont la fonction est l'autorité.

Il est d'autres, des autorités contestées et méprisées : celle du cheminot-contrôleur molesté par le contrevenant, celle de la prof giflée, de l'instit soupçonné, du papa immigré remercié sans un merci, celle du JAP qui a pris une décision immédiatement sur-commentée ou critiquée,

autorité morale et intellectuelle de Finkielkraut - encarté de force, vite lu et récupéré pour les besoins de la grande Cause du nouveau pouvoir (comme mépris flagrant de l'autorité, ça se pose là).

Ce "meurtre du Pasteur", pour reprendre le l'expression et titre de la dernière oeuvre publiée du vivant de Benny Lévy, n'est-ce pas le groupe social, dans ses choix, qui le produit ?

TF1 l'a dit, redit, Sébastien l'a fait, parfois refait, Yvonne s'est indignée et raconte cela avec un souci du détail qui peut "aussi" interroger.

Nos égarés violents, qui sont aussi nos enfants, qui demain seront aussi "responsables" et qui ne sont pas hors-société, hors-discours, ne sont-ils pas comme ces ados qui expriment "un peu plus" la folie familiale,

une espèce de symptôme d'un temps du mépris - mépris auquel de braves citoyens et citoyennes, se présentant parfois comme "militants" de l'ordre, participent également ?

Je veux dire que nous avons tous, tous, à repenser, à réactualiser notre respect de l'autorité - moi le premier, bien sûr.

Reste aussi : je me souviens d'un mot du rabbin Small dans les polars de Kemelmann
"un bon rabbin, on en demande la démission".

L'autorité a vocation à être contestée,

et à tenir.

Vu à la télé ces derniers jours :
Une horde de manifestants luttant contre des CRS. C'était à qui pousserait plus fort les barrières en métal qui les séparaient.
Des étudiants d'extrême gauche survoltés ? Des "sauvageons" de banlieue ?
Non, non. C'était des gens de justice qui protestaient contre la réforme de la carte judiciaire.
Inquiétant dites-vous ? En effet.

Votre point de vue est intéressant. Mais s'agit-il vraiment d'une violence qui a pour but de délégitimer l'autorité, ou d'une perte de légitimité de l'autorité qui entraîne la violence ?
L'autorité et ses représentants s'exposent aujourd'hui sur d'autres fronts que ceux qui leurs sont légitimes (affaires, excès, vie privée...). Ils y perdent en exemplarité ce qu'ils croient gagner en proximité. Comme dans une famille, où les parents sont contestés dès que leur autorité aborde les domaines de "l'être" et non ceux du "faire".
Je ne me risquerais pas à argumenter sur la nécessaire exemplarité de l'autorité : ce n'est qu'une illusion. En revanche, les autorités qui nous gouvernent se doivent de choisir : soit rassurer par une illusion d'exemplarité rebâtie (sans verser dans le mensonge, juste en se cantonnant à leurs domaines de légitimité), soit reconquérir par la peur (et c'est votre choix, tel que je l'ai senti dans vos propos).

La condamnation de l'autorité, voilà un sujet sensible issu droit du slogan soixantehuitard "Il est interdit d'interdire" et les conséquences que l'on peut tirer de ces quelques mots. Bien sûr 68 est loin, mais quelques nostalgiques plus par intérêts électoraux que par conviction se sont plu à poursuivre ce discours de façon sophiste et démagogique. L'interdit d'interdire qui sous-entendant l'anarchie, a été remplacé par des mots et une sémantique plus subtils, politiquement correct oblige. Comme l'écrit Ludo Lefebvre on devient raciste, fasciste, nazi dès qu'on parle d'autorité, il est même étonnant qu'une "association" ou un "Collectif" n'aient pas "exigé" que ces mots soient placés comme synonymes du mot autorité dans les différents dictionnaires de la langue française. Mais faire le constat du quotidien n'est pas l'expliquer et dire que les repaires moraux sont perdus ne serait qu'une répétition de ce qui est dit au café du commerce.
Comment en est-on arrivé là, on ne peut jeter que quelques mots, phrases ou analyses superficielles en pâture car le sujet développé deviendrait une véritable thèse de sociologie.

