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27 février 2008

Commentaires

observateur des étranges coutumes universitaires

Quelques précisions pour que les choses soient claires quant à l'organisation du concours d'agrégation en droit (et donc en histoire du droit) car j'ai lu dans les commentaires beaucoup d'imprécisions à ce propos :
Peuvent concourir les docteurs (donc bac + 8, une thèse d'au moins 500 pages nécessitant des recherches pointues). La plupart sont déjà maîtres de conférences, mais on voit aussi réussir de simples docteurs brillants, qui n'ont pas forcément pu obtenir de poste de maîtres de conférences malgré leurs qualités scientifiques (à cause du localisme la plupart du temps).
Le concours se déroule sur plusieurs mois et n'est pas une partie de plaisir. La première épreuve est une leçon sur travaux (le candidat présente ses travaux : thèse, articles) et doit répondre aux remarques du jury. Cette épreuve est éliminatoire. La deuxième épreuve est une "leçon" en 8h, qui est également éliminatoire. La troisième épreuve est une leçon en 24h avec équipe, la quatrième épreuve est encore une leçon en 8h.
DONC :
Peu de postes (6 cette année), peu de candidats (37 cette année).
MAIS contrairement à ce que j'ai lu dans les commentaires, il ne suffit pas de se présenter 50 fois pour réussir parce que ce système est miné de l'intérieur. Ce qui me semble le plus effarant est qu'IL N'Y A PAS D'ANONYMAT, à aucune étape du concours, contrairement à tous les autres concours administratifs.
Ceci pour éclaircir peut-être mon précédent commentaire.

observateur des étranges coutumes universitaires

Ceux qui attaquent B. Fleury se trompent de cible. Tant que Fleury n'exprime pas ouvertement ses opinions il a le droit d'enseigner.
Le véritable problème ici à mon sens, c'est l'organisation du concours d'agrégation. Souveraineté du jury certes, encore faudrait-il qu'il ne s'agisse pas d'une simple cooptation. Pas d'anonymat ; des règlements de compte politiques internes. Comment être certain que Fleury n'a pas été classé premier grâce à ses convictions politiques, alors que l'on sait que la couleur politique du jury de ce concours est marquée (très) à droite ?
Il est connu que certains docteurs ou maîtres de conf décident de ne pas s'inscrire au concours car ils savent que c'est peine perdue : tel jury ne voudra pas d'eux quelle que soit leur qualité scientifique.
Tant qu'une réflexion n'est pas menée sur le mode de recrutement des professeurs (et des maîtres de conférences, placé sous le signe du localisme et du mandarinat), le doute planera toujours sur la qualité scientifique de ceux qui sont reçus à l'agrégation et c'est extrêmement dangereux pour l'image de l'université (et de l'histoire du droit en particulier).

adeline

Le Président Mitterrand avait été « décoré » de la francisque. On ne l’a pas empêché d’exercer pour autant. Remarquez, il avait même défendu personnellement devant l’Assemblée nationale un texte novateur sur la pratique des écoutes. On sait dans les faits qu’il en a fait une stricte application. Il avait même voté contre la 5ème République avant d’en devenir son plus fervent défenseur.
On vise à sanctionner M.Fleury pour des propos qu’il n’a pas encore tenus. C’est curieux comme on peut faire un parallèle avec la rétention de sûreté qui, comme l’expliquait Robert Badinter très récemment à la radio, est une mesure qui, pour la première fois, s’applique à quelqu’un qui n’a pas encore commis les faits qu’on lui reproche.
Bref, étudiants, regagnez vos bancs, il vous reste encore du chemin à faire.
Intéressant, Monsieur l'Avocat Général, votre façon de détourner le sujet relatif à l’écart de langage du Président, en nous amenant tous vers un autre débat.
On aurait tout de même aimé avoir votre point de vue sur cette bévue dans une période où il discourt sur le retour des fondamentaux à l’école, dont la politesse constitue un pilier.
Pas sûr qu’un magistrat qui aurait la même conduite resterait en poste, lui.

jeanne

Monsieur l'avocat général,

Je ne peux qu'approuver un appel aussi limpide du droit.
Vous n'avez pas souhaité aborder la question de l'appartenance politique ancienne de l'intéressé.
Au hasard des sites et des débats, voilà un témoignage (non anonyme) que j'ai pu trouver (reso-net) et qui corroborera votre analyse juridique par une évolution des faits.
On ne pourra qu'approuver :

"Homme de gauche depuis toujours, puis du centre, de famille antifasciste : Repaci. Bien que Benoît Fleury ait eu des propos inadmissibles il y a quelques années, depuis il a changé, je l’ai rencontré dans un dîner de famille et connaissant l'histoire de ma famille déportée et torturée par la Gestapo, il a compati, il a reconnu que jeunes nous nous serions sûrement disputés, mais depuis il a eu des remords et il a changé. Je crois que le confiner à ce qu’il fut fait de nous des êtres intolérants. Le devoir de la démocratie c’est d’assimiler tout le monde et non d'exclure.
Thomas Courtois-Repaci, ancien étudiant en droit à Malakoff et ancien membre du mjs Paris
- 28 février 2008 - 07:48

Catherine JACOB

@J-F Chassaing
"Fleury, à cause de son antisémitisme passé, a-t-il réussi à se faire admettre par les deux bords (ce qui serait inquiétant) ou était-il simplement le meilleur ? Nous croyons naturellement tous à la deuxième hypothèse, qui montre la rédemption d’un extrémiste abject et violent. Bref nous croyons en l’institution. "

Pourrais-je ajouter deux remarques:
1- Si l'on veut croire à la rédemption de la population carcérale qui dans 99% ne récidiverait pas, si j'ai bien entendu les explications, un peu confuses cependant, de Dominique Rousseau prof. de droit constitutionnel sur FR3 hier soir, il faut bien croire à l'éloignement d'un candidat brillant de ses excès de jeunesse, jusqu'à ce que l'expérience démontre le contraire. Dans ce cas de figure, ce qui pouvait être pardonné à une tête brûlée qui cherchait peut-être simplement à s'intégrer à ou à devenir le caïd une bande selon le même processus que dans les dites 'cités', deviendrait inadmissible dans le cas de l'adulte qui n'aurait rien retenu d'autre de l'histoire du droit que ce qui permettrait de le mal traiter !

2- Il arrive par exemple que le processus qui conduit un jeune à s'identifier à tel ou tel modèle social de comportement n'ait rien à voir avec sa véritable nature, mais seulement avec une forme de pression sociale.
Par ex. L'idée reçue que l'on a de l'homosexuel veut qu'il manifeste un certaine féminisation de manières. La douceur est donc souvent assimilée, par des gens qui ne connaissent pas la vraie nature de la femelle, à une telle féminisation et, par voie de conséquence, on cherche souvent à suivre une voie qui n'est pas la sienne du simple fait du cliché auquel on a l'air de correspondre.
Autrement dit encore, on peut devenir (sans le rester et parfois même devoir suivre une thérapie pour changer d'orientation) homosexuel du simple fait de la pression sociale qui n'admet pas que les hommes aussi puissent être doux sans qu'il n'y ait de l'homosexualité cachée quelque part vous a contraint, même dans le cas d'un caractère affirmé et structuré au fond, à correspondre à l'image qu'elle a de vous et qui vous assigne malgré tout une place dès lors que ce que vous êtes réellement ne trouve pas sa place parmi les autres.
Enfin, dès lors que l'on se comporte souvent de la façon dont on attend de vous que vous vous comportiez, autant attendre des gens qu'ils se comportent bien que de leur renvoyer en permanence une image négative d'eux-mêmes qui s'apparente parfois également, à du véritable harcèlement !
La mère qui pense que son rejeton est un con et s'attend à ce qu'il fasse 'connerie' sur 'connerie' a beaucoup plus de chance de fabriquer un délinquant que l'inverse.

