Portrait
Portrait de blogueur en pied en dernière page du Figaro de ce jeudi ! On peut lire l'article sur le site : Le Figaro.fr
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Voici les sites qui parlent de Portrait:
"Merci à vous et à votre flamme" nous déconte Brumauld, doux !
après la femme de Colombo, la flamme de monsieur Bilger : pour Pâques et nos bougies ça tombe sous l'essens, ciel !
Sissi !
sinon : "Les ébats étaient difficiles à cadrer mais le plaisir était au rendez-vous" un peu coq'Ain là, non, vous aussi ?
Rédigé par: Cactus tel Colombo | le 21 mars 2008 à 16:23
j'espère pouvoir, moi aussi vous rencontrer un jour pour une interview piquante lors d'un de mes déplacements "pharisiens" !
une sorte de "tout tout tout sur monsieur Bilger" comme à Salut Les Copains époque de ma jeunesse chouchou !
God only knows by now !
Sissi !
Rédigé par: Cactus interview'heure | le 21 mars 2008 à 17:33
j'espère moi aussi vous interviewer un jour sauce Cactus lors d'un de mes déplacements "pharisiens" !
éventuellement entre coussins, poire et café mais je rêve car je ne suis que photographe à mateurs à seize heures !
Sissi !
God only knows et Dieu seul le sait ;
mais Dieu peut s'il veut, pieux ou pas !
sur ce, bonnes Pâques !!!!!!!!!!!!
Rédigé par: Cactus interview'heure | le 21 mars 2008 à 17:38
"Bilger, avocat général
et blogueur flingueur"
ont-ils dit de façon peu respectueuse !
de corriger le Figaro avec un certain plaisir, je propose :
"Philippe Bilger, avocat général
et blogueur, superbe tonton flingueur, noble humoriste à ses heures"
j'ai mieux cerné votre personnage, non ?
(ceci dit très humblement, comme d'habitude puisque on my way ! :-)
Rédigé par: Cactus de rajouter ! | le 21 mars 2008 à 17:46
Selon Paris Match de 11/2007 :
Interview exceptionnelle de... Lucky Luke. Photos de famille en bonus. Un cow-boy qui n'a que des goûts simples, "une tartine de lard au petit déjeuner, un lard aux haricots à midi, le soir, un peu de lard frit et je suis content." Et ça ne l'empêche de conserver une ligne de top model... (JG)
Rédigé par: Marie | le 22 mars 2008 à 19:18
@ Catherine A
"Pourquoi pas Madame la Ministre"
Tout simplement parce que "Madame la Ministre" dit ainsi, me fait mal à l'oreille. Quand c'est écrit, j'ai mal aux yeux.
Et que ministre est d'abord une fonction. De même que secrétaire d'Etat a très peu à voir avec secrétaire tout court.
Maintenir des règles dans le langage permet de différencier et offre des outils pour l'expression de la nuance. Donc une compréhension et une restitution des choses plus agrandie et plus sophistiquée.
"Le réactionnaire veut restaurer du passé ce qui est nécessaire" nous dit Philippe dans Le Figaro.
Concernant les règles du langage, je partage ce parti pris exprimé par Philippe : maintenir ce qui est nécessaire.
Rédigé par: Véronique | le 23 mars 2008 à 07:41
@Véronique
J'aime notre langue et d'autres aussi d'ailleurs. J'aime lire et trouver - si j'en suis capable - le mot juste, celui qui va apporter cette imperceptible nuance qui fait parfois toute la différence, mais une langue qui n'est pas capable de s'adapter se condamne à mourir.
Vous avez mal aux yeux dites-vous en lisant madame la ministre et pas la secrétaire, je le regrette pour vous.
Rédigé par: catherine A. | le 23 mars 2008 à 12:18
Grâce au Figaro dont je suis loin d'être une lectrice assidue, je fais votre connaissance. Un peu tard ? Mais il est toujours temps de prendre le train du bon sens. Je vais dorénavant vous suivre... par blog interposé mais aussi j'aurai certainement des commentaires à faire. Courage !
