Pendant qu'on glose des jours durant sur le "casse-toi, pauvre con" du président de la République et sur sa demande d'avis au Premier président de la Cour de cassation après la décision du Conseil constitutionnel, des scandales infiniment plus graves risquent de se perpétrer en douce, dans l'indifférence générale.
A Poitiers, en particulier. Et ce n'est pas celui qu'on croit.
D'après le site de 20 minutes et le Monde, des étudiants de la Faculté de Poitiers, soutenus par la présidence de celle-ci, des professeurs et des politiques, se sont mobilisés contre l'affectation d'un professeur d'histoire du droit, en raison de son passé au sein du mouvement d'extrême droite le GUD.
Cet enseignant, Benoît Fleury, parce qu'il a été reçu premier à l'agrégation, avait le droit de choisir librement la Faculté où il désirait exercer. C'est la règle universitaire, elle s'impose à tous et elle doit bénéficier à quiconque se trouve en statut de pouvoir réclamer son application. A Benoît Fleury comme à tout autre, partout ailleurs en France.
Ce n'est pas la conception qui prévaut à Poitiers.
D'abord, une pétition réunissant quelque deux cent cinquante signatures, dont celles de trois députés socialistes de la Vienne et du Doyen de la Faculté des sciences humaines et arts, prétend s'opposer à la venue de ce nouvel agrégé parce que son passé ne plaît pas.
Ensuite, le président de l'Université Jean-Pierre Gesson s'est fendu d'une déclaration qui constitue une merveille sur le plan de l'hypocrisie et de la défausse. Jugez-en. "Les affectations, la plupart du temps, ne posent pas de problèmes mais la venue de ce juriste et nouvel agrégé d'histoire du droit est une source de trouble". Le conseil d'administration, en suite logique de cet admirable courage, a fait part de "sa plus vive inquiétude" et a demandé au président de la République (qu'on accuse, par ailleurs, de se mêler de tout !) de ne pas procéder "à la nomination et à l'affectation à Poitiers de Benoît Fleury... compte tenu de l'opposition de la communauté universitaire et afin d'apaiser les tensions".
Enfin, des étudiants (au fait, on ne sait jamais combien !) ont annoncé qu'ils perturberaient les cours du nouvel agrégé en lui rappelant à chaque fois son passé et exigent "qu'il renie ses engagements passés au sein du GUD".
Dans une démocratie digne de ce nom, cette simple relation devrait suffire pour faire dresser les cheveux sur la tête de n'importe quel citoyen même moyennement éclairé. Je n'ai pas l'impression que la France soucieuse des droits et des libertés va bouger pour Benoît Fleury. Mais j'oubliais : il était au GUD et cela suffit pour disqualifier son classement dont tout de même un certain nombre d'universitaires doivent être jaloux.
Commençons par les étudiants. J'ai déjà connu des imbéciles de cette sorte, mais aux antipodes politiques, qui au temps de ma jeunesse ne cessaient d'empêcher Maurice Duverger de faire cours en l'obligeant à se souvenir d'anciennes faiblesses. Les périodes, sur ce plan, se suivent et se ressemblent, tant la bêtise représente un impressionnant et durable dénominateur commun, un trait d'union inaltérable. Ainsi, aujourd'hui, parce qu'il émanerait de quelques jeunes gens excités, le totalitarisme serait acceptable et même respectable ? Sans faire frémir autour de soi, on pourrait pousser l'impudence jusqu'à vanter le désordre à venir, et l'arrogance jusqu'à exiger une contrition au sujet d'un passé qui ne devrait regarder que celui qui l'a connu et vécu dès lors que rien ne le rattache à un présent qui aurait un titre quelconque à le sanctionner. Va-t-on solliciter de ces inquisiteurs de poche une repentance pour les quelques mauvaises pensées ou attitudes médiocres que même eux ont pu abriter ou commettre ? Cette dictature d'un certain jeunisme, en dépit de la "conscience" politique qu'il s'attribue généreusement, n'est rien de moins, la plupart du temps, que l'intimidation d'un jusqu'au boutisme ignorant sur des lâchetés adultes.
Et ce totalitarisme tristement précoce est si pressé d'en découdre qu'il serait hors de question de laisser l'expérience suivre son cours, Benoît Fleury dispenser son enseignement et la règle être respectée. Et de faire le bilan ensuite, s'il y a lieu. Un tel retard serait intolérable. Il faut vite casser la mécanique dont le fonctionnement pourrait contredire toutes les craintes, et d'abord celles de l'intolérance et de l'idéologie.
Mais le président Gesson et son conseil d'administration n'étaient pas naturellement voués aux affligeantes reculades et sollicitations que j'ai rappelées. Rien ne les contraignait au pire qui en l'occurrence est une fuite éperdue de leurs devoirs. Comme il convenait de trouver un prétexte pour cet égarement, on a utilisé une méthode qui a déjà beaucoup servi. La formule est en effet d'un admirable opportunisme qui évoque "une source de trouble", le trouble étant précisément et seulement suscité par l'entrave mise à l'application de la règle et au respect des principes. Autrement dit, pour se justifier on se fonde sur un risque et une faute dont l'un et l'autre vous sont imputables. A supposer même que la rigueur de l'éthique universitaire puisse faire naître quelques contestations et dissidences, est-il permis d'interroger le président Gesson sur la conception qu'il se fait du rôle d'un chef ? Celui-ci n'est pas destiné aux temps calmes, "pour les affectations qui ne posent pas de problèmes", mais au contraire pour celles légitimes qui seraient pourtant attaquées. On n'a pas besoin d'un président d'université pour accompagner les mouvements faciles mais pour favoriser les opérations nécessaires. Derrière ces palinodies, le garant du droit, de l'équité et de la justice se déleste de sa mission pour la "refiler" au président de la République. Je ne doute pas une seconde que, parmi ces excellents apôtres, et j'y inclus les politiques concernés, il y avait probablement des adversaires de la démarche présidentielle de saisine de la Cour de cassation au motif qu'il aurait contourné l'Etat de droit. Et eux, réellement, en petit, qu'ont-ils fait d'autre, alors qu'ils n'ignorent pas que Benoît Fleury mérite d'enseigner à Poitiers mais qu'ils espérent transmettre à d'autres la responsabilité à assumer et la règle à observer. Après nous, le courage du quotidien !
