Ma Photo

Dans les médias: radio & télévision

  • Europe 1
    Samedi 26 mai à partir de 9 h15 dans l’émission de Michel Grossiord "C’est arrivé demain".
  • RTL, "On refait le monde"
    avec Bernard Poirette, de 19h15 à 20h, mercredi 6, lundi 11 et lundi 18 juin.

Dans les médias: presse

Mes liens favoris

Diffusion

  • Wikio
    Wikio - Top des blogs

Mentions légales

  • Directeur de la publication: Philippe Bilger
    SixApart sa 104 avenue du Président Kennedy 75116 PARIS
Blog powered by TypePad

« La Justice française à la traîne | Accueil | Coluche aurait-il chanté La Marseillaise ? »

TrackBack

URL TrackBack de cette note:
http://www.typepad.com/services/trackback/6a00d8341c86dd53ef01053579d9a9970b

Voici les sites qui parlent de Marina Petrella : j'y suis, j'y reste ! :

Commentaires

Pierre-Antoine

Cher PB

"son extradition légitimement ordonnée par un décret"

Je me pose la question suivante : est-ce
"légitimement" ou "légalement" que le décret a été pris ?

Un décret est (à mon humble avis de non juriste) légal !

Une décision prise en faisant appel au coeur (absent de tous les articles de tous nos codes) peut être légitime, même si elle s'affranchit d'un "décret légalement pris".

Cordialement

Pierre-Antoine

Jean-Dominique Reffait

@ Laurent Dingli

Je ne puis vous répondre. Vous êtes dans le jugement, ce qui est parfaitement votre droit, alors que je n'y suis pas en l'occurrence. Je ne justifie rien, j'explique un contexte. Il n'y a pas de bons et de méchants mais des conflits d'intérêts. Libre à vous de tenir pour rien les réalités historiques et de vous en tenir à vos impressions.

Je n'ai pas mis en cause le père de Philippe Bilger, dont je n'ai pas même cité le titre de filiation : j'ai simplement dit que Philippe avait l'expérience de ce que, dans des époques troublées, un homme dont il connaissait la valeur et les valeurs pouvait faire un choix que le jugement public postérieur pouvait considérer comme condamnable. Je n'ai évidemment pas comparé le père de Philippe à un quelconque assassin dans la mesure où celui-ci a même refusé de le devenir.

Je vous laisse étudier la question, lire les témoignages de généraux italiens, lire les documents (enquêtes de journalistes, enquêtes judiciaires) concernant la stratégie du "stay behind" de l'OTAN dont Gladio était la succursale italienne, laquelle fut dissoute après les années de plomb. Je ne peux le faire à votre place. Si cela vous fatigue d'étudier ces sujets, restez dans vos certitudes construites sur rien de tangible, si cela vous convient.

Laurent Dingli

Jean-Dominique Reffait,
Je connais très bien votre façon de faire pour l’avoir souvent observée : vous vous parez de la déontologie historique pour servir insidieusement vos croyances. Car, en lisant votre premier texte, il ressort, pour un lecteur moyen, que les assassins terroristes sont en réalité les simples protagonistes d’une guerre réagissant à une violence que d’autres leur ont imposée. Même si vous ne partagez nullement leurs idées et condamnez leurs actes - je ne vous ferai évidemment pas l’injure de penser le contraire - vos propos font néanmoins écho au mythe éternel de la légitime défense utilisé comme justification par les criminels rouges, bruns et aujourd'hui verts (islamistes). Et ce qu'il y a de pernicieux, c’est que vous le faites sous le couvert d’une « érudition » un peu hétéroclite allant de livres sans doute très sérieux au cinéma de Costa-Gavras…
Quel rapport existe-t-il entre l’assassinat d’un commissaire de police en 1981 et la pseudo-restauration du fascisme en Italie ou la dictature grecque de 1967 ? Il n’y en a pas. Sauf pour ceux qui veulent décorer leur actes haineux de bons sentiments comme les Brigades rouges ou les membres d‘Action Directe. L’histoire n’a rien à voir là-dedans et la psychiatrie serait sans doute plus utile comme le remarque notre hôte. L'histoire devient même parfois un moyen pratique pour éluder la question majeure : la mort d‘un homme.
En outre, vous vous référez de manière assez indélicate au père de Philippe Bilger comme appui à votre thèse. Mais là encore, quel rapport avec le sujet, cet homme a-t-il assassiné quelqu'un ou s'est-il lui-même rendu complice d'un meurtre ?
Vous vous amusez par ailleurs de la peur qui avait saisi une partie de la droite à l'avènement de Mitterrand. Sans doute cette panique était-elle cocasse, encore que la présence d'un (ancien ?) espion du KGB comme Ministre de la Défense, Charles Hernu, le soit tout autant, et qu'un système qui a provoqué dans le monde la mort de 80 millions de personnes puisse légitimement susciter quelques craintes. On pourrait donc inverser le raisonnement en s’appuyant comme vous sur l’Histoire et dire que les odieux attentats fascistes furent la réaction de combattants contre le communisme, etc, etc. et, ainsi, d’explications en justifications (?) on en perd encore une fois l’essentiel : la décision de supprimer la vie d’un être humain.
Vous parlez d’indulgence pour Petrella ou Papon, mais est-ce bien à vous de la réclamer ?