Rédigé par: LAUVERGNE | le 24 mars 2008 à 16:17
@ Philippe
Avez-vous vu et lu les portraits des sept loulous - Avocats des puissants - dessinés par P. Robert-Diard dans Le Monde 2 ???
Avec, en prime, en couverture, votre ami Jean-Yves Leborgne qui ressemble à un juge ?
Oui, oui. Il y a, comme qui dirait, une chaleur communicative dans son regard qui ne manque pas de rassurer et de mettre à l'aise...
Catastrophe(s)... les cravates et les complets veston !!!
En plus, les bureaux très harmonisés avec les environnements quotidiens de leurs clients de prédilection.
Eh bien, des huit décors pour les portraits des loulous judiciaires ainsi exposés dans nos quotidiens, je préfère ++++++++++ les écrus, les bruns, les roux et les beiges de votre living. Et, surtout, comme Ktrin, vos tulipes... la nuance qui change tout.
Mais quelle idée ont-ils eu, les avocats du Monde 2, de vouloir ressembler à un magistrat ?
Ils ont oublié un essentiel, les tulipes. Et, surtout, la proximité généreuse des mains.
Rédigé par: Véronique | le 26 mars 2008 à 05:59
Curieuse époque où le masque du sérieux fige les faciès berthillonesques des avocats alors que nos magistrats (Koss, Bilger, entre autres) transpirent une humanité apaisée...
Décris-moi ton intérieur, je te raconterai l'intérieur de toi-même...
Bien vu, les mains, Véronique : le diable se niche dans les détails...
Rédigé par: sbriglia | le 26 mars 2008 à 09:59
Véronique
Je suppose qu'il s'agit du Monde du lendemain du jeudi 20, à savoir le vendredi 21. Personnellement j'ai acheté le Monde du Samedi 22 avant de partir en WE, celui où il est dit que Paris ménage Pékin malgré la répression. Mais, vous m'avez intriguée et j'ai consulté les archives à cet endroit http://www.lemonde.fr/le-monde-2/article/2008/03/21/de-la-pegre-a-l-elite-les-nouveaux-defenseurs-du-pouvoir_1025154_1004868_100.html où j'ai été en premier lieu estomaquée par cet encart:
"Leurs honoraires:
Ils énoncent avec plus ou moins de spontanéité leurs tarifs. Olivier Metzner est celui qui est le plus à l'aise sur le sujet. "500 euros de l'heure hors taxes et 250 euros pour les collaborateurs", dit-il. Jean-Yves Le Borgne est au même tarif. Hervé Temime prend entre 400 et 600 euros, Patrick Maisonneuve, Thierry Herzog, Pierre Haïk sont à peine moins chers. 450 euros hors taxes, moitié moins pour leurs collaborateurs. Pour un dossier avec instruction et un procès d'une journée, il faut compter de 30 000 à 75 000 euros. Chez Olivier Metzner, beaucoup de dossiers se traitent entre 100 000 et 300 000 euros. Les avocats peuvent également demander un intéressement en cas de relaxe. "Nos honoraires s'approchent de plus en plus de ceux des avocats d'affaires", constate Hervé Temime."
Si vous consultez les annonces immobilières de cette page: http://annonces-immobilier.vivastreet.fr/annonces-immobilier+meurthe-et-moselle vous constaterez qu'un dossier pénal permet à un avocat de gagner l'équivalent d'un beau pavillon de banlieue.
Donc pour le cas où le présumé innocent est effectivement reconnu innocent, les errements momentanés de la magistrature risquent de lui avoir coûté les efforts d'une vie de labeur pour peu que ses revenus dépassent ne serait-ce que d'un euro le plafond fixé à l'aide juridictionnelle !
C'est fou tout de même.
