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Voici les sites qui parlent de Hortefeux les prend au feu ! :

Commentaires

Mawlkin

@ Erig le Brun de La Bouëxière

Enfin un avis objectif et raisonnable sur la question de l'immigration. Comme je suis heureuse d'avoir eu l'opportunité de vous lire ce dimanche, où je m'ennuyais un peu.

Enfin ici, un être doué de raison, comme aurait dit Robert Merle, qui ne se laisse pas abuser par les "bobos stupides et incultes" (Mon dieu, comment faisait-on pour parler de la gauche avant que le mot bobo, d'origine récente, soit inventé ? Fallait-il se montrer plus précis dans les critiques ? J'en frissonne).

Et qui, pour commencer, ne s'en laisse pas conter par leur terminologie.

Ils parlent d'immigration ? Remplaçons ce terme - qui donne vaguement l'impression que ces personnes sont volontaires pour quitter leur pays - par celui de "déportation". Un terme plus neutre, qui devrait contribuer à lancer un débat sain et serein sur la question.

Je reste un peu déçue cependant, de voir que vous vous arrêtez là.

Plutôt que de parler de "reconduite à la frontière" ou "d'expulsion", il faut désormais parler de "libération" bien sûr.

"Libérez les sans papiers ! Arrière, peuple de gauche éthnocentré ! Laisse les retourner chez eux ! Libère tes immigrés !".

"Let my people, go !"

Bon sang, j'ai même le clip du Ministère de l'Intérieur en tête.

J'espère que Brice lit ce blog.

Patrick Marguillier

@ ROUTA VILLANOVA

Le radar n'est pas destiné à punir mais à prevenir et eventuellement à pénaliser quelqu'un de méprisant au point de mettre la vie des autres en danger, le radar n'a jamais puni personne. Le pandore si...

Une vitesse possible est étudiée selon le terrain, l'environnement, dépassée, elle est susceptible de mettre la vie d'autrui en danger.

nuances...

Moi je les trouve encore trop gentils le pandores sur ce sujet quand ils se contentent de verbaliser...

Suffit de regarder le nombre des victimes et surtout souvent l'état dans laquelle elles se retrouvent à cause d'un gogol qui ne peut se contrôler ou parce qu'il va arriver en retard chez son patron, il préfere jouer les leches culs que de respecter la vie d'autrui.

Un monstre pareil doit être mis hors d'état de nuire systématiquement.


@ Erig le Brun de La Bouëxière

"Un jour, notre gauche de préau, composée de bobos stupides et incultes, plus préoccupés de passer pour de bons objets que de contruire une vision objective du monde, des peuples et de cultures aura sans doute, un jour, à répondre de sa complicité à un système qui détruit les peuples et les économies au profit de quelques-uns."

Monobstant votre flambée sur la gauche "bobo" complice,
La fin de votre post insinue donc que la droite qui mène le systeme actuel détruit les peuples ?

Au profit de quelques-uns ? de qui ? le medef est plutôt à droite non ?

Pouvez-vous établir où se situe la complicité ?
Nous allons tout droit vers un bon procès en diffamation, j'sens que je vais encore remplir mon escarcelle sur c'coup là...

De nos jours, les tribunaux, c'est ce qu'il y a de mieux pour ramasser du pognon, le tiercé ne rapporte pas autant.. (@) (=)


Patrick Marguillier

"vu que ce qui meut l'opinion publique c'est la passion et les mécanismes de son cerveau reptilien, tandis que la justice veut de la distance, de la réflexion, de la hauteur de vue, de la maîtrise de soi, de l'abnégation et donc.. blabla..."

Tiens donc ? A vous entendre, le vôtre de cerveau et celui de Monsieur Bilger ou de Madame Dati ou de n'importe quel homme de justice ne serait pas "reptilien" et conditionné par l'éducation forcenée d'autres cerveaux "reptiliens" eux-même conditionnés ?

Vous ne devez pas aimer le professeur Laborit vous ?

