Pourquoi une vedette médiatique s'inscrit-elle durablement dans notre panthéon personnel ? Pourquoi Patrick Poivre d'Arvor, depuis longtemps, suscite-t-il ma curiosité et mon intérêt de citoyen ?
Rien de plus stimulant qu'essayer de déchiffrer ses propres chemins intimes en même temps qu'une destinée humaine étrangère et, pour moi, étrange sous plusieurs facettes. Jean-Paul Sartre, qui traitait odieusement ses adversaires idéologiques, a pourtant affirmé qu'il "avait la passion de comprendre les hommes". Je peux témoigner que cette obligation qui échoit à l'avocat général d'entrer "dans la peau" des accusés constitue, au sein d'un univers dur et tragique, un devoir exaltant. Le paradoxe est qu'on est contraint de passer par soi pour appréhender le plus lucidement possible cet autre, relevant de la même humanité mais apparemment si éloigné de nous.
Je ne songe pas à mettre sur le même plan l'introspection impérative, la curiosité professionnelle, l'analyse amicale, l'empathie généreuse. Il n'empêche qu'il n'est pas mille manières de forcer les verrous et de dissiper les ombres. Il n'en est qu'une, qui conduit à prendre autrui pour un mystère et à se risquer à formuler des hypothèses plus que des certitudes. A chercher, derrière la superficie, l'inévitable énigme. Sans doute cette quête entraîne-t-elle beaucoup de gaspillage d'énergie car force est de considérer, au fil de l'expérience, que certains poussent la simplicité jusqu'à faire se confondre ce qu'ils sont et ce qu'ils montrent.
Je ne parviens pas à me défaire de l'envie d'aller à la recherche de PPDA. Probablement à cause de cet étonnant hiatus entre ses manifestations publiques et mon intuition secrète. Entre mon déplaisir et mes attentes. Entre ce que je sais et qui nous crève les yeux et ce que je devine, ce que je pressens. A bien y regarder, lorsque je dénonce la médiocre compétence de Claire Chazal et son épuisante surexposition médiatique, je pourrais tout aussi bien, même si la pratique de présentateur sur TF1 de PPDA est remarquable - il dit bien et, l'oeil vif, comprend ce qu'il dit - m'irriter de son omniprésence festive et de la multitude de ses apparitions dans plusieurs magazines. Combien d'interviews, de reportages centrés sur lui et qui, de prime abord, ne semblent pas fondamentaux ! Combien de photographies, combien d'illustrations de lui-même ! Je sais bien qu'il n'hésite jamais à assigner pour violation de l'intimité de la vie privée quand d'autres sont atteints par des intrusions qui lui, ne le gêneraient pas : il protège sa famille, ses enfants, les relations qu'on lui prête, son épouse discrète mais si présente. Il y a tout de même autour de cet homme brillant, cultivé, séducteur, amical, en dépit des tragédies qu'il a subies et pour lesquelles il a choisi les remèdes qui lui convenaient, un climat non pas clinquant mais un tantinet surabondant.
Et, soudain, on le voit photographié en couverture de Paris Match avec une belle jeune femme.
C'est probablement cette image qui a déclenché ce billet et le souvenir que j'ai de l'un de ses enfants, une intelligente et dynamique avocate. Pour un autre que PPDA, j'aurais sans doute conclu vulgairement en tirant de cette exhibition le pire. Et pour un avocat général, pour un homme, qui n'abusent pas de l'angélisme, l'exercice aurait été d'une extrême facilité ! Mais, parce qu'il s'agissait de lui, je me suis retenu. Que savais-je, au fond, sinon ce qu'il avait décidé de révéler et qui peut-être, comme un leurre, n'était destiné qu'à détourner notre attention de l'essentiel toujours occulté ? Mais cet essentiel lui-même, pouvais-je soutenir en avoir une idée ?
