Rachida Dati était l'invitée de Nicolas Demorand sur France Inter.
Après sa victoire facile dans le 7ème arrondissement de Paris, elle deviendrait, dit-on, responsable de la droite à Paris à la place de Françoise de Panafieu.
Je l'ai entendue. Le citoyen Bilger doit se taire.
La ministre de la Justice a répondu comme elle pouvait à plusieurs questions. Elle devait notamment donner son point de vue sur l'éprouvante condition de Chantal Sébire, qui fait à juste titre la "Une" du Parisien.
Je l'ai entendue. Le magistrat Bilger doit faire silence.
Pourtant, quelle terrible épreuve qui nous oblige tous à chercher, au plus profond de nous-mêmes, ce que nous enseignent l'intelligence et l'humanité. On ne peut pas se contenter de la surface de soi, on n'a pas le droit de se réfugier dans les poncifs.
Je me souviens de ce reportage au journal de TF1, un soir, où on a vu apparaître soudain le visage de Chantal Sébire. Atteinte d'une maladie rarissime, un esthésioneuroblastome, cette femme, cette mère, souffre quotidiennement parce qu'une tumeur lui a rongé le nerf olfactif et déformé la figure. Ses propos étaient déchirants d'élégance et de pudeur, de tendresse pour ses enfants, qui l'entouraient et l'embrassaient sans affectation ni outrance. Ils ne cherchaient pas à faire croire à une affection et à des gestes, ceux-ci, d'une sincérité totale, n'étaient que la manifestation d'un amour filial d'autant plus intense que leur mère, quand on l'entendait parler d'elle, de son existence, de son calvaire, demeurait d'une tenue et d'une lucidité exceptionnelles. Elle murmurait doucement sa difficulté à continuer à vivre de la sorte, elle communiquait sa détresse avec d'autant plus d'intensité et de conviction que fascinés par ce visage d'une grâce à pleurer, tous les téléspectateurs, j'en suis sûr, se taisaient, admiratifs devant cette classe et pétrifiés devant une infortune physique incurable, irréversible, qui ne dissimulait rien de la belle enveloppe humaine. A la fin, lorsque la télévision nous a replongés dans les infortunes internationales, on n'a pas pu oublier Chantal Sébire. Je pressentais qu'elle viendrait à nouveau nous hanter, nous sortir du confort d'instants trop commodément passés alors qu'elle endurait le pire.
On ne peut pas s'empêcher, au risque de frôler l'indécent, de comparer la manière dont les tragédies intimes, personnelles ou familiales sont assumées par chacun. Il y a eu, à la suite de la mort de Vincent Humbert et de la campagne largement médiatisée par sa mère, l'instauration d'un climat qui mêlait au chagrin une revendication sociétale et une contestation judiciaire, quelque chose qui, à mon sens, dans le surabondant, venait jeter une ombre sur le malheur, qui gagne à être discrètement supporté. Pour la famille Sébire, il me semble que c'est sinon l'inverse, du moins une attitude qui se contente de solliciter, pour Chantal seule et au nom de sa propre dignité, sans idéologie mortifère ni groupe de pression, le droit de s'effacer d'une existence qui ne lui offre plus rien que la certitude d'une quotidienneté infiniment désespérante et sans recours.
Même la requête exceptionnelle déposée auprès du président du tribunal de grande instance de Dijon pour que son médecin soit autorisé à lui fournir une substance létale marque une conception de la vie en société que je trouve admirable. Certains pourraient se moquer de cette irruption du droit au sein de l'extrême souffrance, de cette volonté manifestée à toute force pour demeurer dans l'univers de la légalité civilisée, de ce désir de ne rien accomplir qui ne soit pas légitimé par les autorités judiciaires, par l'Etat sous l'égide duquel elles statuent. J'y vois, au contraire, un hommage rendu à ce qui fait le prix de notre monde et qui le sauvegarde dans son essence : maintenir dans des limites démocratiques les folies compréhensibles que suscite la perte absolue de l'espoir, pour qu'elles ne scandalisent personne mais permettent, qui sait, l'adhésion de tous. Perception d'autant plus fondée que Chantal Sébire a annoncé qu'elle n'interjeterait pas appel, quelle que soit la teneur de la décision rendue le 17 mars.
Quant à soutenir comme le professeur de droit qui donne son avis dans une page du quotidien "qu'elle confère aux juges un rôle qui n'est pas le leur", c'est aller trop loin. Je ne sais évidemment pas quelle sera la décision. Mais, alors qu'on judiciarise tout à outrance, alors qu'on demande à la justice de se prononcer dans des domaines qui devraient échapper à sa sagesse ou à son emprise, il serait paradoxal de méconnaître la validité d'une démarche qui ne se sert pas du droit pour le nier mais pour le consacrer.
Chantal Sébire a souhaité être reçue par le président Sarkozy. Celui-ci a manifesté qu'il n'est pas indifférent à son sort. S'il est une personne qui mérite d'être accueillie à l'Elysée, c'est bien elle, une tragédie avec laquelle le sentiment collectif doit se trouver en empathie, c'est bien la sienne.
