Le Figaro a publié un excellent article de Charles Jaigu sur Rachida Dati, ses vacances, ses projets et ses espérances. Le garde des Sceaux y livre même des confidences qui surprennent dans la mesure où elles paraissent admettre une moindre compétence de sa part. Elle déclare en effet que "le pénal, je m'éclate. La réforme des institutions, c'était moins mon truc".
Les magistrats vont être ravis d'apprendre que leur ministre "s'éclate" au pénal. Tant mieux. J'espère seulement que cela s'entendra.
Je n'ai pas pu m'empêcher de rapprocher cette illustration et ce portrait d'un événement qui à rebours ne laisse pas d'inquiéter par le peu de retentissement qu'il a suscité. Il révèle pourtant à quel point l'image de la magistrature s'est profondément dégradée.
Le Figaro puis le Monde ont rapidement évoqué la mise en examen et l'incarcération d'un magistrat du Parquet de Montpellier qui se voit soupçonné de corruption et de violation du secret de l'instruction. Apparemment sont mises en cause les relations qu'il a entretenues avec un ami dentiste. Sans entrer dans le détail, force est de regretter qu'aucune instance ne soit à même d'accueillir un magistrat lorsque, presque au bord du trou, il aurait besoin de le faire savoir pour qu'on l'aide afin qu'il ne trahisse pas sa mission. Ce n'est pas le ministère de la Justice et sa bureaucratie qui parviendront à favoriser une telle démarche d'écoute, d'assistance et de compréhension. C'est à inventer d'urgence pour éviter tout passage à l'acte délictuel.
Je me félicite que ce collègue, présumé innocent, n'ait pas été nommé. Sur le fond, il ne nous reste qu'à attendre les développements d'une information qui désormais va être menée à Paris.
Outre la tristesse qu'inspire cette nouvelle mésaventure judiciaire, c'est autre chose de plus fondamental que suscite cette affaire. Aurait-on pu imaginer il y a une dizaine d'années qu'un tel scandale - un magistrat écroué ! - fasse l'objet d'une si faible couverture médiatique ? Je parie qu'on aurait eu droit à des "gros" titres. Non pas que je les regrette. Je constate seulement qu'aujourd'hui, on semble s'être habitué à des dérives infiniment graves qui, à la fois, blessent l'institution et altèrent encore davantage son image dans l'espace démocratique. C'est avec mélancolie que je considère cette banalisation qui ne fait plus de l'absence d'intégrité un bouleversement comparable à nul autre.
Qu'un magistrat ait peut-être gravement failli constitue de nos jours une nouvelle à laquelle on consacre un entrefilet (le Figaro), au plus un court article (le Monde). Cette information est placée au milieu d'une infinité d'autres. Elle se fond dans l'éprouvante grisaille d'un monde qui feint de ne plus s'étonner du pire. Le coeur de notre métier est touché mais ce n'est rien de plus que cela : le constat rapide et allusif d'une possible malhonnêteté.
Légitimement, la société exige beaucoup des magistrats mais on ne peut pas dire que médiatiquement on leur mette l'épée dans les reins. Alors, pour le garde des Sceaux, "s'éclater" au pénal pourrait aussi signifier prendre la préoccupante mesure d'un univers où le magistrat, parfois, ne se comporte plus comme un modèle incontesté, un exemple pour tous. Où le peuple est trop souvent appelé à le mal juger.
@ Admirateur éperdu
Je n'ai pas lu le livre de M. F Etchegoin et de M. Aron parce que ce livre défendait une thèse que vous me dites explosée par le livre de M. Souillès et par le rapport de M. Bréard.
J'ai lu ce livre parce que je voulais être à l'aise dans cette discussion sur Toulouse.
J’ai le regret de vous dire que lorsque vous avez mentionné cette affaire comme exemple, selon vous, des scandales affairistes et criminels sans cesse étouffés par les magistrats, ce que je savais alors de Toulouse se résumait en tout et pour tout aux gros titres au plus fort et au plus fou de la médiatisation cette affaire.
Quant au reste, c’est-à-dire le début, le milieu et la fin, c’est-à dire l’essentiel de ce "scandale", j’en ignorais presque tout.
Mon souci était de savoir de QUOI nous parlions.
Le livre Etchegoin-Aron m'a permis de pénétrer dans la chronologie, dans les décors et dans les méandres de cette affaire.
J'estime qu'en ne me reposant pas sur mes vagues souvenirs, et en choisissant de lire une enquête sérieusement documentée et écrite par des auteurs non parties prenantes au déroulement de cette affaire, j'ai su faire preuve de rigueur intellectuelle.
J’estime avoir fait ce qu’il fallait faire pour être mieux à même de maîtriser le sujet pour pouvoir vous répondre.
Essayez de trouver un interlocuteur qui, au lieu de vous répondre légèrement et hâtivement, aura le soin de reprendre une actualité de son départ à la fin. Je ne suis pas certaine que vous en trouverez une multitude !
Par ailleurs, je ne veux pas me laisser enfermer dans ce combat entre deux thèses contradictoires qui ne feraient que s'affronter en s'asseyant sur l'honneur et la dignité d'autrui.
J'ai le droit d'être affligée par ce que j'ai lu dans le livre Etchegoin-Aron. J’ai le droit de choisir de ne pas participer et de ne pas vouloir donner prise au lynchage d'hommes qui ont été désignés et suspectés du pire sans que RIEN, jamais, ne soit démontré, ni argumenté.
Par ailleurs vous savez comme moi que les principaux témoins-accusateurs ont reconnu avoir menti. Et il a été établi qu’ils avaient menti.
Démontrez-moi sur quels faits reposait l'information judiciaire ouverte en 2003 par le procureur de la République de Toulouse :
"contre Patrice Alègre et tous autres", pour "viols aggravés et complicité", "proxénétisme en bande organisée", "actes de tortures ou de barbarie" et "viols sur mineure par personnes ayant autorité".
Rédigé par : Véronique | 13 septembre 2008 à 17:52
@Véronique
Votre psycho-rigidisme fait peine à voir...
Je vais arrêter là car comme on dit chez moi "on ne fait pas boire un âne qui n'a pas soif".
Je pointe les mensonges d'Etchegoin et Aron qui refusent de prendre en compte le rapport Bréard, un Procureur de la République qui a le courage d'écrire un rapport de plusieurs centaines de pages avec 93 annexes, qui napalmise les "montage" des deux désinformateurs ...
Aucune importance pour vous que ce rapport soigneusement éludé par les deux désinformateurs. Ben voyons ça gêne allez hop sous le tapis !
Les deux personnages centraux de leur ouvrage sont Alègre et l'Adjudant Roussel : Alègre est en prison OK difficile de le rencontrer.
Michel Roussel, les 2 désinformateurs ils le piétinent 400 fois, 500 fois dans leur ouvrage.
Il a peut-être quelque chose à répliquer à leurs thèses ?
Il ne le rencontreront jamais... alors qu'ils ont rencontré les "supporters" de Baudis (les llabres, Didier et consort...).
Bizarre, non que le principal accusé, ils refusent de l'entendre ?
Et cela ne vous gêne pas, pire vous avez une explication nickel chrome...
Et vous m'écrirez que les deux désinformateurs... ont lu son livre !!!
Madame Vignau-Rabastens défend bec et ongle le travail de la cellule Homicide 31 sous la direction de M. Roussel.
Je vous demande, les deux désinformateurs citent "Madame Vignau-Rabastens", sous-entendu bien évidemment dans sa défense de la cellule Homicide 31 dirigée par M. Roussel.
