Hier vendredi 11 juillet, j'étais invité à France Info par David Abiker pour répondre à des questions d'auditeurs sur l'affaire Villemin. Dans le laps de temps qui nous était imparti - dix minutes - , il était difficile d'appréhender tout ce qui avait fait de la mort du petit Grégory, le 16 octobre 1984, une tragédie qui continue de susciter une curiosité sombre et si aisément ravivée. Aujourd'hui, l'opinion publique est agitée par la possible réouverture de l'information pour tenter de relever des éléments ADN grâce à de nouveaux examens techniques sur les vêtements de Grégory, les cordelettes qui lui enserraient les mains et les pieds et sur les enveloppes postées par le "corbeau". La science, espère-t-on, viendra au secours de la justice.
Pourquoi cette affaire criminelle s'est-elle enkystée dans notre mémoire collective au point d'y demeurer comme une plaie ?
Certes, la victime étant un petit enfant dont la photographie a ému la France, d'emblée l'indignation et la compassion ont été portées à leur comble. Le drame s'était déroulé dans une région, les Vosges, et autour d'une rivière, la Vologne, qui ont pris, au fil du temps, une couleur presque mythologique, avec un mélange de mystère, de fascination et de crainte.
La scandaleuse frénésie médiatique des origines, qui a déroulé longtemps son cortège d'indignités et de vulgarités n'a pas été non plus pour rien dans le choc qu'a subi la communauté nationale sans cesse happée par la révélation d'intrusions, de confidences, de rumeurs, d'hypothèses et d'accusations qui étaient une honte pour une démocratie.
A l'évidence, ce qu'on pourrait qualifier de "crime dans le crime", l'assassinat de Bernard Laroche par Jean-Marie Villemin, a aussi amplifié la portée du crime initial. Dans le même mouvement, l'horreur se trouvait tout à coup mêlée à de la compréhension. L'exigence de justice, pour certains, était déjà vaguement satisfaite par un justicier. Un Zorro désespéré avait tranché le fil d'une vie accablée de soupçons.
Comment négliger, par ailleurs, ce qui a tenu à la désastreuse gestion judiciaire au sens large ? Je n'ai pas l'intention d'entrer dans le détail des antagonismes entre les gendarmes et le magistrat, qui ont certainement fait perdre des possibilités de succès à l'enquête et beaucoup de chances pour la vérité. Sans vouloir accabler mon collègue Lambert, force est de constater qu'il n'a pas été à la hauteur de la mission délicate qui lui avait été confiée et que, sur les plans technique et psychologique, son comportement n'a pas illustré la magistrature. Je sais qu'il est facile, si longtemps après, de jeter le glaive sur un magistrat mais l'hypocrisie et le silence, en l'occurrence, seraient encore pires et plus humiliants pour lui.
L'analyse ne doit pas s'arrêter là. L'affaire Villemin fascine surtout parce qu'elle n'aura jamais de fin. Je suis persuadé que même si les nouvelles expertises nous éclairaient sur les responsabilités criminelles, il resterait un nombre non négligeable de citoyens qui continuerait à douter. Il est des tragédies sur lesquelles, profondément, on ne désire pas connaître la vérité. Parce que la vérité officielle met fin à un processus intime qui représente, à lui seul, une finalité dans l'existence. L'odieuse mort du petit Grégory a constitué chaque Français comme un détective, un Maigret domestique et sûr de son fait. Pour peu que la lumière survienne, elle assombrirait la multitude des démarches personnelles qui ont besoin de formuler leurs interrogations mais détesteraient avoir des réponses en retour.
On est maintenant au coeur de ce qui a élevé l'affaire Grégory - selon le titre du Parisien qui a consacré au dossier une excellente page - au rang de mythe. Depuis longtemps, elle n'appartient plus à la justice mais à la société, si une telle distinction a du sens. C'est un fragment de l'Histoire de France qui aidera à comprendre notre époque. Bien au-delà de l'intervention imprudente ou clairvoyante de telle ou telle personnalité aveuglée ou fascinée. Par exemple, Marguerite Duras. Depuis 1984 jusqu'à aujourd'hui, c'est notre propre vie que nous pouvons considérer au prisme des interminables péripéties de l'affaire Villemin. Notre destin est inscrit aussi dans cette chronologie, dans ces séquences qui ont structuré notre existence comme celle, collective, de notre pays. Nous avons été accompagnés par elles, tout au long, et nous ne sommes pas loin de porter sur ce crime et ses interminables suites, en dépit de l'horreur, le regard nostalgique et presque apaisé qu'on porte sur des photographies jaunies par le temps et enrobées de passé. On s'intéresse égoïstement à nous grâce à cette durée, à cause de ce crime ancien jamais oublié, en raison des traverses subies par le couple Villemin et du bonheur conquis de haute lutte par cette famille à laquelle nous lie une étrange familiarité.
