Hier vendredi 11 juillet, j'étais invité à France Info par David Abiker pour répondre à des questions d'auditeurs sur l'affaire Villemin. Dans le laps de temps qui nous était imparti - dix minutes - , il était difficile d'appréhender tout ce qui avait fait de la mort du petit Grégory, le 16 octobre 1984, une tragédie qui continue de susciter une curiosité sombre et si aisément ravivée. Aujourd'hui, l'opinion publique est agitée par la possible réouverture de l'information pour tenter de relever des éléments ADN grâce à de nouveaux examens techniques sur les vêtements de Grégory, les cordelettes qui lui enserraient les mains et les pieds et sur les enveloppes postées par le "corbeau". La science, espère-t-on, viendra au secours de la justice.
Pourquoi cette affaire criminelle s'est-elle enkystée dans notre mémoire collective au point d'y demeurer comme une plaie ?
Certes, la victime étant un petit enfant dont la photographie a ému la France, d'emblée l'indignation et la compassion ont été portées à leur comble. Le drame s'était déroulé dans une région, les Vosges, et autour d'une rivière, la Vologne, qui ont pris, au fil du temps, une couleur presque mythologique, avec un mélange de mystère, de fascination et de crainte.
La scandaleuse frénésie médiatique des origines, qui a déroulé longtemps son cortège d'indignités et de vulgarités n'a pas été non plus pour rien dans le choc qu'a subi la communauté nationale sans cesse happée par la révélation d'intrusions, de confidences, de rumeurs, d'hypothèses et d'accusations qui étaient une honte pour une démocratie.
A l'évidence, ce qu'on pourrait qualifier de "crime dans le crime", l'assassinat de Bernard Laroche par Jean-Marie Villemin, a aussi amplifié la portée du crime initial. Dans le même mouvement, l'horreur se trouvait tout à coup mêlée à de la compréhension. L'exigence de justice, pour certains, était déjà vaguement satisfaite par un justicier. Un Zorro désespéré avait tranché le fil d'une vie accablée de soupçons.
Comment négliger, par ailleurs, ce qui a tenu à la désastreuse gestion judiciaire au sens large ? Je n'ai pas l'intention d'entrer dans le détail des antagonismes entre les gendarmes et le magistrat, qui ont certainement fait perdre des possibilités de succès à l'enquête et beaucoup de chances pour la vérité. Sans vouloir accabler mon collègue Lambert, force est de constater qu'il n'a pas été à la hauteur de la mission délicate qui lui avait été confiée et que, sur les plans technique et psychologique, son comportement n'a pas illustré la magistrature. Je sais qu'il est facile, si longtemps après, de jeter le glaive sur un magistrat mais l'hypocrisie et le silence, en l'occurrence, seraient encore pires et plus humiliants pour lui.
L'analyse ne doit pas s'arrêter là. L'affaire Villemin fascine surtout parce qu'elle n'aura jamais de fin. Je suis persuadé que même si les nouvelles expertises nous éclairaient sur les responsabilités criminelles, il resterait un nombre non négligeable de citoyens qui continuerait à douter. Il est des tragédies sur lesquelles, profondément, on ne désire pas connaître la vérité. Parce que la vérité officielle met fin à un processus intime qui représente, à lui seul, une finalité dans l'existence. L'odieuse mort du petit Grégory a constitué chaque Français comme un détective, un Maigret domestique et sûr de son fait. Pour peu que la lumière survienne, elle assombrirait la multitude des démarches personnelles qui ont besoin de formuler leurs interrogations mais détesteraient avoir des réponses en retour.
On est maintenant au coeur de ce qui a élevé l'affaire Grégory - selon le titre du Parisien qui a consacré au dossier une excellente page - au rang de mythe. Depuis longtemps, elle n'appartient plus à la justice mais à la société, si une telle distinction a du sens. C'est un fragment de l'Histoire de France qui aidera à comprendre notre époque. Bien au-delà de l'intervention imprudente ou clairvoyante de telle ou telle personnalité aveuglée ou fascinée. Par exemple, Marguerite Duras. Depuis 1984 jusqu'à aujourd'hui, c'est notre propre vie que nous pouvons considérer au prisme des interminables péripéties de l'affaire Villemin. Notre destin est inscrit aussi dans cette chronologie, dans ces séquences qui ont structuré notre existence comme celle, collective, de notre pays. Nous avons été accompagnés par elles, tout au long, et nous ne sommes pas loin de porter sur ce crime et ses interminables suites, en dépit de l'horreur, le regard nostalgique et presque apaisé qu'on porte sur des photographies jaunies par le temps et enrobées de passé. On s'intéresse égoïstement à nous grâce à cette durée, à cause de ce crime ancien jamais oublié, en raison des traverses subies par le couple Villemin et du bonheur conquis de haute lutte par cette famille à laquelle nous lie une étrange familiarité.