Julien

"Il semblerait que tenus dans l’enceinte d’un cours, pour autant que mes souvenirs personnels des infos de l’époque soient exacts, ils y ont choqué les étudiants à juste titre. Il me paraît donc que c’est à bon droit que l’université s’en soit saisie elle aussi et l'inverse eut été choquant."

Catherine, justement, les propos litigieux avaient été tenus hors de l'enceinte de l'université par M. Gollnisch, qui s'exprimait alors en tant que personnalité politique et non en tant que professeur. Je crois même me souvenir que les propos sur les chambres à gaz avaient été prononcés lors d'une interview sur la chaîne lyonnaise TLM, mais je peux me tromper. En tous les cas une chose est sûre : la section disciplinaire de Lyon III, cédant à la démagogie ambiante, a outrepassé sa compétence en jugeant un Gollnisch irréprochable en tant que prof (de nombreux étudiants avaient même manifesté en sa faveur) et ce afin de redonner un peu de lustre à sa vitrine.
Cette université traîne en effet la bien sale et injuste réputation de repaire de fachos, savamment entretenue par quelques associations, au premier rang desquelles l'association Hippocampe qui s'est donnée spécialement pour mission d'y traquer tout indice d'extrême droite. A l'époque, ces associations trouvaient en la personne du recteur Alain Morvan un indéfectible soutien, ainsi que dans la presse locale, qui ne manquait jamais une occasion de contribuer à la campagne de diffamation de l'université Jean Moulin. La pression sur l'établissement était donc, lors de l'affaire Gollnisch, très forte, d'autant plus qu'il se voyait au même moment (et cette fois à juste titre) épinglé pour diverses magouilles. Ceci explique, à mon avis, l'aberration que constitue la comparution de Gollnisch devant la section disciplinaire de Lyon III. Le climat généré par le constant activisme de ces démago-flics que sont les associations étudiantes, qui osent prendre la défense des intérêts des étudiants comme alibi de leur militantisme abject, explique les scandales du type de ceux de Lyon III ou de Poitiers aujourd'hui.

lambrays

M.Fleury aurait-il juridiquement tort parce qu'il est politiquement minoritaire ?
Après M.Redecker, professeur de philosophie de facto interdit d'enseignement par la menace, son cas illustre le totalitarisme de moins en moins rampant qui gagne la France.

Désormais, à l'étouffoir du politiquement correct pour faire taire au présent on ajoute l'assommoir des engagements passés pour en faire oublier jusqu'à la possibilité.

Kartofell

Il semble que vous n'avez suffisamment fouillé dans le passé (pas si lointain) de M. Fleury. Son parcours est ponctué de violences et d'actes révoltants (dont certaines attaques à la hache et un acte d'explosion mineur à la bombe !).
Les règles sont là pour être respectées, mais peut-on accepter de les mettre au service de ceux qui dédient leur existence à les transgresser et à transmettre un message de haine ?
La faculté de Poitiers ne laissera pas son image se ternir en accueillant un professeur qui fera grandement baisser le niveau général de l'enseignement car M. Fleury a beau être brillant, ses cours ne manqueront pas d'être truffés de prosélytisme politique douteux.
De plus, la volonté politique actuelle étant de laisser de plus en plus d'autonomie aux universités, et plus particulièrement la possibilité de recruter elles-mêmes leur personnel enseignant, je ne vois pas en quoi il serait choquant aujourd'hui de faire connaître l'avis des autorités supérieures de l'université de Poitiers concernant cette nomination.

Je vous mets au défi de trouver une seule argumentation valable et honnête qui puisse permettre d'affirmer que la nomination de M. Fleury aura un impact positif pour l'enseignement supérieur français.

EK

Monsieur Bilger, je ne suis pas du tout d'accord avec vous.

Une personne peut être brillante mais raciste, antisémite, fasciste. Est-ce qu'il faut lui permettre d'enseigner uniquement parce qu'il est brillant ? Ce professeur va enseigner l'histoire du droit selon sa vision du monde. C'est grave. Il risque de former (ou plutôt déformer) des étudiants.


J'ai lu sur le site de RUE89 ceci:

"Benoît Fleury a dirigé le GUD (Groupe union défense) à Assas. Un mouvement violent créé en 1968 et dissous en 2000, connu pour ses positions clairement racistes et antisémites. Dans une interview donnée à l’Echo des Savanes en 1999, celui qui se faisait surnommer "Lord", clamait son idéologie "fasciste, au sens italien du terme", estimant qu’il fallait "rayer Israël de la carte", et revendiquant son admiration pour le national-socialiste belge Léon Degrelle.

Benoît Fleury est aussi un bagarreur. Ce qui lui vaut à plusieurs reprises l’exclusion d’Assas, pour injures racistes, antisémites et agressions. Il écope même de trois mois de prison en 1998, pour avoir attaqué d’autres militants d’extrême droite."

"En 2000, le leader du GUD semble se calmer. Chargé de travaux dirigés à Rouen, puis maître de conférence à l’université de Montpellier I, ses condamnations sont amnistiées, ce qui lui permet de se présenter au concours pour l’agrégation d’histoire du droit. "

La question est: pourquoi, comment, par qui a-t-il été amnistié ?

Encore une fois, le racisme est un délit. Il semble qu'il n'ait pas été condamné à de la prison ferme. Il aurait dû l'être, et ne pas être amnistié, ce qui l'aurait empêché de passer le concours de l'agrégation.

Il y a d'autres étudiants brillants en France et je préfère voir des professeurs qui ne sont pas racistes.

Monsieur Bilger, je suis très déçue que vous souteniez si longuement et si ardemment ce genre de personnage. Avez-vous déjà demandé la condamnation d'un raciste de manière aussi énergique ?

Masuyer

M.Bilger, j'ai lu votre article sur Agoravox où je sais que vous ne répondez que rarement, je le poste donc directement sur votre blog, car je serais curieux de connaître votre avis.

Je reviendrais plus particulièrement sur votre première phrase :

"Pendant qu’on glose des jours durant sur le "casse-toi, pauvre con" du président de la République et sur sa demande d’avis au Premier président de la Cour de cassation après la décision du Conseil constitutionnel, des scandales infiniment plus graves risquent de se perpétrer en douce, dans l’indifférence générale."

Je suis en gros d’accord avec vous, sur le "casse-toi pauvre con", mais pas sur la demande d’avis au premier président de la Cour de Cassation sur la la décision du Conseil Constitutionnel.

Je ne suis pas juriste comme vous, mais je tiens à vous rappeler que depuis le début de son mandat M. Sarkozy en est déjà à sa deuxième velléité de loi rétro-active.

La première fois, passe encore. On peut plaider l’ignorance, oui Nicolas Sarkozy est avocat de formation, mais bon, il n’était pas spécialisé en droit constitutionnel. C’est un peu gros, mais voyez, j’essaie de ne pas lui faire de procès d’intention.

La deuxième fois, par contre, soit il est amnésique, soit il est crétin, soit il a une idée derrière la tête. Je ne l’aime pas beaucoup, c’est un euphémisme, mais je ne crois pas aux deux premières solutions.