Comme dans le film Elephant Man, ce visage ravagé par la maladie nous renvoie à la fraternité et à la mélancolie. On voudrait garder cette femme, cette mère dans cette vie qu'elle veut quitter.
Sur le plan strictement médical l'esthésio-neuroblastome (terme qui regroupe 2 variétés de tumeur selon leur caractère histologique) est une tumeur maligne très rare développée aux dépens des éléments nerveux olfactifs de la muqueuse nasale restée ou redevenue à l'état embryonnaire : c'est vers la cinquième semaine que se produit une invagination induisant la formation de la placode olfactive qui deviendra vésicule cristallinienne. Ce sont ces cellules qui sont en cause. Il semblerait qu'un facteur génétique soit déclenchant.
Son pronostic est sévère, l'évolution étant en effet péjorative, tendant à récidiver et à métastaser.
Ces informations sont disponibles dans toute bonne encyclopédie médicale et notamment sur internet.
Sur le plan humain tout le monde a pu voir cette femme à l'exophtalmie inimaginable et à l'hématome tumoral gigantesque au niveau du nez, défigurant jusqu'à l'horreur un beau visage féminin. Ces symptômes ne sont qu'un des aspects de sa souffrance morale et physique et s'accompagnent de fortes douleurs diffuses, d'affaiblissement, de paraplégie dans certains cas, de diarrhée (excès de sécrétion des catécholamines) ou encore d'incontinence urinaire selon la localisation du sympathome, mais encore pour elle d'ataxie, de myoclonies et d'une perte totale de la vision. A terme son exophtalmie est telle que ses globes oculaires tomberont provoquant vraisemblablement une hémorragie qui risque d'être fatale.
Et vous croyez vraiment, vous les tenants de la vie, qu'on peut vivre ainsi dans l'attente incertaine du moment où ces pans fondamentaux de votre intégrité tombent à terre comme de vulgaires balles de ping-pong ?
Et vous croyez vraiment, vous les partisans du suicide, qu'on peut se préparer la décoction qui mettra fin à vos douleurs quand on ne voit plus ? Ou qu'on prendra une lame de rasoir, suspendra une corde, enjambera un parapet ou encore choisira l'arme idoine quand il faut chercher à tâtons le moindre objet usuel ?
Et vous croyez vraiment, vous les Machiavel de village, qu'une femme qui souffre le martyre puisse un instant imaginer demander qu'on l'aide à mourir afin que ses proches puissent bénéficier d'une assurance ?
Et croyez-vous vraiment, vous les fervents doctrinaires de la loi, de la morale, de la religion, qu'au nom de vos principes une société, soucieuse du respect d'une volonté déclarée face à l'inéluctable, ne puisse accéder à ce désir de ne plus souffrir autrement que par le pis-aller de la morphine, ce succédané hypocrite qui plonge de longs jours durant dans une espèce de torpeur comateuse, mais fausse car certains entendent et comprennent ce qu'on dit autour d'eux, un être qui tôt ou tard, et on le sait, inexorablement exhalera son dernier souffle ?
Tous vos prétextes, vos discours, vos bonnes pensées ne sont que l'image de vos mains que vous souhaitez propres devant vos yeux afin que votre bonne conscience puisse dormir en paix.
Je préfère un homme qui s'interroge et compatit à la douleur, que vous n'imaginez même pas, de cette femme et décide de l'aider dans cette quête de l'absolu, que vos certitudes qui sont plus indignes encore que cette indignité que vous prêtez aux uns et aux autres.
Et cette femme, dont on sait qu'aucune thérapeutique autre que palliative n'est désormais envisageable, n'est pas seule dans son tourment. Celle ou celui qui lui injectera la substance létale vivra aussi un autre tourment et ce tourment, tout autant que celui de Chantal Sébire, doit lui être épargné, en partie, par la volonté d'une société d'accéder au désir de tout être qui le décide en toute lucidité, d'abréger d'incommensurables souffrances, grâce à une législation digne et courageuse donnant aux juges la prééminence d'accorder cette grâce. Car il ne s'agit plus d'envoyer un être vers le bourreau, mais de l'accompagner en lui tendant une main secourable en union avec lui, dans une écoute respectueuse et communautaire de son cri de douleur, de son appel au secours.
Chantal Sébire ne veut plus de cette vie. C'est son droit le plus absolu, quand bien même aimerions-nous la garder égoïstement près de nous, par amour ou compassion, mais sans doute plus par hantise de la mort. Mais la mort est partie intégrante de la vie, et cette femme le sait, par ce qu'elle endure, plus qu'aucun d'entre nous.
Il est du devoir de la société de l'aider et d'aider le médecin qui l'accompagnera vers cet inconnu que, quoi que vous puissiez dire, nous découvrirons un jour d'une façon ou d'une autre.
Rédigé par : Patrick PIKE | 16 mars 2008 à 02:04
Attention citoyen Bilger de ne pas tomber dans le piège du sentimentalisme, instrument favori de ceux qui veulent officialiser l'euthanasie.
