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Voici les sites qui parlent de Elle ne mérite pas ça ! :

Commentaires

Parisot Catherine

AAAAAAArgh, j'ose plus écrire...
!!!!!!!!!!

catherine A.

@alxago
Puisque vous êtes comme pas mal ici chatouilleux, à mon sens un peu trop car le français se meurt aussi d'être défendu par des rigoristes fermés à toute évolution, vous devez savoir qu'il existe une langue parlée et une langue écrite et que l'on peut trés bien dire à quelqu'un "mais ça va pas, t'es pas bien" sans être un ignare. J'aime la langue française, et bien que faisant ce métier de journaliste que beaucoup ici méprisent, j'essaie de ne pas trop la massacrer mais je déteste qu'on la traite comme une sainte intouchable. La négation, il m'arrive volontairement de ne pas l'employer quand je parle, même si je déteste lire un "ceci dit" ou entendre "pourquoi est-ce que" ou un subjonctif suivant "après que". Vous vous imaginez dire à votre voisin de palier "cher ami, auriez-vous l'extrême obligeance de me tenir la porte", ce serait peut-être correct (et encore) mais tout bonnement ridicule.
Je pense aussi qu'il serait bon de se demander pourquoi l'anglais a écrasé notre langue. Pas seulement, me semble-t-il, parce que les Etats-Unis sont une puissance économique mais aussi parce que l'anglais est une langue qui se pousse moins du col que la nôtre, parce qu'elle est plus simple, plus accueillante aurais-je envie d'écrire, à ceux qui tentent de se frotter à elle. J'aime trop le français pour le momifier, je n'ai pas envie qu'il devienne une langue morte.

alxago

La défense de la langue française, cause à laquelle j'adhère totalement, ne devrait-elle pas commencer au sommet de l'Etat. Notamment, ne faudrait-il pas rappeler au président de la République qu'en français, le négation se construit ainsi : "ne...pas", et que l'oubli du "ne" est une violation des règles grammaticales.
Et lorsqu'on a entendu, l'oreille irritée, cette absence de "ne" (exemple: "Le président, il est pas au-dessus des lois ; il est pas au-dessous non plus", ne faut-il pas considérer que les correcteurs des journaux outrepassent leur rôle en rajoutant le "ne" manquant ?
Ainsi, la phrase ci-dessus, reprise littéralement dans l'édition Internet du Monde, était corrigée dans la version papier.
Si le président écorche la langue française, c'est probablement volontaire (voir le "moi, je ne suis pas un intellectuel"), et il serait normal que les lecteurs qui n'ont pas écouté le sachent et mesurent d'eux-mêmes le degré de mépris à leur égard que cela implique.

Marie

@ Bernard 1,

Il me semble, sauf erreur de ma part, que "Ginette" est le lycée des jésuites de Versailles (Ste Geneviève). Inutile de vous dire (vous vous en doutez) que la sélection à l'entrée est on ne peut plus drastique. Il faut pour cela un fameux carnet (ou peut-être un bon piston).

Y a-t-il encore des jésuites maintenant, je l'ignore ? Cela fait près de 20 ans que j'ai eu connaissance de ce lycée.

L'autre lycée privé, hors contrat, auquel je pense se trouve, (je suppose qu'il y est encore) à la sortie de Versailles, (direction route de Rocquencourt, à proximité du centre commercial Parly II, je crois, proche de l'arborétum et du Hameau de la Reine). Je ne me souviens plus de son nom.

Marie

@ Surcouf,

Je m'attendais à cette petite espièglerie. Si seulement ces petites galéjades pouvaient permettre d'apprendre et surtout de retenir un peu mieux les règles du français, il suffirait alors d'en méditer quelques-unes.
Les fautes d'orthographes ne seraient plus que des coquetteries.

Nous aurions pour les rédiger par exemple, Monsieur Bilger d'un côté et monsieur Cactus de l'autre. Les deux extrêmes. Ce pourrait être intéressant !

J'ai entendu, encore tout à l'heure : "je n'ai aucune n-honte"

Surcouf

@Marie
"...Il y a de quoi tressauter également lorsque l'on entend : "Je vais au coiffeur" ; "je vais au médecin".

