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Ménard sans frontières

Il agace, il s'agite, il remue, il escalade, il parle, il dénonce, il condamne, il stimule, il se bat. Il ne laisse rien passer, il est sur tous les fronts et rien ne le décourage. Trublion nécessaire, il donne mauvaise conscience à ceux qui demeurent immobiles, il ne prend pas le monde comme il va, il est un empêcheur, un gêneur, un révolutionnaire moderne.

Beaucoup ne l'aiment pas mais moi je l'aime beaucoup. Des êtres qui vivent ne sont pas si nombreux qu'on puisse se dispenser d'apprécier Robert Ménard. Nous manquons trop de personnes qui existent vraiment pour refuser une adhésion forte et sincère à celle-ci. On a le droit de ne pas épouser toutes ses luttes, de ne pas approuver forcément sa guérilla incessante pour le boycott de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques. Je conçois que certains veuillent fermer les yeux, boucher leurs oreilles pour ne plus le voir, plus l'entendre mais heureusement on ne se débarrassera jamais de lui.

Donc je persiste. On a besoin de lui. Robert Ménard absent, il aurait fallu l'inventer.

Un très beau portrait de lui dans le Monde par Ariane Chemin. Les journalistes et les intellectuels feraient la fine bouche devant cet "absolutiste de la liberté d'expression". Robert Ménard serait un adepte de la bien-pensance et il devrait apprendre, paraît-il, à "négocier" la liberté de la presse, selon le conseil un tantinet condescendant de Philippe Val. Mais, au risque de déplaire à ses censeurs, je suis heureux que, dans notre société, nous ayons un absolutiste de la liberté, je suis ravi que nous partagions l'humanité avec un citoyen suffisamment fou et enthousiaste pour ne pas "négocier", je suis comblé parce que Robert Ménard est le seul qui ne s'enfermera jamais dans des frontières, celles du monde et les siennes. Ce n'est pas de sa bouche que sortira ce discours lassant sur les atteintes à la liberté qui seraient justifiables puisqu'elles préjudicient aux adversaires, à ceux qui pensent mal, à ceux qui écrivent incorrectement, à ceux qui parlent contre les canons de la bienséance. Ce n'est jamais dans les propos de Robert Ménard qu'on entendra ce sale petit bruit de la censure, cette médiocre ritournelle de la morale qui prétend étouffer l'intelligence, cette ennemie de toujours, imprévisible et spontanée. La bien-pensance, elle sévit chez ceux qui grignotent et qui brident, chez les prétendus sages qui nous invitent aux clientélismes quand le sort de la démocratie nous sollicite. Ménard, lui, est d'une formidable mal-pensance. L'anticonformiste, c'est lui.

Au lieu de lui jeter un verre d'eau au visage, faute de savoir lui répondre, comme ce pitoyable contradicteur qu'a été en face de lui Arno Klarsfeld, dans l'émission d'Ardisson il y a quelques années, je propose de suivre son exemple, pas seulement pour Reporters sans Frontières mais plus généralement pour le désenclavement des idées et des principes. L'exigence de la liberté doit être détachée de nos humeurs, de nos instincts, de nos préjugés. Même ceux qui se piquent de nous donner des leçons endossent des habits partisans et des costumes conjoncturels.

Robert Ménard, il ne s'est jamais tu pour personne. Aucune frontière ne l'a retenu dans son enclos, dans son camp, dans son pays. L'internationale de la terreur, ce n'est pas son genre. Lui, c'est celle de la liberté.

Alors, oui, déroutant, inventif, exaspérant. Mais vivant. De battre, son esprit ne s'arrête pas. Il ne choisit pas, il embrasse, il embrase. Il est maladroit parce que la prudence et la lâcheté imposent d'être adroit.

Là où Robert Ménard passe, le monde, la société ne peuvent plus dormir à poings, à scandales fermés.   

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Voici les sites qui parlent de Ménard sans frontières:

Commentaires

Totalement d'accord avec votre analyse. Le "Robert MENARD" se clonerait-il aisément au sein des professions judiciaires ? Hélas, Prudence et Lâcheté sont souvent mères, ou plus exactement refuge, de ce que l'on appelle communément, dans les Palais de Justice, devoir de réserve ou obligation de modération. Qu'un Magistrat ou Avocat fasse du Ménard dans et à l'extérieur d'une salle d'audience et je doute qu'il ne tienne très longtemps. Un avocat a eu, un jour, le malheur d'être poursuivi disciplinairement car il avait eu le tort de se faire photographier devant une cage à oiseaux et aux côtés d'un client, qui menait un combat courageux contre la destruction forestière d'une vallée pyrénéenne, poursuivi très régulièrement par le Parquet pour des manifestations sur la voie publique. Il s'est évidemment trouvé un Parquetier soucieux de dignité, de morale, etc... pour le traduire devant le Conseil de Discipline puis de faire appel de sa relaxe. Fort heureusement, des juges du siège courageux ont convenu du caractère grotesque de pareilles poursuites. Lorsqu'à Nice, Jacques Vergès s'est insurgé à juste titre de la condamnation d'Omar Raddad au soir de son verdict, le Procureur de Nice, contre lequel Vergès venait de livrer le combat judiciaire de l'innocence d'Omar Raddad, n'a pas hésité un seul instant à le faire mettre en examen pour injures. Singulier dilemme où le Parquetier, qui n'est jamais qu'un adversaire pour l'avocat, a le pouvoir de le museler par la menace qu'inspire d'éventuelles poursuites disciplinaires. CQFD : en France, le Parquet a le pouvoir de poursuivre l'avocat qui aurait le tort de déplaire en dénonçant, trop haut ou trop fort, les tares du système. Inutile de vous dire que l'avocat a le devoir de tourner plusieurs fois sa langue avant de s'exprimer car l'immunité judiciaire ne le protège que dans la salle d'audience, non dans ses interventions médiatiques ou sur les marches du Palais. Qui ose encore parler d'égalité des armes ???