Les Villemin : une histoire française.
@Vérité oblige
Vous avez écouté cette voix qui se transforme, non, forcément, puisqu'elle n'a jamais été diffusée en public.
C'est très clair, et je ne suis pas la seule à le constater. C'est très impressionnant.
De plus, le temps très bref entre le moment où Eric répond et celui où sa mère intervient ne permet pas à 2 interlocuteurs différents de se succéder.
Eric: "Allo"
Le Corbeau: " Ta maman, elle est là ?".
Eric: "Oui"
Le Corbeau: "Tu veux me la passer ?"
Eric: "Oui"
Liliane: "Allo, oui".
Le Corbeau transforme sa voix pour devenir de plus en plus rauque: "J'ai fait ce que tu as voulu, alors il ne faudrait pas que tu me laisses tomber sinon je te dénonce à tes beaux-parents".
ETC...
Le dernier appel enregistré, le 8 mars 1984, commence par un sifflement à 2 tons, avant que Liliane réponde. Le Corbeau se méfie, il attend en sifflant de savoir qui va répondre. Bien vu.
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@ Catherine Jacob
Les experts n'utilisent pas seulement leurs oreilles. Le fondamental de la voix humaine ne vieillit pas. Il est une marque, comme l'ADN. La voix de Ben Laden en 2001 est la même qu'en 2010. Il ne téléphone jamais. En effet, tous les pays confrontés au terrorisme ont affiné la reconnaissance de la voix humaine (et leur localisation, le cas échéant). Je dirai, par la force des événements, USA (CIA, FBI, NIST...), GB MI6, Metropolitan police, Espagne, Allemagne, Russie, Canada... Les méthodes sont maintenant très proches. D'ailleurs les experts ont régulièrement des colloques.
La fréquence de la voix féminine et celle de la voix masculine est différente, de beaucoup. Si l'interlocuteur modifie celle-ci, le "fondamental" subsiste.
Rédigé par : MF Bezzina | 07 octobre 2010 à 22:02
"Une voix de femme demande au jeune Eric de lui passer "sa maman". La voix baisse de plusieurs tons. Mais c'est la MEME VOIX."
Madame Bezzina : comment pouvez-vous en être aussi sûre, alors que la science elle-même ne peut l'être ?
Rédigé par : Vérité oblige | 07 octobre 2010 à 21:08
@Mary Preud'homme | 07 octobre 2010 à 12:51
« il est souvent difficile (sinon impossible) de reconnaître (en aveugle) une voix de femme de celle d'un homme, l'un et l'autre étant capables d'alterner dans ces deux registres. »
@MF Bezzina | 07 octobre 2010 à 10:32
« Il faudrait que vos exemples chantent les mêmes pièces... »
C'était plus ou moins le cas avec Pergolesi, mais bon.
Une fois qu'on a entendu Philippe Jaroussky (je le dis bien que je sois fan), on ne peut plus confondre ce contre-ténor avec une voix féminine, mais il y a une voix, cependant plus grave (mezzo countertenor), où l'on peut entendre ou rechercher en effet, même avec une oreille musicale, aussi bien une voix de femme encore au bout de plusieurs écoutes du morceau de Gluck, peut-être à cause de son timbre qui reste extrêmement riche, et c'est celle de Jochen Kowalski dans:
1. dans Orphée ;
2. Voix de Maria Callas dans le même morceau.
3. Idem Voix de Cecilia Bartoli.
Indépendamment de la question de la voix, la version que je préfère est celle de Kowalski auquel wikipédia qui consacre une notice en japonais, n'en consacre aucune en français, mais seulement en allemand, en luxembourgeois et bien sûr en anglais. Peut-être parce que c'est la seule des trois où il y a quelque chose d'à la fois apaisé et infini au-delà des différences?!
Pour comparer avec le Stabat-Mater de Vivaldi (celui du 4ème morceau indiqué): voici celui de Jochen Kowalski, la spécificité du haute contre y est sans doute plus marquée.
Ceci étant, la voix chantée est une chose, la voix parlée une toute autre.
Je suivais par un moment des cours de chant qui mettaient l'accent, indépendamment de la musicalité, sur le son comme matériau ainsi que sur l'exploration intérieure du corps instrument de sa production. Je les ai interrompus à cause d'un accident de voiture et je n'ai pas eu le courage de recommencer (pb. de coût + trajet), mais ils m'ont bien servi dans mon travail d'enseignement du japonais langue étrangère.
