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Voici les sites qui parlent de Le silence est requis ! :

Commentaires

Laurent Dingli

Je me suis interrogé, à diverses reprises, sur la fiabilité des expertises psychiatriques, je voudrais aujourd'hui évoquer le cas inverse, celui d'excellentes expertises qui ne sont pas prises en compte par les juges. J'ai vu, il y a quelque temps, un reportage sur le déni de grossesse. On y affirmait que, dans bien des cas, les juges n'avaient pas suivi l'avis de l'expert sur l'irresponsabilité de ces femmes, ou du moins sur leur responsabilité atténuée, les juges les ayant condamnées à des peines sévères, notamment à de la prison ferme. J'avoue que ces décisions me paraissent très choquantes (toujours dans les limites de ma connaissance des dossiers en question). Ces juges ont en effet refusé de prendre en considération le fait que ces femmes n'avaient nullement conscience de leur grossesse ; en aucune manière, il ne s'agissait de monstres manipulateurs, mais seulement de personnes atteintes d'un trouble bien connu de la psychiatrie, trouble qui n’a d‘ailleurs rien d’irréversible. Comme dans beaucoup d'autres domaines, l'évaluation de la décision judiciaire est parfois victime d’un certain décalage entre les progrès conjoints de la médecine et de la psychologie d’une part, et les préjugés du juge et de la société, de l‘autre. Il faudrait encore ajouter à cela, un second décalage, celui de l'intervention du législateur, puisque c'est à lui de prendre en compte les évolutions scientifiques ou tout simplement celle des mœurs, dans l'évaluation de la responsabilité pénale. Il est vrai aussi que nous touchons là à un tabou de la société : l'infanticide et l'image insupportable de la mère meurtrière. Sans doute n’existe-t-il pas de solution miracle, mais, en tout état de cause, l’humilité et la capacité d’écoute des intervenants, qu’ils soient juges, procureurs, avocats ou psychiatres, permettraient d’éviter bien des drames.

Laurent Dingli

Mon commentaire précédent était adressé à votre billet "Ciel, elle n'est plus vierge !", mais les lecteurs rectifieront cette énième erreur de ma part.

Laurent Dingli

Le billet d'Eolas que vous citez et que j'avais lu est en effet très instructif, notamment lorsqu'il évoque le consentement de l'épouse à la procédure de nullité. Il a raison en outre de dire que les professionnels de l'indignation devraient se renseigner avant d'éructer. Vous rappelez à votre tour fort justement que ce n'est pas la virginité qui est ici en cause, mais le mensonge. Corinne Lepage, pour qui j'ai par ailleurs beaucoup d'estime, va parfois un peu vite en besogne. Ce n'est pas la première fois que je le remarque. Elle est avocate que Diable !

Catherine JACOB

@Surcouf
"Je sollicite votre autorisation pour utiliser en d'autres lieux, en vous citant bien sûr, vos explications."

Dans la mesure où vous n'avez pas l'intention d'ouvrir un cours de cuisine sur la base d'informations insuffisantes à cet égard, pas de souci ! Allez-y.


Voici, à toutes fins utiles, quelques liens supplémentaires
Ainsi que des sushi d’un poisson appartenant aux perciformes comme le Carangidae ou en japonais : AJI ;
Voir ce poisson : http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/d9/MaAji.jpg

Voir le sushi de référence : http://www.fukutsuchi.co.jp/images/aji_yurai.jpg

Les sushi les plus connus des occidentaux, les nigiri-zushi datent pour leur part du 17ème ; Voir au besoin :
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/9/9c/2007feb-
sushi-odaiba-manytypes.jpg

ainsi que leur mode de préparation en images : http://sushi-master.com/jpn/whatis/recipes.html
avec 1ère série d’images les ustensiles nécessaire, 2ème série d’images, les Nigiri (de ‘saisir, prendre en mains’) – Zushi, en dernière série, les Maki (rouleaux)- Zushi

Cactus fin gourmand

Nous manque donc la recette du "plume"-pudding, non ? :-)
perso, angliche titcheur je suis très bad cook sur ce sujet-là :-(

Surcouf

@Catherine Jacob
Grand amateur de cuisine je suis, tant celle, bien de chez nous, que celle, bien de chez les autres, et sans ostracisme aucun.
Peut-être le hamburger et encore fait maison on peut en rediscuter.
Il n'est que de vous lire pour avoir envie de se mettre à table.
Merci beaucoup.
Je sollicite votre autorisation pour utiliser en d'autres lieux, en vous citant bien sûr, vos explications.

