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Voici les sites qui parlent de Leçon de morale :

Commentaires

Laurent Dingli

Erratum sur mon billet du 17 février : lire bien sûr le Père Patrick "Desbois" et non pas "Dubois". Je profite de l'occasion pour rappeler que l'émission Pièces à conviction, animée par Elise Lucet, sera consacrée le 12 mars prochain à la "Shoah par balles" avec le concours du Père Patrick Desbois.

Jean Morel

Je vous rejoins sur l'essentiel de votre long billet et en particulier sur la notion de "liberté de mémoire" que je n'avais pas aussi clairement identifiée jusqu'à maintenant et que je me permettrai, à l'avenir, de ré-utiliser... en la confrontant à un autre aspect que vous soulignez, indirectement, de "devoir de morale".
Ma modeste contribution à la construction de la mémoire que chacun porte de la Shoah sera celle-ci : j'ai 50 ans, agnostique issu d'une famille catholique et je suis certain que dans mes jeunes années, ce n'est pas à l'école primaire ni au lycée que j'ai découvert la période 39/45 et en particulier le traitement réservé par le régime hitlérien aux juifs, aux tziganes, aux homosexuels... et autres groupes de population identifiés par la barbarie nazie comme devant être exterminés. C'est au sein de ma famille... Ce sont mes parents qui nous ont enseigné à mes soeurs et à moi ce qu'avait été cette période de l'histoire du monde en mettant à notre disposition des livres, des magazines d'histoire et leur vécu personnel de ces années-là, avec leurs commentaires personnels. Et puis, surtout, il y a eu, alors que j'avais 11 ans, la découverte du camp de Mauthausen en été, lors d'un périple familial en Autriche, au large de Linz... Il y a eu la "visite" accompagnée par un guide français, ancien déporté dans ce camp resté là-bas pour témoigner et qui, durant trois heures peut-être, nous a expliqué sans emphase et sans haine ce qu'était la "vie" (la survie) à Mauthausen... J'ai souvenir de tout ou presque, de la carrière monstrueuse, des chambres à gaz, des cartouches de gaz, des baraquements, des bâtiments au soubassement en pierre comme s'ils étaient construits pour durer des siècles... du plan au cordeau, des allées se coupant à angle droit, de la rigoureuse organisation... des photos prises par les SS pendant plusieurs années puis celles prises par les Américains à la libération du camp et du carnet de croquis et dessins réalisés par notre guide et dont le titre m'est resté depuis "Plus jamais ça".
En bref, ce que je porte en moi du souvenir de la Shoah est la résultante du long et lent travail que ma mémoire a accompli depuis mes jeunes années, aussi librement que possible, en faisant le tri parmi les informations reçues à Mauthausen mais aussi dans mes très nombreuses lectures de livres écrits par des Français, des Américains, des Allemands, des Italiens, des Belges,... dans les propos entendus à la radio puis à la télévision, dans les échanges que j'ai eus avec des juifs qui étaient revenus de l'horreur, en consolidant des informations de tout bord. Mon émotion, mes émotions par rapport à ces événements ne m'ont pas été dictées, indiquées, imposées a priori... J'ai toujours conservé il me semble - merci à mes parents et à mes professeurs - une véritable liberté de penser (car on m'en avait donné les moyens) et d'organiser ma mémoire et mes sentiments. Cette mémoire et ces sentiments, dans tous les domaines, ne sont probablement pas dans la ligne du politiquement correct, de la "bien-pensance" généralisée en vigueur dans la France de 1970, 1981, 2002, 2008... ; j'ai juste réussi il me semble à développer et conserver du recul, un esprit critique et une vraie capacité à prendre position et à me déterminer par moi-même sans demander que mes positions, mes pensées, ma mémoire me soient livrées sous la forme d'un produit packagé en regardant le JT de 20h, en lisant Le Monde, Le Figaro, L'Obs ou l'Express ou en prêtant attention aux propos (à géométrie fortement variable) de n'importe lequel des tribuns politiques du moment...
Libertés de pensée, d'expression, de mémoire, d'aimer... Une seule Liberté...
Merci pour vos lignes auxquelles je reste rarement indifférent pour l'éclairage qu'elles apportent et leur participation au débat.

Ktrin à Jean-Dominique Reffait

A Jean-Dominique Reffait:

"J'ai sans doute été teinté, beaucoup plus jeune, d'un antisémitisme ordinaire, répandu naturellement dans une population française de culture catholique."

Il paraîtrait que ce sont des soeurs donc catholiques qui ont aidé à secourir et protéger les enfants destinés à la Déportation.

A vérifier.

L'intolérance (et donc aussi le racisme) n'a pas dans sa ligne de mire une différence et donc une religion plus qu'une autre.


Généraliser est toujours le premier pas vers la confusion.

Je souhaiterais vous demander si vous aviez observé de l'antisémitisme uniquement chez les catholiques et ce sur le sol français ? Je vous laisse répondre.