Les Villemin : une histoire française.
Le journaliste doit être un investigateur.
Malheureusement, je dois constater que depuis quelques années, il n'y a plus de journalistes... en France.
Peur du système, crainte de la pression des annonceurs publicitaires... il n'y a plus aucune plume tant à droite qu'à gauche.
Faites juste une comparaison entre LCI et CNN ou Skynews et vous verrez le décalage.
Enfin, je tiens à dire que je suis très fier de mes parents !
Arnaud
Rédigé par : Arnaud | 06 septembre 2009 à 21:59
@ Bezzina
cv n'a aucun mobile de tuer un fils qu'elle aime et qui a été fait dans l'amour.
Vos interprétations sur des faits anodins sont grotesques, quand à leurs buts: vous avez du mal à en cacher la vénalité et l'objectif-notoriété que vous voulez en tirer.
Cela ne serait pas grave en soi si il n'y avait le respect et un minimum de décence à avoir à la mémoire d'un petit garçon.
Quand mb dit qu'elle n'as pas reçu de pression de sa famille: cela vaut plus que des confessions à mes yeux.
Qui peut croire que la famille bolle, dont la brutalité n'est plus à démontrer (cf les gens qui habitent le coin), n'ont pas molestés mb pour qu'elle revienne sur ses déclarations, alors que son témoignage inculpe BL (et ceux qu'elle que soit l'hypothèse innocent ou coupable).
Je sais pas moi corazzi, bezzinas et autres sans conscience.
PS: des témoins ont vus MB et BL ensemble le jour du meutre, il y a de nombreuses incohérences entre les declarations initiales BL et MB.
Pour finir il y a plus de charges qu'il n'en fallait pour mettre en prison BL si il avait été jugé, et si les erreurs du petit juge n'avait permis aux avocats de Bl de retirer du dossier les preuves accablantes aux motifs d'erreur de procédure(foulage,expertise etc...)
Mantenant BL n'est pas le seul, la thèse du complot au vu d l'affaire me parait plus que credible.
Rédigé par : romeuluso | 27 avril 2009 à 17:03
Je rajoute ceci :
"Mme Villemin, vous serez jugée par l'opinion publique. Et n'oubliez pas que l'opinion publique c'est moi qui la fait !"
Dixit Mister Bezzina, à l'époque de sa pleine forme destructrice...
On voit le résultat...
Rédigé par : Claude | 18 janvier 2009 à 12:23
Il est vraiment dommage qu'un endroit "commentarisé" tel que celui-ci soit laissé à l'abandon. Tous les autres forums ou autres blogs sont pollués par des membres dont le Q.I. ne dépasse pas celui d'une huître...une huître se doit pourtant d'être "perlée" !
Je m'aperçois que tout ce que touche Mme Bezzina se transforme en plomb ! Partout où elle passe une odeur de haine assaille nos narines... Mais il faut respecter son "choix d'intuition". Le problème est qu'elle se complaît dans ses convictions... et qu'elle ne "cherche" pas plus loin que ce qui lui sert de nez !. C'est la mère ! Un point c'est tout...Mais la mère n'a pas commis ce crime toute seule. C'est mathématiquement impossible et a été prouvé maintes et maintes fois ! Alors au lieu d'aller voir "ailleurs si un complice n'y est pas", elle donne tout son temps là où il n'y a pas lieu d'être ! Dommage...peine perdue...Si elle (et son mari) ne s'étaient pas acharnés sur une seule et même personne, ils auraient (peut-être) découvert une éventuelle complicité assassine ! Et pourtant ils s'y sont mis à deux...sans jamais découvrir une moindre once de vérité ! L'union fait la force...des plus faibles !