Je ne doute pas un seul instant, cher Philippe, que Robert Ménard soit quelqu'un de très attachant, de très utile, d'indispensable. Mais, cependant, et sans entrer dans la polémique ouverte à son sujet, comme sur celui de la relation sino-tibétaine, par Jean-Luc Mélenchon, je considère que chacun doit veiller à ne pas être imbu de soi-même ou de ce qu'il est censé représenter.
D'une certaine manière, l'intitulé de l'association qu'il préside me gêne aux entournures : RSF. Comme me gêne d'ailleurs, pour des raisons similaires, Education sans Frontières. Ce n'est pas le cas, pour confirmer la règle, sans doute, de Médecins sans Frontières sans doute parce que les médecins, où qu'ils soient et quelle que soit la manière dont ils entendent se "projeter", sont attachés d'abord à leur serment (primum non nocere)...
Or, chez RSF comme chez ESF, il est patent qu'il y a une posture développée qui consiste à s'élever au-dessus des Etats. Je n'évoque même pas Greenpeace ou Amnesty International qui mériteraient à eux seuls un examen méticuleux du magistère qu'ils entendent occuper. Peut-être, l'optimiste dirait qu'ils occupent une place désertée. Mais moi, je demeure circonspect et prudent...
D'abord, rien n'est supérieur à l'Etat. Cela ne tombe plus sous le sens et c'est dommage. Entendez que je ne dis pas "régime". Je distingue Etat et "régime", même si, parfois, les deux sont excessivement confondus.
Pour preuve de ce que j'avance, hier le Kosovo et la junte birmane ont proclamé leur Constitution. Elles ne sont pas de même nature et ne procèdent pas, c'est le moins qu'on puisse dire, de la même ambition.
J'évoquais, hier, dans une de mes notes l'idée selon laquelle comme Nobel, inventeur de la Dynamite, avait créé des prix éponymes récompensant des chercheurs pour leur apport à l'humanité, la prospère et décriée firme Monsanto pourrait un jour créer un prix qu'elle décernerait à un titre qu'elle serait à même de mettre en avant.
J'ai suggéré : pourquoi pas la lutte contre la faim dans le monde ?
Après, je me suis dit que peut-être cette firme avait-elle déjà instauré un tel prix et, facilité des moteur de recherche, j'ai entrepris une recherche qui m'a vite appris qu'une tel prix existait déjà.
Il est attribué par Greenpeace aux élus "collaborationnistes".
Bah.
Dire combien devrait être grande, à l'échelle de cinquante ans ou d'un siècle, notre préoccupation devant les conséquences très probables du changement climatique sur les éco-système naturels et l'agriculture, paraît dérisoire.
Je nous vois un peu comme ces quelques touristes ou personnes qui voient arriver le tsunami à Khao Lak et sont surpris par la rapidité avec laquelle il s'abat.
Nous en sommes, dans un tas de domaines, un peu là. Cependant, je comprends tout à fait la fascination et l'inconscience que ces événements peuvent engendrer et la difficulté de passer à une autre représentation de la réalité du monde et de ses enjeux.
C'est Catherine Jacob, hier, qui m'a appris le mot "scotomiser". Dans l'après-midi, s'agissant du débat sur les OGM, j'avais utilisé une notion que je n'avais pas appelée depuis un temps considérable, l'erreur de parallaxe.
D'une certaine manière, la scotomisation et la parallaxe forment un contrepoint. Pour conclure sur une note musicale.
Mais tout n'est que partition, aurait vraisemblablement dit Mozart.

Philippe, je prends tout ce que vous avez écrit sur Ménard mais est-il nécessaire d'être injuste envers Val ?

Selon Thierry, « en France, le Parquet a le pouvoir de poursuivre l'avocat qui aurait le tort de déplaire en dénonçant, trop haut ou trop fort, les tares du système ». Il ne faudrait pourtant pas confondre la critique des « tares du système » avec la défense ponctuelle d'un client par tous moyens disponibles, y compris l'injure ou la diffamation.

Robert Ménard ne défend pas un client mais une cause. Ce n'est pas un marchand de tapis.

Quant à ceux qui estiment que négociation il doit y avoir avec un régime criminel comme celui de la Chine (je ne parle pas que du Tibet), il faudra tout de même qu'ils expliquent ce qu'ils veulent négocier a posteriori, après avoir accordé les JO à la Chine.