Cette femme (que je respecte dans sa souffrance) est membre du collectif pour l'euthanasie active et il est bon de se poser la question de savoir où commence l'instrumentalisation de sa situation pour servir d'autres projets.
Il me semble que la législation permet à cette personne de ne plus souffrir, elle peut demander à être plongée dans un coma artificiel et à mourir dans la dignité puisque l'acharnement thérapeutique n'est plus possible quand on ne le veut pas...
Elle veut une mort "couperet de guillotine" qui lui serait autorisée par la loi...
De grâce que la loi et surtout les magistrats restent en dehors de tout ça... Il n'est pas permis à la loi d'autoriser à tuer, hormis deux cas, la légitime défense et l'acte de guerre.
Puisque cette femme veut mourir, elle peut demander à entrer dans un coma artificiel qui abrègera ses souffrances et la conduira doucement dans la mort.
Rédigé par : Pierre-Antoine | 16 mars 2008 à 00:37
@ Bonne réponse,
Il n'y a malheureusement rien de totalement innocent dans la vie.
Je suis tout à fait de l'avis de Ktrin, lorsqu'elle écrit :
"...Ouvrons les yeux et comprenons que le Destin d'une personne qui souffre ne regarde qu'elle dans son choix d'en finir..."
Chaque individu a sa croix à porter sur cette terre.
C'est donc à lui de décider au mieux de sa vie ou de son trépas, mais sûrement pas autrui.
Rédigé par : Marie | 15 mars 2008 à 23:42
@ Laurent Dingli,
« Marie, Catherine Jacob, Thierry Sagardoytho, je ne peux m'empêcher de vous dédier ce petit passage de Romain Gary que j'affectionne particulièrement et que, chaque jour, vos délicieux propos m‘inspirent :
« J’émets une sorte de ricanement haineux. Les grenades qui explosent au loin prennent soudain un sens lumineux. J’essaie de me calmer, je me dis que la Bêtise c’est grand, c’est sacré, c’est notre mère à tous, il faut savoir s’incliner devant Dieu ». »
@ Catherine Jacob, Thierry Sagardoytho
« Vivons donc heureusement, sans haïr ceux qui nous haïssent. Parmi ceux qui nous haïssent, passons dépourvu de haine. » Bouddha
Monsieur Dingli,
Vos insultes et votre haine ne m’atteignent pas. Bravo pour votre agressivité.
Mais, rassurez-vous, Monsieur, ma famille n’a pas été épargnée. Elle a assumé et fait face. Sans ameuter le monde entier.
Et je n’ai pas à en dire plus.
Croyez vous que Marie Humbert ou Madame Sébire soient les seules personnes en France à souffrir ?
http://www.sosfindevie.org/eutha/Humbert-Messager.htm
Il y a des parents dont les enfants sont gravement malades et qui cherchent à profiter le plus longtemps possible de « leur trésor » !
Il y a de nombreuses familles en France qui cherchent à profiter le plus longtemps possible des êtres qui leur sont chers.
Et qui les entourent avec beaucoup d’amour et de pudeur. Avec même toujours de l'espoir, non pas celui de leur départ, mais celui de leur guérison.
Ce n’est ni à un magistrat ni à un médecin d’avoir à décider de la fin de vie d’une personne.
Rédigé par : Marie | 15 mars 2008 à 23:25
J'étais absent et je n'ai pas pu vous féliciter en temps utile de votre beau billet où vous déclarez que vous êtes là pour nous parler des principes du droit.
Madame Sébire est une personne qui est seule à pouvoir apprécier de sa dignité, de sa souffrance physique ou morale.
Et en effet seule la loi ou le juge peut dire où notre société se situe dans ce débat que l'on a malheureusement trop tendance à vouloir enfermer dans une succession de cas douloureux et insolubles.
Lorsque l'on prend la décision de demander à un médecin hospitalier de mettre fin à une agonie terrible, il est répondu (du moins fut-ce la réponse qui me fut faite) "que cela n'est pas une pratique de l'hôpital". Cependant moins de vingt-quatre heures après la personne est morte.
Alors, que s'est-il passé ?
Cette solution ou non solution a le mérite d'exonérer d'une lourde part de culpabilité que l'on ressent, quoi qu'il arrive.
Et cependant, j'espère qu'un jour notre société sera capable de légiférer comme la Suisse, les pays du Bénélux et d'autres encore.
Mais, me direz-vous, si d'autres pays commettent une ignominie, est-ce une raison suffisante pour la pratiquer soi-même ?
Je n'ai aucune certitude et mes réticences sont encore là alors que je souhaite cette législation.
Ce que je peux dire, c'est que ce qui m'a fait former malgré tout un choix, celui de la loi, fut lorsque j'appris qu'un ouvrage de Madame Alice Ricciardi von Platen montrait que le 3° Reich n'avait jamais osé légiférer sur sa politique d'eugénisme et d'euthanasie.
Bien évidemment on pourrait citer les exemples de certains états des Etats-Unis et d'Europe du Nord ayant pratiqué des politiques inspirées de Galton jusque dans les années soixante en ayant pris des dispositions législatives.