J'ai la passion des voix et je m'étonne tout de même de ce que vos experts ne s'y soient pas retrouvés si leurs connaissances étaient autant pratiques que théoriques. Votre corbeau devait en être un autre fameux dans son genre, dans ce cas. Mais bon, ce serait tout de même assez étrange.
Rédigé par : Catherine JACOB@Mary Preud'homme&MF Bezzina | 07 octobre 2010 à 20:55
Très bon exemple Catherine Jacob.
Entre la tessiture d'une voix de contralto et de contre-ténor, ou encore de haute-contre, il est souvent difficile (sinon impossible) de reconnaître (en aveugle) une voix de femme de celle d'un homme, l'un et l'autre étant capables d'alterner dans ces deux registres. Sinon en s'exprimant par pur préjugé, partant du fait que les parties alto sont de nos jours presqu'exclusivement chantées par des femmes et celles de contre-ténors et ténors par des hommes. Mais l'exception existe, notamment dans les pays de l'Est où l'on rencontre même des femmes ténors. Ne pas oublier non plus que la voix des femmes devient généralement plus grave au-delà de la ménopause et peut aller jusqu'à redescendre d'une octave.
Rédigé par : Mary Preud'homme | 07 octobre 2010 à 12:51
@Vérité oblige
Si vous le dites, c'est sûrement vrai ! Je dirai même plus, c'est vrai ! LOL !
@Catherine Jacob
Il ne faut pas mélanger les genres.
Qui vivra, verra !
Rédigé par : MF Bezzina | 07 octobre 2010 à 11:49
"Il va falloir vous faire à l'idée que le Corbeau de l'affaire Grégory est une femme."
Il va falloir vous faire à l'idée que Christine Villemin n'est pas l'assassin de son fils.
Rédigé par : Vérité oblige | 07 octobre 2010 à 11:37
@Catherine Jacob
Votre suggestion n'a rien à voir avec le corbeau de l'Affaire Grégory.
-Je connais un peu le cas Jaroussky : sa voix est bien celle d'un homme qui cultive, avec un certain bonheur les aigus. Mais avec ses limites, écoutez à environ 3mn 43 de votre enregistrement. C'est ce qu'on appelle la voix de fausset. Je ne connais pas l'étendue de sa tessiture.
-Les autres enregistrements concernent des femmes, oui, et alors ? Moi, j'ai l'enregistrement du Stabat Mater de Pergolesi par l'orchestre national de Paris, avec Claire Pichon et Alix Le Saux.
Les femmes sont naturellement plus à l'aise dans les tessitures aiguës.
Il faudrait que vos exemples chantent les mêmes pièces...
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Cela dit, le Corbeau est un cas totalement différent. La voix est celle d'une femme qui tente d'imiter la voix d'un homme, sans chanter (tout en faisant du chantage).
Jean-Marie Villemin a enregistré chez lui ce Corbeau qu'il a longtemps diffusé sur internet, et c'est la même voix qui l'avait importuné à son travail pendant une quarantaine de minutes. Son chef de service, M. Poirot, avait reçu la voix d'une femme, avant de passer l'appel à JMV. Ce fut alors une voix rauque. Même phénomène lors d'un appel (enregistré) à Liliane. Une voix de femme demande au jeune Eric de lui passer "sa maman". La voix baisse de plusieurs tons. Mais c'est la MEME VOIX.
Il est évident que le Corbeau a voulu faire croire à l'existence d'un duo : 2 sortes d'écritures, et 2 voix, une femme et "un mec" qui empoisonnaient l'environnement Villemin. Une des lettres (en capitales) correspond exactement à un appel anonyme adressé à Monique Villemin, 3 OU 4 semaines plus tard, mars 83. Le Corbeau commet l'imprudence de le reconnaître (appel enregistré). Il est donc l'auteur unique d'une missive suivie d'un appel lancé avec une voix rauque. Appel qui contient d'autres données fort intéressantes.
La méthode de modification de la voix est probablement la suivante : soulever la poitrine et retenir son souffle un peu avant de parler d'une façon plus grave...Ce n'est pas moi qui ai donné cette recette vraisemblable.
Les experts étaient divisés en 1984. Celui de 1992, commis par Dijon, est à mettre hors jeu pour différentes raisons.
Depuis, comme l'on sait, aucun progrès n'a été fait dans le domaine de la reconnaissance de la voix. Ce n'est évidemment pas moi qui l'annonce. Et pour cause.
Rédigé par : MF Bezzina | 07 octobre 2010 à 10:32
@MF Bezzina | 05 octobre 2010 à 19:14
« Il va falloir vous faire à l'idée que le Corbeau de l'affaire Grégory est une femme.
