Edvige, non, ce n'est pas un prénom mal orthographié mais un nouveau fichier qui a fait beaucoup jaser ces derniers jours et suscité l'indignation de la gauche, d'associations et de syndicats (selon l'AFP et le Parisien).
Edvige, c'est : "Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale". Ce fichier pourra recenser les mineurs, dès l'âge de 13 ans, "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public", notamment pour les violences urbaines.
Même si je comprends l'inquiétude de la défenseure des enfants, Dominique Versini, qui attire l'attention sur la nécessité d'objectiver le plus précisément possible ce critère de trouble à l'ordre public, je trouve beaucoup des autres réactions négatives plus inspirées à nouveau par une opposition systématiquement politique que par un souci de vérité. Elles présument le pire, par principe, et visent à faire peur aux citoyens.
A y regarder de près, cet émoi est très excessif.
D'une part, l'âge de 13 ans est fixé par la loi pour la responsabilité pénale. Sur ce plan, il n'y a donc aucune raison, dès lors qu'on imagine un dispositif efficace de prévention ou de contrôle, d'en exclure par principe ces mineurs, souvent au premier plan dans les émeutes urbaines ou utilisés par des trafiquants majeurs pour faire le guet ou transporter la drogue.
D'autre part, la dérive dénoncée notamment par Delphine Batho, pour le parti socialiste, ne tient pas spécifiquement à la précocité mais à un phénomène plus général qui conduit à focaliser non plus seulement sur l'infraction commise mais sur celle susceptible d'être commise. On passe de la culpabilité à la dangerosité, du délit à la personne. On ne veut plus attendre l'expression de la malfaisance mais la deviner à la source. Il y a l'idée que certains comportements sont suffisamment prévisibles, parce que répétitifs, pour qu'ils justifient l'inscription dans un fichier.
Celui-ci, institué par décret, après validation par le Conseil d'Etat, contiendra des données à caractère personnel ainsi que les signes physiques particuliers et objectifs, photographies et comportement. La délinquance des mineurs représente 20% des faits de délinquance et il me semble qu'un recensement des personnalités soupçonnables est d'autant plus utile, sur le plan des violences urbaines de groupe, qu'on retrouve peu ou prou toujours le même noyau dur de durs et que l'administration de la preuve en aval ne pourra que gagner à se voir facilitée en amont.
Je ne parviens pas à partager l'indignation de ceux qui s'offusquent de voir "tracer comme futurs délinquants présumés les enfants". Ce ne sont pas les "enfants" qui sont visés mais des mineurs d'au moins 13 ans que leurs habitudes, leur participation à des bandes et leur implication dans la délinquance rendent sinon majeurs du moins passibles de mesures de précaution. Cette mythologie de l'enfant-roi, insoupçonnable et protégé quoi qu'il fasse, en dépit d'une modernité qui le propulse parfois au coeur des pires actions, serait à la longue grotesque si elle ne révélait pas surtout l'attendrissement d'adultes sur ce qu'ils ne sont plus. Pourtant, voyant la société défiler sous leurs yeux, ils continuent à figer les âges dans un idéalisme dépassé.
Je ne méconnais pas non plus, si on sort du catastrophisme généré par l'idéologie d'opposition, la crainte sincère, chez quelques-uns, de ne plus reconnaître un monde où à force de sûreté on en viendrait à amputer la liberté de chacun, à inventer un univers irrespirable au prétexte d'abolir tout risque. C'est une question qui a du sens mais dont la réponse pourrait être éclairée par ce que chaque citoyen doit être prêt à concéder pour le bien de la plupart. Pour peu que les moyens mis en oeuvre émanent d'une démocratie et que leur finalité soit d'assurer la paix publique et la sécurité de chacun, je me demande quelle serait l'incommodité fondamentale qui gênerait le citoyen.
Peut-être serais-je plus réservé sur l'article 2 de ce décret du 1er juillet, qui, selon le Figaro, trouble également le président de la CNIL. En effet, des personnes pourront être fichées pour leurs opinions politiques, philosophiques ou religieuses, et non pas seulement pour leurs activités. Même si cette disposition ne concerne que des personnalités - et non pas chacun d'entre nous -, je perçois mal l'utilité sociale d'un tel fichage dès lors que ces opinions, diverses, contrastées, voire choquantes ne constituent, au pire, qu'une aberration ou un dévoiement de la pensée sans pouvoir être reliées d'aucune manière à une réalité qui les rendrait pénalement blâmables.
Michèle Alliot-Marie, notre ministre de l'Intérieur, a répliqué aux adversaires d'Edvige par une argumentation dont la pertinence était confirmée par sa personnalité et sa pratique. Derrière ce débat qui ressemble à tant d'autres, fondé ici sur l'exigence d'efficacité, là sur le souci des libertés, il est facile d'identifier le heurt constant entre l'Etat, sa raison et ses impératifs, l'individu et sa résistance. Entre la droite qui s'adapte au réel et la gauche qui préfère l'occulter pour demeurer fidèle à son rêve.
Edvige n'a pas de quoi faire peur.
Ce projet mérite la poubelle, ne serait-ce que par l'absence de garde-fous concernant la communicabilité (n'importe quel policier ou gendarme peut en faire la demande), ou par l'indication de l'orientation sexuelle ou l'appartenance à un syndicat. Ces informations sont dignes d'une police politique et morale, et vont bien au-delà du simple maintien de l'ordre.