Il suffit d'observer le visage de PPDA pour saisir qu'il renvoie à des brouillards, qu'il y a des mélancolies et des ailleurs dans cette allure à la fois désinvolte et retenue. C'est sans doute cela, cette distance entre lui et lui, cet arrière-plan qui donne de la profondeur à ce qu'il affiche et qui est riche d'une singularité que nul ne pourra prétendre violer, ce sourire voilé et ces histoires tues, cette intense obscurité donnant sur une si éclatante clarté, qui fait qu'on ne peut pas traiter PPDA comme un journaliste et un homme ordinaires. Il y a quelque chose qui, chez lui, échappe à la mainmise médiatique et fascine parce que la difficulté d'être s'y trouve insérée comme dans un écrin. J'aime ces êtres chez qui la grâce laisse comme par mégarde passer des fragments de malheur, des pointes de désespoir, la nostalgie d'une autre vie peut-être. C'est parce que PPDA sait enrichir sa présence d'un invisible qu'on perçoit qu'il n'a rien de commun avec tous les bateleurs, hommes et femmes, qui font du bruit sans prendre conscience de leur vide. La scène les occupe quand PPDA, en dépit de ce qu'il offre, ne se met pas en scène, parce qu'il est trop occupé par l'existence, qui n'est pas vraiment gaie. Plus il se montre, plus il cache, plus il se cache. Des territoires de lui-même nous demeureront toujours inconnus. A jamais.
Alors, aller fouiller à partir de cette couverture de Paris Match, s'interroger sur l'équilibre de cette étrange et solidaire famille, plaindre l'épouse, songer aux enfants, envier le séducteur, n'aurait pas grand sens. Je préfère accepter le fait qu'il y a des paysages qui émeuvent, des musiques qui font pleurer, des vies plus fortes que tout et des mystères qu'il convient surtout de ne jamais vouloir déchiffrer.
J'ai un faible pour PPDA.
Chers bloggeurs,
De toute ma longue vie, je n'ai jamais rien lu d'aussi absurde ! PPDA n'est pas cet homme qui mérite tout votre engouement ; vous l'analysez et le présentez tel un demi-dieu...
Je ne prends jamais le temps de commenter les blogs, mais là c'est abuser... PPDA est Mr je lis un texte devant une caméra, et c'est ce qu'il fait si vous ouvrez bien les yeux et écoutiez les drames au Moyen-Orient, Afrique et j'en passe, qu'il récite... vous serez meilleur que lui le jour où vous n'estimerez plus cette personne autant !
Son SuccessKey ? Sa Voix.
J'aurais espéré rencontrer votre intelligence et passion ailleurs.
Avec tous mes respects,
Mr Joe.
Rédigé par : Mr Joe | 20 août 2008 à 14:46
Oyez oyez braves gens ! Demain jeudi 10 juillet 2008, nous serons 60 millions devant notre petit écran pour le dernier journal de saint et martyr de la politique PPDA ... Nous attendrons ses derniers mots, son dernier sourire, peut-être un discret ricanement voltairien ou une dénonciation sèche de tout ce milieu asservi... Puis snif, sans doute, une grosse larme... nous avons tant chaque soir vieilli ensemble... Personnellement, je le regretterai à ce journal. Un moment historique de télé qui vaut d'être signalé... Le 10 juillet 2008, une date ignoble et assassine pour l'indépendance de l'information. Mais elle survivra au prince ; elle en a vu d'autres...
A tchao donc, PPD... "Vous pouvez éteindre votre télé et reprendre une activité normale...."
Aïssa.
Rédigé par : Aïssa Lacheb-Boukachache | 09 juillet 2008 à 20:11
Philippe,
Je viens d'apprendre comme tout le monde pour PPDA. J'ai tout de suite pensé à votre blog.
Votre billet était-il dans un certain sens prémonitoire ?
A bientôt !
Rédigé par : Ktrin | 11 juin 2008 à 14:51
PPDA n'avait-il pas écopé d'une condamnation pour recel d'abus de biens sociaux (étrange terme) dans l'affaire Botton il y a quelques années ? Cela m'étonne que vous n'y fissiez point mention dans un blog juridique.
Rédigé par : jeff de bruges | 09 juin 2008 à 13:17
Je viens de voir l'excellent dossier spécial du journal de 20h consacré à la faim dans le monde. Je profite de l'occasion pour tirer mon chapeau à PPDA. En tant qu'écologiste, j'ai souvent remarqué qu'il évoquait ces questions bien plus souvent que ses confrères, et cela depuis longtemps.
Rédigé par : Laurent Dingli | 02 juin 2008 à 20:57
Debout aux aurores pour tomber sur votre post : réflexe journalistique, j'ai suivi le fil non pas d'Ariane mais de Catherine Jacob.