Naïvement je ne l'ai pas écrit explicitement, pensant que vous aviez compris.
Vous me répondez que les deux désinformateurs la citent... sur des sujets qui n'ont strictement rien à voir avec ma question qui est essentielle : la qualité et la rigueur du travail de l'équipe Homicide 31.
Je vous dis qu'il y a un ouvrage qui est exactement à l'opposé des thèses des deux désinformateurs et je vous dis que si vous avez une once d'honnêteté intellectuelle vous devriez le lire et prendre, enfin, connaissance du rapport Bréard.
Vous me répondez "alors il faudrait que je les rencontre (Bréard et Souillès).
A vous lire, je me demande si il faut en rire ou en pleurer.
Vous êtes :
- soit un troll très affuté dont le but est de faire craquer les contradicteurs avec des arguments qui feraient dresser les cheveux sur la tête de n'importe quel psy,
- soit un membre de la basoche spécialiste en désinformation quand on commence à lever certains voiles qui ne doivent pas être levés,
- soit une ingénue totale qui est la cliente idéale pour la désinformation la plus achevée ; voir votre insistance à renvoyer aux sottises de Bigard - Meyssan.
Je ne suis ni Bigard ni Meyssan et je sais de quoi je parle dans ce dossier...
Par contre ce genre d'ingénus qui gobent ce qu'on leur fait avaler et qui montent ensuite au créneau, en croisade, sûrs de leur bonne foi, depuis Staline ça a un nom, et ce n'est pas glorieux...
Je vais donc arrêter là et on risque de se marrer d'ici quelque temps dans un deux ou trois ans quand le voile de la désinformation sera un peu tombé.
D'ici là continuez à avoir une seule source d'info, de préférence celle que TF1 vous vend...
Et moi, je vous dis bye car je n'ai pas vocation à expliquer aux ingénu(e)s que la pluralité de l'information est la base de toute analyse personnelle rigoureuse.
Rédigé par : Admirateur éperdu | 13 septembre 2008 à 14:09
@ Admirateur éperdu
"Vos références, ils la citent Madame Vignau-Rabastens ?"
Pages 41-42, les auteurs font référence à Mme Vignau-Rabastens, en soulignant que le gendarme Roussel, en octobre 1999, a convaincu ce magistrat de la nécessité de créer d'Homicide 31. Il s'agit alors pour le gendarme Roussel d'obtenir un cadre légal à ses recherches.
En réponse à la demande de Michel Roussel, Mme Vignau-Rabastens
"rédige ce que l'on appelle dans le jargon judiciaire un "soit transmis". Ce document confie pour mission à la gendarmerie de "bien vouloir rechercher toute personne susceptible d'avoir été victime des agissements de P. Alègre" (p.40)
Pour les "191 disparitions et crimes non expliqués d'après les décomptes de Madame Vignau-Rabastens." (votre post).
Je vous renvoie à la page 403 où les auteurs font référence au rapport du colonel-lieutenant Henry qui a analysé le chiffre de 191 décès et disparitions avancé par M. Roussel pour convaincre Mme Vignau-Rabastens d'apporter son soutien à la création d'Homicide 31.
Le chiffre 191 se transformera par la suite en 26, puis en 5. Le chiffre 5 correspond aux dossiers dans lesquels P. Alègre est mis en examen en 2005, quand les auteurs rédigent leur livre.
"Si vous avez une once de curiosité intellectuelle, une once de rigueur et si vous ne vivez pas que dans la "croyance" lisez donc le bouquin de Souillès : vous avez des faits dans ce bouquin... dont le rapport Bréard.
Et votre contorsion dialectique sur l'explication de la monstruosité déontologique de vos "références" : Etchegoin et Aron critiquent des centaines de fois Michel Roussel. Ils ne l'ont jamais interrogé, jamais confronté avec leur thèse… Et pour cause ; elle aurait volé en éclats !" m'écrivez-vous.
Alors comme ça, pour être autorisée à converser avec vous, il me faudrait rencontrer et discuter avec M. Soulliès et M. le procureur Bréard !
C’est vrai, à la fin !
Si Etchegoin-Aron sont coupables de ne pas avoir rencontré et discuté avec le gendarme Roussel, qu’ils sont sans déontologie, sans rigueur, ni crédibilité, parce qu’ils ne l’ont que lu et relu, comment voulez-vous me convaincre de ne lire que le livre de M. Soulliès et que le rapport de M. Bérard... sans les rencontrer, et sans discuter avec eux pour leur poser toutes mes questions ?
Comme pourrais-je être crédible à vos yeux, si je ne fais que lire l'ouvrage de l’un et le rapport de l’autre ?
Ben, le souci, c’est que je n’ai pas rencontré, non plus, ni Mme Etchegoin, ni M. Aron.
Alors, si je suis votre logique, l’honnêteté et la rigueur intellectuelles me commandent de contacter et de rencontrer messieurs Aron, Roussel, Soulliès, Bréard, Heinisch, Baudis, Bourragué, Alègre, Lemoine, Perriquet, maîtres Catala, Szpiner, etc., etc., et mesdames Etchegoin, Patricia, Fanny, Vignau-Rabastens, maître Hegoburu, etc., etc...
Vous pensez sérieusement que je n’ai que ça à faire !
PS 1 : concernant M. Bréard et M. Soulliès, si je les rencontrais, la question qui me brûlerait l’esprit serait celle-ci :
Les professions de journaliste et de magistrat sont-elles interchangeables ? L’ouverture d’une information par un procureur est-elle la traduction judiciaire qui agit en résonance et duplique un article de presse ? Un article de presse est-il la traduction journalistique qui agit en résonance et duplique une information judiciaire ?
PS 2 : si nous devions poursuivre cet échange, il serait temps maintenant de revenir au propos initial du billet de Philippe Bilger. C’est-ce que je souhaite comme cadre à notre conversation.
Rédigé par : Véronique | 12 septembre 2008 à 08:38
@ Véronique
Décidément vous êtes imperméable au doute même devant les évidences : le bouquin d'Etchegoin - Aron est une désinformation patente.... qui fait rie jaune très jaune ceux qui connaissent bien le dossier.
On vous dit et on vous répète qu'il y a un bouquin excellent, courageux et plein de révélations, celui de Gilles Souillès... et vous achetez le bouquin dont tous les gens sérieux qui connaissent le dossier disent que c'est de la daube complète...
Et vous me sortez en + le commentaire de P. Bilger sur Bigard : bien évidement que Bigard est un crétin comme Meyssan.
Et c'est une aubaine pour tous ceux qui enragent d'avoir avec Internet un contre-pouvoir : exemple hier Bakchich qui révèlait via un courrier de Charasse à Mitterrand, comment Pasqua avait manipulé une juge dans une affaire concernant B Tapie et un ami de Pasqua.
Dans la presse classique pas un mot : heureusement que c'est sorti sur le net.
Bien évidemment que sur le net il y a des gens qui désinforment : et croyez-vous que dans la presse "classique" il n'y ait pas de désinformateurs ?
C'est plus subtil, plus professionnel mais c'est autrement + efficace.
Et quand vous me dites "Je veux également vous dire que par le biais de cette discussion de Toulouse, je rejoins le propos de Philippe Bilger dans sa dernière note au sujet de la déclaration de J.M Bigard" vous montrez que vous êtes tombée la tête la 1ere dans le panneau.