J'ai ré-écouté récemment la copie des enregistrements originaux à partir desquels M6 a numérisé les documents: que vous le vouliez ou non, la voix est toujours celle d'un même auteur, autrice, même si ce mot n'existe pas. » 'Autrice', quel vilain mot. Il sonne comme 'autiste'. Restez-en donc au neutre.
Écoutez voir ces morceaux, d'abord à l'aveugle, puis en vérifiant qui chante :
1. Contre-ténor
2. Contre-alto (deux voix de contre alto)
3. deux voix, 1 contre ténor, 1 contre alto
4. Contre-alto (+ résonance prononcée)
Morceaux cités donc non pas pour l'interprétation (diverses) mais pour le type de voix et le type de prise de son et de restitution (diverses).
Rédigé par : Catherine JACOB@MF Bezzina | 06 octobre 2010 à 20:41
@Vérité oblige
-Vous vous cachez derrière un pseudo...
-Puisque vous savez parfaitement ce dont je suis sûre depuis deux décennies et plus... pourquoi me poser cette question inutile ? A moins que vous ne soyez chargé de me le faire dire... pour faire fermer ce blog. Raté.
-Signer cette pétition ? J'ai regardé le déroulement de cette manifestation organisée (très peu suivie) par un individu qui encore aujourd'hui m'insulte, c'est inutile et contraire à ma certitude de l'innocence totale de Bernard Laroche. Je laisse ce genre de fantaisie aux pieds nickelés qui dissertent sur l'affaire, tout en n'y connaissant absolument rien. Mais je dois dire que la lecture (quand j'ai le temps) est très distrayante. C'est souvent à mourir de rire.
Rédigé par : MF Bezzina | 06 octobre 2010 à 18:14
Madame Bezzina, Monsieur Toni, auriez-vous l'amabilité de venir signer cette pétition contre le harcèlement de certains "corbeaux" du Web dont sont victimes les parents de l'enfant ?
http://www.mesopinions.com/Lettre-de-soutien-%C3%A0-Christine-et-Jean-Marie-Villemin-petition-petitions-dec698b850654977bf7feb11661fa1e5.html
Merci pour eux.
Rédigé par : Vérité oblige | 06 octobre 2010 à 10:16
@MF Bezzina
Et selon vous, qui est cette voix féminine ?
Vous insistez sur ce point depuis 2 décennies et demi. Vous avez donc une idée précise n'est-ce pas ?
Rédigé par : Vérité oblige | 06 octobre 2010 à 09:49
Eh oui ! vérité oblige, j'écris sous mon nom, y compris sur le blog du Figaro, le must, avec Le Monde, de la presse quotidienne. Max, tout le monde savait qui j'étais.
Il va falloir vous faire à l'idée que le Corbeau de l'affaire Grégory est une femme.
J'ai ré-écouté récemment la copie des enregistrements originaux à partir desquels M6 a numérisé les documents: que vous le vouliez ou non, la voix est toujours celle d'un même auteur, autrice, même si ce mot n'existe pas. Et ce Corbeau a laissé beaucoup de petits cailloux sur son passage.
Parce que, finalement, ça devenait très compliqué à certains moments de ne pas se tromper. Au point que quelquefois, le Corbeau qui devait se donner du courage avec un petit verre d'alcool, se recoupait mal.
Rédigé par : MF Bezzina | 05 octobre 2010 à 19:14
"les parents sont aujourd'hui encore victimes d'un ou des corbeaux, qui manipulent les mots et affabulent des hypothèses sur différents forums, afin de les empêcher d’avancer sur le chemin de la vérité."
Vu sur --> http://gregoryvillemin.free.fr/
Bezzina et Toni en font partie !
Rédigé par : Vérité oblige | 04 octobre 2010 à 01:15
La rigidité cadavérique survient de façon très irrégulière selon l'âge, les conditions de la mort... Le début de macération des extrémités du cadavre de Grégory, les lividités observées, l'état des poumons... prouvent que l'enfant était décédé depuis plusieurs heures lorsqu'il a été repêché. Evidemment, cela va à l'encontre de la théorie fumeuse du complot avec enlèvement, séquestration puis mise à mort.
Mercredi, Dijon va annoncer les mesures qu'elle compte prendre.
L'expertise des cassettes du Corbeau (toutes) est essentielle pour déterminer s'il s'agit d'un homme ou d'une femme. Tous les experts sont jusqu'à présent d'accord pour dire que c'est la même voix dans tous les cas. Dans l'un des enregistrements (appel à Liliane mais c'est son fils qui répond), la voix est nettement féminine avant de se transformer en une voix rauque.
L'expertise du "foulage" ne semble pas envisagée. Pourtant seul un gendarme a fait cette "découverte". Personne avant le ciblage de B.Laroche, le 30 octobre 1984, n'en fait mention. Par la suite, le BKA de Wiesbaden ne voit rien, des experts français pensent à une bûche du papier. Seul, ce même gendarme redécouvre le foulage.