Voilà je penche d'un côté et je ne suis pas sûr de ma solution.
Mais oui, indéniablement oui, le juge et la loi sont seuls garants en cette affaire.
Rédigé par : Hermione | 15 mars 2008 à 23:06
@ Laurent
Au sujet de votre réaction violente et à mon avis empreinte d'indignation pas vraiment maîtrisée, à ce qu'a écrit Marie.
Je peux comprendre des positions comme celle de Mme Humbert et de Mme Sébire.
Ce que je comprends moins c'est cette médiatisation à outrance au service d'une cause qui, quoi qu'en dise Philippe, dans les deux cas adoptent une stratégie similaire.
On me répondra que la médiatisation forcenée à laquelle nous assistons avec la demande de Mme Sébire, comme avec celle de Vincent Humbert, est nécessaire pour faire avancer leur cause.
On reproche sans cesse à notre société de ne penser les choses qu'en termes d'émotionnel.
Ce à quoi nous assistons appartient de toute évidence à ce registre.
Philippe voit dans la démarche de Mme Sébire un hommage rendu au Droit.
Selon moi, restituer au Droit son droit fil c’est d’abord accepter, reconnaître et assumer que le Droit, lui aussi, est limité et qu'il ne peut pas tout. Que pour certaines questions nous ne pouvons être, pour reprendre L. Aragon, que "désarmés et incertains".
"volonté manifestée à toute force pour demeurer dans l'univers de la légalité civilisée, de ce désir de ne rien accomplir qui ne soit pas légitimé par les autorités judiciaires, par l'Etat" écrit Philippe.
Je pense, au contraire, que dans la démarche de ceux qui soutiennent Mme Sébire, il y a la volonté manifestée à toute force de contraindre la légalité à accepter ce qu'elle ne peut pas accorder : donner de la sérénité, de la tranquillité à la conscience.
Je rejoins Julien dans son commentaire d’hier :
"on pourrait écrire que les hommes d'aujourd'hui se servent de l'Etat pour éviter d'avoir à interroger leur conscience."
Rédigé par : Véronique | 15 mars 2008 à 21:15
Marie,
«une assurance vie qui ne serait plus valable si la personne qui l'a souscrite se donne la mort !!»
Oh ! Shocking ! Ne me dites pas que dans un domaine aussi grave que l’euthanasie et qui engage des choix de société aussi radicalement opposés vous ayez pu imaginer trente secondes que quelqu’un puisse envisager faire légiférer en sorte de pouvoir prendre là encore la justice pour une succursale de la Française des jeux !
De toute façon il existe bizarrement des assurances qui prennent en compte le décès par maladie. Je le sais parce que six mois avant que mon père ne décède j'ai eu son chargé de clientèle au téléphone qui tout d’un coup voulait lui faire associer une telle assurance à son compte courant. Quand je lui en ai parlé il a répondu «Ach Qwatsch! » tant il avait confiance dans «le grand spécialiste de renommée mondiale» qui le suivait et qui l'a cependant abandonné entre les mains d’un jeune assistant encore relativement inexpérimenté, pour aller donner des conférences dans une université étrangère sur le traitement qu'il lui faisait suivre [enfin à lui et à d'autres bien sûr]. Mais un bon joueur d'échecs n'étant pas un bon miseur sur le hasard, il n'a pas fait modifier sa vieille police d’assurance décès accidentel.
Je changerai peut-être d’avis, mais pour le moment j'ai donc interdit que soit communiqué au graâând spécialiste tout élément supplémentaire du dossier médical lui permettant de compléter son prochain cycle de conférences, car je pense que les patients sont d'abord des êtres humains avant d'être du matériau pour thésards !
Pour en revenir à votre remarque concernant la malheureuse qui a motivé le billet de Philippe Bilger, je me demande finalement quelle pourrait être la situation juridique d'une euthanasie eu égard à une police d'assurances qui couvrirait le risque décès par maladie car finalement il s'agirait bien là d'une conséquence de l'évolution de la maladie même si elle consiste à en accélérer plutôt qu'à en retarder le processus conduisant à l'issue fatale.
Rédigé par : Bonne réponse | 15 mars 2008 à 14:45
Notre époque semble ignorer la pudeur et souvent la pitié.
Madame Sébire nous ramène à ces véritables valeurs quelles que soient les suppositions de certains.
Rédigé par : mike | 15 mars 2008 à 12:12
Marie vous osez écrire :
"Voyez l'affaire Humbert. Il y a eu beaucoup de bruits. Egalement.
Des tiers eurent leurs responsabilités engagées. Ils passèrent même en justice. Ce qui n'est pas rien.
Pour entendre maintenant de la bouche d'un kiné que ce jeune ne désirait pas mourir !
Alors, qui croire ???
J’ai ma petite idée, là encore".