Voilà deux mesures populaires qui sont retoquées par le conseil constitutionnel, en toute logique me semble-t-il. Rappelons que le conseil constitutionnel n’est pas composé d’anciens maoïstes, anarchistes, trotskystes, etc... mais que tous ses membres sont de droite républicaine (chiraquiens pour la plupart, je sais) à l’exception d’un socialiste, Pierre Joxe (qui n’est quand même ni Emmanuelli, ni Mélenchon).

Ca sent le coup politique à plein nez.

Nicolas Sarkozy va pouvoir nous jouer les pleureuses, "je veux changer les choses mais la constitution m’en empêche".

Il faut donc modifier cette constitution "soixante-huitarde" (De Gaulle, dont Sarkozy a honoré le mémorial de sa présence, appréciera).

Deux voies s’ouvrent au président:

# Les deux chambres réunies en congrès
# Le référendum

La première est un peu périlleuse, les sénateurs moins soumis par leur mode de désignation à "l’opinion publique" et donc moins sujets aux tentations démagogiques (ça m’arrache la g.... de dire ça, mais on a pu le vérifier au moment de l’affaire des "tests ADN" ) vont à mon avis faire barrage.

La deuxième, par contre, avec une "opinion" chauffée à blanc (on devrait bien trouver un "multirécidiviste" en voie de libération), pour la sauvegarde de ses innocents enfants, devrait approuver la modification de ce principe de non rétro-activité.

Et là, ça devient franchement croquignolet.

Imaginons une "affaire" mettant en difficulté judiciaire un "ami" du pouvoir en place. Mettons un détournement d’argent public afin de financer le parti au pouvoir. Il suffirait de modifier la loi, lui appliquer le principe de rétro-activité pour laver l’honneur de notre bon samaritain.

Mais peut-être que M. Sarkozy ne s’évertue à décrédibiliser la Justice que pour gagner quelques points de popularité. Ou pas.

Sarkozysme-Berlusconisme même combat ?

banastere

Le GUD n'était pas un mouvement d'extrême droite classique, son idéologie se tournait plus vers le nazisme et la terreur. C'était un groupe de nihilistes qui prêchaient la violence et la haine de l'autre et mettaient le tout en application. A tel point qu'il a fallu y mettre un terme en l'interdisant. Mais ce garçon, tout aussi respectable qu'il soit devenu, parce que c'est un notable maintenant, vous pensez bien, monsieur l'avocat général, prof de fac, a-t-il fait acte de repentance ? A-t-il simplement fait part de ses regrets pour tous les cassages de gueule, tous les tabassages auquel il a participé ? A-t-il fait une déclaration dans laquelle il reniait son idéologie raciste ? Ca va lui faire quoi de voir un juif ou un noir assister à ses cours ? Parce que là, il ne va pas pouvoir leur en interdire l'entrée.

Alors on dit que c'est un type extrêmement intelligent parce qu'il est sorti major de sa promo. Bravo, au moins il a pu poursuivre ses études sans que des énergumènes casqués viennent l'en empêcher à cause de ses origines.
La démocratie sur laquelle il a tant essuyé ses Rangers lui donne cette chance de professer sans tenir compte de son passé. Restons en démocratie, il faut qu'il ait ce poste. Mais si demain, quelques-uns viennent lui demander des comptes, il faudra qu'il assume... et tout seul, parce que ces petits copains nazillons ne seront pas là pour faire nombre, et on sait que ce genre de type n'est courageux qu'en meute...
Bienvenue dans un univers coloré et démocrate mon garçon.

Ktrin

Bonsoir,

Sur France 3 Alsace, il y a eu un reportage au 19/20... " Pourquoi le Front National marche-t-il autant en Alsace?" (je ne sais plus les termes précis mais ceci était l'idée lancée).

Ils ont dit que c'était surtout les ouvriers et le milieu rural qui depuis des années votent pour ce parti.

Je n'ai pas mené l'enquête et je fais confiance aux journalistes.

Pourtant, lorsque j'avais affaire à du racisme, ce n'était pas majoritairement des ouvriers ou des ruraux qui me faisaient des réflexions "dures" sur mes origines !

Tout cela pour dire, en général, les convictions vers le Front national sont rarement dévoilées, avouées.
Lorsqu'en 2002... on n'entendait que des " C'est pas moi !"...et tout le monde de se révolter. La France disait avoir honte.
Etrange.

Ce professeur décrié n'avait pas été le seul à déposer un bulletin en faveur de l'extrême droite, cette année-là !

Je ne suis pas d'accord avec les idées (actuelles ou anciennes) de ce prof, mais, oui, il faut arrêter de crier au loup !

Quant à la hiérarchisation des infos, Philippe, vous savez, chacun voit midi à sa porte !

Les propos de notre président ont été malheureux, certes. Il a pensé tout haut !!

Je crois que notre président n'a pas eu de réponse directe car il est le président et qu'il a une garde rapprochée !

Dans la vie du commun des mortels, si Monsieur Truc insulte Monsieur Duchmoll, en général, cela finit par un corps à corps !
(rires)

Le gars qui a dit "Touche moi pas ! Tu me salis !" aurait eu un oeil tout bleu et notre président aussi... quelque part, si notre président n'avait pas été notre président !

Les hommes ont des rapports "virils" !!
Loin du glamour pailleté et faux-cul qu'on nous met sous les yeux.

Tant mieux, c'est cela la vie de Monsieur Tout le Monde. "Se frotter aux autres", loin des clichés à la "Amour, gloire et beauté !"

Dans tous les milieux, les hommes se sont toujours affrontés. Elle est loin, l'image sucrée du gant qui fouette la joue et la voix qui réplique : "Demain, Monsieur, le choix des armes !"

On rigole, on rigole.

Tout cela pour dire, oui, rien de déterminant pour le destin d'un pays, cet échange entre hommes ! C'est rien à côté des autres conflits qui polluent notre Terre, qui polluent la vie d'illustres inconnus (des salariés victimes de harcèlement moral pour qui ce genre de réflexion fait partie du quotidien, par exemple) !

Voilà, Philipe, j'ai fait du hors-sujet !
Bonne fin de semaine à tous !

Joseph Michel Vilà

Très bien votre article M. Bilger !

Ce garçon, major, va sûrement méditer sur ce que l'actrice Arletty disait à la "libération" en parlant du Centre National des Ecrivains (CNE), et que Cousteau nommait "Ces haineux". Or donc ce CNE voulait embastiller tous les "mauvais" français : "Ils ont du talent, ça ne peut plus durer..."

Bernard1

@ Patrick PIKE
Pourtant les méthodes inquisitoriales, celles du XIII et XIVème siècles (après l'autorité est revenue au roi) s'apparentent à celles des universitaires de Poitiers... Abjuration d'un passé pour obtenir l'absolution... sinon en cas d'hérésie persistante c'était le bûcher, bien que l'absolution équivalait à la prison à perpétuité et confiscation des biens. Dans l'absolu, c'est un peu ça Poitiers, ou vous abjurez et on vous a collé la honte au nom d'un passé peut-être lointain, ou vous persistez dans vos pensées et c'est le lynchage. Madelin et Longuet subirent-ils le même affront ? Non bien sûr car ils surent (peut être hypocritement) abjurer, mais peut-être au fond d'eux-mêmes sont-ils relaps...

Véronique

"(je le dis d'autant plus que je fus victime de leurs sbires bien que non encarté à l'Unef)..." (sbriglia - 16h05)

Les faits d'armes et le portrait politique de sbriglia, d'un coup d'un seul : dans l'envie de vomir en raison des bottés du GUD, dans le "va te faire foutre" en direction de l'Unef...