Voilààààààà
Maintenant, zou, on éteint son ordi !
A+++++

Ktrin à Ludovic, Cactus et Catherine A.

Et les petits Indochinois ? :)

Héhé, trop facile, la surenchère !

Je marche sur des oeufs car le débat s'anime ! J'aime pas recevoir des coups perdus. Je suis lâche, sissi !

Allez, on va conclure : ils ont tous souffert. Comme il est trop tard pour leur épargner le supplice, on se contentera de tout faire pour que pareils événements ne se produisent plus à l'avenir.

On dirait que le fait d'en parler permet de se donner bonne conscience, un exutoire.
A quoi bon se donner bonne conscience puisque nous, les vivants, nous ne sommes pas responsables de cet héritage douloureux ?

On ne peut plus intervenir : ceux qui ont fait l'Histoire sont morts, leurs actes irréversibles. En cela, je trouve stérile le mécanisme de la repentance (à ce sujet, pour moi rappeler l'Histoire avec pudeur ne relève pas de la repentance, bref).
Tiens, mon dico me dit que "repentir" est français, contrairement à "repentance". Bref, bref...


Se "déchirer" et dresser le palmarès des horreurs commises par des ancêtres (souvent pas les nôtres, d'ailleurs !) ne mène à rien.
C'est mon humble avis. Vu le débat animé sur ce post, je rajouterai avec prudence : "c'est du moins mon avis. Ce que j'écris n'est pas la Vérité." On avait bien compris... oui, oui !

Tout en étant contre le repentir (et na !), je trouve pourtant vos réactions non bridées très intéressantes.

Vu de l'extérieur, c'est toujours plus amusant.


A Ludovic :

Le coup de la sauce barbecue, loin de me choquer me fait sourire. Oui, après tout, nous ne sommes que de la viande et beaucoup d'êtres humains mangent celle des animaux qui n'ont rien demandé ! Et si les missionnaires n'avaient été tués que pour rassasier non par leurs bourreaux mais des gens ayant faim ?

Les animaux ont-ils la même conscience ?

Je ne sais pas mais je serais tentée de répondre par l'affirmative. Ce qui est sûr, c'est qu'ils souffrent lorsqu'on les martyrise ou les tue (leurs cris) !

Donc, votre réflexion sur la sauce barbecue me ramène juste à la réalité, celle de ma faible nature humaine qui, ouf, m'épargne le fait d'être dévorée et fait de moi une complice des abattoirs.

Ce n'est pas tant la mort qui effraie mais la souffrance.

C'est sur ce point que je rejoins partiellement Catherine A.

Je pense à ces missionnaires décapités dans certains pays. Non pas pour nourrir mais par haine et instinct meurtrier. Et là, je ne souris plus du tout !

Allez, vous n'avez pas un mauvais fond, hein ? Vous aimez provoquer. L'humour est parfois une expression très éloquente pour dénoncer ou évoquer une certaine forme de gravité.

Vous avez votre propre ton et fort heureusement pour ce blog. La diversité des personnalités qui se manifestent participe à la richesse du site créé par Philippe.
On ne s'ennuie jamais, ici !

A Cactus (mais qui es-tu, Cactus, sous ton pseudonyme ?)

"sinon, Ktrin , à quand un beau quatrain, TGV ou pas ? Sissi !"

J'ai pas compris vos écrits.

Je ne suis pas subtile, vous savez !
J'attends vos explications. (sourire)

A++++++++++

Ludovic Lefebvre pour Cactus

Merci l'ami Cactus de me soutenir sur ce sujet ô combien épineux !

Ludovic Lefebvre pour Catherine A

Catherine A,

Pour les missionnaires, vous avez raison, c'est ignoble : les cannibales n'accompagnaient même pas ce plat d'une sauce barbecue !

catherine A.

@cactus
Désolée mais je crois que l'on doit dire aux gens ce que l'on pense, surtout si on les respecte. Sinon on est dans la condescendance.
Belles vacances. Belle journée à tous.

Fleuryval

@ notre hôte, sbriglia et Véronique en particulier, et à tous les autres:
La suite à Primo Levi est là :
http://livre.fnac.com/a2044491/Marcel-Bercau-Auschwitz-Lutetia
Ce n'est pas de la pub. Juste de l'information.

Cactus à la Grande Catherine A .

"Ce post est indigne." renvoie Catherine A. à Ludovic L. telle une Rambo loin de tout Verlaine voire Baudelaire !


et la liberté d'expression ?????????????