La pétition a été avalisée notamment par trois députés socialistes. Je pourrais dire que c'est de bonne guerre au regard de l'histoire ancienne de Benoît Fleury mais je n'ai jamais présumé l'ineptie chez les élus de quelque bord qu'ils soient. Leur signature sur un tel document et pour le motif allégué est grosse d'un danger républicain qui dépasse de très loin la situation de notre agrégé. A force de ne jamais voir plus loin que le bout de leur idéologie, les députés finiront par détruire ce qui les légitime. Ils n'ont de sens et la représentation qu'ils mettent en oeuvre n'a de crédibilité que dans un Etat de droit. Qu'ils ne se leurrent pas. Le battre en brèche modestement, pour ne pas désobliger l'idéologie, c'est déjà trop, et cela va ouvrir d'autres espaces négatifs. Il n'y a pas d'infimes reculs quand la règle est claire, universelle, honorable et qu'on la transgresse.
En réalité, on attendrait une voix qui ait la force et la pertinence indéniables pour dire : cela suffit, ce sera comme cela ! Sans doute le plus grand malaise contemporain vient-il du fait que toutes les paroles se voulant et se croyant légitimes, plus aucune ne l'est, et qu'aucune instance ne fait plus AUTORITE ? Des démissions et des lâchetés de tous les pouvoirs intermédiaires jusqu'à la validité sans cesse contestée du Pouvoir, la société ressemble à une escalade dans laquelle plus aucune prise assurée ne serait possible. Où sont les maîtres, où sont les héros et les exemples, où est passée cette capacité exceptionnelle de penser, de diriger et de juger contre soi ? On a sans doute confondu trop vite la République avec l'indifférenciation de tout et pour n'avoir jamais voulu porter atteinte au mythe dévastateur et stérilisant de l'égalité, on a perdu les repères fiables, les critères indiscutés, les lumières évidentes, les citoyens capitaux. La règle dépend aujourd'hui du bon vouloir de ceux qui sont en charge. La lâcheté généralisée engendre un monde déboussolé. Le tissu national se déchire plus gravement à cause de ces relativismes subjectifs que par les apparentes offenses des transgressions ordinaires.
Je n'ai pas voulu écrire la phrase qu'on attendait de moi. Pour mon argumentation, j'ai refusé d'évoquer Benoît Fleury, le GUD, l'extrême droite en les condamnant. Cette solution de facilité, auprès de certains, aurait donné plus de prix à ma dénonciation. A mon sens, c'est le contraire. Abriter le droit, la liberté d'expression sous la morale, c'est les démonétiser, violer leur essence. Ma position n'aurait pas varié d'un pouce si, par extraordinaire, une telle affaire avait concerné un ancien militant de l'extrême gauche violente. Je préfère le roc des principes aux fluctuations des affinités dans ce domaine fondamental pour la démocratie.
Honte sur Poitiers si Benoît Fleury n'y est pas affecté.
Certes Benoit Fleury a eu par le passé des idées pour le moins condamnables... Il avait quel âge quand il a commencé au GUD ? 19 ans ???? Cette affaire s'est passée il y a plus de 10 ans, il a renié son passé et a droit à l'oubli ! S'il avait été d'extrême gauche, on n'en aurait jamais parlé... on a l'indignation sélective en France !!
Rédigé par: madjurist | 09 mars 2008 à 16:43
Benoit FLEURY
«Vous êtes libre de ne pas adhérer à ma position. Mais vous ne l'êtes pas d'invoquer des choses fausses ou tronquées. »
C'est même là le B.A.BA de la crédibilité et nécessairement aussi de la rigueur scientifique ! Malheureusement qui sait encore s'imposer par la force d'une démonstration plutôt que par la puissance de l'invective et la manipulation des faits ?
Ceci dit si je ne partage pas votre position il y en d'autres qui m'insupportent bien davantage. Comme cependant je ne peux pas le leur faire savoir, j'ai passé mon humeur sur un texte que j'ai enseveli sous les copié-collé de la vérité rétablie, ça ne sert a rien mais ça soulage... sans faire de mal à personne !
Rédigé par: Catherine JACOB | 09 mars 2008 à 09:20
Bonsoir monsieur Fleury
Excusez moi mais j'ai l'impression que vous changez de position de post en post. Vos propos n'ont pas été tenus ou n'ont ils pas été déclarés comme condamnables par la justice ? (ce qui est bien différent...)
Mais où et quand êtes-vous revenu sur vos engagements ? Citez-moi vos sources car, personnellement, je ne l'ai pas vu !!
Encore une fois, je n'arrive pas à avoir la décision du TGI, pourriez-vous me la faire parvenir ?
Monsieur Fleury, je n'invoque que des faits qui vous ont été reprochés par la justice et l'université ou des propos que vous avez tenus. Propos qu'un journal a rapporté et qui ne doivent rien à mon imagination. Si ces propos n'ont pas été tenus par vous-même alors prouvez-le moi car si tel est le cas (je ne me permettrais pas de vous donner de conseil en matière judiciaire) les procès en diffamation vont fleurir...