"Les faits ne pénètrent pas là où vivent nos croyances". Marcel Proust
Un seul fait démontre que vous êtes dans l'erreur totale et que Etchegoin – Aron désinforment : le rapport du Procureur Bréard.
Là ce sont des faits que le Proc. dénonce.
Ce rapport, il est connu depuis la parution du livre de Souillès, il n'a jamais été démenti, jamais attaqué en justice et portant vos "références" n'est pipent un mot et il détruit complètement leur "thèse".
Et là ce n'est pas un "désinformateur" du net : c'est le Proc. de Toulouse qui l'a écrit.
Et vous ne voulez pas le voir ; pourquoi ?
Si vous avez une once de curiosité intellectuelle, une once de rigueur et si vous ne vivez pas que dans la "croyance" lisez donc le bouquin de Souillès : vous avez des faits dans ce bouquin.. dont le rapport Bréard.
Et votre contorsion dialectique sur l'explication de la monstruosité déontologique de vos "références" : Etchegoin et Aron critiquent des centaines de fois Michel Roussel. Ils ne l'ont jamais interrogé, jamais confronté avec leur thèse… Et pour cause ; elle aurait volé en éclats !
Vous avez la réponse : ils ont lu son livre... Peut-être aussi ont-ils sa photo ?
Incroyable votre réponse...affligeant…
Et votre affirmation : Roussel dirigeait seul la cellule d'enquête...
Atterrant : c'est bien évidement ce qu'on a voulu faire croire, mais c'est prendre les gens pour des imbéciles.
Croyez-vous que dans une affaire avec plus d'une dizaine de meurtres une personne seule décide, un adjudant chef ?
Le CPP vous connaissez ?
Et le magistrat instructeur qu'est-ce qu'il faisait ? Le Parquet il faisait quoi ?
Et le supérieurs de Roussel qu'est-ce qu'ils faisaient ?
L'enquête a duré 6 ans... excusez du peu...Et pendant 6 ans Roussel était tout seul ?
Ce qui est fascinant c'est la manière dont vous gobez tous les arguments qui ont été servis au bon peuple pour éviter qu'il ne se pose les questions qui dérangent : pourquoi autant de meurtres inexpliqués, pourquoi autant de meurtres classés en suicides ?
Pas de bol le Substitut du Proc Madame Vignau-Rabastens qui dirigeait l'enquête a pris très vigoureusement la défense de M. Roussel et elle n'a rien à se reprocher ; ce n'est pas elle qui a classé les meurtres en suicides.
Au fait : les filles massacrées, depuis le bouquin d'Etchegoin - Aron vous pensez peut-être qu'elles ont ressuscité ?
191 disparitions et crimes non expliqués d'après les décomptes de Madame Vignau-Rabastens. C'est beaucoup, non ; et que disent vos "références" ?
Le drame d'Internet et des blogs, c'est de mettre sur le même plan ceux qui ne savent rien et qui croient savoir, ceux qui savent mais qui ne peuvent pas tout dire, ceux qui savent mais qui désinforment, etc…
Si vous n'êtes pas complètement psychorigide lisez le bouquin de Souillès à moins que vous ne soyez un troll.
Moi le bouquin des deux désinformateurs je l'ai lu... et je me suis bien marré.
Pour votre "formation" voilà ce qu'a déclaré Madame Vignau-Rabastens, magistrate à ma connaissance irréprochable sur cette affaire.
Affaire Alègre
« On fait un mauvais procès au gendarme Roussel »
Toulouse (Haute-Garonne) DE NOTRE ENVOYE SPECIAL
ANCIENNE procureur adjointe au tribunal de Toulouse, Christiane Vignau-Rabastens, 60 ans, est un magistrat en colère. Elle a longtemps supervisé le travail « remarquable » des gendarmes de la cellule « homicides 31 ». C'est son intuition de femme qui lui a fait rouvrir neuf dossiers criminels où le tueur Patrice Alègre est suspect.
« Nous avons trouvé étonnant que ce tueur en série ait une si longue période d'inactivité entre 1990 et 1997 et nous avons fouillé les archives », explique Christiane Vignau-Rabastens, qui a consulté pendant de longues heures « les cahiers d'instruction tenus à la main » pour retrouver les dossiers non résolus. Pendant cinq ans, de 1997 à 2002, elle a suivi le parcours d'Alègre. Aujourd'hui, la remise en cause de cette enquête dirigée à l'époque par l'adjudant Michel Roussel, lâché par sa hiérarchie, ulcère la magistrate, qui estime désormais que « l'affaire aurait pu être conduite autrement ». Elle dénonce aussi les inerties de la hiérarchie de la gendarmerie. Le patron de la section de recherches de Toulouse vient d'être sérieusement recadré par le procureur Michel Bréard pour des déclarations hasardeuses sur le dossier de la mort suspecte d'Edith Schleichardt. Le procureur a alerté la chancellerie sur ces incidents, ce que le ministère a confirmé hier soir. Comment fonctionne aujourd'hui la cellule « homicides 31 » ? Christiane Vignau-Rabastens. Aujourd'hui, il y a des dissensions dans la cellule. On ne leur permet pas de travailler par petits groupes sur les dossiers. Ils ne traitent qu'un seul dossier à la fois, ce qui ralentit les délais de l'enquête. Ce n'est pas la bonne méthodologie. Il y a bien moins d'effectifs aussi. Je crois que l'équipe Roussel a été surtout victime de jalousies au sein de la gendarmerie. Cette thèse du complot des gendarmes est stupide.
« Notre devoir est de vérifier même les thèses officielles » Quel regard portiez-vous sur leur travail à votre époque ? J'étais très satisfaite de leur travail. Il y avait une équipe soudée et motivée, surtout enthousiaste pour aller plus loin. Je pensais que ce travail efficace allait continuer mais tout a changé depuis un an. Il n'y avait pas d'erreurs de procédure de leur part. On fait un mauvais procès au gendarme Roussel, car c'est un autre gendarme qui reconnaît d'ailleurs avoir signé le procès-verbal antidaté. Et il y avait un directeur à la cellule « homicides 31 », un officier que je n'ai jamais vraiment vu travailler. C'est d'ailleurs lui qui m'a dit un jour, à la geôle du palais de justice où Alègre avait été conduit, que cela ne valait pas le coup d'aller plus loin, du temps perdu, disait-il. C'était avant le procès de février 2002. Aviez-vous noté un acharnement particulier contre tel ou tel personnage de l'enquête ? Le seul acharnement qu'il y ait eu dans cette affaire de la part les enquêteurs, c'était contre Patrice Alègre, et pour trouver des solutions à des meurtres non résolus. Lorsque le volet « viols et proxénétisme » a été ouvert, ce dossier a été mal conduit. Certaines vérifications n'ont pas été faites. Je me demande toujours pourquoi le juge Perriquet n'a pas saisi les agendas de M. Dominique Baudis. Notre devoir de magistrat est de vérifier même les thèses officielles. Le gendarme Roussel est un soldat du rang, il n'avait aucun intérêt à porter atteinte à qui que ce soit. Quel avenir voyez-vous à ce dossier sensible ? Sur les meurtres non élucidés, cela va aboutir. Pour l'autre volet, je ne le crois pas. Mais, très sincèrement, je ne sais pas ce qui est vrai ou faux.
Propos recueillis par Jean-Marc Ducos
Le Parisien , jeudi 13 mai 2004
Vos références, ils la citent Madame Vignau-Rabastens ?