Rédigé par : Benjamin | 11 juillet 2008 à 14:20
@Christiane
"Et quand je me pose ces questions, ce mineur me touche profondément. J'ai alors envie de m'asseoir près de lui et de l'écouter parler de sa vie, aussi longtemps que ce sera nécessaire, pour qu'ensemble, on puisse faire surgir un face à face où il sera un partenaire du dialogue, un à qui je pourrai dire : - Alors qu'est-ce que tu proposes pour la suite ? Pour que la suite soit belle..."
Attention cependant à garder la distance, sinon vous pourriez bien figurer dans Edvige avec photo et commentaire à l'appui : "S'assied à moins de cinq centimètres des mineurs de treize ans !"!!
Rédigé par : Catherine JACOB | 11 juillet 2008 à 10:28
BRAVO pour cette minutieuse analyse. Pourriez-vous nous faire la même en y associant l'idée de la Démocratie ? Et définir en passant quels seront très précisément les critères OBJECTIFS qui seront retenus pour ne pas être fichés ? Enfin, si me répondre ne vous fait pas perdre votre temps, que penseriez-vous de son annulation immédiate par le CONSEIL D'ETAT ?
Merci mille fois par avance.
Rédigé par : val | 10 juillet 2008 à 18:48
C'est la première fois que je viens sur ce blog et c'est le premier article (suivi de ces commentaires) que j'y lis.
Ce qui m'a accrochée ? Qu'on y évoque cette "Edvige" et ces mineurs de 13 ans et plus qui, en bandes aux identités... provisoires, perturbent la vie des cités.
Ma première réaction est de singulariser le mineur en question. Qui est-il ? Où vit-il ? Dans quelles conditions ? Va-t-il encore à l'école ? Comment ça se passe pour lui ? S'il n'y va plus, pourquoi et de quoi est emplie sa vie ? Quel acte répréhensible a-t-il commis ? Envers qui ? S'il est "récidiviste", quel accompagnement a été mis en place depuis son premier passage devant la justice ? Quel est son histoire familiale ? Scolaire ? Dans la cité ?
Puisque la société l'a généré autant que sa famille, que lui a apporté cette société depuis qu'il est né ? Qui l'a écouté ? Où ? Et combien de temps ? Qu'est-ce qu'il aime dans la vie ? Quelles sont ses valeurs ? Ce qu'il respecte ou ne respecte pas ?
Et quand je me pose ces questions, ce mineur me touche profondément. J'ai alors envie de m'asseoir près de lui et de l'écouter parler de sa vie, aussi longtemps que ce sera nécessaire, pour qu'ensemble, on puisse faire surgir un face à face où il sera un partenaire du dialogue, un à qui je pourrai dire : - Alors qu'est-ce que tu proposes pour la suite ? Pour que la suite soit belle...
Rédigé par : Christiane | 10 juillet 2008 à 08:07
http://www.liberation.fr/actualite/societe/282613.FR.php
« Le syndicat dénonce une demande du ministère de la justice : la transmission de certains jugements concernant des étrangers, adultes et enfants. Des jugements où sont inscrits les noms des justiciables et des magistrats.
« Deux notes émanant de la Chancellerie les 14 mai et 20 septembre sont en cause, selon le syndicat. La première concerne les décisions rendues par les juges des libertés et de la détention (JLD), qui statuent sur les cas d'étrangers placés en centre de rétention en vue de leur expulsion. Ces juges peuvent refuser de prolonger la rétention et prononcer une remise en liberté lorsqu'ils estiment que la procédure est irrégulière. La seconde traite des procédures d'adoptions d'enfants. »
Flicage des enfants de CM2 : Des enfants soumis « à la question » à l’insu de leurs parents !
Rien que de très normal direz-vous. Sauf que les dits documents, une fois complétés par les élèves devaient être retournés directement au ministère SANS QUE LES INSTITUTEURS LES AIENT CORRIGÉS. En outre, contrairement aux autres évaluations les parents n’avaient pas à prendre connaissance des évaluations de leur enfant....et pour cause !
….
« PARTIE 4 QUESTIONNAIRE. On précise bien au bambin, qui a déjà fait auparavant 3 séries d’évaluations que « ici toutes tes réponses sont bonnes, il n’y a pas de mauvaises réponses ».
Et ça commence très fort avec des questions du type : « Es-tu né en France ? » « Ta mère est née en France ? » « Ton père est né en France » « Quelle langue parles-tu à la maison ? » « D’habitude qui vit avec toi à la maison ?
a) ta mère b) une autre femme tenant le rôle de ta mère a) ton père b) un autre homme tenant le rôle de ton père" ….»
http://www.everyoneweb.fr/lec/
(4ème questionnaire)
Rédigé par : Marie | 08 juillet 2008 à 09:23
@CJ
Vous en faites tout un pataquès pour si peu. J'ai demandé plus tard, bien sûr, mais ça ne m'a pas avancé ; elle vendait ça ce jour, me dit-elle, comme l'autre vendait des allumettes toujours... Ca m'a paru court comme retour. Peut-être aurais-je du le prendre pour... petite table comptant.
Salutations.
Aïssa.
Rédigé par : Aïssa Lacheb-Boukachache | 07 juillet 2008 à 11:35
@Aïssa Lacheb-Boukachache
"je n'ai pas EDVIGE à ma disposition pour tout savoir de cette personne et ses étranges manières... Mais il y a vous ; c'est plus sain."
Me répondez-vous lorsque je vous dis :
"posez-lui donc carrément les questions qui vous préoccupent et vous verrez bien ce qu'il en est."
Il n'y a rien de plus sain ni de plus 'sanctifiable' autrement dit de plus respectueux de la personne que de poser aux gens les questions qui les concernent, plutôt que de toujours tout vouloir savoir par la bande. Surtout quand on joue au billard comme un pied !
