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Voici les sites qui parlent de Finkielkraut vise juste ! :

Commentaires

Noblesse Oblige

@ erig le brun de la bouëxière

Oui, je suis d'accord.

Noblesse Oblige

Cette palme rappelle celle qui avait été décernée à Michael Moore. Il ne s'agit pas de récompenser un film mais de saluer un geste politique. Cela étant, le film est peut-être un chef d'oeuvre. De plus, Cantet est un cinéaste de talent. Mais faire passer ses idées politiques avant tout jugement esthétique peut sembler discutable. AF vise toujours juste, et vous le savez bien, cher Philippe.

erig le brun de la bouëxière

Utiliser 30 gamins plus ou moins partiellement illettrés pour leur faire chanter un hymne à la fin de toute forme de culture et en tirer un grand bénéfice narcissique et financier, ce n'est pas un "geste politique", c'est de la perversité.

erig le brun de la bouëxière

On pourrait ajouter que le film en question sous des airs de documentaire est - évidemment - une fiction absolue. La méthode, (immonde d'un simple point de vue moral) qui consiste à habiller d'une forme "réelle" la propagande la plus honteuse devrait d'emblée disqualifier cet objet (je peine à qualifier ça de film).

Evidemment ces Messieurs souhaitent nous dresser un tableau idyllique d'une France "multiculturelle" c'est-à-dire sans la moindre trace de culture, et d'un monde où le "métissage" (ah le métissage !) est une voie formidable d'épanouissement. Ce ne serait pas grave si ça n'était pas le pire des racismes que de croire qu'il faut TOUTE forme de diversité culturelle pour EGALISER les différences. Cette merveilleuse classe dont ils appellent le modèle à se généraliser (sous texte idéologique évident) n'est que la réalisation inconsciente de leur haine de la différence. Soyons tous de bons petits français marxistes léninistes. Oui tous ! Plus de noirs de blancs de jaunes, ni bretons ni mandingues, pas de mongols ni de tatares de Crimée. Tous gris et gavés par de gentils profs bobos qui écrivent des livres !
Et si tous ceux qui n'en peuvent plus d'avoir à éponger les dégâts de 60 ans de politique migratoire débile et raciste, tous ceux qui se font agresser par leurs gentils élèves illettrés, tous ceux qui résistent encore au rap et au slam en cours de français écrivaient au "scénariste" et au metteur en scène de ce "film" pour leur dire leur désarroi ?

Ils se feraient probablement traiter - eux aussi - de "critiques rances", issus de la "France rassie"...

Aïssa Lacheb-Boukachache

J'ajoute que le grand lettré Pierre Perret ne compte plus les écoles, collèges et lycées qui portent son nom. C'est encore mieux que d'entrer de son vivant dans la Pléiade. Dieu nous garde qu'un jour les "élèves" de Perret se retrouvent, une fois grands, à étudier la "philosophie" à l'université Finkielkraut. Quel gâchis ..! Même pas une maternelle, il ne mérite, ce gag contemporain ; surtout pas une maternelle...

Aïssa.

Aïssa Lacheb-Boukachache

Elle a belle gueule notre philosophie contemporaine si donc c'est lui le "philosophe contemporain". Heureusement que vous êtes un comique (ne le prenez pas mal), Laurent Dingli, j'en ris encore... Quant on en vient, par son discours et sa propagande, à condamner et jeter l'anathème, comme il l'a fait publiquement - le ridicule ne tuant pas, certes -, ce "philosophe" contemporain, quant à la malheureuse petite chansonnette "Lili" du non moins sympathique Pierre Perret, on est pire que les censeurs de Sade qui, eux, au moins, avaient l'excuse d'être à peine sortis de l'Inquisition et donc d'en puer encore les relents... On est en dessous.

Aïssa.

Catherine JACOB

@Véronique

Et n'oubliez pas surtout : "Dans ma télé !"

Laurent Dingli

Aïssa Lacheb-Boukachache,
L'animadversation obsédante que vous semblez porter à Alain Finkielkraut vous conduit à tout mélanger et à caricaturer sa pensée. Vous confondez la condamnation de l'innovation, qui serait bien entendu condamnable, si tel était le propos du philosophe, avec les dénonciations opportunes qu'il fait d'un appauvrissement de l'outil essentiel qu'est le langage. En d'autres termes, il ne s'agit pas d'empêcher qui que ce soit de s'exprimer à sa guise et d'inventer les mots ou le style qu'il entend, mais de ne pas faire passer un sabir atrophié pour une nouvelle culture. Que cela vous plaise ou non, quand un jeune n'a plus que 150 ou 200 mots à son vocabulaire (et encore !), quand il rédige sa copie du bac en style SMS, il ne s'agit plus de diversité culturelle, d'une différence d'expression, mais d'un pur et simple appauvrissement du langage et donc de la pensée. Tout cela n'a d'ailleurs rien de social. L'argot, d'hier et d'aujourd'hui, est un mode d'expression très imagé et très riche. Les parler populaires des dix-huitième et dix-neuvième siècles, que je connais un peu, ont d'ailleurs considérablement fertilisé la langue commune. Votre catalogue littéraire et historique intervient donc bien mal à propos. Et je crains que le grand écart qui vous fait amalgamer le philosophe contemporain aux censeurs du marquis de Sade ne soit pas convaincant.