Sachez, d'autre part, que mon but (aussi simple soit-il) n'est pas de vous faire faire acte de repentance (ce qui n'aurait pas de sens si vos opinons politiques n'ont pas divergé...) mais de comprendre comment une personne ayant eu un casier judiciaire comme le vôtre puisse devenir un jour professeur...
Je ne vous demanderai donc pas monsieur Fleury de repentance mais juste du courage face à mes interrogations et face aux faits et propos qui vous sont reprochés. Je m'offre de ce fait un droit de question qui vous laissera un libre droit de réponse (droit de réponse que vous n'avez pas toujours eu et que vous revendiquez).
Dans la période ou vous étiez président du GUD de 1995 à 2000 :
- Vous revendiquiez-vous comme quelqu'un de violent et aimant la "baston" ?
- Avez-vous incendié le local de l'UNEF-ID ?
- Déclariez-vous que Leon Degrelle était votre maitre à penser ?
- Vous déclariez-vous comme antisémite ?
- Pensiez-vous que l'Islam était un danger pour la civilisation européenne ?
- Vous revendiquiez-vous comme étant un "facho" ?
- Avez-vous pris deux mois d'exclusion ferme et 18 mois d'interdiction de fac pour avoir "frappé un mec" ?
- Avezvous dit "salut les youpins" à un groupe d'étudiants ?
- Avez-vous attaqué le comité de vigilance du XIéme arrondissement qui manifestait devant une librairie ?
- Votre groupe a-t-il lors d'une réunion dans un restaurant le 22 octobre 1999 passé à tabac le patron de ce restaurant ?
Je me doute bien que certaines personnes vont crier au scandale en me traitant d'inquisiteur ou en disant que cela ne me regarde pas. Sachez monsieur Fleury que je ne suis pas ici pour vous jugez ou pour m'immiscer dans votre vie privée mais bien pour savoir si ce que l'on vous reproche durant la période 1995/2002 est véridique ou dénué de fondement. Et de ce fait, si ils sont véridiques, je ne vous demande pas de vous en repentir mais de savoir si vous les assumez ?!
Rédigé par: Benjamin | 09 mars 2008 à 01:41
Bonsoir,
Je laisse M.Fleury converser avec Benjamin... traiter du fond.
Je n'ai plus rien à dire.
Bonne soirée à tous !)
Rédigé par: Ktrin | 08 mars 2008 à 20:28
@Ktrin
Croyez bien Madame que je suis désolé que ce débat dont on ne pouvait que se féliciter de la forme, ait finalement eu raison (un bref instant) de votre calme.
@ Benjamin
J'avais l'impression d'avoir été clair. Pardonnez-moi si cela n'a pas été le cas. Les propos que vous m'attribuez n'ont pas été tenus ainsi que l'atteste la décision du TGI mentionnée ci-dessus.
Ensuite, il ne s'agit pas d'amnistie : inutile donc d'en vouloir aux Présidents successifs, mais de réhabilitation. Vous êtes juriste me semble-t-il : cela doit donc vous parler.
Et si je ne suis pas revenu ici sur mes engagements, c'est parce que cela a été fait ailleurs et publiquement et qu'effectivement le caractère posé des commentaires ici permet d'ouvrir un débat et d'échanger des points de vue calmement, sereinement. J'ai donc simplement souhaité apporter quelques précisions d'ordre matériel qui me semblaient répondre à certaines interrogations des commentateurs et pourquoi poursuivre la discussion.
L'objectif ici était donc éloigné de celui que vous attendiez : une repentance publique. Encore une fois, j'ai dit ailleurs ce que je pensais de mes engagements de jeunesse. Vous êtes libre de ne pas adhérer à ma position. Mais vous ne l'êtes pas d'invoquer des choses fausses ou tronquées.
Cordialement
Rédigé par: Benoit FLEURY | 08 mars 2008 à 18:52
Nicolas
"Mais un président de la République ne doit pas se laisser aller."
Du moins en public qui plus est sous le nez de multiples caméras de télé et/ou micros de radios !
En revanche on peut tout de même l'autoriser à se laisser aller par ex. dans sa salle de bain sinon il va finir par imploser le pauvre !
Rédigé par: Catherine JACOB | 08 mars 2008 à 14:47
Michel Volle a écrit:
Lors de sa visite au salon de l'agriculture le 23 février le président de la République a dit "casse toi, pauvre con !" à un quidam qui refusait de lui serrer la main. J'ignore si cela améliorera la cote de Nicolas Sarkozy dans les sondages (voir évolution de l'opinion) mais cela nous invite à parcourir le trésor d'expressions qui, associant diverses épithètes (grand, gros, sale etc.) au substantif "con", couvre l'éventail du péjoratif. C'est une des richesses de notre langue orale et ses nuances sont un secret qu'un étranger aura du mal à percer.
En voici un aperçu, sans prétendre épuiser la liste :
- Le vrai con est quelqu'un dont la stupidité ne fait absolument aucun doute ;
- le pauvre con est un pauvre bougre, pas malin, envers lequel on éprouve une commisération quelque peu méprisante ;
- du sale con on doit attendre qu'il joue de sales tours ;
- le mauvais con, plus dangereux, jouera de mauvais tours ;
- le gros con, lourd et poussif, ne comprend rien à rien ;
- le jeune con, s'exagérant la portée de son expérience, commet des impairs ;
- le vieux con, attaché à ses habitudes, est incapable de comprendre une nouveauté ;
- le grand con est un niais qui, du haut de sa prétention, dédaigne la réalité ;
- le petit con, lui aussi prétentieux, est en outre un sournois.