Commencer par supposer qu'on ne pourra que vous mentir et qu'il faut donc commencer par se prémunir contre un tel mensonge présumé à venir ainsi qu'empêcher la vérité que vous recherchez de se préoccuper de se cacher dès lors qu'on saura que vous la recherchez, ce n'est pas postuler de devenir un ami, mais se comporter d'emblée en flic. Autrement dit considérer tout un chacun comme un suspect potentiel. A partir de là il ne faut pas se plaindre de ne pas avoir de véritable ami(e), à savoir de ne jamais pouvoir avoir affaire qu'à des miroirs reflétant votre propre comportement.
Comme le dit très justement Ingrid Betancourt, "lorsqu'on vous traite comme un chien, vous vous comportez comme un chien", pourtant vous n'êtes pas un chien, ajoutant qu'elle ne souhaitait ce qu'elle a subi à aucun animal.
Ce qui signifie encore : dès lors qu'on vous traite comme un suspect, que vous le vouliez ou non vous ne pouvez vous comporter autrement que comme un suspect.
Conclusion : si au final, vous vous faites prendre à votre propre piège, vous ne pourrez vous attendre à aucune indulgence !
Ceci étant, la non-réponse n'est pas seulement un principe de pédagogie Zen, mais aussi le signe auquel qui n'est pas un maître zen se laisse immanquablement repérer comme un pervers polymorphe. Personnellement, je ne fais pas de différence entre les gens pervers et les méthodes perverses.
Ceci étant encore, vous aurez beau disposer des meilleurs services de renseignements au monde, vous vous ferez toujours manipuler comme un bleu par le premier publicitaire venu dont c'est précisément le métier !
Or donc ! Soyez-vous même. Si vous voulez savoir quelque chose, demandez le, si on ne vous répond pas, passez à autre chose ou engagez-vous dans la police pour apprendre à obtenir les bonnes réponses sans vous retrouver impliqué dans des nœuds psychologiques très compliqués !
Rédigé par : Catherine JACOB | 07 juillet 2008 à 11:02
GRAINDORGE MAURICE
"On attend la puce électronique dès la naissance,"
Mais déjà dans les années 80, certains d'entre nous étaient - et sont restés, malheureusement - identifiables par transpondeur... migrant, c'est là tout le problème, le leur et le nôtre, mon cher monsieur !
Rédigé par : Ni belle, ni potiche... | 07 juillet 2008 à 09:57
Pratique Edvige pour faire des affaires, je sens que je vais m'abonner...
Je vais savoir ce que vous avez dans le ventre, chaque fois que vous écrivez, vous êtes une mine d'informations le saviez-vous ?
Votre IP ne peut tromper sur l'identité de l'écrivain bloggeur, d'ailleurs, progressivement, mes amis de la CIA et moi-même installons des enregistreurs de frappe de vos claviers, et tout les x pixels selon la résolution d'écran, saut à la ligne.
Le mail c'est bien pratique, il suffit d'entrer dans le bon répertoire puis dans les fichiers sql et autres.
Vous êtes tous abonnés à EDVIGE et nous vous remercions de votre coopération insoupçonnée.
A partir de vos écrits je peux former vos traits de caractères, je ne vous apprends rien...
On peut même aller beaucoup plus loin.
Le tactile permet de photographier vos empreintes et de plus en plus on s'oriente vers la localisation des ADN.
Vous aller tourner fou, folle, cher et chère !
J'ai réussi il y a quelques mois à immiscer une caméra microscopique avec un simple logiciel devenu un cheval de Troie occasionnellement, chaque pixel devient un miroir de votre réflexion intense.
Le tout est de remonter votre IP hébergée, puis à travers transpac, jusqu'à votre ordinateur, quand la transmission se fera uniquement par électricité ce sera plus facile.
Tout le monde va être enfiché, ah... Heureusement que j'habite loin dans le désert, dans les grottes. Toute les parois sont comprimées à partir d'un carbure de tungstène qui peut résister à une température de 12 000 degrés, quelle tranquillité! j'ai toujours été contre l'asservissement que voulez-vous, à un certain age on ne se refait pas.
Loin des fous, et à l'abri de cette monstrueuse nature qui a crée la folie et milliard de sbires sans cesse à l'affût, je revis.
Eau fraîche, air sans scories, sable fin, je vis presque toujours en pagne, voire nu... un vrai bonheur. Le must de la civilisation. Travailler moins, pas du tout, se cultiver, voyager, lire, discuter, comprendre, dire que c'était de la science-fiction.
Mes générateurs s'alimentent avec le soleil, j'ai 50 générateurs au sixième sous-sol, de l'électricité en réserve pour 7 ans, cela en permanence. Un délai de 7 ans pour s'eteindre en cas de conflit nucléaire généralisé, ça laisse le temps d'accepter son extinction et de l'envisager dans la sérénité, de s'y préparer.
Plus besoin de supporter les fous, les notes EFD GDF et autres... le progrès, le vrai progrès ne vaut-il pas que si il est accessible à tous, non ? Un des meilleurs moyens d'éviter la jalousie, l'avidité, etc, à mon humble avis.
Mes arbustes alimentés par l'ultra violet ont bien pris et on donné leurs premières pousses, un véritable apport d'oxygène.
Une petite forêt.
Pour internet je m'alimente par les satellites et émet de la même manière.
Plus besoin de supporter les fous.
Mais je peux encore essayer de les convaincre de renoncer à cette vie de châtrés ou plus rien n'est nature, naturel.
Je vais aller boire un bol de lait de chèvre, ça va me détendre, puis je vais lire un bon livre, j'en ai fait transbahuter plus de 20 000.
