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Voici les sites qui parlent de Anna Gavalda : du coeur à l'ouvrage :

Commentaires

anna gavalda

J'essaierai de faire mieux la prochaine fois...

Véronique

@ Pierre Murcia

Ce que je discute à Pascal Dazin, c'est sa volonté de vouloir faire, par exemple, d'Outreau, une grille de lecture du fonctionnement général de l'institution judiciaire.

Et de s'adresser à Philippe Bilger comme si celui-ci n'était qu'une petite main au service d'un totalitarisme judiciaire, qui ne serait constitué que de ramifications proliférant dans la structure toute entière.

Pour l'affaire d'Outreau, je pense qu'un vrai débat public a été escamoté au sujet de la fiabilité des méthodes de travail des uns et des autres (policiers, services sociaux, magistrats, avocats, médias).

Je pense que pour déchiffrer cette absence de maîtrise des différents acteurs, il faut se garder des tentations idéologiques et des utilisations à des fins politiques et politiciennes.

Une absence de maîtrise dans une situation professionnelle donnée tient aussi et surtout dans la façon dont le travail des uns et des autres est fait ou n’est pas fait, est contrôlé ou n’est pas contrôlé, est remis en question ou n’est pas remis en question.

Très simplement, ma modeste expérience professionnelle m'a appris que ce regard et cette exigence d'analyse rationnels et dépassionnés sont, au fond, bien plus compliqués et difficiles à mettre en place et à faire tenir que les lectures, dont le finalité est de vouloir à tout prix démonter, au moyen de telle ou telle affaire, la validité de notre vision générale des choses et de nos engagements.

Pour finir, Pierre, où avez-vous lu que je mets en cause la légitimité des magistrats ?

Pierre Murcia

@ Véronique

Bien sûr que vous devez réagir, si vous en ressentez le désir ou le besoin.

Je crois que ce que je m'efforce de dire, c'est autre chose. Prenez le commentaire de Catherine Jacob sur Pascal Dazin, c'est un peu toujours la même hypothèse qui lui donne corps et fondement.

Cette hypothèse c'est la suivante : "votre affaire est personnelle, elle tombe sous le coup de la chose jugée, etc."

C'est une chose qui est arrivée des centaines de milliers de fois à Monsieur Dazin, on ne sait pourquoi. Je veux dire qu'une hypothèse par définition, on la fait et on voit si elle fonctionne, si elle "marche".

Aucun moyen pour vous donc d'entendre que Pascal Dazin parle en réalité du droit des enfants et des principes liminaires de la procédure civile, tels qu'il ne sont pas respectés dans les tribunaux, quotidiennement, au chapitre des affaires familiales.

Je ne sais pas pourquoi il en est ainsi avec Monsieur Guillou et Monsieur Dazin. Peut-être, chère Véronique, ferez-vous parties des premières à ne plus vous jeter à l'eau avec les millions de moutons de Panurge allant répétant : que veulent-ils, ces mères instrumentalisées, ces pères exclus, ces enfants victimes, avec leur petites affaires privées ?

Véronique, relisez, je vous prie, ce que Pascal Dazin écrit. Voyez si la convention européenne des droits de l'enfant est une affaire personnelle. Pascal Dazin est un porte-parole. Il a derrière lui seize longues années d'études, de rencontres, d'engagement, de recherche de solutions à des questions concrètes.

POUR LES ENFANTS.

Il ne faut pas confondre.

Le problème, et je crois que nous le partageons vous et moi, avec la même gravité et sans doute le même besoin de le poser, c'est que nous mettons en cause la légitimité de la magistrature. Mettre en cause la légitimité de la magistrature dans le domaine des affaires familiales, ce n'est pas une petite affaire, c'est un engagement républicain.

Sans doute est-il facile de renvoyer Alain Guilloux, Pascal Dazin, à leur Bretagne natale, en proclamant que "leur "douleur" et leur "souffrance" nous touche mais monsieur l'Avocat général ne peut rien pour eux." Monsieur Bilger n'ayant certes pas - et là-dessus je suis entièrement d'accord avec Catherine Jacob - ouvert ce blog pour faire des procès parallèles.