Pour résumer la situation d'alors, dans les deux cas, ce fut :

"cassez-vous, pauvres cons"

Le hérisson

Monsieur,

La plupart du temps, je trouve votre prose intéressante mais pas celle à propos de M. Fleury.
Certainement brillant, ce Monsieur ne fut pas qu'un simple membre du GUD. Il l'a présidé entre 1995 et 2000, (rappelons que le GUD était un groupuscule raciste, antisémite et d'extrême droite radicale) et a dirigé des attaques violentes, notamment contre la police.
Pour le moins, on peut comprendre que des étudiants et personnalités politiques réagissent à sa nomination comme professeur de droit à la faculté de Poitiers.
Bien cordialement.

jarod


Cher Philippe Bilger,

Je désespérais que quelqu'un parvienne à rappeler s'agissant de cette affaire... le simple respect de la règle de droit, hors toute considération idéologique et / ou procès d'intention: dura lex, sed lex...

Vous l'avez fait comme vous en avez l'habitude, fort éloquemment : soyez-en remercié.

Véronique

Ce monsieur a les titres universitaires qui lui permettent de postuler à Poitiers. Le Président de l'Université doit appliquer la règle. C'est son rôle de dirigeant, quoi qu'il lui en coûte.

A ceux qui comparent le désir des universitaires de Poitiers avec la rétention de sûreté, je me permets de rappeler à ceux-là que la rétention de sûreté sera encadrée dans toutes ses phases par la justice et que c'est une décision qui relèvera d'elle seule.

Je pense que dans cette loi, nous ne sommes pas dans du bon vouloir ou dans l’arbitraire d'un président d'université trop vulnérable et poreux, dans sa position, aux diktats de personnes de tous genres et dont les motivations sont de toutes sortes.

Enfin si B. Fleury devait utiliser son enseignement ou son titre comme une tribune pour ses choix idéologiques, je pense que son influence serait moins inquiétante à l'université de Poitiers que tapie et planquée dans la clandestinité.

Car ce qui fait prospérer les tyrannies et les ignominies, c'est quand elles sont tues et ainsi, non contestées. Quand elles se chuchotent et se propagent à la faveur de l'ombre. Sous le manteau.

Francois F.

On lit dans Libération : "Ses condamnations ont par ailleurs été amnistiées, lui permettant de présenter un casier judiciaire vierge à l’agrégation d’histoire du droit, un concours qui se déroule tous les deux ans."

Si scandale il y a, il est plutôt là.

Il existe des règles pour empêcher l'accès de la Fonction publique aux gens indignes, pourquoi sont-elles si facilement contournées ?

Quant à "major de l'agrégation d histoire du droit", relativisons la performance : pour 2008, Wikipédia nous informe qu'il y a 8 postes pour 40 docteurs postulants. Vu ces pourcentages, en repassant le concours plusieurs fois, la grande majorité finira par être reçue à l'usure et le plus mauvais admis pourra même crânement affirmer en bombant le torse : "J'ai été reçu 8e !!!". On a connu sélection plus rigoureuse !

Capulito

Cher Monsieur, je vous lis toujours avec un grand intérêt, et il est sûrement vrai que toujours ramener M. Duverger à ses écrits sous l'occupation est injuste. Mais d'un autre côté je vous trouve un peu léger lorsque vous qualifiez de "faiblesse" les propos de juristes débutant leur carrière universitaire sous l'occupation et qui commentaient les lois scélérates comme on parle de droit du bornage. Il est bon aussi de se rappeler.

zadvocate

Bah vous savez, on vient bien de voter une loi dont l'objectif est d'empêcher des crimes virtuels et hypothétiques commis par des gens potentiellement dangereux mais quittes de leur dette envers la société.

Pas étonnant qu'on cherche à prévenir des dérapages potentiels, virtuels, hypothétiques d'un professeur au passé trouble.

On marche sur la tête.

Damien

Excellent ! Bravo ! Salutaire ! Voltairien !

"Comment ne font-ils pas le rapprochement entre la tyrannie de leur propre bêtise et celle des régimes oppresseurs qu'ils se flattent de honnir ? La haine de la liberté prend souvent le masque de sa défense."
Jean-François REVEL, in Mémoires "Le voleur dans la maison vide".

Patrick PIKE

Avant de commenter le billet je voudrais quand même rappeler à Bernard1 que les méthodes et la pensée de l'Inquisition s'apparentaient plus à celles développées par B. Fleury et ses amis et que je trouve quelque peu osé pour ne dire plus de les comparer à Galiléo Galilée. Que vous le vouliez ou non, c'est très exactement l'inverse.

Mais poursuivons.
J'ai eu connaissance de cette information fin de semaine dernière. Dimanche j'ai longuement hésité à écrire un billet sur le sujet, partagé que j'étais entre ma conception des libertés et mon refus de la violence.

Puis j'ai lu le vôtre Philippe Bilger, sans ambiguïté ni état d'âme, qui ouvrait mon champ de réflexion au-delà de ce simple fait divers.

La plus prestigieuse des agrégations, celle de l'histoire du droit, donne deux avantages, un poste direct de professeur en faculté et la liberté de choisir son affectation lorsqu'on est reçu premier. Ce fut le cas de B. Fleury. Cette nomination est soumise à la signature du Chef de l'Etat, ce qui explique la requête du conseil d'administration de la faculté.

Eu égard au mérite de ce jeune homme et à la liberté d'expression, j'aurais une tendance naturelle à dire "je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'à la mort pour que vous ayez le droit de le dire", phrase que l'on attribue faussement à Voltaire, qui ne l'a jamais écrite, étant l'oeuvre d'une biographe anglaise, Evelyn Béatrice Hall, en 1906.

Seulement ce jeune homme ne se contente pas de dire, il agit. A tout le moins a-t-il agi de manière on ne peut plus violente et serait plutôt du genre "je ne suis pas d'accord avec toi et te bastonnerai pour que tu ne le dises pas." C'est du moins ce qui ressort de sa biographie lorsqu'en 1999 il affirme, selon Le Monde, dans "L'Echo des Savanes": "Nous, partout où il y a de la baston, on y va!". Puis, qu'il "faut rayer de la carte Israël". Entre autres subtiles pensées et actions d'éclat, comme celle qui lui valut d'être arrêté suite à une bagarre devant une librairie vantant le national-socialisme.

Alors je sais bien que d'autres avant lui sont passés par le mouvement "Occident" puis "Le GUD" et se sont amendés depuis pour devenir des hommes politiques connus, et je veux bien croire qu'il s'est amendé ou s'amendera dans un futur proche. Faisons-lui donc crédit de cette hypothèse, laissons-le dispenser ses cours mais observons-le attentivement et ne laissons rien passer, car toute violence, même et peut-être encore plus verbale, est intolérable. L'apologie de la haine et du racisme que l'on peut distiller aux détours de phrases et de cours s'immisce de manière encore plus indélébile dans les cerveaux qu'un oedème qui s'estompe en quelques jours, sauf si malheureusement le coup est mortel.

Vous écrivez enfin: "Sans faire frémir autour de soi, on pourrait pousser l'impudence jusqu'à vanter le désordre à venir, et l'arrogance jusqu'à exiger une contrition au sujet d'un passé qui ne devrait regarder que celui qui l'a connu et vécu dès lors que rien ne le rattache à un présent qui aurait un titre quelconque à le sanctionner."

Puis: "La formule est en effet d'un admirable opportunisme qui évoque "une source de trouble"

Et encore: "Autrement dit, pour se justifier on se fonde sur un risque et une faute dont l'un et l'autre vous sont imputables."