Vos insinuations, les ragots que vous colportez, sont particulièrement abjects. Vous pouvez être pour ou contre l'euthanasie, sans faire preuve d'autant de bassesse. Vous battez même à plate couture Catherine Jacob qui, en janvier dernier, avait osé demander au père d'un schizophrène s'il passait ses vacances dans l'ex-URSS, uniquement parce que cet homme avait préconisé d'étendre la détection précoce des psychoses !!!! Marie, avez-vous imaginé ce que c’est de perdre un enfant et surtout de le voir souffrir mille morts pendant des années, avez-vous songé à la douleur indicible de Marie Humbert ? Je ne m’étendrai pas sur la réaction navrante de Thierry Sagardoytho. On parle d’une femme qui est train de mourir, Chantal Sébire, de son calvaire, et le brave homme nous ressert son habituelle Sarkophobie ! A se demander s’il pense à Nicolas Sarozy en lapant son petit-déjeuner ou dans des situations plus intimes. Tout cela est bien misérable. Et comment ne pas rester misanthrope quand on entend beugler un tel troupeau ? Marie, Catherine Jacob, Thierry Sagardoyto, je ne peux m'empêcher de vous dédier ce petit passage de Romain Gary que j'affectionne particulièrement et que, chaque jour, vos délicieux propos m‘inspirent :
« J’émets une sorte de ricanement haineux. Les grenades qui explosent au loin prennent soudain un sens lumineux. J’essaie de me calmer, je me dis que la Bêtise c’est grand, c’est sacré, c’est notre mère à tous, il faut savoir s’incliner devant Dieu ».
Rédigé par : Laurent Dingli | 15 mars 2008 à 10:05
@surcouf
A propos de l'avortement je "rebondissais" sur un commentaire. Le lien entre les deux est que, pour l'un comme pour l'autre, en l'absence d'une loi qui tienne la route, il y a toujours ceux qui peuvent se "débrouiller" correctement parce qu'ils ont les moyens, les connaissances... et les autres obligés de "bricoler", avec tous les risques que cela comporte. En fac j'ai connu une copine qui s'était ainsi "bricolée" seule dans sa chambre de résidence universitaire et que nous avons récupérée vraiment par la pointe des cheveux grâce à un ami qui préparait son internat, comme j'ai connu par la suite des personnes que l'on a aidées à mourir sereinement. Bien sûr les cyniques diront que Mme Sébire peut se pendre, un moyen assez inratable de ne pas se louper mais je ne veux pas d'une société barbare qui obligerait les personnes comme elles à cette extrémité.
Rédigé par : catherine A. | 15 mars 2008 à 09:27
@ Catherine A.
Au commentaire de Surcouf :
"Tout un chacun sait que les barbituriques à hautes doses sont mortels, les sédatifs aussi."
Selon les séries policières, il suffit d'y ajouter de l'alcool.
N'est-ce pas ainsi que serait partie Marilyn Monroe ?
Officiellement.
Je crois que c'est un sujet périlleux, qui désacralise beaucoup de choses.
Toute personne atteinte d'un "mal de vivre" pourrait alors demander à ce qu'on l'aide à trépasser.
Il me paraît inconcevable d'aider une personne saine d'esprit et surtout valide, quand tant d'autres souffrent plus que cette dame, sont parfois incapables de s'exprimer, sont grabataires, sont paralysées, etc... qui attendent dans d’extrêmes douleurs que l'heure sonne pour elles.
A l’occasion d'une hospitalisation, j'ai eu dans ma chambre une vieille dame grabataire qui souffrait le martyre. Cette station allongée lui avait provoqué d'autres maux et des plaies. Certains soins ne pouvaient lui être prodigués parce que lors d’un précédent séjour cette dame avait attrapé le fameux « staphylocoque doré » qui la rongeait !
D’autres symptômes s’ajoutèrent encore aux précédents.
Cette pauvre femme, octogénaire voire plus, me faisait pitié lorsque je l’entendais râler « j’ai mal ». Je la comprenais alors !!!
Qu'est-ce qu'on est "bête" et impuissant devant la souffrance !!
Systématiquement j’appelais le personnel soignant. La personne qui se présentait lui disait : « Vous avez mal où, Madame ? ». Et comme cette malade ne s’exprimait pratiquement pas, le personnel repartait en disant : « elle ne parle pas », « elle ne parle plus » et la laissait ainsi souffrir et gémir. Pouvait-on y remédier ???
Ses enfants vinrent bien sûr la voir, ils m'expliquèrent toutes ses douleurs, tout ce que leur mère endurait. L’un d’eux était médecin. Et il m’avoua sa détresse de ne pouvoir soulager sa maman, tout en sachant et constatant combien elle souffrait. Ce monsieur ajouta même : « j’aspire à son départ, pour qu’elle soit enfin soulagée » !
Alors ???
Il faut faire attention aux dérives.
Il y en a des gens qui souffrent, plus qu'on ne le pense, et de toutes sortes : personnes âgées, paralytiques, enfants, etc...
S'il fallait légiférer alors qui serait concerné ?
Rédigé par : Marie à Catherine A. | 15 mars 2008 à 07:43
@Catherine A.
"Juste une précision : sur ce blog il y a 3 Catherine (avouées), Ktrin, Catherine Jacob et Catherine A. Trois Catherine qui vous sont également chères je n'en doute pas un instant, raison de plus pour ne pas les fâcher en prenant l'une pour l'autre..."