Jean-Dominique Reffait

@ Daniel Ciccia

Je vois que nous pourrons nous mettre d'accord sur plusieurs points :

- Le climat de guerre froide de l'époque. En Méditerranée, la tension était particulièrement vive. La 6ème flotte américaine installée à Naples est là pour contrer la flotte russe de la mer noire et les pays alliés de l'URSS (Egypte de Nasser, prises de pouvoir du parti Baas en Syrie et en Irak, Algérie socialiste du FLN, Lybie.). Les USA s'appuient sur des pays à gouvernements démocratiques (Grèce, Italie, Israël) et non démocratiques (Espagne, Turquie).

- En Turquie, les USA maintiennent un équilibre tendu de la démocratie jusqu'à la montée de l'extrême gauche et de l'irrédentisme kurde. En 1980, les généraux s'emparent du pouvoir afin de maintenir le régime dans l'orbite de l'OTAN tout en demeurant très fidèles au kémalisme (laïcité notamment).

- En Grèce, l'opposition entre le roi et le centre-droit qui gouverne provoque une grande instabilité politique dont la gauche profite. La CIA provoque alors le coup d'Etat des colonels en 1967 (cf le film Z de Costa Gavras, qui montre le terrorisme d'état à l'oeuvre lors de l'assassinat du député Lambrakis).

- Ces deux pays sont indispensables aux USA pour verrouiller le Bosphore, seule porte de sortie des navires russes.

- L'italie est une presqu'île avancée au centre de la Méditerranée. Plusieurs dizaines de milliers de soldats américains sont présents à Naples, plus 40 navires, l'ensemble des services de renseignements.

- La menace d'une arrivée du PCI en Italie fait peur aux Américains qui craignent un revirement d'alliance du pays. Enrico Berlinguer, leader du PCI a pourtant rompu avec Moscou et réaffirmé que l'Italie resterait membre de l'OTAN mais les USA restent méfiants. C'est le début de la stratégie de la tension pour éviter l'arrivée du PCI au pouvoir.

Je pense comme vous : les idéologies politiques (que je distingue de l'idéologie philosophique, qui constitue un système de pensée sans finalité opérationnelle) ont été à l'origine de massacres inutiles. Je ne les justifie pas et je suis en aucune façon solidaire des motivations idéologiques des Brigades Rouges. Je ne fais qu'expliquer que, dans un contexte de violence initiée - c'est un fait que la chronologie rend incontestable - par certains éléments de l'appareil d'Etat italien, certains groupes d'extrême gauche sont passés à la résistance de ce qu'ils estimaient être une tentative de restauration du fascisme au profit de l'allié américain. Si le terrorisme d'Etat n'avait pas provoqué la violence, le terrorisme d'extrême gauche aurait sans doute existé en Italie (comme en Allemagne ou en France, qui n'étaient pas menacées par une déstabilisation de la démocratie) mais dans des proportions beaucoup plus faibles.

C'est dans ce contexte local (qui a, je vous l'accorde, des ramifications partout en Europe à l'époque, avec des camps d'entraînement en Lybie) qu'il faut comprendre l'action d'un Battisti ou d'une Petrella. Or, individuellement, personne ne peut dire quelle aurait été l'évolution de ces deux individus hors de ce contexte local particulier. Auraient-ils versé dans le terrorisme ? Personne n'est en mesure de le dire. Il doit être mentionné, à leur décharge, qu'ils ont quitté la lutte armée à la fin de la première période (quand la démocratie italienne était réellement menacée) et n'ont pas participé à la deuxième période, lorsque la démocratie a retrouvé ses pleins pouvoirs.
Je rappelle que ce n'est pas la gauche, mais la droite française (Giscard - Barre) qui a offert l'asile à ces gens, considérant que les conditions démocratiques n'étaient plus réunies en Italie.