Plus besoin de supporter les fous.
Je viens de regarder un DVD qui date de 2010 ou on voit Edvige vêtue de cuir, rayban et rollex promener des petits garçons en laisse
et collier étrangleur dans un camp militaire, elle ressemble un peu à Ségolène, il n'y a rien de naturel dans son visage pommadé, maquillé, c'est assez dégoûtant.
Ce dvd était épouvantablement médiocre, on aurait dit un mélange de juge dred et de robocop en plus sécuritaire et sans le moindre humour évidemment, on n'y voit plus le moindre homme. Ils sont censés être enfermés dans de vastes hôpitaux psychiatriques, une utopie ce DVD.
Ah ce qu'on est bien loin des fous, des malades, des psychosés(ées) de tout poil.
Cette société était vraiment malade à ces époques.
Sacrée Edvige, ils en ont bavé !
Si les citoyens se réunissaient pour fabriquer leur propre Edvige pour évaluer leurs élus, leurs mensonges, leurs engagements non tenus, leurs trafics ?
Certains avaient fait ça vers les années 2007/2008 avec les profs, une caste de fonctionnaire classée non privilégiée, les citoyens pourraient étendre avec les juges, les avocats généraux ? Et pourquoi pas tout les fonctionnaires ?
Ce sont mes congénères et moi-même qui les payons, on peut savoir ce que pensent nos employés tout de même, ce ne serait pas un luxe, les ministres, les présidents, les députés, les maires, tous sont nos employés.
Se comportent-ils bien ? Cela nous permettrait d'avoir des comptes rendus sur leurs tendances, leurs manières, leurs goûts, leurs pensées, leurs degré de subversion potentielle à notre égard, les degrés de dangerosité...
On l'étendrait à tous et toutes ?
Qu'en pensez-vous Monsieur Bilger ?
Et vous chers concitoyens ?
Une vaste base de données permettrait de savoir immédiatement à qui on a faire, la couleur de sa peau, ses tendances sexuelles, sa religion etc.
Rédigé par : Patrick Marguillier | 07 juillet 2008 à 00:00
Caméras de surveillance ! ADN ! Biométrie ! Maintenant EDVIGE ?
On peut se demander aujourd’hui si l’Etat fait encore une quelconque différence entre « suspect » et « délinquant », entre « capable du fait » et « condamné ». Et si l’atteinte hypothétique à la « sûreté de l’État » – incluant des actes tels que aider les enfants de sans-papiers, se rebeller contre une autorité policière excessive, ou ne pas vouloir d’OGM dans son assiette – peut, dans une démocratie, servir de prétexte à la constitution d’un tel fichier. Il n’est pas sans rappeler les fiches du ministre Fouché qui comportaient renseignements, dénonciations et calomnies sur tout individu suspecté de ne pas être un bon sujet de l’Empire Sarko !
Et où s'arrêteront-ils ? On attend la puce électronique dès la naissance, avec les hérédités de race, de classe sociale ? Qui sait ?
Rédigé par : GRAINDORGE MAURICE | 06 juillet 2008 à 23:42
EDVIGE n'a pas de quoi faire peur ?
En effet. Ce n'est qu'une toute petite mesure d'accoutumance à l'inacceptable. Une petite dose acceptable d'inacceptable, si j'ose dire.
A force de s'adapter au réel, la droite ne le voit pas évoluer. Elle bouge avec lui, le nez collé dessus.
Elle ne voit pas que la démocratie, petit à petit, cesse d'être une réalité pour n'être plus qu'un mot. Arrive alors un jour où est démocratique ce qui émane du Grand-Démocrate-en-Chef.
Quand faudra-t-il réagir ? Crier avant d'avoir mal ne sert généralement à rien. Mais attendre d'avoir la certitude que la France ne soit plus une démocratie, c'est attendre le moment où il ne sera plus possible de réagir.
A moins qu'on ne prête "aux institutions" des vertus telles que la chose soit impossible ?
Ces vertus ne résident pas dans la finesse des écrits constitutionnels ou juridiques de toute sorte -un étudiant en 1ère année de droit peut y croire...- mais dans les intérêts contradictoires des individus ou des groupes qui composent ces institutions.
Mais tant que ces groupes ou individus restent apathiques, voire trouvent un intérêt à la dérive...
P.S. ne pas oublier que faire partie de l'élite cesse d'être une protection à partir d'un certain moment. Il faut d'abord ne pas déplaire, et rien n'est jamais certain en la matière.
Rédigé par : Poncet | 06 juillet 2008 à 20:58
Merci, Catherine Jacob, pour tout ce temps consacré. Je voudrais faire un peu d'humour, écrivant que je n'ai pas EDVIGE à ma disposition pour tout savoir de cette personne et ses étranges manières... Mais il y a vous ; c'est plus sain.
Aïssa.
Rédigé par : Aïssa Lacheb-Boukachache | 06 juillet 2008 à 18:36
@Aïssa Lacheb-Boukachache
Si c'est important pour vous je peux difficilement ne pas répondre.
Je ne suis pas spécialiste des civilisations asiatiques mais seulement de ce qui ouvre et ferme la différence et qui s'enrichit chaque jour de nouvelles pistes.
Je ne connais pas les coutumes spécifiques du Vietnam, je ne peux donc réagir à ce que vous me dites qu'a priori et sur la base d'éléments épars de votre petite anecdote.
Ce que m'évoque votre petite table dans un premier temps, allez donc savoir pourquoi c'est une réclamation que je suis allée faire auprès d'une société du Ban St Martin, dans la banlieue de Metz, spécialisée dans les portes et fenêtres et leurs fermetures au motif d'une double facturation s'apparentant d'assez près à une escroquerie aux assurances.