Aïssa Lacheb-Boukachache

Que Finkielkraut se rassure et tout les autres avec lui : les belles Lettres sont plus vivantes que jamais. Les FNAC, supermarchés et toutes les librairies en regorgent chaque année, des Classiques si bien nommés. Si donc ils étaient en danger voire disparus, en serions-nous à les citer encore ? Depuis des siècles voire des millénaires, leurs oeuvres littéraires sont bien présentes parmi nous ; personne ne les a oubliées. Mais quoi ?! Devons-nous désormais ne nous en tenir qu'à cela ? Toute langue est vivante, change, évolue et progresse, c'est sa logique et sa richesse. Quand entre les deux guerres, la littérature se morfondait et s'ennuyait dans une sorte de gangue atone, un Céline vint, surgissant de nulle école si ce n'était médecine, qui lui redonna soudainement la vie qui commençait de la fuir. Quelqu'un, ici, a écrit qu'un Houellebecq, par exemple, a rompu avec cette longue et unique continuité littéraire qui, des Classiques jusqu'au "nouveau roman" aurait forgé entre autres notre civilisation, pour aller, seul, vers un n'importe quoi qui se dirait littéraire lui aussi. Houellebecq, criminel de lèse civilisation ?! Alors qu'il n'y en a pas un aujourd'hui qui s'inscrive davantage que lui au long de cet héritage commun. Cependant, si d'autres préfèrent s'ancrer au feu regretté Robbe-Grillet, par exemple, lui a préféré s'attacher à l'immense Balzac, en amont d'un siècle, lui passant à rebours par-dessus la tête. Il ne faut rien connaître de la littérature pour affirmer que Houellebecq n'en est pas authentiquement. Et si Balzac n'écrivait pas comme Racine, pourquoi Houellebecq serait-il tenu d'employer jusqu'à sa lettre une langue que la relation à son siècle a naturellement dépassée ? Le marquis de Sade fut une des plus belles littératures de son temps, une des plus belles langue écrite ; on l'a honni, emprisonné puis interné au nom des mêmes principes sordides que défend Finkielkraut. Qu'en lieu de Bérénice, l'enseignant de Polytechnique nous cite Justine, plutôt, ou, pourquoi pas, mon amie Virginie Despentes et son "Baise-moi" fabuleusement littéraire, il y gagnera un peu plus en crédibilité...

Aïssa.

Véronique

@ Serge Dormeuil

Alors comme ça, le sbriglia serait un mufle ?

Et moi qui fus si vexée et jalouse, à mourir, de sa correspondance qu’il entretint avec la Catherine !

Parfaitement.

Sa lettre écrite avec style, classicisme, façon belles lettres démontre à Aïssa comment une écriture, quand elle s’amarre à des formes et à des héritages, et quand elle se contraint à des règles, peut attendrir et toucher, mais aussi dire toutes les gammes d’agacements et de colères qui étouffent. Une parole maîtrisée qui s'enrichit par les nuanciers des mots et des grammaires libère les humeurs noires.

Allez, pour ce très cher sbriglia

Dans mes bras, Saint-Simon !
Dans mes bras, de Staël !
...Dans mes bras,... Bilger !

Et pour ce très cher Jean-Dominique

Dans mes bras, Céline !
Dans mes bras, Molière !
...Dans mes bras,...Bilger !

bridget

"on ne peut pas en dire autant de vous qui nous avez précisé à peu près deux cents fois que vous étiez avocat."

Dormeuil ; où l'avez-vous lu ? sbriglia a au contraire précisé, dans un poste récent sur la langue "et quoique je ne sois pas avocat" ?...

Sur le reste, nous admirons beaucoup le style de Catherine Jacob et son extraordinaire culture. Moi aussi elle me fait beaucoup rire.

Marc

@ Tous, merci pour vos propos et vos commentaires.

Comme le faisait remarquer Jean-Dominique Reffait, la qualité des intervenants de ce blog pousse à l’exigence, et, pour ma part, me donne beaucoup de plaisir à vous lire.