Cela fait plusieurs jours que j'aimerais dire à l'avocat général Monsieur Bilger comme l'expression "Traduire quelqu'un en justice" est opportune dans le droit. Je me demandais souvent dans quel a-propos je pourrais glisser cela. Je le fais ici bien qu'il n'y ait, j'en suis conscient, aucun a-propos évident.
Comment poser cette pensée sans observer le cas de Monsieur Fourniret. J'ai observé, à l'ouverture du procès à Charleville-Mézières, comment il avait tenté d'éluder la question en revendiquant un statut de "monstre" inhumain. Sur un fil quelconque, j'avais alors réagi en disant que ce n'était pas à lui qu'il revenait de le dire.
D'un certaine manière, il convient de rassurer - ce n'est pas la manière certainement dont il l'entendrait - Monsieur Fourniret. Il n'est pas un monstre. Il demeure un homme, en dépit de l'abomination dont il s'est rendu coupable. Et à ce titre, et jusqu'à plus ample information, il demeure "traductible" devant la justice des hommes, bien que ce ne soit pas, je le concède chose aisée.
Votre pair a fort à faire, là.

« Nous manquons trop de personnes qui existent vraiment pour refuser une adhésion forte et sincère à celle-ci. »
Ça n’est pas faux. Je vous l’accorde. Mais à considérer ceci :

« En quelques jours, l'ONG peine à répondre à la demande de tee-shirts noirs "imprimés en France, tissés en Inde (commerce équitable)", à 25 euros : "Deux mille pièces sont parties dans la seule journée du 5 avril." Carole Bouquet, Emmanuelle Béart, Pierre Arditi, Isabelle Autissier et d'autres stars portent déjà les anneaux-menottes. Un peu partout, lundi, le logo balise le chemin de croix de la flamme : il est sur le fanion de la championne du MoDem Marielle de Sarnez, il est encore sur le tee-shirt de quelques-uns des députés français massés devant l'Assemblée nationale, le revoilà sur la bâche tendue du balcon d'un immeuble de l'avenue Marceau : l'éditrice Nicole Lattès avait prêté son bureau à quelques militants... Un vrai feu d'artifice.
Une aubaine, aussi, pour le patron de la petite entreprise créée il y a vingt-cinq ans avec le journaliste Jean-Claude Guillebaud et l'ex-fondateur de Médecins sans frontières, Rony Brauman, qui ont depuis longtemps pris leurs distances. "Ils m'ont toujours pris pour un plouc", murmure, avec son accent du Sud-Ouest, ce fils d'un imprimeur proche de l'OAS. »

Il me vient à l’esprit que si le saccage de « l’esprit du feu» par le « feu sacré de la liberté qui enflamme le monde» aura au moins fait la fortune de quelqu’un, qu’en est-il de la petite marchande d’allumettes du fin fond du Shanxi, région pauvre dans laquelle 14% de la population vit sous le seuil de pauvreté. (Nous parlons là du seuil de pauvreté chinois !!)

« Dans son vieux tablier, elle portait des allumettes. Elle en tenait à la main un paquet. Mais, ce jour là, tout le monde était affairé ; par cet affreux temps, personne ne s'arrêtait pour considérer l'air suppliant de la petite qui faisait pitié. La journée finissait, et elle n'avait pas encore vendu un seul paquet d'allumettes. Tremblante de froid et de faim, elle se traînait de rue en rue.
Des flocons de neige couvraient sa longue chevelure [..]. De toutes les fenêtres brillaient des lumières, de presque toutes les maisons sortait une délicieuse odeur, celle de l'oie, qu'on rôtissait pour le festin du soir : c'était la Saint-Sylvestre. Cela, oui, cela lui faisait arrêter ses pas errants.
Enfin, après avoir une dernière fois offert en vain son paquet d'allumettes, l'enfant aperçoit une encoignure entre deux maisons, dont l'une dépassait un peu l'autre. Harassée, elle s'y assied et s'y blottit, tirant à elle ses petits pieds. Mais elle grelotte et frissonne encore plus qu'avant et cependant elle n'ose rentrer chez elle. Elle n'y rapporterait pas la plus petite monnaie, et son père la battrait.
L'enfant avait ses petites menottes toutes transies. «Si je prenais une allumette, se dit-elle, une seule pour réchauffer mes doigts ? » C'est ce qu'elle fit. Quelle flamme merveilleuse c'était !
Elle frotta une seconde allumette. La lueur se projetait sur la muraille qui devint transparente. Derrière, la table était mise : elle était couverte d'une belle nappe blanche, sur laquelle brillait une superbe vaisselle de porcelaine. Au milieu, s'étalait une magnifique oie rôtie, entourée de compote de pommes. Et voilà que la bête se met en mouvement et, avec un couteau et une fourchette fixés dans sa poitrine, vient se présenter devant la pauvre petite. Et puis plus rien, la flamme s'éteint.
L'enfant prend une troisième allumette et elle se voit transportée près d'un arbre de Noël splendide. Sur ses branches vertes, brillaient mille bougies de couleurs, de tous côtés, pendait une foule de merveilles. La petite étendit la main pour saisir la moins belle : l'allumette s'éteint. L'arbre semble monter vers le ciel et ses bougies deviennent des étoiles. Il y en a une qui se détache et qui redescend vers la terre, laissant une traînée de feu.
«Voilà quelqu'un qui va mourir » se dit la petite. Sa vieille grand-mère, le seul être qui l'avait aimée et chérie, et qui était morte il n'y avait pas longtemps, lui avait dit que lorsqu'on voit une étoile qui file, d'un autre côté une âme monte vers le paradis. Elle frotta encore une allumette : une grande clarté se répandit et, devant l'enfant, se tenait la vieille grand-mère.
- Grand-mère, s'écria la petite, grand-mère, emmène-moi. Oh ! tu vas me quitter quand l'allumette sera éteinte, tu t'évanouiras comme le poêle si chaud, le superbe rôti d'oie, le splendide arbre de Noël. Reste, je te prie, ou emporte-moi.
Et l'enfant alluma une nouvelle allumette, et puis une autre, et enfin tout le paquet, pour voir la bonne grand-mère le plus longtemps possible. La grand-mère prit la petite dans ses bras et elle la porta bien haut, en un lieu où il n'y avait plus ni de froid, ni de faim, ni de chagrin[…]
Le lendemain matin, cependant, les passants trouvèrent dans l'encoignure le corps de la petite ; ses joues étaient rouges, elle semblait sourire ; elle était morte de froid, pendant la nuit qui avait apporté à tant d'autres des joies et des plaisirs. Elle tenait dans sa petite main, toute raidie, les restes brûlés d'un paquet d'allumettes.
- Quelle sottise ! dit un passant, comment a-t-elle pu croire que cela la réchaufferait ? » Et il la recouvrit de son grand drapeau noir !