:-)
Mes chères Catherine je vous aime bien toutes les trois et mêmes les autres les inavouées s'il s'en trouve ici.
Je vous l'assure votre ton me plaît beaucoup.
@CatherineA
"Et puisque je vous tiens - façon d'écrire - vous savez, vous, quels produits il faut avaler - et à quelle dose - pour s'endormir définitivement ? Moi pas et Mme Sébire sans doute non plus."
Tout un chacun sait que les barbituriques à hautes doses sont mortels, les sédatifs aussi.
Pour en revenir au cas qui nous intéresse, permettre le suicide d'une personne valide, même gravement malade, est autrement plus perturbant pour moi que d'aider une personne qui est arrivée aux dernières extrémités.
Il est vrai, je pense, que le législateur devra faire son office et légiférer. Je suis néanmoins assez contre le fait que cela se passe sous une pression médiatique forte.
Mais il est temps que notre société prenne le sujet à bras le corps.
Dernier point, comparer le droit à l'avortement et la possibilité légale de se suicider en obtenant une aide dépénalisée n'est, il me semble, pas du même niveau.
Rédigé par : Surcouf à sa chère Ktrin | 14 mars 2008 à 23:02
@Ktrin
C'est juste que chacun(e) aime se croire unique.
Rédigé par : catherine A. | 14 mars 2008 à 22:55
Concernant l'hypothèse de Marie, l'assurance décès qui ne couvre pas les suicides, je remarque juste que ceux qui ont les moyens de s'en offusquer ont bien de la chance. Ce qui n'est pas mon cas. Je suis, comme Chantal Sébire, mère d'une fille de 13 ans, et d'un autre enfant plus jeune. J'ai une assurance décès qui devrait pouvoir couvrir les besoins financiers pour leur assurer un minimum pour leur éducation si par malheur je venais à mourir. J'imagine juste le drame supplémentaire si cette assurance décès ne "marchait" pas ! Des enfants orphelins et de plus dans la misère ! Le comble pour une mère (ou pour un père). Si c'est cette motivation qui anime Madame Sébire, le respect que j'ai pour elle ne fait que redoubler. Je dirais même que c'est là seulement que je la rejoins.
Rédigé par : Florence | 14 mars 2008 à 22:34
@Catherine A
Je suis d'accord avec vous. Personnellement, je pense que sourire ou rire sur la souffrance ou sur la mort, c'est nier la Vie, nier l'Autre dans ce qu'il est, un être humain. Même un condamné à mort mérite d'être traité en être humain. Je pense que c'est pour cela que j'ai tellement aimé le film "La Ligne verte". D'une puissance psychologique et sans misérabilisme facile.
Lorsqu'on a un problème, il peut être passager. Lorsqu'on est malade ou défiguré ou son corps meurtri toute sa vie ou une bonne partie de sa vie, je peux vous garantir que l'impact n'est pas que physiologique. L'impact sur son regard porté sur la Vie, les autres, tout... est chamboulé. Ce serait comme regarder à travers un prisme.
Il faut beaucoup d'amour pour en être consolé mais il faut aussi dire que rien, même pas cet amour et l'amitié, ne peut effacer la douleur physique et la "désespérance" de son infirmité ou de sa pathologie.
La nuit ne change rien. Aucune n'est réparatrice. Il n’y a jamais eu, n’y a pas et n’aura jamais de solution. Et les psys ou autres thérapies ne peuvent rien y faire.
Ouvrons les yeux et comprenons que le Destin d'une personne qui souffre ne regarde qu'elle dans son choix d'en finir. Un ami m’a dit un jour : « Ils ne peuvent pas comprendre. Ils n’ont jamais souffert. » Cela m’a réconciliée avec « ceux » et « celles » qui ne comprennent pas.
La Justice, sur ce coup-là, Philippe, je pense n'a pas son mot à dire.
Bonne nuit à tous et bon we.
P.S : Je garde mes P.S pour plus de légèreté : Oh, j'estime Catherine Jacob et vous, Catherine A. :) Cela ne me ferait rien d'être prise pour elle ou vous !
Rédigé par : Ktrin à Catherine A et à tous les autres | 14 mars 2008 à 21:36
@ Jean–Dominique Reffait
En fond sonore, la fiction TV qui présente la Juge d’instruction séquestrée par la mère d’un détenu condamné à vie puis suicidé dans sa cellule.
On n’est pas dans la réalité. Il s’agit d’une fiction. La vie est pourtant terrible en surprises, plus mauvaises que bonnes. Je suis d’accord avec vous (pour une première fois). La douleur physique peut être si douloureuse, si insupportable qu’il faudrait peut-être envisager d’autoriser l’euthanasie. On a bien milité pour l’avortement : des gens pensent qu’il s’agit aussi de tuer des vies.
L’euthanasie est un choix personnel et je crois qu’il faut le respecter. On ne choisit pas de venir au Monde. On ne choisit pas ses souffrances morales et physiques.
On pourrait choisir l’issue de sa vie.
