Lénine, qui ne péchait pas par idéalisme, savait de quoi il parlait en évoquant les "idiots utiles" qui, en totale inconscience, servaient les intérêts de la Révolution.
Ces derniers temps, autour de l'émission "Vivement Dimanche" de Michel Drucker consacrée à Olivier Besancenot (OB), on en a vu graviter un certain nombre, de ces "idiots utiles". Certes, la plupart s'en tenaient au registre médiatique, percevant la prestation télévisuelle d'OB comme la manifestation, en quelque sorte, d'un retour au bercail, d'une heureuse banalisation ou, pour le dire comme Christian Estrosi dans le Parisien, d'un "embourgeoisement". Je ne veux même pas évoquer les dithyrambes à la fois naïfs et pertinents sur le plan technique de Michel Drucker qui, disant du bien de tous ses invités, n'avait aucune raison de dire du mal de celui-ci. Je préfère souligner la bienveillance rassurée avec laquelle ce révolutionnaire était considéré comme perdu pour sa cause puisqu'il avait accepté de participer au futile médiatique le pire qui soit : celui de la télévision un jour de grande écoute. Rodolphe Geisler, dans le Figaro, avec un portrait d'OB très éclairant par ailleurs, Anne Fulda dans le Figaro Magazine, Jacques Séguéla sur le site de 20 minutes, le Journal du Dimanche, Alain Duhamel, Dominique Dhombres dans le Monde, tous ont analysé la "privatisation" médiatique d'OB seulement comme sa banalisation et, donc, sa défaite derrière son apparente mise en lumière. D'une certaine manière, se rendre à la télévision chez Michel Drucker ne pouvait qu'être un Canossa idéologique. Gagnant ici, il perdrait là. Même au sein de la LCR, une minorité n'était pas loin de partager, pour la déplorer, cette analyse.
Des "idiots utiles" qui, offrant une tribune à OB et applaudissant sa participation, croyaient qu'il serait enfermé dans un système qui lui imposerait sa loi. Le frivole et l'anecdotique de l'intime chasseraient la dureté de la politique alors que la politique et son austérité ont chassé les douceurs nostalgiques et si peu révolutionnaires de l'enfance, les bonheurs de la vie familiale si peu adaptés à la lutte des classes. Clairement, c'est OB qui a, au contraire, imposé sa loi, ne retenant de Vivement Dimanche que le Vivement et laissant le Dimanche au rancart. Il n'a pas cédé d'un pouce. Il s'est servi de la caisse de résonance mais a radicalement modifié le contenu.
On a sous-estimé OB et son idéologie. On n'était pas loin de moquer ce révolutionnaire dont on reconnaissait tout de même le talent du verbe et de l'argumentation. Le Grand Soir ne pourrait pas résister à un après-midi chez Drucker. Sans doute la méprise, voire la légère condescendance avec laquelle on a pris l'habitude de traiter ce jeune homme percutant et froid venaient-elles de l'impression qu'on ne pouvait pas avoir peur de lui sur un plan politique. Trop avenant pour effrayer, trop révolutionnaire pour les temps actuels, notre société avait un subversif en son sein mais n'avait pas à craindre un réel danger de sa part. Pour la dialectique et l'empoignade, on aurait rêvé d'un débat entre le candidat Nicolas Sarkozy et OB parce que, sur le plan électoral, on le savait impossible. Tout cela était à la fois sulfureux et confortable.
Et si on se trompait sur OB ?
Au risque de tomber dans une explication trop "psychologisante", il me semble qu'OB a compris que l'intégrité dure, parfois violente du fond avait d'autant plus de chance d'être entendue que la forme ne détournerait pas l'attention par une sorte de refus instinctif ou immédiat. Il n'y avait pas un pouce, esthétique, comportemental et intellectuel, d'Alain Krivine qui échappait à l'image révolutionnaire. Tout de lui était destiné à montrer que sa position était aux antipodes de la politique classique. On n'avait même pas besoin de l'écouter pour sentir que la frontière entre lui et nous était irrécusable, infranchissable et éclatante. Avec OB, c'est l'inverse. La "bonne bouille" dont le créditent certains, la sympathie qu'il inspire à beaucoup, l'absence d'aspérités de son visage, son esthétique apaisante composent une apparence qui fait qu'un premier pas est d'emblée franchi : on ne quitte pas sa parole immédiatement, le fond peut venir dans nos têtes. Je me demande même si le contraste entre la superficie de sa personnalité et l'argumentation qu'il développe ne fait pas que cette dernière n'est jamais profondément analysée ni perçue comme erratique, extrême et dangereuse, mais seulement acceptée comme une parole qui a le droit de s'inscrire dans notre espace traditionnel. Cela revient à souligner, en définitive, qu'au coeur de son discours, on ne sait plus, on ne veut plus s'affronter à la menace révolutionnaire alors qu'elle s'y trouve et qu'OB ne nous la cache pas. Les "idiots utiles" sont trop préoccupés par le gentil facteur et son physique !