Mais ces sentences, Philippe Bilger, s'appliquent avec la même prégnance à la mesure qui vient d'être prise, dite de "rétention de sûreté". Là n'étant plus le débat, je conclurai simplement en affirmant qu'il n'est pas plus acceptable, et pour les mêmes motifs, de faire un procès d'intention aux uns comme aux autres.

J-F Chassaing

Complètement d’accord avec vous monsieur l’avocat général, Fleury a le droit d’enseigner à Poitiers et les protestataires sont de beaux hypocrites. Ceci dit un jury d’agrégation n’est pas un jury d’Assises, il n’est pas le fruit du hasard. Les professeurs qui le composent - pour être pudique - arbitrent entre intérêt général (prendre les meilleurs) et intérêt particulier (pousser leur doctorant qui ne sont pas forcément très bons). Curieusement ce jury avait la particularité de comprendre des membres d’extrême gauche et d’extrême droite. Fleury, à cause de son antisémitisme passé, a-t-il réussi à se faire admettre par les deux bords (ce qui serait inquiétant) ou était-il simplement le meilleur ? Nous croyons naturellement tous à la deuxième hypothèse, qui montre la rédemption d’un extrémiste abject et violent. Bref nous croyons en l’institution. Souhaitons ne pas nous tromper et ne pas avoir été trompé. Et, comme les cocus ont bien le droit de croire en la fidélité de leur femme, je prends la défense du professeur Fleury.

Catherine JACOB

Jean-Dominique Reffait
"Alors certes, les principes sont les principes, Fleury a été amnistié et a donc pu se présenter à l'agrégation"

Comme vous le savez sans doute, l'admission à l'agrégation se déclare sous réserve de la production d'un original d'un extrait de casier judiciaire n°3 lors de l'inscription, et tout faux document serait invalidant !
D'autre part, les copies sont corrigées anonymement (bien qu'il existe des cas de reconnaissance de l'écriture du candidat par le correcteur du Jury, tout comme il existe également de célèbres cas de fausses reconnaissance !!) – Tout comme dans le cas du baccalauréat, cet anonymat est garant de l’objectivité et ne saurait être remis en cause. Les oraux sont publics tout comme les audiences des tribunaux et il existe une circulaire du BO dont je n’ai présentement pas les références en mémoire qui dit que tout candidat est admis à solliciter des explications quant à ses notes. Il est clair qu’une minoration des notes qui se verrait motivée par l’appartenance du candidat à une famille politique donnée serait elle-même justifiable d’une qualification pénale.
Non, là je crois qu’il faut être raisonnable. On ne peut pas vouloir l’objectivité de la correction dans le cas de l’extrême gauche et la récuser dans le cas de l’extrême droite et vice et versa, sinon c’est à nouveau la porte ouverte à tous les abus. Ceci étant il est des cas où l’appartenance politique du candidat anonyme est beaucoup plus aisément discernable qu’en droit (= philo !!), maintenant il suffirait d’apporter la preuve qu’elle ait effectivement joué pour faire annuler l’ensemble des épreuves sur toute la France et l’Outre-mer !

sbriglia

"Nos professeurs nous apprennent aussi à regarder le passé pour mieux construire l'avenir. S'il s'agissait d'un ancien membre d'Action directe, notre réaction aurait je le pense été similaire quoique ces derniers n'ont jamais usé de la violence sur des personnes en fonction de leur couleur de peau, de leur appartenance sexuelle ou religieuse."

@ rutrapio : une telle réponse, si la source en est vraiment identifiée, ce qui me laisse dubitatif, vaut son pesant d'imbécillité!

Tant il est vrai que les gens d'Action directe, ne s'en prenant qu'aux représentants du capital ou des industries de l'armement, ne pouvaient être suspectés de racisme, d'homophobie ou d'antisémitisme ! Si le général Audrant ou Georges Besse avaient été noirs, homosexuels ou juifs, ils auraient certainement bénéficié d'un traitement de faveur! Que je sache, à part quelques horions, le GUD n'a jamais assassiné personne (je le dis d'autant plus que je fus victime de leurs sbires bien que non encarté à l'Unef)...

Affligeante, inquiétante, méprisable cette réponse...

Qu'on laisse l'agrégé faire son cours et qu'au premier dérapage avéré et ne résultant pas de la provocation, on le défère en Conseil de discipline : je ne partage pas ses idées mais je me... (air connu)

Polochon

@Rutrapio
La réaction que vous avez transmise fait froid dans le dos :
il y a donc de bons assassins (Action directe) et il y en a de mauvais (tous les autres).
Assassiner quelqu'un qui n'a pas vos idées est toléré car il s'agit d'une lutte politique.
Voilà pourquoi beaucoup de penseurs français ont soutenu Mao, Castro, Staline, Kieu Sampan, Battisti, etc...

DXB_François

Je réagis en tant que Poitevin et ancien élève de l’université et il me manque un élément d’appréciation dans cette affaire. Si M. Fleury a choisi Poitiers parce qu’il a des attaches ou des racines dans la région ou s'il est particulièrement intéressé par un sujet de recherche proposé par l’Université (effectivement Histoire des Institutions Modernes et Contemporaines, peut séduire quelqu’un qui a des sensibilités marquées à droite), qu’il soit le bienvenu et cette cabale est insupportable.
Mais l’histoire de Poitiers n’est pas anodine, s’il a choisi Poitiers à cause de Charles Martel, 732AD, pour en faire un point de ralliement pour une croisade politique, la plus grande vigilance s’impose. Cependant ce n’est pas en l’empêchant d’enseigner qu’on saura si la seconde hypothèse est la bonne, dans ce cas cette cabale est idiote parce que contre-productive.

Rutrapio

Dans un souci d'honnêteté, je vous transmets ici la réponse faite à mon mail de ce matin (cf plus haut) :
"Nos professeurs nous apprennent aussi à regarder le passé pour mieux construire l'avenir. S'il s'agissait d'un ancien membre d'Action directe, notre réaction aurait je le pense été similaire quoique ces derniers n'ont jamais usé de la violence sur des personnes en fonction de leur couleur de peau, de leur appartenance sexuelle ou religieuse."

Cordialement

Salutations

Irnérius

Monsieur l'Avocat général,
J'ai toujours un immense plaisir à vous lire. Merci pour la hauteur de votre point de vue. Nous autres juristes, savons que le régime répressif est infiniment plus libéral que le régime préventif. Nous ignorons quelles idées (ou quels fantasmes) politiques hantent aujourd'hui l'esprit du professeur Fleury. Pour l'Université, il est souhaitable que ce jeune agrégé se montre digne des traditions académiques (1) dont il se trouve aujourd'hui le dépositaire : universalisme des valeurs morales et de l'intelligence, humanisme de la vérité et de la raison. Responsabilité écrasante pour un major, surtout lorsque dans une vie passée, - nous le présumons, - on a appartenu à un mouvement révolutionnaire national-socialiste qui s'illustrait par son anti-intellectualisme barbare et "néopaganiste". Quoi qu'il en soit, la sagesse nous ordonne de ne pratiquer à son égard aucune excommunication universitaire a priori, mais cette démarche raisonnable ne peut satisfaire les inquisiteurs antifascistes de Poitiers, qui ne (sur)vivent qu'en tentant de réanimer régulièrement le cadavre de la Bête Immonde...

(1) Ce qu'a fait sagement un "collectif" de professeurs d'université, dans une déclaration commune dont il faut espérer qu'elle apporte un peu de paix dans un section bouleversée.

pauvrecon

Je vous ai "tout de même" lu, le coeur plein d'une protestation, inutile, mais qui ne s'éteint pas.