En revanche 500€ de l'heure peuvent se concevoir pour Paris si l'avocat n'est pas fumiste, vu que je viens d'acquitter 55€ de véto pour moins de 10mn de consultation pour le chien qui s'est fracturé un ergot ce matin, un pansement de protection et une injection d'antibiotiques, mais 55€ dont 9€ de TVA tout de même, donc à raison de six fois 10mn ça nous donne 330€ pour une heure de rémunération d'un professionnel qui a passé l'un des concours les plus difficiles qui existent (Maisons Alfort) à l'issue d'une prépa qui n'est pas de la tarte et qui est muni de certificats complémentaires de spécialité !!
Malgré tout si on compare avec une heure d'enseignant vacataire à 34€ bruts temps de préparation (une à deux heure) inclus ou encore à une heure d'interprétation de conférence à 100€HT qui demande vraiment des compétences de haut niveau et une grande tension nerveuse qui valent intrinsèquement très très largement des compétences de juristes et apportent très largement autant à l'entreprise, et enfin à un SMIG à 7€ grosso modo je ne sais pas exactement, en rémunération de travaux effectués parfois par des doctorants de spécialités rien moins qu'évidentes, c'est manifestement abuser de la peur du gendarme et du spectre du magistrat incompétent !
Enfin 30.000€ la journée c'est l'équivalent de cinq mois de salaire de l'avocat général le plus brillant, c'est tout dire !!
Rédigé par: Catherine JACOB | le 26 mars 2008 à 12:14
Re Véronique
"Et, surtout, comme Ktrin, vos tulipes... la nuance qui change tout."
C'est vrai qu'en ce qui concerne les tulipes, ce qui est intéressant c'est qu'elles sont déjà bien ouvertes et qu'elles donnent donc à penser que les fleurs fraîches sont l'ornement habituel et non pas occasionnel de ce living.
En fin de compte, à 30.000€ la journée comme à 30.000€ les cinq mois de salaire, un bouquet de fleurs fraîches est un bouquet de fleurs fraîches vu qu'on n'a pas encore trouvé le moyen de produire des tulipes réfléchissant en filigrane de leurs pétales le montant du compte courant auquel est annexée la CB grâce à laquelle leur prix aura été acquitté !!
Rédigé par: Catherine JACOB | le 26 mars 2008 à 12:25
Alors comme ça, la photo de votre ami Jean-Yves est aux antipodes de son naturel !
Mais comme l'écrit très justement leur confrère sbriglia, les mines berthillonesques des avocats des puissants ont de quoi les faire confondre, question affabilité et amabilité, avec les plus brûlants de nos juges.
Même pour les glaces, je pense Philippe, que vous vous préférez les cornets des bords de mer à l'ambiance familiale et aux couleurs de l'enfance.
Avec des parfums simples et évidents : fraise, vanille, pistache, chocolat.
"La mer du Nord en hiver
Sortait ses éléphants gris vert
Des Adamo passaient bien couverts
Donnant à la plage son caractère
Naïf et sincère " - Extrait d'une chanson d'Alain Souchon
Tandis que les avocats, eux, font dans les mers et les glaciers de l'ïle Saint-Louis... du côté des antiquaires très, très chers.
Rédigé par: Véronique | le 26 mars 2008 à 13:24
Re re Véronique
Je viens de m'apercevoir que le Monde ne peut être vendu séparement du Monde2, or c'est pourtant ce qui s'est produit lorsque j'ai dit à la caissière que je ne prenais pas le CD de Bach (de fait j'adore et je joue aussi Bach mais bon, je ne voulais pas ce CD) elle a également gardé le Monde2 par devers elle mais j'ai malgré tout payé 2€50. La prochaine fois je ferai attention !
Rédigé par: Catherine JACOB | le 26 mars 2008 à 18:36
Bonjour matinal à tous !
Lâchement, je ne répondrai pas aux commentaires sur le Tibet ou sur M.Zemmour. Sur le Tibet, la chose est trop délicate.
Sur M.Zemmour, lorsqu'il parle, j'y comprends pas grand-chose... (hé oui, je le reconnais !)
Par contre, ces tulipes, oui, oui, je persiste et signe : ainsi disposées avec soin par Madame Bilger je suppose, c'est le printemps, c'est le témoignage d'une relation de couple que l'on peut deviner sereine et épanouie...etc, etc... en résumé, c'est le côté lumineux et plein d'espoir de la Vie !