Une conclusion qui revient souvent est la perte de l'influence de la religion; sans faire de la théologie j'aurais tendance à dire en partie oui. Lavage de cerveau ou pas l'apprentissage des dix commandements nous faisait rentrer dans la constitution, dans la loi, dans le respect de l'autre mais Marx, Rousseau sont passés par là par l'intermédiaire des médias et de journalistes en mal de promotions; le nouvel Evangile passe par la télévision, il est parfois même proclamé par des prêtres ou évêques "newlook" dont la croix qui symbolise leur ministère est formée par une faucille et un marteau.

Le showbizz toujours en mal de publicité et où il est de bon ton voire même obligatoire de cracher sur l'autorité haut et fort si on veut décrocher des contrats. Une forme de pensée unique puisque ceux ou celles qui ne pensent pas dans le sens des éminences grises du système showbizz sont disqualifiés et interdits d'écran... Hormis Johnny qui est d'accord avec tout le monde, la gauche, la droite, les belges, les suisses, les papous, les... non je vais m'attirer les foudres de Zeus .

L'enseignement, il était à la base de la moralité, de l'ordre, il était aussi censé nous apporter l'esprit critique, mais pour acquérir un esprit critique il fallait un minimum de références et de pouvoir d'analyse. On ne s'est pas embarrassé avec les préjugés et les références puisque celles de gauches surtout si elles prônent le désordre sont majoritairement citées comme valeurs, les livres scolaires sont aussi là pour les rappeler via leurs illustrations, CRS donnant de la matraque, cités HLM où le pauvre dealer victime du systeme sera condamné par un méchant juge, textes de tel ou tel penseur ou chanteur de gauche, là aussi c'est l'autorité qui est en cause et à condamner. L'école est presque devenu un lieu d'endoctrinement politique (Besancenot ne dit-il pas avoir trouvé sa voie auprès d'un de ses professeurs de collège) avant d'être celle du savoir et de l'apprentissage des valeurs... Je ne généralise pas bien sûr.

Les politiques, la gauche. Je ne fais pas une fixation psychopathique sur la gauche mais force est de constater qu'elle a toujours su faire passer de façon sophiste un disours anti-autorité, lequel n'a d'ailleurs pas toujours été très clair. Bien qu'elle soit omniprésente à dénoncer comme répression tout ce qui peut se rattacher à l'autorité je n'ai pas souvenir que celle-ci (la gauche) ait mis les magistrats ou les forces de l'ordre au chômage quand elle était au pouvoir.
A cela j'ajouterai les publicités faites avec plus ou moins de sincérité et sérieux autour d'affaires judiciaires concernant des élus ayant confondu leur porte-monnaie et celui de l'Etat ; publicités souvent mal perçues dans les cités quand celles-ci rapportent que le politique a pris quelques mois de prison dont beaucoup avec sursis pour un abus de bien social de plusieurs milliers d'euros alors que le loubard du quartier vient de prendre plusieurs mois fermes pour avoir détourné quelques centaines d'euros via une carte bleue volée... L'esprit critique n'existant plus, il n'y a qu'un pas a franchir pour s'entendre dire que les magistrats sont des vendus ou qu'une "enveloppe" peut influencer la peine prononcée.
On peut avoir les cheveux qui se dressent sur la tête en lisant ça mais cette notion de corruption est savamment entretenue par des "associations de quartier".

La liste est loin d'être close et le débat sur ce sujet qu'a lancé Philippe Bilger est plus du ressort du débat public que du blog tellement il y a à dire et à développer mais à mon avis le désordre, le non respect de l'autorité était un feu à l'état latent qu'on a laissé s'embraser par laxisme ou fatalisme... paix sociale : "Oui il y a la chienlit, mais si on essaye de faire quelque chose ça pourrait être pire". La peine plancher serait-elle le premier coup de frein qui permettra d'arrêter ce mal qui s'étend de façon exponentielle ?

