Guy Bedos, il faut arrêter.
Ce n'est pas la première fois que cet humoriste aigre de talent, se pique de se présenter comme un combattant et un militant. Mais il dépasse les bornes, dans le Parisien d'aujourd'hui, où avec aplomb il se crédite "d'un rire de résistance". On ne sait pas contre quoi mais peu importe.
J'éprouve la plus vive admiration pour les véritables héros de la Résistance. Ceux qui sont morts ou qui se taisent. En revanche, je déteste la mythologie et l'exploitation de cette période sombre et courageuse. Par les héros imaginaires d'alors et les héros rétrospectifs d'aujourd'hui.
Ce beau mot, cette superbe exigence, cette volonté d'exister et d'insister qui devrait irriguer la vie de chacun perdent tout sens à force d'être appliqués par n'importe qui à n'importe quoi. Cette manière de laisser croire à une intrépidité actuelle au nom d'une audace historique passée sans commune mesure avec nos petitesses et nos choix faciles me révulse.
Surtout de la part d'artistes. Sans doute sont-ils à ce point conscients du confort dans la critique que leur offre notre démocratie qu'ils en rajoutent sur le plan de la gravité citoyenne. Comme ils ne risquent rien, ils s'inventent des dangers. Comme ils sont libres et le demeureront, ils fabriquent pour les besoins de leur cause une République perpétuellement en danger. Le monde et ses tragédies, les otages en Colombie, les crimes du quotidien, les prisons qui enferment les insolents ici ou là, les journalistes qu'on assassine en Russie ou ailleurs, le conflit israélo-palestinien, le désastre irakien, la rumeur violente et dévastatrice d'un univers qu'aucune raison, parfois, ne semble pouvoir dominer, tout cela n'est rien, évidemment, si on veut bien considérer l'immensité de la tâche que s'est assigné Guy Bedos ! Nous défendre mais de qui ? Nous protéger mais de quoi ? On ne lui a rien demandé et je ne suis pas loin de juger ridicule son empressement à nous sauver de périls fantasmés.
Ce rire de résistance qui sonne comme un clairon et vous a "une gueule de casoar et gants blancs" est d'autant plus grotesque qu'en France, Guy Bedos, heureusement, n'encourt pas le moindre danger pour sa liberté d'expression, ses acidités, sa drôlerie appréciée ou non. C'est d'ailleurs la blessure fondamentale de nos artistes militants, de nos comédiens saisis par l'esprit partisan, de nos chanteurs spécialistes patentés des banlieues que de pouvoir s'ébattre dans le champ immense de notre espace démocratique non seulement sans être réellement vilipendés mais en étant courtisés. Rien ne paie plus, auprès d'une société ayant honte d'elle-même et de ses valeurs fondamentales, que l'agressivité indolore de bateleurs et d'improbables consciences. Quand on est à l'abri de tout, on s'en félicite au lieu de s'emparer de la Résistance pour la galvauder et, au fond, la salir par l'usage affreusement banal et décalé qu'on en fait. Quand le rire de résistance vous laisse triompher devant des publics ravis, on a la délicatesse de songer à ceux qui sont offensés, blessés, torturés pour avoir fait rire dans des pays au masochisme limité et au sens de l'humour inexistant. Quand on a cette chance, on déplore l'infortune étrangère. Quand on n'a pas à résister, on soutient les résistances nécessaires et périlleuses et on ne feint pas d'en être familier. Si on tient à tout prix à l'étage supérieur, à la rigueur, du bout des lèvres et de l'esprit, on propose un rire de lucidité qui, ouvert à tous vents, ne se hausse pas du col et ne prétend pas faire se lever des orages désirés implacablement absents. Bref, on ne joue pas, toujours, la comédie. On laisse aussi, parfois, la vraie vie vous rattraper et on se regarde et on fait silence.
Guy Bedos, il faut arrêter. Après vos spectacles, le seul désagrément qui vous guette, c'est d'être harcelé par les journalistes qui aiment vous entendre dire du bien de vous. Loin de moi l'envie de minimiser ce désagrément. Il est vrai qu'un autre vous guette, terrifiant. Vous avouez - à la fois, blasé et un peu fier - avoir été reçu à plusieurs reprises par le candidat Sarkozy, qu'il a tenté de vous faire tomber sous son charme mais que bien sûr vous n'y avez pas succombé. Je vais vous murmurer un secret. Comme vous n'aimez pas le président, je suis sûr que vous allez être confronté à un immense défi, à une épreuve redoutable, à un embarras plus que cornélien : il va vous inviter à nouveau. Quelle dure et difficile résistance que la vôtre. Je vous plains.