Bons votes à tous.
Rédigé par : Ktrin | 14 mars 2008 à 21:13
@Marie
Vous êtes plus pessimiste que moi sur le genre humain... Bien sûr que toucher à la vie est dangereux mais je crois que si nous n'avons pas choisi de naître nous avons au moins le droit de choisir notre mort ; quand c'est possible. Je ne voudrais pas que comme autrefois pour l'avortement, il y aient d'un côté ceux qui peuvent accéder à ce choix et les autres. C'est pour ça que je pense qu'une loi bien faite serait la solution et non pas une loi bricolée, une fois encore sous l'effet de l'actualité et qui a montré tout de suite ses limites.
Allez beau week-end à tous, bonne séance de cinéma , belles balades sous le soleil ou sous la pluie, belles lectures. Au passage j'ai lu hier avec beaucoup de plaisir un petit bouquin (je veux dire pas épais) de Habiba Mahany "Kiffer sa race", la chronique d'ados dans une tour d'Argenteuil (bon d'accord ça manque un peu de piscine et de villas... je plaisante Marie !)
Rédigé par : catherine A. | 14 mars 2008 à 20:04
Bonjour,
Je n'ai pas l'impression que cette dame demande l'autorisation de mourir mais bien au contraire l'autorisation de vivre.
J'aurais peut-être dit le contraire si je ne l'avais pas vue à la télé. Ce qui la fait le plus souffrir c'est le regard des autres, toujours détourné. Elle devine leur pensée, elle la répète sans vraiment y adhérer. Elle s'excuse d'être là.
Alors voilà je lui dis : vous savez vous n'êtes pas si monstrueuse. On peut vous regarder. Je vous trouve même très attachante (même Philippe Bilger le dit). Peut-être qu'un jour il vous arrivera quelque chose qui vous fera dire "heureusement que j'étais là !". Essayez de deviner quoi.
Maintenant que l'on vous connaît on a envie que vous restiez. Ne vous croyez pas obligée d'obéir aux désirs des autres.
Même le cas Humbert ne m'avait pas convaincue.
Cela étant merci à tous pour le niveau des débats et je suis tout à fait d'accord, on ne peut pas demander aux autres de vous donner la mort. Il y a un livre qui s'intitule "Suicide mode d'emploi" qui a été interdit je ne sais pour quelle raison.
Duval Uzan
Rédigé par : Duval Uzan | 14 mars 2008 à 19:34
@ Catherine A.
Vous qui êtes journaliste vous devez savoir ce que les gens osent parfois. Il y en a qui n'ont vraiment pas froid aux yeux. Espérant toujours tomber sur un juge qui ne sera pas trop regardant. Pressé, peut-être ?
Voyez l'affaire Humbert. Il y a eu beaucoup de bruits. Egalement.
Des tiers eurent leurs responsabilités engagées. Ils passèrent même en justice. Ce qui n'est pas rien.
Pour entendre maintenant de la bouche d'un kiné que ce jeune ne désirait pas mourir !
Alors, qui croire ???
J’ai ma petite idée, là encore.
Toucher à la vie est dangereux. Attention aux risques de dérapage.
Les juges sont surchargés de dossiers. Ils vont finir par devenir des robots.
Rédigé par : Marie à Catherine A. | 14 mars 2008 à 19:10
Le cas Chantal Sébire est trop difficile pour autoriser un quelconque avis péremptoire.
Contrairement à ce que semble prétendre l'Avocat général Bilger, il n'est pas certain que le Juge soit la personne la plus indiquée pour donner des directives sur l'euthanasie.
On peut seulement dire que la loi oblige le Juge à, sous réserve du respect des principes de droit consacrés, se déclarer compétent chaque fois qu'une question est proposée à son appréciation.
Ce n'est donc pas parce qu'il posséderait des lumières que le Juge devrait se prononcer sur le cas Sébire : en vérité, le Droit lui demande d'intervenir quand cela est nécessaire.
Seule donc la conscience du droit peut nous amener à accepter le principe d'une intervention judiciaire par rapport au cas ici considéré.
Sinon rien n'institue le Juge, trop humain, pour décider ou non qu'un malade peut être euthanasié.
Je ne pense pas que le médecin, nonobstant sa science du corps, soit davantage autorisé à prendre une décision aussi grave qu'un arrêt voulu de la vie.
La décision de ne plus vivre appartient seule à la personne qui désire s'en aller. Mais le devoir de ses proches et de la société est de s'interdire de la pousser à mettre fin à sa vie.
Je ne comprends pas la critique de l'Avocat général Bilger à l'égard de ceux qui dénient à la Justice toute légitimité pour se prononcer sur le cas Sébire.
L'intimité n'est pas au nombre des questions susceptibles d'être traitées de l'extérieur.
Ce n'est pas pas parce que la loi interdit le déni de justice que le Juge devrait être absolument saisi d'une question d'euthanasie.
Il est trop facile d'invoquer le besoin de justice, prétendument exprimé puissamment par les Français à l'heure actuelle, pour soutenir ici le principe d'un règlement judicaire.