Je n'aurais sans doute pas été aussi sensible à l'impression faite par OB si je n'avais connu une expérience personnelle qui éclairera bien mon propos. En effet, il y a quelques années, il était venu dîner chez nous avec sa compagne qui était l'éditrice du livre que j'avais co-écrit avec Bruno Gaccio. Je garde un souvenir très agréable de cette soirée et j'ai remarqué à quel point la parfaite politesse d'un révolutionnaire vous incline naturellement à la bienveillance. On craint une grossièreté par dédain ou mépris des conventions et on découvre de l'affabilité, cela aide pour l'atmosphère ! En même temps, pas une seconde, OB n'a oublié ce qu'il pensait, ce pour quoi il militait, son combat, ses convictions, son idéologie. Le tour de force - et le risque de malentendu dont la responsabilité ne lui incombe pas -, c'est de laisser les naïfs se persuader que le révolutionnaire est effacé par l'être plein d'urbanité alors que le premier au contraire est aidé par le second !
Bien sûr, je ne prétends pas que l'obsession d'OB se résume à mettre la société française à feu et à sang mais je trouve ridicule de ne pas aller au fond de sa vision de l'Etat et du Pouvoir et, surtout, de danser et de rire devant lui comme s'il était inéluctablement condamné à demeurer à la porte de l'Histoire.
Pourtant, il y aurait à dire ! J'ai déjà fait allusion au portrait d'OB par Rodolphe Geisler. Il y a un passage tout particulièrement préoccupant pour qui écoute bien OB. Le journaliste lui demande s'il rêve toujours du "grand soir". OB répond qu'il milite pour la Révolution et, questionné sur la possibilité de l'insurrection armée, réplique que "c'est à la population d'y arriver d'une manière ou d'une autre(...)Je crois aux luttes sociales. Pour moi, la Révolution, ce n'est pas une flaque de sang à chaque coin de rue. Maintenant, la question de la violence, j'aimerais qu'on la pose au pouvoir. La violence, aujourd'hui, ce sont les expulsions".
Quelle étrange réponse qui n'est pas vraiment de nature à rassurer ! Aucune affirmation nette sur l'inscription de son combat dans notre espace démocratique, aucune condamnation claire de la violence comme moyen d'appropriation du pouvoir mais, au contraire, une comparaison surprenante entre la violence prétendue ou réelle d'un Etat légitimé par l'élection et celle, inadmissible, qu'il laisse dans le flou. A bien lire cet extrait, prendre OB pour un doux rêveur qui, avec la LCR, n'éprouverait que l'envie de convaincre tranquillement le peuple, au fil du temps, de la validité de sa cause représenterait une erreur grave. Ce n'est pas ce qu'il a pu développer avec vigueur à Vivement Dimanche sans être contredit ni même véritablement sollicité qui a apaisé les craintes. Il aspire à "une autre conception de la démocratie, du bas vers le haut" contre celle d'aujourd'hui, du haut vers le bas. La sienne, encombrée de relents spontanéistes, me fait craindre le pire pour notre conception consensuelle. Sa vision n'est pas "une autre conception" de la démocratie mais un abandon pur et simple des processus qui excluent la violence pour la prise et la gestion du pouvoir. Comment, d'ailleurs, ne pas s'alarmer de son admiration pour Che Guevara, et lors de la campagne présidentielle, de sa manière de manifester sans équivoque qu'une France était bénie et l'autre damnée. Nos vies, leurs profits ! Le pressentiment sombre qu'il suscite se trouve dans cette fracture théorisée et voulue au sein de la communauté nationale. Quand vous rejetez une partie des citoyens de votre pays, rien ne vous interdit la violence, que seul le sentiment de familiarité démocratique avec tous est de nature à expulser de la vie publique.
Alors, OB personnage sympathique ? Sans doute. Mais à prendre terriblement au sérieux.