Sur le sujet : j'étais élève de Pascal Gauchon. Peut-être lui dois-je de pouvoir continuer à lire quand "je ne veux plus rien entendre" ?

Jean-Dominique Reffait

Là, franchement, vous poussez le bouchon loin, Philippe ! Le pedigree du quidam en dit quand même long, il ne s'agit pas de ses idées (l'extrême-droite d'inspiration Degrelle résolument antisémite, xénophobe) mais juste de ses actes : des bastons, des incendies volontaires. Pas un simple militant, non, le dernier patron du GUD, fier de ses condamnations pénales.

Il fut un temps où l'on ne pouvait pas pénétrer dans la fac d'Assas si l'on n'était pas gudard, vous le savez. On a le droit d'avoir été gudard et de se ranger ensuite, d'assouplir ses opinions, mais le gugus en question a toujours persisté.

Alors certes, les principes sont les principes, Fleury a été amnistié et a donc pu se présenter à l'agrégation, soit, mais le bonhomme ne semble pas avoir regretté au moins ses violences. Goebbels comme prof à la fac, ça se discute quand même.

Vous n'avez pas voulu évoquer le fond car la forme et les seuls principes vous guident, je comprends bien. Vous vous étonniez tout de même récemment qu'un ministre mis en examen put rester au gouvernement : aucune forme ni aucun principe ne l'empêche pourtant. A l'aune de l'un, que pensez-vous de l'autre ?

Jeanne

Ces tartuffes ne sont-ils pas les mêmes signataires de la pétition sur le non transfert vers l'Italie (ce pays totalitaire comme chacun sait) du lâche assassin Battisti et ceci... au nom de la législation Mitterrand !
A cette époque, un président de la République pouvait faire des lois sans être accusé de pouvoir monarchique...

L'ignoble Infreequentable

PS : Je poste demain sur "My Blok perso" sur cette affaire de loi "qui ne vaut que pour l'avenir" (dixit l'article 2 du Code civil : oui il faut lire jusque là quand même, c'est-à-dire tourner les pages des commentaires sous l'article 1 !).

Sauf à vous embêter, j'aimerai bien un avis "autorisé" pour enrichir les commentaires (même envoyé par i-mél) si ce n'est pas trop prendre sur votre temps.
Merci à vous !

L'ignoble Infreequentable

Du temps où je fréquentais Van Den Bosch et Garisson en histoire du droit sur les bancs d'Assas, le GUD omniprésent dans les couloirs, occupait les sous-sols (qui n'ont jamais été des parkings pour cause de voisinage rouspétant) pour y entreposer ses "armes" et s'en servir de "salle d'entraînement à la baston".

Pour tout dire, le local de l'UNEF que j'occupais parfois - avec un unique militant, un ami et un vrai coco assermenté, alors que je ne l'étais pas - parce que le téléphone était disponible et pré-payé et que ça faisait "frissonner" les filles que de venir dans ce "lieu interdit" par la bourgeoisie locale), était assailli en permanence.
Mais comme j'avais des "amis" aussi bien au GUD, au GAJ, à l'UNI et à je ne sais plus où encore, je n'ai jamais rien eu à craindre pour ma santé : toute une époque !

Qui ressort bêtement à Poitiers, alors même qu'il faut se souvenir de "Ruddy le Rouge" devenant inspecteur d'académie qui a reçu le même accueil quand il s'est s'agi qu'il soit promu à ce grade là (mérité à l'ancienneté, peut-être). Et il n'a jamais été major de l'agrég, lui...

OUI, vous avez raison, si nos Fac de Droit sont les premières à ne pas respecter la règle de droit, où va-t-on ?

Un peu comme ces ex-étudiants de Nanterre qui se mêlent de vouloir modifier la constitution à tout bout de champ et au moindre prétexte (y compris pour empêcher un pédophile dopé au viagra d'être à l'avenir libéré un peu tôt), alors qu'ils sont censés en être les gardiens ?

Tout cela est pitoyable, et je vous plains, Monsieur le Proc', d'avoir à instruire, requérir et plaider contre (ou pour) des gens qui ne connaissent décidément rien de leurs droits et devoirs (envers eux-mêmes et envers autrui) tout au long de votre journée de travail : ça doit être absolument épuisant et touche à l'apostolat !
J'espère pour vous que vous avez quelques compensations, dans ce bas monde, qui vous aident à supporter !

Bon courage.

Dominique

Quand c'est la droite (extrême ou pas) qui refuse l'application de la loi ou du droit, c'est du "fascisme", quand c'est la gauche, c'est une attitude "citoyenne" (sic !).
Le pire, dans cette affaire, me paraît être la lâcheté (il n'y a pas d'autre mot) du président de l'université.

sbriglia

On vous laisse un jour Cyrano, on vous retrouve le lendemain Zola !

Revigorante, nécessaire et implacable colère contre cette bêtise "dont le ventre est toujours fécond"...

J'espère que le rouge de la honte montera au front de nos édiles et de l'ineffable Gesson, médiocre président d'un médiocre conseil...

PS : je n'ai pas bien compris en quoi les imbéciles de votre jeunesse qui perturbaient les cours de MD (j'en fus témoin en première année de droit à Assas) étaient "aux antipodes politiques" de ces crétins poitevins ? C'est la même engeance qu'il y a quarante ans, les mêmes tics, les mêmes fossiles...

Tibo

Aaah ! Si les pétitionnaires de l'université avaient tout autant de zèle pour empêcher les défenseurs des idéaux communistes criminels et leurs avatars (maoïsme, trotskysme, guevarisme...) d'enseigner dans les facultés françaises, ils apparaîtraient un tant soit peu crédibles...

Mais là, sincèrement, il y a de quoi rire.

Catherine JACOB

Votre billet de ce jour m’évoque le cas d’un autre juriste, dont j’ai beaucoup entendu parler parmi les gravitationnels de la japonologie, mais que je n’ai en revanche jamais rencontré et qui est Bruno Gollnisch, diplômé de japonais, docteur en droit, dont l'épouse dont il a trois enfants est d'origine japonaise, et qui en juin 2004 a été réélu député européen FN.
Je cite entre guillemets le passage de Wikipédia qui a trait au problème pour lequel je convoque ici son cas.
« Plusieurs associations l'ont accusé d'avoir tenu des propos négationnistes, ce contre quoi il s’est inscrit en faux. À la suite de ces événements, la section disciplinaire du conseil d'administration de l'Université Lyon III exclut Bruno Gollnisch pour une durée de 5 ans. Une instruction judiciaire est lancée au sujet des propos tenus, débloquée le 13 décembre 2005 par le vote du Parlement européen sur la levée de son immunité parlementaire. Bruno Gollnisch est condamné en janvier 2007 à notamment trois mois de prison avec sursis et au versement de 55 000 euros de dommages et intérêts aux parties civiles pour « délit de contestation de l'existence de crime contre l'humanité par paroles ». Bruno Gollnisch a annoncé qu'il avait fait appel de ce jugement. »