Me précédait devant le guichet du secrétariat une personne âgée qui leur avait apporté une sorte de chinoiserie du genre de celle que vous décrivez pour en faire refaire le verre de protection des ciselures du dessus. Je ne me remémore pas exactement ce qui était en cause, mais je me suis permis de faire observer à la vieille dame qu'elle me paraissait assez imprudente et le secrétariat a confirmé.
Les Japonais n'ont pas de ce genre de table si ce n'est sans doute dans les magasins de curiosités asiatiques implantés chez eux.
Je n'ai pas mon portable avec moi aujourd'hui donc je ne peux pas utiliser les caractères propres à opérer une recherche sur le web japonais pour vous montrer à quoi ressemble une TSUKUE (table japonaise), mais j'ai trouvé quelque chose d'assez approchant à cette adresse : http://www.thierrygerber.com/table_basse_61.html
Le problème que rencontrent les résidents japonais en occident avec les tables basses c'est la hauteur qui présente une différence de quelques centimètres avec les nôtres ce qui les gênent beaucoup. D'une façon générale, je n'ai jamais vu de japonaises faire ainsi du porte à porte si ce n'est dans les MUKASHI-BANASHI, autrement dit les contes et légendes. Il existe ainsi deux contes présentant un certain nombre de similitudes ; l'un est le conte de l'épouse palourde que les Chinois semblent connaître également, en ayant tiré l'argument d'une danse de nouvel an, ce qui permet de présumer l'histoire également connue au Vietnam, et l'autre le conte de l'épouse grue.
Dans ce dernier conte, un oiseau sauvé d'un piège par un pauvre charbonnier lui témoigne sa reconnaissance en venant frapper ultérieurement à sa porte sous l'apparence d'une très belle femme. Cet oiseau était un oiseau migrateur symbole de bon augure, autrement dit une grue (communément représentée bien sûr par la TANCHÔ ou Red-crowned Crane.)
Contrairement à votre vietnamienne, la grue venue frapper à la porte de Yokichi le charbonnier sous l'apparence d'une belle inconnue, ne lui propose pas de table basse, mais tout simplement de devenir son épouse. Après un certain temps d'étonnement, il finit par accepter une fois qu'elle lui certifie qu'il pouvait se reposer sur elle pour assurer le financement du ménage, ce qui arrive en effet. Ensuite on observe des circonstances qui ne sont pas sans rappeler d'un certain point de vue et pour partie, la clé fée de l'histoire de la Barbe Bleue.
Ceci étant, 30€ pour une table authentique cela me paraît vraiment bon marché, du moins s'il s'agissait d'un meuble japonais. Peut-être le prix de la table a-t-il été fixé en fonction d'un montant nécessaire et donc salvateur et dans ce cas vous auriez fait une bonne affaire.
Je ne sais pas ce qui vous entendez exactement par "est-ce que j'ai raté quelque chose ?", mais sur la base de la façon dont vous avouez dans un autre post traiter les étudiantes en master d'économie, je crois que je peux m'en faire une idée.
Que vous répondre à cet égard si ce n'est que pour traiter une table de 30 x 15cm sur 08cm de hauteur vendue quelques euros par une apprentie boulangère, comme la table qu'on imagine dans la cuisine de Claude Nougaro sur la base de ce passage :"Rien n'est plus doux que les mains d'une femme dans la farine
Oh ! c'est pas de la tarte, la pâtisserie ! Non, c'est pas du tout cuit
Faut l'ver la pâte et cela exige beaucoup d'énergie", il faut sans doute beaucoup d'agilité.
Mais puisque que vous me précisez apercevoir la dite personne de temps à autre dans votre quartier, posez-lui donc carrément les questions qui vous préoccupent et vous verrez bien ce qu'il en est.
Pour terminer, j'ajouterai encore que trois réveils paraissent vraiment beaucoup à quelqu'un qui se réveille en règle générale pile quelques secondes avant que son réveil ne sonne !
Rédigé par : Catherine JACOB | 06 juillet 2008 à 10:41
"Edvige n'a pas de quoi faire peur."
Sauf si vous habitez une cité de renom, parce que vos revenus ne vous permettent pas d'habiter ailleurs, parce que vous ne pouvez pas empêcher vos enfants de fréquenter la même école que les autres enfants, qui eux, c'est bien connu sont susceptibles de...
Vous ne pouvez pas les empêcher de prendre le même bus à la même heure, pour aller au même lieu de divertissement, et surtout de se faire prendre sur la même photo d'un Nikon numérique au zoom super puissant avec stabilisateur d'image.
Ce qui m'inquiète, ce n'est pas tant le fichier, c'est le "susceptible de..."
A ce jeu-là, même vous cher PB, vous êtes susceptible de... un jour... qui sait ce que la vie vous réserve...
Reste à savoir si la photo de groupe sur laquelle vous serez permettra de vous identifier.
Cordialement (avec pas trop d'humour)
Pierre-Antoine
Rédigé par : Pierre-Antoine | 06 juillet 2008 à 09:13
@ Laurent Dingli
Bien d'accord avec vous, l'uniforme n'est plus le même, les connaissances non plus, aujourd'hui ils préfèrent la laisse et le costume qui l'entoure, ils ont même le droit de ne pas mettre la même laisse autour du cou.
Mais vaut mieux en mettre une au cas z'où...