ATTENTION , attention , faut y penser , TOUJOURS même si on a encore le droit de ne pas être d'accord ! ( voir ma réponse récente de l'avis de Véronique )
Je soutiens donc Ludovic , moi :
IL reste indispensable côté pensées de ce blog !

souvenirs pas si lointain de ce " je vous demande de vous arrêter " ; non non , justement il faut continuer à débattre ( je sais qu'il y a battre en ce gros mot déjà pour certains ) !
diversité d'idées ( fixes ou pas ) , diverses citations , cités diversifiées , on avance on avance on avance si tous ensemble tous ensemble côté écrits jamais vains !
( sinon les écrits tôt tuent parfois , ne l'oublions pas ; j'ai un profond respect pour monsieur Lefebvre , au fait )

à bientôt Carla vacances , ooops car là , vacances ; voici que je me laisse aussi emporté par un esprit chien !
amitiés cactées tendrement dégloch'idées fixes à vous quand même !

Cactus Goth  là , miné de joie Mariesque Dantesque , entre arbre généalogique et gynécologique

"Terrain miné, sables mouvants…!!"
je me permets de rajouter :
" sables émouvants " là : de la Grande Marie dépassant là notre Grande Catherine !
Sissi !!!
sinon :
"Qu’en sera-t-il si notre président, lisant son arbre généalogique, découvre soudainement qu’il a des origines barbares : Goths, Wisigoths, Ostrogoths, de Huns, de Mongols…. ?"
manquent juste les Saligoths , non ?
( coté arbre j'hésite entre le génial généalogique , logique et le gynécologique moins logique lui )

sinon , Ktrin , à quand un beau quatrain , TGV ou pas ?
Sissi !

catherine A.

@ludo
Je suis scandalisée par votre remarque et votre humour bas de gamme sur les missionnaires. Cette seule réflexion justifie le souhait de Sarkozy de ne pas oublier le caractère unique de la Shoah. Je le dis tout net, j'aime en général vous lire et vous apprécie malgré vos outrances. Là je suis dégoûtée. Profondément. Ce post est indigne.

Ludovic Lefebvre

Je propose que chaque enfant en CE1 parraine un missionnaire s'étant fait manger par des cannibales en Afrique subsaharienne, par exemple les Guérés en Côte d'Ivoire, puisqu'il est important, paraît-il, de ne pas oublier. N'oublions pas les vendéens, le jeune Louis XVII et sa soeur, les jeunes filles enlevées sur les rives méditerranéennes pour la traite des blanches pendant des siècles, les jeunes marocaines esclaves ou prostituées contre leur gré de nos jours à Dubaï.
Je n'ai pas besoin que Nicolas Sarkozy ou X, Y oblige ma réflexion, influe mes sentiments pour avoir une naturelle compassion envers mes compatriotes juifs dont les parents ou grand-parents furent déportés en enfer. J'ai juste besoin que cela ne soit pas constant afin que je n'en ressente pas une lassitude, ce n'est pourtant pas difficile à comprendre.

Dans les TCC (thérapies cognitivo-comportementales) pour se débarrasser d'une émotion on s'y confronte par réminiscence (ex: EMDR, hypnose etc) ou en réalité (ex : arachnophobe en situation avec des araignées, claustrophobes dans les ascenseurs) une désensibilisation s'opère alors à la répétition des séances. Je maintiens et j'affirme, ce qui est rare chez moi, que l'excès de souvenirs, de mesure, de Shoah engendre le même phénomène. Pour vous le prouver, je vous demande de vous interroger en profondeur et honnêtement (en oubliant un instant le regard de l'autre) sur le sujet, ressentez-vous encore une compassion aussi intacte avec ce déballage télévisuel, ces excès depuis ces cinq dernières années que celle que vous aviez lorsque les hommages étaient plus rares et plus sobres ?
Je demande qu'on ne m'agace plus avec de l'outrance pour retrouver cet émoi premier.

Ktrin

Bonsoir,

Je suis OK avec Arthur. J'ai l'impression que notre Président peut proposer tout ce qu'il souhaite, il y aura toujours des gens, et tant mieux c'est la démocratie, pour lui sauter dessus.
Je n'en fais pas une victime : il est assez grand, intelligent et bien entouré pour se défendre.
Je préfère défendre la vie des Français.
Mais il est vrai que je pense souvent : "qu'on lui lâche les baskets !" et comme il n'en porte pas sauf pour courir (!) , ben, encore une réflexion inutile de ma part !

A Catherine Jacob :

Les filles... sourire... hé oui, je n'ai pas dit qu'elles étaient plus sensibles et moins douées que les garçons. Je parlais des filles car je croyais naïvement qu'elles étaient moins captivées par les monstres télévisuels que les p'tits garçons.
N'ayant pas d'enfant, mea culpa.
Je vous l'ai dit, je suis une vieille : gamines, mes copines et moi n'étions pas intéressées par ce genre de films ou d'émissions. "Gavées" par la Petite Maison dans la Prairie (que j'aimais bien), il est vrai que cela changeait du paysage audiovisuel de 2008.

Dallas, je n'aimais pas.
Je le vis en live depuis quelques années avec l'actualité, donc, je me rattrape !

Bonne soirée à tous !

sbriglia

Plus je relis votre texte, Philippe, plus je le trouve admirable...
...et plus je me dis que vous auriez votre place aux côtés de Simone Veil pour éviter que cette commission ne soit baptisée "théodule"...