"tandis que la justice.....de l'abnégation" dites-vous encore ? des noms vite ! je vote pour celui-là.. où qu'il est ce bon "docteur justice" ?

La justice n'est pas faite par la justice mais par des hommes tout aussi reptiliens que vous et moi qui ne sont certainement pas dépourvus d'idées et de passions qui vont dans un sens ou un autre politiquement parlant.

Rien ne saurait être impartial, c'est une impossibilité mathématique, hormis un cerveau mort.

Patrick Marguillier

"Il y en a plus qu'assez de cette atmosphère de violence et de tension, presque de guerre civile, dans un pays dont on peut discuter démocratiquement les lois."

Ah bon? où ca? quand ca? quand on est dans le charter ou dans le centre de rétention coupable du délit de circuler?

"..Dans une République qui autorise tout sauf ce qui nie l'esprit républicain.."

Ah? vous trouvez quoi de républicain dans la monstrusoité rétention charter de non coupables sauf de circuler librement et/ou de risquer de nous coûter un peu de pognon?

Dans "rétention" il y a un faible courant qui me fait penser à "concentration"...

Vous êtes payé combien Monsieur Bilger mensuellement? moi actuellement je suis payé 1300 euros par mois, je viens de partager mon couvert avec une personne exterieure.

Répartition des richesses ou ne jamais faire de concessions? le droit du sol c'est républicain? allons jusqu'à droit du sang pendant qu'on y est?

Vous semblez oublier que l'on parle d'être humain et que seuls les fantasmes de maniaques qui pondent des lois monstrueuses sont à mettre en rétention..., et ceux qui bien sûr les appliquent ou s'en font les complices.

Pour ce qui est des mots "republique" et républicain, ce n'est sûrement pas ce gouvernement qui en a pris le sens, demandez à n'importe quel républicain...
Un républicain est forcément humaniste plutôt qu'uniquement législatif et aveugle.

Il y a des causes criminelles indéfendables mais pas celle-ci, car elle ne couvre aucun crime sinon celui d'humanisme et de réalisme, car vous-même n'avez pas plus de droits que quiconque sur cette planète, le sol appartient à tout les humains, ne vous en déplaise ! N'en déplaise à cette nouvelle république "bananière" affairiste qui guide les lois, les oriente ou les désoriente quand ça l'arrange.

La mondialisation? où ça?
Hortefeux en parle pourtant volontiers? pas vous? la mondialisation de quoi? de Neuilly plage? la mondialisation de votre confort?

L'Europe des affairistes? l'Europe ne m'a jamais rien apporté, je le jure sur la bible monsieur l'avocat général, sinon des emmerdes!

C'est Rocard qui disait qu'on ne pouvait héberger toute la misère du monde? en a-t-il seulement hebergé une seule? Il n'a pourtant pas la réputation de se vautrer dans la pauvreté.

Au rayon catho, seuls les pauvres hebergent la "misère", je vous invite une fois de plus à visiter les coins les plus tristes de France... oui, c'est très représentatif des générosités de votre république, pas de la mienne..

J'en arrive à la détester cette république... mais malheureusement c'est dans mon pays que ça se passe, et pis encore, je ne peux même pas être expulsé parce que je suis français de souche!!!

Pourtant, si on me payait un billet sans retour, je crois que je monterais dans le charter vite fait, même pour l'Afrique, tout réfléchi et tout bien pesé...

Las non content d'être de souche je suis chômeur! un comble! mais même dans la pire des situations, je partagerais encore mon pain!


Christian Campagnie

@Catherine Jacob
Je ne sais à quel endroit exact vous localisez votre cerveau, Madame, reptilien ou non.
Quant à moi, je cours à bride abattue afin d'en éviter la rencontre inopinée.
C'est contagieux ?

SR

Quelle hypocrisie ! Depuis l'interdiction de fumer dans les lieux publics, il est des promenades hautement pédagogiques tôt le matin dans les rues bourgeoises de Paris. On observe des personnels officiant dans les services publics, les secteurs tertiaires, des emplois ingrats que seuls les étrangers acceptent une clope au bec pour souffler entre deux basses oeuvres. Des personnels essentiellement noirs, pakistanais, ou maghrébins.