Un bouquet de fleurs pourrait peut-être calmer les énergies négatives des Chinois ou celles des critiques que l'on dit "haineux" !
Bien à vous tous,
Bonne fin de semaine !
Rédigé par: La fan de tulipes et autres fleurs en général. | le 27 mars 2008 à 05:46
@ Catherine (Jacob)
Pour être juste avec Jean-Yves et les loulous, il faut dire que 500 euros de l'heure n'est pas un salaire, mais un chiffre d'affaires.
Le salaire d'un magistrat et d'un professeur se définit en brut. Il faut le multiplier avec les coefficients des charges patronales et salariales pour avoir une idée, non pas de ce que le magistrat ou le professeur touche comme revenu, mais de ce que leur salaire coûte à la collectivité.
D'autre part, Jean-Yves ne bénéficie pas, comme Philippe, des RTT et de la durée, par exemple, des vacances d'été que notre magistrat nomme encore "les grandes vacances".
Cette expression que Philippe avait utilisée dans son blog à propos de ses vacances m'avait fait sourire.
L'anachronisme et l'enfance de l'expression... Un autre monde avec les références de celui de... l'Education nationale...
@ Pascale Robert-Diard
Les illustrations mises à part, votre enquête est très intéressante.
A vous lire, nous comprenons mieux ce qui sépare un avocat pénal d’un avocat d’affaires. Le premier assiste et défend l’homme. Le second défend des chiffres.
Rédigé par: Véronique | le 27 mars 2008 à 07:35
Marie
Je vous remercie de vos intéressantes précisions.
Je suis ravie de constater qu'il existe effectivement un vocabulaire cht'i spécifique qui témoigne qu'il s'agit d'une langue et non pas seulement d'une déformation des sonorités du français commun comme tendrait à nous le donner à penser une sur médiatisation du film de Dany Boon ‘Bienvenue chez les Ch'tis’, telle celle qui se produit au travers des galéjades de reporters soit disant spécialisés mais qui, à l'image pour l’art de Béatrice Benoit-Gonin nous expliquant le cubisme par la vision du taureau qui 'voit rouge', alors que tout le monde sait que cet animal non seulement ne distingue pas les couleurs mais encore voit flou, que le rouge est donc destiné au spectateur et le mouvement de la cape à l'animal (cf. http://www.journaldunet.com/science/biologie/est-ce-que/06/rouge-taureau/rouge-taureau.shtml ) ou encore pour la vie quotidienne, à l'image de Laurence Ostolaza qui nous apprend que votre matelas absorbe pour 25% la sueur de votre chien lorsque vous lui permettez de dormir à vos pieds, quand tout possesseur d'un tel animal sait que le chien qui ne possède pas de glandes sudoripares ne transpire pas par la peau mais uniquement par ses coussinets sur lesquels il ne repose pas quand il est couché et que son système de régulation de la chaleur est assuré par sa respiration (cf. http://cani-wap.chez-alice.fr/fiches/couchal.htm ), nous donnent donc souvent pour leur part des informations sur le ch'ti qui ne permettent pas à une pauvre petite lorraine d'y retrouver son latin, mais heureusement que les Ch'tis sont là pour rectifier !
Maintenant, pastis ou "tchiot jaune" les deux seules fois de ma vie où j'ai bu la moitié d'un verre de cet alcool que mon organisme ne semble pas apprécier, j'ai été malade comme jamais !
Rédigé par: Catherine JACOB ( à Marie) | le 27 mars 2008 à 20:18
@ Catherine JACOB,
Comme vous le savez, le mot "ch'ti " ou "ch'timi ", aurait été inventé durant la Première Guerre Mondiale par des "poilus" qui désignaient ainsi leurs camarades du Nord-Pas-de-Calais, à partir des mots "ch'est ti, ch'est mi" (c'est toi, c'est moi) popularisé en 1919 par le livre "les croix de bois".