On peut soutenir cette attitude en se mettant du côté de la foule, qui ne veut pas lire, qui ne sait pas lire. Mais nous les être singuliers, nous savons lire. Nos jugements littéraires ne sont pas tributaires des vocalises de France Inter. Nous savons que Pascal Dazin écrit quelque chose d'important. Pas quelque chose de beau, pas quelque chose de poignant ou de commercial, pas une histoire sensationnelle. Quelque chose d'important pour la civilisation.

Véronique, je lis que vous êtes civilisée. Lisez Pascal dans l'intimité de votre coeur, et méfiez-vous en ce qui le concerne des sirènes de la foule. C'est un auteur.

pilavoine... ou peut-être sbriglia

"Je me demande s’il n’y a pas chez certains une méprise fondamentale concernant la nature du Blog ouvert par l’avocat général qui nous intéresse."

...L'hôpital qui se f... de la charité !

Catherine JACOB

@JD Reffait, P Dazin et leurs semblables.

Je me demande s’il n’y a pas chez certains une méprise fondamentale concernant la nature du Blog ouvert par l’avocat général qui nous intéresse.
Il ne s’agit pas en effet d’une nouvelle possibilité de recours en marge des juridictions habituelles. Une affaire ne peut y être tant plaidée que rejugée, ne serait-ce que virtuellement et pour la forme comme dans certaines émissions de radio-télévision qui sont tenues par ailleurs à cet égard par un certain nombre de prescriptions légales.

D’autre part, le code, pénal il me semble, constituant en délit le commentaire public et/ou la critique de décisions de justice particulières passées en force de chose jugée, il n’est pas possible à quiconque, même à un avocat général, d’ouvrir une audience privée dans un média de caractère public pour rouvrir des débats concernant quelque affaire particulière que ce soit d’ailleurs, passée, présente ou à venir, mais seulement de les citer au besoin comme (ou en) exemple.

Donc on n’a pas affaire à St Louis sous son chêne de justice !

On ne peut pas non plus y débattre des affaires dont s’est lui-même occupé le magistrat qui nous intéresse si l’on est l’une ou l’autre des parties intéressées dans de telles affaires, car cela tomberait sous le coup d’un certain nombre d’autres articles du dit CP que je n’ai présentement pas précisément en mémoire mais qu’il est facilement possible de retrouver sur la base de « outrage à magistrat dans l’exercice de ses fonctions ».
Ce qui ne signifie pas qu’on ne puisse pas, en respectant certaines formes, en particulier langagières, simplement « évoquer son cas » et à titre d’illustration d’une opinion qui le dépasse par ex. ou encore, et en vertu de la liberté de penser et de s’exprimer, critiquer en respectant par ailleurs les mêmes formes, en particulier celle de la démonstration, l’opinion ou les opinions de l’hôte du blog telles que exprimées par lui-même à l’occasion de tel ou tel billet, à savoir en tant que blogueur ou écrivain.

Ce qui s’agissant du judiciaire, est possible en revanche, et ce qui est véritablement intéressant pour tous, c’est
- soit d’exprimer une opinion, plus ou moins documentée, quant à telle ou telle affaire telle que d’ores et déjà connue sur la place publique et mettant en œuvre des invariants du domaine de la culture juridique en général qui sont précisément ce à propos de quoi il est de l’intérêt de tous, et intéressant pour tous, d’ouvrir un débat public de blogueurs.
- soit de poser ou de théoriser des questions de droit d’ordre général dans ce qu’elles ont de particulièrement interpellant pour le citoyen lambda, en les illustrant au besoin par les traitements qu’elles ont pu recevoir dans tel ou tel cas (ou procès) particulier.
- Il est également possible de commenter l’actualité en général et non pas seulement l’actualité des tribunaux, et ce de divers points de vue, y compris le point de vue du droit, quand éventuellement on le peut et en référence au billet du jour bien évidemment, dernier point qui vaut dans tous les cas de figure qu’on prenne ou non le chemin des écoliers ou les chemins de traverse leibniziens pour y parvenir, ou encore qu’on aille droit au but de façon plus cartésienne.

Du moins c’est mon opinion.
- Enfin, le billet de référence concerne un pavé littéraire de 637 pages et non pas un pavé dans la mare judiciaire.

DAZIN

Jean-Dominique, je dois répondre à votre long commentaire, dont je vous remercie.