Rédigé par : Admirateur éperdu | 11 septembre 2008 à 19:31
@ Admirateur éperdu
"Le Bûcher de Toulouse" dont j'ai achevé la lecture.
"Comment peut-on aujourd'hui faire un ouvrage sur Alègre et l'affaire Alègre sans rencontrer et interroger une seule fois l'enquêteur qui a dirigé pendant six ans la cellule Homicide 31 ?" me dites-vous.
les journalistes-auteurs, M. F. Echetgoin et M. Aron, ont lu et relu le livre et les déclarations de l'enquêteur-directeur d'Homicide 31.
Concernant le gendarme Roussel, le fait qu'il soit à l'origine et ait dirigé SEUL la cellule Homicide 31 est un des gros soucis de cette affaire de Toulouse.
Tout au long du livre d'Etchegoin-Aron, ce qui frappe c'est la transformation progressive d'une cellule d'enquête qui est créée pour élucider des dossiers non résolus, avec en arrière-plan une question lancinante : comment expliquer les années où la biographie criminelle de P. Alègre apparaît vide et inerte, en la chimère d'un homme en roue libre dans ses investigations: le gendarme Roussel.
Puis nous avons une cellule au tribunal de Toulouse : un procureur, un substitut et un juge d'instruction en miroir à celle d'Homicide 31.
Enfin une troisième chambre noire, celle de La Dépêche du Midi qui se dédouble et se multiplie jusqu'aux médias nationaux.
A l'arrivée, des témoins dont les déclarations ne sont pas vérifiées, et des faits qui ne sont ni établis, ni prouvés par qui que ce soit.
Alors, selon moi, la seule question de cette hallucination collective à tiroirs à double, triple, quadruple fond, et de ces effets de miroir est celle de la roue libre de ces multiples intervenants.
Pourquoi acceptons-nous de déléguer totalement, avec autant de facilité, de légèreté et d’inconséquences à des responsables d'enquêtes et de poursuites judiciaires, et à des journalistes des pouvoirs sur autrui, sans que jamais l'architecture de leurs châteaux de cartes ne soit contrôlée, depuis les souterrains jusqu'aux derniers étages de leurs constructions ?
Mes réserves :
Je regrette que ce livre ait été écrit en 2005. J'aurais préféré une plus grande distance dans le temps et une plus grande froideur de la part des auteurs.
Je veux également vous dire que par le biais de cette discussion de Toulouse, je rejoins le propos de Philippe Bilger dans sa dernière note au sujet de la déclaration de J.M Bigard.
S'il s'agit de poursuivre notre échange, je pense que nous pouvons sans hésitation le rapporter au dernier billet de PB.
Rédigé par : Véronique | 11 septembre 2008 à 08:50
"La logorrhée c'est vous ou peu s'en faut" (Aïssa Lacheb-Boukachache | le 10 septembre 2008 à 12:13)
alors je vous cherche un jeu de Légo, isthmes ou pas voire de l'ego : il ira très bien avec le jeu de dames proposé sur un autre fil à monsieur Bilger !
sissi !
Rédigé par : Cactus logo "ré" | 10 septembre 2008 à 20:32
La logorrhée c'est vous ou peu s'en faut ; n'inversez pas les rôles... Qu'est-ce que vous croyez? Qu'on a attendu votre "science" pour ne plus être dupe?... Vous êtes comme ces médecins (j'en connais) qui déboulent certains jours dans la chambre du malade: "Monsieur (ou madame), nous avons le diagnostic: c'est un cancer incurable; il vous reste deux mois à vivre ...". Et hop, au revoir, ils repartent et ferment la porte aussi sec. Le lendemain et les jours suivants, lors de leurs visites, ils ne prennent même plus le temps de s'arrêter à cette chambre car ils savent que là c'est foutu et que leur temps et leur savoir sont précieux à d'autres missions plus "nobles" et "importantes" ... En général, c'est davantage ce déni qui tue ce malade que la maladie elle-même. Puisque la majorité des gens ne veut pas savoir ou sait et puis oublie naturellement, puisque cela lui convient ainsi, malgré les livres érudits qu'elle lit autant que vous quand ce n'est plus, les témoignages informés qu'elle entend de toutes parts, malgré toutes les peu ou prou vérités qui lui sont dites et redites chaque jour par les uns et les autres, malgré qu'elle ait -ou non- la conscience d'être toujours manipulée, malgré tout ce que vous voulez, puisqu'elle veut simplement vivre ainsi et sans savoir et ni connaître de tous les détails, puisqu'elle est la majorité et le suffrage -quand bien même ce serait, au pire (ce qui n'est pas le cas; personne ne vous attend pour révéler le monde et ses choses) le suffrage de la grande ignorance-, alors vous vous y pliez ou vous déguerpissez vous marrer sur une île déserte et bien à vous pour y bâtir votre société idéale ... Ce n'est pas plus compliqué que ça.
Aïssa.
Rédigé par : Aïssa Lacheb-Boukachache | 10 septembre 2008 à 12:13
oui oui , je reste admiratif devant la longueur des commentaires d'Admirateur éperdu ;
logique , je sais !
je languis non pas de fin mais de faim à chaque fois !
logique aussi , non ?
Sissi !
(dans le dernier ELLE , Rachida est très belle en femme enceinte au fait !)
Rédigé par : Cactus admiratif | 10 septembre 2008 à 11:04
@Aïssa
Permettez-moi de vous dire que je préfère votre paragraphe sur vos impôts et sur Tapie à votre logorrhée sur la démocratie...
Et si vous vous intéressiez à ces "arbitres" qui ont une réputation "virginale" et qui encaissent des fortunes pour rendre ces jugements qui honorent notre société ? (suivez mon regard...).
pourtant le "peuple" les adore ces "personnalités"... Comme quoi le peuple, dont je fais partie, on l'enfume bien...
Ah, le peuple... et les volontés que vous lui prêtez ! Et je ne le méprise pas le peuple, j'en fais partie, mais je voudrais vous aider à ouvrir les yeux : le peuple on l'enfume tous les jours….
Je constate que bien évidemment vous ne dites mot des stupéfiantes déclaration de MonGénéral du 31 Janvier 64 (celui qui l'a voulue cette constitution).
Ne vous arrive-t-il jamais de vous poser la question de savoir si le peuple ne se fait pas b... par des politiciens infiniment plus retors que le brave citoyen de base ?
Allez je vais vous aider : voilà ce que De Gaulle voulait comme mode de gouvernement et comme mode :
le 17 Décembre 1946 ( En écoutant de Gaulle", Claude Guy page 182) voilà ce que déclare de Gaulle à l'Amiral d'Argenlieu : "Quand au régime que je souhaiterais pour la France… Ce régime serait à peu près celui-ci : il faudrait d'abord organiser un système dans lequel des hommes doués, des hommes disposant d'une réelle autorité, disposeraient, se consacreraient essentiellement aux affaires publiques. Et puis, à côté de ce premier système, et en coexistence avec lui, un système à l'intérieur duquel les Français pourraient se livrer de tout leur saoul à ce démon d'infamie qui les agite : alors là ils pourraient s'en donner à cœur joie. Ils pourraient librement… pisser du vinaigre…baver… déverser leur bile…Seulement entendons-nous bien : sans que cela n'empêche aucunement les affaires publiques d'être gérées dans l'intérêt national ! …d'une part donc, les pouvoirs publics, la discipline, le prestige et la grandeur. De l'autre, et se donnant libre cours : l'invective, la jactance, la calomnie, et même si cela est nécessaire l'infamie. Et voilà pourquoi Amiral, je suis pour la séparation des pouvoirs". Bonjour le respect du "peuple" !!! Bonjour la séparation des pouvoirs telle qu'il la définit le 31 Janvier 64 !!!
