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Voici les sites qui parlent de Comme un manque :

Commentaires

Véronique

"Il faut connaître la cour d'assises et ses sombres sortilèges pour en parler."

Je ne connais d'une cour d'assises que ce que j'ai lu, par exemple, dans vos livres ou dans d'autres livres, ce qui est relaté par des chroniqueurs judiciaires ou ce que j'ai vu à la TV ou au cinéma.

Concernant le procès Fourniret, je n'ai lu que quelques chroniques de Stéphane Durand-Souffland dans le Figaro.

L'une d'elles m'a frappée concernant les victimes - "Les parties civiles tentent de faire craquer Fourniret" (Le Figaro.fr -14 avril) - dans laquelle SDS évoque Didier Seban, avocat d'une des parties civiles.

Honnêtement, je pense que dans un procès d'assises, là où les victimes sont le mieux respectées et défendues, c'est quand l'avocat qui les représente ne concède rien à l'inculpé, lui fait face et porte la voix des familles dévastées à la façon de Maître Seban. Pour qu'elles puissent entendre la vérité qui les hante à jamais et les a détruites pour toujours.

Je veux dire que pour moi, à la lecture de SDS, cette médiation par un avocat comme Maître Seban me semble très nécessaire.

Je pense que la question de la qualité de l'avocat des victimes est ainsi très déterminante pour que les victimes et leurs familles aient leur place tout entière dans un procès.

Ce qui me semble contestable, c'est de laisser croire à des familles que le face-à-face dont elles ont besoin, puisse se faire comme si la médiation de ce tiers était presque accessoire.

A la lecture des comptes rendus de SDS, c'est la totale solidarité entre un Maître Seban et des familles anéanties qui m‘apparaît être l'élément le plus important.

Jean-Dominique Reffait

Mais si, Philippe, il a bien évoqué la justice, pour montrer à quel point il n'en comprenait pas les principes fondamentaux.

A la question posée sur le demande de grâce de M. Marchiani, il a, en substance, répondu qu'il n'était pas un roi qui pouvait infirmer une décision, réaffirmant ce qu'il avait décidé pendant sa campagne, à savoir qu'il se refuserait à user de son droit de grâce (on verra ce que tiendra cette promesse pour l'ami Marchiani).

N. Sarkozy n'a donc pas compris qu'il était, par la désignation du peuple et non celle de la sainte trinité, le premier magistrat de France.

Alors que la loi lui interdit d'aller à l'encontre des décisions du Conseil Constitutionnel, il s'émancipe royalement de cette obligation pour trouver comment tordre le cou à une décision de celui-ci, concernant la rétention de sûreté notamment.

S'arrogeant un droit qu'il n'a pas, il rejette un droit qu'il a, à savoir de constituer un ultime recours, celui de la clémence républicaine. Ce droit de grâce ne le situe pas au-dessus des juridictions et de leurs décisions, mais comme une dernière étape d'un processus judiciaire qui se comprend comme une totalité. Dans le courant de son intervention à ce sujet, il a d'ailleurs confirmé son ignorance des principes en faisant remarquer qu'il n'avait pas procédé à une grâce collective lors de son accession à la présidence. Car N. Sarkozy ignore la différence entre une loi d'amnistie, qui est votée par le Parlement, et le droit de grâce, dont aucun président de la République n'a usé à titre collectif. L'amnistie efface la décision de justice en tout ou partie tandis que le droit de grâce commue une peine sans l'effacer.

Son inculture judiciaire, qui n'est pas étonnante provenant d'un avocat d'affaires pour lequel les juges idéaux se contentent d'enregistrer les accords concoctés entre avocats, est ainsi, qu'il méconnaît les fondements philosophiques du droit, qu'il confond le droit de grâce avec la guérison des écrouelles.

A se demander si cet homme n'est pas plus heureux comme chanoine de Latran que comme président de la République.