@ Aïssa
Je n’ai pas voulu dans mon texte faire polémique à Alain Finkielkraut, je ne crois pas néanmoins être tombé « dans le panneau ». Je pourrais dire combien certains de ses propos m’agacent, et que le retour qu’il semble souhaiter pour une École qui serait alors anachronique m’est incompréhensible.
Mais qu’ « un Marc » anonyme soit agacé n’a pas grand intérêt et ne sert absolument pas d’argument pour proposer à ce débat la vision que j’ai de mon travail.

Il est vrai aussi que le support de notre échange me fait adopter un langage mesuré en évitant de céder à l’émotion première que peut susciter en moi telle intervention, et préférer la deuxième ou troisième mouture d’une réponse avant de la « poster ». C’est sans doute mon côté mathématicien, j’élague ce qui n’est pas nécessaire à la démonstration ;-)

Un dernier point, je partage votre vue concernant les « belles lettres », et pour ma part, ce ne sont pas les grossièretés que peuvent employer mes élèves qui m’alarment le plus.
Un élève muet, ne parvenant pas à exprimer une idée, dont je sais pourtant qu’elle est présente en lui, le regard un peu gêné et surpris de sa propre incapacité à parler, cela est pour moi un vrai problème dont il faut délivrer nos adolescents. Et, pourquoi pas ?, en utilisant de « belles lettres ».


@ Catherine Jacob
Sur mon cas personnel, vous avez sans doute raison. J’ai moi-même pris l’initiative d’évoquer mon passé d’élève pour argumenter mon texte, et je me retrouve un peu pris au piège par les limites de cette démarche.
Il est vrai qu’aujourd’hui je ne regrette absolument pas ce parcours (bien qu’à certains moments, ça a été un peu « chaud »).
Il me donne un regard sur l’enseignement que je n’aurais sans doute pas eu si j’avais suivi le fameux cursus Henri IV, Ulm, Labo.

C’est ce regard que j’essaie de faire partager, notamment à des gens comme Alain Finkielkraut, au parcours scolaire que j’imagine (peut être à tort ?) sans faute, qui n’ont pas eu la « chance » de connaître une expérience comme la mienne.
Il est sans doute plus difficile, quand, comme les petits-enfants de Grain de Poivre, on a été bercé par les « belles lettres » très tôt, d’imaginer qu’il puisse en être autrement.
Si « ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort », alors autant utiliser cette force utilement.

C’est ce que je crois faire actuellement au Collège. Je ne regrette pas la recherche, j’y ai pris beaucoup de plaisir, et je doute y retourner un jour, en mathématiques en tout cas.
Juste un mot, peut-être un malentendu ( ?). Je ne crois pas me servir de mes élèves pour aller mieux, car je me sens bien. C’est en faisant la paix avec moi-même que j’ai eu envie, plus tard, d’explorer l’enseignement.
Je crois que mes élèves sont suffisamment entourés de névroses et de drames pour ne pas en rajouter avec les miennes ;-)

Et merci pour votre délicieux commentaire sur la douleur du rapport au livre.

Serge Dormeuil

Ca commence à suffir, vous tous, avec votre Catherine Jacob tête de turc. Vous vous trouvez si brillant, sbriglia, vous apportez tellement à ce blog ? A part distribuer les bons et les mauvais points, je n’avais jamais remarqué. Et puis oser reprocher à CJ de s’étaler alors que personne ne connaît EXACTEMENT son métier, on ne peut pas en dire autant de vous qui nous avez précisé à peu près deux cents fois que vous étiez avocat. Le problème avec CJ, c’est que comme toutes les personnes à forte personnalité, il y a des scories et vous ne voyez qu’elles. Au milieu de toutes ses japonaiseries, quel talent de plume, quel humour, quelle finesse quand elle analyse les billets. Il n’y en a pas trois sur le blog capables de telles fulgurances, alors arrêtez de juger de manière grossière, à tous points de vue. Vous êtes un mufle, et un mufle injuste. CJ nous fait beaucoup rire, car sur un blog qui d’après le Figaro recevait 750 visites par jour, dont on peut donc imaginer facilement 1000 visites aujourd’hui, vous pensez bien que largement autant de personnes taisantes, comme moi, apprécient CJ autant que vous la détestez (hate CJ est plus qu’inconvenant, extrêmement choquant sur ce blog). Et vous, Jean-Dominique, tant pis pour vous si vous ne la lisez pas, sachez que beaucoup le font et en sont heureux. Vous perdez quelque chose. En plus, c’est dommage car vous ne pouvez même pas remarquer que depuis quelques semaines, ses billets ont raccourci, elle a changé, eh oui mais pour voir ça, il faudrait arrêter les idées préconçues. On a l’impression d’une cour de récréation avec les jaloux qui font une fixation sur le premier de la classe, parfois exaspérant mais tout de même si brillant et si drôle la plupart du temps.