* *
Notre langue orale abonde en termes péjoratifs : son génie, qui est aussi celui de notre nation, n'est ni paisible ni complaisant.
Ces termes ne s'écrivent jamais et mieux vaut ne pas les prononcer à voix haute, surtout à proximité d'un micro : lorsque Alain Juppé a dit "pétasses" pour désigner les dames qui faisaient partie de son gouvernement, que Patrick Devedjian a qualifié Anne-Marie Comparini de "salope", que Mme de Panafieu a qualifié Delanoë de "tocard", cela ne leur a pas fait honneur.
Tous ces mots appartiennent à la langue intime que l'on se parle à soi-même et qui permet de purger une tension, notamment quand on conduit sa voiture. Je n'écrirai certes pas ici les qualificatifs dont j'affuble, dans cette langue-là, les personnes qui me contrarient : ils sont beaucoup plus grossiers que le "pauvre con" qu'a émis Sarkozy dans un moment de laisser-aller.
Mais un président de la République ne doit pas se laisser aller. Ayant donné le mauvais exemple il ne faudra pas qu'il s'étonne si, dans une manifestation, apparaissent un jour des pancartes où se lira "Casse toi, pauvre con !".
Rédigé par: Nicolas | 08 mars 2008 à 14:13
A Ktrin
Vous avez fait vos petits effets de manches concernant mes prétendues "insultes", c'est votre tactique, je la respecte, très bien.
Sauf que dans ce grand débat civique qui nous oppose vous avez oublié, malencontreusement j'en suis sûr, de répondre sur le fond.
Je vous engage donc à relire, attentivement, mon post précédent afin que vous me répondiez sur les problèmes de fond.
Ne refusez pas vous-même un débat démocratique de fond en ergotant sur des problèmes de forme qui n'ont pas lieu d'être...
J'attends votre réponse (sur le fond cette fois...)
Rédigé par: Benjamin | 08 mars 2008 à 11:49
A Benjamin :
De nouveau moi :
"D'autres gens du même acabit exercent des responsabilités au sein de l'Etat, et alors ? Parce que des gens de cette engeance sont passés à travers les mailles du filet, nous devrions laisser passer toutes les personnes qui se réclament du fascisme ? C'est un comportement moutonnier ma chère Ktrin, qui n'a pas de sens..."
Oui, cela s'appelle la DEMOCRATIE. Tous les partis ont le droit d'exister s'il n'appellent pas à la dictature.
On peut ne pas être d'accord, certes, mais le fait de m'accuser d'être sympathisante des idées de M.Fleury alors que j'exprimais mon approbation d'un réel débat civique sur ce site, est une réaction de refus du débat démocratique et, puisque vous ne connaissez rien de ma vie, des propos que j'ai beaucoup de mal à accepter.
En fait, après coup, je me prends à sourire sur vos propos pleins de suspicion (il s'agit de + que de la suspicion, par ailleurs).
Votre énergie à m'accuser n'a rien à envier au ton convaincu de ceux dont vous n'acceptez pas l'existence.
Je vous conseille de prendre de la distance avec le sujet.
Je pense (je dis bien : "je pense" et je n'exprime pas d'injonction) que vous feriez mieux de mettre votre énergie à combattre les idées que vous détestez au lieu d'insulter (étant donné mes opinions politiques sur le racisme ou le fascisme, je prends vos propos comme une insulte) des inconnu(e)s.
Bonne soirée.
P.S : Bêêêê... j'aime beaucoup les animaux et je prendrai vos propos comme un compliment. Par contre, je ne suis pas votre "chère Ktrin".
Philippe,
C'est sur un ton léger que j'achève ce post car je suis assez fâchée après moi-même de m'être ainsi justifiée mais je ne pouvais pas laisse passer "ça" ! :)
Bon we à tous !
Rédigé par: Ktrin à Benjamin qui sous-entend que je suis sympathisante des idées fascistes. Part. 2. | 07 mars 2008 à 23:51
A Benjamin :
"Excusez-moi mais ce passé n'est pas "dérangeant", il est tout simplement honteux ! (à moins, bien sûr, que vous ne le cautionniez...)
Alors pour finir, ma chère Ktrin, laissez-moi vous dire que la tentative d'oubli voire de réhabilitation de certains étudiants vis-à-vis de groupuscules d'extrême droite fasciste à Poitiers est, à mon sens, franchement navrante. Ayez au moins le courage d'exprimer vos opinions clairement en disant que vous soutenez ce genre d'action...A moins bien sûr que ce soutien ne soit "dérangeant"..."
Je vous répondrai bien calmement que vos suspicions sont outrageantes.
Ce sera tout car ce n'est pas parce qu'on ne partage pas les opinions des autres qu'il faut les insulter.
Bonne soirée.
Rédigé par: Ktrin à Benjamin qui sous-entend que je suis sympathisante des idées fascistes. | 07 mars 2008 à 23:24
Mais ma chère Ktrin vous confondez tout !!!!
Est-ce parce que vous ne connaissez ce chef de groupuscule d'extrême droite que depuis quelques semaines seulement que ses propos n'auraient pas d'importance ?!
Mais à qui a-t-il certifié qu'il avait changé ? Il n'a même pas, ici, exprimé de remords !!!
Quel est le rapport avec la détention de sûreté qui aggrave la non réhabilitation d'un homme au sein de la société et le combat pour la radiation de monsieur Fleury ?
De la tolérance vous dites !!! Mais quelle tolérance peut-on avoir envers quelqu'un qui exprime publiquement son envie de violence, de voir l'Etat d'Israël rayé de la carte et j'en passe ?!!!!