La résistance du rire, en France ? Faites-moi rire.
Bonjour,
On ne résiste pas que contre l'envahisseur.
On résiste aussi contre l'injustice, les défauts (ils sont grands) de notre démocratie, contre la lâcheté, la servilité et la bêtise, la bureaucratie, la rapacité, les ambitions personnelles.
Heureusement Guy Bedos a ces fléaux en ligne de mire. Il n'est pas parfait mais il nous donne du plaisir et du courage.
Il nous en faut plus comme cela.
Merci Guy Bedos.
Rédigé par : Jacques Manalt | 12 octobre 2009 à 23:06
"Comment ne font-ils pas le rapprochement entre la tyrannie de leur propre bêtise et celle des régimes oppresseurs qu'ils se flattent de honnir ? La haine de la liberté prend souvent le masque de sa défense."
Jean-François REVEL, "homme de gauche".
Rédigé par : Damien | 09 janvier 2008 à 02:24
Je suis bien d'accord avec beaucoup de vos réactions sur le sens de "résister".
Je n'apprécie pas plus que ça l'humour de G. Bedos, mais j'aurais voulu entendre les mêmes réactions quand certains profs ont cru bon de dire que "ne pas lire la lettre de Guy Môquet" était un acte de résistance.
Deja que nos jeunes lycéens ne possèdent pas un vocabulaire étendu, si ceux qui doivent leur enseigner le sens des mots sèment la confusion dans leur esprit, nous ne sommes pas sortis de l'auberge.
A noter qu'on emploie à tort et à travers les mots "otages" et "attentats" également.
Rédigé par : christian | 25 décembre 2007 à 21:38
Voici au moins cinquante ans qu'il insulte les gens de droite, depuis que ses amis ont rejoint Sarkozy, que la gauche comme la droite ne veulent plus rien dire, d'ailleurs la guerre froide est finie depuis belle lurette, le voici bien embêté.
Rédigé par : Ludovic Lefebvre | 23 décembre 2007 à 22:38
Cactus made in Japan
"j'ai essayé votre lien mais :
mon comp' ne lit pas le japonais :-("
Merci d'avoir essayé.
En tout état de cause même si votre bécane n'affiche pas le japonais, donc n'affiche que des carrés ou que des points d'interrogation, le rectangle jaune central reste jaune et il suffit de copier le code dans la fenêtre qui reste une fenêtre puis de cliquer sur le bouton de droite qui reste un bouton reconnaissable, mais bon, tant pis...
Rédigé par : Catherine JACOB | 23 décembre 2007 à 17:07
Ouf ! ça fait du bien, je croyais être la seule à fulminer devant mon petit écran, aux propos d'autosatisfaction gonflés à l'hélium de ce comique sur le retour. Par l'excès il essaye de rajeunir sa renommée passée. Dommage...
Rédigé par : Barthelemy Françoise | 22 décembre 2007 à 23:13
Guy Bedos ? Il n'est nul besoin de lui dire d'arrêter, car il n'a jamais commencé à faire rire...
Le rire étant le propre de l'homme, qu'est-ce qu'il y a de propre dans le graveleux, le caustique et la raillerie.
Susciter des spasmes zygomatiques avec du dédain et du ricanement me fait penser à ces grimaces simiesques qui amusent les enfants dans les zoos.
Ceci étant dit, je respecte l'homme qui doit certainement cacher sa souffrance derrière ce masque.
Rédigé par : Pierre-Antoine | 22 décembre 2007 à 19:54
j'ai essayé votre lien mais :
mon comp' ne lit pas le japonais :-(
il ne danse que la java-script : au vu de son âge avancé mon Compaq Présario 1500 est méritant !
Sissi !!
Rédigé par : Cactus made in Japan | 22 décembre 2007 à 19:17
Pour moi RESISTER, c'est cette inscription gravée dans la margelle du puits de la tour de Constance à Aigues-Mortes.
Marie Durand qui fut enfermée dans cette tour pendant trente-huit ans à partir de 1730 montrait par cette entaille dans la pierre sa détermination à conserver sa foi protestante malgré sa privation de liberté.
Rien à voir avec les résistances de monsieur Bedos.
Rédigé par : mike | 22 décembre 2007 à 18:43
@ Julien
"Et quoi de mieux pour faire obstacle à cette minutieuse campagne d'abrutissement que la moquerie la plus acerbe ?"
