Quand on veut, on peut.
Selon le Monde, Sophie Bleuet, directrice du centre de détention de Metz-Queuleu, a réussi le tour de force - et c'est une "première" pénitentiaire - d'opérer dans son établissement la séparation des condamnés et des prévenus. Elle met en oeuvre, ainsi, l'une des recommandations du Conseil de l'Europe.
Tout est toujours possible, tout de suite. Il ne faut pas attendre les réformes. Il faut espérer, promouvoir et laisser faire les personnalités exemplaires. Les unes et les autres ne sont pas incompatibles mais à choisir, l'urgence est mieux servie avec les secondes. Et je ne doute pas que Sophie Bleuet en soit une.
Et un grand directeur de l'administration pénitentiaire comme aujourd'hui, cela ne gâte rien !
C'est si bon, pour une fois, de voir l'action remplacer la dénonciation ou l'accablement.
C'est l'arbre qui cache la forêt ! Je ne crois pas qu'un avocat général puisse être fier d'un fait si isolé (à l'honneur tout de même de la personne qui le réalise) lorsqu'on connaît l'état des prisons françaises et la surpopulation carcérale. Il semble qu'il faut très peu de choses pour vous satisfaire face aux lacunes de la justice et de l'administration pénitentiaire !
Rédigé par : Dan | 12 décembre 2007 à 08:42
Pourquoi est-ce que vous avez changé de photo ?
Rédigé par : politoblog | 12 décembre 2007 à 01:08
Vous vous réjouissez de petites victoires ?
L’ancien commissaire aux Droits de l’homme Alvaro Gil-Robles disait à propos de la célèbre prison des Baumettes à Marseille.
« De ma vie, sauf peut-être en Moldavie, je n’ai vu un centre pire que celui-là ! C’est affreux ! Les gens s’entassent dans un sous-sol sur deux niveaux, sans aération. Ils se promènent dans une cour minuscule grillagée de tous côtés. Au second niveau, on marche sur la grille, au-dessus de ceux du premier niveau. Les fonctionnaires en sont eux-mêmes très gênés. Il faut fermer cet endroit, c’est urgent. »
Est-ce que vous avez récemment visité une prison ? Que pensez-vous du bracet électronique et le préconisez-vous comme sanction, proportion gardée avec l'infraction principale ? Et le "dépôt" situé sous vos pieds s'est-il amélioré ?
Rédigé par : Politoblog | 12 décembre 2007 à 01:07
Tiens, c'est une femme !
(je suis sûr que vous l'aviez noté, mais c'eût été encore mieux que vous fissiez semblant de corréler l'un à l'autre --si c'est vraisemblable ? )
(je ne parle pas du directeur d'administration centrale dont j'ignore le sexe derrière le titre, bien sûr)
Rédigé par : Yves Duel | 11 décembre 2007 à 21:22
"Selon le Monde, Sophie Bleuet, directrice du centre de détention de Metz-Queuleu"
Décidement vous en voulez à Metz aujourd'hui !
Pour votre information, le centre de détention de Metz-Queuleu est à plus de six kilomètres à vol d'oiseau de Montigny-les-Metz.
Rédigé par : Catherine JACOB | 11 décembre 2007 à 21:14
Saluons cet exemple fort heureux mais totalement isolé sinon anecdotique : hélas, la réalité carcérale française est globalement bien moins reluisante. Le rapport édifiant du comité de prévention contre la torture publié récemment illustre une réalité carcérale consternante sinon abjecte. Certes, Rachida Dati s'annonce en Mère Noël avec sa loi pénitentiaire mais il y a du travail sur la planche !
Rédigé par : Thierry SAGARDOYTHO | 11 décembre 2007 à 21:07
Des perspectives sur le monde carcéral et la place de la victime au sein du processus pénal :
http://www.changer-la-gauche.fr/page5/files/Victime.pdf
Rédigé par : La victime au centre du processus pénal | 11 décembre 2007 à 19:11