Rédigé par : Patrick Marguillier | 06 juillet 2008 à 00:54
Le quid de la dangerosité ? Je suis RMISTE, il m'est impossible de vivre avec la somme allouée par l'Etat, mon instinct me dit : va voler ou crève, j'attends de faire inculper l'Etat pour non assistance à personne en danger ou je vole et (ouf) je mange ?
L'Etat est donc coupable de dangerosité puisqu'il demeure incapable de traiter ce problème de l'emploi ou de la répartition de l'argent pour son cheptel un moment défavorisé.
Comment un Etat composé de dangereux individus dont certains ont bel et bien un casier judiciaire largement plus fourni que certains mineurs délinquants, peut-il composer le quid de la dangerosité ?
D'ailleurs pourquoi les hauts fonctionnaires ne sont-ils pas astreints à une visite chez un psychiatre avant d'exercer des fonctions qui vont concerner des millions d'individus ?
Les fonctionnaires de l'Etat ont-ils consultés des psy ? Je vous pose une question directe Monsieur Bilger, a-t-on pris les ADN de Charles Pasqua condamné à plusieurs reprises et donc multirécidiviste selon la loi Dati sur le multi-récidivisme ?
Les ventes d'armes c'est autre chose que les vols de scooters non ? On pourrait étendre...
Les lois valent bien pour tous?
Quand Sarkozy menaçait de frapper, "de casser la gueule" à Azouz Begag, ex ministre délégué à la promotion de l'égalité des chances sous le gouvernement Villepin, est-il à considérer comme présumé dangereux ?
C'est bien une présomption de dangerosité les menaces, non ?
Le fait d'écrire ici et de dire une vérité sur un haut fonctionnaire me vaut-il d'être considéré comme potentiellement en état de dangerosité ?
Si je dis que j'ai les larmes aux yeux quand je vois une fillette palestinienne voire irakienne abattue par les amis US (par erreur le plus souvent, américains envoyés par l'illuminé Bush considéré par la moitié de la planète comme un terroriste (d'Etat) et ami de Sarkozy), SERAI-JE FICHE ? SUIS-JE EN ETAT DE DANGEROSITÉ ?
Quand est-ce que vous allez regarder où se situe la véritable dangerosité à propos des "enfants" ou des "mineurs" ? Elle se situe bel et bien dans l'incompétence des politiques à gérer notre société, le besoin des enfants pas roi, loin d'être rois, car la grande majorité des mineurs délinquants sont loin d'être des petits bourgeois "rois" gavés de play station et autre "luxes" agréables et fort confortables qui occupent et n'incitent guère à aller traîner faute de sérénité à domicile.
Je lis encore que des enfants de 13 ans ne sont plus des enfants mais des "mineurs",
Le terme mineur prend une connotation pénale, un peu comme on vous marque "individu" dans les procès-verbaux, au moment de payer les impôts, par contre chers congénères, vous êtes des citoyens, et on vous pond du monsieur à tout va...
C'est vrai que ça change de la bonne époque ou ils vous envoyait le prévôt et ses sbires briser les jambes de vos ancêtres et des miens à coup de gourdin et brûler les récoltes...
Puis au lieu de dire ces "marxistes", on dit des nostalgiques (forcément à gauche, parce qu'à droite on considère que les fillettes de 13 ans ou les gamins de 13 ans n'en sont plus, ne sont plus des enfants mais des "mineurs(es)") mais si au square à côté de chez moi, ces morveuses jouent encore à la balançoire avec les plus petits et des fois les monopolisent (les balançoires), ça ne reste pour moi homme de 50 ans, que des gamines et des gamins, qu'est-ce qui détermine la nuance entre mineur et enfant.. mystère... MAM est pédiatre ? Psy ?
Vous devriez consulter un pédiatre car paradoxalement on dit "enfant" dans le carnet de santé pour un garçon de 13 ans, on ne dit pas vous devez présenter votre "mineur" pour le vaccin bidule et truc, ce carnet de santé est fourni par l'Etat, la mairie etc, vos congénères fonctionnaires donc..
Le livret de famille parle d'enfant(s) également... il va jusqu'à 18 ans..
Evidemment on n'a pas la même vision de cette appréhension de dangerosité.
Evidemment la prévention, l'éducation, on n'en parle pas une seconde...
On ne peut plus mettre une tarte à ses gosses, c'est vicieux ou trop violent, mais on a trouvé encore plus vicieux, les ficher pendant dix ans... GENIAL l'astuce, c'est d'une infinie délicatesse, d'une intelligence... On sent le progrès chez les adultes, comment se débarrasser en deux coup de cuillère a pot des problèmes que l'on crée (et qu'on se garde bien de soulever dans un débat national), hop un fichier, et on a résolu de le problème de la petite délinquance, ah on se sent mieux, et vlan, demain une personne mourra quand même, agressée par deux "mineurs"... si possible une femme (très jeune, le mâle montre un courage hors pair...)
Fichage DIX ANS ? Pratique pour celui veut se réinsérer, ouvrir une société par exemple. Il n'aura pas toujours 13 ans, 9 ans après il en a 22 (revoilà les flics, même s'il a n'a commis qu'un petit délit).
Je commence à comprendre pourquoi nombre de femmes sur Meetic refusent de rencontrer des fonctionnaires et osent le mettre dans leurs cv... et dire que je trouvais ça cruel, péjoratif, mesquin..
Le plus triste c'est que le petit personnel des fonctionnaires subit lui aussi les remarques désobligeantes, dans les mairies et ailleurs, de la part des usagers qui sont sans cesse traqués pour des papiers, des demandes de tout poil, etc etc et j'en passe des vertes et des pas mûres.