Cela me fait penser à une petite amusette où le monsieur rentre chez lui le soir et demande à sa chère épouse ce qu'elle a fait dans sa journée.
"Je suis allée au coiffeur" lui répond-elle.
Amusé il lui dit en souriant :
"La vache va au taureau et la femme chez le coiffeur"
Elle, souriant : "tout compte fait je suis allée au coiffeur".
Comme quoi, tout prête à interprétation et le sens des mots est bien un sujet passionnant.

bernard1

@ billevesée

"des Chartes" et non "des Chartres"... Mais par extension les élèves de la prépa sont parfois surnommés des "Chartreux"... Pourquoi ? D'où cette horrible coquille. Mea culpa.

bernard1

@ Marie

Si l'établissement auquel vous faites référence est celui auquel je pense... établissement surnommé "Ginette" ; la prépa de "Ginette" est la première fournisseuse de Polytechnique.
La discipline, d'après les "on dit" est digne de la Légion étrangère ou des plus stricts collèges britanniques.

Marie-France Bezzina

Sans rire : d'après un e-mail que je viens de recevoir, la ministre de la Culture invite la semaine prochaine Christophe Hondelatte et David Pujadas pour le prix Roland Dorgelès 2007, qu'ils reçoivent. Ce prix est attribué chaque année à deux journalistes (de la télévision et de la radio) pour la qualité de leur langage !
Pour ma part, j'exige de mes enfants et petits-enfants une façon de parler correcte ; je souhaite qu'ils évitent les formules argotiques du type "mou du genou", vraiment peu élégant et indigne d'un média même populaire. C'est la moindre des politesses pour le public. J'admets plus volontiers une faute de grammaire qu'on peut corriger.

Ludovic Lefebvre

Il y a eu cette querelle des anciens et des modernes pour mettre fin aux patois et à l'égémonie du latin, il en est sorti ce trésor qui mérite bien Versailles. Vous avez raison de le défendre. Vous est-il arrivé après de longues séries de lectures du dix-neuvième siècle de faire ensuite des fautes parce que vous aviez photographié inconsciemment l'orthographe de l'époque ?

Dernière expression orale télévisuelle qui m'exaspère : "Je me lâche"... Quelle vulgarité lorsqu'on y songe, j'y vois de la scatologie même.

Marie

@ Bernard 1

« Quant à l'Education nationale... elle deviendrait une immense garderie.
Pessimisme de ma part ou vision réelle de l'avenir ? »

Etant donné que de nos jours, il existe de plus en plus une sélection par l'argent, vouloir prétendre que la France dispense un enseignement reflet d’une égalité pour tous, est un leurre. Je crois, et vous avez raison de le soulever, que nous allons tout doucement vers une école pour les « nantis » et une autre pour les défavorisés. D’où la garderie.

A Versailles, il existe un établissement, hors contrat d'association avec l'Etat, qui rattrape, notamment, les étudiants un peu à la traîne, à la scolarité particulièrement élevée. Le côté positif de ce genre de lycée : les enseignants font rarement grève et dans celui-ci spécialement, il y règne une discipline digne de l’armée !

Marie

Grâce à monsieur Bilger, nous allons pouvoir tressauter sur toutes les accroches auditives.

Je suivais le magazine de la santé qui parlait aujourd'hui de Suzanne Noël, première femme chirurgien esthétique, voici comment elle fut présentée : "Suzanne Noël est née en 1878 à La-on dans l'Aisne..."

On regarde le pa-on faire la roue, le ta-on voleter autour d'un cheval... !

Il y a de quoi tressauter également lorsque l'on entend : "Je vais au coiffeur" ; "je vais au médecin"...

Que de fautes !

Kagou

La télévision pourrait servir notre belle langue si, lors des interviews, elle sous-titrait systématiquement les propos tenus, et ceci dans un bon français, avec mise en évidence des fautes prononcées… On sous-titre bien les Français qui s'expriment dans un mélange au bon goût de terroir.

Catherine JACOB

sbriglia

Les acteurs japonais utilisent un autre type de blanc que celui-ci et qu'il faut faire venir du Japon quand ils donnent des représentations de théâtre classique ailleurs que chez eux vu qu'aucun produit de chez nous ne donne le même effet. Je le sais parce que j'ai servi d'interprète à des Maîtres de Kabuki dont l'un est une véritable coqueluche des foules japonaises amateur du genre et qu'on a eu beaucoup de problèmes avec des produits (oserais-je dire la marque?)... qui n'étaient pas de chez eux!