Grain de poivre

Langage de qualité. Je suis à la tête d'un nombre certain de petits-fils et je ne me gêne pas pour leur bourrer le crâne. Avec des fables de La Fontaine, des contes de Grimm, des romans de Jules Verne, des poèmes de Victor Hugo, etc. Ils adorent. Et contrairement à ce qu'on objecte généralement, absorbent sans difficulté un niveau de langue élevé et cela dès l'âge de quatre ans. C'est mépriser les enfants que de ne pas leur donner le meilleur.

Patrick Marguillier

@ Eve TerresVermeilles

Délicieux, la plèbe appréciera...

@ Aïssa

Audaçons audaçons!

Délicieux, repetitas. Si toute la plèbe du monde se donnait la main, on ne ferait sans doute qu'un cornu sans tricorne ni casquette. Tous pour un disaient-ils dans le séculaire "Gendarme de Saint-Tropez" ou la gendarmette suivante. La femme est un homme comme les autres.

Patrick Marguillier

@ Catherine JACOB

"Personnellement j'avais souhaité me marier en rouge orangé mais on ne me l'a pas permis!"

Ma femme était entièrement habillée et maquillée en Cléopâtre, et moi j'étais en Charlie Chaplin, fausse moustache et canne y compris. La totale. Un mariage plein de vrais rires, une imagination où chacun devait découvrir à la dernière seconde le costume de l'autre.
Monsieur le maire a eu un beau sourire et a pris une photo, le curé a trouvé nos "déguisements très réalistes et fort originaux mais néanmoins sympathiques", je cite ses mots.
Pas d'annulation. beaucoup de sourire dans nos regards. Quand on aime on ne compte pas.
Dix ans de mariage. Un divorce amiable parce que l'un comme l'autre nous n'avions plus grand-chose à nous dire, plus la moindre découverte...
Le mariage engendre la monotonie, la paresse... l'envie de retrouver sa jeunesse et des ailleurs plus prometteurs d'une suite...
Plus intimement, je n'aurais pas aimé rencontrer une personne vierge, quel ennui !
Jouer les papa gâteaux voire gâteux brr... parce que l'autre se réclamerait d'une pureté virginale intransigeante ? La petite fille et le brutus ? Brr...Que nenni, je suis
pour l'égalité entre les sexes. Ne serait-ce que dans l'esprit.
Vouloir une femme en blanc, voire vierge parce que la tradition... re-brrr.
Beaucoup trop de copier coller, de conformisme. Exécrable pour l'imagination, la mienne du moins.

Il y a quelques jours, j'observais un mariage musulman, un véritable copier coller ! Les invités étaient tous en costumes smoking, pas un ne se distinguait par
une quelconque personnalité, par ses origines. ils semblaient figés par des costumes qu'ils n'étaient visiblement pas habitués à porter. Les mariés avaient loué pour la circonstance une vaste limousine blanche.
Les mariés précédents qui venaient poser pour la photo dans ce beau parc proche de mon domicile avaient eux aussi les mêmes costumes et avaient eux aussi la même
limousine, je ne compte plus le nombre de limousines qui se sont garées devant ce parc, toujours la même ? Etrange façon d'étaler son amour. Son aimé.

Je n'ose penser à la suite. Le divorce se fait-il aussi en limousine ?
Que d'astreintes pitoyables ! Que de films répétés ! Le remake du remake pour le meilleur et pour le pire. Il semble qu'il y ait plus de pires que de meilleurs de
nos jours dans le mariage.

Un ballet usé et hypocrite. Que doit-on passer devant ces individus (maires, curés etc) pour dire que l'on aime ? Faut-il le clamer ? La limousine ne klaxonne que pour dire :
Regardez, je prouve, regardez je l'aime ?
Enchaîner parce qu'avant l'amour, l'intérêt...? La virginité est un leurre viandard ? De la viande, de la chair, du sang. Etalons, étalons, il en restera toujours quelque chose : des photos qu'on regarde tous les 10 ans.

Ma foi c'est très ragoûtant. O pureté.

La frustration est plus enrichissante que la
virginité à domicile. Elle permet de rêver à l'inaccessible. L'olympe de la luxure.

Jean-Dominique Reffait

Catherine Jacob, je vous propose un jeu : comptez le total de vos lignes de commentaires et celui des autres. Pendant ce temps, nous aurons un répit.
Catherine, vous êtes sans doute quelqu'un de charmant que l'on a nulle envie, a priori, de blesser. Mais vos textes sont une purge. Vous ne partagez pas, vous prenez tout l'espace disponible sans égard pour les autres qui essaient de placer trois lignes entre vos pavés.
Il est possible que vous exprimiez des choses intelligentes, je l'ignore, je suis repoussé par cette incontinence verbale. Loin de vous excuser d'avoir pété dans un ascenseur bondé, vous répondez à la critique par une autre bordée, comme s'il s'agissait de noyer l'adversaire sous des flots de megaoctets.
Ne tendez pas au ridicule de Philaminte, vous indisposez. Si cette hostilité était le fruit de vos fulgurances intellectuelles, mais non, on ne vous lit pas, vous ne fatiguez pas notre cerveau mais notre index qui n'en finit pas de faire défiler vos lignes pour trouver autre chose.
Faites une pause et essayez-vous à cet exercice merveilleux de la concision. Dites-vous qu'au delà de 20 lignes, vous êtes déjà redondante plus d'une fois.
Alors on vous lira.