En outre, un étrange corbeau qui signe "une amie" s'en prend à la famille Nicole de Laveline devant Bruyères au cours de la même période 82,83. Missives (au moins 3 en scellés ouverts) en lettres découpées dans des magazines et collées. Et appels téléphoniques insultants.
Jamais la justice ne s'est penchée sur ce mystère et pourtant la gendarmerie avait alors fait un rapprochement (rapide) avec l'affaire Grégory. Personnellement, je pense que ce corbeau a un rapport direct avec l'affaire Grégory, pour plusieurs raisons très précises.
Rédigé par : MF Bezzina | 27 septembre 2010 à 08:50
@Catherine JACOB,
L'enquête médico-légale a une place importante pour résoudre les affaires criminelles.
A l'observation du corps de Grégory, le professeur De Ren releva, "macération minime, le séjour du corps dans l'eau a été de quelques heures seulement". Sans heure plus précise il devint difficile de mener une enquête sans partir dans différentes directions. La souplesse du corps n'a pas aidé non plus pour dater l'heure du décès.
Question en rapport avec mon message précédent.
D'après les renseignements obtenus par l'expérience médicale sur les noyades du Docteur Segondy médecin spécialiste des catastrophes et de David Owen médecin légiste, le développement de la médecine permet-il de donner de nouvelles indications sue l'heure du décès de Gregory ?
Rédigé par : ese | 25 septembre 2010 à 19:21
@ese
Je comprends ce que vous voulez dire : je fais remarquer que le corps de Grégory Villemin était marqué par des lividités au niveau du dos : ce qui veut dire que l'enfant est resté, sans vie, dans la position où il a été trouvé quelque 3 à 4 heures. Le début de macération des extrémités va dans le même sens. Sa mort a été brutale dans l'eau à 14°, la Vologne étant, ce jour-là, tumultueuse en raison de pluies récentes.
Il n'a respiré que peu d'eau. S'il avait été noyé, il aurait coulé, ou tout du moins, le corps serait resté entre deux eaux. Le cadavre a surnagé. La densité du corps humain n'est que très légèrement supérieure à celle de l'eau. Le blouson a fait office partiellement de bouée ; ligoté, il n'y avait pas ainsi d'inégalité (bras libres qui auraient pu s'accrocher à quelque chose) qui l'empêchait de suivre le cours de la rivière. C'était comme un paquet.
L'autopsie du Pr de Ren a été bien faite. Il est toujours facile de dire par la suite, que telle ou telle analyse aurait dû être entreprise. Le Pr de Ren est mort de chagrin, dit-on : je le crois. Très respecté dans la région pour sa compétence, il n'a pas supporté que l'on suspecte son travail.
Rédigé par : MF Bezzina | 25 septembre 2010 à 11:17
@ese | 24 septembre 2010 à 16:10
C'est quoi exactement la question à laquelle prépare votre savant exposé ?
Rédigé par : Catherine JACOB@ese | 24 septembre 2010 à 19:57
Comme Toni, comme Max je recherche les faits et indices permettant d'éclaircir les noirs moments du 16 octobre 84.
Le professeur De Ren mentionne "une macération minimum des mains et des pieds".
Le Dr Mickael Segondy, médecin spécialiste des catastrophes et médecin d'urgence, au cours du séminaire de Nancy de mars 2003, sur les noyades (retransmis sur Internet) communique une précision au chapitre "Macération de la peau".
"Elle est variable dans le temps en fonction de la température du milieu liquide. Elle débute dans les premières minutes en cas de stagnation dans un milieu liquidien chaud et dans les 4 à 5 premières heures dans un milieu froid. Son évolution est variable en fonction de l'intervention d'événements extérieurs tels que le charriage".
La température de la Vologne à 12 degrés n'était pas chaude le soir du 16 octobre. Le corps de Grégory fut retrouvé vers 21 heures, des petites macérations aux mains et aux pieds. Je compte les macérations minimes comme étant plus proches des 4 heures de stagnation que des 5 heures.
Entre l'intervalle de temps où le corps fut sorti de l'eau (21h15) et le moment de conservation au funérarium, un certain temps s'est écoulé. Durant ce laps de temps comment évolue la macération à l'air? en se maintenant, ou en se résorbant? puisque ce n'est que le lendemain que le professeur De Ren en fit l'observation.
Sur la rigidité cadavérique, voici ce qu'écrit en 2000 David Owen dans "Crime et science" (édition Tana) page 103.