Devant certains délices de nos tables, et pas forcément parmi les plus sophistiqués, le silence est parfois requis pendant quelques instants.

Cactus aime le mot dit

Presque le non silence des agneaux là !
merci pour votre recette !
Sissi Sushi !

Catherine JACOB

@sbriglia - suite et fin

"
Le premier secret comme en toute cuisine réside dans la qualité du produit de base.

Pour les étapes en images de la préparation des Funa-zushi, voir éventuellement : http://www.geocities.jp/legacy9236/funa.html

Catherine JACOB

@sbriglia
"Cactus et ALB : évitez-nous, svp, un nouveau pensum sur la recette des sushis à l'époque du Shogun : nous sommes quelques-uns à en avoir des siestes indigestes!"

Bien évidemment je ne résiste pas à pareille sollicitation.

Les plus anciens Sushi ont été préparés au Japon à base de ce poisson particulier qu’on appelle FUNA en japonais qui est un poisson de haut-fonds de l’espèce carpe de couleur argentée et dont l’alter ego est le poisson d’or (= poisson rouge/poisson japonais), il a la particularité de jouer les importants en soufflant sur ses moustaches.

La recette en a été élaborée dans la région de SHIGA sur les bords du lac BIWA aux alentours de l’an mille, donc un peu avant l’apparition de ce style de gouvernement qu’est le gouvernement shogounal ou Bakufu.

Ces Funa-zushi était un mets servi à la cour bien entendu et inspiré d’une méthode de conservation du surplus, comme chez nous la choucroute, ce qu’indique par ailleurs l’une des façons de l’écrire en japonais qui dit grosso modo: « gérer l’abondance ».
Cette méthode de conservation fait appel à la fermentation des céréales (son) dans lesquelles on va les plonger, et demande quelque peu de préparation déjà deux mois à l’avance pour, notamment, la salaison de la chair après que, comme en ce qui concerne les opérations de momification, on en ait retiré les viscères par le haut ce qui fait que, comme dans le cas de la choucroute également, elle n’est plus guère le fait de la ménagère mais plutôt du professionnel. Cette espèce de sushi dégage une odeur de poisson aussi forte que le munster peut avoir une odeur de fromage et la cancoillotte l’odeur du pied du lit où on la mettait à l’origine à macérer, idem pour le goût! Ce qui explique que non seulement les occidentaux dont je suis, mais également nombre de modernes consommateurs japonais répugnent à se satisfaire de ce plat tandis que d’autres, au contraire, tout comme dans le cas des formages précités, en raffolent !

On dispose d’un pictogramme dans le corpus des pictogrammes sur vase de bronze, qui atteste d’un mode de préparation identique datant donc grosso modo d’il y a trois millénaires, mais qui fait état non de poisson mais d’une viande qui était préalablement coupée en menues tranches, salée, comme dans le cas des pourceaux mis au saloir de nos légendes... ! et compressée sous un couvercle où pesaient (et pèsent encore) de lourdes pierres.

Un lieu de conservation des jarres ainsi dûment garnies était le fond des puits où, comme on s’en doute, règne toute la fraîcheur souhaitable à un garde-manger. C’est d’ailleurs cette particularité qui m’a fait suivre avec beaucoup d’intérêt le mode d’inhumation mis en oeuvre par P.Tissier, du moins tel que montré et expliqué à la télé.