Ceci dit puisque que vous savez qui se présente sous tel ou tel pseudo c'est qu'il ne s'agit pas vraiment de se cacher, mais au contraire de faire apparaître quelque chose à propos d'un texte signé de l'intérieur et dont vous avez parfaitement identifié l'auteur !

Polochon
Qu'est-ce que la Corse vient faire ici ?
Ceci étant, il est vrai qu'un billet sur le sujet est attendu...

bernard1

@ Marie

Ce qui est encore plus inquiétant ce sont toutes ces structures de soutien scolaire qui se montent. Peu d'élèves, des enseignants de très bon niveau et surtout très chers. Les parents de plus en plus inquiets sur l'avenir de leurs enfants se tournent vers ces établissements (dont je ne citerai pas les noms), j'en connais même qui y inscrivent leurs enfants en parallèle avec l'établissement scolaire officiel. Pour l'instant ces établissements ne parlent que de remise à niveau ou de soutien scolaire mais pourraient vite se tourner vers un enseignement à plein temps. De plus ils ont les moyens d'attirer les meilleurs enseignants ou étudiants. A titre d'exemple, j'ai un fils de 17 ans qui est très doué en maths et physique (niveau maîtrise), un de ces établissements l'avait contacté pendant les grandes vacances pour donner des cours à des élèves en difficulté, il était payé net 18 euros l'heure, le tout bien sûr en règle. Pour un étudiant c'est quand même plus sympa que d'aller travailler dans un fastfood.
A plus ou moins long terme ils pourraient s'offrir les meilleurs enseignants en offrant des salaires supérieurs à l'Education nationale. Du super-privé ! Le rêve aussi pour les enseignants avec des classes n'excédant pas 10 élèves, ceux-ci pouvant être triés sur le volet et en plus un enseignement proche du préceptorat..
Quant à l'Education nationale... elle deviendrait une immense garderie.
Pessimisme de ma part ou vision réelle de l'avenir ?
Pour finir, ce qui m'étonne c'est que les syndicats enseignants comme étudiants mettant de "l'égalité républicaine" à toutes les sauces ne réagissent pas face au developpement de ce genre d'établissements où il est net que seule une catégorie sociale a les moyens d'offrir à leurs enfants ces cours sur mesure. A titre d'exemple un soutien d'une heure pour un élève de terminale doit approcher les 50 euros.

billevesée

@ Bernard:

J'ignorais qu'il y eût une "Ecole des Chartres"...

Peroixe

J'ai entendu le premier mot de français en entrant à l'école (publique, évidemment) à l'âge de cinq ans. Le français était la langue noble ; la langue vernaculaire (le catalan en l'occurrence), celle des pauvres. Désormais, pour moi, ces deux langues se situent au même niveau de noblesse et méritent le même respect. Mais puisque, aujourd'hui, le sujet est le français, merci et bravo à Philippe Bilger.

sbriglia

Aux informations, sur France Inter, ce jour :
- Monsieur le Ministre, à la conférence de Bali, pensez-vous parvenir à un accord avec les Etats-Unis ?
- Réponse de Jean Louis Borloo :"...c'est vachement dur..."

On tire l'échelle...

Véronique

La maîtrise d'une langue, avec son orthographe, sa grammaire et la richesse d'un vocabulaire précis et fiable sont des outils d'apprentissage de liberté de soi.

Un vocabulaire pauvre enferme. L'orthographe mal assurée et une grammaire hésitante sont des handicaps à vie.

"Dans la déclaration que vous avez FAIT..."

Plus que crispant à la télé. Triste.

Et souvent, ceux auxquels nous devons beaucoup pour cette maltraitance de la langue française sont les mêmes qui, par ailleurs, revendiquent la sauvegarde d'une exception française.

@ olivier-p

Ce n'est pas de la faute de NS si les règles de base de la grammaire française sont quotidiennement massacrées à la télé.

L'enthousiasme des bibliothécaires ?