Cette langue est encore parlée dans les régions Nord-Pas-de-Calais (sauf l'arrondissement de Dunkerque) donc pas à BERGUES, malgré le film, où se parle le flamand, et en Picardie (moins la frange Sud), et en Belgique dans la Province du Hainaut jusqu'à La Louvière.
Historiquement : langue d'oïl issue comme le français, de la langue romane, et donc du bas latin : le picard n'est donc pas une déformation du français.
Le bas latin est le latin parlé ou écrit après la chute de l'empire romain et durant le Moyen Age.
A partir du VIe siècle, la séparation entre le latin écrit et le latin parlé s'accéléra. Au IXe siècle, la distinction est effective et cela a donné naissance à deux langues :
• Le latin ecclésiastique qui était une forme altérée du latin classique
• Le roman qui était issu du latin populaire
A partir du IXe siècle, on décèle une démarcation linguistique, tracé de la Loire, séparant la langue d'oïl, au nord, de la langue d'oc, au sud.
Les textes les plus anciens en picard : ceux d’Adam de la Halle, Jean Bodel, Jacques d’Amiens ou Robert de Clari... Le premier texte en langue d'oïl :
- La Cantilène de Sainte Eulalie,
rédigé à l'abbaye de Saint-Amand, près de Valenciennes, peu après 878, date à laquelle on a découvert les reliques de sainte Eulalie.
http://www.restena.lu/cul/BABEL/T_CANTILENE.html
que je dédis au sieur sbriglia, cela le changera de Proust !
Peut-être que vous serez intéressé par une étude sur le picard : sur "Phonetique" avec :
"l'Atlas Linguistique et Ethnographique Picard"
http://www.picard.free.fr/lgpic/phonetiq.htm
et sur :
« Palatalisation et affrication des occlusives vélaires en picard : approche d'une variation dialectale en Théorie de l'Optimalité »
ou
Le dialecte picard hier et aujourd’hui par Denise Poulet, Université Lille 3
http://www.aplv-languesmodernes.org/spip.php?article554
ou encore
Langue Picard
http://aleph2at.free.fr/index.html?http://aleph2at.free.fr/langues/
picard/general.htm
Quant au mot "pastis", ce patois étant une langue orale, il est possible, je ne le sais, que ce que vous avez avancé, se prononce ailleurs que dans le Nord ou l'Arrageois.
Par ailleurs, Madame, une mauresque se boit mieux qu'un pastis dilué.
Pour cela il suffit d'ajouter au dit pastis de l'orgeat et de l'allonger avec une eau bien fraîche !
A consommer, bien sûr, monsieur Bilger, avec modération, surtout lorsqu'il fait très chaud.
Rédigé par: Marie @ Catherine JACOB & sbriglia pour le changer de Proust | le 28 mars 2008 à 12:12
@Marie
Merci pour la recette, je referai un essai quand il fera plus chaud. Merci également pour la sélection de liens.
Rédigé par: Catherine JACOB | le 28 mars 2008 à 15:31
@ Catherine Jacob,
Je me suis pressée, ce matin et ce texte est plein de fautes. Je vous prie de m'en excuser.
Je voulais encore vous signaler que certains mots sont utilisés en Français comme en patois, pour exemple :
Baudet : âne
Cabot : chien
Cabaret : café
Cahute : maison
Kermesse : ducasse
Cafouiller : se mélanger les pinceaux
Bellot : beau
Parlotte : conversation
Bibine : un demi de bière
Biclou : vélo
Blérer : supporter quelqu’un
Chicon : endive
Bouler : rouler
Drache : grosse pluie
Biture : ivresse
Briquet : casse-croûte
Brayou et non bayrou : pleurnichard
Wassingue : serpillière
etc...
Quant aux insultes, vous pourrez noter qu'en ch'ti elles sont plus poétiques !
VINGT DE DIOUSSE : p…n
BRUN : mot de Cambronne
MILLIARD : b…l
BOUBOURSE : C.n
SAQUE EUD’DANS ! : foncez (allez-y)
Vous vous êtes avancée sur le mot "pastis" je serais intéressée de connaître le fond de votre pensée.