Eve TerresVermeilles

Avec le souffle des mots

Je demande votre indulgence pour cette petite digression à la frontière du sujet de votre billet.

Vous évoquez la mise sur orbite de l’une des dentelles qui borde le jupon de notre civilisation : l’usage du beau langage.
Je viens de dessous le nuage où le périscope des jolis penseurs fait rarement un détour ; de cette belle plèbe irascible et ratiocineuse : les « gens », comme se plaisent à nous décrire ceux qui ne veulent pas nous connaître et ne pas nous qualifier.
Le beau langage est une arme redoutable ; il n’est de porte qu’il n’ouvre. J’en atteste et, je l’avoue, quand il s’agit des portes les plus bardées de fers et de serrures, de gardes et de chicanes, j’en suis chaque fois la première étonnée.

Ajoutez-lui une pincée d’insolite, d’images décalées qui suscitent l’envol de l’imagination et l’opération de séduction est en marche qui permet de placer le pied pour ouvrir la porte à toutes les audaces. J’officie en banlieue, dans cette belle agence qui se dit « de l’emploi », dans vos Cours et Chambres et dans les allées de l’édition, de la publicité la plus racoleuse où la plus éthérée, aux côtés de quelques beaux esprits de la recherche, et dans maints lieux encore ; c’est merveille que de peler les armures avec quelques mots qui font mouche pour regarder, oh délice ! mes contemporains comme ils sont, « Tous parents, tous différents », et les déshabiller de leurs paravents avec le souffle des mots.

mike

Au train où vont les choses et l'occupation du domaine réservé aux commentaires par certains, je vais désormais m'abstenir.
Bien à vous tous.

Aïssa Lacheb-Boukachache

J'ajouterai au contempteur Finkielkraut de ce cinéma à contre-courant, anti pensée unique, anti démagogie, libre et réaliste, cet étroit enseignant de Lettres qui jeta même l'anathème sur la petite chansonnette "Lili" de Pierre Perret, le vouant aux gémonies tel un nuisible à la civilisation blanche, qu'une plume au cul d'une jolie punkette beurette en banlieue ou un rappeur à la casquette à l'envers sur la tête ne sont certainement pas plus ridicules ni moins civilisés que le bicorne singulier de ses élèves et leur marche au pas de l'oie qu'il tient pour l'unique quintessence courtoise et nuancée et précise et blablabla...
J'aimerais l'entendre s'exprimer sur ces désormais grands classiques du cinéma français et que chérissent toujours de millions de Français. "La grande vadrouille", par exemple, ou "Le mur de l'Atlantique" qui, au moment où j'écris cela, est diffusé sur la 3. Sont-ce parce qu'ils sont joués en langage "civilisé" et par des acteur(es) civilisés, qu'il ne les tient pas pour répugnants telle cette récente Palme d'or qu'il vomit ? Car enfin, de deux choses l'une : ou bien l'Occupation fut abjecte et source de souffrance pour les Français et alors ces films comiques où l'on montre l'Occupant de la manière la plus sympathique qui soit n'ont pas lieu d'être et doivent être dénoncés avec la même virulence qu'il en met à dénoncer ces élèves, ce professeur et ce lycée de banlieue contemporains, ou bien l'Occupation fut une douce période de vacances, de gags et de gentillesses pour les Français et alors -qu'il le dise donc, qu'on l'entende- ces films seraient justes et légitimes. Mais c'est vrai aussi qu'en cet exemple, l'occupé comme l'occupant sont de la même civilisation occidentale, n'est-ce pas ? Sa piètre dialectique ne mordrait pas là-dessus.

Aïssa.