Et lorsque le ministère de l'immigration et de l'identité nationale a besoin de gonfler ses chiffres pour justifier un mandat présidentiel chaotique uniquement basé sur des images ou du bluff, les personnes étrangères deviennent un excellent moyen de politique populiste.

Et les braves gens peuvent profiter de la chaleur estivale à la terrasse d'un café parisien, ajoutant une légère collation à sa boisson, détournant le regard lorsqu'ils croiseront dans les escaliers qui mènent aux toilettes de l'établissement des basanés en nage agités autour de la préparation de ces fameuses salades qui font les délices et la réputation du restaurant.

Et si d'aventure ils étaient des sans-papiers, alors le hasard déciderait de leur sort, la rétention ou la confection dans l'ombre de tout ce qui fait son charme à Paris.

Erig le Brun de La Bouëxière

Nos amis favorables sans aucun discernement ni sans aucunes limites à la "cause des sans-papiers", feraient bien de réaliser qu'ils sont par là complices d'un système qui déporte des millions d'hommes et de femmes tous les ans, en noie une proportion non négligeable au large de la Sicile, dans le but unique de fournir aux grandes entreprises une main d'oeuvre bon marché et mobile (ah ça oui!). L'importation de ces populations permet de faire baisser les standards sociaux, d'enrichir les réseaux mafieux, d'engraisser passeurs et marchands de sommeil, de faire échapper des millions d'euros à l'Urssaf, plombe les comptes sociaux (ah le poids de la CMU) et vide en outre l'Afrique des plus dynamiques de ses fils, sans lesquels elle est condamnée à rester indéfiniment un réservoir de main d'oeuvre et de matières premières au profit des patrons occidentaux.

La CGT et le MEDEF main dans la main pour la régularisation massive des "travailleurs légaux sans papiers" (c'est possible ça ?), ca n'étonne donc personne ?

Le co-développement à la place de la substitution de population !

Un jour, notre gauche de préau, composée de bobos stupides et incultes, plus préoccupés de passer pour de bons objets que de contruire une vision objective du monde, des peuples et de cultures aura sans doute, un jour, à répondre de sa complicité à un système qui détruit les peuples et les économies au profit de quelques-uns.

Aïssa Lacheb-Boukachache

Ah, quel beau dimanche malgré un ciel un peu gris... Je m'étire... La paresse de gloser... Je fais plusieurs choses à la fois, bois mon thé vert rehaussé d'anis (une nouveauté), lis mon journal local (L'Union de Reims, "Grand quotidien régional issu de la Résistance"), rien que ça (enfin, cette formule n'y est plus mais jusque dans les années 80 elle s'y trouvait en Une et gras comme en un noble frontispice) et parcours le blog de notre cher PB à qui je souhaite pareillement un bon dimanche... Ne ruminons plus, c'est fatigant ; lisons distraitement et recopions... Donc voici, en page intérieure de ce vénérable quotidien régional, un entrefilet (je restitue) : Titre : CLANDESTINS SUR LE CHANTIER DU CENTRE DE RETENTION. Entrefilet : "Trois clandestins qui travaillaient sur le chantier du centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne) ont été interpellés, avant d'être placés en rétention sur le même site. Ils travaillaient pour l'une des entreprises sous-traitantes ayant passé le marché avec le ministère de la Défense". Après une nouvelle matinale pareille, on ne peut que trouver la vie formidable...

Aïssa.

Catherine JACOB

@Christian Campagnie
"Je préfèrerais, quant à moi, vivre dans une démocratie plus démocratique."