Le problème avec les journalistes de l'époque c'est qu'ils aient confondus quantité à qualité...! Plus ils étaient de fous plus ils riaient...25 ans après on s’esclaffe encore de leur bêtise inhumaine ! De part votre conviction, vous êtes détestée Mme Bezzina…Parce qu’en attendant, le principal protagoniste de l’affaire qu’est l’enfant, nous pousse une complainte, suppliant de laver cette eau qui l’a sali… !
Cordialement...
Claude
Rédigé par : Claude | 18 janvier 2009 à 12:15
"heulot", ce que vous dites est si vrai !... Je me permets juste une petite rectification...
Pour avoir été faudrait-il déjà être !
Dans la vie il y a les gens bien et il y a les autres. Malheureusement des Bezzina il y en a plus que l'on croit ! Des journalistes qui pour un scoop, trois lignes dans un canard, sont prêts à détruire des vies.
Rédigé par : Choubi | 04 janvier 2009 à 22:47
Il est frappant de constater qu'une femme, décriée par tous aujourd'hui et reine de la presse en 1984, ne puisse pas admettre l'once d'une erreur, y compris lorsqu'elle jetait dans la boue Mme Villemin et ce au mépris total des décisions de justice.
Je rappelle ici que Mme Lacour, qui a obtenu le prix de l'investigation pour son livre qui démonte le système Bezzina, ne perdra aucun procès en diffamation ; elle disait si vrai !
Je pense au fond que le problème de Bezzina, c'est qu'elle n'est plus rien... et le restera.
Rédigé par : heulot | 27 décembre 2008 à 19:01
@Marie-France Bezzina
Ce qu'un tiers aux parties en présence ainsi qu'aux différentes institutions appelées à intervenir peut avoir dans ses tablettes est absolument sidérant! Quand je pense que, bien que partie civile - petite partie sans intérêt, dans une petite affaire sans intérêt non plus pour le public, du moins vu par ce bout de la lorgnette - , je n'ai pas pu obtenir du tribunal l'ordonnance qui m'aurait permis d'entrer légalement en possession au moins de la copie d'une pièce, essentielle pour le bon avancement de mon dossier et que j'ai du faire observer ensuite au magistrat qui me reprochait, A MOI-MÊME, cette absence, qu'il ne me restait plus qu'à procéder par effraction!! Ce qui a eu pour seul résultat de les faire sourire...!
Et pourtant, la loi m'autorisait à demander de l'aide à cet effet!!!!!
Rédigé par : Catherine JACOB | 20 novembre 2008 à 11:08
PS: J'ajoute que les promoteurs du téléfilm insistent sur le fait qu'ils s'appuient sur les pièces d'instruction. Je dirais de pièces.
Rédigé par : Marie-France Bezzina | 20 novembre 2008 à 08:00
Comme d'autres, j'ai en ma possession une grande partie du dossier. Les premiers documents furent les PV de CV et de Sesmat; pour lui, dès le 18 octobre, pièces envoyées à sa hiérarchie nationale. C'est ainsi. Je ne dis pas que j'ai tout, mais j'ai l'essentiel et le plus intéressant. Plus toutes les ITW. C'est grâce à moi qu'a été révélée l'existence d'un demi-timbre. J'en avais la photocopie depuis 1995. Je m'étais fait la réflexion qu'en faire mention dès lors, c'était idiot, puisque le double non-lieu datait de 1993. Je voulais attendre que s'écoule une bonne partie des 10 ans avant la prescription. A l'occasion d'un fait divers révélé par un test ADN en 1999, j'ai dit dit à Me Lagrange, conseil des grands-parents, que j'avais cette pièce. Revenant d'un voyage lointain, je suis allée le voir alors qu'il plaidait dans le cadre d'un procès de Heaulme à Nancy.(La détention de ce document est prescrite). Sur sa demande express, je lui ai rapporté le document photocopié dans l'après-midi même. Il ne voulait pas attendre: "Je vais téléphoner à Moser, m'a-t-il dit, car moi, je ne peux initier une demande d'expertise, ce ne sont que les parents de Grégory qui peuvent le faire". D'où la lettre de Me Moser: "Mes clients sont en principe d'accord...". Il est vrai que j'avais demandé à Me Lagrange pourquoi il n'avait pas fait appel du non-lieu, il m'avait répondu que cela ne servirait à rien, mais que dès qu'il y aurait un élément nouveau, il agirait aussitôt. Quant aux enregistrements du corbeau par la famille, je les ai depuis 1991, avant le non-lieu de 1993. Je les ai sous la forme bande magnétique, copie des originaux, et sous forme informatisée, extrêmement fiable puisque Jean-Marie Villemin en diffuse un sur son site.