Pour en revenir au poisson stricto sensu, j’ai également suivi une émission à la télévision japonaise qui expliquait que, des carpes également en l’espèces, et de bonnes dimensions, étaient ainsi mises en jarres dans la Chine profonde pour en être exhumées quelques trente ou quarante ans plus tard à l’occasion d’un repas de fête, comme par ex. le mariage d’un fils ou un visiteur de marque, en l’occurrence, la visite de la NHK, la télévision japonaise, et dont ces poissons représentaient alors le mets de choix et de bon augure ! Les actuels écritures chinoises de ce sushi ( au moins deux) ne sont pas très anciennes ou du moins n’ont pas l’ancienneté du pictogramme ci-dessus évoqué.

Hormis ces Funa-zushi, autrement dit ces sushi de carpe argentée, ainsi que les sushi de crevettes ou encore d’anguilles [voir une photo de sushi de congre grillé : http://www.fukutsuchi.co.jp/images/anago_yurai.jpg cette sorte de sushi appartient au repas Zen dit "Kaïséki"], les actuels sushi japonais utilisent en règle générale du poisson cru.

Le premier secret comme en toute cuisine réside dans la qualité du produit de base.

Cactus lapsus

Je l'entendais bien ainsi !
Je voulais juste par mon pluriel dire que vous aviez plusieurs plumes à votre stylo, c'est tout ! (j'en suis resté au stylo Montblanc, perso)
Veuillez m'absoudre !!

Catherine JACOB

@Cactus aime le mot dit
"Un métier de plumes, je suppose !"

Certes, mais nullement où votre pluriel permet de le supposer !!

Cactus mini pinçons

"Cactus : évitez-nous, svp, un nouveau pensum sur la recette des sushis à l'époque du Shogun : nous sommes quelques-uns à en avoir des siestes indigestes !"(sbriglia)

sbriglia me mettant une semaine en retenue, je rentre dans mon pot pour éviter tout sushi show !
sinon si quelques-uns alors des noms dits
:-)
Sissi !

à bientôt !

sbriglia

@Surcouf
Je me souviens de Luc Taron : il habitait à quelques encablures de chez moi... J'aurais voulu écrire les mots pertinents que sont les vôtres... ALB était trop jeune pour avoir vécu ces moments.

Son père aura évité de revoir l'assassin de son fils en liberté : il est mort avec sa souffrance indicible...

Cactus et ALB : évitez-nous, svp, un nouveau pensum sur la recette des sushis à l'époque du Shogun : nous sommes quelques-uns à en avoir des siestes indigestes !

ALB : je vous préfère dans le registre de Ron l'infirmier, c'est plus... délassant ! Comme disait l'autre, la permanence du sérieux est la triste nécessité des médiocres... ce qu'à l'évidence vous n'êtes pas !

Cactus aime le mot dit

"C'est épatant d'érudition. J'ose lui demander : quelle est votre profession, madame ?"
Aïssa parlant de notre Grande Catherine.

Un métier de plumes, je suppose !

Surcouf

@Catherine Jacob
Mon propos sur le Japon se voulait gentiment ironique.
J'avais effectivement omis l'apostrophe concernant Thierry SAGARDOYTHO. Cependant comme vous citiez la phrase que j'ai mise en exergue, j'en avais déduit que vous la repreniez à votre compte et elle m'avait choqué.

@Aïssa
Nonobstant votre infinie modestie et votre savoir encyclopédique, le fait qu'un meurtrier puni à la perpétuité fasse effectivement sa peine ne me choque pas le moins du monde.
A l'administration de faire en sorte que son personnel ne soit pas en danger, quitte à l'armer ou à le faire accompagner par un homme en armes ou un chien d'attaque. On en forme de très bons.
Si les tribunaux ont jugé utile de le condamner à la perpétuité c'est bien qu'ils le jugeaient irrécupérable pour la société.

A une époque où l'on parle de l'euthanasie afin de pouvoir partir de ce monde avec dignité, si ces individus souhaitent procéder de même afin d'abréger leur souffrances, je n'y vois que du bien pour la société.