Cher Monsieur,
La démocratie ou gouvernement (kratos: autorité) du peuple (demos) par lui-même, pourrait se révéler infiniment plus tyrannique que vous ne sauriez l'imaginer si les ministres y avaient moins de pouvoir et s'il n'était pas possible aux différentes institutions de se tirer mutuellement dans les pattes. Imaginez que ce peuple dont l'autorité vous paraît bafouée par, par ex., la mise en place d'une procédure d'arbitrage, est exactement le même que son ancêtre qui se douchait sous la guillotine et qu'il n'y a guère pire tyran dans l'âme que son autorité sans frein car elle tend toujours et tout naturellement à se canaliser dans un seul, ivre de pouvoir autant que le premier était ivre de sang, ce qu'on dénomme totalitarisme !
De fait, plus les représentants élus d'une démocratie agissent en se réglant sur le seul baromètre constitué par (la peur de) leur opinion publique et plus l'expérience historique montre que l'on a de chances de voir s'installer de l'injustice et de l'archaïsme vu que ce qui meut l'opinion publique c'est la passion et les mécanismes de son cerveau reptilien, tandis que la justice veut de la distance, de la réflexion, de la hauteur de vue, de la maîtrise de soi, de l'abnégation et donc et surtout le souci du bien de tous, ce qui inclut 'l'homme' dans 'le coupable' et exclut la seule visée de soi et de ses appétits qui gouverne en réalité la masse plus que le peuple ne se gouverne lui-même !

A titre de contre-exemple uniquement, prenez voir celui de ce petit Etat, occupé au XVIIème siècle par des bandes armées tibétaines et qui s'est placé par la suite sous une sorte de protectorat indien de façon à s'en protéger. Il s'agit, vous l'avez compris, du Bhoutan (ou Bhutân) situé dans l'est de la chaîne de l'Himalaya, sans accès à la mer et dont l'actuelle monarchie avait adopté par un moment un comportement peu favorable aux non natifs (inclut la pègre des profiteurs de toutes espèces) et dont on pensera ce qu'on voudra en fonction des principes reçus dans nos démocraties.
Sorte de petite Suisse comme il est qualifié géographiquement ici : http://amisdubhoutan.free.fr/Pages/bhoutan.htm
Ce pays, encore fermé il y a quarante ans, se veut et est considéré comme une sorte d'éden himalayen, dont les idéaux de gouvernement se veulent 'la prudence et la mesure', et son 'monarque éclairé' qui se distingue quasiment uniquement par ses manchettes blanches et la façon dont on le considère, lorsqu'il est parmi son peuple, a fait des choix énergétiques que probablement aucun autre type de régime ne se fut risqué à faire vu l'état de l'économie du pays mais fondés sur une réflexion sur le long terme dont ses habitants s'avouent extrêmement contents : l'installation de panneaux solaires jusque dans les hameaux les plus reculés !


NB: le cerveau reptilien est davantage qu'une réalité scientifique, un raisonnement analogique permettant de théoriser ceci, ce me semble : "Une même situation, un même stimulus, entrainera toujours la même réponse. Cette réponse est immédiate, semblable à un réflexe. Les comportements induits par le cerveau reptilien ne peuvent évoluer avec l'expérience, ne peuvent s'adapter à une situation, car ce cerveau n'a qu'une mémoire à court terme.

Chez l'homme, ce cerveau serait responsable de certains comportements primaires comme la haine, la peur, l'hostilité à l'égard de celui qui n'appartient pas au même groupe d'appartenance que soi, l'instinct de survie, la territorialité, le respect de la hiérarchie sociale, le besoin de vivre en groupe, la confiance dans un leader... Parfois, lors de situations stressantes, cette partie de notre cerveau peut prendre le dessus sur notre néo-cortex, ce qui entraîne des comportements imprévisibles, voire animaux." (Définition Wiki)

Ceci étant, vous avez bien sûr absolument raison d'être exigeant en matière de démocratie !