L'histoire ne fait pas de morale. Elle établit des contextes et des faits, laissant à chacun, à la lumière de ces contextes et de ces faits, le soin de tirer les leçons qu'il souhaite. Elle ne peut servir que la vérité, ou du moins, ce qui s'en rapproche le plus compte-tenu des inévitables zones d'ombre. Juger le passé n'est pas le métier de l'historien.

@ djh
3 de mes grands-parents sur 4 sont morts pendant l'occupation, ma mère ayant été orpheline à 4 ans après l'assassinat de ses deux parents par des nazis français et belges. Le quatrième était soit à Londres, soit en clandestinité. Malgré cela, j'ai toujours soutenu, lors du Procès Papon, que faire juger un vieillard par des jurés qui n'étaient pas nés lors des faits était une absurdité. Le contexte ayant disparu et n'étant pas connu des jurés, ce procès ne pouvait être qu'une expiation collective et non le jugement serein d'un homme pour ses propres actes.

Philippe Bilger, dont on connaît, par un article du Figaro, l'histoire familiale douloureuse pendant et après la guerre, peut apprécier à quel point le contexte historique d'une époque peut bousculer le destin de quelques individus respectables par ailleurs. Dans les bouleversements momentanés de l'histoire, on passe aisément du statut de héros à celui de salaud et réciproquement. Quand le contexte prend certains individus qui n'en sont pas les initiateurs pour les ranger dans le camp des héros ou des salauds (selon ce qu'un avenir incertain décidera), l'indulgence sur les errements m'apparaît comme la solution de sagesse.

Je respecte et comprends les familles de victimes. C'est pourquoi je demande qu'au moins les Battisti et Petrella soient rejugés dans un contexte démocratique rétabli de l'Italie d'aujourd'hui. Faute d'un nouveau jugement, nous en restons à des verdicts empreints de l'atmosphère plombée de l'époque.

daniel ciccia

@JDR

Votre thèse est remarquable et vous la soutenez, comme toujours, avec un vrai brio. Pourtant, même en répétant à plusieurs reprises, que c'est le fruit d'un recoupement de faits, cela reste une thèse qui possède son anti-thèse.
Au final, chacun a droit à son interprétation sur les légitimités historiques - de la gauche face à la réaction, fatalement - qui sont en jeu.
Personnellement, je les tiens ces légitimités pour de sombres fictions. Je ne peux donc pas les évoquer avec votre talent.
Ce que je veux dire, et répéter, c'est la sombre imposture qu'a représenté au XIXe et XXe siècles l'émergence de l'idéologie dans l'histoire.

Il n'y a pas un bilan comptable, certainement, mais combien de millions de morts ont été causés par l'idéologie de la démocratie dite populaire.
Les années 70-80 ont en Europe enflammé les esprits et, M. Reffait, sans verser dans le magistral - je ne m'en sens ni capable ni autorisé - il est impossible de négliger le fait qu'un Etat, avec ses services, dans des conditions telles qu'elles apparaissaient au cours de cette période, soit dans une posture de défense.
Vous évoquez les concours, les incidences, de l'Etat italien avec les Etats-Unis, comme si d'évidence il fallait en conclure ce que vous prêtez à cette connivence.

Je ne crois pas me tromper en rappelant qu'à cette époque, l'URSS existait; l'Armée rouge alignait ses divisions et ses ogives nucléaires; que le pacifisme en Europe, et notamment autour de Berlin inquiétait l'ensemble des capitales occidentales (Mitterrand avait eu une formule explicite soufflée par je ne me souviens plus qui pour dire l'asymétrie de la situation: pacifisme à l'ouest/ missiles à l'est)...
Bon, nous n'allons pas refaire l'histoire, mais que vous prêtez aux brigades rouges une vocation "locale", je crois que vous vous trompez. Elles étaient, comme l'ensemble des mouvements d'extrême gauche dans la destruction de l'Etat, fût-il celui d'une démocratie chrétienne décadente.
Faut-il faire une confusion des terrorismes? Certainement pas, mais comment les définir, sinon par leur volonté de détruire un Etat de droit et d'user de tous les moyens - compris médiatiques - pour y parvenir. Les assassins sont dangereux, les doctrinaires aussi, car ils intègrent dans le temps.