Nous ne parlons pas exactement de la même chose, voici sans doute pourquoi je trouve vos propos assez décalés des miens.

Je ne parle pas de "la douleur". Je ne me plains pas. J'expose la douleur que j'ai constatée dans des milliers de familles, reçues chez moi, au long de quinze années de vie associative.

Je ne dis pas seulement que l'appareil judiciaire peut se tromper ou "dysfonctionner". Je dis qu'il s'est accaparé des problématiques qu'il lui était interdit de capter, et qu'il envenime, dans la carence des services publics, stérilisés par la démission politique devant les évolutions sociétales.

Je ne m'abaisse nullement au niveau des brutalités institutionnelles. Mon langage est difficile à supporter pour qui ne comprend pas que je ne fais que refléter par mes mots, exactement comme Prévert disait aux imbéciles qu'ils déboisaient.

L'appareil judiciaire, qui devrait être saisi dans la carence de tous les autres recours, est à présent sur-utilisé, au point que cela est devenu un nouveau conditionnement. Comme si, après la phase religieuse et de notre société, faite de conseils et d'observances moralistes, avait succédé cette phase psycho-judiciaire faite de poncifs para-médicaux (dits "psychologiques) et d'ordonnances judiciaires, venant valider notre dérive ultra-libérale et flatter nos besoins de prise de pouvoir sur l'autre pour exister.

Et enfin, je ne personnalise pas, Jean-Dominique. Même si je vous appelle par votre prénom, je ne vous connais pas. Il en est de même pour ce Philippe Bilger, dont tant de gens sur ce blog ont écrit qu'il gagnait à être connu à titre personnel. Peu m'importe, là n'est pas le sujet. Il y a des gens intelligents partout. Et même les pires dictatures ont connu des gens fins, intelligents, cultivés, bons pères de famille, etc, à leur tête.

C'est du système judiciaire dont je déplore les excès, pas des individus qui l'animent, même si je suis convaincu que ce système irresponsable sécrète des comportements irresponsables et filtre mal les déviances mentales et morales, exactement comme un certain type de service public sécrétait d'autres déviances, dont l'alcoolisme par exemple le taux fort est l'un d'eux. J'ai côtoyé de très nombreux magistrats et avocats. Je ne me souviens qu'exceptionnellement de leurs noms et éventuelles qualités ou particularités. Ce que j'ai observé, c'est leur corporatisme et leurs réflexes border-line collectifs, au-delà de leur présentation superficielle et des différences qu'ils éprouvaient ou non le besoin de mettre en avant.

Et il ne s'agit pas dans mon esprit de changer ces gens. Nous les avons? Gardons-les. Il s'agit simplement:

1) de les recadrer dans leurs véritables missions, sans plus les laisser déborder, dériver, oublier qu'ils sont là pour dire le droit (être autoritaires) et non le faire (être autoritaristes) au civil comme au pénal;

2) de substituer à leurs abus de déclarations de compétences des services publics neutres et bienveillants, non conflictuels, non mercantiles, au service des nouveaux besoins sociétaux, avant tout chez les isolés, les grands démunis par notre système d'exploitation conflictuelle inter-humaine appelé jadis "République"? les enfants, les vieux, les parents.

Même si j'ai quitté ce blog, je voulais vous répondre. Bon courage à vous.
Cordialement.

Véronique

@ Pierre Murcia

En quoi le fait d'ignorer l'affaire de Pascal Dazin devrait me contraindre à ne pas réagir à un commentaire qui m'apparaît infondé et injuste quant aux griefs adressés à Philippe Bilger ?

C'est vrai que j'ignore tout ou presque tout du travail d'un magistrat aux affaires familiales. Mais j'ai suffisamment lu ce blog pour savoir que Philippe Bilger ne correspond en rien à la vision que Pascal Dazin a des magistrats.

Et je pense que la colère et la souffrance mêlées, si elles n'en restent qu'à l'état de colère et de souffrance, ne protègent de rien.

Pierre Murcia

Bonjour Jean-Dominique Reffait,

Il ne s'agit pas de l'affaire de Pascal Dazin. S'il ne s'agissait que de son affaire, on pourrait distinguer le bon et le mauvais, distribuer les blâmes, les félicitations. Mais je crois que l'abus de pouvoir, le viol de la convention européenne des droits de l'enfant, le mépris des principes liminaires de la procédure civile, sont des activités menées quotidiennement dans les tribunaux par les juges aux affaires familiales. Ce désastre concerne des milliers de parents et des milliers d'enfants.