La justice a donné des réponses ? Des réponses que le président de la République a bafouées en amnistiant monsieur Fleury !!!!
D'autres gens du même acabit exercent des responsabilités au sein de l'Etat, et alors ? Parce que des gens de cette engeance sont passés à travers les mailles du filet, nous devrions laisser passer toutes les personnes qui se réclament du fascisme ? C'est un comportement moutonnier ma chère Ktrin, qui n'a pas de sens...
Un passé "dérangeant" dites-vous !!! Comme si celui-ci ne serait pas mauvais en soi mais plus embêtant pour la morale publique et l'image générale de l'université. Excusez-moi mais ce passé n'est pas "dérangeant", il est tout simplement honteux ! (à moins, bien sûr, que vous ne le cautionniez...)
Alors pour finir, ma chère Ktrin, laissez-moi vous dire que la tentative d'oubli voire de réhabilitation de certains étudiants vis-à-vis de groupuscules d'extrême droite fasciste à Poitiers est, à mon sens, franchement navrante. Ayez au moins le courage d'exprimer vos opinions clairement en disant que vous soutenez ce genre d'action...
A moins bien sûr que ce soutien ne soit "dérangeant"...
Rédigé par: Benjamin | 07 mars 2008 à 02:21
"Shame shame shame, shame on me !"
même pas honte, moi, de me faufiler en ce vrai fil porteur de sens multiples pour dépoussiérer une de mes chansons vieilles, comme disent les Britiches !
sinon "casse toi pauvre con" est repris depuis la rentrée par un élève sur deux ; me voilà bien mâle Loti, mon Pierre ! (ils m'ont même demandé de leur donner l'expression anglaise correspondante pour me mettre à l'épreuve, j'ai les preuves écrites en plus ).
sinon encore j'ai revu avec délectation l'épisode _ Chirac en Israel : " do you want me to go back to France etc etc etc ? " très énervé , puis un " BONJOUR ! " très cool et courtois en chute finale MAGNIFIQUE : du Louis De Funès en mieux ; un grand acteur, ce Chirac là !!!!
Sissi aussi !
Rédigé par: Cactus même pas honteux | 05 mars 2008 à 11:49
Ces pétitionnaires empêchant ce professeur d'enseigner auraient-ils réagi de même contre Boudarel qui participa au martyr des soldats français prisonniers des Viets ? Probablement pas !
Rédigé par: roland.f | 04 mars 2008 à 23:04
On ne peut que condamner les actes commis et les opinions pensées par Benoît Fleury dans le passé. Par ailleurs, on remarquera que pour cela, il a été sanctionné et puni. On ne refera pas tout l’historique des propos qu’il a tenus, des agissements qu’il a eus et des condamnations prononcées à son encontre car, au fond, n’est-ce pas donner de l’importance à un homme dont la plupart des gens ignoraient l’existence, il y a quelques semaines ? Cependant, il déclare avoir changé. Il semblerait que ce ne soit pas de petites paroles dites en l’air car il l’a certifié à maintes reprises. On ne peut donc lui faire un procès d’intention car ce serait accepter le fait qu’un Homme ne puisse changer et que toute sa vie, on lui reproche d’être ce qu’il a été. Il est nécessaire de lui laisser le bénéfice du doute.
N’oublions pas que les mouvements ayant engagé l’action contre Benoît Fleury sont aussi ceux qui prônent le fait que la rétention de sûreté soit une mauvaise mesure. Quelle différence y a-t-il entre maintenir un criminel ayant purgé sa peine, sous prétexte qu’il puisse recommencer et la volonté de refuser l’arrivée d’un professeur au sein de l’université du fait de son passé ?
On le considère encore comme un raciste, un antisémite… Mais dans tous ces propos, où trouve-t-on cette tolérance si chère aux plus grands moralisateurs ? Est-ce le symbole de l’application du dicton « faites ce que je dis mais pas ce que je fais » ?!
L’université et une grande diversité de personnes se focalisent sur des questions auxquelles Assas en excluant plusieurs mois Benoît Fleury par exemple, et la Justice ont déjà donné des réponses. Oui, ce qui est révoltant, c’est que l’Université n’est pas là pour juger l’homme mais sa capacité à exercer ce pour quoi on l’a laissé étudier.
Nous sommes étudiants à la faculté de Droit de Poitiers et nous aurions honte qu’il ne vienne pas enseigner à Poitiers au seul prétexte d’avoir un passé dérangeant, du même acabit que d’autres personnes qui elles, exercent maintenant dans les plus hautes sphères de l’Etat ou de l’Europe.
Rédigé par: Chloé et Pierre | 04 mars 2008 à 13:19
Bonsoir,
Je trouve cela rare et excellent : le sujet concerné, M.Fleury, a répondu. Calmement.
Voilà ce que j'appelle un débat démocratique.
Bravo Philippe : vous parvenez à ouvrir un dialogue "sensible" sans cris ni larmes !
Je ne peux que vous en féliciter. Et dire à monsieur Fleury, bien qu'étant d'origine vietnamienne, combien j'admire son courage de se "mouiller" davantage en prenant part à cette discussion.
Bonne semaine à tous !
Rédigé par: Ktrin à Philippe et à M.Fleury | 02 mars 2008 à 20:32
Bonjour,
Je comprends, monsieur Fleury, que vous ne désiriez pas me répondre sur ce blog, ça je peux le concevoir.
Et bien écoutez monsieur Fleury, je suis étudiant à la faculté de droit de Poitiers et j'attends avec impatience que vous vous expliquiez sur ces propos (à la rigueur je peux vous passer mon adresse mail).