Que monsieur Léger ait eu une détention irréprochable peu m'importe, j'eusse aimé qu'auparavant il ait eu une liberté tout aussi irréprochable.

Vous dites "qu'il vit seul non loin de Reims comme un paisible retraité."

Aussi si vous aviez l'adresse de villégiature de monsieur Luc Taron, je me ferais un plaisir de lui écrire car il doit se sentir bien seul. Lui, il ne fait pas perpétuité, il fait éternité.

Aïssa Lacheb-Boukachache

Monsieur Patoulatchi, cessez de bouder, vous êtes sympathique, je le devine bien. Et renvoyez vos avocats, s'il vous plaît, vous n'en avez nul besoin. Lisons plutôt ensemble la belle Catherine Jacob qui nous en bouche à tous un coin... C'est épatant d'érudition. J'ose lui demander : quelle est votre profession, madame ?

Aïssa.

Aïssa Lacheb-Boukachache

On répète donc : l'humilité est l'antichambre de toutes les perfections... Excellent, ça ! Quelle sieste, mes aïeux, j'ai faite cet après-midi !... Vive les ReuTeuTeu ! (comprendre les RTT, pour les moins au fait). C'est quoi cette embrouille de mariage annulé pour cause de non virginité de la mariée ? Encore une histoire d'Arabes, j'en suis sûr, ou de Siciliens, de Calabrais, de Maltais, d'Andalous, bref une histoire du sud, des hommes des vrais, qui ne tolèrent pas que l'élue en plus d'être sexy soit sex... Je me souviens poum poum tra la la... Ah Pérec qui manque ! Je me souviens donc qu'infirmier à domicile j'ai failli me faire étriper à la hache et au couteau par un monsieur Mohamed âgé et convenable qui rentrait du boulot au moment pile où, seul avec elle dans la chambre, je soulevais la jupe de sa femme pour lui administrer à la fesse son injection intramusculaire prescrite tantôt par son médecin traitant. Ma petite dame, j'en ai réchappé de justesse, à reculons jusqu'à la porte de sortie, ramassant au passage ma trousse, mes cliques, mes claques, peinant à lui expliquer par le menu que je ne commettais là que mon devoir professionnel, qu'il en allait de la santé de son épouse... Je n'ai su ce qu'il advint d'elle par la suite car je n'y suis plus jamais retourné et de même qu'à tous les soins à domicile. Il est trop dangereux pour un homme de s'immiscer chez les gens de cette façon, même pour y faire du bien... Comme pour la prison, on sait toujours quand on y entre, jamais si on en sortira vivant.

Aïssa.

Cactus druide humide

_Allez,on répète après moi :
"l'humilité est l'antichambre de toutes les perfections"_
nous conte monsieur sbriglia !

je rajoute juste :
"Allez, on répète après moi :
"l'humidité est l'antichambre de toutes les imperfections"

Sissi !

SR

Et le silence est également requis pour ce jugement à Lille où les médias n'ont retenu que le mot "virginité" pour partir dans des dérives aux aboutissants douteux autour d'un mariage annulé.

sbriglia

"Quant au reste, je doute que vous ayez ne serait-ce que le dixième de ma culture historique"

Humm...

Allez,on répète après moi : "l'humilité est l'antichambre de toutes les perfections"

...ou on fait un stage chez Eolas...

Cactus fournisseur Gerblé entre Aïssa et monsieur Patoulatchi    .

"Pas honnête, Patoulatchi, votre post ci-dessus..........c'est à gerber...
Aïssa."
Aïssa Aïssa écoutez-moi :

1. moi qui ai été mâle élevé on m'a dit de dire Monsieur mais, bon, comme disait Dylan, the times they're a changin' !

2. toujours ces emportements, lyriques c'est un fait mais faut peut-être songer à mettre parfois la pédale douce en ce beau dédale offert par notre hôte et vous dire que Monseigneur Patoulatchi n'a point été conçu à l'origine pour être votre punching-ball !

sinon je veux bien perso au vu de mon grand âge avancé , élevé longtemps en je fus de chêne, être votre nouveau punching cactus ball ; de plus il a écrit un si beau livre qu'il mérite à mes vieux yeux durs au moins les circonstances atténuantes, non ?