Le respect de la convention européenne des droits de l'enfant, le respect des principes liminaires de la procédure civile, le droit à un procès équitable lorsque des magistrats se sentent visés par des accusations de malhonnêteté et abusent de leur pouvoir pour faire taire le citoyen, dans son bon droit, toutes ces choses appartiennent à tous et concernent le peuple français dans son ensemble.

On ne peut que saluer le courage de monsieur l'Avocat général, qui sort de l'arrière-boutique et s'avance dans la lumière. Il donne ainsi à Pascal Dazin le bâton pour le battre. Et je note également qu'il ne censure pas ses propos mais les laisse apparaître sur son blog, dans leur légitime brutalité que Véronique et Pivoine on pris pour de la grossièreté.

Véronique et Pivoine ne savent rien de l'injustice dont il est question ici et de l'ampleur de la tâche déjà accomplie par Pascal Dazin pour la comprendre et demander le droit. Il est regrettable que leur défense prenne l'allure d'un propos de table alcoolisé en train de dégénérer. Pascal Dazin connaît son affaire et peut citer des milliers de témoignage et de faits prouvant le scandale dont il s'est fait le porte-parole courageux et tenace. Loin d'être sans fondement, son point de vue est construit, argumenté, expérimenté, il y a dans ses livres des propositions politiques d'une grande pertinence.

Monsieur l'Avocat général, s'il a eu l'ouverture d'esprit et l'engagement de s'exposer au public leste et souvent impétueux des blogs, ne lui en tiendra pas rigueur. Il comprendra que la parole brutale de Pascal Dazin est le reflet fidèle et sans concession de la réalité du milieu des affaires familiales aujourd'hui. Il ne prendra rien personnellement.

Si monsieur l'Avocat général a eu le courage de s'exposer devant les médias et sur internet, je ne peux douter qu'il n'aura pas la médiocrité de s'offusquer de la posture du brave, qui vient réclamer à ceux qui se prétendent les représentants de la justice le respect légitime de milliers d'enfants en France. Il répondra présent. Et pour une raison simple. Pascal Dazin est dans le bon droit. Et c'est le vôtre, Jean-Dominique, aussi.

pilavoine

Une fois encore Jean-Dominique trouve les mots justes...

Jean-Dominique Reffait

Dazin,

Ce que la justice vous a visiblement fait subir, je suis prêt à le parier, n'égale en rien ce que j'ai eu à subir d'elle, après quatre procès d'assises, deux cassations et deux morts. Il n'y a pas d'équivalent dans l'histoire procédurale de ce pays.

Lorsque je suis arrivé sur ce blog, ça n'était pas pour déverser mon ire que je réservais à la procédure en cours, ni mon mépris, que je réservais à des individus parfaitement identifiés. Certes je voulais en découdre avec l'avocat général, parce qu'il s'agit d'une espèce que j'ai vue tristement et, surtout, bêtement à l'oeuvre. J'en avais conçu le sentiment, non infirmé à ce jour, que la médiocrité intellectuelle est ce qui prévaut parmi les magistrats : ils ne sont pas foncièrement méchants, ils sont le plus souvent incultes et d'une intelligence médiocre.

J'ai trouvé ici un homme - car je ne vais jamais au-delà de cette appréciation dans mes relations avec les autres - qui exprimait une différence véritable. Cet homme n'est pas exempt de défauts, mais il les assume. Ses positions, il les affiche et les soumet à la critique quand bon nombre de ses collègues se réfugient derrière leurs hermines mitées d'acariens en prenant des poses de commandeur. Il y a, je crois, sacrifié une fin de carrière qui aurait du le mener à de plus hautes fonctions, juste pour affirmer son existence singulière au sein d'une institution qu'il aime, qu'il sait peu aimable et à qui il souhaite un autre visage.