Sauf que ceux qui font acte de "résistance" à NS (G. Bedos,aujourd’hui, Y. Noah, hier) n'hésitent pas à exhiber leur vie privée ou leur histoire intime.
Que ceux qui font profession de faire rire, Guy Carlier par exemple, empruntent les chemins douteux de la communication de souffrances personnelles et des événements de leur vie privée.
Sauf que ça ne les gêne pas vraiment de participer à des shows TV où il est presque obligatoire de faire dans l'exhibition de soi.
Ils pourraient aussi choisir de résister - je veux dire : ne pas se laisser faire - à la dictature abrutissante de l’audimat.
Rédigé par : Véronique | 22 décembre 2007 à 18:39
La victoire pratique de l’intellectuel ne passe pas par l’accusation de la médiatisation de Sarkozy - on peut l’accuser du matin au soir, on aura toujours de bonnes raisons. La victoire, c’est de débrancher le téléviseur. Cependant ça ne fera guère avancer les choses... Le Romain voulait du pain et des jeux.. Le Francais sous Sarkozy désire du pouvoir d'achat et du spectacle. Et on peut dire qu'il bénéficie d'un casting de haute volée. Tout serait perdu d'avance... alors quoi ? Oui, on peut bien rire...
Rire pour signifier que l’on n’est pas dupe, que l’on connaît notre part de responsabilité puisque nous sommes citoyens, et qu'en tant que citoyen c'est nous qui écrivons notre histoire... Alors si parler de résistance est exagéré, parlons de rire citoyen.
Rédigé par : nina | 22 décembre 2007 à 17:45
Lorsque j’entends l’expression « résistance intellectuelle », je pense au souvenir que j’ai ramené des Canaries : une grande serviette de bain rouge, avec le portrait imprimé de Che Guevara. La « résistance intellectuelle » a plusieurs nobles connotations, on y entend l’écho du mai 68 qui excite agréablement le sang et rend le résistant soi-disant plus jeune et sexuel. En même temps, c’est quelque chose de tout à fait sans danger, comme le sexe avec deux capotes. Comme l’a dit un remarquable écrivain russe, « c’est le moyen d’unir de façon non contradictoire les valeurs libérales avec le romantisme révolutionnaire au sein d’une conscience sexuellement excitée ».
Rédigé par : nina | 22 décembre 2007 à 17:29
Prix de l'humour 2007 de la magistrature décerné à l'unanimité au juge Gilbert THIEL pour avoir déclaré, après la nomination de son collègue Yves Jannier à la tête de la section antiterroriste du TGI de Paris, alors que lui-même avait présenté sa candidature : "J'avais connu du gros temps comme galérien sur le navire Amiral (ndlr : Bruguière), puis l'invasion des Bot people... bien loin de la mer de la sérénité. Un U-boot vient de m'envoyer par le fond. Je suis coulé. Mais pas véritablement touché. Ni étonné d'ailleurs."
Mon petit Gilbert, fumer la pipe c'est bien, manier l'équerre, le fil à plomb et l'encensoir, c'est mieux!
Rédigé par : sbriglia | 22 décembre 2007 à 16:49
Afin de vous faire au moins sourire, j'ai adressé une carte de voeux animée et musicale 'Yahoo Greating Japon' à tout le monde :
Pour la voir, ouvrez ce lien :
http://view.greetings.yahoo.co.jp/greet/view/?83442KD4NKT3MPU4M
puis faites un copié-collé du code suivant dans la fenêtre centrale de l'encart jaune :5687a586
C'est juste après :パスコード:
Enfin cliquez sur le bouton de droite. En principe ça devrait marcher.
Rédigé par : Catherine JACOB | 22 décembre 2007 à 13:11
Marcel,
Je ne réduis pas le débat politique à la résistance à Sarkozy. C'est d'ailleurs l'erreur que beaucoup de responsables politiques et de commentateurs commettent aujourd'hui. Sarkozy aspire médiatiquement toute l'actualité politique, mais, heureusement, la vie politique n'est pas encore intégralement sous son contrôle.
Ceci dit, ce dictateur de l'audimat mérite bien quelques petites piques de temps en temps. Devons-nous souffrir en silence le ridicule des images telles que celles du président au Fouquet's, du président sur son yacht, du Président qui fait son jogging avec un Tshirt NYPD, du président qui exhibe sa nouvelle compagne à Disneyland etc...? Et quoi de mieux pour faire obstacle à cette minutieuse campagne d'abrutissement que la moquerie la plus acerbe ? Et cela peut, oui, s'appeler de la résistance, du verbe résister qui signifie ne pas se laisser faire. Les mots ne sont pas pétrifiés par les significations qu'ils peuvent revêtir dans l'histoire.