Je n'arrive pas à avoir le lien de la décision du TGI, mais pourquoi dites-vous "prétendue interview" ?
Même si le TGI ne vous a pas condamné, ne trouvez-vous pas vos propos indécents ?
Rédigé par: Benjamin | 02 mars 2008 à 13:55
@Benjamin
Cher Monsieur
Pourquoi ne vous répondrai-je pas ?
Simplement ce n'est pas le le lieu. Ce n'est pas la vocation de ce blog. J'ai dit ailleurs ce que je pensais de mon engagement de jeunesse.
Pour la prétendue interview, je vous renvoie à la fameuse décision du tgi mentionnée ci-dessus me relaxant de tout propos contraire à la loi.
Rédigé par: Benoit FLEURY | 02 mars 2008 à 12:42
@Benoît Fleury
Bonjour
Etant étudiant à la faculté de droit je ne vous connais pas et je ne connais pas forcément en détail votre parcours syndical.
Cependant je me rapporte à vos dires, et donc de ce fait à cette fameuse interview de mars 1999 de l'Echo des savanes, et aux témoignages d'étudiants d'Assas.
De ce fait je vous engage à vous relire (voici le lien : http://www.re-so.net/spip.php?article4261) lorsque vous dites que vous assumez votre passé. Alors vous pouvez disserter sur la nature de votre syndicat, de son affiliation politique, de son rexisme présumé mais monsieur Fleury, moi, je vous parle de faits ; de faits que vous rapportez lors de cette interview !!!
Enfin monsieur Fleury je ne remets pas en cause vos qualités de professeur, mais déclarer à un groupe d'étudiant : "salut les youpins"... Que pensera de sa note un élève d'origine juive lorsque vous lui rendrez sa copie ?
Je rappelle que dans cette interview vous posez comme grand principe la violence physique, un antisémitisme que vous cachez à peine, un fascisme que vous revendiquez (au sens social en plus !!! Je vous conseille un livre qui se nomme "Fascisme et grand capital") et j'en passe.
Alors monsieur Fleury, je me doute que vous ne me répondrez pas mais tant pis, êtes-vous toujours en accord avec le genre de propos que vous revendiquiez en 1999 ?
Rédigé par: Benjamin | 01 mars 2008 à 19:15
En décembre 2000, une trentaine de médecins de la Vienne ont saisi la LDH, la LICRA, le MRAP, etc... suite à un article du président du conseil de l'Ordre (dont ils demandaient la démission) dans lequel il rappelait que cette institution fut créée par l'ordonnance du 24 septembre 1945, succédant à celle qui avait été instituée par le gouvernement de Vichy en 40. Il avait eu l'imprudence d'écrire : .."ne peut-on pas imaginer que le pire des gouvernements ait eu quelques bonnes idées ?"
Il a été accusé de "révisionnisme" !
On s'amuse bien à Poitiers, non ?
Rédigé par: Diane de Poitiers | 01 mars 2008 à 17:31
Monsieur l’Avocat Général,
Ayant toujours eu grand plaisir à vous lire je n’avais jamais envisagé de faire un jour l’objet de l’une de vos notes, et a fortiori d’une polémique de cette ampleur. J’ai, ces derniers temps, longtemps hésité pour vous répondre : prendre la plume ou utiliser la voie du courrier électronique ?
En définitive, j’ai choisi les deux : l’écrit que je me permets de vous adresser n’a rien de particulièrement secret, mais il m’a semblé utile d’y ajouter celui-ci, ne serait-ce que pour vos commentateurs, dont les propos souvent posés appellent parfois des remarques, des correctifs ou plus simplement des réponses.
Dans votre argumentaire, vous n’avez pas souhaité évoquer mon parcours passé et je vous en remercie vivement. La démonstration par les principes en sort grandie me semble-t-il. On aura beau jeu de critiquer les juristes et leur reprocher de ne s’atteler qu’au droit (remarque que l’on peut lire ici et là dans notre affaire). Dura lex sed lex. Ces critiques ont-ils seulement pensé qu’un jour, dans des circonstances bien différentes, le droit si décrié pourrait être leur dernier recours ?
Toutefois dans mon cas particulier, une part importante d’émotion nécessite de ne pas occulter totalement l’aspect factuel.
Militant politique, du côté nationaliste, je ne cherche ni à nier ni à minimiser mon engagement passé. Je l’assume et me suis par ailleurs exprimé là-dessus dans différents journaux (lorsque la rédaction publie le droit de réponse). Encore faut-il, vous me l’accorderez, ne pas tomber dans l’excès à cet égard. Mon « pedigree » ne comporte aucun « incendie volontaire » (@ Jean-Dominique Reffait), ni « d’attaque contre la police » (@ Le hérisson) et encore moins « d’attaques à la hache ou à la bombe mineure » (@Kartoffel, @Benjamin) et bien des propos qui me sont prêtés n’ont jamais été prononcés (en ce sens une décision de relaxe de la 17ème chambre du Tribunal de Grande Instance de Paris en date du 13 février 2001). Enfin, je n’ai jamais encouru de peine de prison ferme (@EK). Mais dans notre société, l’exactitude des faits est souvent moins vendeuse que le scandale.
Je sais Monsieur l’Avocat Général que cela n’aurait pas altéré votre rigueur dans l’application des principes, mais il m’a paru important de le souligner.