Aïssa Lacheb-Boukachache

On relève, dans le texte de Finkielkraut, la récurrence du mot "civilisation". On trouve également une invocation positive à cette civilisation, par sa langue civilisatrice, qui, selon ses critères et schémas de pensée, ne peut être que "nuancée, précise, pleine de scrupule et courtoisie", a contrario d'une langue "efficace, directe, qui permettrait à chacun de dire sans détour ce qu'il a sur le coeur et dans les tripes", preuve, selon cet auteur, d'une nature non-civilisée, je le suppose puisque les deux termes sont opposés de la sorte. Pour résumer: le collège Dolto de banlieue, des préhistoriques au mieux, des scories de civilisation au pire ; Louis-le-Grand et Henri IV, Polytechnique également, bien sûr, des gens bien comme il faut, des civilisés. C'est l'essence même de ce texte qui, encore une fois, l'auteur cédant à sa paranoïa chronique et son dégoût de l'autre, l'"étranger", distille, sous le couvert d'une banale critique de film, sa propagande nauséabonde. Et c'est fait, ou plutôt écrit, avec tellement d'hypocrisie, c'est-à-dire de "nuance, de précision, de scrupule et de courtoisie", c'est-à-dire encore de façon très civilisée, que même un Marc, dont le texte juste émeut, tombe dans le panneau et, également mais sans aucune circonstance atténuante quant à lui, un PB dont on ne peut pas dire qu'il se laisserait aussi facilement leurrer par une prose plus que douteuse s'il n'y adhérait. Cette adhésion me laisse perplexe, je le reconnais. Mais puisqu'il en est ainsi, je préfère croire, quant à notre hôte, que c'est uniquement l'amour des belles Lettres qui l'aveugle ainsi.
L'auteur de cette défense acharnée de la civilisation selon lui, va même loin dans sa diatribe, jusqu'en terrain judiciaire quoique cela ne soit pas sa spécialité (entre les Lettres et le crime, il y a souvent un gouffre nommé illettrisme), en évoquant ce "à gerber" de cet avocat général non civilisé puisqu'en digne et civilisé avocat du peuple, il aurait dû beugler : C'est à vomir !, ou plutôt : C'est à régurgiter ! On le voit, sous le moindre prétexte à critique légitime, c'est toujours la même antienne qui sourd et revient chez cet enseignant à Polytechnique : la civilisation et, en l'espèce, la civilisation française et, par extension, la civilisation blanche, principalement américano-européenne ou l'inverse. Cela lui répugne que notre pays, dans le meilleur comme dans le pire (et je ne m'attacherai ici qu'au meilleur ; le pire n'étant spécifique à aucune nation), soit imprégné à chaque instant des cultures, des mentalités, des habitudes, etc., extérieures (extérieures, ici, s'entendra comme non-blanc). Les métissages le font vomir, pour employer l'expression qu'il exige de nous sauf à être des sauvages. Mais sur quoi fonde-t-il cette théorie de sa civilisation ? Il ne va pas pas très loin ; il cite "La recherche du temps perdu", "Bérénice" puis "Le lys dans la vallée". Il aurait pu ajouter Aimé Césaire, tout de même ; cette négligence n'est point courtoise. Il eût été certes moins nuancé mais plus précis d'aller plus loin, les Grecs, par exemple. Mais certes, s'il l'eut fait, cela l'eût obligé à passer aussi par les Arabes et les musulmans, ces mêmes qu'il honnit. Car enfin, qui vise-t-il encore à travers ce film et ces jeunes acteurs de la banlieue ? Certainement pas le petit blanc égaré là lui aussi par la misère. Non. Il vise, par exemple, ces jeunes filles qui se plaignent, comme il l'écrit, d'être "insultées de pétasses" et qui sont incapables jamais -Dieu des belles Lettre, à mon secours !- de se plaindre autrement, comme, par exemple : "On nous considère comme des filles de mauvaise vie". Ainsi, "pétasse" serait la loi de la réalité et "filles de mauvaise vie" la réalité de la loi, pour reprendre la belle expression de PB. Etrange conception, en effet, d'une souffrance unique. Ce qui me gêne le plus en tout ceci, ce n'est pas tant la énième élucubration de l'enseignant de Polytechnique, ce socle universitaire - et militaire - de la civilisation, sic, (il eut été pertinent pour lui de citer également à l'appui de son propos les grands auteurs civilisés et civilisateurs - lui dont la seule qualité est de les citer (si souvent mal à propos, hélas) - issus de cette école d'élite, dit-on. A ma connaissance, ni Proust ni Racine ni Corneille ni Balzac n'ont fréquenté celle-ci), ce qui me gêne le plus donc c'est qu'un homme tel PB puisse abonder en son sens, lui dont toute la carrière professionnelle a prouvé à chaque fois que le lettré, donc le civilisé selon cette rhétorique, blanc de surcroît, n'était pas pour autant et de ce fait le meilleur et/ou meilleur et inversement. Car si la réalité de la loi et la loi de la réalité sont deux idées bien distinctes (mais pas systématiquement en conflit, il faut le souligner), la loi qui ignorerait la réalité ne serait qu'un rêve tronqué comme tous les rêves, peut-être même un cauchemar. Cette réalité -sociale, c'est d'elle dont il s'agit essentiellement - actuellement porte un nom : détresse. Cette dernière, même en son essence pénible, n'en conserve pas moins l'envie de s'exprimer comme elle l'entend, de penser et croire ce qu'elle veut, de danser et chanter comme elle veut, d'imaginer le monde comme elle veut, de créer la littérature qu'elle veut, le cinéma qu'elle veut... C'est ce qui lui reste de liberté.