Ce que vous décrivez porte un nom : l'anarchie. Et cet état d'esprit anarchique ou anarchiste se retrouve partout, depuis les banlieues jusqu'aux salons des beaux quartiers...

La vérité, c'est qu'il existe un déséquilibre entre la victime et les auteurs.
Celui qui vous brûle votre voiture, de quoi va-t-il écoper ? Six mois, pas sûr, un an, très rare. Mais le propriétaire, lui, il en prend pour cinq ans ! Eh oui. Cinq ans de crédit foutu en l'air en deux minutes par un pauvre petit malheureux à qui la société n'a pas su tendre la main, que nous n'avons pas su entendre ou comprendre. Ben voyons.
Mais il n'y a parfois rien à comprendre. On brûle une voiture sans raison, on agresse les pompiers juste pour montrer à son "pote" qu'on en a aussi dans le pantalon.
Alors, maintenant, ça suffit. Des sanctions. La première fois, c'est un accident, une faute de parcours. La seconde, c'est une récidive, la chance de se refaire a déjà été donnée. Pas de place dans les prisons, qu’on en construise. Cela fera des villes plus sûres et de l’emploi. On doit payer sa dette et pas de façon partielle.

Ces petits chéris se plaignent tout le temps mais roulent dans des voitures hors de prix, s'habillent à la dernière mode avec le portable dernier cri. Tout cela au moyen de financements bien douteux.
Et pour autant, on s'autorise à s'en prendre aux services publics.
Alors que ce sont ces mêmes services publics qui depuis leur naissance veille sur eux. Voyons cela :
- éducation: s'ils parviennent à lire les étiquettes de prix et les modes d'emploi de "play station" et des portables, c'est grâce à l'Etat qui leur a offert une école GRATUITE
- santé: la sécurité sociale française s'ouvre même à ceux qui ne cotisent pas. C'est parce que l'Etat veille à ce que tout le monde soit vacciné et en bonne santé que ces chers petits sont encore debout sur leurs deux jambes pour jeter leurs engins incendiaires sur les véhicules, quels qu'ils soient d'ailleurs, police, pompiers, voisins, voisines ...
- alimentation: l'Etat veille à ce que les produits sur le marché soient sains et a organisé des services qui protègent les consommateurs. Grâce à cela, ces chers petits peuvent consommer leurs hamburgers et autres kebabs en toute quiétude. Par ailleurs, dès leur jeunesse, l'Etat organise les cantines scolaires de sorte que personne ne meure de faim à l'école ; sous l'oeil vigilant des services sociaux.
- sécurité. Eh oui, si on ne parle pas allemand couramment dans ce pays, c'est que l'Etat veille contre nos agresseurs extérieurs et organise la défense nationale. Dommage que le ver soit dans le fruit et que l'agression vienne de l'intérieur maintenant.
Autrefois, la seule compensation qui était réclamée par l'Etat pour avoir pris en charge toutes ces obligations à notre endroit, c'était pour les hommes, de donner un an de sa vie, en accomplissant son service militaire. Qui du reste permettait une remise à niveau de tout cela un an durant si l'une des ces composantes était défaillante: nourriture, santé, et même réapprendre à lire et à écrire.
Même cette exigence a disparu. Et ces jeunes ne sont pas contents ?

Ah. C'est à cause du chômage que tu jettes un caillou ? Mais cela doit être plutôt difficile de trouver du travail dans un hall d'immeuble à 2h00 du matin? Comment être à l'heure le lendemain 8h00 devant la maison d'intérim, pour démontrer aux personnes que l’on souhaite vraiment du travail ? Parce que s’y rendre à 16h00, après la plage ou une partie de foot, cela ne doit pas souvent fonctionner.
En tout cas, ils étaient peu nombreux ces jeunes le 11 novembre pour rendre hommage à nos anciens qui ont fait que vous et moi sommes libres, ici, en France, et dans un pays qui veille sur nous. Et je suis heureux que l'Etat et ses services en fasse autant avec mes enfants.

S'il est une chose qui à mon sens est certaine, c'est que la loi n'est pas si mal faite, quand on la respecte.