Votre douleur est respectable, croyez que je la comprends très bien, que vous ayez tort ou raison dans votre affaire. Mais ne vous trompez pas de cible, car vous y perdez en crédibilité : Philippe Bilger n'est pas celui qui vous a fait du mal, il critique suffisamment le fonctionnement de son institution pour le créditer de bonnes intentions à l'égard du justiciable. Cela ne signifie pas que Philippe Bilger n'ait jamais fait de mal à quiconque, je pense même le contraire car on n'exerce pas une fonction d'autorité sans s'abuser soi-même et abuser les autres, aussi scrupuleux que l'on soit. Mais il appartient à ceux qui auraient à s'en plaindre, et uniquement à ceux-là, de venir ici exprimer leur ressentiment. Ni vous ni moi n'appartenons à cette catégorie.

Philippe Bilger a le mérite d'affronter le jugement des autres et ne craint pas de se prendre des douches froides. Est-ce pour autant le but de ce blog ? Non, assurément.
Nous avons, vous et moi, le devoir de comprendre, d'apprendre, et lorsqu'au milieu de ce magma informe que constitue le corps des magistrats, il en ressort un qui vous tend la main, vous invite au dialogue franc, il n'est ni courtois, ni utile de l'invectiver.
Jamais, Dazin, nous ne devons descendre au niveau de ceux qui nous ont fait mal, jamais.

Dazin

Pilavoine et Véronique,

L’appareil judiciaire s’invite autrement grossièrement dans la vie des gens que je ne me suis effectivement introduit dans ce blog consacré à un procureur si différent et si raffiné.

Ce sont les intrusions judiciaires dans les vies des parents en difficulté, transformés artificiellement en adversaires afin de les exploiter dans les cabinets d’avocats sous prétexte de l’intérêt supérieur de leurs enfants, qui sont vraiment grossières. Depuis 38 ans, déjà. Quel gâchis pour notre civilisation.
Et puisque vous parlez de trous dans mes chaussettes, les bas de laine des exploiteurs sont quant à eux en très bon état : aucune des actions placées grâce à ces affaires ne sortira de leur pochon.

Mon introduction dans ce joli blog fut de courte durée.
Je vais m’en aller, comme je suis venu.
Je n’ai pas fait de mal, et n’en dirai certes pas autant des actions judiciaires, au civil et par conversions pénales, banalisées sous prétexte de vie de famille difficile : ces intrusions sont brutales, discriminatoires, invasives, et violent deux conventions ratifiées autant que la dignité des parents discriminés, d’une part, et que l’histoire de leurs enfants, d’autre part.

Philippe et moi n’avons pas gardé les vaches ensemble, vous avez raison. Il est du côté du sabre caché dans la cape, et moi du côté des sabots.

D’ailleurs, le terme de « garde » lui convient mieux qu’à moi.

Pourtant je fus un taureau dans votre arène. Un taureau devenu indifférent aux coups bas. Un taureau qui ne répond jamais de la corne aux coups reçus, fussent-ils mortels. Je réponds avec mes mots, des idées, des propositions, un combat où je fus le seul à être loyal.

J’ai agacé le magnifique et brillant toréador, applaudi par sa cour. Je n'ai pas applaudi. mais je n’ai pas souffert des banderilles que vous, par exemple, m’avez planté pour m’affaiblir, au secours du maestro.

Vous me comparez à une grosse caisse. C’est curieux, car la première fois que je suis entré dans un tribunal (j’étais père de famille, ce n’est certes pas un délit, du moins a priori, mais c’est une insuffisance dans ce temple de la discrimination selon le sexe), une avocate s’amusant à m’humilier me présenta comme « un médecin de caisse ». Je m’étais dit plus tard qu’elle pensait au tiroir, mais vous m’apprenez qu’elle évoquait plutôt la fanfare, celle que je jouais pour tenter de ne pas perdre mes prérogatives fondamentales.

Avec mes gros sabots aux chaussettes trouées, je vous laisse. Parce que je n’ai pas de plaisir à être contredit d’aussi grossière et finalement habituelle façon.

Mais un détail : vous comparez la musique militaire à la musique classique. Vous comparez la médecine du travail à la médecine. Vous comparez Bilger à l’ordinaire du magistrat. C’est pour moi assez méchant au sujet de la médecine du travail et de la musique militaire.

Pratiquez-vous la musique ? Etes-vous médecin, voire spécialiste en médecine du travail ? Avez-vous pratiqué une trentaine de magistrats comme je l’ai fait aux dépens de ma famille depuis que je suis devenu un bon père?