Arthur : comme vous avez raison !

Il suffirait simplement de relire parfois Primo Levi : tout est dit !

arthur

Si Tonton 1er avait eu cette idée de parrainage d'un enfant de la Shoah, nos brillants valets intellos donneurs de leçons incurables et indécrottables auraient ployé l'échine devant le Maître en mille courbettes, si c'était Chirac, ces mêmes "lou ravis" auraient trouvé que c'était une connerie, mais comme c'est Sarko, ils vocifèrent que c'est "abject" .
Mais personne ne trouve choquant d'envoyer des gamins visiter sur place les camps d'Auchwitz et autres, bizarre, bizarre.
Les précieuses ridicules sont toujours en service...

Catherine JACOB

Ktrin
«Ou mataient plutôt Jurassic Park [ J'avoue.] , tellement plus divertissant mais tout aussi terrifiant (à titre gratuit) pour les petites filles. »

Hum ! C'est la petite fille cependant qui restaure le système informatique, et aussi qui attire les ' viandosaures' loin du petit frère en frappant le sol des cuisines avec une louche, donc pas si terrorisées que cela, de bons réflexes, le sens des responsabilités et du sacrifice, donc de l'instinct maternel, et malgré tout des têtes les fifilles !

Catherine JACOB

Marie (bis)
«Qu’en sera-t-il si notre président, lisant son arbre généalogique, découvre soudainement qu’il a des origines barbares : Goths, Wisigoths, Ostrogoths, de Huns, de Mongols…. ?»

Je m'aperçois que j'ai écrit - à l'adresse de Véronique - Guy Môquet comme on l'écrit généralement depuis la fameuse lettre, or dans le livre d'Henri Amouroux [ 1er trimestre 1963] il est écrit Guy Moquet. Cela m'a amenée à réfléchir sur la fonction de l'accent circonflexe («du latin circumflexus, 'fléchi autour' et l'un des cinq diacritiques utilisés en français». ) dans la notre langue, comme par exemple dans «tempête, hâte ou tête» où il indique un «'S' amuï suivant une voyelle allongée par sa chute : tempeſte, haſte, teſte» [ Ex. récupéré de http://fr.wikipedia.org/wiki/Accent_circonflexe_en_fran%C3%A7ais où il s' en trouve tout un certain nombre d' autres.]
Comme diraient les japonais «Samuï! Samuï!» = Brrrrrrrrrr Ah gla gla!

Plus sérieusement, et aussi curieusement, tandis qu'il indique un /e/ ouvert, et même très ouvert, il signale un /o/ fermé, et même très fermé. Enfin «parfois, l'accent circonflexe n'a pas d'origine précise. Il peut, par exemple, être ajouté à un mot pour le rendre plus prestigieux : c'est le cas dans trône, prône ou suprême. » Ça laisse songeur.

Véronique

@ Catherine (Jacob)

En réalité il y a le nord-Vendée et le sud-Vendée. Enfin, je veux dire qu'il y a plus au sud, une Vendée clairement républicaine.

La chouannerie c'est un peu plus au nord, en Bretagne.

Et les guerres de Vendée concernent également le Maine-et-Loire et une partie des Deux-Sèvres.

Bref, là aussi rien n'est simple.

Sur le sujet de la note, j'ai seulement voulu dire que pour la période de l'Occupation, rien ne se comprend d'un coup.

Vous ne pouvez pas trouver en Vendée plus imprégnée d'une tradition et d'une culture catholique qu'une commune (la paroisse) comme Chavagnes-en-Paillers en 1940.

Et pourtant, des hommes, des femmes, des prêtres, un médecin plutôt libre-penseur, un maire plutôt à droite de la droite ont construit ensemble un asile provisoire pour ces enfants.

En rapide.

Pour les familles qui ont accueilli ces enfants, le maire, le médecin, le curé avaient demandé que soient pris en charge ces enfants.

Cela suffisait.

Ktrin

France 2 a passé un documentaire fiction sur la Résistance. Il y avait des images très fortes (euphémisme voulu) : j'espère, en suivant l'opinion des détracteurs de la proposition de notre président, que les enfants étaient couchés.

Ou mataient plutôt Jurassic Park, tellement plus divertissant mais tout aussi terrifiant (à titre gratuit) pour les petites filles : un avis qui n'engage que moi !
Je ne ferai pas toute la grille TV mais le choix restait plus que réduit.

Les enfants étaient peut-être aussi couchés, ce dont je doute fort. Là encore, ce n'est pas mon problème et je n'étais pas là pour vérifier.

Loin de moi l'idée de dicter la conduite parentale. Je suis uniquement l'argumentaire des gens contre toute évocation un peu forcée de la Shoah. La seconde partie parlera davantage du sujet, par ailleurs. Ce premier volet l'évoquait sans délayer. Bref.