ROUTA VILLANOVA

Coeur et Loi avez-vous dit ? Vous opposez donc résolument ces deux mots alors qu'ils devraient ne faire qu'un et se compléter. Le radar automatique qui photographie les automobilistes en excès de vitesse est la Loi et non le coeur ; il remplace les pandores jadis postés en haut des côtes non pour prévenir mais pour piéger et punir les vivants. Mais ces memes pandores avaient un coeur et une capacité à punir ou non, en tant qu'hommes. Si Coeur et Loi sont deux notions opposables, Monsieur le Procureur, vous pourriez être remplacé par un ordinateur qui représenterait la Loi. Nul doute que cela vous déplairait.
Méphisto, se présentait ainsi au Dr Faust: "Je suis l'esprit qui toujours nie... plus loin... : je fais le bien pour mieux faire le mal ensuite" Comme un radar !!!
Notre démocratie aurait elle signé le Pacte ?

Respectueusement.

Aïssa Lacheb-Boukachache

La loi, c'est de la merde dès lors que ceux qui l'ont décidée ne la font ni appliquer ni respecter. Je m'explique : Affaire Tapie-Crédit Lyonnais. La plus haute juridiction judiciaire de notre pays, la Cour de cassation, a décidé en son arrêt que le Crédit Lyonnais n'était pas fautif. Rien ensuite ne s'opposait à ce qu'un tribunal arbitral vienne, comme son nom l'indique, arbitrer entre les deux parties afin de trouver un consensus. Cependant, la décision de celui-ci ne devait en rien contredire - et pour cause ! On ne casse pas la cassation ou alors on marche sur la tête - l'arrêt de la Cour de cassation. Ce tribunal l'a contredite en disant que le Crédit Lyonnais était fautif. Qu'est-ce que cela veut dire ? Tout simplement, que ce que pense et dit la Cour de cassation, on s'en bat les c... quand il s'agit de gros sous, de personnes influentes et amies du gouvernement et du gouvernement. La Cour de cassation a voulu jouer les cakes en ramenant sa science quand on attendait d'elle juste un arrêt qui eut permis à tous de sortir dignement par le haut. Elle pouvait arrêter modérément (on trouve toujours des motifs pour cela ; il n'y a que les niais qui pensent le contraire) que le Crédit Lyonnais avait été, tout simplement, négligent ; c'eut été suffisant. Les arbitres s'en serait accommodés et le judiciaire eut sa face sauvée. Le gouvernement, pour des raisons obscures, tenait absolument à ce que Nanard récupère ses millions d'euros et même plus. La Cour de cassation, par son arrêt définitif, bloquait le processus. Pour rester dans la légalité, le tribunal arbitral devait dire également que le Crédit Lyonnais n'avait commis aucune faute. Mais dans ce cas, comment aurait-il pu le "condamner" à tous ces dédommagements ? Devant une Cour européenne, c'était indéfendable. Alors, quid de l'honorable Cour de cassation; les petits pois, allez vous rhabillez, pipi de sansonnet vos arrêts, on passe outre, rampez, rompez... Maintenant elle peut faire la fière et jouer du verbe, la Cour de cassation, quand il s'agit de trancher quant à la légalité de ces centres de rétention et même des modalités d'expulsion de ces hères d'Afrique et d'Asie... On attendra votre protestation quant à ce crachat à la figure que vient de vous infliger, via ce tribunal arbitral, le gouvernement, on attendra... Ploucs et compagnie qui jouent de l'air grave et autorité, prompts à agir et arrêter définitivement contre les faibles mais carpettes silencieuses et honteuses quand juste à coté de vous on vous montre le biceps et vous dit : Oh eh hein bon, camembert, la Cour... camembert... c'est pas ça qu'on vous avez dit de faire... maintenant arrière et vous mêlez plus des choses sérieuses... Arrière !

Aïssa.

Christian Campagnie

"dans un pays dont on peut discuter démocratiquement les lois", écrivez-vous, monsieur l'avocat général.
Imparable ; mais où peut-on discuter, dans ce merveilleux pays démocratique, des modalités de leur application ?
Sommes-nous dans un pays démocratique quand la police empêche (sur quels ordres ?) une manifestation autorisée par le tribunal administratif ?
Sommes-nous dans un pays démocratique quand un ministre peut, ès-qualité et sans en rendre compte, choisir des arbitres privés en lieu et place de la justice de la république ?
Sommes-nous dans un pays démocratique quand après quinze, vingt, vingt-cinq ans d'instruction, une affaire gratinée de rétro-commissions se conclut sur un non-lieu général pour cause d'obstruction de la justice par des ministres successifs (droite et gauche) de la république ?
Certes, on a le droit de s'en étonner dans un blog comme le vôtre, à condition qu'un modérateur ne s'y oppose point.
Je préfèrerais, quant à moi, vivre dans une démocratie plus démocratique.