Aïssa.

Catherine JACOB

@sbriglia - suite et fin

"Depuis de longs mois, vous nous assénez, comme à des adolescents illettrés, des romans indigestes toujours, impudiques souvent, hors de propos parfois..."

Je vois que vous êtes dans l'ignorance du genre littéraire dont vous trouverez la description ici :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Watakushi_sh%C5%8Dsetsu

"Que me chaut de connaître [...] votre ressemblance avec telle ou telle actrice, les raisons du départ de votre conjoint"

Comme je l'ai précisé tantôt, mon mari n'est pas parti, de fait il était comme vous un adepte de Sacha Guitry et a donc suivi celui de ses conseils qui disait ceci :

"Nous ne devons épouser que de très jolies femmes... si nous voulons qu'un jour on nous en délivre !"

Comme vous pouvez le constater écrivant ceci :

"l'humour n'étant pas à l'évidence votre qualité première."

Vous aviez tort !

Catherine JACOB

@sbriglia
"Il semblerait que vous vous soyez reconnue"

Je ne me suis pas reconnue, j'ai simplement identifié une manœuvre allusive transparente qui vous est assez habituelle.

"Certains, qui ne vous cèdent en rien sur la culture mais qui ont l'intelligence et la modestie de ne pas l'afficher, ont essayé de vous faire comprendre combien nombre de vos interventions"

Qui ne me le cède ne rien, reconnaît ses pairs dont vous n'êtes manifestement pas, s'abstient de tout commentaire simplement désobligeant mais sait argumenter correctement.

"ce que vous enseignez sans doute à vos élèves (les pauvres !)"

Mes élèves sont contents d'être reçus à leurs examens et concours, ce qui est tout ce qui leur importe en définitive et d'une façon générale ils apprennent en effet à raisonner ( ce qui est le premier sens de 'ratiociner' avec d'en faire un synonyme d' 'ergoter') correctement.

"ces diplômes dont vous semblez être si éperdue..."

Je ne suis pas éperdue de diplômes, mais je ne cherche pas à ignorer, pour ma part, que le diplôme et surtout la valeur qui lui est socialement reconnue et qui permet de valoriser les années passées à son obtention représentent l'un des problèmes majeurs de l'école contemporaine.
Je ne suis pas pour monter en épingle, afin de mieux dissimuler ledit problème, ceux qui réussissent sans diplôme à la façon d'Aristote Onassis, lequel, comme chacun sait, a commencé sa carrière comme cireur de chaussures.
En revanche je suis tout à fait prête à leurs reconnaître tous leurs mérites quand bien même je ne partagerais pas leurs valeurs, en particulier celles qui leur font épouser une veuve de président pour être certain d'avoir bien été reconnu, laissant choir aux oubliettes à cet effet, l'incantation sublime, le tragique et la grâce de l'une des voix les plus magiques de ce temps !

"Que me chaut de connaître les idéogrammes japonais, votre ressemblance avec telle ou telle actrice, les raisons du départ de votre conjoint, le nom du lycée de votre fils, la prestance de votre nièce ou les opérations intimes de vos partenaires de bridge, tous détails distillés par vous ces derniers mois ?"

1- Mon mari n'est pas parti, donc il y a peu de chances que je l'ai prétendu.
2- Je respecte la vie privée de mon fils, donc il y a peu de chances que j'ai permis de l'identifier ne serait-ce que par le nom de son établissement.
3- Je n'ai en rien évoqué la prestance de mes nièces, surtout la petite qui est bien trop jeune pour avoir quelque chose comme une prestance quelconque. Je l'ai simplement citée à titre de critère de sélection de France2 un soir où j'étais trop fatiguée pour rester éveillée jusqu'à l'heure où PB serait 'dans ma télé' !
4- Je n'ai plus le loisir de bridger sinon épisodiquement et je ne me souviens pas avoir évoqué ce jeu ici.

"Que me chaut de connaître les idéogrammes japonais"

Personne ne vous contraint à prendre connaissance de la façon dont l'esprit dont vous prétendez jouir s'est développé sur quelques millénaires, ce dont les idéogrammes gardent la trace pour qui sait la pister.
Mais puisque vous évoquiez Esope, nul besoin en effet de solliciter Wikipéda à son propos pour de toute façon ne pas y trouver ceci :