Il serait intéressant, vu que nous sommes en vacances scolaires et vu l'heure de diffusion, de savoir comment les gamins ont pris, perçu ces images de l'Histoire qu'il est bon de ne pas renier.

Le fameux traumatisme que subiraient les enfants du siècle actuel à évoquer les mémoires d'un enfant de la Shoah sera toujours moindre à celui vécu par ces enfants ou jeunes gens à peine sortis de l'adolescence lors de la Résistance.

On entre dans le fameux traumatisme de l'enfant. Il y a pas mal d'autres choses qui peuvent le traumatiser en ces temps modernes, vous ne trouvez pas ?


Il y a des choses qui peuvent paraître saines ou inoffensives aux yeux des adultes qui au fond, sont interprétées à l'opposé par l'enfant.

Veut-on préserver ce dernier ? Si oui, il y aurait des tas de choses à modifier pour l'épargner ! Et au-delà de l'évocation d'un enfant déporté.

C'est aussi en se frottant à la souffrance d'autrui, même révolue, que l'on devient adulte. Une manière d'appréhender le Monde sans avoir automatiquement à le subir mais uniquement à mieux le comprendre. Je ne dis pas que la vision ou l'empathie de la souffrance de l'autre est le passage obligé pour accéder au bonheur. Il ne faut pourtant pas se voiler la face.

Il est sûr que le monde du souvenir d'un enfant martyr à 8-10 ans est à des années lumière du monde de Star Academy ou autres délices qui attendent nos chérubins à l'aube de leur adolescence.

Le valeurs sont autres. 15 minutes à tout casser dans mon existence à mater cette émission : je n'ai pas de mot pour la qualifier. Je me sens bien vieille lorsque je constate que, loin d'être traumatisés, les enfants de 2008 ont validé cette émission et que leur engouement pour ce style (par exemple, le rapport qui se noue entre les candidats) dépasse mon entendement !

Au placard, la vieille et ses idées conservatrices ! Au placard, le souvenir du Journal d'Anne Frank !

Un fantôme ne fait pas de mal à un vivant.

Les esprits peuvent être honorés. Ils le sont dans beaucoup de pays beaucoup moins matérialistes que d'autres.

En conclusion, chaque parent devrait décider pour son enfant. Et cela n'étant pas possible, qui vivra verra.


Bonne semaine !

Catherine JACOB

Marie
«Plus tard, à l’époque du mur, j’avais trouvé dans un grenier d’une maison en Allemagne, une boîte plate, étroite et longue, dans laquelle se trouvaient, enveloppés dans du papier de soie, des cheveux blonds. L’enfant de huit ans, qui se trouvait près de moi alors, en fut fort choqué. Ce n’étaient que des cheveux ! »

Je ne comprends pas très bien cette histoire de cheveux. Ce n'est pas comme si vous aviez trouvé, je ne sais pas mais par ex., un objet en peau tatouée...
Personnellement, il m'est arrivé d' utiliser mes propres cheveux comme faux cheveux destinés à gonfler certains chignons à une époque où les pièces montées étaient de mode. De nos jours je ne porte plus guère que le chignon tressé, roulé bas sur la nuque et fixé d'une seule courte baguette qui le traverse de part en part et en biais, tout un art..., mais je conserve toujours une ancienne natte pour le cas où.

catherine A.

@laurent
Si je trouve déplacée et morbide l'idée de N S je me méfie comme vous des amalgames, des "il n'y a pas que les juifs qui ont été exterminés". Souvent ils cachent une volonté de banalisation qui si nous n'y prêtons garde laisse grande ouverte la porte au révisionnisme. Cette extermination qui ne ressemble à aucune autre - je ne nie pas pour autant l'horreur de toutes les boucheries, les massacres sur notre continent, en Asie ou en Afrique, hier et aujourd'hui - est une des mes plus grandes interrogations sur l'homme. Une énigme complète.
La moindre des choses que nous devons à tous ces morts est de ne pas avoir, me semble-t-il, la mémoire courte.

Marie

Terrain miné, sables mouvants…!!
Comment peut-on demander à un enfant de 10 ans de s’approprier la vie d’un enfant mort (de quel âge d’ailleurs ?) qui lui est totalement inconnu, parce qu’il fut exterminé il y a près de 65 ans ?
Monsieur Sarkozy vient d’admettre qu’il pourrait s’agir d’un parrainage d’un seul enfant par classe, éventuellement. Depuis, il tolère même un débat !


Selon Jean-Noël Cuenod de la Tribune de Genève :
http://www.tdg.ch/pages/home/tribune_de_geneve/l_actu/opinions__1/opinions_detail/(contenu)/194389

« …sa tactique fondée sur la rapidité des décisions touche aujourd'hui ses limites. Pour une fois, Nicolas Sarkozy devrait inverser les termes de sa méthode et réfléchir avant de décider. »


Le devoir de mémoire est nécessaire, certes. Il est même très important. Toutefois, ne relève t-il pas, en priorité, des parents avec leur histoire et non de l’Education Nationale, en dehors des programmes qui sont déjà prévus. Alors ne tombons pas dans l’émotionnel électoraliste !