Rédigé par: Marie @ Catherine JACOB | le 28 mars 2008 à 17:21
@Marie
"je serais intéressée de connaître le fond de votre pensée."
Il faut maintenant que je me prépare pour aller travailler, mais je vous réponds tantôt.
Rédigé par: Catherine JACOB | le 29 mars 2008 à 09:55
@Marie
Le fond de ma pensée en ce qui concerne le pastiche, cette imitation des procédés caractéristiques du style d’un auteur original donné et qui viendrait de l’italien pour pâté, pasticcio, et plus précisément « mauvais pâté », est qu’il est à l’œuvre originale ce que le pastiche (que vous avez corrigé en « tchiot jaune ») eut pu être au pastis, cette boisson alcoolisée parfumée à l’anis (ou badiane) ainsi qu’avec un mélange d’autres plantes, d’où son nom qui proviendrait de l'occitan provençal « pastís » signifiant lui aussi « pâté » ou « mélange », de part une proximité géographico-linguistique avec « pasticcio » je pense.
Autrement dit, pasticcio, pastis, pastiche, même tabac et pourtant ! Mais bon, vu que « pastiche » ne serait qu’une imitation de ch’ti mon jeu de mots initial ne fonctionne plus ou alors… différemment.
Une petite recherche que je viens d’entreprendre sur les plantes qui composent le mélange à partir duquel s’élabore le pastis m’a appris que le fenouil originellement utilisé était de plus en plus remplacé par la badiane chinoise qui facilite les digestions difficiles mais qui se laisserait parfois confondre avec la badiane japonaise, laquelle serait toxique. Il est n’est donc pas impossible que les pastis qui m’ont rendue malade aient en réalité inclus une variété toxique. Comment savoir vu qu’on me l’a servi à chaque fois en verre, sur une plage corse la 1ère fois, et qu’il n’était pas impossible que ce fut de la fabrication artisanale. Donc lorsque je testerai votre recette, ce sera à partir d’une bouteille dûment estampillée que j’ouvrirai moi-même.
La référence au « mauvais pâté » me rappelle un vrai pastis (au sens métaphorique du terme cette fois) et un pastis japonais. Ayant été invitée un jour à dîner, je suis venue, comme je l’aurais fait en France avec plutôt que des fleurs ou des chocolats, ma propre contribution au menu, en l’occurrence une tourte lorraine recette familiale, à savoir parfumée aux truffes, produit qui se trouve certes sur les marchés japonais sous le nom de « Truffe » ou encore « Shôro » occidentales à 7350Yens (soit 46€79 au taux de change du 14/03/08) le bocal de 45gr de truffes italiennes, mais que ma mère m’avait envoyé. J’étais particulièrement fière de moi vu que j’avais tout fait moi-même à commencer par la pâte feuilletée car on n’en trouvait pas de toute faite, et qui a déjà fait soi-même sa pâte feuilletée à la main sait de quoi je parle, ma marinade de viande, ma farce, ma migaine, tout quoi et cerise sur le gâteau, elle était dorée à souhait !! La voici dans les assiettes garnie d’une petite salade qui fait l’objet du commentaire suivant de la part de mon voisin de table, un japonais Maître de conférence en français et qui se piquait d’apprécier les « bons petits plats » que mitonne notre cuisine, « Pas mauvais votre espèce de hamburger. ».
Pour en revenir au Figaro du jeudi 20 mars qui titrait non pas 50° mais « Pasticher n’est pas copier », il y a pas mal à dire en effet à propos du pastiche et qui ferait intervenir l’imitation tantôt mimesis tantôt simple copie, la notion d’auteur, celle d’apprentissage etc.. etc.… mais ce sera pour une autre occasion.
Rédigé par: Catherine JACOB | le 29 mars 2008 à 17:26
Mille pardons, par avance, adressés à ceux qui n’en ont rien à faire du « Ch’ti ».
@ Catherine Jacob,
Merci, Madame, de m'avoir exprimé votre pensée. Vos interventions sont toujours enrichissantes.