Pourtant, même l’illusion a ses vertus dit le sage taoïste adepte du « non agir » qui « chevauche le Dragon », et qui sait que dans ce monde changeant où tout est éphémère, le Danemark est devenu l’un des pays ou le niveau de vie est le plus élevé au monde.

La St Sylvestre, le Ômisoka des japonais, le jour où symboliquement tout ce qui est mauvais est brûlé, et où l’on repart à zéro !

Utopie contre utopie, pourquoi ne pas laisser une chance à la liberté chinoise de surmonter le développement inégal d’une région à l’autre, cause principale de la migration de masse, par ex. vers le Tibet, grâce à l’alchimie des jeux qui lui ont été attribués à cet effet !!
Personnellement, je ne pense pas que l’ascension symbolique de la face nord de la maison de Dieu pour y déployer le drapeau noir soit d’une quelconque utilité à résoudre la question de la population flottante qui compte actuellement 100 à 150 millions d’individus et qui est donnée comme l’une des origines de la question tibétaine.

En l'espèce, Monsieur Fourniret refuse à l'exoquatur. Il n'est pourtant pas à une telle échelle.

Robert Ménard plaît aujourd'hui car il s'attaque à la Chine et que tout le monde, peu ou prou s'inquiète de cette dévoreuse de délocalisations, de cette puissance inconnue, de cette superbe conférée aux Chinois par des millénaires d'histoire et une puissance nouvelle qui semble imparable.

Plairait-il en d'autres circonstances ? C'est ce que vous défendez au nom du primat de l'intelligence sur la médiocrité morale ordinaire. Et cela, la lecture même de commentaires de ce blog sur de nombreux sujets montre qu'il y a loin de la coupe aux lèvres. Car souvent, le propos transgressif est considéré comme indéfendable et là, point de Robert Ménard qui tienne, il faut un procès, interdire.

La dichotomie entre liberté et tolérance est intenable. Il est très facile d'être tolérant car nous fixons nous-mêmes les limites du tolérable. Libre est autrement plus risqué car cela suppose qu'à aucun moment notre esprit ne sera tenté de détruire une pensée hostile plutôt que de la comprendre.

Je ne suis pas tolérant. C'est inutile.
Je m'efforce d'être libre. C'est un vrai travail.

@Catherine Jacob
Je me suis mélangé les pinceaux, s'agissant des stances (?) d'Abel Gance. Il dit: "La parole, agonie de la musique, la musique, agonie de la lumière, la lumière, agonie des dieux"... Il ponctue avec des points de suspension...
A propos de suspension, il y a quelques minutes, j'étais dehors, dans un jardin. J'ai vu une mouche prise dans une toile d'araignée et l'araignée à 1 cm d'elle. La mouche se débattait et, bien que je n'ai pas une sympathie particulière pour les mouches, j'ai eu envie de prendre une brindille de bois et de l'aider.
Mais immédiatement, je me suis dit que je n'avais pas à le faire, en pensant à l'injustice que ce geste constituerait pour l'araignée, l'énergie consacrée à l'édification de sa toile, aussi je me suis résolu à rester en dehors de cette affaire.
Au même moment, la mouche s'est dégagée d'elle-même et comme j'étais très proche, elle m'a presque frôlé.
Je lui ai dit alors : tu t'en es drôlement bien tirée !
L'araignée, je l'ai vu, était dépitée.
Pas moi.
Je suis pas convaincu d'avoir bien orthographié (pléonasme) Clostermann.

Absolument d’accord avec vous sur Ménard. Je n’ai pas résisté au plaisir de vous envoyer quelques perles du triste sire Jean-Luc Mélenchon, publiées sur son blog :
« …je ne suis pas d’accord avec les manifestations en faveur du boycott des jeux olympiques. Je ne suis pas d’accord avec l’opération de Robert Ménard contre les jeux olympiques de Pékin. Je ne suis pas d’accord avec la réécriture de l’histoire de la Chine à laquelle toute cette opération donne lieu. Je ne partage pas du tout l’enthousiasme béat pour le Dalaï lama ni pour le régime qu’il incarne. Pour moi, le boycott des jeux est une agression injustifiée et insultante contre le peuple chinois (…) Pour moi il flotte un relent nauséabond de racisme sur cette marmitte (sic) ! (…)