"Le processus de décomposition dans l'eau est différent de celui qui se produit dans un corps enterré ou laissé à l'air libre sur la terre ferme.... La rigidité cadavérique mettra plus longtemps à se développer et à disparaître, la température de l'eau ralentissant les transformations chimiques qui déclenchent ces changements après la mort".
Et voici un indice, plus connu, sur la présence de diatomées, page 105 du livre (D.Owen).
"La présence de diatomées dans un corps flottant dans l'eau fournit des indices utiles. D'abord elle indique que la victime était presque certainement en vie lorsqu'elle a pénétré dans l'eau...
Examen des indices.
1) Vivant au moment de l'immersion : l'eau est inhalée et les diatomées sont diffusées dans tout l'organisme.
2) Mort au moment de l'immersion : pratiquement aucune diatomée ne se trouve dans l'organisme".
Rédigé par : ese | 24 septembre 2010 à 16:10
Je précise qu'il s'agit du même endroit, évidemment. Il se peut qu'au fil du temps, et à cause de travaux (?), se soit formé ce petit ru. Mais le juge Simon ne fait mention d'aucune vérification. En tout cas, cet argument, entre autres, a été utilisé largement, par la suite...
Rédigé par : MF Bezzina | 22 septembre 2010 à 18:29
@toni
Après une absence à rallonge, et par hasard, je tombe sur votre intervention que j'approuve totalement. Comme je l'avais dit au Monde2, l'année dernière, tout ce qui est fait actuellement n'est que gesticulations, coûteuses, en plus. En réalité, peu d'affaires sont résolues grâce à l'expertise ADN, une récente étude anglaise le démontre.
Pour ce qui est du non-lieu (double), il est clair que le nombre d'erreurs, d'inexactitudes, pour ne pas dire autre chose, n'est plus à démontrer, hélas.
Je prendrai pour exemple la possibilité d'aller à la Vologne, depuis le petit chemin fort discret que longe la voie ferrée. Le juge Simon, en 1987, doit sauter, avec difficulté, par-dessus un ru situé entre ce chemin et la rivière. Il en déduit qu'il était quasiment impossible pour une femme portant un enfant d'effectuer cette gymnastique. Donc exit, en bref, le lieu dit "privilégié" du début de l'enquête.
Le problème est qu'il n'y avait pas de ru en octobre 1984. La pente légère, d'une dizaine de mètres, qui amenait vers la Vologne, était vierge de tout obstacle. J'y suis allée, des confrères aussi, des photos, nombreuses, ont été prises notamment par les gendarmes. Le mieux est que le capitaine Sesmat dans son PV 1137/2, (le 2ème donc), envoyé en message à ses supérieurs, le 17 octobre 1984, 18h, ne fait mention d'aucun problème pour traverser cette petite zone herbeuse : "Dans l'herbe humide, on remarque aisément le passage d'une personne, laquelle s'est rendue au bord de la Vologne (...)". Il remarque aussi sur le chemin les traces d'arrachement au sol d'une petite voiture puis une trace de talon de chaussure de femme. Ces traces, inhabituelles, avaient surpris un couple de voisins, qui en avaient fait part à la gendarmerie.
Je dispose d'une photo de l'IJ de l'époque. C'est indiscutable.
Jamais la petite cylindrée, ni la femme, ne furent identifiées.
En passant, la revendication de l'AQMI, a été authentifiée... La voix du Corbeau...
Rédigé par : MF Bezzina | 22 septembre 2010 à 18:17
Le site dit de référence : “gregoryvillemin. free. fr”, première mouture, diffusé sur INTERNET, jusqu’en novembre 2009, dans son paragraphe : “Schéma horaire de CV”, indiquait dans une bulle (style BD sur fond bleu azur)
” Dans la procédure, il y a toutes les données pour la réalisation d’un schéma horaire, avec lequel il est possible de déterminer séquence par séquence, des principaux protagonistes de cette affaire…
Et pourtant personne n’a pris le temps d’essayer de reconstituer le rôle de chacun. Alors qu’il y avait les éléments pour le faire.
Le résultat est éloquent.”
(SIC, fin de citation du site dit : de référence gregoryvillemin.free; des conseils des parents de Grégory)
"Le résultat est effectivement éloquent !"
Question : pourquoi les conseils des parents de Grégory ne demandent-ils pas cette vérification élémentaire, de l'ordre du calcul élémentaire, de niveau CM2, qui coûterait nettement moins chère que les recherches ciblées, ADN et autres, qu'ils imposent à la Justice, en sachant pertinemment qu'elles ne donneront aucun résultat pertinent ?
Auraient-ils perdu ledit "schéma horaire" qu'il publiait sur Internet jusqu'en novembre 2009... ainsi que tous les documents complémentaires ?