Tenez-vous bien, UN mois pour faire une carte d'identité en France, heureusement qu'on leur paie des ordinateurs à nos bons fonctionnaires..
Sans cela ça mettrait deux ans?
Cela de plus en plus, et partout, la débâcle, c'est vrai qu'en haut, ils s'en foutent totalement.. Fichons fichons, ça va être mieux qu'en Chine côté fichage, non c'est pas une mesure de droite, ce n'est pas une mesure républicaine la présomption de dangerosité, on se croirait chez les soviets en Sarkozie..
Après cela, ne vous étonnez pas que les "enfants" initiés par la colère des parents perdent vite leur enfance. Il y a si peu d'enfance.
Puis ils s'initient avec la grand-messe du 20 heures, ce bon ex ppda et Chazal sourires mièvres qui vous passent de la plus monstrueuse des tueries à la page sport sans changer de masque, les enfants n'ont qu'à prendre les adultes comme modèles si ils veulent vite devenir "virils", "mineurs", des "individus"... bref ne plus être humains à part entière comme les hauts fonctionnaires (juste des politiques, dit il avec mépris) de ce pays en somme ! Travailler plus pour être encore plus abject ! C'est ça le progrès.
Rédigé par : Patrick Marguillier | 06 juillet 2008 à 00:34
@Catherine Jacob
Je vais encore digresser un peu mais c'est important pour moi car cela me tracasse vraiment. Vous êtes spécialiste des civilisations asiatiques ; c'est pourquoi je m'adresse à vous. Il y a quelques jours, une femme que je ne connaissais absolument pas a sonné à ma porte. C'est une Vietnamienne (elle me l'a dit) d'environ une trentaine d'années, assez jolie ma foi et elle tenait dans ses mains une minuscule table (environ 30cm X 15 et 4 pieds de 8 centimètres de long) de bois très bien faite et vernie. Elle voulait me la vendre, 30 euros. J'ai été très surpris ; on sonne et on veut me vendre cette minuscule table. Sur le coup, j'ai dit que non, je n'en avais pas l'utilité, etc., mais devant son air naïf mais plus que surpris, ahuri, sidéré de mon refus, je me suis trouvé franchement bête. Elle ne partait pas, elle attendait soit que j'achète soit que je lui ferme ma porte au nez. C'est son étonnement presque désespéré qui fit que je ne refermais pas la porte et, comme cette situation commençait de durer au ridicule, je suis finalement allé chercher mon porte-monnaie et lui ai acheté cette table. Aujourd'hui, elle se trouve à mon chevet, toute petite mais très solide, et j'y ai posé mes trois réveils. Elle n'est plus jamais revenue. De loin en loin je la croise dans le quartier ; on se salue simplement. Je sais qu'elle travaille parfois comme vendeuse dans tel ou telle magasin ou boulangerie, qu'elle ne fait pas de démarchage chez les gens ni pour leur vendre de petites tables ou autres objets. Alors, qu'est-ce que cela signifie ? Est-ce que cela aurait un rapport avec une coutume à eux ? Je me fais peut-être des films mais, je vous jure, c'était vraiment étrange, d'où mon interrogation. En un mot : est-ce que j'ai raté quelque chose ? Merci de me répondre.
Aïssa.
Rédigé par : Aïssa Lacheb-Boukachache | 05 juillet 2008 à 20:13
@Alexandra
"Cela n'empêche en rien que quand mes enfants ou mes élèves sont susceptibles de faire une bêtise, ils savent qu'ils sont aussi susceptibles de se prendre un bon coup de pied aux fesses (physiquement ou moralement)."
Vous n'avez pas de parent d'élèves gendarme je présume ?!
Rédigé par : Catherine JACOB | 05 juillet 2008 à 19:52
@ Aïssa.
Je renonce, évidemment un peu tard, (comment ai-je cru vous convaincre ?) à vous persuader de ce qu'il existe une autre espèce nuisible que le bourgeois bien blanc de peau.
Que le chacal qui s'enrichit en dormant soit nuisible à tous, c'est certain, que cela ne dispense pas de se prémunir contre celui qui suit son exemple à ras du bitume, est tout aussi évident. Mais le tiers-mondisme mondain, la culculterie gauchisante, les idiots utiles du capitalisme veillent. Ils ont d'ailleurs cela de commun qu'ils ont pour objectif de détruire l'Etat de droit pour lui substituer la loi du marché totale absolue et planétaire. Je doute que vous l'ignoriez.
Pour les autres... On vous l'a déjà dit : il n'y a pas d'équivoque la majorité pénale, c'est 13 ans ! C'est clair non ? Ca fait 20 ans que je fréquente les tribunaux pour enfants, et M.Bilger peut-être un peu plus qu'il fréquente les tribunaux tout court, faites-lui confiance nom de nom, c'est assommant cette ignorance mêlée d'un refus de la réalité...
Rédigé par : Erig le Brun de La Bouëxière | 05 juillet 2008 à 18:29
Ce qui est étonnant, c'est que vous émettiez une réserve sur la philosophie initiale d'Edvige qui ne consiste qu'en une informatisation d'un système déjà existant (RG) indispensable à un Etat pour disposer de renseignements tenant à la sécurité et la stabilité du pays ! Comme si vous n'appréciiez Edvige que comme un outil visant à la délinquance ordinaire. C'est exactement le contraire : Edvige est un outil de renseignement de prévention de la subversion politique, du terrorisme ou du grand banditisme auquel on a rajouté des éléments qui sortent de ce cadre.