Les idiots utiles qui lui font des grâces ne comprennent rien à ce qu'il est et à ce qu'il veut.
Je suis globalement d'accord avec cet article. Néanmoins, je ne pense pas que la LCR divise les Français en deux catégories artificielles dans le but de les dresser les uns contre les autres. Les Français se divisent naturellement en deux catégories : les nantis d'un côté et de l'autre, les classes populaires. Entre ces deux catégories se trouvent les classes moyennes en voie de paupérisation.
Il convient aussi d'ajouter que l'on ne peut pas accuser la LCR d'être le seul parti susceptible de répandre la haine entre les Français. En effet, même si l'UMP n'est ni fasciste ni dictatoriale, il faudrait que ses politiciens modérassent leurs propos. Ainsi, lorsque notre président était encore candidat, il ne se priva pas de stigmatiser une partie des Français : il affirma que les héritiers de Mai 68 étaient dépourvus de valeurs morales. Il se qualifia même de candidat des honnêtes gens. Enfin, alors qu'il était ministre de l'Intérieur, il déclarait vouloir nettoyer les banlieues de la racaille au Kärcher.
Avec des propos si incendiaires, l'UMP peut paraître plus extrémiste que la LCR.
Rédigé par : Maxime | 13 mai 2008 à 14:35
A l'évidence le logo Nike du maillot porté par OB a retenu l'attention. Sans doute, subliminalement parlant, faisait-il référence à la confiance en la victoire de la Révolution. "Nike", dit-on, fait référence à la déesse grecque de la Victoire (Samothrace): Niké.
Je n'ai pas regardé cette grande messe dominicale et l'attitude de Drucker, désormais grand prêtre de l'office télévisuel, baptisant les uns de l'onction du suffrage cathodique, prononçant l'oraison funèbre des chers disparus de ce même écran et balançant son encensoir d'une émission à l'autre, m'est de plus en plus insupportable.
Cette émission, particulièrement, je me suis fait un devoir de l'ignorer totalement car, parfois, il m'arrive de regarder le final avec Canteloup, Coffe. Ici, Michel Drucker n'a pas invité un client comme un autre mais quelqu'un qui prône indiscutablement le renversement de l'ordre démocratique et de ses légitimités.
Il a imposé au téléspectateur moyen une figure politique au nom qu'elle serait une figure médiatique plutôt "sympa".
Michel Drucker arguera sans doute du fait qu'il est indépendant dans le choix de ses invités et qu'il se montre ainsi pluraliste, mais en quoi et au regard de quoi l'est-il ?
Cette invitation n'a scandalisé personne et c'est, finalement, ce qui me choque.
J'aurais aimé entendre quelque voix s'élever avant sa diffusion pour interroger l'air du temps...
Dès lors, le banaliser est une initiative à laquelle je ne peux souscrire. Michel Drucker aurait-il invité, à l'autre extrême, un Jean-Marie Le Pen et fait défiler ses supporters ?
Pour montrer ou démontrer quoi ?
Mais Michel Drucker, ce dimanche, n'a pas fait que banaliser l'extrême gauche. Il a lissé la politique réduite à un système de séduction, de dialectique, et de mouvement d'opinion.
Comme si l'ancien gendre idéal du PAF adoubait le nouveau gendre idéal de la scène politique française.
Tout, en définitive, n'est que spectacle.
C'est Michel Drucker qui le dit.
Allez, va, pour me soigner, je vais aller voir "Bataille à Seattle", où, selon la promotion du film, on voit la vraie histoire à l'oeuvre.
"Ya rien de plus fort que le pouvoir du peuple. Le monde nous regarde", y scandent les manifestants. C'est beau et prometteur comme un champ sans OGM.
Je suis à peu près sûr qu'il ne faudrait pas beaucoup pour que des enseignants traînent leurs élèves en séance scolaire dans le cadre de l'instruction civique.
Quelle épique époque !
Rédigé par : Sept ans en 1968 | 13 mai 2008 à 14:33
OB sait que la forme compte autant que le fond dans notre société médiatique...
Il a raison de profiter de nos lucarnes pour faire passer ses idées...
Quelques ténors de droite (Fillon ?), de gauche (Hollande ?) feraient bien d'accepter un débat de fond avec lui pour montrer ses prises de position sous leur vraie nature : en général plus protestataires que révolutionnaires,...