Cela mériterait d'être sans doute développé, mais la démocratie, au fond, ne mériterait-elle pas de se transcender elle-même. Aujourd'hui encore, on considère la politique comme la manière de neutraliser la violence potentielle, reconnue par conséquent.
On est donc en permanence sur le focus des tensions sociales, des antagonismes, des clivages et des passions...
Je trouve que l'on devrait singulièrement reparler d'histoire, s'investir dans l'histoire de l'Humanité et ne pas persister dans le nombrilisme.
C'est lui qui, de la même manière attristante, sur la base de la même illusion ou tromperie, permet à quelques têtes enturbannées ou pas de lever des armées de fanatiques.

Quel est devenu le souci de l'histoire des peuples? Parlons de celui que je connais le mieux? Le pouvoir d'achat, qui assure chaque fois une audience du tonnerre dans les JT et les magazines? La retraite?
Tout cette éducation, toute cette culture, toute cette université, pour ça? Pour que des gens se considèrent injustement pauvres, victimes de classes...
Ce produit culturel, dont vous maîtrisez parfaitement les clés rhétoriques, n'a pas un grand avenir. Ou plutôt, s'il en a un, c'est au détriment de ce que représente l'Homme.
Il faut dire que l'Homme, c'est une idée vague, comme l'histoire ou comme la nation... Vous avez certainement raison, c'est l'histoire d'un mec...
On a les icônes qu'on mérite.

djh

Aïssa, JDR, si un de vos proches avait été victime de ces terroristes vous réagiriez différemment.
C'est un peu facile de philosopher devant son clavier...

Aude

@Patrick Marguillier

Il y a erreur, la "petite proie tremblante" et non rampante est à attribuer à Monsieur Aïssa Lacheb-Boukachache qui, je pense, sera ravi de vous inspirer.

Laurent Dingli

JD Reffait
On parle de l'Italie, pas de la Grèce ou du Chili, ni de Salazar ou de Franco. Les digressions et les généralisations abusives n'aident pas à la compréhension. Vous nous aviez montré, à propos de l'antisémitisme au XVIIIème siècle, que vous saviez brillamment distinguer un contexte historique et géographique. A moins que ce ne fût là une fulgurance, tentez de garder un si bon cap. Quant à vos chères lectures, je vous les abandonne volontiers. Attention cependant de ne pas trop verser dans le catalogue, le syndrome "Catherine Jacob" vous guette.

Patrick Marguillier

@ Aude

"Petite proie rampante", vous m'inspirez Aude, après mon bouquin "Assassins levez-vous", ça serait un bon titre ce "Petite proie.. " qui laisse entendre une suite prometteuse pour ne pas dire aguicheuse.

Les adeptes du sado-masochisme vont se délecter. Les pédophiles itou.

Patrick Marguillier

@ Laurent Dingli

Je partage votre avis, de gauche mais pas forcément obtus quand une idée de droite est bonne...

Quand aux assassins, comme vous, je me fiche qu'ils soient de gauche ou de droite, je pense aux victimes et aux souffrances infligées à celles-ci avant tout, et
encore plus à ceux qui restent et à leurs souffrances de perdre un être cher.. les mois qu'il faut pour s'en remettre (si on s'en remet jamais quand on a aimé..)

Les adeptes de Petrella sont des adeptes de la peine de mort puisqu'ils tendent à protéger une criminelle et son forfait meurtrier, ils donnent raison à une tueuse et légitiment son crime.

Dès lors, ils deviennent des bourreaux, certes passifs, mais néanmoins complices. C'est inquiétant dans une démocratie qui se prétend respectueuse des droits de chacun, plus particulièrement le jour ou l'on se trouve du mauvais côté du manche ou par inadvertance sur les lieux ou vont se dérouler les actes.

Les victimes ont si peu de valeur finalement...

Bientôt on leur dira : Vous n'aviez qu'à pas vous trouver là !

Patrick Marguillier

Je partage votre avis, l'Etat de droit vaut pour tous ou pour personne, aujourd'hui il ne vaut plus rien, je vais aller assassiner mon pire ennemi et apitoyer l'Etat avec une grève de la faim suffisamment convaincante (il y va de mon intérêt!) et je serais relâché pour raison médicale.