« Si l’on devait vraiment se facher (sic) avec le gouvernement chinois, pourquoi le minimum de ce qui se fait dans les relations normales entre les nations ne se fait-il pas à cette occasion? Le président de la République chinoise (combien de protestataires se soucient de savoir comment il s’appelle ?) a-t-il été approché ? Lui a-t-on demandé quelque chose ? Quoi ? Qu’a-t-il répondu ? Le premier ministre (combien se sont préoccupés de connaitre (sic) son nom ?) a-t-il été interpellé ? L’ambassadeur de Chine en France a-t-il été reçu et a-t-on eu un échange avec lui ? Qui s’en soucie ? Avec une morgue ressemblant à du racisme, on proteste contre un gouvernement dont on ne cite pas le nom des dirigeants, et dont on fait comme s’il n’existait pas (…)
« D’une façon générale je ressens, en voyant tout cela, l’écho du mépris des colons qui ont imposé en leur temps les armes à la main l’obligation pour les chinois de faire le commerce de l’opium ! «
« Donc les évènements du Tibet sont un prétexte. Un prétexte entièrement construit à l’usage d’un public conditionné par la répétition d’images qui visent à créé (sic) de l’évidence davantage que de la réflexion. Exemple : seule l’enquête « d’arrêt sur image » rapporte que les « évènements du Tibet » ont commencé par un pogrom de commerçants chinois par des « tibétains ». Dans quel pays au monde de tels évènements restent-ils sans suite répressive ? La vie d’un commerçant chinois a-t-elle moins de valeur que celle du manifestant « tibétain » qui l’assassine à coups de bâton dans la rue ? Bien de l’amitié pour les tibétains n’est qu’une variante nauséabonde du racisme contre les chinois (…)
Dans n’importe quelles circonstances ont (sic) essaierait de comparer les informations. On essaierait de comprendre l’enchainement (sic) des faits. Sinon autant dire que le gouvernement français de l’époque a ordonné de pousser deux jeunes dans un transformateur électrique à Clichy Sous Bois (sic) au motif qu’il avait alors une politique de main dure face aux banlieues. Personne n’oserait avancer une bêtise aussi infâme. (Et bien si, lui, il ose, ndla ) Dans les émeutes urbaines américaines la répression a aussi la main lourde. Tout cela n’excuse rien. Mais cela permet de mettre des évènements en relation de comparaison.
« Robert Ménard est un défenseur des droits de l’homme à géométrie variable. A-t-il mené une seule action, même ultra symbolique, quand les Etats unis d’Amérique ont légalisé la torture ? A-t-il mené une seule action pour que les détenus de Guantanamo soient assistés d’avocat ? Robert Menard a un comportement qui soulève des questions sérieuses au sujet des motivations de son action (…)
« La version tibétaine de la Charria (sic) a pris fin avec les communistes (…) l’anéantissement des tibétain (sic) se manifeste par le doublement de la population tibétaine depuis 1959 faisant passer celle-ci de un million à deux millions et demi (…) Je suis laïque partout et pour tous et donc totalement opposé à l’autorité politique des religieux, même de ceux que l’album "Tintin au Tibet" a rendu attendrissants et qui ne l’ont pourtant jamais été.
Etc, etc., etc.

Permettez-moi encore d'associer à l'hommage mérité que vous rendez à Robert Ménard un hommage personnel destiné à une femme que je trouve particulièrement courageuse et admirable : Nathalie Kosciusko-Morizet.Vous avez tous entendu avec quelle inélégance les membres de sa majorité se sont comportés envers elle, sans parler ici de leur manque de courage. Et puis, priver cette femme de voyage au Japon comme une enfant que l'on prive de dessert, c'est vraiment consternant. Comme Robert Ménard, dans le domaine qui est le sien, je dis que Nathalie Kosciusko-Morizet fait honneur à la politique de notre pays.
Daniel Ciccia, comme je vous approuve quand vous constatez avec sagesse :
"Dire combien devrait être grande, à l'échelle de cinquante ans ou d'un siècle, notre préoccupation devant les conséquences très probables du changement climatique sur les éco-système naturels et l'agriculture, paraît dérisoire. Je nous vois un peu comme ces quelques touristes ou personnes qui voient arriver le tsunami à Khao Lak et sont surpris par la rapidité avec laquelle il s'abat".
C'est mon combat, ma préoccupation, et aussi, il faut le dire, ma douleur depuis plus de dix ans
Pour NKM
Voir : http://www.lemonde.fr/sciences-et-environnement/article/2008/04/09/ogm-mme-kosciusko-morizet-denonce-un-concours-de-lachete-dans-la-majorite_1032500_3244.html

@ Catherine Jacob
Comme vous êtes la gardienne, apparemment, du hors et en sujet, et que ceci est clairement hors sujet, je veillerai aussi scrupuleusement que le le puis, à ne pas m'écarter de lignes d'écriture. Mais je finis au sujet de la séquence arachno. Après le JT, je suis retourné à l'endroit où s'est déroulée la scène décrite précédemment.
Le plus remarquable, c'est qu'il ne subsiste plus rien de la toile de la dite araignée.
Détail.