Rédigé par : faceB | 13 mai 2008 à 13:33
Votre analyse est fine et percutante. J'ai cependant un désaccord avec vous sur la conception révolutionnaire de la prise de pouvoir.
Toute violence n'est pas à bannir lorsqu'il s'agit de secouer un ordre établi qui semble devoir fonctionner éternellement malgré les graves inégalités qu'il suscite. La démocratie elle-même est révolutionnaire : la plupart de nos pays occidentaux n'y sont parvenus qu'à la faveur de révolutions parfois sanglantes (Cromwell, Révolution américaine, Révolution française, 1848 - printemps des peuples). Ce fut également le cas à Athènes et à Rome.
Nous avons aujourd'hui une vision catastrophiste de la révolution, depuis les révolutions communistes. Nous oublions les révolutions tranquilles d'Europe de l'Est, parfois moins tranquilles, en Roumanie, ou colorée comme en Ukraine.
Oui la révolution n'est pas en soi une catastrophe et l'on peut l'appeler de ses voeux lorsqu'un système semble bloqué au point que la démocratie elle-même apparaît impuissante à changer la donne : dans un monde où le politique admet son impuissance face aux marchés, il n'y aurait rien de choquant à ce que les peuples imposent que la politique doive reprendre ses droits.
Ordo ab chao !
Rédigé par : Jean-Dominique Reffait | 13 mai 2008 à 11:34
J'ajoute : Vous évoquiez, il y a quelque temps, la belle tenue de Christian Estrosi (un personnage que je n'apprécie guère pour ma part) en vous demandant si l'habit faisait le moine. Aviez-vous alors oublié la perruque poudrée et les jolis bas blancs de Robespierre ? Vous le savez comme moi, seules les âmes sont laides.
Rédigé par : Laurent Dingli | 13 mai 2008 à 10:57
Votre texte, Monsieur Bilger, est magistral, et résume parfaitement ce que je pourrais dire sur le sujet. Les premiers commentaires affligeants que je viens de lire (Marie, SR) ne font que confirmer l'urgence de cette mise en garde.
Parmi les "idiots utiles" que vous évoquez si justement, il faut aussi ranger, malheureusement, Nicolas Hulot qui s'était dit "séduit" par les idées du facteur révolutionnaire. Quand on a bâti toute sa fortune et sa notoriété sur le capitalisme, dont TF1 n'est pas le moindre représentant, je crois qu'il faut avoir la cohérence et la pudeur de ne pas cracher aussi rapidement dans la soupe. J'ai demandé aujourd'hui à la responsable de la Fondation Hulot de me rayer des membres de soutien du Pacte. La présence de Nicolas Vanier, qui justifie ouvertement le massacre des phoques, m'avait déjà échaudé il y a quelque temps. La déclaration d'amour de Hulot au représentant de la Ligue communiste révolutionnaire dans les pages du JDD a été la goutte d'eau. Ce n’est pas une question de divergence d’opinion. Je crois au contraire fermement à la nécessité de dépasser les clivages traditionnels et de s’inspirer des bonnes idées, qu’elles soient de droite ou de gauche. Mais, comme vous, je sais trop ce que masquent parfois les attitudes lissées et les bonnes figures.
Rédigé par : Laurent Dingli | 13 mai 2008 à 10:50
Le sweet Nike n'est pas une fatalité mais une facilité. OB est un homme politique comme les autres qui maîtrise parfaitement les codes sociaux et sait donner un sens aux images. Lorsqu'il invite sur un plateau télévisé une salariée du Nord au fort accent et au langage simple pour condamner le grand capital et les délocalisations il connaît l'impact d'un tel discours. OB habite le bon XVIIIème, celui d'Amélie Poulain, mais il a mentionné Barbès et baladé la caméra qui se trouve à l'opposé. Donc, un sweet Nike est certes un détail, mais un détail de poids dans un monde où l'image est dominante.