Je souhaite simplement que le cas Chantal Sébire amène les personnes de bonne volonté à reprendre la réflexion sur la question de l'euthanasie à partir du point où elles l'avaient laissée, postérieurement à l'affaire portée par le cas Humbert.
S'il est permis de faire une petite annotation de caractère politique en relation avec le cas Sébire, on remarquera que Nicolas Sarkozy a, une fois de plus, affiché une incohérence de position : non seulement l'apparent défenseur du catholicisme français a manqué incroyablement de relayer la doctrine de l'Eglise dont il a récemment dit tous les mérites devant Benoît XVI, mais encore le Président de la République semble avoir adopté une position moins conforme à la loi française que celle de la ministre de la Justice.
Comment expliquer cet écart de Nicolas Sarkozy ?
Est-ce parce que pour lui, dans le premier cas, le magistère ne traduirait pas parfaitement l'évangile ou que, dans le second cas, la volonté du Parlement serait toujours celle d'un temps ?
Rédigé par : LABOCA | 14 mars 2008 à 18:23
@Marie
Mais oui bien sûr vous avez raison et cette personne ameuterait la France entière... J'aurais presque aimé penser que vous plaisantiez quand vous avez écrit votre post ; ce n'eut pas été d'un goût parfait mais tellement mieux que l'hypothèse que vous émettez. Ce n'est pas macabre c'est obscène.
Rédigé par : catherine A. | 14 mars 2008 à 17:56
Je suis tout à fait de l'avis de Surcouf.
Une personne valide et qui a toute sa tête, n'a pas besoin d'un juge pour se donner la mort !
Mais, pour être macabre jusqu'au bout, n'y a t-il pas, là derrière, une affaire un peu plus délicate qui pourrait être par exemple une assurance vie qui ne serait plus valable si la personne qui l'a souscrite se donne la mort !!
Rédigé par : Marie | 14 mars 2008 à 17:32
@surcouf
Juste une précision : sur ce blog il y a 3 Catherine (avouées), Ktrin, Catherine Jacob et Catherine A. Trois Catherine qui vous sont également chères je n'en doute pas un instant, raison de plus pour ne pas les fâcher en prenant l'une pour l'autre...
:-)
Et puisque je vous tiens - façon d'écrire - vous savez, vous, quels produits il faut avaler - et à quelle dose - pour s'endormir définitivement ? Moi pas et Mme Sébire sans doute non plus. Cela dit je ne pense pas que la décision doive revenir à un magistrat, je pense que la société sans hypocrisie doit apporter une réponse. Vous savez, quand j'étais toute jeune journaliste j'avais fait une longue interview de Simone Veil et elle m'avait dit - propos que j'avais rapportés - que ses petits camarades farouchement opposés à l'avortement trouvaient toujours de bonnes raisons pour le justifier quand il s'agissait de leur fille ou de leur petite amie. C'est pourquoi je pense que c'est à une loi de donner à chacun le droit de mourir dans la dignité et donc de ne pas poursuivre ceux qui l'aideraient.
Comme JDR j'ai demandé que l'on abrège les souffrances de quelqu'un de très proche et je pense, même si je n'en ai jamais eu la certitude, avoir été entendue. Je n'en ai eu aucun remords. Juste une immense peine.
Rédigé par : catherine A. | 14 mars 2008 à 17:09
Sylvestre
«Dans un monde sans Dieu on place le magistrat à la place de Dieu. Je comprends que cela flatte les magistrats, moi j’aurais quand même un peu peur. Et il faudrait modifier les critères d’entrée à l’ENM. »
Et sans doute faire présider le jury par Azraël ?
Rédigé par : Bonne réponse | 14 mars 2008 à 17:04
Votre allusion à NS est intéressante : à mon sens, Mme Sébire ne sera pas reçue à l'Elysée contrairement à la tradition instauré par le Président des Victimes. En effet, et contrairement aux familles dans le deuil qu'il a l'habitude de recevoir et auxquelles il promet à peu près tout et n'importe quoi, parce que promettre des lois ou des commissions de réforme n'engage finalement pas à grand-chose, Mme Sébire est probablement la seule à qui il ne peut pas promettre et raconter ses foutaises habituelles : cette admirable dame est confrontée à un drame réel et ce qui est demandé au Président, ce n'est pas de promettre mais d'agir, pour aussi difficile que ce choix puisse être. Pour une fois, M. Sarkozy, s'il promettait, s'engagerait. Or, habitué à promettre aux frais des autres, NS est, cette fois, dans une posture inhabituelle et c'est sans doute pour cela qu'elle ne sera pas reçue. Quant à Mme Dati, qui pousse le luxe de la bêtise cette semaine à dire que la préoccupation du GDS est de veiller sur les victimes, PRD du MONDE l'a très justement baptisée "Notre Dame des Victimes" pour mieux souligner combien ses prises de position sont grotesques. Un GDS se doit de veiller à l'indépendance de ses Juges, certainement pas de prononcer des fadaises pareilles !
Rédigé par : Thierry SAGARDOYTHO | 14 mars 2008 à 14:44