Et de Gaulle rajoute alors que le régime le plus prolongé que les Français aient pu supporter s'appelait la monarchie : "Pourquoi ? Parce qu'en dehors des Conseils du Roi, où l'on travaillait, les passions politiques qui étaient professées par un moins grand nombre de gens, avaient suffisamment d'espace pour se donner libre cours : il y avait la cour, il y avait les parlements, il y avait les salons…".
Certains pourront croire que cette déclaration à l'Amiral-Carme est une boutade, une provocation. Peut-être, mais pour les éclairer sur les conceptions démocratiques du Général, rappelons-leur trois faits :
• le 14 Avril 1969, Madame de Gaulle, qui voudrait que le Général quitte le pouvoir dit à Jacques Foccart : "Un moment il avait parlé à Philippe (son fils), pour voir s'il pourrait, non pas lui succéder directement, mais venir après quelqu'un qui aurait entre-temps occupé la place, vous voyez ? Mais Philippe a refusé absolument en disant : "Non, j'ai trop connu ce milieu politique il me dégoûte. Je ne veux pas…".Ce n'est pas moins qu'une succession dynastique après une régence ! On peut légitimement frémir à cette idée dynastique quand on sait que le fils de Philippe De Gaulle, le prénommé Charles, joue les utilités chez Le Pen !
• Foccart rajoute ("Le Général en Mai" page 686), J. Foccart "En moi-même je me rappelais un certain testament que le Général avait fait au moment du putsch, stipulant que , s'il partait contraint et forcé, il voulait que l'intérim soit assuré par Messieurs Debré, Foccart et Philippe De Gaulle".
Qu'importent les institutions (ça c'est pour vous : le "peuple" était-il au courant ? Je me marre, mais je me marre…), le Général de Gaulle avait rédigé un testament secret pour le cas où il aurait été éloigné du pouvoir par les circonstances. Il l'a lu à Jacques Foccart le 22 Avril 1961 et l'a chargé de le remettre sous plis fermé au Dr André Lichtwitz, médecin personnel du Général, qui restitua l'enveloppe scellé après l'échec du putsch,
• Alors que la majorité gaulliste éprouvait les plus grosses difficultés à l'Assemblée nationale, que dit de Gaulle à Foccart le 13 Octobre 1967 ("Tous le soirs avec de gaulle J. Foccart page 736) ? "Eh bien vous verrez, je ferai des élections (ndlr : des élections législatives) et après les élections qu'est-ce qui se passera ?" Réponse de Foccart "Il se passera que nous serons battus, c'est tout à fait évident". De Gaulle : "Bien sûr, parce que nous nous y prenons mal. Mais en face non plus, il n'y aura pas de majorité car je ne vois pas le peuple donnant la majorité à Mitterrand. Ce sont des histoires. Alors, il y aura un peu plus de socialistes, et puis il y aura des communistes. Le total, tout cela ne constituera pas une majorité et il y aura une quantité de gens qui refuseront de marcher avec eux ; des gens comme Pleven et bien d'autres ne marcheront jamais, vous m'entendez, ne marcheront jamais avec les communistes. Par conséquent, ils seront incapables de former une majorité. Alors moi, je nommerai un Premier Ministre et on essayera d'avancer comme cela. Et puis s'il le renversent, eh bien, je le renommerai et à ce moment je tiendrai l'Assemblée comme je tiens le Sénat à l'écart de tout ; j'interdirai aux ministres d'aller devant l'Assemblée ; je ferai fonctionner l'article 16 si nécessaire et on ne s'occuperait plus du Parlement…". Suivent des propos très désobligeant sur le Premier Ministre, Georges Pompidou…
Juste une question : est-ce bien cela que le "peuple" a voulu en votant la constitution de la Veme ? Voilà semble-t-il ce que de Gaulle avait en tête…
Est-ce bien cela que le "peuple" a compris ?
Je me marre, mais je me marre en vous lisant…
Rédigé par : Admirateur éperdu | 10 septembre 2008 à 08:54
L'Admirateur, si vous n'existiez pas, etc. Les Grecs revisités à la manière "éperdue" ... Pourquoi pas, après tout? Tout est possible dans ce monde de dingues ... Un(e) ministre ne vous plaît pas? Hep! priorité! erreur! pardon! démocratie! Constitution! faut changer immédiatement cette "fausse" Constitution pour la "vraie" Constitution!... Il faut !... On n'est pas sorti de l'auberge... Calmez-vous, mon pauvre vieux, à vous le Lexomil ... D'ailleurs, c'est moi qui les donne, les calmants; je suis (aussi) infirmier, ne l'oubliez pas ... 6 semaines de traitement, pas davantage, risque coutumance hé hé ... J'essaye de démêler votre tricot, là, mais c'est difficile, il y a de tout là-dedans ... Vous voudriez peut-être que l'on glose de l'Agora, les Grecs, démocratie directe?... La chose serait entendue et vous n'aurez plus à vous plaindre ni de la Vème ni de la XVème ni de la Zéro ni de de Gaulle ni de Lagarde ni de Dati ... On mettra ça en place à la prochaine Révolution; Ségolène et Besancenot nous y aideront, on pourra compter sur eux et même l'Arlette ... Qui qu'a dit que la démocratie est le pire des système à l'exception de tous les autres? Churchill ... Le bougre qui fit de la dialectique compliquée, cigare mouillé machouillé en bouche ... Vous écrivez "L'esprit des Lois" puis "les grands principes" (sans les expliciter réellement, d'ailleurs, ces grands principes; sans doute sont-ce des principes qui vous sont propres, auquel cas ...) ... Néanmoins, ont-ils édicté que chaque fonction politique et/ou administrative devait impérativement relever d'un suffrage universel en amont?...
Personne ne vous a attendu ni ne vous attend, cher monsieur; le Peuple a voulu cette Constitution qui fonde la Vème République et c'est en vertu d'elle que ce gouvernement est légitime et démocratique en son entier. Le jour où il n'en voudra plus (cette Constitution et ses principes que vous semblez, vous, haïr), soyez-en sûr, il le dira, AdmirateurEperdu ou pas ... En attendant, acceptez-là (cette Vème ...) et si des choses ne vous plaisent pas, critiquez-les autrement que par cette mesquine atteinte à sa légitimité démocratique et (vous l'oubliez toujours dans votre rhétorique) républicaine, oui, démocratique et républicaine, ne vous en déplaise ... Vous en devenez franchement ridicule ... En conclusion et pour calmer vos ardeurs supra-démocratiques, je vous dis ceci: Pas un seul ne fut nommé (au mépris de ces grands principes que vous invoquez, n'en doutez pas), pas un seul donc ne fut nommé; ils furent tous élus par le Peuple, démocratiquement élus, ces membres du Parti NSDAP et leur chef Adolf Hitler, Europe, Allemagne, 1933 ... Personnellement (même si la relation (comparaison, si vous préférez) est un peu forte), je préfère Rachida nommée, pas élue certes, juste nommée, et et ... oui ... et même si elle n'a pas toutes les agrégations philosophiques et doctorats du sieur Goebels élu, lui, bien élu, en vertu des principes patati etc. ... Vos élans vous perdront, l'Admirateur ... Méfiez-vous.
Sans transition.