A partir de là, je crois qu’il convient d’opérer plusieurs distinctions qui sont :
1. La nature du propos tenu en lui-même.
2. Le lieu où le propos est tenu.
3. La famille politique du locuteur.
4. Le prosélytisme.
La famille politique du locuteur est un parti politique dont l’existence est légale. Bien que je sois très éloignée des idées forces de cette famille politique, l’une des rares pétitions sur lesquelles j’ai jamais apposé ma signature avait trait à l’autorisation d’une réunion politique qu’il était question d’interdire, or je m’étais trouvé totalement par hasard à proximité des lieux. J’ai du commenter ma signature en marge en ajoutant : « Pour la liberté d’expression. »
Je pense en effet que permettre à quelqu’un de s’exprimer par les mots n’a strictement rien à voir avec le fait d’adhérer aux idées que, dans un cadre légal, il souhaite développer. D’une part cela permet de les connaître ainsi que d’y répliquer s’il y a lieu ou si on le souhaite, enfin s’exprimer par des mots est toujours préférable à s’exprimer dans la violence de la parole interdite.
En revanche, en dehors de cours à étiquette parfaitement claire et dont c'est l'objet (= cours facultatifs de religion ou cours d'instruction civique et de morale), je suis pour la laïcité dans les établissements d’enseignement public ou sous contrat avec l’Etat et j’estime qu’on n’a à y tenir ni de réunion politique en tant que réunion partisane, ni de propos prosélytes quelconques, que ces propos soient ou non de surcroît susceptibles d’une qualification pénale. A l’évidence, les propos prêtés à Bruno Gollnisch justifiaient d’une qualification pénale et il me paraît normal que la Justice lui ait demandé de s’en expliquer. Il semblerait que tenus dans l’enceinte d’un cours, pour autant que mes souvenirs personnels des infos de l’époque soient exacts, ils y ont choqué les étudiants à juste titre. Il me paraît donc que c’est à bon droit que l’université s’en soit saisie elle aussi et l'inverse eut été choquant.

S’agissant de l’appartenance politique, de même que l’appartenance religieuse, tout comme le fait de se déclarer a-politique ou encore athée, elle n’a pas à entrer en ligne de compte dès lors que l’Etat employeur a estimé à l’occasion d’un concours tenu dans les formes prescrites à peine de nullité, que le contenu développé dans les copies d’examen paraissait satisfaisant à déclarer le candidat admissible, puis à l’admettre après les épreuves orales adéquates. Dès lors et compte tenu des privilèges attachés au rang de « reçu premier » ( tout comme ceux, informels, attachés au fait d’être par ex. reçus dans la botte de polytechnique etc. etc. etc. ) je ne vois pas de quoi on s’occupe et on se plaint s’il choisit d’être affecté à tel endroit ou à tel autre.

Les premiers à devoir être révoqués en doute, s’il y avait lieu, me paraissant être les membres du Jury. Lui s’est présenté puis a été reçu ce que personne ne saurait lui reprocher.

En revanche dès lors que le contenu de ses futurs cours apparaîtrait suspect et je fais tout à fait confiance aux étudiants et à leur mentors politiques pour se montrer extrêmement vigilants et pointilleux à cet égard, ainsi qu’à l’université de Poitiers pour suivre l’exemple de LYON III s’il y a lieu, il est clair que ce serait à juste titre qu’on s’en préoccuperait. De même si un futur étudiant devait par la suite s’estimer victime de cet enseignement pour des motifs dont il lui appartiendrait de rapporter la preuve, il existe des procédures pour lui permettre de solliciter l’intervention de la Justice.
Sachant que le GUD a été interdit, s'y référer de façon incitative dans l'enceinte d'un établissement public relèverait qui plus est de plusieurs chefs d'inculpation.

J’aurais bien d’autre commentaires à faire en rapport avec les concours de recrutement de personnel enseignant, vu que je suis toujours moi-même en attente des résultats d’une enquête administrative que je ne sais pas comment relancer mais dont la lenteur me laisse présager qu’ils risquent fort de ne pas être très reluisants quant à un certain type de fonctionnement illicite en amont du concours de recrutement de professeur agrégé de langue et de culture du Japon instauré sous Jack Lang en 1985, mais bon ça n’est présentement pas le propos.

Marcel Patoulatchi

De manière très prosaïque, pourrions-nous paraphraser le président de la République et déclarer, à cette université qui a peur d'être salie par le contact de celui qui vient à elle « casse-toi, pauvre conne » ?

Pierre Guillery

Parfaitement d'accord.

D'un côté une décision du Conseil constitutionnel est remise en cause, et de l'autre ça. Rien à voir, direz-vous ? Hum... Certains se sont moqués des signataires de l'appel publié dans Marianne récemment. Mais peut-on nier un début de "glissade", quelque chose qui met un peu mal à l'aise ? (Ha, comme il a été interpellé, je me demande si notre président qui s'occupe de morale, du souvenir et d'ouverture va prendre position là-dessus aussi...)

Discrim

Votre logique semble implacable! Le droit avant tout.... D'accord, mais la corporation des magistrats n'est-elle pas coupable elle-même de l'utilisation facile et simpliste du "trouble à l'ordre public" pour incarcérer, chaque année, des centaines d'innocents sans le moindre respect de la présomption d'innocence et sur la simple morale de la dictature de l'émotion (645 demandes de réparation pour détention injustifiée en 2005 avec une progression de 77% en 3 ans !). Vous écrivez: "Abriter le droit, la liberté d'expression sous la morale, c'est les démonétiser, violer leur essence". Cela est vrai pour tous y compris pour les représentants de la justice... Alors, balayons tous devant notre porte !

Rutrapio

Maitre des Lieux, je me permets de vous mettre ici un courriel que j'ai adressé à ce mouvement suite à la lecture de votre article. Il ne se veut ni vindicatif ni provocant, juste interrogatif.

"Je viens d'apprendre ce qui se passe actuellement dans votre université.
Je sus moi-même en faculté de droit dans l'est de la France.

En furetant sur le net et en lisant votre site, je me demande ce que peuvent vous apprendre vos professeurs.
Ne vous enseignent-il pas le respect du droit avant toute contestation ?
Ne vous enseignent-il pas la présomption d'innocence ? Car votre mouvement n'est rien d'autre qu'un procès d'intention.
Pourquoi ne pas laisser ce professeur méritant (premier à l'agrégation ce n'est pas rien) commencer ses cours, et, si il apparaît un "danger", le signaler aux instances compétentes ?
Votre réaction serait-elle la même s'il s'agissait d'un ancien communiste violent ?

"Regarde la poutre qui est dans ton oeil avant de regarder la paille qui est dans celle de ton voisin".

D'où tirez-vous votre légitimité ? Pourquoi agir ainsi ?
Vous brandissez haut la liberté de penser, mais seulement quand elle ne vous dérange pas.

Je ne suis pas membre du GUD, je ne suis même pas "encarté".
Je suis juste un étudiant en droit que votre réaction révolte.

Je vous assure toutefois du ton non-vindicatif de ce courriel, qui, je l'espère, obtiendra des réponses.

Veuillez agréer mes salutations

Arthur L."

Merci de porter notre attention sur des affaires autrement plus graves qu'une phrase malheureuse....

Thierry SAGARDOYTHO

Quand Benoît Fleury sera-t-il reçu, en sa qualité de victime, par le Président des victimes, le sieur N.S ? Et si on promulguait une nouvelle loi pour lutter contre ce genre de discrimination ?