Finalement, le lien était intéressant, bourré d'humour et j'ai tout bien lu. Je ne connaissais pas ce blog.
Philippe, reconnaissez-le : vous avez envie qu'il vous invite sur le plateau du 20h, hm ?Hm ? (grand sourire...)
Oui, on a le droit (!) d'avoir ses préférences.
Presse, dis-moi tout !
Et puis, au moins, avec ce portrait, ce journaliste avait sa place au Festival de Cannes. Lieu où, d'après une info sur la Une (là, on fait de la pub pour la même chaîne, quel hasard), il fallait être accrédité et avoir l'exclusivité pour gagner un max côté photos de people.
Digression quand tu nous tiens...
Philippe, vous allez finir par écrire pour des magazines people ! Ce qui en fait n'a rien de mal en soi. Il faut lire de tout pour pouvoir poser ses goûts en la matière.
Je pense tout de même à cette chanson du chanteur que j'affectionne tout particulièrement (vestige de mon adolescence) et que vous-même disiez apprécier, Philippe : "Elle vit sa vie par procuration, etc."
Comme quoi, même vous, Philippe, célèbre avocat général, vous avez (parfois ?) besoin d'admirer.
Qui a dit que les magistrats n'avaient pas leurs préférences en matière de "people" ?
Quant à vous, si je puis avec grand respect et sans cirer les shoes, me permettre cette p'tite réflexion : cela vous rend encore plus accessible sur ce blog.
Bien cordialement à toutes et à tous !
Rédigé par : Ktrin de retour pour parler de l'icône journalistique de Philippe! | 28 mai 2008 à 05:30
Perso je ne comprends pas que PPDA continue de présenter le JT. En effet il bafouille assez souvent. De plus le JT de TF1 est assez pitoyable de médiocrité.
Cela étant dit c'est certainement qqun d'intelligent et de très cultivé, la preuve il a dit lui-même avoir 20 000 bouquins dans sa bibliothèque.
Rédigé par : toto | 27 mai 2008 à 17:26
Poivre en héros romantique, le portrait est beau ; je marcherais presque s'il n'y avait la vraie-fausse interview de Castro, le bébé irakien, une complaisance rare à regarder son nombril et à l'exposer pour ensuite hurler aux chiens voyeurs, un nom et des cheveux pas tout à fait d'origine, des détails, mais qui me dérangent (je sais ils révèlent la faille cachée, la faiblesse enfouie, un certain mal-être, la complexité du personnage... moi ils me bloquent. Aucune importance cela dit car avec un avocat général comme vous Poivre n'a pas besoin de défenseur. Il n'empêche, je trouve votre faible un peu fort.
Rédigé par : catherine A. | 26 mai 2008 à 17:44
Dites-nous voir, monsieur l'avocat général, il semblerait qu'il n'y ait pas que la maigrichonne en robe de bal qui figure en effet aux côtés du médiatique personnage sur la couverture de l'hebdomadaire cité, mais également sa page 20 à avoir de l'intérêt !
(Cf. notamment : http:
//instantstele.blogs.liberation.fr/instantstele/2008/03/o-ppda.html )
Rédigé par : Catherine JACOB | 26 mai 2008 à 10:42
Monsieur l'Avocat Général, en lisant ceci de vous sur PPDA:
"Je ne parviens pas à me défaire de l'envie d'aller à la recherche de PPDA. Probablement à cause de cet étonnant hiatus entre ses manifestations publiques et mon intuition secrète. "
Je me demande si mon intuition avouée ne me pousse pas à envisager dans la continuité de votre "secrète intuition" un je ne sais quel obscur désir de voir notre PPDA dans un prétoire.
Reste à savoir à quelle place l'y souhaiteriez-vous... intuitivement bien sûr.
Cordialement
Pierre-Antoine
Rédigé par : Pierre-Antoine | 25 mai 2008 à 18:48
C'est oublier un peu vite ses interviews truquées ou sa manie de courir les jupons.
Quant à sa compétence, vu la dépendance qu'il a à l'égard de sa direction et donc de TF1, elle est plus qu'entachée.
A moins que votre billet ne soit 100% ironique et écrit pour susciter les commentaires.
Sauf pour la phrase sur Claire Chazal ;-) où je vous rejoins totalement.
Emachedé du Blog Cpolitic
Rédigé par : emachedé | 25 mai 2008 à 17:56
Monsieur Bilger je vous donne mon quitus.