Rédigé par: Jean-Dominique Reffait
Effectivement ce répertoire, car Edvige n'est qu'un répertoire, recense des fiches ex RG (maintenant SDIJ) et permet aux enquêteurs de savoir où sont situés les renseignements désirés. Cela ne veut même pas dire qu'ils auront le droit de les consulter.
Rédigé par : Surcouf | 05 juillet 2008 à 14:32
@ alexandra
J'ignore comment vous enseignez l'Histoire à vos élèves.
Mais.
"Il y eut une société qui a été mise en place dans l'histoire pas si lointaine où les gens susceptibles de étaient fichés, une petite étoile jaune, un petit triangle rose, et où le travail rendait libre. Et ce n'est pas de cette sorte de société dont je veux pour mes enfants."
J'ose fortement espérer que vous fournissez également à vos élèves, en plus de vos comparaisons abusives entre cette société d'hier au sujet de laquelle, tous comptes faits, vous semblez ignorer beaucoup, et celle d'aujourd'hui, des outils solides et fiables pour savoir trouver et lire des ouvrages écrits par... des Historiens.
Pour permettre, à titre d'exemple simple, à vos élèves de savoir faire la différence entre un régime où les pouvoirs sont clairement séparés, et une forme de gouvernement où TOUS les pouvoirs sont dans la main d'un seul.
Par ailleurs, j'ose espérer qu'il vous arrive également d'évoquer avec vos élèves des fichiers, type ADN ou empreintes digitales, qui peuvent faire beaucoup et être décisifs pour prouver l'innocence d'un suspect.
Rédigé par : Véronique | 05 juillet 2008 à 13:18
@Erig
L'avenir dure longtemps, a écrit si bien Althusser. Les modèles pareillement, ajouterais-je. S'il fut un miséreux qui gagnait en une semaine votre salaire mensuel en vendant "son" shit, il en est d'autres de "meilleure" éducation et "honnête" milieu social qui gagnent en quelques minutes plus que toute votre vie de salaire, en spéculant boursier sur quelque misère d'ici ou du bout du monde... On ne peut pas reprocher au jeune exclu de faire avec les exemples qu'il a, ce serait injuste. D'ailleurs, il fait plus d'effort ; vendre du shit à la petite ou moyenne semaine (c'est votre exemple), c'est tout de même se lever assez tôt, veiller tard, être vigilant, faire du marketing, de la promotion, toute une logistique à tenir de bout en bout et à faire fonctionner comme un beau moteur neuf de BMW ; tout un travail qui demande bien des qualités de management et fait prendre bien des risques pour un gain somme toute moyen. Les autres font leurs milliards en dormant, cliquent sur un clavier d'ordinateur et l'affaire est entendue, ils rajustent leur cravate, se passent la main dans les cheveux, sortent de leurs bureaux et se demandent en soupirant ce qu'ils vont bien pouvoir faire aujourd'hui pour ne pas s'ennuyer... Ceux-là, monsieur, n'iront jamais commettre des incivilités, brûler votre voiture ni même cracher à votre passage ni encore moins vous agresser. Ce sont des exemples ; on les voit tout le temps à la télé. J'ignore leur opinion quant à ces fameux fichiers ...
Aïssa.
Rédigé par : Aïssa Lacheb-Boukachache | 05 juillet 2008 à 12:25
@ Alexandra
Encore la citation de Niemöller sur ce blog ! Décidément.
Arrêtez donc de mettre la résistance au nazisme à toutes les sauces. Alexandra, vous n'êtes pas une grande résistante et le gouvernement une réincarnation du troisième Reich. Un peu de mesure tout de même ! Et plutôt que de vous indigner sans vraiment argumenter, essayez de ne pas entretenir vos élèves dans ce genre de confusion absurde.
Rédigé par : Laurent Dingli | 05 juillet 2008 à 11:59
"l'âge de 13 ans est fixé par la loi pour la responsabilité pénale" : permettez-moi d'être surpris par cette affirmation, surtout lorsqu'elle émane d'un juriste renommé tel que vous. Une telle erreur, je l'espère, ne peut être qu'une malencontreuse approximation.
En effet, s'il est exact que seul un mineur de plus de 13 ans peut être condamné à une peine, la responsabilité pénale ne commence pas à l'âge de 13 ans. Reprenant la jurisprudence Laboube de 1956, la loi Perben I du 9 septembre 2002 est venue préciser que sont responsables les mineurs "capables de discernement". Aucun âge minimum n'est donc envisagé pour la responsabilité pénale. Ainsi, il se peut parfaitement qu'un mineur de (moins de) 13 ans soit reconnu responsable, quand bien même on ne pourrait lui infliger une peine. De même pour un mineur de (moins de) 10 ans, à l'encontre duquel seules des mesures éducatives, et non des sanctions éducatives, peuvent être prises.
Rédigé par : Raramel | 05 juillet 2008 à 11:45
Alexandra,
Vous écrivez « cela n'empêche en rien que quand mes enfants ou mes élèves sont susceptibles de faire une bêtise, ils savent qu'ils sont aussi susceptibles de se prendre un bon coup de pied aux fesses (physiquement ou moralement). Alors surveiller OUI, punir OUI mais ficher NON ».
Est-ce à dire que vous militez pour un retour des châtiments corporels ?
Blague à part, comment croyez-vous que la police travaille ? Pensez-vous qu'il est bon que chaque policier ne connaisse que ce qu'il a lui-même vu, ne communique rien de ce qu'il sait à ses pairs ? Qu'est-ce qu'un fichier sinon la mise en commun de connaissances ?
Sommes-nous dans un pays si sécuritaire que la délinquance y a été abolie ?
Rédigé par : Marcel Patoulatchi | 05 juillet 2008 à 10:56