Rédigé par : SR | 13 mai 2008 à 07:26
En ce monde singulier, on n'en est plus à une étrangeté près. OB en Nike, ma foi... Pas plus hilarant que ce procureur de la République à Dax qui, invité récemment à un colloque en Allemagne pour y débattre de l'éthique judiciaire, "emprunte" à l'insu de son plein gré, le soir venu, la carte bleue d'un confrère allemand pour se taper la cloche dans un de ces luxueux bordels légaux que beaucoup de nos concitoyens envient à nos voisins d'outre Rhin. Pas plus désopilant que Roger Hanin, membre du PCF, qui déclara, sans rire, d'un ton grave et sérieux, qu'il allait voter au premier tour pour Marie-Georges Buffet puis au second pour Nicolas Sarkozy. Quant à Arlette Laguiller, ce matin sur Inter, on ne savait plus si on devait rire ou pleurer, quand on l'écoutait, tant son propos semblait perdu dans on ne savait plus quelle mystique et fabuleuse légende des siècles. Marrant aussi Régis Debré, ex guerillero compagnon du Che en lumineuse extase chrétienne aujourd'hui tel un douloureux Saint d'autrefois. La liste est infinie, tout prend des allures de guignol's band et le monde va son train ... OB n'est pas Lénine, loin s'en faut, et Krivine non plus Staline. Mais certaines vérités doivent être dites ; ils les disent et c'est tant mieux. Les révolutionnaires professionnels avaient une autre gueule tout de même... sublime, hideuse, c'est selon ce en quoi l'on croit... Je me souviens d'un flic de la PJ, du temps où j'étais bandit (sourire), à qui je disais : "Je t'ai vu hier, tu me filais...". Je n'ai jamais oublié sa réponse : "Alors tu n'as pas à t'inquiéter ; c'est quand tu ne nous verras plus que ça sera chaud pour toi". J'ai compris ce qu'il voulait dire et il avait bien raison. Il vaut mieux OB un dimanche chez Drucker que l'assassinat de Georges Besse. Il manque Le Pen maintenant et tout le monde sera content. Car pareillement, il vaudra mieux Le Pen un dimanche après-midi à la télé que l'assassinat de Brahim Bouarane. C'est pourquoi une dose de proportionnelle aux élections législatives sera toujours une bonne chose car toute personne censée préfèrera toujours le débat (et l'injure même, la prise de bec voire quelques bons coups de poing) dans le saint des saints de la République plutôt que dans la rue, l'obscurité des trottoirs, les bandes secrètement et violemment "activistes", charriant alors leur haine de la démocratie, de Drucker et de la télévision.
Hasta la victoria siempre!
Aïssa.
Rédigé par : Aïssa Lacheb-Boukachache | 12 mai 2008 à 23:55
Exceptionnellement, j'ai regardé une partie de l'émission. J'étais ravie de revoir Jean Ferrat, surtout de l'écouter chanter. Quelle belle voix !
Ne nous ôtez pas quelques rêves, après avoir regardé et entendu le discours de ce beau jeune homme, bien comme il faut, (comme diraient certaines grands-mères et selon Anne Roumanoff) qui "a une tête de boys band ; un 2 be 3 chez les tout fripés !!"
Il faut reconnaître que son discours passe fort bien ! Et comme nous ne sommes pas encore lassés de l'apercevoir à la télévision, c'est un révolutionnaire qui fait son chemin... qui plaît. Un salarié chez les politiques !
Quant au maillot "Nike" ; c'est peut-être une erreur de vision ou un cadeau qu'un sportif lui aura fait puisqu'il pratique également la boxe !
Rédigé par : Marie | 12 mai 2008 à 23:27
Il n'y a rien d'exceptionnel à ce qu'une personnalité politique accepte Vivement Dimanche, c'est très regardé par la tranche d'âge la plus convoitée au moment des élections (+ de 65 ans). Arlette Laguiller a participé à l'émission il y a 10 ans. Et Rachida Dati qui a moins de deux ans de médiatisation a été invitée. Bref, l'effet de curiosité a fonctionné au vu de l'indice médiamétrie.
Je l'ai trouvé plutôt bon et cohérent, et puis vers la fin un détail m'a chiffonné : on le voit sur un terrain de foot, il est en tenue de sport avec un énorme logo (une virgule) Nike sur son sweet. Durant toute l'émission il a fustigé la globalisation, les délocalisations, les usines françaises qui jettent à la porte des ouvriers, des salariées sont venues dénoncer le grand capital qui annihile des années de savoir-faire français.
Ce logo a subitement décalé le discours d'O. Besancenot : lorsqu'on est un leader de la LCR on ne porte pas un sweet Nike américain de confection chinoise au risque de se contredire. Il existe des vêtements de sport de confection française. Nos sweet français valent mieux que le profit américain.
Un petit détail, mais un détail qui tue.
Rédigé par : SR | 12 mai 2008 à 21:08