Je fais remarquer que les avocats de CV sont les premiers aujourd'hui à critiquer le double non-lieu.
Rédigé par : Marie-France Bezzina | 20 novembre 2008 à 07:52
Mme BEZZINA, à vous lire vous avez le dossier complet de l'affaire Grégory à votre domicile. Pourtant vous n'êtes ni gendarme, ni policière, ni magistrat... vous n'êtes qu'une simple journaliste et rien de plus. Ca m'étonnerait fort que la Justice vous confie la totalité d'un dossier criminel qui n'est pour l'instant pas classé.
Rédigé par : Choubi | 19 novembre 2008 à 21:52
Choubi ne dit toujours pas quand je mens. Si je ne mens pas, c'est que je dis la vérité.
Le corbeau qui est l'assassin (confirmé par Jean-Marie et Christine Villemin à de multiples reprises) dit dans un de ses appels à Liliane Jacquel: "Jean-Marie descendu, je serai peut-être mieux vu(e)". Il s'agit d'une transcription. Alors, qui se sentait mal accepté de la famille Villemin? Liliane console l'interlocuteur en lui disant qu'il n'y avait pas que les Villemin. "Je vous ferez la peau à la famille Villemain".Vile main ? Le corbeau adore les jeux de mots. Message laissé sous les volets du chalet de Lépanges. Et puis la lettre de revendication du crime qui est une réponse affreuse et très nette à un appel du corbeau à Jean-Marie Villemin qui travaillait ce soir-là, à son usine (Septembre 1982). Il répond à l'interlocuteur qui venait de menacer de violer sa femme avec un jeune (!):"T'as pas peur de laisser ta femme toute SEULE ?". Je résume. "Je m'en fous, j'ai de l'argent,j'aurai une autre nénette", rétorque JMV. On pourrait s'attendre à ce que la voix rauque lui réponde, "oui, tu as raison". Non,au contraire comme dans une colère sourde, l'inconnu (e), terriblement vexé,rétorque, selon JMV, le 18 octobre 1984 à la gendarmerie: " Espèce de salaud, je le dirai à ta femme, ça ne lui fera pas plaisir. De toutes façons, je te mettrai une balle entre les deux épaules et si je te loupe, je viendrai t'apporter des oranges à l'hôpital, et puis non, je m'en prendrai plutôt à ton gamin, ça vous fera plus de mal, ne le laisse pas traîner , je le surveille avec des jumelles. Si je le trouve dehors, je l'embarque et tu le retrouveras en bas". JMV répond:" Espèce de fumier, n'essaye pas de toucher au gamin".
Le corbeau savait comment tuer JMV: "J'espère que tu mourras de chagrin...".Pas de chance pour l'assassin de Grégory, JMV est toujours vivant.
Le télé film occulte la partie intéressante de ce dialogue, je me demande vraiment pourquoi.
Rédigé par : Marie-France Bezzina | 19 novembre 2008 à 19:02
A Jeannot...
... MERCI !
Rédigé par : Choubi | 19 novembre 2008 à 17:44
PS: Je ne sais pas pourquoi vous pensez tous que je hais Christine, pas du tout, je la plains. Et puis cette histoire, je la prends simplement comme une affaire criminelle à laquelle comme dans les romans policiers, il faut qu'il y ait une conclusion. Par ailleurs, un assassinat aussi cruel-avez-vous lu le rapport d'autopsie?- que celui de Grégory, un enfant de 4 ans, doit être élucidé, quel qu'en soit l'auteur. Sur ce point, je n'ai pas d'état d'âme. J'ajoute que ce n'est pas moi qui ai déterré la hache de guerre.
Dylan, Marc, Jonathan, Maddie, Samuele, Grégory et tant d'autres... Je pense à eux.
Rédigé par : Marie-France Bezzina | 19 novembre 2008 à 17:36
Oui, c'est par hasard, parce que je n'avais pas vu la suite que donnait P.Bilger à ces discussions, et je ne suis pas toujours à mon bureau...etc... Mon dernier travail, le meurtre et le suicide d'un député. Mon ordinateur est saturé de mails. Il ne fonctionne plus très bien d'ailleurs.