Catherine JACOB

"des encouragements au pire infiniment graves."

"à la fois bénéficier de l'outrance et de l'agitation d'une contestation excitée et de l'impunité que mériterait une opposition mesurée et responsable. Autrement dit, [...] prétendre crier à l'incendie et en même temps demeurer à l'abri de toute poursuite."

"Demain, ils feront attention à ne pas proférer n'importe quoi. "

Comme on le voit, j'ai sélectionné des passages portant sur une thématique donnée en laissant le sujet grammatical dans l'indéterminé, ce parce qu'il me semble en effet qu'on a affaire là à un type de comportement qui est très loin d'être propre aux associations incriminées...cette fois-ci !

Que ce soit la minette - et quelquefois même la matrone !!! - qui encourage, incite, excite le malheureux futur coupable, lequel paiera pour deux, à commettre tel ou tel acte répréhensible ; ou d'une façon plus générale quiconque à intérêt à un résultat donné mais préfère demeurer, quant à lui, à distance du théâtre des opérations, combien d' "incitations au délit" ne voit-on pas commises ainsi via la pression qu'exerce un groupe bardé d'intentions prétendument louables sur l'individu "qui l'écoute, jurant mais un peu tard qu'on ne l'y prendrait plus" ???

Lorsque ce groupe porte un badge officiel quelconque, la certitude de l'impunité est telle qu'au délit en lui-même s'ajoutera un comportement des plus effronté et insolent à l'égard de l'Etat ou du simple particulier qui en sera la victime !

Ca m'évoque un peu le travers japonais suivant qui veut que le piéton japonais soit individuellement irréprochable, mais que dès qu'il est groupé il se comporte en vertu du principe du 'MINNA DE' (= tous ensemble) pour, par ex., traverser n'importe où n'importe comment dans la foulée du premier qui s'y risque, une autorité supérieure au code de la route s'enracinant en quelque sorte dans l'action groupée qui ne serait infraction qu'en tant qu'action isolée !

Là, à un degré hélas inquiétant, on a fondamentalement quelque part, le même principe d'action en ce que le pyromane isolé est un vulgaire pyromane tandis que le pyromane à oriflamme d'un groupe donné se pense comme un héros et ne comprendra pas les reproches !

Tête de pioche

"Qui tendent tous à défendre par tous les moyens une cause qu'on prétend légitime parce qu'elle serait digne de pitié, en confondant abusivement la loi et le coeur", dites-vous.

Vision des choses intéressante. On ne devrait donc défendre des causes qu'en fonction de leur légalité. Si le magistrat quand il juge doit s'en tenir à la loi, je ne vois pas au nom de quel principe le citoyen devrait faire de même pour choisir quelle cause qu'il doit défendre. Ca me paraît même absurde. Devrais-je acheter un de vos petits codes rouges avant de savoir si je puis m'émouvoir, m'indigner ou me révolter ? Et combien de fois ai-je fauté en étant opposé à des lois ! (Dont certaines ont été abrogées depuis, mais j'imagine qu'il n'y a pas rétroactivité dans le tort que l'on a de protester.)

La formule "il ne faut pas confondre la loi et le coeur/la morale/tout-ce-que-vous-voulez", qui permet à peu de frais de prendre de la hauteur et de montrer qu'on est un "homme qui sait", loin des émotions populaires, ne peut pas s'accommoder à toutes les sauces, monsieur Bilger.