Les bibliothécaires ne sont pas chargés d'enseigner. Ils se contentent juste de permettre un accès au livre et à la lecture plus aisé.

Marie

@ Bernard1,

Votre exemple est inquiétant. Peut-être que les parents de ces enfants étaient ignares ? Faut-il l'espérer, seulement ? Mais il est, hélas, vrai que beaucoup d'entre eux s'en désintéressent. N'attendant, en réalité qu'un résultat.

"Si la faillite de l'apprentissage du français revient souvent sur le tapis, nous ne devons pas oublier la faillite de la culture scientifique..."

Pour conforter votre propos, l'instituteur dont je vous parlais ci-dessus était particulièrement intéressant en mathématiques, pour exemple : "il n'y a pas de médiane dans un triangle".

Par ailleurs, en 95/96 le niveau académique d'une certaine classe BTS technique (F...) en mathématiques était de 2/20. Je tairai le nom de l'Académie en question.

Alors que faut-il penser de ces enseignants qui devraient remplacer un confrère absent, dans une matière qu'il ne possède pas ?

A propos d'internet, j'ai entendu parler d'un système que voulaient installer certains professeurs afin d'éviter que des étudiants ne fassent du copiage ! Alors, si de surcroît les renseignements pêchés sont faux, où va notre culture ? A qui se fier ?

Ce système s'appliquera t-il aux enseignants eux-mêmes, consécutivement à votre révélation ?

sbriglia

@"crac boum huuu"

Pourquoi utilisez-vous plusieurs pseudos, CJ ?...

Laissez le blanc de céruse aux acteurs japonais que vous affectionnez mais ne vous dissimulez pas derrière...

Polochon

Non, elle ne mérite pas ça, Mme Erignac dont le mari a été lâchement assassiné par des nationalistes corses, et qui maintenant s'en prennent tout aussi lâchement à la maison d'une de ses amies.
Lâches, imbéciles et fiers de l'être !

«Crac boum huuuu»

catherine A.
«"l'homme de couleur" dont personne ne m'a encore dit s'il était vert, rouge ou violet.»

De fait il est 'non-blanc' sachant que la seule peau véritablement blanche, comme pour le lapin blanc aux yeux rouges, résulte d'une absence de pigmentation. A partir de là, dans les faits, tout 'non albinos' est nécessairement 'non blanc,' donc à des degrés divers, notamment celui dû à l'abus d'alcool, 'de couleur'.
En vérité, le blanc - ex: le blanc de céruse - avec lequel on se maquillait, et qui, contenant du plomb, représentait également un bon vecteur d'intoxication de la mère, donc de l'enfant, n'a sans doute pas été sans influence sur la dégénérescence de la couche de la population qui utilisait ce produit, tandis que, dans les campagnes, cette même dégénérescence résultait de pratiques endogames sur lesquelles 'le bon air ' - qui donnait cette bonne mine recherchée de nos jours dans le bronzage à l'origine des cancers de la peau - n'avait bien sûr aucune influence...

D'où «Vanitas Vanitatum et omnia Vanitas»...

Maintenant, il est intéressant de remarquer que le blanc était ce qui distinguait l'ancêtre, donc dans le cadre du culte des ancêtres le dieu, à savoir le blanc de la boue séchée telle que utilisée à l'occasion des cérémonies funéraires, comme encore de nos jours le font certaines populations africaines qui désignent par là le défunt, et, sous ce masque, le font participer à sa propre cérémonie.
J'ai déjà du l'alléguer cet été, je ne sais plus, mais lorsque les aborigènes d'Australie ont vu arriver des hommes blancs, ils les ont pris de ce fait pour des apparitions, ou encore des 'esprits errants', et se sont comportés en fonction, ce jusqu'au moment où ils se sont aperçus que les dites apparitions déféquaient, et que dès lors il s'agissait de banals humains en chair et en os, ce qui les a amenés à adopter un comportement nettement moins amical et respectueux !
[Même message chez Hegel qui dit qu' «il n'y a pas de grand homme pour son valet de chambre.». A trop aller 'adonf' à la fin elle se casse...! ajouterons-nous ici, moderne Esope.]