Si le non-lieu (double) de l'affaire Grégory était si parfait, Me Moser n'aurait pas dit récemment, je cite, "qu'il était insuffisant". Il faudrait savoir tout de même ! Quand Christine Villemin en a bénéficié, il était "exceptionnel", du "jamais vu dans les annales judiciaires" et j'en passe. En fait, les avocats de CV s'aperçoivent peut-être que trop c'est trop ! Il faut donc achever un mort.
Personnellement, j'avais très envie en 2001 de laisser tomber. Comme certains ont remis cela, nous traitant de menteurs, de psychopathes, de bêtes, etc..., j'ai décidé de répondre point par point, que cela plaise ou non.
Le plus extraordinaire, c'est que j'attends toujours qu'on me dise là où je faute, et personne ne répond. Je ne m'en tiens pas aux sentiments, aux présomptions, je veux des faits clairs et nets.
Je fais remarquer que le procès de Jean-Marie Villemin a montré les limites et les failles du non-lieu.. Qu'est-ce qui a le plus de valeur, un non-lieu ou une audience de cour d'assises qui siège au nom du peuple français ?
Je prends un exemple puisque j'ai aussi assisté au procès : les 3 filles de la poste ont redit qu'elles avaient vu CV avant 17H, allant vers la poste, mettant une lettre et l'autre faire demi-tour. Le président de la cour a tout fait pour qu'elles se rétractent, et quand je dis tout fait, c'est tout fait. L'une d'elles passant près de moi, a dit : "Puisqu'on ne nous croit pas, je ne serai plus jamais témoin dans une affaire".
Christine Villemin affirme qu'elles se trompent, que c'était la veille, que d'ailleurs le 16 octobre, elle ne portait pas son blouson (comme l'affirment les jeunes femmes), qu'il faisait beau... Je cite CV entendue par le juge Lambert le 24 octobre 1984 : "Je me suis déshabillée en enlevant mon manteau et mes chaussures". Elle ne reconnait que plusieurs jours après la mort de Grégory être passée devant la poste, le 16 octobre, mais vers 17H30, alors qu'elle le recherchait. Elle admet le 28 octobre, devant le gendarme Claude P. avoir mis du courrier mais la veille peu avant 17H. Réentendue le lendemain par ce même gendarme, elle précise que la poste était alors fermée (accès au guichet du public). Donc il était un peu plus de 17H (elle le répète dans le Républicain Lorrain du 24 novembre 1984). Donc les ouvrières étaient alors déjà passées pour prendre leur train. Le 29 octobre encore, CV dit avoir fait un demi-tour sans s'arrêter, devant la poste, le 16 octobre,"après 17H30, mais moins de 18H", alors qu'elle recherchait Grégory. Ce 29 octobre, elle dit aussi au gendarme : "Vous m'informez de ce que 2 témoins (ses collègues) déclarent m'avoir vue devant la poste de Lépanges vers 16H55 (...), elles se trompent ou elles mentent".
Je peux continuer... Par exemple pour expliquer qu'en 1999, le couple Villemin n'est pas réellement à l'initiative de la demande d'expertise du demi-timbre. J'ai un courrier de Me Moser qui me dit : "Mes clients sont en principe d'accord mais...".
Je peux vous expliquer aussi quel est le lien entre le professeur Margot qui conseille de nouvelles expertises ADN avec l'affaire. Et l'histoire de la pomme, et du bonnet, et des cordelettes et, et... de la commande à Vert-Baudet.
Allez, l'affaire commence.
Rédigé par : Marie-France Bezzina | 19 novembre 2008 à 17:01
Mme Bezzina,
Comment faites-vous pour retomber sur ce blog aussi souvent "par hasard" avec quelques milliards de pages indexées par les moteurs de recherche ? quelle malchance !
Ce qui est attristant en ce qui me concerne, citoyen lambda qui n'a aucune connaissance des arcanes judiciaires et encore moins de l'affaire autant que chacun d'entre vous, c'est l'allégresse avec laquelle vous semblez marcher sur la décision de non-lieu en faveur de Mme Villemin. Je n'ai rien contre vous, je ne vous connais pas.
Mais à vous lire, et vous avoir vu dans un certain nombre de reportages, il est évident que la force de vos opinions et surtout votre haine à l'encontre de Mme Villemin n'ont pas évolué au fil du temps.