Quant à ce monsieur Nettier il affirme une chose, le journaliste, semble-t-il, en prétend une autre. Pour ma part je ne sais pas qui croire... mais peut-être est-ce parce que j'écoute mon coeur alors que la loi, si je la connaissais, me dirait que c'est forcément le journaliste qui a raison. Et dire que notre président a osé, lui aussi, contester les dires d'un journaliste. Il a même eu l'outrecuidance d'avoir raison ! Pauvre France.

Polochon

La plupart des droitdelhommistes font en fait grand tort à ceux qu'ils prétendent défendre. Les droits de l'homme sont leur gagne-pain et il s'agit pour eux de gagner ou conserver des parts de marché (Ménard and co...)
Comparons par exemple l'action de Ménard vis-à-vis de la Chine et celle de l'église catholique :
- Ménard gesticule, provoque, agace mais ne fait rien avancer. Les médias, par contre, ne parlent que de lui !
- L'église catholique, soucieuse de ne pas aggraver les conditions de vie des chrétiens chinois, travaille patiemment depuis des décennies à nouer des contacts, à rapprocher l'église officielle et l'église clandestine. C'est un travail de longue haleine, fait avec beaucoup d'humilité et dont la presse française ne parle pratiquement pas.
Au final qui fait le plus avancer les droits de l'homme en Chine ?

LABOCA

Pour être objectif, Monsieur l'Avocat général Bilger aurait dû aussi dénoncer la façon inhumaine dont sont traités les "Noirs" et les "Arabes" empilés comme des sardines dans les centres de rétention.
Brice Hortefeux n'est certainement pas à l'origine des problèmes connus par nos fameux "immigrés".
Pour se porter au-delà de l'affaire m'ayant valu d'intervenir, je dirais, si Monsieur l'Avocat général Bilger me le permettait, que la loi n'est que loi : elle n'est pas Justice.
Une expression de coeur n'encourt aucune critique si, servant l'humanisme, elle est occasion de dénoncer ce que de cruel peut contenir une législation.
Ceux que nous appelons "immigrés", et qui se confondent sociologiquement à nos "Noirs" et "Arabes" ont des droits, en tant qu'êtres humains. Le premier de ces droits est d'être traités dignement, comme le seraient les autres catégories ethniques observables en France.
Les lois prônent cette dignité de traitement. Il revient donc à tout le monde de les soutenir.
Je ne dis pas que le recours à la violence doit être encouragé.
Je veux seulement dire que nous sommes tenus de respecter le droit à la dignité d'être humain attaché irréductiblement à chacune des personnes vivant sur notre territoire de France.


Aïssa Lacheb-Boukachache

Vous écrivez : "Malheureusement pour lui, ses propos ont été confirmés par le Parisien qui les avait recueillis". Oui, et alors ? C'est une preuve, ça ? Vous en écrivez comme si le fait d'être dans la presse vaut preuve irréfragable. C'est dans le Parisien ; le Parisien confirme ; donc c'est la vérité ... Sidérant ! J'espère que le Parisien (ou un autre) ne va pas écrire et confirmer que j'ai dit qu'il fallait brûler les prisons, les détruire car elles ne respectent en rien la loi qui les initie dans leur fonctionnement, notamment l'encellulement individuel. Cela me vaudrait condamnation pénale certaine et sans doute aussi civile pour incitation prouvée et certifiée par Parisien et compagnie à destruction de matériel immobilier de l'administration publique pénitentiaire. Zut ! je viens de l'écrire sur votre blog. Votre blog est-il une preuve, cher PB ? Je nie tout, je n'ai pas écrit qu'il faut détruire, j'ai juste écrit qu'il faut protester énergiquement contre cette violation caractéristique de la loi par une administration chargée de l'appliquer... C'est la parole du blog contre la mienne ; le doute à l'accusé ; un média n'est pas une preuve... Plus sérieusement, on a tout lieu d'être inquiet et plus qu'inquiet quant à cette justice pénale qui considèrerait que la presse est une preuve...

Aïssa.

nicolas

Une fois encore vous visez juste.