Alors oui j’ai été à Paris II - du fait que je siégeais au conseil d’administration de l’université - l’un des représentants les plus en vue du syndicalisme nationaliste. Mais, cher Irnérius, vous m’autoriserez j’en suis sûr à compléter votre présentation : ce mouvement n’était pas plus « révolutionnaire national socialiste » que « néo-paganiste ». Le « nationalisme assassien » a toujours regroupé des jeunes gens d’horizons différents, représentant les divers courants complexes de cette droite radicale. Un point commun les unissait : le ras-le-bol de l’omniprésence des syndicats de gauche dans l’université avec la volonté de préserver la dernière faculté dans laquelle leur liberté d’expression était tolérée. Pour ma part, je suis chrétien sans affinités particulières pour le paganisme ainsi entendu. Tout cela est bien sûr un peu schématique, erroné, excessif... bien des qualificatifs trouveraient à s’appliquer, comme ils s’appliqueraient d’ailleurs à une bonne partie de la jeunesse. Ne voyez dans ces lignes, ni justification, ni minimisation, mais un simple souci de précision.
La justice aurait-elle réhabilité un bûcheron fanatique et incendiaire doublé d’un poseur de bombes ?
Ainsi Monsieur François F. ou Benjamin, vos remarques sur « le scandale de l’amnistie » appellent quelque pondération. Oui bien sûr il y a eu des excès dans mon engagement passé, excès condamnables et condamnés, mais il y a bien des faits que l’on m’impute qui n’ont guère eu besoin de réhabilitation (puisqu’il s’agit ici de réhabilitation plus que d’amnistie proprement dite), et pour cause...
Quant à la procédure qui vous paraît choquante, elle se nourrit de l’histoire de notre doctrine pénale, un équilibre toujours difficile à trouver entre prévention, répression et réhabilitation. Si vous ôtez l’un de ces trois aspects, le système pénal se perd et le droit « se dérobe » pour reprendre la formule du Professeur Dominique Rousseau. La peine trouve son fondement dans le trouble occasionné à la société par le délinquant, mais le droit de la société à le punir se justifie aussi parce qu’elle est capable de lui pardonner. La peine et le pardon, le châtiment et la miséricorde constituent deux aspects inséparables du droit pénal (sujet d’actualité s’il en est).
Enfin, pour clore cet aspect et dans mon cas, vous voudrez bien vous souvenir qu’il est pénalement interdit de faire état des condamnations passées, d’autant que l’exeptio veritatis n’a plus lieu d’être.
Mais, puisqu’elles ont été révélées au mépris du droit, et qu’elles suscitent des réactions controversées sur ma capacité à enseigner notre belle matière, j’ajouterai - à l’attention de ceux-là même qui le bafouent - que je dispense déjà des cours à l’université depuis six ans sans que cet enseignement soit remis en cause. Point donc de « prosélytisme douteux » (@Kartoffel, @Banastère). Et pour vous répondre encore plus directement @Kartoffel , quel serait le point positif de ma nomination dans l’enseignement supérieur ? La réussite de l’institution. Oui, Monsieur Chassaing, vous avez raison de rappeler votre croyance, notre croyance en l’institution.
Il est difficile, voire impossible de travailler des années une thèse en conservant des œillères. La recherche universitaire nécessite une écoute aux travaux et aux critiques des autres : elle est tout à la fois leçon d’ouverture et leçon d’humilité. Et puisque le principe du concours d’agrégation et notamment de cette fameuse leçon de 24 heures a été expliqué (@observateur des étranges coutumes universitaires), je vous confierai une anecdote.
Il y avait dans mon équipe une ancienne militante de l’UNEF-Assas. Nous nous sommes fermement opposés, au temps de nos engagements respectifs. Puis nous nous sommes retrouvés à la Bibliothèque Nationale au temps de nos recherches, pour finalement devenir amis au point qu’elle m’assiste aujourd’hui publiquement dans cette épreuve.
Voilà ce qu’est la hauteur de notre institution,voilà ce qui fait toute sa beauté et voilà aussi et surtout pourquoi nous devons la préserver.
Benoit FLEURY
Rédigé par: Benoit FLEURY | 01 mars 2008 à 16:34
Mais quel beau rôle vous tenez là monsieur Bilger !!!!
Vous défendez la pauvre victime Benoît Fleury qui en toute légitimité a frappé et refrappé, insulté, calomnié, injurié les étudiants de gauche et d'ailleurs dans le fief fascisto-bourgeois d'Assas.
Vous défendez l'homme qui s'est ouvertement réclamé du fascisme de Léon Degrelle et d'un antisémitisme virulent, qui s'est fait interdire de faculté pour avoir lancé à un groupe d'étudiant : "salut les youpins".
Chef d'un groupe d'extrême droite qui a posé une bombe dans une librairie !!!
Mais quel beau rôle monsieur Bilger, vous irez expliquer aux familles et victimes de ce groupuscule neo-nazi comment cet homme est rentré dans la fonction publique avec un si lourd passé.
Vous monsieur Bilger, on peut dire que vous êtes quelqu'un !!! Quelqu'un qui défend les opprimés, les vrais...
Bonnes continuations
Rédigé par: Benjamin | 01 mars 2008 à 15:17
Bonjour,
Bien que n'ayant pas vérifié la chose, il semblerait que des ex-poseuses de bombes du FLN ( bombes qui ont aveuglément tué femmes et enfants) enseigneraient notamment à Toulouse. Une récente émission de FR3 leur faisait une part élogieuse !!
La France a une prédilection pour culpabiliser et récompenser ses ennemis (places importantes au sein de différentes administrations comme s'il manquait des gens compétents parmi ceux qui l'ont servie !) au détriment de ceux qui l'ont servie (voir Harkis et Indochinois). On s'aperçoit que quel que soit le parti régulièrement élu lors des élections, c'est toujours la "gauche" qui en fait gouverne.