Rédigé par : Julien | 22 décembre 2007 à 13:08
@MOULRON etienne
A lire certains noms qui sont associés à votre inventaire, j'y vois plus la lecture d'une oraison funèbre que de la "gélastique".
Rédigé par : Bernard1 | 22 décembre 2007 à 11:18
Guy Bedos... Juste un clown pour "bobos".
Rédigé par : Bernard1 | 21 décembre 2007 à 20:10
« Je ne plaisante jamais avec l'Humour ».
Alphonse ALLAIS
« L’humour, c’est comme les essuie-glaces, ça n’arrête pas la pluie, mais ça permet d’avancer ».
Bruno Coppens
Nous avons le plaisir de vous informer de la création, par La Maison du Rire et de l'Humour à Cluny, (voir en N.B, ci-dessous) des
Prix
Thyl Uylenspiegel
Et
Robin des Bois ®
" Quand on n'a que l'humour : Prix de l’Humour de Résistance Joyeuse"
"L'Humour Attitude", L’humour de défi,
celui du condamné à mort qui monte sur l’échafaud, un lundi,
ce qui lui fait déclarer :
« Voici une semaine qui commence bien ! »
Ces prix seront attribués annuellement, et pour la première fois en 2008 par un jury en cours de constitution.
Ce jury aura pour vocation de proposer et de présélectionner des candidats à ces prix : personnes physiques ou morales dont l’état d’esprit, l’attitude et le comportement, directement ou indirectement, face à une situation de pression forte, d’oppression ou de tentative de soumission contre leur gré ou celui des personnes qu'elles assistent, que celle-ci soit à caractère politique, militaire, socioculturelle, économique ou physique, auront manifesté, témoigné et exprimé fondamentalement, irréductiblement et de manière permanente une résistance obstinée essentiellement activée, véhiculée, exprimée et soutenue par l’humour, le sens de l’humour, la dérision et le rire dans toutes leurs dimensions et champs, le tout porté par une ferme volonté de renverser cette situation ou du moins d’en atténuer les effets et les causes , sinon de les supprimer irrémédiablement.
Au terme de cette présélection et sur cette base, deux lauréats seront désignés par un vote du jury pour recevoir ces deux prix qui leur seront remis lors d'une cérémonie officielle.
A l'exemple de personnalités qui auraient amplement mérité ces prix, tels SOCRATE, au moment de boire la Ciguë, Saint Laurent de ROME, condamné à être brûlé vif sur le gril, disant à son bourreau: "C'est bien grillé de ce côté, tu peux retourner ", Germaine TILLON, auteur du "VERFÜGBAR AUX ENFERS", opéra-satire écrite à Ravensbrück, Jacques BERGIER riant face à ses tortionnaires nazis, le philosophe Georges POLITZER affichant un "Rire vainqueur face au peloton d'exécution"..., nous pourrions citer comme lauréats possibles les équipes du" Rire Médecin", "les clowns à l'Hôpital", la troupe des "Moustachus Birmans", certains caricaturistes vivant sous des régimes oppressifs, le louphotérapeuthe Michel MERCEY, défiant sa maladie avec ses créations d'objets loufoques, Lenin Voltaire MORENO, Vice-Président de la République d'Equateur, blessé par balle lors d'un attentat, sauvé par l'humour, fondateur de l'association EVENTA, chargée de promouvoir le rire et la joie, etc...
Il s'agit donc ici de " L'HUMOUR ATTITUDE",qui fusionne en son sein les mots ”Humain“ et ”Amour“ : Résistance gélastique * aux aléas tragicomiques de la vie, de la vie, Fraternité joyeuse, pétulante tendresse et gouleyant esprit d’autodérision et de liberté respectueuse de celle des autres résumée par la maxime emblématique de sa philosophie figurant en entête du présent courrier.