Après tout on a encore la liberté de dire haut et fort qu'on aime quelqu'un, que cette personne vous intrigue et même vous fascine.
D'autant plus, dirai-je, si cela ne fait pas forcément consensus.
Mais je ne puis m'empêcher de m'interroger.
Derrière cette approche, cette vision de l'homme public, médiatique qu'est PPDA, monsieur Bilger, ne vous interrogez-vous pas sur certaines "figures", qui depuis 40 ans, comme vous le faites remarquer pour ce présentateur, sont au firmament du monde judiciaire et qui d'un certain côté sont les PPDA de nos tribunaux ?
Rédigé par : Surcouf | 25 mai 2008 à 11:19
"Mais, parce qu'il s'agissait de lui, je me suis retenu".
Ainsi donc, Philippe Bilger, selon que l'individu vous plaît ou non, vos flèches sont émoussées ou acérées.
Agissez-vous de même, lorsqu'au banc des accusés le regard d'un de ceux-là capte votre animosité ou votre bonté ?
Vous nous révélez donc qu'un avocat général peut aussi, dans ses réquisitoires, dont on sait bien que pour un même forfait ils peuvent plus ou moins varier dans la peine demandée, de plus aller jusqu'à l'absolution lorsque l'admiration est profonde.
"Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir."
Toutefois, à bien y réfléchir, je me demande si ce non-dit n'est pas encore plus subtil -je n'oserais dire perfide, car à la lecture régulière de vos billets je sais votre humanisme- en dévoilant un fragment du mystère afin que nos imaginations poursuivent leur cheminement.
Mais cette faiblesse avouée pour une icône -non la mienne, je n'en ai guère- qui n'est qu'un homme après tout dissimulant ses failles, qu'on devine, derrière un verre "cathédrale", comme chacun, participe également à la perception de votre humanité.
Rédigé par : Patrick PIKE | 24 mai 2008 à 23:36
Monsieur Bilger, je comprends votre fascination pour Patrick Poivre d'Arvor, mais là où je suis assez surpris par votre discours, c'est lorsque vous évoquez, je cite, "la médiocre compétence" de Claire Chazal.
Je ne partage pas votre opinion.
Pourriez-vous m'être plus explicite sur ce sujet ?
Rédigé par : CyrilLAFON | 24 mai 2008 à 18:09
Il y a un peu du loup de Tex Avery dans PPDA...
Il me souvient qu'il interviewa l'actrice Béatrice Dalle. Et ce à la manière d'un duel : il porta l'attaque le premier en lui posant une question indélicate, et la belle le rétama totalement en trois coups de cuillère à pot.
Ce morceau de bravoure est-il enterré pour toujours dans les archives de la télé ? Je ne l'ai jamais revu.
Rédigé par : Madame de F. | 24 mai 2008 à 15:48
Ah non, pas vous, pas cette faiblesse.
Pas de PPDA, what else ?
Je vous place nettement dans une sphère plus éclairée et plus éclairante.
Rédigé par : mike | 24 mai 2008 à 14:11
Son journal en est-il meilleur ? Ses contributions littéraires en deviennent-elles essentielles à notre, à votre univers ?
Combien de femmes et d'hommes, qui hormis l'éloignement de la célébrité, correspondent à votre interrogation ?
Je me demande, après votre billet féroce (sans doute mérité) sur Claire Chazal et celui-ci tout embaumé d'encens sur P.P.D.A, si vous ne regardez pas trop la télévision, tout bonnement, tout simplement. Une intoxication aux images de personnes qui ne sont premières et suffisantes qu'à elles-mêmes semble vous avoir atteint.
Monsieur Bilger, je vote pour que vous preniez vos vacances dans un désert, sans connexion satellites.
Rédigé par : jpierre | 24 mai 2008 à 12:46
« Je peux témoigner que cette obligation qui échoit à l'avocat général d'entrer "dans la peau" des accusés constitue, au sein d'un univers dur et tragique, un devoir exaltant. Le paradoxe est qu'on est contraint de passer par soi pour appréhender le plus lucidement possible cet autre, relevant de la même humanité mais apparemment si éloigné de nous. »
Après Montaigne, Descartes et H.Arendt, le discours de l’humaine condition et Philippe Bilger !