Dans ce cas : il pourrait être fourni gracieusement à la Justice par les internautes qui en ont fait la sauvegarde. La cour d'appel de Dijon n'a qu'à en faire la demande.
Toni
Rédigé par : toni | 16 septembre 2010 à 16:45
"Les Villemin une histoire française" dites-vous ?
Non Monsieur Bilger ! En réalité : un gros mensonge d' Etat où la Justice a subi la pression du pouvoir... et l'abus permanent de cette illusoire "séparation des pouvoirs".
Pourquoi dans une démocratie légitimiste, l’attitude équivoque de JMV depuis qu’il a cru avoir le droit de se faire ” justicier” en méprisant la Loi, la Justice, en assassinant son cousin est aussi inadmissible qu’inacceptable ?
JMV a appliqué la loi dite : ” du talion”, symbolisée par : ” œil pour œil, dent pour dent “… (là, c’est un mort pour un mort… on a envie de dire :” un à un, balle au centre !”), mais il en demande encore beaucoup plus… peut-être d’être élevé au grade de chevalier de la Légion d’honneur ?
Il faut revenir à l’origine de cette loi qui avait pour but, tout autre que la vendetta, d’éviter les excès.
Le mot « talion » vient du latin talis qui signifie « tel », « pareil », « de ce genre ». Ce mot introduit donc la similitude entre deux éléments comparés. Pour limiter les excès de vengeance, le roi de Babylone, Hammourabi (1793-1750 av. J.C.), instaurera un code qui permit de mettre « la droiture et la justice dans la bouche du pays » en empêchant de punir quelqu’un au delà de son offense. À chaque litige correspondait donc une punition similaire de même nature. Le roi fit graver sur une stèle de pierre noire de plus de 2 mètres de hauteur, l’ensemble des lois qui devait ainsi régir son royaume. Ces lois étaient réparties en 7 colonnes et comprenaient à l’origine 282 paragraphes. Une partie de celles-ci furent cependant ultérieurement effacée au bas de la stèle. Découverte au tout début du XXe siècle, elle est aujourd’hui au Musée du Louvre. (source INTERNET, http://www.interbible.org/interBible/decouverte/comprendre/2005/clb_051021.htm)
Ce faisant : la Justice, l’ Etat, le “peuple français “, le contribuable ne doivent plus rien à un assassin qui a cru devoir au mépris de la Loi, régler ses comptes lui-même.
Il est sordide et scandaleux, qu’un criminel ait été reçu au Sénat, soit interviewé dans des émissions de télévision, ça qualifie les délits d’apologie de la violence et de crime.
C’est dénier et retirer toute mission d’ordre public à l’Etat, et encourager de telles pratiques, en ouvrant les portes à l’anarchie.
La Justice a pour mission de service public, entre autres, de protéger le citoyen de ce type d’individus potentiellement très dangereux.
Il est aussi scandaleux qu’un criminel mène par le bout du nez la Justice, après avoir court-circuité le rôle légal de celle-ci, en lui demandant aujourd’hui, et depuis 26 ans de rechercher une vérité, (qu’il devrait connaître ?) alors qu’il entrave les recherches en concomitance, en faisant éliminer méthodiquement, une à une, toutes les preuves, après avoir tué : ” le témoin principal”.
Il est scandaleux que JMV ait empoché 35 000 euros de dommages et intérêts payés par le contribuable pour faute de l’Etat.
S’il y a eu effectivement, et c’est indéniable, faute des enquêteurs, faute des juges, faute des légistes, etc., dans ce cas, tel que le prévoit l’article 1382 du Code Civil, ce sont ceux qui ont commis ces fautes qui doivent en payer les réparations, et non le contribuable, qui n’est responsable de rien !
En revanche, il appartient à la Justice au “nom du peuple français” suivant la formule consacrée, de rechercher la vérité et de punir les coupables, elle n’a pas à le faire sur les injonctions, et suivant le bon vouloir ciblé d’un tueur.
Les machinations de la cour d’appel de Dijon commencent à agacer sérieusement le citoyen, il serait temps qu’elle soit dessaisie de cette affaire, où depuis longtemps elle est partie et juge ! où elle bafoue tous les principes fondamentaux du Droit.
Quand on analyse les motivations que la Cour de cassation a données pour ” dépayser” le dossier du meurtre sordide de Grégory, établi par la Cour d’Accusation de Nancy, à celle de Dijon, qui s’est transformée en avocat de la défense, on ne peut qu’être scandalisé qu’elle ait pu valider un non-lieu inique, qui est un déni de justice, où l’on a enquêté et relevé des charges contre un mort, qui ne pouvait plus répondre, où l’on félicite ”un témoin courageux“… qui n’a rien vu… un autre que l'on a forcé à témoigner, où l’on ne poursuit pas les auteurs des faux-témoignages, des substitutions et subornations de témoins, ni les éventuels complices d’un : "hypothétique kidnappeur”… etc. etc.