Hummm...

extrait du blog du sénateur Mélenchon :


"J’exprime les plus nettes réserve à propos de l’action politique de monsieur Robert Ménard, principal organisateur des manifestations anti-chinoises. A présent, à propos du Tibet et des jeux olympiques, on ne voit que Robert Ménard. Il parle, parait il, au nom de « Reporters sans frontière ». Cette association est réduite à la personne de Robert Ménard. Bien des anciens membres du conseil d’administration pourraient en dire long au sujet des conceptions démocratiques de monsieur Ménard dans sa propre association. Quand je me suis trouvé sur le plateau de radio à France Culture où l’on m’interrogeait sur le sujet du Tibet et des jeux Olympiques, messieurs Marc Kravetz et Alexandre Adler sont restés silencieux quand j’en suis venu au rôle de monsieur Ménard. Ils ne peuvent être soupçonnés de chercher à me complaire… Hors micro, les deux, exprimaient des réserves marquées sur les méthodes du personnage de Robert Ménard. Maxime Vivas a établi une analyse documentée extrêmement inquiétante sur ce personnage et ses sources de financements. Quoiqu’il en soit, il semble qu’il remplace aussi dorénavant les syndicats de journalistes, l’association internationale des droits de l’homme, Amnesty et ainsi de suite. Parfois même il remplace le Dalaï Lama. Robert Ménard milite pour le boycott des jeux et ce que ne fait pas le Dalaï Lama. Celui-ci dit au contraire que le peuple chinois mérite les jeux. Robert Ménard est un défenseur des droits de l’homme à géométrie variable. A-t-il mené une seule action, même ultra symbolique, quand les Etats Unis d’Amérique ont légalisé la torture ? A-t-il mené une seule action pour que les détenus de Guantanamo soient assistés d’avocat ? Robert Ménard a un comportement qui soulève des questions sérieuses au sujet des motivations de son action. "

Où quand un Magistrat réputé de droite encense un homme de gauche, tandis qu'un sénateur d'ultra gauche l'assassine !
L'est pas belle la vie sur le web ?...

Alors là, M. Bilger, je ne vous comprends plus. Vous qui d'ordinaire pourfendez à loisir l'imposture des professionnels de l'indignation, des agitateurs pistonnés et autres braillards accrédités, brefs de tous ces soit-disant croisés de l'humanisme qui ont leur rond de serviette dans les talk shows et dont les coups de gueules vains et hypocrites n'ont pour seule utilité, outre celle de faire tourner leur boutique, que d'imbiber de bonne conscience la foule sans âme de leur contemporains, voilà que vous vous lancez dans une hagiographie de celui qui les résume tous, ces pitoyables révoltés face caméra !
Mais comment ce fait-il qu'un homme avisé tel que vous puisse trouver quelque chose à défendre dans les gesticulations de Robert Ménard ? Ne voyez-vous pas que son militantisme n'est qu'un cosmétique au cynisme universel qui caractérise notre époque ? Le barouf pseudo humanisant de ces porteurs de badges arrange bien les vrais maîtres de l'histoire ; cette colère d'imbécile leur laisse le loisir de commercer, négocier, s'arranger comme ils l'entendent. En silence.

@Patoulatchi
Détrompez-vous : l'avocat n'est absolument pas un marchand de tapis au seul prétexte qu'il assure la défense d'un justiciable. Par les moyens qui lui sont offerts, il tente inlassablement de mendier pour l'honneur des justiciables qui lui confient leur liberté, leur sort, et parfois leur devenir. Bien souvent, au-delà du client, c'est une honorable cause que le défenseur tente de faire respecter. Que Dieu vous préserve de tomber un jour dans les mailles de la Police et de la Justice : vous serez heureux alors de faire entendre votre voix en Justice par une conscience à laquelle vous confierez votre confiance. Il n'est pas nécessaire d'avoir quelque chose à se reprocher pour tomber dans les filets de la répression... Demandez donc à Patrick Dils ou à d'autres, tant la liste est longue, si du fond de leur cellule, ils seraient arrivés au même résultat, sans Avocat, et en se contentant de faire confiance à leurs Juges. Ceux qui postulent leur mépris envers l'avocat parce qu'ils en ignorent la fonction sociale changent souvent d'avis lorsqu'ils en ont eu besoin.

Vous êtes d'accord avec moi et je ne le suis pas avec vous, au moins sur l'attitude de Nathalie Kosciusko-Morizet, mais je pense que c'est plus profond. J'ai déjà eu l'occasion de dire qu'elle me semblait un peu passionnaria pour un secrétaire d'Etat. Mais j'ajoutais, à sa décharge, que le sujet s'y prête.
Ceci dit ce débat, c'était la planche à savonnette du siècle, heu de la décennie, heu du mois...
Il faudra mettre la France sous cloche, bientôt. Vous me direz, on a bien mis le mètre-étalon.

Les gens n'aiment pas Ménard, ce n'est pas à cause du fait qu'il est agité ! Les gens détestent en fait les imposteurs. De nombreux articles montrent que Ménard est une taupe de la CIA. Il serait intéressant d'informer les citoyens qui financent Reporters sans Frontières : les marchands d'armes qui sont aussi les patrons de la presse ; la CIA ; les grands industriels, etc. Le co-fondateur de RSF critique Ménard publiquement.