Génial, assassins levez-vous!
"assassins levez-vous" pourrait être le livre de mon prochain bouquin, je n'aurais guère de mal à vendre étant devenu un assassin people..(et quelque part comme tout le monde un opposant à l'Etat de non-droit et de droit éventuel sauf pour les victimes).

Plus mes opposants me haïront, plus ils feront ma publicité, je vais essayer d'être un peu sordide, peut-être devrais-je assassiner un flic renommé? voire un ministre? ils sont tant haïs déjà..

Évidemment c'est de la fiction, vous l'aurez compris, néanmoins ça souligne la déliquescence de l'Etat de droit, une sorte de laisser-passer pour le terroriste pas trop finaud..

Ce qui est tristement comique aujourd'hui, c'est que dès qu'un ministre ou un escroc en col blanc détourne un peu ou beaucoup de billets (du papier je le rappelle) on est prêt a le pendre, le salir, le traîner dans la pire des boues alors qu'on se montre compréhensif vis-à-vis des assassins, qu'on les soigne, qu'on les respecte, ils sont même pour les mieux lotis d'entre eux la gloire du jour..

C'est en Sarkozie que ça se passe... si si..
En Mitterrandie, on leur offrait le gîte également..

Je me demande comment réagiraient les défenseurs de Petrella si c'était leur propre père qui avait été assassiné...

mike

La lutte contre le terrorisme est pour moi inséparable de la lutte contre la torture :
c'est la dignité des hommes et des femmes qui est en cause et il ne peut, pour moi, y avoir de compromis défendable dans ces deux cas.

Jean-Dominique Reffait

Je n'ai jamais évoqué autre que la complicité parfois active d'une partie de l'Etat, et l'attentat de Bologne est à ranger dans la catégorie du terrorisme d'Etat : des membres de l'Etat y sont directement impliqués, le patron des services de renseignements est directement impliqué, la justice est empêchée de fonctionner par des services de l'Etat.
"Mais personne ne croit à une volonté de restaurer l'Etat fasciste à cette époque" : c'est tout le contraire, tout le monde y croit : la Grèce et le Chili viennent d'y passer. Et les italiens y croient. Mais bon, je ne vais pas lire à votre place les très nombreux bouquins sur le sujet.

Aïssa Lacheb-Boukachache

La défaite de la France plutôt; la coupe du monde, ils nous l'ont bien sifflée la dernière fois ... C'était dans les fouilles jusqu'à ce que Zidane mette un coup de boule ... A propos de sifflement, hier soir, il paraît que notre Marseillaise a été copieusement (encore!) sifflée (je ne sais, j'ai vu le match mais n'ai rien entendu; il est vrai cependant que je suis aux deux tiers bien sourd d'une oreille), lors du match amical France-Tunisie. On en fait tout un raouf ce matin dans la presse et même notre président NS qui convoque en urgence le président de la FFF ... Pour lui dire quoi, au fait? Qu'il faut repérer (sic) et interdire de match les siffleurs? Trois quatre mille personnes, au bas mot ... Ce n'est pas sérieux; il faut savoir raison garder ... et relativiser. Ces sifflements, huées, c'est de l'amusement provocateur de mômes pour la plupart (cela s'était vu lors du précédent France-Algérie où on les a vu ensuite descendre avant la fin de la partie sur le terrain, que des ados hilares et, pour tout dire, mauvais perdants). Pourquoi prendre si gravement ces choses puériles et vouloir quasi légiférer en l'espèce? C'est d'un ridicule ... Nous devrions plutôt nous pencher sur cette fameuse notre Marseillaise et l'interroger aujourd'hui à l'aune de notre civilisation et nos progrès. Je doute que l'hymne tunisien soit un quelconque appel au meurtre et au sang d'un hypothétique ennemi ... Quand, après que celui-ci eut été chanté par l'admirable Amina, que n'entend-on sans un pincement au coeur et une gêne certaine Laam chanter à son tour qui s'entend dans tout le stade et au delà "qu'un sang impur abreuve nos sillons .... égorger nos fils et nos compagnes ... Aux armes citoyens ... et caetera". Des jeunes prennent ça à la lettre, c'est ainsi .. Et puis, oui, de quel "sang impur" s'agit-il encore aujourd'hui? Est-ce que ces paroles terribles ont leur place dans un stade où l'amitié voire la fraternité humaine se manifestent dans le sport? Voila la vraie question, l'utile et raisonnable question. Le reste, c'est du pipeau ...