Magnifique billet !
Vraiment.
Tout plein de tact et de mesure !

L'Autorité, n'est-ce pas le courage au quotidien, tout simplement ?

Oui nous sombrons dans "l'événementocratie", le pouvoir du compassionnel : il suffit qu'un fou agresse une personne et il faut juger les fous... contre toute raison !
Qu'un chien défigure un gamin et on fait une loi anti-chien...
Etc.
Il suffit de créer un événement (les SDF sur les bords des canaux) et on s'agite autour d'un "droit au logement" (attention un droit acquis nouveau, pas un devoir de se loger !)

Où est-elle, l'Autorité, dans tout ça ?
Que faut-il faire pour "montrer le fil rouge" à tous ces fils perdus... qui en perdent la notion de "vie en commun" ?

en lisant quelques commentaires :

et si le respect de l'autorité, c'était aussi à nous de l'améliorer, dans nos comportements, et non pas seulement "aux petits chéris" si haïs (et parfois fantasmés) ?

Si, en s'adressant à tous, l'autorité s'adressait aussi à moi ?

" Ce que j'ai pu écrire récemment et qui m'a été reproché par certains, j'aurais pu le développer à propos de n'importe quel garde des Sceaux. En revanche, il me semble que jamais le SM ne se serait permis avec un autre président de la République et un autre ministre, un tel mimétisme moqueur dans l'expression d'une opposition qui, toujours politique, devient de plus en plus sectaire et intolérante. " (PB - note Scandales)

Puisque vous nous parlez de l’autorité.

Je peux comprendre que dans un forum comme celui du Nouvel Observateur, le temps imparti ne permette pas de développer et de préciser une appréciation concernant un garde des Sceaux.

Le souci est que par défaut d’explications et de rappel de ce qui a motivé les choix des GDS précédents, d’autres utilisent sans retenue et avec des objectifs nettement différents du vôtre la réserve que vous avez formulée à l’égard de la nomination de RD.

Ceci pour vous dire que nous pouvons tous être à notre tour des acteurs de cette fragilisation de l’autorité. Contre nous, malgré nous.

Comme nous sommes sur le blog d’un magistrat.

Une circulaire comme celle du SM à propos de la non application d’une peine-plancher me semble être un bon exemple de cette contestation-pulsion de l’autorité.

Au sens où j’y ai lu la difficulté des magistrats à s’assumer comme des magistrats, c’est-à-dire comme une incarnation d’une autorité. Cet aspect flottant de l’autorité alimente une confusion des genres qui dénature le sens premier d’une fonction et d’un métier.

Je pense que pour les plus lésés et chez ceux qui ont le droit d’être en colère, ne pas savoir et ne pas pouvoir différencier un pompier d’un policier, un magistrat d’un conseiller d’orientation ou d’insertion aggravent leur propre errance et leur parcours chaotique.

Des magistrats ont la ressource d’intellectualiser et de formaliser avec des mots leurs contestations-pulsions.

Ne pas avoir reçu, ne pas pouvoir bénéficier de repères fiables est d'abord une source de souffrances psychologiques et humaines.

Je voudrais seulement que dans des discussions au sujet de l'autorité, cela ne soit pas perdu de vue.


@ adeline

"réapprendre à lire et à écrire"

Je ne me souviens pas d'avoir vu l'armée
apprendre à lire /écrire à qui que ce soit... (j'étais engagé).

Par contre, je me rappelle que celui qui ne savait ni lire ni écrire était destiné à garnir le front, en clair à aller à la boucherie et qu'on l'entraînait à cet effet.
La question ne se pose plus avec une armée de métier voulue par Jacques Chirac et aux tests, si vous ne savez ni lire ni écrire ou n'avez le niveau minimum, vous n'y êtes plus admis... Hormis peut-être dans la Légion, et encore je n'en suis pas certain...

Le chômage ? Ce n'est pas un caillou, c'est une montagne sur les épaules des chômeurs, on aura beau presser les patrons comme des citrons ou leur offrir des allégements fiscaux ça ne changera rien.
Quant aux boîtes d'intérim, elles sont toutes en perte de vitesse.
(J'ai déjà créé mon entreprise, un ordinateur remplacait 4 personnes et poussé un peu plus il en aurait remplacé 20)

Démographie et progrès sont les deux mamelles qui alimentent le chômage, c'est irréversible, à moins que...