RSF compte au nombre des outils qui servent à camoufler la peste médiatique en bienfait universel. Créé en 1985 pour « révolutionner l’univers du journalisme », RSF s’est transformé en entreprise de publicité et de communication événementielle à mesure que son patron, Robert Ménard, succombait aux vertiges du trotsko-reniement mondain. Entre critique de la presse et glorification du journaliste, il a vite tranché : « Nous avons besoin du soutien consensuel de la profession, tandis que la réflexion sur le métier de journaliste prête, par définition, à la polémique. Comment, par exemple, organiser un débat sur la concentration des organes de presse et demander ensuite à Havas ou à Hachette de sponsoriser un événement ? » Réponse ? En s’abstenant d’organiser un tel débat : « Notre ligne est d’être le moins politique possible, de nous situer exclusivement sur un créneau “droits de l’homme”. » Avec un produit-phare : la « liberté de la presse ». RSF s’est donc spécialisé dans l’usinage médiatique de martyrs. « Notre raisonnement est le suivant : tuer un journaliste, c’est aller contre la liberté d’expression qui profite à tous. C’est imposer à tous le silence » — une logique lumineuse qui conduirait à affirmer : « Tuer un électricien, c’est imposer à tous les ténèbres. »

RSF part d’un principe courant dans la profession : « Il n’y a pas de liberté sans liberté de la presse » car « la démocratie n’existe pas tant que les médias sont censurés ». Or, pour Ménard, la censure ne pouvant provenir que des États, des mafias ou des guérillas, marché rime avec liberté. Les groupes de communication ont applaudi le raisonnement. Le milliardaire François Pinault, via la Fnac qu’il possède (tout comme il possède l’hebdomadaire Le Point, le mensuel nul de Karl Zéro et une partie du QVM), finance les albums photo dont Reporters sans frontières tire ses revenus. Leur diffusion est offerte par le marchand de missiles Lagardère, via les NMPP qu’il contrôle. Le cœur léger, Pinault s’est également associé à RSF pour organiser la première « cybermanif » (03.05.00), dont Ménard a résumé l’approche « citoyenne » : « Le plus grand nombre d’internautes possible devaient se connecter au site de la FNAC. »

Reporters sans frontières peut aussi, au nom du contre-pouvoir, encaisser les subventions que lui attribue la Commission européenne — jusqu’à 70 % du budget de l’association au milieu des années 1990.

Avec RSF, les seules « frontières » de la « liberté de la presse » resteront pour longtemps les censures de l’argent. Le Quotidien vespéral des marchés et L’Écho des start-up ESU (encore connu sous le nom de Libération) glapissent lorsqu’un reporter se fait arracher sa carte American Express par un gavroche famélique du Tatarstan. Mais ils se taisent et ils se courbent quand Pinault, Messier ou Riboud achètent les faveurs des journalistes (lire PLPL, nos 1 à 4). Robert est heureux : « Depuis la naissance de Reporters sans frontières, en 1985, la liberté de la presse a considérablement progressé. […] En France, la presse est non seulement plus libre, mais aussi plus impertinente. » Quelques années auparavant, Ted Turner, patron multimilliardaire de CNN, avait dressé le même constat béat : « Depuis la création de CNN, la guerre froide a cessé, les conflits en Amérique centrale ont pris fin, c’est la paix en Afrique du Sud alors que la situation semblait désespérée, ils essaient de faire la paix au Moyen Orient et en Irlande du Nord. Les gens voient bien que c’est idiot de faire la guerre. Personne ne veut passer pour un idiot. Avec CNN, l’info circule dans le monde entier. Personne ne veut avoir l’air d’un débile. Donc ils font la paix car, ça, c’est intelligent. » (Documentaire « La planète CNN », Arte)

La médaille (dorée) a son revers (sanglant) : quand l’Occident, donc la Liberté, bombarde et tue des journalistes, RSF préfère regarder ailleurs, plus doué pour compter ses euros que les cadavres de « nos » ennemis. C’est ce qui semble s’être passé en avril 1999 : l’aviation atlantique avait bombardé le site de la radio-télévision serbe, tuant seize personnes. Au nombre des victimes, plusieurs journalistes ou assimilés. Cependant, au printemps 2000, quand RSF publia son célèbre rapport annuel sur le nombre des journalistes tués pendant les douze mois précédents, l’organisation « oublia » de compter ces victimes-là. L’eut-elle fait, elle aurait du reconnaître qu’en 1999 le principal assassin de journalistes avait été…

(...)Robert Ménard, il ne s'est jamais tu pour personne."

C'est vrai.

Y compris pour les journalistes qui étaient au Tchad pour médiatiser l'Arche de Zoé, qui n'en n'avait pire que rien à faire des employés tchadiens auxquels l'association avait fait prendre des risques inconsidérés et dont elle abusé de la confiance.

Très honnêtement, j'aime bien Robert Ménard et sa façon d'avoir mal et d'étouffer de colère quand la liberté de la presse est battue, emprisonnée, torturée et assassinée dans le monde.

Mais lui à la télé, avec Hervé Chabalier, défendant cette liberté de ce journalisme-là, fait de médiatique et de plan de communication à deux balles, m'a déçue.

Que les journalistes soient sortis du Tchad, soit. Mais, pour R. Ménard et H. Chabalier, être de suite après le retour des journalistes sur les plateaux de télé pour parler Liberté de la presse, je dois avouer que pour moi, cet épisode a mal passé.

"Ménard, lui, est d'une formidable mal-pensance. L'anticonformiste, c'est lui."

Pas sur ce coup-là.