Aïssa.

Laurent Dingli

J-D Reffait,
Je me moque que les uns soient d'extrême gauche et les autres d'extrême droite, ce sont tous des assassins et des lâches.
La volonté de contenir la poussée communiste est un fait historique, inscrit comme chacun sait dans le contexte de la Guerre Froide et de ses soubresauts, jusqu'à la détente relative des années soixante-dix (En Italie, cette lutte avait déjà commencé depuis longtemps, notamment en Sicile avec Salvatore Giuliano). Mais personne ne croit à une volonté de restaurer l'Etat fasciste à cette époque. On connaît l'argument consistant à se draper de la robe vertueuse de la lutte contre le fascisme pou justifier des meurtres, de même que la hantise du communisme a permis d'en justifier d'autres tout aussi abominables, et que le fondamentalisme islamique aura toujours un mobile à nous servir pour alimenter sa haine destructrice.
Pour l'attentat de Bologne que vous aviez un peu rapidement rangé dans le "terrorisme" de l'Etat italien dans votre premier post, je vois que vous êtes devenu beaucoup plus circonspect dans le second. La nécessité de s'en tenir au fait que vous nous rappelez doctement (et un peu longuement si je puis me permettre) s'applique aussi à vous il me semble.

Surcouf

Certes le président à le droit de grâce mais pour autant on peut ne pas être d'accord avec lui sans remettre en cause la légitimité de sa décision.

Concernant les Duvallier et consort je suis assez pour qu'on les renvoie dans leur pays sans autre forme de procès. On peut être un pays d'accueil sans être une poubelle recueillant la lie.

Pour en revenir au cas qui nous occupe dans ce billet, cette femme est un assassin, elle a été condamnée par la justice d'un pays de droit, elle doit assumer des actes et effectuer sa peine.

olivier

Deux choses semblent profondément dérangeantes dans cette histoire :
L'éventualité d'une intercession des soeurs Bruni, instaurant un jeu trouble de connivence et d'influence au coeur de l'affaire. Leur implication dans le dossier aboutit au dévoiement des considérations humanitaires dont peut légitiment bénéficier M. Petrella, car elle se ramène à une posture compassionnelle de commande, graduée suivant la visibilité médiatique du bénéficiaire et la puissance de ses soutiens publics. Après la concurrence des victimes, apparaît maintenant la concurrence des condamnés : aux uns l'allongement souvent déraisonnable des peines, aux autres le privilège de l'absolution immédiate.

Ensuite, cette décision prive l'Italie de la possibilité de rendre justice, voire d'amnistier. Avec ce sursis à extradition, la France adopte une position fortement teintée de condescendance, en considérant qu'un pays voisin et pourtant démocratique n'est pas capable d'une justice impartiale et équitable, ni même de confronter son histoire avec courage et humanité

Ce passé honni est effectivement déjà lointain, la démobilisation et le délitement ont affecté le terrorisme d'extrême gauche tel qu'il se présentait à l'époque, malgré quelques sursauts pathologiques d'un corps qui peine à rendre le dernier souffle (l'assassinat en 1999 d'un personnage public, je ne sais plus qui). Et puis le climat des années du plomb était également aggravé par les manigances tortueuses et avérées d'officines secrètes gravitant autour du pouvoir, ce qui a incontestablement nui à la sérénité de la vie institutionnelle. Tous ces arguments sont audibles, et c'est de même justifiable de défendre la grâce d'une ancienne brigadiste qui a donné des gages de réinsertion dans la société civile. Mais ce débat appartiendra toujours aux Italiens, nous n'en sommes pas protagonistes.

Jean-Dominique Reffait

@ Daniel Ciccia
Pardonnez-moi, mais il faut faire un sort à de fausses idées et vos parents italiens pourront vous le confirmer, s'ils consentent à reparler de cette période car les Italiens n'ont plus envie d'en entendre parler.