Depuis quelques années, dans ce pays, nous avons l’impression qu’il n’y a plus qu’une certaine catégorie de population qui existe, qui a souffert et envers qui le souvenir doit s’adresser. 11 400 enfants juifs auraient été exterminés. Ce fut monstrueux. Et sous prétexte qu’ils étaient français, faut-il comme un mal lancinant instiller le nom de ces enfants dans la mémoire d’écoliers de 10 ans ? Attention à ne pas lasser ! Et d’obtenir ainsi l’effet inverse. De réactiver le racisme !
Insinue t-on, par ailleurs, que la France entière aurait été collaborationniste, donc responsable ? Ce qui n’a jamais été le cas pour tous !!!

Comme vous le citez fort bien, monsieur Bilger, en plus du Mémorial à Paris, il y a des livres, des films, des photos, des gravures, encore des mémoires vivantes… Des établissements scolaires effectuent des voyages dans les anciens camps, reçoivent les derniers témoins…. La télévision scolaire existe, de nos jours il y a internet, il est possible de ce fait de programmer une émission spécifique dans le cadre d’un programme précis, qui pourrait être perçu par l’ensemble de la France, en même temps !
Dans la dernière décennie, je me souviens qu’il y a eu, un soir sur France 3 une soirée « Holocauste » ou « Shoah », je ne sais plus, durant laquelle, toute la nuit, fut visionné « Nuit et Brouillard », en particulier.

Si, l’éducation des enfants d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec l’éducation que nous avons pu recevoir, nous, parents. Nos enfants vivent dans la violence. Il faut voir certains jeux vidéo, certaines séries, certains films : dans ceux-ci non seulement il y a la violence physique, mais il y a la violence du langage, la violence du bruit. C’est leur vie de tous les jours pour certains jeunes. Ceci mis à part, quel effet ce parrainage aura-t-il sur un enfant qui vit déjà dans son quotidien la violence dans sa famille ? Une déficience parentale ? Où seront ses repères ?

Le psyché de nos enfants intéresse le Président. Devra t-il du coup entrer dans le carnet de notes des CM2 ? L’école devra t-elle devenir une antichambre des psy ?

Lorsque j’étais enfant, pardon pour cet exemple, il y a longtemps, maintenant, étaient programmés à la télévision culturelle française des films, des reportages sur la guerre de 14 ou la Seconde guerre mondiale, en fonction des dates anniversaires, en plus grand nombre que maintenant. Vous me direz, il n’y avait que deux chaînes ; mais en ce temps là, on ne parlait pas aussi excessivement de la Shoah. C’est du moins enfant l’impression que j’avais.
Mon père qui vécut ces deux guerres ne manquait aucune diffusion et ses enfants, que nous étions alors, non plus. Par ailleurs, nous habitions tout près, même le long, d’une voie verrée fort empruntée. Je n’ai pas vécu la guerre, mais je me souviens que la petite fille que j’étais frissonnait, parfois, en entendant dans le calme de la nuit le grincement des roues des wagons qui passaient sur cette voie ferrée à l’occasion de changement d’aiguillage ou de manœuvres, ou certains jours à la vision de wagons de transport de marchandises ! C’était encore l’époque des locomotives à vapeur, débutait la BB.

Plus tard, à l’époque du mur, j’avais trouvé dans un grenier d’une maison en Allemagne, une boîte plate, étroite et longue, dans laquelle se trouvaient, enveloppés dans du papier de soie, des cheveux blonds. L’enfant de huit ans, qui se trouvait près de moi alors, en fut fort choqué. Ce n’étaient que des cheveux !
A ce même enfant il a fallu ensuite expliquer que nous étions en Allemagne, pays ami. Mais que pour emprunter le couloir pour aller à Berlin, il fallait une autorisation et que lorsque nous empruntions ledit couloir, l’Allemagne que nous traversions alors, était un pays ennemi.
Puis, que lorsque nous entrions dans ledit couloir l’Union Soviétique devait autoriser la traversée, mais que lorsque nous étions sortis de ce couloir, une fois à Berlin, l’Union Soviétique devenait un pays ennemi !!!! Pour quatre années plus tard, dire que tous les pays sont amis. L’Histoire est complexe !

J’ai rencontré, en ce temps là, en Allemagne une dame qui s’est excusée auprès de moi, émue, parce que son père s’était trouvé dans le camp des tortionnaires. Tout comme un « monsieur » allemand, il avait une fonction politique, qui m’a raconté qu’il avait participé à la bataille de Stalingrad, très ému, on le comprendrait à moins, les larmes aux yeux…

Alors, faut-il constamment ressasser un passé douloureux et le faire ressurgir, sous n’importe quelle forme, encore et encore et encore……..