Pour en revenir au billet du jour, l'évolution de la langue résulte d'un processus inévitable et nécessaire dans les communautés élargies - dans les petites communautés en fait, elle s'enkyste, ex: l'acadien -. En revanche cette évolution ne saurait résulter de la syntaxe de plus en plus aberrante de quelques-uns, laquelle s'observe jusque dans les plus hautes sphères de la république, mais d'un phénomène plus large.
Autrement dit, la langue commune n'évolue pas dans 'la rupture' et sur la seule base de certains diktats - ex: féminisation hors du sens de certains mots -, mais sur le long terme et dans la pratique commune, notamment par l'onomatopée [création de mot] qui 'met en des sons' qui en font surgir l'image... pour tout le monde, divers phénomènes anciens ou nouveaux sans qu'il soit besoin d'en produire la définition !
A défaut elle devient une autre langue, par exemple celle de «l'élitisme démagogique de la syntaxe corrompue», laquelle syntaxe sert bien sûr la démagogie avec de servir la pensée...
Donc PB a absolument raison, il n'est du reste pas le seul que tout ça crispe et agace, mais je pense qu'il aura raison des énigmes lorraines avant d'avoir une influence quelconque sur un retour du français compréhensible par tous dans la vie politique, vu que le message porté par cette formule doublement obsolète par la langue et par le contenu qu'est : «Vanitas Vanitatum et omnia Vanitas» est désormais, et plus que jamais, hermétique...!

Ferraille

Une autre faute de grammaire me hérisse le poil : celle qui accorde au féminin le verbe faire suivi d’un verbe à l’infinitif. On la trouvera dans le dernier billet d’un certain Eolas, qui écrit : « Ce n’est pas la monétarisation des RTT qui s’est faite dézinguer ». Certes, cet avocat est bilingue, ce qui explique sans doute les plus ou moins grands errements dans l’usage du français que, de manière répétée, l’on constate lorsque l’on suit le fil de sa plume.

bernard1

@ Marie

Les exemples ne manquent pas hélas. Les universités de lettres sont obligées dès la rentrée universitaire de tester les connaissances qu'ont les étudiants en première année de licence de lettres, il semblerait que les résultats soient catastrophiques.
Sans vouloir me mettre à dos le corps enseignant, je rapporte ce triste fait : une amie qui était inspectrice à l'Education nationale recevait fréquemment des courriers d'enseignants truffés de fautes de toutes sortes, bien au-delà de ce que certains de nous ont connu : 5 fautes=0.
Si la faillite de l'apprentissage du français revient souvent sur le tapis, nous ne devons pas oublier la faillite de la culture scientifique et de l'intérêt que portent les parents aux cours de leurs enfants, ils veulent des notes et non un savoir ; je m'explique.
Mon dernier fils, alors qu'il était en CM2 avait une leçon de sciences à apprendre portant sur de l'astronomie, de la géologie et de la physique théorique... de son niveau bien sûr. Je pris connaissance de la leçon qui se présentait sous la forme d'un polycopié et "Horreur..!" Tout le cours était faux, absolument faux. J'allai donc voir l'enseignante et très gentiment, en aparté et sans étaler ma "science" dans ce domaine je lui fis part de ses erreurs. Après m'avoir écouté, elle justifia un peu confuse par un "copier/coller" sur Internet ses erreurs. Suite à mon intervention, l'enseignante alla se plaindre à la responsable de l'établissement qui ne manqua pas de me téléphoner pour me faire part de sa désapprobation quant à mon intrusion. Seul l'inspecteur à le droit d'intervenir et non les parents d'élèves me fit-elle savoir, je lui répondis : "Le temps que l'inspecteur intervienne, elle pourrait encore se livrer à un important massacre, ne rien faire serait tomber dans la non assistance à personnes en danger." J'ajoutai que cette jeune enseignante ayant eu depuis son arrivée environ 160 enfants pas un seul parent ne s'est manifesté (tous ses cours de sciences étaient faux), ce qui prouve l'interêt que portent la plupart des parents à l'enseignement que "subissent" parfois leurs enfants. La conclusion de la directrice de l'établissement fut que l'erreur de son enseignante ne portait pas à conséquence car les enfants on la mémoire courte et qu'ils oublieraient vite... On croit rêver. J'ai encore les cours comme preuve...

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