La dignité doit être de mise dès lors que l'on traite des "sans-papiers" (je n'aime pas ce terme). Cela vaut pour les représentants de l'Etat qui officient pour accueillir et plus souvent encore pour expulser ces personnes.

Mais cela vaut aussi pour les associations de soutien. Maitre Eolas, dont chacun sait qu'il est un fervent défenseur de la cause des "sans papiers", avait dénoncé le comportement de certaines associations il y a bien longtemps.

juge administratif

Des lois que l'on peut discuter certes, mais aussi des décisions de reconduite à la frontière prises par les préfets qui peuvent être contestées par les étrangers concernés sur le terrain du droit (notamment l'article 8 de la cedh) devant les tribunaux administratifs.
C'est une des garanties de l'Etat de droit.

Jean-Dominique Reffait

Tout à fait d'accord avec vous sur le fait que de justes causes sont parfois défendues avec tant d'outrance qu'elles en deviennent indéfendables.

Je défends, par principe, le droit des hommes à circuler librement sur la planète d'autant plus que notre époque tend à favoriser cette libre circulation pour le pognon, les game-boy et les oiseaux migrateurs tout en restreignant celle de frères humains. Il y a là un déni brutal d'humanisme élémentaire qu'aucun prémice moral ne peut justifier.

Les moyens dont se dote la société pour appréhender cette question des sans-papiers (on confond désormais "sans-papiers" et "clandestins", ce qui constitue une dérive juridique inquiétante) sont ce qu'ils sont et pour ma part, je n'y suis en aucune façon favorable. Mais la démocratie consiste à s'opposer à de tels moyens par les voies démocratiques du débat, de la mobilisation et du droit.

Les centres de rétentions sont moralement immondes : des familles y sont stockées, des enfants privés de scolarité et cela pour n'avoir commis que le crime d'être misérable. Mais ces fourrières humaines ont un avantage : c'est que dans l'immensité du désespoir, dont nous ne pouvons être qu'inconditionnellement solidaires, ces centres protègent les familles, les tiennent écartées des mafias, les mettent en relation avec la CIMADE qui seule a le droit d'y accéder. Détruire ces centres, ça n'est pas changer de politique, c'est empirer la situation de ceux que l'on prétend défendre.

Et ces attitudes crétines donnent ainsi prise à l'amalgame que vous commettez, Philippe : il devient tentant d'associer alors les principes qui guident les opposants à cette politique et les activistes irresponsables dans une même condamnation.

La cause est difficile, raison de plus pour la défendre sans sombrer dans les facilités.

bruno

Je suis bien d'accord avec vous, un ministre doit agir !!!!

Julien

Le gouvernement n'est pas non plus exempt de critiques dans sa façon de traiter le problème des sans-papiers. Il y a quand même de quoi éprouver un certain dégoût lorsqu'on voit avec quelle jubilation monsieur le ministre déballe pompeusement ses chiffres aux journalistes, sans rappeler les outrances verbales du candidat Sarkozy. Les sans papiers sont-ils des délinquants comme les autres ? Peut-on encourager la bave aux lèvres l'application de la loi à leur encontre comme pour n'importe quel autre malfrat ? Si on peut se féliciter qu'un bandit se retrouve au frais, je ne crois pas que les même sourires soient de circonstance lorsqu'on reconduit des africains chez eux. Il y a quelque chose d'indécent dans le volontarisme de la politique menée par le gouvernement depuis l'accession au pouvoir de Sarkozy. Je ne nie pas la légitimité d'un pays à réguler les entrées sur son territoire, et a fortiori son droit de mettre en oeuvre ces règles contre les éventuels contrevenants. Néanmoins, un sans papiers n'encourt pas la même réprobation morale que les autres catégories de délinquants, et je regrette les démonstrations de zèle du gouvernement. Et après tout, ne peut-on pas estimer que ces hommes se trouvent en "état de nécessité" lorsqu'ils violent les lois françaises gouvernant l'entrée sur le territoire ? Bref, un peu de retenue de la part du gouvernement ne serait pas de trop dans cette affaire...

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