Bernard1

Sectarisme ou fanatisme seraient plus à même pour étayer ce billet. Philippe Bilger, vous citez le mot juste quand vous écrivez "inquisiteurs", mais qu'ils soient de poche ou pas , l'orthodoxie de l'inquisition, celle de Grégoire IX, de Bernard Gui est de retour. Cette dernière ne se souciait pas du savoir mais de l'orthodoxie religieuse présente, passée ou à venir comme l'université de Poitiers est en train de se soucier d'un professeur dont le passé et peut-être le futur ne seraient pas en conformité avec l'orthodoxie de gauche ; peu importe le savoir qu'il ait à transmettre, l'université ne sera bientôt plus faite pour transmettre ce savoir mais s'assurer de la bonne hygiène politique des étudiants .
Pas de carte au PS, au PCF ou à la LCR alors pas de diplôme(s)... Ira-t-on comme le fit l'Inquisition fouiller dans le passé très lointain des ancêtres et interdire d'études celui ou celle qui a eu un arrière grand-oncle à l'Action française ? Ou des élèves ayant assisté aux cours d'un professeur taxé d'hérétisme politique se verront-ils eux-mêmes interdits d'université et à leur tour devenir suspects ?
Je ne peux m'empêcher de faire un parallèle avec l'Inquisition, laquelle renvoya la prospérité du Languedoc "hérétique" à l'obscurantisme féodal mais bien-pensant du nord de la France. Cet engrenage dans lequel l'université de Poitiers à mis le doigt a valu à la France et une partie de l'Europe un retard tant sur le plan économique, scientifique ou juridique de plusieurs siècles. L'exemple le plus flagrant est Galilée. Va-t-on rechercher la copie d'agrégation de ce professeur afin de trouver dans celle-ci la phrase ou le mot qui sera commenté sur le fond et invalidera son titre faisant par la même occasion porter un regard suspect sur le jury.. Peut être qu'en adjurant il ne verra pas ses diplômes invalidés et ne sera qu'à vie interdit de cours. Bien sûr, s'il revient sur cette abjuration et devient donc relaps il se verra confié au bras séculier... Les accusations en vu d'un autodafé doivent d'ailleurs déjà être sous le coude de l'inquisiteur local ; antisémite, islamophobe, négationniste, révisionniste... des mots qui sentent le fagot.
Honte enfin à ces élus qui n'ont plus notion de l'Etat de droit et cautionnent l'arbitraire le plus absolu, le retour à l'avilissement humain. Ils devraient savoir que les petits barons locaux qui ont soutenu au départ l'Inquisition sont aussi devenus suspects aux yeux de celle-ci et certains partirent en fumée ....

JLS

Les gens qui censurent Benoît Fleury pour des cours et des propos qu'il n'a pas encore donnés ou tenus dans ses nouvelles affectations sont-ils censés être de futurs juristes ? Il semble qu'on puisse de plus en plus être condamné à l'avance de faits pas encore commis ou de propos pas encore tenus...

Charles

Rien à rajouter, si ce n'est de rappeler les "convergences" entre les Gudards et le Professeur Maurice Duverger que vous citez, pourtant communiste, convergences humoristiquement reprises dans une BD d'anthologie, "Les rats maudits".
On pouvait penser que l'Université était un lieu de tolérance et de discussion (parfois animée). On constate qu'elle reste le lieu de l'anathème à sens unique et de l'invective. Que n'a-t-on pas trouvé de tels censeurs contre la présence de Boudarel à Jussieu jusque dans les années 1990...
Bien cordialement à vous

LABOCA

L'affaire Benoît Fleury a été évoquée par le journal Libération le week-end dernier.
Il est juste de dire que ce que les instances dirigeantes de l'Université de Poitiers infligent à Benoît Fleury est proprement scandaleux. Leur attitude est illégale.
A partir du moment où on permet à un docteur de se présenter au concours de l'agrégation, on admet implicitement qu'il sera créé automatiquement professeur une fois qu'il aura été déclaré reçu.
Les instances dirigeantes de l'Université de Poitiers perdent toute crédibilité en s'attaquant à un jeune professeur, major de concours, qui a certes appartenu à une structure d'extrême-droite.
Les défenseurs de Benoît Fleury peuvent aussi se contenter de faire valoir qu'un jeune a le droit de s'égarer intellectuellement.
L'avocat général Bilger a le droit de faire un parallèle entre la situation de Benoît Fleury aujourd'hui et celle de Maurice Duverger hier.
Ce dernier, on le sait, fut accusé d'avoir, en tant que juriste, cautionné l'injuste décision du régime de Vichy à l'encontre des fonctionnaires juifs. L'affaire Duverger donna même lieu à un développement judiciaire, lequel fut favorable au concerné ; à cet égard, il faut rappeler que Charles Eisenman, professeur à la faculté de droit de Paris, estima, en tant qu'expert juridique consulté, que rien dans l'article incriminé de Maurice Duverger ne pouvait autoriser à considérer celui-ci comme un défenseur du régime de Vichy. Toutefois un auteur d'une étude sur "La doctrine sous Vichy ou les mésaventures du positivisme juridique", contenue dans un livre - publié aux éditions PUF il y a bientôt vingt ans - sur "Les usages sociaux du droit" chercha à lancer de nouvelles attaques contre Maurice Duverger.
Pour en revenir à l'affaire Fleury, on ne peut pas ne pas dénoncer l'hypocrisie du système : on reconnaît à un Français des qualités éminentes pour exercer le métier d'enseignement supérieur, mais on lui explique que, bien qu'étant agrégé, il ne peut pas enseigner au motif qu'il a appartenu à une organisation politiquement détestée.
Je pose alors la question suivante : pourquoi ne pas avoir informé Benoît Fleury avant le concours d'agrégation que, même reçu à l'issue de celui-ci, il ne serait pas créé professeur?
De même, je trouve hypocrite qu'on critique un parti d'extrême droite alors que dans le même temps on explique que le jeu démocratique interdit de ne pas l'autoriser à se lancer dans la compétition politique.
Je suis incapable de nommer l'extrême droite. Je ne sais même pas ce qu'est la droite non-extrême.
Seulement j'observe souvent que l'homme a tendance à ne voir les défauts que chez les autres.
Je réclame que nous soyons tous cohérents et logiques.
Si on ne veut pas qu'une personne considérée comme appartenant à une structure dite d'extrême droite soit professeur, on lui ferme la porte des études de doctorat et, si on a oublié de prononcer cette fermeture, on lui oppose l'interdiction de se présenter à un concours de recrutement.

Ludovic Lefebvre

Les socialistes représentent souvent la démocratie à condition que ce soit la leur, pas étonnant que Mussolini fut tant inspiré en ayant baigné vingt ans dans ce parti.
Dans les commentaires vous trouverez des contributeurs certainement enclin à trouver démocratique ce genre d'abus, un principe de précaution invoqué, or en observant doxa, médias, politique, je nous trouve dans un totalitarisme avec des effets à venir des plus inquiétants.
Ce jeune homme est brillant, il n'a pas volé sa nomination et le délit d'opinion, de "sale gueule" n'a en rien à l'empêcher d'une affectation, les gauchistes et leurs jumeaux les umpistes nous emmerdent avec leur menace fasciste fictive, leur diktat, leur volonté de penser à la place des autres, qu'ils lui laissent faire cours et vivre.
Les aboiements du moment finissent par me rendre sympathique le pitbull, lui au moins peut être sociabilisé et on peut lui mettre une muselière.
Voici donc mon nouveau projet de réforme : mettre une muselière aux umpistes qui disent "casse-toi pauvre con" comme à ces décérébrés d'antiracistes racistes.

"Pour moi donc j'aime la vie. Nature est un doux guide", disait Montaigne; faites comme moi, allez marcher de longues heures dans la nature et la solitude loin de tous ces cons, c'est toujours ça de gagné.

Pierre-Antoine

Pourquoi honte sur Poitiers ? Cette ville a pour honneur son histoire et les poitevins (et non pictaves) n'ont pas à supporter cette honte.

Non, honte sur ceux qui, de Poitiers, veulent faire pression par une revendication corporatiste sur une affectation légitime.
Ce n'est plus la démocratie par le biais de la majorité numérique, mais par la majorité "décibélique" qui a droit de vote... heu pardon... je voulais dire de veto...

Cordialement

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