Si vous avez été sur les sites communiqués plus haut, dont "Phonétique", vous avez peut-être consulté le travail d’Alain Dawson sur la langue Picarde : conjugaison, orthographe, phonétique.
« Le picard est une langue régionale (au sens de la Charte européenne des langues régionales et minoritaires) parlée en France dans les régions Picardie et Nord - Pas de Calais, et en Belgique dans la province du Hainaut. Dans le Nord - Pas de Calais, il est souvent appelé improprement « patois de Nord » ou « Chtimi », et « Rouchi » dans la région de Valenciennes.
En France, le picard est recensé dans le rapport Les langues de la France du professeur Bernard Cerquiglini, remis aux ministres de la culture et de l’éducation nationale en mai 1999. En Belgique, il constitue l’une des langues régionales endogènes visées par un décret de la Communauté Française de Belgique de 1990. »
Alors « Pastis » « pastiche » ??
Je n'ai jamais entendu prononcer en fin de mot le son "che", pour un "is".
Sauf au subjonctif pour lequel on ajoute « che » au présent.
Il est vrai aussi que :
chien se dit kien ou quien
garçon se prononce garchon,
dictionnaire : diqchionnaire
chaud : ko
sud : chud
linge : linche
camping : campinch'
caniche : quien mouton
église : égliche ou églisse
ici : ichi
dix : diche
... etc...
« Il n’est donc pas impossible que les pastis qui m’ont rendue malade aient en réalité inclus une variété toxique. » dites-vous.
Le pastis ou ricard juste dilué est, pour moi, assez difficile à supporter.
C’est pourquoi, je vous ai indiqué « la Mauresque » telle qu’elle se boit dans le sud. Avec du sirop d’orgeat que vous doserez selon votre goût, de la même manière que l’on déguste en Alsace (Lorraine, je ne sais ?) un citron-amer-bière, si, toutefois, vous aimez l’amande.
Cependant, attention, comme ce sirop sucre légèrement le pastis, il se boit très facilement et c’est donc traître !
Je ne pense pas qu’il faille préciser que l’orgeat se dose comme un sirop normal.
J’avance cela, uniquement, car je pensais à des jeunes qui voulant se boire une « vodka orange » se sont versés : une dose de sirop d’orange qu’ils ont allongée de vodka !!
Bonjour le résultat !
Tout comme j’ai également vu un kir préparé ainsi : un fond de cassis et le reste de schnaps. Pas mal aussi.
Il va sans dire que toute consommation s’effectue avec modération, pour la tranquillité de monsieur Bilger !
Rédigé par: Marie @ Catherine Jacob | le 29 mars 2008 à 20:34
@Marie
« Si vous avez été sur les sites communiqués plus haut, dont "Phonétique", »
J’ai lu la cantilène de Ste Eulalie qui m’a évoqué certaines versions du sacrifice d’Iphigénie par quelques détails caractéristiques.
La phonétique picarde m’a appris que je parlais parfois picard sans le savoir, mais bon les Ardennes ne sont pas si loin, et m’a également ouvert l’esprit concernant l’évolution possible du sens d’expédient dans le couple de notions platoniciennes Poros (Expédient) / Pénia (Pauvreté) qui enfantèrent Eros « toujours pauvre, rude, malpropre, va-nu-pieds et qui n'a pas de gîte, couchant toujours par terre et à la dure, dormant à la belle étoile sur le pas des portes et le bord des chemins. », en ce que ruse / russe en picard c’est un autre nom pour « difficulté, peine ».
Je connaissais déjà le site Aleph sur lequel j’avais abouti en recherchant des informations sur les maris (sans jeu de mots, il s’agit d’une peuple autochtone de Russie dont la langue appartient à branche Volgaïque de la famille dénommée Finno-Ougrienne). Pour dénicher l’art. sur le picard http://aleph2at.free.fr/langues/picard/general.htm qui n’est pas sur la liste il faut passer par la rubrique : français.