J'ai payé mes impôts sur le revenu, ce matin. Oh, pas grand-chose mais tout de même: 122 euros au titre l'an 2007. La dèche totale, je vous le dis, ma mie, pas le seul d'ailleurs, tout le monde pleurait dans les couloirs et criait et réclamait ... Au dos de mon chèque, en sus de mes références, j'ai écris: "Ma modeste contribution populaire au préjudice causé à sa morale, monsieur Bernard Tapie". La dame au guichet a vu, hoché la tête et sourit en guise de compassion (pour moi la compassion, pas pour lui, pour moi, pour nous, nous tous, la populace (dixit Imbert)) et fait un soupir que j'aurais juré un discret crachat par terre ...
Aïssa.
Rédigé par : Aïssa Lacheb-Boukachache | 09 septembre 2008 à 18:06
@Aïssa
Vous vous emportez et vous devriez un peu contrôler votre expression écrite. Mais sans doute vos excès écrits trahissent-ils la non-maîtrise de certains de vos arguments ?
Mais, bon personne n'est parfait... et ce n'est pas fondamental.
Le Président nomme les ministres d'après la Constitution : très bien.
Mais au dessus de la Constitution, il y a des principes : la démocratie et en démocratie un responsable politique n'a d'autre légitimité que le suffrage universel.
Une Constitution on en change... et souvent en France il suffit de voir ses n° et les nombreuses révisions, preuve de son intangibilité !
Et même si on nous explique que la Veme, chef d'oeuvre d'un Général bonapartiste revenu au pouvoir via un putsch, est un joyau cela ne nous empêche pas de réfléchir...
La Veme est une constitution que de Gaulle a voulu à son image et à sa main lui qui était un républicain bien tardif et un démocrate assez approximatif. Mais là je sens que je vais m'attirer les foudres de ceux qui ne connaissent MonGénéral que via l'ouvrage impérissable "De Gaulle pour les nuls".
Je leur conseillerai vivement de lire et de relire la conférence de presse de MonGénéral du 31 janvier 1964 et vous y verrez la conception démocratique de ce Monsieur et ce qu'il fait de la séparation des pouvoirs. Le Dieu Vivant a alors déclaré : " Il doit être évidemment entendu que l'autorité indivisible de l'Etat est confiée tout entière au Président par les peuple qui l'a élu, il n'en existe aucune autre, ni ministérielle, ni civile, ni militaire, ni judiciaire, qui ne soit conférée et maintenue par lui…"" et c'est ainsi que l'on en arrive au pouvoir personne. Au secours Montesquieu !
Alors la Constitution et les nominations par le Président qui peut tout faire et ne doit rendre aucun compte, réfléchissez un peu….
Alors, à la Veme et à la pratique démocratique de son fondateur, je préfère les principes ; chacun ses goûts ...
La démocratie, je croise les doigts pour qu'on n'en change pas.
Alors calmez-vous un peu, un peu de Lexomyl par ex. ? et réfléchissez à la légitimité démocratique d'une RD qui sort de nulle part (comme à la légitimité de tous les autres issus de la société civile qu'ils soient de gauche ou de droite et qui dans 90 % des cas se sont révélés de bien piètres ministres car on ne s'invente pas "politique" ex. Christine Lagarde)
Rédigé par : Admirateur éperdu | 09 septembre 2008 à 10:02
@Aïssa Lacheb-Boukachache
"Si le Président de la République veut nommer son plombier ministre des Finances, rien ne le lui interdit. "
Rien ne le lui interdit en effet dès lors que ce choix s'impose, suscite un consensus et figurait à son programme électoral au titre de la rénovation des circuits financiers et de la réparation d'une fuite des capitaux !
Rédigé par : Catherine JACOB | 09 septembre 2008 à 08:07
AdmirateurEperdu,
"Le Président de la République nomme le Premier ministre et les ministres sur proposition de celui-ci". C'est la Constitution. Nulle part il n'est écrit que les membres du gouvernement se doivent d'être élus de quelque chose quelque part ou d'avoir un CV à rallonge. Si le Président de la République veut nommer son plombier ministre des Finances, rien ne le lui interdit. La légitimité de Rachida Dati est, en vertu de la Constitution, la légitimité présidentielle. Discutez-vous aussi la légitimité présidentielle ? Vous vous gaussez de démocratie pour dénigrer Rachida Dati dans sa légitimité institutionnelle ; commencez déjà par lire et respecter la Constitution, cette Constitution voulue et confirmée par le Peuple, cette Constitution qui la légitime au premier chef, ensuite vous la ramènerez...
Aïssa.
Rédigé par : Aïssa Lacheb-Boukachache | 09 septembre 2008 à 00:05
@Aïssa
Juste une question : quelle légitimité a un Ministre ?
Le suffrage universel, le fait d'avoir été élu avant d'être Ministre de la République, car, je crois que vous l'oubliez, nous sommes en démocratie.
Combien de fois RD s'est-elle présentée devant les électeurs avant d'être Ministre ?
Jamais ...
Est-elle la 1ère dans ce cas ?
Non.
Est-ce choquant en démocratie pour elle comme pour les autres d'être ministre sans jamais avoir été élue ?
Oui très choquant (et ça l'est encore + quand comme avec Galouzeau de Perlinpinpin on ose postuler à la magistrature suprême sans avoir été élu une seule fois).
Quand à RD, je l'ai écoutée la semaine dernière dans un débat de l'Institut Montaigne où elle était entre autres, opposée à E. Guigou que vous qualifiez de "sinistre" (et pourquoi donc cet adjectif ?) et disons qu'elle n'a pas été excellente, ni mauvaise.
Un pur produit de com. dans une société de com.
Comme disent ses potes de l'UMP : "elle est nulle quand elle sort de ses fiches".
Et si je me souviens bien, moins de 3 ans d'expérience dans la magistrature, sans jamais avoir été élue : c'est forcément un génie pour avoir été choisie comme ministre de la Justice avec un CV aussi... court !
Rédigé par : Admirateur éperdu | 08 septembre 2008 à 22:30
@Aïssa
"cependant, la moindre des honnêtetés intellectuelles, le plus petit courage, la plus modeste dignité, est d'argumenter autrement que par cette rhétorique pauvre et lamentable... "
Certains ont su néanmoins argumenter dans le bon sens puisque grâce à "Rachida junior" la Chancellerie va bénéficier d'un congé maternité durant lequel un(e) intérimaire va pouvoir faire la démonstration de nouvelles compétences. Ainsi, on pourra comparer...! Et peut-être même réclamer à corps et à cris Le Retour du Jedi en avance sur le calendrier prévu.
Rédigé par : Catherine JACOB | 08 septembre 2008 à 17:43
Le Point cette semaine consacre sa couv' et plusieurs pages à Rachida Dati. A plusieurs reprises on lit, de son propre aveu comme des commentaires des journalistes, qu'on n'a cessé ni ne cesse encore de lui faire ce grief : elle est (serait?) incompétente... Ca devient exaspérant... En quoi, qu'on le dise, qu'ils le disent ces lâches et hypocrites détracteurs, ses prédécesseurs immédiats sont -ont été- plus compétent(es) qu'elle ? En quoi ? La sinistre Guigou aurait fait mieux ? Heureusement que l'humour est autorisé... Toubon, ce gratte-papier transparent ? Qu'ont-ils fait de mieux ? Mais qu'ils le disent, affichent leur bilan... Qu'on compare... Nallet, Vauzelle... Quelle rigolade !... Ces trente dernières années, hormis Badinter et Arpaillange (pauvre Arpaillange, honnête, trop honnête, pas fait long feu celui-là ...), quelle bande de rigolos, pas l'once d'une compétence, d'une conviction ni surtout d'un courage, à la Justice !... Elle a bon dos Rachida, se ramasser leur caca semé au ministère et l'en tenir pour comptable... Et ça ramène sa fraise, ça l'ouvre... Minables ! On peut n'être pas d'accord avec certaines de ses conceptions de la chose judiciaire et pénitentiaire ; cependant, la moindre des honnêtetés intellectuelles, le plus petit courage, la plus modeste dignité, est d'argumenter autrement que par cette rhétorique pauvre et lamentable...