Vous pouvez le nier, mais vos actes, vos écrits et vos paroles prouvent exactement que le fait de challenger non seulement vos conclusions mais aussi le processus qui vous y a conduit vous est tout simplement insupportable.
Et comme on s'emploie toujours à stigmatiser un bouc émissaire pour justifier ou expliquer ses propres errements...
Parfois il est bon, quel que soit son âge, de savoir s'arrêter, de regarder en arrière et de dire : "bon sang, j'ai merdé. Pardon"... ça ne coûte pas grand-chose et peut-être même que cela nous rend meilleur.
PS: je n'ai pas dit que vous aviez menti, donc ne m'opposez pas cela svp ;-)
Rédigé par : Jeannot | 19 novembre 2008 à 13:54
Marie-France Bezzina
Merci de ces précisions.
Rédigé par : Catherine JACOB | 15 novembre 2008 à 21:04
La réalité, c'est qu'on sait tous qui l'a fait mais personne ne peut le prouver. Comme pour l'affaire Leprince. Alors on finit par se taire et oublier ... (Dans l'affaire Leprince, cependant, il y a un type en prison depuis 15 ans et qu'il serait temps de sortir de là-dedans). Ceci nous démontre, au-delà de la monstruosité de ces crimes, les limites de la procédure judiciaire, plus précisément les limites du Droit. Je m'explique brutalement et froidement, SANS APPROUVER CES METHODES, IL EST PRUDENT QUE JE LE SOULIGNE CAR IL Y A DE CES INTERPRETATIONS BIZARRES DE LECTURE ICI PARFOIS: En d'autres temps, sur la sellette ou à la question quand ces manières étaient la règle de procédure judiciaire, ces affaires auraient été mises à nu en quelques instants et les véritables meurtriers confondus, preuves irréfutables, objectives et exhaustives à l'appui. Qu'est-ce que cela veut dire? Que le progrès du Droit et de la considération qu'il porte aujourd'hui en ses motifs fondamentaux à l'humain doit, sauf à être contradictoire avec lui-même, accepter aussi qu'un coupable su et connu ne soit jamais inquiété par la Justice induite par ce Droit et ses procédures. Il y a et aura de ces moments judiciaires où l'on ne pourra éventuellement faire mieux et plus que de libérer celui qu'on aura accusé, jugé, condamné et emprisonné à tort ... Pas plus. L'Etat de Droit, c'est ça.
Aïssa.
Rédigé par : Aïssa Lacheb-Boukachache | 15 novembre 2008 à 19:56
PS: Evidemment, je ne peux transcrire tout ce dossier. CV avait nié puis reconnu que la voix pouvait être celle de son fils. Suite à Dijon
Christine Villemin est interrogée par le juge Simon sur cette cassette troublante. Elle lui dit : "Il est vrai que le 20 janvier 1986, j'ai fait une déclaration au juge Lambert sur cette voix d'enfant et que j'ai donné une version qui n'est pas celle d'aujourd'hui. C'est tout à fait vrai mais je dois dire que le juge ne cessait de me tambouriner que j'avais trafiqué cette cassette (...); J'en avais parlé à Jean-Marie qui m'avait dit, tu n'as qu'à laisser dire que c'est la voix de Grégory. Ainsi il te laissera tranquille avec cela. (...)Vous savez, il n'était pas toujours facile de s'expliquer avec le juge d'instruction qui n'acceptait pas toutes mes explications. Alors moi, j'en avais assez".
Lisez le passage du non-lieu concernant cette cassette et l'art d'envelopper les faits pour disculper.
Je suis sûre que l'avocat général qu'est P.Bilger appréciera l'ensemble.
Rédigé par : Marie-France Bezzina | 15 novembre 2008 à 14:48
Cela fait trente ans que je suis journaliste, alors forcément, je connais beaucoup de monde... C'est à moi qu'ont été donnés les enregistrements du corbeau, (Jean-Marie Villemin, les grands-parents Monique et Albert, Jacky et Liliane). Le plus audible est celui que Jean-Marie Villemin diffuse sur son site. C'est même l'enregistrement que j'ai donné à M6, parce qu'il a une particularité qui permet de l'identifier. C'est fait exprès de ma part. Il me manque un seul enregistrement, celui fait par Christine Villemin. Les experts ont toujours maintenu que l'enfant dont on entend la voix n'est pas Daniel, l'enfant de Michel, ainsi que veut le faire croire l'intéressée, la voix ne passe pas par le canal du téléphone. Pour les experts, l'enfant se trouve à côté de Christine V. Il s'agit donc de Grégory. Une excellente idée, tiens!: ré-expertiser cette cassette puisque la mère de Grégory nie. Je pose deux questions : ai-je déjà fait expertiser ces enregistrements ? Le juge Simon n'avait-il que des amis ?