J’ai été très intéressée par ce passage où les langues lorraines figurent sous deux de leurs aspects, le lorrain (gaumais) dont mon aïeul maternel originaire de la Vôge, parlait la variante spinalienne, ainsi que le francique parlé par mon aïeul paternel dans sa variante luxembourgeoise. Voici de quoi il s'agit : « La communauté française de Belgique a reconnu officiellement le Picard comme langue régionale à part entière, aux côtés du Wallon, du Gaumais (Lorrain), du Champenois et du Francique (décret de 1990).
Il n'en va pas de même de l'Etat français qui n'a pas encore franchi ce pas (conformément à sa politique d'unité linguistique, qui ne reconnaît que la langue officielle sur le territoire national), bien que certains rapports aient reconnu le Picard comme une langue séparée du Français. »
« Mille pardons, par avance, adressés à ceux qui n’en ont rien à faire du « Ch’ti » dites-vous mais comme on a affaire en ce moment sur ce blog des cultures des marches des grands Etats, n’est-ce pas, peut-être n’est-il pas inutile de donner à lire une calme et instructive discussion de la Marie qui cwârie avec la Catherine sans que l’une ou l’autre ou les deux ne soit obligée(s) de s’expatrier sur un banc belge !!
Je n’ai présentement pas de textes sous la mettant une scène La Mélie Tieûtieû dans un ‘cwârail’ ( discussion vespérale sur le banc) avec le père Fanfan, mais j’ai là une fable de La Fontaine en patois de Briey que ma mère comprend sans trop de mal, donc qui doit être assez proche du spinalien:
« Le leboraue et ses offants
Treveilleu, perneu d’lè poine : so l’fonds qu’manque le moins.
In rèche leboraue sentant sé mou pochène, fa venin ses offants l’ou palant sans témoins. Wardeuvent ‘ou d’jeut-y dè vende l’héritaige qu’nos perents n’ont l’ayét : in tréour ot coichi dédans. Je n’simes l’endreu, ma un pou de coraige vo le ferat trovaye,ven vareu è bo. Rémoueu vote champ dès qu’on errèt fa let méchon, cruseu, fouilleu, bêcheu, ne l’ayeu pois de pliesse o lè mé ne pesse et repesse. Quant le ppeyre fut mou, les fets retornons l’chamo ; tocèt, tolèt, pertot, si benne qu’au bo l’lan, il raporteu benne dévantaige. Il n’y éveu pois dergent coichit, ma l’peyre éveu étu saige,d’lou montraie devant sè mou quye l’tréveil ot in trésour. »
Je ne vous traduits pas… !
Enfin, puisque aussi bien le thème initial était le pastiche en voici un dont vous reconnaîtrez sans peine l'original, son identification faisant en effet la moitié de l'intérêt de ce type de texte:
« L’Allemagne ayant armé tout l’été
Se trouva fort bien pourvue
Quand la guerre fut venue,
Et pour accroître sa chance
D’écraser la belle France
Elle alla, fourbe et câline
Chez l’Autriche sa voisine,
La priant de lui prêter
Des armes pour résister
Au russe, allié fidèle ;
Je vous paierai, lui dit-elle,
Si je mets la France à mal,
Un intérêt kolossal.
Le Teuton, d’abord gagna,
Pas longtemps, puis recula.
Et pour mieux montra sa rage
Organisa le pillage,
Il tua, brisa, vola,
Bombarda et incendia
Chez le peuple pacifique
De la France et de la Belgique
Mais les alliés, de concerts,
Vinrent à bout du Kaiser ;
On passa au règlement
De compte avec l’Allemand :
- Que faisiez-vous, bon larron,
Dit l’Angleterre au Teuton ?
- Jour et nuit en vrai brigand,
Je pillais ne vous déplaise.
- Vous pilliez ! J’en suis fort aise,
Eh bien ! Payez maintenant.
(Signé un probable aïeul de Thérèse Collignon de Longuyon qui l’a retrouvé dans son grenier!) - Cwâ cwâ cwâ… Saque Eud’Dans ! Und so weiter und so fort !-
Rédigé par: Catherine JACOB | le 30 mars 2008 à 14:38