Si oui, chapeau. Téléphonez-moi, nous avons de vraies expériences à échanger, au-delà de votre mépris de surface.


Laurent Dingli

Je n'ai pas lu cet ouvrage. Mais, si vous le permettez, je vous recommande à tous la lecture du premier roman d'Isabelle Fiemeyer, Les 3 noms d'Esther, paru aux éditions Maurice Nadeau. Un livre non seulement très bien écrit, mais aussi bouleversant.
Incidemment, à lire aussi les extraits d'André Suarez sur Mein Kampf que publie Pierre Assouline sur son blog :
http://passouline.blog.lemonde.fr/2008/05/08/suares-avait-pourtant-prevenu/

Opium est père et mère de tous les vices

Véronique
«C'est du poison qui rend injuste et fou. »

Comme le «radjaïdjah» alors ? Qui rendit fou le fils de Wang Jen-Ghié, lequel voulait dès lors couper la tête à tout le monde pour permettre aux gens de découvrir La Voie [ le Tao].

pilavoine

@Dazin

Tu ?...

Frère ?...

Qu'est-ce donc qu'ensemble vous gardâtes ?

De quelle obédience vous portâtes, tous deux, le tablier ?...

A vous lire, Monsieur, à vous relire tant est grande la confusion de la forme et du fond (et bien que vous soyez, à en lire votre site, "spécialiste des relations humaines" (sic !)) on se dit, paraphrasant Clemenceau, que la médecine du travail est à la médecine ce que la musique militaire est à la musique...

De grâce, quand vous entrez pour la première fois dans une maison, ne mettez pas les pieds sur la table dès le premier jour : pour peu que les chaussettes soient trouées, l'assemblée peut en ressentir quelque légitime désagrément...

Véronique

@ Pascal Dazin

Quand comprendrez-vous qu'en chargeant Philippe Bilger de tous les maux que vous prêtez à l'appareil judiciaire, vous vous trompez totalement de cible.

Si PB est écouté quand il parle dans les médias, c'est parce que l'auditeur saisit de suite qu'il a affaire à un mec rare et sincère. PB est à peu près un des seuls magistrats qui, publiquement, ne veut pas se raconter d'histoires, et qui s'efforce d'être lucide vis-à-vis de la corporation à laquelle il appartient.

Les juridismes ne sont pas son univers. L'ambition et l'orgueil qu'il a pour son métier, l'autre mot de sa morale, le portent ailleurs, plus haut.

Serge Portelli, dans des positions exactement opposées à celles de Philippe Bilger, souffre du même mal que PB, un trop-plein d'humanité et de sincérité.

Alors, s'il vous plaît, protégez-vous de vos ressentiments et de vos amertumes. C'est du poison qui rend injuste et fou.

DAZIN

Je n'ai rien compris à ton texte au sujet de ce livre présenté comme une série de tranches de pain sec, version prison, puis de béatitude, mais version sortie de prison.

Frère Philippe, tu ferais mieux de lire des textes plus courts et plus intéressants que ce pavé. Sous le pavé, la plage.

Je te conseille de lire: "Séparations parentales: l'impasse judiciaire". C'est plus court, aussi bien écrit, et beaucoup plus pratique.

Tu pourrais aussi avec bénéfice lire "Justice familiale : de l'impasse à l'imposture". C'est du même auteur. Un type très bien. C'est plus long mais d'après lui, c'est encore mieux.

Je peux te les envoyer, si tu veux.

Après, tu en ferais un thème de blog: "Pourquoi j'ai quitté l'appareil judiciaire, bien que j'y jouissais d'une place sans risque et sans danger", et que tous les médias gobaient mes propos comme si j'étais une réincarnation du Christ, simplement parce que je représente le pouvoir le plus dangereux de la République bafouée.

SR

PSG - Amiens sans Pauleta va permettre à un club de 2ème division d'accrocher les spectateurs jusqu'à la probable relégation des Parisiens. Des fois on aimerait que tous les livres fassent 600 pages pour nous éloigner de la réalité le plus souvent.