Pourquoi se leurrer ? Il faut avoir un projet de société différent.
Je me demande parfois pourquoi le(s) gouvernement(s) continuent à faire l'autruche.

La répression ou les cris "sus à l'autorité" ne font qu'alimenter cet état délictuel que l'on peut constater partout.
Mais tant que l'autruche, toujours l'autruche..

68 a tout cassé net côté autorité (à la menthe ou pas) ;

en a suivi une génération de parents (la mienne) qui ont longtemps marché à côté de leurs pompes - Ludo avait raison là pour moi - pour en arriver à une société ou l'on pensait trouver la plage sous les cailloux pour y jouir sans entrave sans aucun CRS !

puis trop de libertés donnés à nos chéris d'amour - surtout ne pas reproduire l'éducation castratrice reçue de nos parents - eux enfants de la guerre (la dernière ? le doute m'habite) - avec nos rejetons :
en est sorti un autre rejet et la boucle était bouclée !

alors que faire aujourd'hui ?

revenir à une socièté tout répression comme il y a longtemps ou chercher une Voix nouvelle , je dis bien une voix :
j'y crois encore !
Sissi !

sinon Rachida Dati sifflée voire huée à Lyon ! une bonne ou une mauvaise nouvelle que cette gardienne là ?
je ne possède pas de réponse là non plus !

allez, je vais vous relire pour voir ce que vous nous avez dissimulé cette fois encore sous votre moelle substantifique puis je vais retourner cultiver mon jardin, mine de rien, crayon en berne !

@ adeline

Bien que vous n'ayez en partie pas tort dans votre écrit, celui-ci n'est pas sans rappeler certains discours extrémistes démagogiques, les extrêmes de gauche comme de droite sont dangereux. Personnellement, qu'un dealer local roule en grosse cylindrée allemande ne me dérange pas, les faits démontrent qu'à un moment ou à un autre, il aura à justifier les moyens qui lui permettent d'entretenir un tel véhicule. Je n'ai pas non plus a être jaloux que tel ou tel enfant mange à la cantine scolaire... même à mes frais, c'est peut-être le seul repas qu'il fera dans sa journée et sans rentrer dans la compassion notre héritage culturel, intellectuel, social veut que nous nous interdisions de laisser quelqu'un le ventre vide, la France a encore le sens de l'honneur.

L'autorité dites-vous... mais je fais un constat en vous lisant monsieur Bilger et vous mesdames et messieurs qui lui répondaient.

Peu d'entre vous font débuter l'apprentissage de l'autorité et du respect des règles en général à la maison et non dans et par les institutions de la République.
Le respect commence là, à la maison ou bien souvent le père devenu un copain n'apprend pas à son fiston les règles de base de la vie en société.
Que croyez-vous qu'il advienne?
Ces enfants qui pour certains sont devenus des hommes et des femmes adultes n'ont même pas la notion de ce qu'est l'autorité, le respect d'autrui et de soi-même bien souvent.
Quand je dis autorité je pense surtout à l'usage de l'autorité, à sa bonne compréhension.
Si vous n'expliquez pas à vos jeunes l'utilité des règles de vie et des lois, le jours où ils sont confrontés à celles-ci, ils ne comprennent pas ce qui leur arrive. Bien souvent la violence est signe de peur et d'ignorance.

L'autorité est-elle uniquement synonyme de répression ?
Non elle se doit d'être avant tout régulatrice et formatrice.

@ Surcouf
L'éducation faite par les parents est tellement évidente qu'on oublie de la mentionner, mais dans ce domaine beaucoup confondent élevage, dressage ou laxisme avec éducation. Copains... pas copains... Je ne pense pas qu'il y ait de recettes miracles, même chez Rousseau...