Attentat de Milan : on arrête un militant anarchiste, Giuseppe Pinelli. Trois jours après, il est défenestré du commissariat.
1996, on découvre des documents abandonnés dans un bureau des services de renseignements italiens et c'est l'accablement : les services secrets italiens sont directement impliqués dans l'attentat. Le général Nicola Falte, mort cette même année 96 avait déjà fait un témoignage en ce sens. Le juge Salvini, qui enquête, arrive à la conclusion, en 1997, dans une interview dans la Republica, "Pour l'attentat de Milan, l'Etat savait.
Conclusion juridique ? En 97, 3 néo-fascistes sont arrêtés en compagnie d'un officier de la marine américaine, d'un officier italien en charge du renseignement de l'OTAN. Ils sont condamnés. En 2004, la cour d'appel de Milan les acquitte. Il n'y a pas de coupables condamnés pour cet attentat (16 morts).

- Attentat de Bologne, là c'est du lourd, plus de 80 morts. Une enquête de 15 ans. Plusieurs réquisitions de classement, de non-lieu, procédures innombrables, l'association des familles de victimes ne lâche pas. L'Etat italien parvient à sortir de l'affaire les fonctionnaires impliqués puis laisse condamner deux néo-fascistes plus une autre personne :
Liccio Gelli, le président la loge P2 dont Silvio Berlusconi est alors membre, pour obstruction à la justice.
Les juges italiens ont dénoncé l'action des services de renseignements italiens qui les ont inondés de fausses informations, services dirigé par le général Santovito, membre de la loge P2, comme Gelli et Berlusconi.

Allez, j'arrête. L'histoire a des évidences qu'on peut bien réfuter à tout prix. François 1er était un pingouin, Napoléon une prostituée transexuelle, on peut dire n'importe quoi si l'on ne s'impose pas un minimum de rigueur, d'étude et de recoupement.

Nous sommes en 2008 et le contexte des responsabilités respectives provenant de l'extrême droite, de l'extrême gauche et de l'appareil d'Etat italien est parfaitement connu. Les zones d'ombre concernent des responsabilités individuelles.

Je vous rappelle que le jour de célébration en mémoire des victimes du terrorisme, en Italie, est le 2 août, jour de l'attentat de Bologne : c'est un attentat d'extrême droite, cautionné par les services du général Santovito, la loge P2 de Gelli et Berlusconi qui est le symbole du terrorisme de cette époque.

Jean-Dominique Reffait

@ Daniel Ciccia et Laurent Dingli

Vous auriez raison si la chronologie des événements vous donnait raison, mais elle est, hélas, indiscutable.

L'attentat de Milan (16 morts), en 1969, a été le premier acte de terrorisme des années de plomb. 400 arrestations ont suivies. Et c'est après cet attentat que les Brigades rouges se sont créées, pas avant. C'est un fait.
Je ne vais pas ici faire une conférence sur cette période, sa chronologie démonstrative et ses acteurs.

En 2000, un rapport parlementaire italien (Commission Stragi), établit sans aucun doute l'implication d'une partie de l'appareil de l'Etat dans les attentats : éléments néo-fascistes de la police et de l'armée, liés avec le Réseau Gladio (organisation CIA - OTAN dont la mission était d'empêcher l'invasion communiste ou l'accession au pouvoir des communistes dans les pays occidentaux). Des juges courageux ont établi des faits, mis en examen des personnes, mais ont été dessaisis et les prévenus ont bénéficié d'immunités, de nouvelles identités.

Le contexte historique, c'est à l'époque, le coup d'Etat en Grèce (1967) qui installe une dictature militaire avec le concours américain. C'est, en 1973, le coup d'état au Chili par la CIA : il ne s'agit pas du jeu normal démocratique avec quelques fous criminels qui s'y opposeraient par le terrorisme.

Revenons à l'Italie : des militants du MSI, parti néo-fasciste dont sont issus des membres actuels du gouvernement Berlusconi, ont admis que l'objectif de l'attentat de Milan, que l'on devait attribuer aux anarchistes, avait pour but de provoquer un état d'urgence, de bloquer les processus démocratiques pour enrayer la montée du PCI et du PSI.

A l'automne 69, peu de temps avant Milan, les ouvriers de FIAT s'emparent de l'usine Mirafiori, débordant les syndicats. Parallèlement des mouvements autogestionnaires apparaissent dans les universités. Des collectifs de locataires décident la réduction des loyers. Les élections montrent une progression fulgurante du PCI, lequel a rompu officiellement avec Moscou. Les classes possédantes de l'époque paniquent.