Aïssa.
Rédigé par : Aïssa Lacheb-Boukachache | 08 septembre 2008 à 13:39
@Véronique
Si après ça vous ne regrettez pas les 20 euros du bouquin (tract serait mieux adapté...) d'Etchegoin - Aron, c'est à désepérer !
http://www.plumedepresse.com/spip.php?article198
PS : je peux vous certifier que ce journaliste est très très bien renseigné....et que lui ne désinforme pas.
Rédigé par : Admirateur éperdu | 07 septembre 2008 à 22:21
Vous êtes décidément impayable Véronique…
Si on vous demandait de vous renseigner sur l'histoire de l'antisémitisme au 20ème siècle, vous seriez capable d'acheter "Le protocole des sages de Sion" et de ne pas voir que c'est un ouvrage de falsificateurs !
Lorsque la vérité sera connue à Toulouse, le bouquin d'Aron-Etchegoin sera désigné pendant des dizaines d'années comme l'exemple de la désinformation la plus achevée.
Il a été condamné en justice mais là n'est pas l'essentiel.
Cet ouvrage a été cité comme un modèle de déontologie journalistique par la presse (à 90 %). Le succès a été fulgurant… 6000 exemplaires vendus (défense de rire) tellement c'est bidon et ce, malgré une campagne de promotion intense.
2 exemples du bidonnage de l'enquête de ces "deux grands journalistes"
1. Dans cet ouvrage Etchegoin – Aron citent l'Adjudant Roussel plus de 500 fois et la plupart du temps de manière extrêmement désobligeante : ils ne l'ont jamais rencontré …Pas une fois. Je peux vous le certifier. Cela ne vous gêne pas que l'on puisse ainsi s'essuyer les pieds pendant 450 pages sur quelqu'un sans lui avoir une seule fois donné l'occasion de s'expliquer, de se justifier ? Même si on n'est pas d'accord... C'est le minimum de déontologie ; eh bien ce minimum Etchegoin et Aron ne l'ont même pas respecté. Bizarre, non ? Cela ne vous gêne pas ?
2. Une des deux personnes "blanchies" par les deux grands déontologues, Aron – Etchegoin est sous le coup d'un rapport extrêmement virulent fait par son supérieur le Procureur Bréard (rapport très documenté). Lorsque le bouquin est sorti, il y avait six mois que ce rapport avait été transmis aux autorités judiciaires qui le gardent secret provoquant la fureur des familles de victimes ; c'était il y a trois ans. Etchegoin et Aron ont-ils parlé une seule dans leur ouvrage fois de ce rapport très documenté qui "napalmise" totalement leur enquête ? Que nenni… Pas une seule fois. En ont-ils parlé depuis ? Jamais… Que disent-ils lorsqu'on leur met devant le nez ces énormes "anomalies" déontologiques ? Etchegoin pète les plombs, comme j'ai pu le lire deux fois sur des chats où elle était invitée et où elle parlait de rigueur et de déontologie journalistique et où elle se faisait un peu "bousculer" suite à ces dérapages…
On vous suggère de lire le bouquin de Souillès "Affaire Alègre : la vérité assassinée" qui fourmille de révélations (bien qu'il ne puisse tout dire..) et vous achetez Etchegoin – Aron qui, de l'avis de tous ceux qui connaissent le dossier, est un pur produit de désinformation.
Et vous écrivez " Mais le travail d'enquête effectué par les deux auteurs-journalistes me semble a priori dense et remarquable. C'est ce qui a motivé le choix de cette lecture.".
Comment peut-on aujourd'hui faire un ouvrage sur Alègre et l'affaire Alègre sans rencontrer et interroger une seule fois l'enquêteur qui a dirigé pendant six ans la cellule Homicide 31 ?
Comment peut-on "blanchir" une des personnes en ignorant totalement un rapport de plusieurs centaines de pages rédigé non pas par un voisin jaloux, un collègue malveillant mais par le Procureur de la république, rapport qui le met violemment en cause ?
Véronique une seule suggestion, si je peux me permettre : ne soyez plus dans le domaine de la croyance, soyez dans le domaine de la connaissance… et soyez plus rigoureuse dans le choix de vos sources !
C'est Marcel Proust qui a dit "Les faits ne pénètrent pas dans le monde où vivent nos croyances".
Rédigé par : Admirateur éperdu | 07 septembre 2008 à 22:03
@ Admirateur éperdu
Je ne suis pas magistrat. Je suis bibliothécaire.
Je ne connais personnellement aucun magistrat. Je n'ai jamais rencontré Philippe Bilger. Je ne le connais que par la lecture de son blog, de ses livres, par ce qui est écrit sur lui, et par ses interventions dans les médias .
Vous regrettiez une absence de réponse de ma part par oui ou non. Je vous ai répondu par non et oui.
Concernant Toulouse, suite à notre échange, j'ai commencé la lecture de :
"Le Bûcher de Toulouse : d'Alègre à Baudis : l'histoire d'une mystification"
Mathieu Aron - Marie-France Etchegoin, Grasset - 2005
Le livre comporte 425 pages. Laissez-moi le temps de le lire en entier.
Je sais. Ce document ne va pas dans le sens de vos réponses. Mais le travail d'enquête effectué par les deux auteurs-journalistes me semble a priori dense et remarquable. C'est ce qui a motivé le choix de cette lecture.
Par ailleurs il faut bien comprendre que, par exemple, la lecture d'un livre me demande d'y consacrer du temps. Vos réponses, mes réponses, cette lecture et la concentration que je mobilise, se font au détriment des commentaires que je souhaiterais écrire à propos des récentes notes de Philippe Bilger.
Dès que possible, je vous dirai ce que m'aura appris ce livre, et ce que je retiens du lien que vous me proposez .
Rédigé par : Véronique | 07 septembre 2008 à 09:53
@Véronique
Pour votre information :
http://olivierbonnet.canalblog.com/archives/2007/11/13/6872070.html
et vous devriez trouver dans les commentaires, si je me souviens bien, la synthèse du rapport Bréard...
Encore une "machination" et là elle serait montée par un haut magistrat ?
Immense éclat de rire ...
Ah Véronique, si vous n'existiez pas....
Rédigé par : Admirateur éperdu | 06 septembre 2008 à 18:16
@Véronique
"oui on non pensez-vous que dans l'Yonne ou à Toulouse des magistrats aient volontairement camouflé des crimes en suicide ?"
Ma réponse est NON.
Eh bien vous avez beaucoup de chance de pouvoir être aussi affirmative...
Prenez 100 personnes qui connaissent très bien le dossier Alègre à Toulouse et qui ne sont ni magistrats ni avocats, qui ont enquêté sérieusement pendant des années je vous prends le pari que 99 vous diront le contraire... et hurleront de rire (jaune) devant vos affirmations.