Thierry SAGARDOYTHO

Cher Philippe, vous avez de bien drôles cauchemars ! En effet, le propre des cauchemars étant de ne jamais se produire dans la réalité, ou si peu, vous pouvez - et vous le savez - dormir du sommeil du juste tant la Chambre Criminelle s'évertue depuis quinze années à cadenasser le régime des nullités de procédure. En effet, le domaine des nullités efficaces et effectives, qui se traduisent par une mise en liberté immédiate à la clef, s'est réduit à une peau de chagrin ! Sans doute vous souvenez-vous parfaitement de cette décision innovante dans l'affaire Emile Louis sur la notion d'acte interruptif de prescription. Je vous mets au défi de me citer un seul meurtrier d'envergure médiatique qui aurait erré en liberté parce que son salopard d'avocat (c'est hélas ainsi que les pénalistes sont souvent considérés) aurait obtenu par surprise la libération de son salopard de client (l'opinion confondant souvent le client et le conseil) devant de malheureux juges qui, en désespoir de cause, n'avaient d'autre ressource légale que de libérer le malfaisant dont l'envie première était de récidiver. Il existe hélas dans la nature bien plus d'individus dangereux que l'on a relâché sans que leur temps carcéral n'ait donné lieu à une prise en charge médicale et sociale, ou bien sans avoir aménagé leur fin de peine ou bien encore sans leur avoir assuré un suivi post-sentenciel. Là votre cauchemar peut effectivement prendre forme car plus que de s'interroger sur ce que l'on fait après la prison, il conviendrait d'urgence de s'attaquer à ce que l'on fait pendant la privation de liberté. Les surveillants sont les premiers à dénoncer la misère des moyens. Mais au delà des moyens, quel sens donner à la peine et surtout comment le faire ? Vos réflexions, toujours pertinentes, nous intéressent au plus haut point. On lit déjà sur Internet des commentaires incriminant ces juges qui ont eu l'audace de ne pas enfermer à vie celui qui vient de tuer, alors que non seulement il n'avait jamais écopé d'une peine passible de perpétuité réelle, mais aussi alors que, semble-t-il, aucun suivi judiciaire ne lui était appliqué. Au moindre fait divers, le populisme pénal s'en empare. Je suis d'ailleurs étonné que Nicolas et Rachida n'aient pas déjà entonné leur ritournelle habituelle ! Peut-être Rachida se consacre-t-elle ce week-end à la rédaction de sa loi pénitentiaire, des moyens qu'elle va y accorder, et surtout de ses réflexions philosophiques sur le sens de la peine !

SR

Qu'attendre d'un personnage qui donne l'image de celui qui a gagné au Loto, et qui quelques mois plus tard fait mine de regretter ses excès. Oh, mais la justice est soignée, à coups de blush et de bluff ruineux elle sera à l'image de celle qui l'honore : petite, mesquine, moqueuse, indifférente et les magistrats feront comme la garde des Sceaux, ils iront emprunter leurs habits chez les marchands en échange d'une publicité.

Catherine JACOB

"A nouveau, je perçois cette lacune considérable comme la conséquence de notre attitude collective qui n'a pas su inspirer confiance aux citoyens, qui ne s'est pas rendue nécessaire dans le débat public, qui n'a pas voulu, à la fois, battre sa coulpe et revendiquer l'honneur d'être magistrat."

Au moins, ce reproche ne pourra pas vous être adressé à vous-même, au singulier. Si on ne peut, de loin, pas toujours être d'accord avec vous, on ne pourrait guère vous reprocher en effet de ne pas répondre présent à l'appel du débat public et de cette présence, je tiens, en tant que citoyenne lambda en particulier, à vous remercier ainsi qu'à vous inviter, certes de mon modeste point de vue, à tenir la position !!

Marie

"Conclusion : le président de la République n'a pas été interrogé sur la justice."

Monsieur Bilger, la réforme se profile. Le président et surtout Mme Dati pensent à vous...

Après "Casse grains" à l'horizon "bonds dus elle"...

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