Le Professeur Axel KAHN, Aude FONQUERNIE, ex-psychanalyste, Fondatrice de La Maison de l'Europe, à Cluny, Le Secrétaire d'Etat chargé de la Fonction publique, André SANTINI, le chanteur RENAUD, Véronique COLUCCI, le cinéaste Jean-Pierre MOCKY, le merveilleux poète et barde belge Julos BEAUCARNE, Hugues LEFORESTIER Directeur du Caveau de la République, Grégoire FURRER, Directeur du Festival du Rire de Montreux, les éditeurs Christian BOURGOIS,aujourd'hui décédé, Charles HERISSEY, Patrick RAYNAL (Fayard) et Philippe HERACLES (Le Cherche midi), Patrick APEL-MULLER, rédacteur en chef de l'Humanité, Judith STORA-SANDOR, Présidente de CORHUM, Nelly FUEURHAHN, Directrice de la Rédaction de la revue "HUMORESQUES", Hugues LETHIERRY, Humourologue, les écrivaines et Journalistes Macha SERY (Le Monde) et Anette LEVY-WILLARD (Libération), les Journalistes Lysiane MARTIN (La Renaissance) et Philippe DUTILLEUL (RTBF/Strip-tease), Yves FREMION (Fluide Glacial), l'écrivain-astronome Jean Pierre VERDET, Michel HOST, écrivain, prix Goncourt 1986, Christian MONCELET, auteur d'un livre sur "les mots du rire", Les écrivains Didier BAZY, Pierre BITOUN, Xavier GORCE, Olivier CLERC, Georges de LA FOUCHARDIERE et Paul FOURNEL,l'oulipien, les humoristes François ROLLIN, Olivier LEJEUNE et Bruno COPPENS, Louise RICHER, Directrice de l'Ecole nationale de l'humour de Québec, André GLOUTNAY, Directeur de la médiathèque du Musée Juste pour Rire de Montréal, KINOU le clown, Rire d'or 2006, les pétulants Noël GODIN et Georges LE GLOUPIER, pour n'en citer que quelques uns, nous ont d'ores et déjà manifesté leur soutien et exprimé leur bienveillante attention à ces prix (à suivre donc...).
Martin MOULRON Etienne MOULRON
Président de l’association Président de l’association
La Maison du Rire et de l’Humour ® Humour Assistance International®
* Gélastique, du Grec GELOS: le rire!
N.B: , LA MAISON DU RIRE ET DE L'HUMOUR®, (voir site: http://lamaisondurire.monsite.orange.fr) s'attache prioritairement à mettre à la disposition du plus grand nombre un lieu, d'ores et déjà repris par le Guide du Routard 2008, unique en son genre en France : à la fois espace muséographique entièrement consacré et dédié, par les objets, documents, oeuvres d'art et autres créations qu'il contient et présente, au rire et à l'humour, sous toutes leurs formes et dans toutes leurs expressions et manifestations, mais également espace librairie-cd, produits dérivés..., centre d'information et de documentation sur ces thèmes, plateforme d'édition (livres/magazine), d'expositions, d'événements et d'animations en ces domaines, toutes dimensions sous-tendues et portées par un concept essentiel et fondamental: 'L'HUMOUR ATTITUDE", résumée par la maxime emblématique de sa philosophie figurant en entête du présent courrier.
La Maison du Rire et de l’Humour Place du champ de foire
F.71250 CLUNY Tel: 06.75.48.31.86 /03.85.59.08.98
lamaisondurire@voila.fr/emoulron@wanadoo.fr http://lamaisondurire.monsite.wanadoo.fr
Rédigé par : MOULRON etienne | 21 décembre 2007 à 19:24
"L'humour de Guy Bedos que j'ai eu l'occasion de croiser, s'arrête dès qu'il en est la cible." nous comte-t-il !
nous qui avons aussi, souvent, croisé son humour, l'avions déjà dit plus hooooooo là là, ceci dit juste pour enfoncer le clou !
(juste une peur horrible de m'envahir : on va toutes et tous devenir ainsi "aigris voire aigles gris" en vieillissant ?)
Rédigé par : Cactus à DJ "H" | 21 décembre 2007 à 18:16
j'ai fait un rêve :
mon âne , bahh t'es juste Martin , le joueur de luth dans ma crèche chaque Noël , me soufflait , à laine fraiche - moins cinq à Lyon en ce moment - :
" un mythe errant m'est revenu cette nuit alors que je nettoyais la niche du petit Jésus ( à l'origine originelle c'était une niche avant l'arrivée de Marie , pas la nôtre mais la fausse ) :
"IL" rejoignait lui aussi Sarko sur son "IL" et sa GREEN DREAM TEAM en criant:
" mords à l'arnaque , morts à j'arnaque ! "
( deux sinistrés en caleçon , nés non pas de la dernière pluie mais d'une autre époque au lu et vu de leurs attributs ainsi étiquetés par un caméra-photographe à mâteurs , un incertain Borloo et un autre étiqueté de Bordeaux de sortir de l'eau au beau milieu des hoooooooooo là là de ce mythe errant l'âne en peine , furieux de ne plus être de ses ébats,hiiiiiii là ! )
Sissi aussi I HAD MY DREAM TEAM TOO!!!