Dies Irae (La Pureté dans nos cœurs, la Vérité sur nos lèvres, la Force dans nos bras, le Calme reposant chez monsieur Bilger)!!

Sissi !

Laurent Dingli

Aïssa Lacheb-Boukachache, vous écrivez à Marcel Patoulatchi : "Quant au reste, je doute que vous ayez ne serait-ce que le dixième de ma culture historique et notamment celle du siècle passée (sic), nazisme inclu".
Ce que j'aime chez vous c'est votre modestie. Arrêtez de vous adressez à nous comme si vous étiez très savant et nous très ignorants. Vous risquez le ridicule. Et encore, je ne parle pas de vos nombreuses contradictions que je n'ai ni le temps ni l'envie de relever. Un seul exemple, à propos de la comparaison burlesque que vous aviez établie entre Louis XIV et Marat. Vous défendez la mémoire de ce dernier, un paranoïaque qui appelait constamment au meurtre, tandis que vous qualifiez de nazis, les propos d'un procureur qui, même si ses propos ont été outranciers, reste inscrit dans le respect de nos valeurs démocratiques.

Catherine JACOB

@Surcouf

"@Catherine Jacob
"Hélas, le futur condamné a déjà annoncé qu'il ne ferait pas appel..."
Pensez-vous un instant à [...] en écrivant cela"

Ce n'est pas moi qui ai écrit cela, je n'ai fait que citer Thierry SAGARDOYTHO

Mais puisque vous évoquez ce qui a pu tenir lieu de système carcéral (KEIBATSU-TAIKEI) dans le Japon de l'époque du 鎌倉幕府 = Bakufu de Kamakura (1183-1333) autrement dit du temps du premier Shogunat dont le 1er Shogun fut MINAMOTO-NO-YORITOMO (1147-1199), à la vérité je n'y connais pas grand-chose vu que la documentation que je possède sur le sujet est pour l'instant en anglais et que ça me fatigue de lire de l'anglais !

Néanmoins il est connu qu'il était, à cette époque, inspiré ou sous influence du système chinois avant de se voir 'japonisé' vers le 17ème.

Il me semble que la peine la plus lourde juste avant la peine capitale était l'exil. Maintenant dans cette société de clans où prédominait un clivage courtisans/ guerriers, il y a le clan, sa clientèle, ses commensaux, ses fournisseurs, ses serviteurs, ses esclaves comme dans toute société clanique et ses alliances avec ou ses combats contre les autres clans dont le clan guerrier dominant, celui du Shogun. Enfin, il y a le système impérial et les nobles de cour.

La question peut donc s'y poser également sous cette forme :
Comment le chef se prémunissait-il contre une éventuelle trahison ? Facile : chaque clan lui fournissait des otages exactement comme dans l'Europe de Charlemagne, ces otages étant en quelque sorte des 'prisonniers' bien que le sort de la plupart d'entre eux ait dû être fort différent de celui d'Ingrid Betancourt !

Comment les récidivistes fugitifs ou les rebelles étaient-ils punis ? Comme le montre la filmographie de, il me semble, Kurosawa, on leur coupait le tendon d'Achille, ce qui les rendait nettement plus faciles à garder ensuite !

Mais qu'est-ce qui était crime et qu'est-ce qui ne l'était pas dès lors que l'on sait qu'un samurai pouvait s'autoriser à vous couper la tête en passant si vous le regardiez de travers ?

Et puisque j'ai évoqué Kurosawa on peut accessoirement citer également "Rashômon" qui date d'avant ma naissance, primé au festival de Venise et dont l'action se situe dans le Japon de l'an mille (Heïan), film qui pose la question des niveaux de réalité d'une affaire:
1- les faits (réalité matérielle du crime),
2- leur perception par les sens
3- la formalisation sur le plan de l'imaginaire
4- l'insertion du tout dans une croyance ou le plan symbolique du réel, ici le chamanisme.