Vous écrivez "Ces deux affaires criminelles transformées en conspirations"...
Allez dire ça aux familles de victimes à Toulouse et aux enquêteurs qui ont une déontologie et qui ont bien travaillé (et il y en a)...
Si conspiration il y a, c'est celle de la désinformation dont vous semblez une victime bien représentative, "sûre d'elle et droite dans ses bottes..."
95 % de la presse vous a expliqué, et vous semblez l'avoir gobé, que cette affaire toulousaine se limitait aux malheurs de deux braves notables "injustement calomniés" par des prostituées manipulées par un gendarme, au mieux naïf au pire pervers...
La réalité ce sont des dizaines et des dizaines de filles suppliciées dans des conditions atroces, des anomalies incroyables dans les dossiers, 191 assassinats et disparitions dans la région de Toulouse inexpliquées d'après le décompte de Madame Vignau-Rabastens Procureur adjoint de Toulouse, plus de dix suicides qui ont été requalifiés en meurtres, des magistrats et des enquêteurs très gravement mis en cause...
Renseignez-vous et demandez ce qu'est le rapport du Procureur Bréard, rapport gardé secret par la Chancellerie et les hauts magistrats qui l'ont eu entre les mains...
Et si vous avez encore des certitudes lisez l'excellent ouvrage de Gilles Souillès "Affaire Alègre : la vérité assassinée" et vous verrez, peut-être (nul n'est plus sourd que celui qui ne veut pas entendre) où est la machination...
En tout cas vous verrez ce que contient le rapport Bréard, car Gilles Souillès le révèle et personne 15 mois après ne l'a attaqué en diffamation ni n'a démenti ses écrits.
Au fait autre question ; croyez-vous que Robert Boulin ait été "suicidé d'une flaque d'eau" et question supplémentaire croyez-vous que depuis près de 30 ans tous les magistrats qui se succèdent sur le dossier camouflent son assassinat en suicide ?
Et dernière question : pour nier des évidences comme à Toulouse, seriez-vous magistrat ?
ps : quand vous écrivez "Des pouvoirs politiques, des groupes de pression, des professionnels des médias ou des personnes privées tentent parfois d'utiliser et d'instrumentaliser des magistrats."
Pôvres magistrats qui se font "instrumentaliser" à l'insu de leur plein gré... Car bien évidement, il n'y trouvent pas leur intérêt à se faire "instrumentaliser" ?
Rédigé par : Admirateur éperdu | 06 septembre 2008 à 17:49
@ Admirateur éperdu
"oui on non pensez-vous que dans l'Yonne ou à Toulouse des magistrats aient volontairement camouflé des crimes en suicide ?"
Ma réponse est NON.
Ces deux affaires criminelles transformées en conspirations sont révélatrices des dysfonctionnements professionnels de l'Institution judiciaire, des autismes et des égocentrismes propres à des technocraties, quand elles ne sont centrées que sur elles-mêmes et intéressés par elles seules.
Accepter de considérer et de regarder en face les fonctionnements concrets des institutions, avec leurs insuffisances et leurs médiocrités dans les pratiques, est plus difficile, plus réaliste et plus exigeant que de construire des amalgames à tout va et des prétendus complots.
"Oui ou non les magistrats sont-ils quelquefois utilisés pour camoufler ce que le citoyen ne doit pas savoir ? "
Ma réponse est OUI.
Des pouvoirs politiques, des groupes de pression, des professionnels des médias ou des personnes privées tentent parfois d'utiliser et d'instrumentaliser des magistrats.
Par exemple :
Il y a quelques mois l'ADMD (Association pour le droit de mourir dans la dignité), par le biais d'une requête adressée à la justice par Mme Sébire, pour l'autoriser à pouvoir bénéficier d'une euthanasie active, a utilisé le Tribunal de grande instance de Dijon pour assurer une couverture et un relais médiatiques maximum à son combat.
Rédigé par : Véronique | 06 septembre 2008 à 09:30
@ Véronique
Quelle prose alambiquée quand même : oui on non pensez-vous que dans l'Yonne ou à Toulouse des magistrats ait volontairement camouflé des crimes en suicide ?
A Toulouse même un enfant de 12 ans aurait vu que ces victimes ne s'étaient pas suicidées mais avaient été assassinées !
Des "suicides à la toulousaine" il y a en plus de 10, dans le cadre de l'affaire Alègre, si mes souvenirs sont exacts qui ont été requalifiés en meurtre... Excusez du peu...
Deux exemples de "suicidées à la toulousaine" d'après le Figmag du 11 Mars 2006 : "Comme celui de Hadja Benyoucef, retrouvée chez elle, le 30 novembre 1987, un couteau en travers de la gorge, une corde au cou, une couche-culotte pliée en huit dans la bouche.
Suicidée ! En 2005, un suspect a été mis en examen. Ou encore Edith Schleichardt, disparue le 19 septembre 1990 et retrouvée sur le bord de la route, jupe relevée, une bombe lacrymogène entre ses cuisses. Suicidée ! Une autopsie a révélé pourtant «six dents cassées et
un éclat d'émail dans sa gorge», évoquant une probable «mort violente avec intervention d'une tierce personne».
Ne prenez pas JM Rouart pour plus naïf qu'il n'est : quand on retrouve toujours les mêmes légistes et souvent les mêmes magistrats pour ces meurtres horribles classés en suicide on est en droit de se poser d'autres questions que celle que vous posez : "la passivité, l'indifférence, l'incompétence, la paresse, le poids des conformismes, des habitudes et des usages".
Quand on sait en plus qu'un rapport gravissime du Procureur de Toulouse sur un magistrat est gardé secret par la Chancellerie... et connu de tas de gens.
SVP, Véronique, ne prenez pas les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages.
Oui ou non les magistrats sont-ils quelquefois utilisés pour camoufler ce que le citoyen ne doit pas savoir ?
Rédigé par : Admirateur éperdu | 05 septembre 2008 à 17:51
@ Admirateur éperdu
Dans l'article de JMR, il manque le regard que vous refusez de porter sur "les complots" judiciaires dont vous me parlez.
Le regard qui prend en compte la passivité, l'indifférence, l'incompétence, la paresse, le poids des conformismes, des habitudes et des usages.
Dans son réquisitoire lors du procès en appel d'Emile Louis, Philippe Bilger a dit sa conviction qu’Emile Louis était "un tueur en série, un criminel, un malade, un malade criminel".
Je ne pense pas que PB avait dans la tête l'idée d'un complot et d'une conspiration judiciaires pour expliquer les années et les années d'inerties et d'abandons judiciaires à l’œuvre dans cette affaire.
Mais plutôt, il me semble que ces inerties et ces abandons ont constitué l'origine et la nature des dysfonctionnements graves de l'institution judiciaire que les débats ont mis à jour. Le désintérêt et le désert mental de la justice relayant en miroir, ceux des institutions sociales dont les jeunes filles dépendaient.
Rédigé par : Véronique | 05 septembre 2008 à 13:27
@Véronique
Tout frais tout chaud...
C'est avec grand plaisir que je vous livre ces informations que d'ailleurs tout le monde peut avoir.
Lu dans Bakchich ce jour : http://www.bakchich.info/article4876.html
Bien évidemment ce qui se passe à Montpellier ne se passe pas ailleurs… Les petits « arrangements » entre magistrats et des tas de gens, cela n’a jamais existé… qu’à Montpellier…
Rédigé par : Admirateur éperdu | 05 septembre 2008 à 10:57