Rédigé par : Cactus rave heure | 21 décembre 2007 à 18:00
Ouch... La charge est rude (même si après la charge de la cavalerie légère, je ne sais plus trop si le terme charge est utilisable sans qu'on s'en offusque), mais le ton est léger (comme disait Raffarin aux pêcheurs).
Est-ce que Guy Bedos est drôle ? Pas tant que ça et pourtant je vais voir ses spectacles.
Au passage, et malgré son attachement à certains hommes politiques de gauche, on ne peut pas lui reprocher de ne pas mordre autant quand le PS est au pouvoir. En cela, oui, il s'inscrit dans un espace de critique.
Il est me semble-t-il, seul au milieu de comiques qui ont fait du second degré clic-clic ("on croit que ce que je fais est nul, mais c'est très fort en fait") le summum indépassable du drôle, à égalité avec la méchanceté crasse et le Bigarisme lourd. Bref Bedos fait de la politique, avec ses armes. Certes il baisse, oui le bonhomme vieillit, certains sketches apparaissent usés, et pourtant il me touche toujours. S'il fait de la resistance (le terme m'apparaît parfaitement employé, pour le coup), à mon avis, ce n'est pas tant contre les hommes politiques, ou les systèmes, mais contre une tendance lourde de l'humour et de la fantaisie. Qu'il continue. Même s'il ne risque rien, en effet, sinon de lasser certains.
Rédigé par : unkle | 21 décembre 2007 à 16:39
L'humour de Guy Bedos que j'ai eu l'occasion de croiser, s'arrête dès qu'il en est la cible.
Question : combien de sans-logis pourrait-il héberger dans son logement actuel s'il est aussi vaste que son ancien hôtel particulier de Neuilly ?
Rédigé par : djh | 21 décembre 2007 à 14:05
Il y a toujours un moment où un comique se croit éperdument drôle.
J'ai souvenir dans une émission de Michel Polac, ce devait être en 1985, il me semble, de Coluche interpellant un poilu et lui jetant à la figure une poignée de décorations. Cela m'avait outrée à l'époque.
De nos jours, on ne s'émeut de plus grand-chose. Cela fait-il viril ?
Les vrais combattants et résistants parlaient peu. Difficile de parler d'un conflit auquel on a participé et pour lequel il fallut se défendre ! Qui marqua une vie.
Mon grand-père, qui revint, reçut la croix de guerre, mon grand-oncle faisait toujours des cauchemars chaque nuit.
Quant à mon père, il fut des rares unités qui reçurent les honneurs de l'armée allemande lorsqu'ils furent désarmés, qui considérait ces combattants comme étant les seuls qui se soient réellement battus en 1940. Il est vrai que ces combattants-là les avaient battus.
Reagan se tenait au fait de toutes les blagues qui se disaient sur les soviétiques.
Dans ce pays, à cette époque, l'humour était mal vu et leurs auteurs avaient droit au goulag.
Faut-il ouvrir un camp ?
"Le socialisme peut-il exister dans le désert ? Non, il n'y a pas assez de sable !"
@ Ludo Lefebvre,
Merci à vous. Ravie de vous relire.
Très heureuses fêtes, une fois encore, à tous.
Rédigé par : Marie | 21 décembre 2007 à 12:20
Monsieur le Proc !
N'en jetez plus. Guy que je croise parfois en Balagne sur le port de Calvi ou la plage de Lumio (exactement Santa Restitude) n'est qu'un clown triste.
Il a le talent d'en (sur)vivre grâce à nos valeurs démocratiques âprement défendues par tous, au première loge desquelles vous êtes pour les porter aussi au quotidien.
Rien de plus : il ne trompe personne.
Pas vous-même non plus espère-je !
Rédigé par : L'ignoble Infreequentable | 21 décembre 2007 à 11:25
Pour Lucie Aubrac, dès que l'on combat une injustice on fait de la Résistance.
Avec Sarkozy, l'injustice c'est un mode de gouvernement. Les exemples ne manquent pas. Alors oui, on peut dire qu'il faut résister au sarkozisme.
Rédigé par : Têtuniçois | 21 décembre 2007 à 10:58