Il est assez incroyable qu’on ait pu envisager comme l’a fait la cour d’appel de Dijon, d’exhumer le cadavre d’un homme assassiné, qui bien que prévenu, bénéficie pour toujours légalement de la présomption d’innocence !
Va-t-on aussi exhumer la dépouille de l’adjudant Chanal, qui s’est suicidé alors qu’il était suspect dans la disparition des jeunes militaires de Mourmelon ? Enquêter sur Treiber ?
Quand la Justice viole la Loi, c’est un rude coup porté à la démocratie !
La Justice connaît depuis longtemps la vérité, il est inutile de faire semblant de demander le recours à l' ADN.
"La pseudo énigme" de ce meurtre abject peut être résolu par une arithmétique élémentaire de niveau CM2. Le site dit de référence gregoryvillemin. free, première mouture en lançait le défi dans son "schéma horaire", il a dû brusquement être suspendu en novembre 2009, parce qu'un Internaute l'a relevé et le résultat est "éloquent !" et ce devant son ordinateur, sans avoir jamais lu un seul bouquin, ni vu un seul fil, des rats qui ont fait du fric sur le cadavre d' un petit angelot, que l'on dirait sorti tout droit du tableau de Raphaël : "la madone de Sixte".
"Quand une mère est impliquée dans un infanticide, levée de boucliers des bien-pensants, cris d' horreur et au blasphème du chœur des vierges qui croient qu'elles sont devenues mères par insémination divine et qui défendent corps et âme contre toute logique : un assassin, la Justice se dégonfle, les enquêteurs hissent le drapeau blanc... Le crime le plus naturel qui soit, et le plus odieux, n'est ni justiciable, ni condamnable ! passez votre chemin !" ai-je écrit sur le Forum de G. Moréas !
La preuve pour celle qui vient de défenestrer son bébé du 8 ème étage... les mêmes trouvent mille excuses, idem pour Maddie où le premier ministre britannique s'est mis de la partie alors que la culpabilité de la mère est prouvée, celle d'Antoine court toujours !
toni
Rédigé par : toni | 15 septembre 2010 à 04:52
Le journaliste doit être un investigateur.
Malheureusement, je dois constater que depuis quelques années, il n'y a plus de journalistes... en France.
Peur du système, crainte de la pression des annonceurs publicitaires... il n'y a plus aucune plume tant à droite qu'à gauche.
Faites juste une comparaison entre LCI et CNN ou Skynews et vous verrez le décalage.
Enfin, je tiens à dire que je suis très fier de mes parents !
Arnaud
Rédigé par : Arnaud | 06 septembre 2009 à 21:59
@ Bezzina
cv n'a aucun mobile de tuer un fils qu'elle aime et qui a été fait dans l'amour.
Vos interprétations sur des faits anodins sont grotesques, quand à leurs buts: vous avez du mal à en cacher la vénalité et l'objectif-notoriété que vous voulez en tirer.
Cela ne serait pas grave en soi si il n'y avait le respect et un minimum de décence à avoir à la mémoire d'un petit garçon.
Quand mb dit qu'elle n'as pas reçu de pression de sa famille: cela vaut plus que des confessions à mes yeux.
Qui peut croire que la famille bolle, dont la brutalité n'est plus à démontrer (cf les gens qui habitent le coin), n'ont pas molestés mb pour qu'elle revienne sur ses déclarations, alors que son témoignage inculpe BL (et ceux qu'elle que soit l'hypothèse innocent ou coupable).
Je sais pas moi corazzi, bezzinas et autres sans conscience.
PS: des témoins ont vus MB et BL ensemble le jour du meutre, il y a de nombreuses incohérences entre les declarations initiales BL et MB.
Pour finir il y a plus de charges qu'il n'en fallait pour mettre en prison BL si il avait été jugé, et si les erreurs du petit juge n'avait permis aux avocats de Bl de retirer du dossier les preuves accablantes aux motifs d'erreur de procédure(foulage,expertise etc...)
Mantenant BL n'est pas le seul, la thèse du complot au vu d l'affaire me parait plus que credible.
Rédigé par : romeuluso | 27 avril 2009 à 17:03
Je rajoute ceci :
"Mme Villemin, vous serez jugée par l'opinion publique. Et n'oubliez pas que l'opinion publique c'est moi qui la fait !"
Dixit Mister Bezzina, à l'époque de sa pleine forme destructrice...
On voit le résultat...
Rédigé par : Claude | 18 janvier 2009 à 12:23