Julien,

Vous dites « penser que si aujourd'hui les gens forment un si grand creuset entre eux et l'autorité c'est parce que la société ne repond pas ou plus à leurs problèmes comme ils le souhaitent, et ils ont l'impression que le meilleur moyen de se faire entendre c'est "d'aller au combat" ».

Je pense personnellement que le point de départ du problème est la socialisation outrancière des problèmes - qu'on retrouve dans votre propos. Je m'explique. Pourquoi postulez-vous qu'il est pertinent de parler des « gens », de « les gens » ? Y a t-il véritablement un conflit exceptionnel entre l'autorité et « les gens » (je parle d'exceptionnel, je ne parle pas de la tendance gentiment contestataire aussi typique en France que la tendance rigoriste en Allemagne) ? N'est-il pas question finalement d'une poignée de personnes ?
Et ces personnes vont-elles « au combat » pour « se faire entendre » ou ne serait-ce pas par amusement ? Lorsqu'on s'amuse à briser les gyrophares des véhicules pompiers appelés pour des incendies de poubelles d'origine criminelle, se fait-on entendre ou s'amuse t-on à une forme très réaliste de jeu vidéo ?
Et quand bien même ces personnes voudraient « se faire entendre », ont-elles quelque chose de pertinent à dire ? Doit-on donner la parole sur l'agora à ceux qui perpétuellement affichent leur mépris pour autrui et les règles communes ? La destruction gratuite est-elle significative d'un message élaboré et socialement constructif ? N'est-il pas là, le problème de l'autorité, à considérer qu'il faille se soucier de ceux qui refusent l'autorité du contrat social fondateur de la République ? Doit-on écouter celui qui vous saute à la gorge ?

Patrick Marguillier,

Ce n'est pas la « longueur textuelle » qui me chipote dans votre message, c'est plutôt qu'il m'apparaît incompréhensible. J'ai parfois bien l'impression d'en saisir quelques bouts, mais ce que j'en comprends me semble tellement grotesque que je suis persuadé de me fourvoyer. Par pitié, mettez-vous, abaissez-vous au niveau des misérables en mon genre qui lisent ces commentaires.

D.Berthet

Vous dites que l'analyse de Monsieur Bilger est caricaturale. Pour preuve, vous affirmez que « l'exemple de ces dernières années (placement en détention provisoire accru, tolérance zéro, suppression de la police de proximité, diminution des aides sociales, etc.) démontre que l'augmentation de la répression ne limite pas l'augmentation de la violence. Il est donc nécessaire de trouver d'autres pistes d'action ». A aucun moment vous ne semblez vous interroger sur la réalité d'une augmentation de la répression ces dernières années. Le placement en détention provisoire n'est pas vraiment en rapport avec les violences urbaines (on n'ouvre de loin pas d'information judiciaire pour chaque véhicule de pompier dégradé), la tolérance zéro est une vue de l'esprit (promenez-vous dans un secteur sensible, vous y constaterez que le code de la route, pour prendre l'exemple le plus évident, n'y a plus cours), la « pol prox » n'a jamais été ni supprimée ni réellement de nature à influer sur le phénomène des violences urbaines (sinon, ça se saurait - la « pol prox » a cessé de devenir un leitmotiv au moment où l'on a constaté qu'elle ne suffisait pas du tout à endiguer ce phénomène, elle n'a pas disparu alors que tout allait bien), quant à l'impact des aides sociales, il reste à définir notamment lorsqu'on prend en considération l'ampleur des trafics qui s'y rapportent et le modèle social décadent présenté à des jeunes gamins lorsqu'ils découvrent que la procréation et l'oisiveté sont préférables à l'activité, à quelques magouilles près.
S'il y a caricature, c'est assurément dans l'idée qu'on vit une période de forte répression.

Dan,

Vous parlez de crédibilité et évoquez la détention provisoire alors que l'on parle de violences urbaines. Quelle crédibilité vous accorder alors que vous mélangez allégrement deux questions qui très rarement se rejoignent.

Philippe, il y a une autorité qui me manque dans votre blog depuis quelques semaines.

Je pense à celle de J. Parayre.

J'aimerais pouvoir le lire à nouveau.

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