L’« argumentation de Montaigne en visant à effacer la différence entre l’homme et l’animal dans le chapitre XII du Deuxième Livre des Essais met en jeu notre connaissance même de ce qu’on peut appeler l’ « humaine condition ». Voilà pourquoi c’est autour de la question de l’homme que nous ouvrirons un dialogue entre nos penseurs», Descartes et Montaigne, expose notamment un normalien, professeur de philosophie, dans la revue « Sens public » sur la base de cette remarque de Descartes que l’on trouve dans la Lettre à Newcastle du 23 novembre 1646, (Œuvres philosophiques, III, p. 693.) et qui manifeste une opposition des plus évidente entre ces deux identités :
« Pour ce qui est de l’entendement ou de la pensée que Montaigne et quelques autres attribuent aux bêtes, je ne puis être de leur avis. »
Lequel professeur de philosophie précise ensuite :
« que la question de l’homme ne peut être immédiatement formulée sans précaution suivant l’expression : « qu’est-ce que l’homme ? ». » car une telle question « semblant renvoyer à la définition réelle d’un terme universel, peut laisser croire qu’on présuppose d’emblée quelque chose comme une essence de l’homme. »
Or donc, nous dites-vous en quelque sorte, et pour votre part, exit l’essence de l’homme, l’homme n’est jamais que cet homme-là. L’homme au singulier PPDA, quel est-il en effet, sinon « à l’image des paysages qui émeuvent, des musiques qui font pleurer, des vies plus fortes que tout », l’un de ces « mystères » singuliers qui demande à conserver une nature non dévoilée de ce qui le caractérise et qui ne s'appréhende que par une "intuition secrète"!!
Si je ne vous savais pas l’auteur de ce billet, je l’attribuerais volontiers à une plume japonaise !
Rédigé par : Catherine JACOB | 24 mai 2008 à 10:10
Enfin à la dernière interview télévisée avec le Chef de l'Etat, il était cramoisi, au sens propre comme au figuré, trop bronzé en raison des pistes enneigées dévalées entre deux JT et trop cramé par son allégeance devant un Président fiérot et faussement repentant. Il est effrayant par sa mainmise sur l'information depuis une quarantaine d'années à la télévision, il ne suffit pas de changer le décor du plateau pour marquer son modernisme, ni d'arborer de nouveaux implants ou de parader avec une énième conquête sur la Croisette en costume Prada noeud papillon.
Rédigé par : SR | 24 mai 2008 à 09:30
Bonjour,
C'est plus qu'un faible, c'est une passion, une déclaration d'amour, une lettre de recommandation, une plaidoirie à la Thierry Lévy... mais je ne sache pas qu'il soit sur les bancs des accusés ??? Vous semblez savoir beaucoup de choses sur PPDA, des mystères, des malheurs, des tragédies. Votre billet est bien beau pour quelqu'un qui ne connaît de PPDA que sa dernière lettre qui est d'un niveau psycho-affectif et intellectuel tout à fait pitoyable. Mais votre billet donne envie d'en savoir plus sur cette "tragédie".
DuvalUzan
Rédigé par : Duval Uzan | 24 mai 2008 à 09:14
PPDA est un admirable : sérieux, compétence et convivialité sont au nombre de ses qualités.
C'est un peu le sauveur de TF1 : celui qui donne envie de regarder cette chaîne en d'autres occasions que la diffusion de grandes rencontres de la ligue des champions.
Monsieur l'Avocat général Bilger a donc eu raison de célébrer PPDA dont la personnalité est si différente de celle de Claire Chazal, certes elle aussi épatante.
Rédigé par : LABOCA | 24 mai 2008 à 01:49
Ce siècle avait huit ans, déjà Juvénal perçait sous Cicéron...
Rédigé par : sbriglia | 24 mai 2008 à 00:06
Je n'y résiste pas. Cher Philippe Bilger, savez-vous que la maison où vécut PPDA toute son enfance et son adolescence, ici, à Reims d'où je suis presque natif et où il est né, où je passe souvent devant, y jetant un regard par habitude, demeurée quasiment en l'état, petite et sympathique maison bourgeoise du centre ville, est occupée actuellement par... un avocat de la défense qui y a son cabinet ?
Salutations.
Bonne nuit.
Aïssa.
Rédigé par : Aïssa Lacheb-Boukachache | 24 mai 2008 à 00:02