@Daniel Ciccia

Est-ce que vous parlez de Rhagoletis cerasi, la mouche de la cerise qu’après l'avoir sauvée de l’araignée vous auriez empêchée de pondre cinquante asticots dans vos cerises en enduisant le tronc de glu, ou encore de Glossine, la mouche qui tue le bétail, cette tsétsé dont la morsure est douloureuse et qui injecte Trypanosoma gambiense, un parasite qui cause chez les hommes la maladie du sommeil mais que les écologistes veulent malgré tout qu’on l’éradique uniquement à l’aide de barrages naturels de façon à en préserver une partie au profit de l’écosystème, ou simplement de la célèbre Mouche du coche, celle qui fait l’empressée, s’introduit dans les affaires, fait partout la nécessaire, agitant son petit drapeau sous le nez de l’attelage suant et soufflant sur le chemin montant, malaisé, de tous côtés au soleil exposé qui conduit au pays de cocagne, pique l’un, pique l’autre, et pense à tout moment qu’elle fait aller la machine ? Hum ?!


Catherine,

Je trouve votre commentaire extrêmement désagréable.

"la parole est libre"
Vous lire est un bonheur.
Vous entendre (sur France Inter, ce jeudi matin) l'était tout autant.
Votre Liberté d'Expression est un bonheur. Merci d'oser le fondamental, l'Essentiel.

Je rappelle, juste pour mémoire, et avec un brin de mauvais esprit, que l'avocat de Charlie Hebdo est aussi celui de Clearstream, celui qui "harcèle" Denis Robert ...

Denis, Robert, Philippe ...

De jolis prénoms, à mon sens.

Et si je défends souvent auprès des gens que je croise Robespierre, ce n'est pas en oubliant ses "victimes", en bêtifiant sur l'hagiographie de Massin ...
C'est parce qu'un Homme Politique (majuscules volontaires) français fut un jour qualifié "d'incorruptible".

Cordialement,

AD

PS : je suis au regret d'avouer n'avoir pas lu les commentaires assurément intéressants précédemment publiés. Il est tard et devant des mots de sincérité, naïvement, on a parfois envie d'oublier la gaudriole à laquelle on voudrait bien se tenir ...

Bonsoir ou bonjour, selon !

Je ferai court pour une fois.

Je vous laisse un lien que vous connaissez, Philippe (les autres aussi, à mon avis)

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=38542


Bon week-end à toutes et à tous !

@Jean-Dominique Reffait :

"Robert Ménard plaît aujourd'hui car il s'attaque à la Chine et que tout le monde, peu ou prou s'inquiète de cette dévoreuse de délocalisations, de cette puissance inconnue, de cette superbe conférée aux Chinois par des millénaires d'histoire et une puissance nouvelle qui semble imparable."

Je suis tout à fait d'accord avec vous.
De toute manière, on nous avait déjà fait le coup des reportages sur les clandestins qui servaient de la... dans les restos chinois parisiens. Ouf, j'habite en Alsace ! Moi, je pensais à ces pauvres bougres qui rêvaient de s'intégrer en France (ceux pour qui les mêmes stars enfilent aussi les Tshirts, comme quoi...)

Et puis, moi, le coup du péril jaune, on me l'a fait plein de fois. Ca date pas de hier. Déjà dans les années 80 on en parlait.

Je pense, en effet, qu'il fallait y réfléchir à deux fois avant de dire "oui" pour Pékin !
Machine arrière toute : qui a allumé l'allumette dont nous parle Catherine Jacob ?

Je respecte les Tibétains et je veux bien croire ce que certains médias veulent bien rapporter des conflits entre l'Etat chinois et les Tibétains.

Pourtant, si je le pouvais, j'aurais une question à poser à ces stars qui arborent ce Tshirt : pour leurs vacances, vont-elles uniquement dans des pays où les droits de l'homme (et de la femme, bien entendu) sont - strictement et dans leur intégralité - respectés ?
Commerce et tourisme (lui-même étant du commerce, bon, je me comprends) vers la Chine : pour être politiquement bien-pensant, il ne faut plus y aller, non, non !

Je me demande quel pays il nous reste : à l'époque, on disait que les voyages formaient la jeunesse !

Là, une grande remise en question du principe, celui que les jeux olympiques sont censés symboliser, s'imposerait.
Sur ce coup-là, les jeux auront divisé au lieu de fédérer, rassembler et amener un vent d'espoir de paix sur cette Terre !

Le rêve n'a plus sa place. L'âme des Jeux olympiques est morte. Vive les Jeux Olympiques !

Affaire à suivre.

P.S : j'ai pas fait court, en fait. Pas pu résister à la tentation d'exprimer mon avis sur la question.

Une p'tite dernière :

A Nicolas :


RSF s’est donc spécialisé dans l’usinage médiatique de martyrs. « Notre raisonnement est le suivant : tuer un journaliste, c’est aller contre la liberté d’expression qui profite à tous. C’est imposer à tous le silence » — une logique lumineuse qui conduirait à affirmer : « Tuer un électricien, c’est imposer à tous les ténèbres. »


Je pense aussi que toute vie mérite qu'on en parle. Aucune n'a plus de valeur qu'une autre. Ce n'est pas la fonction qui doit jouer. C'est le fait d'être ou d'avoir été un être humain, avec ses larmes, ses joies, ses rêves et sa famille.

Bon we à tous !

@La mouche du coche
Vous n'aimez pas "commentaires sans frontières" ?...

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