Rédigé par : Marie-France Bezzina | 15 novembre 2008 à 13:17
A Choubi
Vos élucubrations continuent. Vous ne m'opposez toujours pas les mensonges que j'aurais commis. Les insultes, bon, j'en ai vues d'autres. Tout ce que que vous racontez c'est du baratin et du délayage qui permettent, du moins vous le croyez, d'éluder ma question : "Quand ai-je menti et sur quel point ?"
J'attends.
Rédigé par : Marie-France Bezzina | 15 novembre 2008 à 12:58
Pour la route... Qu'est-ce que la mythomanie?
En psychologie, la mythomanie est une tendance au mensonge pouvant aller jusqu'à altérer durablement la vie sociale. Il a été observé que le mythomane ment souvent parce qu'il craint la réaction (de dévalorisation, par exemple) qu'entraînerait l'aveu de la réalité.
Cette pathologie entraîne un handicap social important dans les cas où le malade procède à des altérations mineures et crédibles de la réalité. L'aveu étant souvent ou presque toujours accompagné de réactions négatives de l'entourage, la mythomanie tend à s'auto-entretenir.
Contrairement au menteur, le mythomane n'est pas totalement conscient de son mensonge. Il ne distingue pas clairement la réalité des événements issus de son imagination. Le phénomène est cependant normal dans la phase préadolescente : le jeune enfant se raconte comme étant vraies des histoires imaginaires. Ces mensonges ne sont pas intentionnels : l'enfant croit dans une certaine mesure à ce qu'il raconte. C'est là une étape normale et généralisée de l'enfance. Quand cette tendance persiste après la fin de l'adolescence, elle est considérée par notre société comme un trouble du comportement, tandis que d'autres sociétés l'acceptent. Elle est alors qualifiée de mythomanie et peut, non traitée, annoncer un désordre psychiatrique plus grave : névrose ou même psychose.
Rédigé par : Choubi | 15 novembre 2008 à 03:42
Vous savez Mme Bezzina, que vous méprisiez Christine Villemin ça vous regarde ! Mais tout le monde n'est pas comme vous. Tout le monde n'est pas prêt à vendre son âme au Diable pour un article (destructeur) dans un journal.
Rédigé par : Choubi | 15 novembre 2008 à 03:35
Mme Bezzina, c'est vous qui me faites "bien rire" (si je puis dire...). Quand on vous lit, vous connaissez tout le monde - vous avez des contacts permanents avec tout le monde - vous êtes ici et là... partout quoi - Chez vous c'est une sorte de bibliothèque géante dans laquelle tous les dossiers (complets) de toutes les affaires criminelles du monde (que dis-je??? ...), de la Galaxie entière, s'y trouvent.
J'ai une question Mme Bezzina... Etes-vous Dieu ??????????????
Rédigé par : Choubi | 15 novembre 2008 à 03:23
@Choubi
J'attends toujours vos remarques sur mes mensonges. "Et si c'était la mère" ? Je ne parle pas comme cela, c'est ou ce n'est pas.
A propos, j'ai relu les premiers PV de Christine Villemin à la gendarmerie... Et les deux premiers de Sesmat !!!!!!!!!!???????
Quand j'ai demandé à Sesmat pourquoi dans son livre, il avait dit que la police judiciaire de Wiesbaden avait décelé aussi le fameux foulage (c'était au Livre sur la Place de Nancy), il m'a répondu qu'il l'avait trouvé dans un "livre", cela m'a fait bien rire ; je lui ai même fait cadeau de la pièce d'instruction de la police allemande que j'avais apportée.
Rédigé par : Marie-France Bezzina | 14 novembre 2008 à 19:44
Mme Bezzina, voyons, auriez-vous oublié avoir dit à propos de Christine Villemin : "Et si c'était la mère ?!"... Ce "dérapage" vous n'en êtes pas pour le moins responsable.
Rédigé par : Choubi | 14 novembre 2008 à 16:37