C’est vrai, selon monsieur Sarkozy « la France n’a pas inventé la solution finale », mais, elle sait par ailleurs imposer la « rumination culpabilisante », la « psychose lancinante »…


Pour mémoire, je rappelle également qu’à la cérémonie du 08 mai 2007, monsieur Sarkozy était en vacances.


Je propose pour ma part, que dans le cadre de cette mémoire, il en soit fait de même pour tous les poilus qui furent insultés, humiliés, puis exécutés par la France, pour une prétendue désertion, après tirage au sort, parce qu’ils n’avaient pas pris une colline, une butte, qu’ils avaient reculé, parce qu’ils n’avaient pas l’appui d’une armée manquante ou d’une aviation en ses débuts, parce qu’un certain Nivelle les envoyait à la mort dans une offensive désespérée, au chemin des Dames, parce qu’ils ne voulaient pas porter le pantalon d’un mort, parce qu’ils avaient fraternisé une nuit de Noël avec l’ennemi…. Alors qu’ils se battaient pour leur Patrie, qu’ils faisaient leur devoir et qu’ils étaient envoyés à la « boucherie » !!!!.... et qu’au final, ils ont, par leur sacrifice, sauvé la France.


Après la lettre de Guy Môquet, l’ADN, la tentative de répertorier les enfants hyperactifs, la Loi sur la récidive des mineurs…
Faut-il maintenant traumatiser les enfants du primaire ?
Faudra t-il ensuite concevoir une nouvelle loi pour les futurs traumatisés ?
A quand le retour du cachot pour apprendre aux plus instables les effets d’une cellule ?

Il y a des couronnes d’épines qui ceignent…
Il y a des cœurs qui saignent…..

C’est assez, et mes cactus, dirait l’enseigneur Cactus ! spinescents, la spinelle ahhhhh, Ooohoooooohooooooooo

Qu’en sera-t-il si notre président, lisant son arbre généalogique, découvre soudainement qu’il a des origines barbares : Goths, Wisigoths, Ostrogoths, de Huns, de Mongols…. ?
Chaque enfant ou homme de France devra-t-il apprendre à construire un drakkar, se raser les tempes et porter la queue de cheval, ou faire un stage chez les « Rambo » ?


Ktrin qui ne comprend pas cette énième condamnation

Délicat sujet, encore, Philippe.

J'ai appris au lycée ce que furent les événements tragiques de 39-45 et bien avant si l'on en croit l'Histoire.

J'ai toujours les larmes aux yeux en voyant des films ou des documentaires traitant de l'antisémitisme.

Comment peut-on, mon Dieu, comment peut-on traquer, torturer et exterminer un peuple sous prétexte qu'il a une autre religion, idéologie ou autre différence que la nôtre ?

Au-delà de la Shoah, il y a la dimension d'intolérance, de racisme.
Je ne suis pas dans la tête de notre Président mais je pense qu'il voulait bien faire.

Il a choisi la religion juive et les rafles de ces enfants. Il aurait pu choisir tout autre peuple (un représentant de la communauté musulmane, excusez, j'ai oublié son identité) a déclaré ne pas vouloir faire de surenchère. Un rabbin disait sur le plateau TV que sa fille avait été traitée de "sale juive !" et ce représentant de la communauté musulmane de lui répondre que sa fille avait été traitée de "sale arabe !"

Il se trouve qu'il faudrait éviter en effet la lutte entre communautés sous prétexte que c'est la religion juive dont il est question avec cette proposition.

Dans la souffrance, il n'y a pas de hiérarchie. Dans l'inacceptable, il n'y a pas de hiérarchie. Il y a, faute de pouvoir effacer ces souffrances infligées, un symbole pour l'avenir.

Il y a juste, comme disent les Miss France qui se présentent, un souhait commun de vivre dans la paix.

En cela, le pas qu'a fait Monsieur le Président, s'il reste librement contestable car chacun l'accueille avec ses propres émotions, reste un pas qui traduit une bonne intention.

Une bonne intention qui, soupesée, critiquée, révèle ce qu'elle pourrait revêtir de morbide pour un tout jeune enfant. A l'origine, ce n'est pas ce caractère malsain qui était souhaité.

Je ne vois pas bien comment un enfant, avec tout ce qui évolue à la TV ( films, pub contre la cigarette présentée avec un couple qui fait l'amour dans les toilettes, par exemple), au cinéma et en chair et en os autour de lui, pourrait être perturbé par ce rappel à l'Histoire.

Je n'ai pas d'enfants et je ne suis pas pédiatre. Bien expliquée, je me dis que la vie n'est pas troublante pour un enfant. Je ne suis pas de confession judaïque... non plus !

Je crois juste qu'il ne faut pas condamner un geste bienveillant pour le devoir de mémoire.