Duval Uzan

Bonjour,

Je ressens plus qu'un manque après l'émission télévisée sur Berégovoy, mais évidemment, réserve oblige, comme c'est triste Venise...
Bonne journée.
Duval Uzan

Véronique

@ Noblesse Oblige

Oui, j'ai lu "Le vampire de Ropraz", Jacques Chessex - Grasset (2007)

En 100 pages, JC explore les recoins les plus bruts et les plus sombres de l'âme humaine, quand elle s'abandonne à l'instinct collectif de désigner un coupable, qu'il lui faut à tout prix punir et sacrifier.

Une littérature sans complaisances, noire, lumineuse, humaine, écrite dans un maillage de mots serrés au plus près les uns des autres.

Noblesse Oblige

Je ne l'ai pas lu car, en ce moment, et depuis longtemps déjà, je lis Jacques Chessex. Avez-vous lu Le vampire de Ropraz ?

Catherine JACOB

Avec votre famille, votre travail, les interviews, le blog et le PSG, vous trouvez encore le temps de lire des romans de 637 pages ? Mais vous êtes une véritable force de la nature !

Thierry SAGARDOYTHO

Bravo Philippe de digérer de tels pavés en aussi peu de temps !

Jean-Dominique Reffait

De l'art de Philippe de doucher les commentateurs : un billet sur 637 pages que personne n'a lues et pan, ça calme.
Etant actuellement dans Sodome et Gomorrhe de l'ami Proust, j'ai cependant toutes les audaces d'un imbécile pour commenter un billet dont je ne connais rien au sujet, histoire de se détendre.
Philippe, vous affirmez que jusqu'à la page 289, le roman déçoit. Seul un magistrat habitué à se farcir des milliers de pièces d'un dossier, parmi lesquelles des rapports de gendarmerie, me semble capable de cet exploit : se taper 289 pages décevantes sans filer le bouquin à sa femme (Tiens, lis, c'est un truc de gonzesse, ça te plaira sûrement).
Vous nous révélez ensuite que le roman commence page 293. Doit-on conclure que les pages 290, 291 et 292 n'ont pas été imprimées, qu'il s'agit de pages blanches ? A moins, coquin, que vous n'ayez lu qu'une page sur quatre, ce qui réduirait votre exploit précité à 72 pages ?

J'ai apprécié l'adjectif "giralducien", nouveau pour moi et qui me donnerait presque envie de lire les pages que vous circonscrivez à l'influence de Giraudoux que j'aime beaucoup.

Une coquille vous fait écrire "le live terminé", lapsus dénotant chez vous une addiction profonde au show business. Au fait qui a été éliminé de la Nouvelle Star ?

J'ai pensé à vous cette nuit. Je roulais de nuit, entre Pau et Paris. D'ordinaire, j'écoute France Culture sur la route. Le dimanche soir, cette station s'efforce d'endormir lourdement ses auditeurs avec des émissions d'un ennui indépassable. J'ai zappé : foot. Rezappé : foot. Foot partout. J'ai donc écouté la retransmission de Marseille-Bordeaux.

Archétype du commentaire sans intérêt...

SR

Les ouvrages de Gavalda sont un peu gnangnan non ? Mais bon, l'air du temps va vers l'émerveillement de la simplicité (simpliste) enrobée de sophistication maniérée.

Véronique

Enfin quoi, Philippe !

Pourquoi ce sont que les premiers en haut des listes des best-sellers qui attirent votre attention ?

Croyez-moi, il y a des parutions remarquables qui éclairent tous les tons du noir et de la grande difficulté de la restauration de soi.

Souhaitez-vous, pour vous guider dans votre choix de lectures, que je vous adresse régulièrement notre catalogue ou/et l'adresse du site de la bibliothèque où apparaissent nos acquisitions récentes ?

A titre d'exemples, dans la tonalité noire (1) :

" Récidivistes: chroniques de l'humanité ordinaire ", Serge Portelli - Grasset (2008)

" Comparutions immédiates: enquête sur une pratique judiciaire ", Angèle Christin - La Découverte (2008)

" Paroles de procureur ", Erick Maurel - Gallimard (2008)

...Et bien sûr, mille et une autres propositions à disposition dans notre fonds.

(1) j‘ai lu les deux premiers titres avec beaucoup d‘intérêt. Pour "Paroles de procureur", si vous le permettez, je vous en parlerai dans votre blog quand je l’aurai lu.

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