Lorsque l'on dit que la langue est à la fois la meilleure et la pire des choses on ne fait que citer un cas particulier de la pensée binaire qui veut que toute chose soit elle-même et son double inversé et dont la figure majeure n'est pas le bon ou le mauvais usage que l'on peut faire de la langue de vipère dont vous êtes abondamment pourvu, mais le bon et le mauvais usage que l'on peut faire du 'pharmakon', autrement dit de 'toute substance au moyen de laquelle on altère la nature d'un corps' de façon salutaire (remède) ou malfaisante (poison) et qui renvoie encore plus profondément au bon et au mauvais usage de toute opération magique qui pouvait toujours bien ou mal tourner. En particulier les sacrifices destinés à assurer la fécondité pour la communauté, ce qui avait pour conséquence la coutume du bouc émissaire dont le roi-pharmakon est l'une des mises en pratiques.
Ceci ayant été dit à votre intention, donc extrêmement brièvement vu que vous n'avez pas de temps à perdre à vous appesantir sur ce qui a occupé les sociétés humaines si longtemps et que probablement vous saviez déjà parfaitement.

Pour finir, je vous dirai que vous ne vous trompez pas en pensant que Sacha Guitry ne figure pas parmi mes auteurs favoris, je n'apprécie pas spécialement en effet sa façon vulgaire de parler des femmes, mais il y a une citation que je lui emprunterais toutefois bien volontiers et c'est celle-ci :
"Si vous qui dites du mal de moi saviez exactement ce que je pense de vous, vous en diriez bien davantage ."

SR

Pas du tout d'accord avec la diatribe de R. Dati à l'Assemblée. Elle a usé d'un artifice en jouant sur la corde affective (retour à ses origines modestes) car elle était à court d'arguments sérieux et dignes de sa fonction. Pendant les émeutes de banlieue de 2006, c'est sous le gouvernement Villepin, où N. Sarkozy était ministre de l'Intérieur, que les fameux Grands frères ont été appelés à la rescousse. Souvenez-vous des grands gaillards place Beauvau casquette vissée sur la tête, à l'allure chevronnée qui déclamaient face caméra leur capacité à ramener le calme dans les cités avec l'aide des imans. C'était une parodie digne d'un sitcom avec Jamel Debbouze, mais à cette époque le charisme de N. Sarkozy empêchait tout recul ou pragmatisme devant ces scènes ridicules. Cette semaine Rachida Dati est dans Paris Match avec toute sa famille pour ramener le débat autour de la morale, de la famille et du mérite. Il sera difficile de juger et de critiquer une si brave fille qui vient d'un milieu modeste et qui a bravé les Grands frères, alors qu'elle n'a jamais vécu dans une cité, mais dans une maison à Châlon-sur-Saône !!!

sbriglia

Madame,

Il semblerait que vous vous soyez reconnue dans les auteurs de digressions oiseuses et narcissiques que j'évoquais...

Vous ne vous êtes pas trompée...

Depuis de longs mois,vous nous assénez, comme à des adolescents illettrés, des romans indigestes toujours, impudiques souvent, hors de propos parfois...

Certains, qui ne vous cèdent en rien sur la culture mais qui ont l'intelligence et la modestie de ne pas l'afficher, ont essayé de vous faire comprendre combien nombre de vos interventions, longues et confuses comme un jour sans pain, leur ôtaient le bonheur de se retrouver ensemble sur cette oasis qu'est le blog de notre hôte...

D'aucuns ont insisté, votre serviteur notamment : peine perdue,vous avez continué de ratiociner et d'étaler sans retenue ni pudeur, avec un manque total d'humilité, ce que vous enseignez sans doute à vos élèves (les pauvres !) oubliant que parmi les commentateurs certains pouvaient avoir l'âge de raison, vous rendre quelques décennies voire même, sans nul doute, quelques parchemins, ces diplômes dont vous semblez être si éperdue...

Que me chaut de connaître les idéogrammes japonais, votre ressemblance avec telle ou telle actrice, les raisons du départ de votre conjoint, le nom du lycée de votre fils, la prestance de votre nièce ou les opérations intimes de vos partenaires de bridge, tous détails distillés par vous ces derniers mois ?

Que me chaut de savoir que la comtesse de Ségur était née Rostopchine, alors même que les lectures de mon enfance me l'ont appris et que si je l'ignorais, ma vie n'en serait pas moins aussi divertissante...

Vous parlez, Madame, vous parlez jusqu'à ce que vous trouviez quelque chose à dire comme disait un auteur qui ne doit certes pas figurer au panthéon de vos auteurs favoris, l'humour n'étant pas à l'évidence votre qualité première.

Alors oui, Madame, vous échapperez "aux secrétions excessives de ma bile noire", comme vous l'écrivez avec élégance lorsque les torrents de vos élucubrations nippo-truc-machin cesseront de nous asphyxier... ou lorsqu'un seul commentateur(trice) de ce blog m'aura reproché ces "secrétions".

En attendant, Madame, laissez-nous écouter PB et les talentueux commentateurs de ses articles... Comme disait Jean-Dominique : taisez-vous un peu !

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