Cordialement
Rédigé par: Riéra James | 01 mars 2008 à 15:06
@observateur des étranges coutumes universitaires
«j'ai lu dans les commentaires beaucoup d'imprécisions à ce propos.»
Pardonnez-moi j'ai raisonné sur la base de l'agrégation de philo dont l'écrit est effectivement anonyme. En ce qui concerne l'agrégation de langue et culture japonaise [ dont infos - Incomplètes - à cette adresse http://nippongo.free.fr/agreg.html ], vu le nombre de postes le nombre de candidats et le nombre de préparations antagonistes, l'anonymat est purement formel - je vous lirais bien un courrier d'un membre du Jury [à la retraite désormais ] rattaché à une commission d'agrégation dont le président [ http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Jacques_Origas ] était à lui tout seul : le conseil constitutionnel - le 1er président de la Cour de cassation - le président de la République et son garde des Sceaux, s'exprimant par écrit [c'est rare] relativement à un incident ayant motivé l'annonce d'une enquête administrative qui n'a jamais abouti, mais j'ai eu assez d'ennuis comme ça avec eux pour ne pas les réactiver.
Je citerai néanmoins l'une des remarques d'un ancien directeur de «The National Institute for Japanese Language: http://www.kokken.go.jp/en/ » et qui est que ce concours n'avait de concours ainsi que d'examen de japonais que le nom. La première reçue à cette agrégation a été Madeleine LEVY auteur du 1er cours de japonais du CNED dont je conserve soigneusement le bêtiser ahurissant et qui a suscité par un moment une véritable levée de boucliers. Ceci étant les choses ont changé mais malgré tout le problème est qu'elles aient été...
Lorsque jai présenté pour la première fois des élèves à l'option de japonais du Baccalauréat, le jury était constitué d'un candidat reçu à l'occasion de la deuxième session du concours ci-dessus évoqué : Pascal GRIOLET [ http://www.ceei.univ-paris7.fr/03_reseau/01/griolet/fiche.html ] à savoir quelqu'un qui savait au moins respecter les règles, et les notes ont été comprises entre 18/20 et 15/20.
Par la suite, il a été remplacé par des gens qui, tel maître tel valet, ont fait leurs propres règles [ - ont changé arbitrairement les normes du BO officiel sans au moins prévenir tous enseignants susceptibles d'être concernés- ]. M'étant plainte au service des examens et concours de l'académie concernée, toutefois après que la candidate concernée ait eu son bac, ce afin de ne pas lui porter préjudice [ elle a malgré tout été reçue avec 14/20 puis a choisi de faire ensuite du japonais à l'Inalco où elle a été dispensée d'un certain nombre de cours sur la base de son niveau réel, ce qui lui a permis de se concentrer avec profit sur le reste ], mon cours d'option langue vivante de la licence de lettres modernes, cours dont le programme mis en ligne par l'université sur son site mentionnait cependant mon nom au titre de celui de l'enseignante qui en avait la charge, a fait l'objet d'une suppression le jour même de la rentrée et les étudiants inscrits invités à changer d'option sous un prétexte quelconque.
Après avoir lu vos explications concernant «ce qui n'est pas une partie de plaisir», je pense vraiment que les autres concours devraient s'en inspirer, notamment concernant l'épreuve éliminatoire, bien qu'à l'issue d'une épreuve anonyme bien sûr! En fait je pense qu'une bonne agrégation devrait s'inspirer un peu des différentes formules en vigueur.
Rédigé par: Catherine JACOB | 01 mars 2008 à 13:08
Suite et fin ?
La mise au point et les rétractations solennelles de M. le Professeur Fleury (v. info J.D.D.) vont-elles mettre fin à l'élan révolutionnaire que l'annonce de son arrivée à la Faculté de Poitiers avait provoqué parmi les masses prolétariennes, soulevées par une indignation vertueusement anti-fasciste ? Il faudra sans doute que ce jeune agrégé fasse encore son autocritique publique devant le Tribunal du Peuple (revendication déjà exprimée par les syndicats maoïstes, pour sûr), - à moins que ne soit rapidement instruit un procès équitable, conduit selon une bonne vieille méthode moscovite (requête introduite, dit-on, par les collectifs marxistes-léninistes). Le grand soir n'est pas pour demain matin, pensera-t-on... Dans le Poitou, où les distractions politiques sont rares et rustiques, les révolutionnaires du pays doivent déjà regretter que Monsieur Fleury ne soit pas celui qu'on aurait tant aimé qu'il fût. Son arrivée à Poitiers ne sera donc pas une marche sur Rome, mais il n'est pas question encore de démonter les barricades ! S'est-on intéressé au passé du Major de l'agrégation de droit public ?
Rédigé par: Irnerius | 29 février 2008 à 20:01
Je vais prendre le contre-pied de toutes les interventions, mais personnellement, je suis profondément choquée de voir qu'une faculté, Président y compris, doive se battre contre l'arrivée d'un professeur. Ce qui me choque, c'est que l'on puisse imposer un professeur à une université, que ce soit M. Fleury ou M.Tartempion.
Je travaille dans une université (publique) d'un pays voisin et en vous lisant, j'ai l'impression de débarquer dans un autre monde. Ici, les facultés sont seules maîtresses en ce qui concerne l'engagement des enseignants (et de tout leur personnel d'ailleurs). Les recrutements se font par voie d'annonces nationales et internationales ainsi que sur le site internet de l'université, sur base d'un cahier des charges. Les seules contraintes sont le respect des conditions minimales du cahier des charges, des budgets et des quotas.
Il n'y a jamais d'interférences ou de pressions "d'en haut" pour l'engagement d'un collaborateur, même administratif.
Rédigé par: Christine L | 29 février 2008 à 19:56