Noblesse Oblige

On a l'impression que Sarkozy veut absolument qu'on parle de lui, tout le temps, tous les jours, jour et nuit, même le dimanche et les jours fériés. Je l'imagine ouvrant son poste radio, allumant sa télé ou ouvrant son journal, et écouter, regarder, lire frénétiquement tout ce qui se rapporte à lui. Il a sans doute besoin de cela pour prouver qu'il existe, que c'est lui qui gouverne et qu'il a du pouvoir. Or, en réalité, son pouvoir est très limité (cf ce que disait Mitterrand: je suis le dernier grand président, après moi, il n' y aura que des notaires...). Du coup, il est obligé d'intervenir dans des domaines où son intervention est inattendue (ex. la pub. sur les chaînes publiques) ou inutile. J'imagine que le simple fait de constater que chacune de ses propositions suscite des contestations doit le conforter dans l'idée qu'il faut continuer comme ça. Plus il y aura d'opposition, plus il aura l'illusion du pouvoir.

Catherine JACOB

Véronique
«Il y a quelques années, j'ai eu l'opportunité qu'Henri Amouroux me confie un travail de recherche d'informations sur l'évolution de l'opinion publique dans le département dont je suis originaire, la Vendée.»

Après avoir lu votre post en sirotant un café très chaud comme je les aime, je me suis levée et j'ai attrapé sur la dernière étagère des rayonnages de livres qui se trouve derrière moi «La vie des français sous l' occupation.» J'ai ouvert le chapitre IX la vie quotidienne dans les prisons et j'ai vu que le Guy Môquet du président y figurait p.235 et 236.
Page 244 il est fait mention de Louis Jaconelli qui lui aime Rolande, qui dessine sur les murs de la cellule 35 leur futur appartement et y trace ces mots: «Aujourd'hui 14-5-44 j'ai 18 ans, j'ai passé 17 ans auprès de ma famille, mes 18 ans en prison. Où passerai-je mes 19 ans ?» On saura qu'il a été déporté, sa trace se perdant à Dora [ http://pagesperso-orange.fr/d-d.natanson/dora.htm ].

Vous dites aussi :
«La question qui me taraudait quand j'ai rencontré des témoins directs de cet épisode était de savoir ce que représentait alors le mot juif pour ces gens qui parlaient encore de leur commune en terme de paroisse.»

C' est très intéressant. Ça m'a évoqué le fait que lorsque mon grand-père a été muté à Strasbourg, mon père devait avoir dans les six ans et ne comprenait ni le français, qu'il a appris en allant à l' école, ni l'alsacien parlé par tous les petits strasbourgeois de son âge [ http://www.verdammi.org/histoire.html ], mais le francique luxembourgeois [ http://www.thionville.com/html/histoire/francique.htm ] Malgré tout il a appris assez vite ce que ça signifiait quand on les traitait, lui et son frère de «Dreckiger Lothringer!» en prélude à une bagarre. Autrement dit de :«Sales lorrains !». Je me suis souvent demandé si ce qualificatif, qui se voulait insultant et stigmatisait purement et simplement une différence, autrement dit représentait un prétexte tout trouvé à ouvrir les vannes de la violence urbaine en tombant à bras raccourcis sur les plus faibles en nombre, n'avait pas fait naître chez lui deux extrémismes opposés à savoir que d'une part rien n'était jamais plus beau que Paris - au point qu'étant petite j'étais très complexée vis-à-vis des parisiens de ma famille - tandis que parallèlement rien n'était plus authentique que la vallée de la Moselle et ses rives où lui et son frère attrapaient les poissons à la main, sachant que rien n'était désormais plus dégradé non plus, et que dès lors rien ne serait plus jamais ce que ça avait été, le tout en glorifiant Strasbourg, sa ville ! De telle sorte qu'il y avait toujours moyen d'avoir toujours tout faux quelque part d'autant plus... qu'on n'avait pas connu la guerre... !
Bref, je pense à partir de là que votre remarque est très juste qui conduit à penser que l'enfant s'empare d'abord d'un mot dont il se rend compte qu'il porte et qu'il peut s'en servir pour faire bisquer le voisin en se définissant soi-même comme non-ceci cela, avant d'avoir conscience de son contenu objectif ou intrinsèque, lequel, ainsi que ses connotations et positives et négatives et neutres, vont lui être fournis par l'attitude de l'adulte vis-à-vis de son emploi. Or, l'adulte ne se résume pas à l'école. Et, comme nous le savons tout ce qui n'est pas relayé, accompagné, nuancé, etc..

Ceci dit, je suis très contente de savoir que vous êtes vendéenne. Le livre de Jeanne Favret-Saada Les Mots, la mort, les sorts (1977) [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeanne_Favret-Saada ] - laquelle semble avoir également publié des ouvrages se situant au coeur des questions actuellement débattues, mais que je n'ai pas encore lus - ayant suscité chez moi tout un questionnement à l'égard de votre bocage dont je ne sais rien si ce n'est ce que j'en ai appris à l'école autrement dit se résume à ce qui tourne autour de la chouannerie et du paysage que constitue le bocage.

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