Autrement dit aussi toute la question du témoignage ainsi que du vécu posée à propos d'une affaire qui est celle du meurtre d'un Bushi (guerrier = genre de victime qui a davantage d'intérêt pour l'époque considérée que n'eût pu en avoir probablement un petit esclave...!), ainsi que du viol de son épouse racontés par un voleur ! Le Bushi intervenant dans le récit par l'intermédiaire de son fantôme, le quatrième personnage étant une prêtresse chamanique borgne.

Il est frappant de voir combien ces quatre niveaux de réalité font l'objet de nos jours d'une réduction ne pouvant que conduire à ce que d'aucuns appellent 'frénésie législative'!
Le discours des familles des victimes de Patrick Tissier m'a également interpellée hier à l'occasion du débat qui a suivi le "Faites entrer l'accusé" de cette semaine, me faisant craindre que l'on ne revienne aux temps phylonomiques, à la chaîne aveugle et funeste des vengeances particulières qui ont précédé les maximes des sept sages et dont Apollon lui-même avait donné l'exemple, notamment avec « Μηδἑν ἄγαν », "Rien de trop!" qui a ouvert une perspective d'expiation purificatrice.

Le cas du jeune Cédric, notamment, m'a particulièrement émue et je pense, de mon très très modeste point de vue, qu'il ne peut se résoudre au mieux qu'en lui permettant de distinguer, bien évidemment avec des mots à sa mesure, les plans phylonomique et ontonomique, pour dépasser la situation d'étau moral dans lequel il est pris et qui ne peut pas s'arranger, je ne pense pas qu'à ce cas particulier, dès lors que la loi tendrait à une trop grande réduction des points de vue sur les divers plans de la réalité complexe du crime pour se confondre totalement avec un seul d'entre eux, par ex. le seul plan de la perception des faits par le survivant (et sa névrose) ou encore le public ( en particulier celui des électeurs) qui s'y identifie. Autrement dit, je ressens de plus en plus la nécessité que s'engage sérieusement une véritable réflexion pluridisciplinaire qui prenne le pas sur le réactif !

Aïssa Lacheb-Boukachache

Pas honnête, Patoulatchi, votre post ci-dessus. J'espère qu'un surveillant de prison, lisant ce blog, interviendra lui-même pour vous répondre...
Quant au reste, je doute que vous ayez ne serait-ce que le dixième de ma culture historique et notamment celle du siècle passée, nazisme inclu. Cela m'est pénible de vous répondre cela mais il le faut bien, comme c'est vous si m'interpellez en ces propos mesquins. Les termes de cette accusation publique qui disent d'un homme qu'il est "une apparence d'être humain, un non humain, une araignée ..." sont de la rhétorique de Goebbels, nul autre. Que cela vous gêne, n'importe, c'est un fait. Quand dans le même propos, cette accusation publique, désignant la femme complice alors enceinte au moment de l'un des meurtres, hurle ceci : "Et vous, grosse araignée visqueuse, quand votre mari étranglait cette jeune fille et que vous regardiez, est-ce que votre bébé a bougé dans votre ventre ?!". Le verbe, Patoulatchi, le verbe, c'est très important... Aucune accusation publique, si légitime soit-elle, n'est fondée à employer de telles formes oratoires qui renvoient derechef à une idéologie nauséabonde. Ca ne vaut pas un clou comme discours ; aucune société qui tend chaque instant à plus de justice et d'humanité ne peut en son for y adhérer sincèrement sauf à se vouloir aussi une société d'araignées visqueuses et vibrionnantes, une société d'apparence d'êtres humains, c'est à gerber...

Aïssa.

Laurent Dingli

On pourrait encore citer le cas de cet homme qui a mangé le coeur d'un co-détenu. L'état catastrophique des prisons française est connu depuis longtemps. Espérons que les réformes de cette année seront à la hauteur des besoins.

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