Les milieux d'affaires américains et italiens, rassemblés dans la pseudo-loge maçonnique P2, ont été les théoriciens de la stratégie de tension visant à installer en Italie soit un gouvernement du type grec (dictature militaire) soit, au minimum, bloquer les processus démocratiques par l'instauration d'un état d'urgence.
Parmi les membres de cette loge P2, si sinistrement connue, figurait un certain Silvio Berlusconi, qui semble attaché aujourd'hui à régler ses comptes personnels.

Les milieux néo-fascistes très actifs dans la police et l'armée sont les bras armés de cette stratégie et le premier acte est l'attentat de Milan, devant une banque, attentat devant inspirer à la population la terreur et le rejet des communistes tout en permettant l'instauration d'un gouvernement d'urgence.

La réaction des milieux d'extrême gauche est donc à situer dans ce contexte : celui d'une Italie qui revit le retour des chemises noires. Les milieux d'extrême gauche entrent donc en lutte armée contre la tentative de restauration d'un état fasciste. C'est le sentiment du moment, que l'on peut contester aujourd'hui. Mais à l'époque, nous sommes dans l'esprit d'une résistance au fascisme qui semble vouloir reprendre le pouvoir. Et cette résistance est armée, tout comme l'offensive.

Cette première époque ne doit pas être considérée comme la lutte d'un état démocratique contre des terroristes. L'Etat italien est gangréné de l'intérieur, la démocratie italienne est en train de mourir et deux groupes opposés établissent un climat de guerre civile. L'initiative de la violence ne peut être attribuée qu'à des éléments fascistes de l'Etat italien, tout en paralysant l'action des éléments démocrates de ce même Etat.

Parallèlement, la démocratie chrétienne est divisée et son chef, Aldo Moro tergiverse sans parvenir à stopper, malgré ses réels efforts personnels, les éléments meurtriers de l'état. Mais Aldo Moro penche pour l'alliance avec le PCI (compromis historique), il est enlevé et assassiné (1978). Son meurtre est attribué alors aux Brigades rouges. Aujourd'hui le doute existe sur une manipulation des fascistes et de la Mafia qui avait des intérêts réels à la fin du compromis historique. Jamais élucidé.

Au printemps 1979, l'Etat italien adopte une série de mesures d'exception, mesures qui débouchent sur le démantèlement de tout groupe d'extrême gauche y compris des groupes qui ont rejeté dès l'origine la lutte armée : la stratégie de la tension porte ses fruits. Le gouvernement français de l'époque (Giscard - Barre), récuse ces lois et accepte l'exil des militants gauchistes sur son sol. La France de Giscard refuse les extraditions demandées par l'Etat italien. Je parle bien de Giscard et non de la "doctrine" Mitterrand qui lui a succédé.

En août 80, l'extrême droite italienne fait 84 morts dans l'attentat contre la gare de Bologne. Les derniers leaders gauchistes sont arrêtés ou fuient vers la France. Les Brigades Rouges durcissent leur lutte armée mais connaissent de gros problèmes (scissions, lassitude idéologique). C'est la deuxième partie des années de plomb.

Tandis que l'Etat italien sort de la menace fasciste (ère de la détente dans la guerre froide, recul du PCI aux élections) et revient à un fonctionnement démocratique autour de la démocratie chrétienne, les derniers noyaux des Brigades Rouges continuent des attentats, le plus souvent non meurtriers. Battisti comme Petrella n'ont pas participé à cette deuxième époque des Brigades Rouges, époque qui mène le mouvement vers un terrorisme qui ne correspond plus à une résistance à la menace fasciste ou totalitaire du départ.

Après le retour de la vie démocratique normale en Italie, la justice a entamé l'opération "mani pulite", mains propres, qui a consisté à nettoyer l'appareil d'Etat de ses éléments pourris liés à la Mafia mais aussi à la CIA. L'Italie renvoie des diplomates et agents américains, réduit les structures de renseignements américains à Naples. Cette opération spectaculaire démontrait bien que la menace était concrète.

Au total, cette guerre civile aura fait 380 morts et plus de 2000 blessés : 128 tués par l'extrême gauche et 252 par l'extrême droite et les éléments fascistes de l'Etat. Il ne semble pas que les terroristes soient tous du même côté et à un terrorisme d'Etat a répondu un terrorisme civil. Je précise qu'à aucun moment, contrairement à ce qu'on peut lire parfois, l'implication du Vatican n'a été significativement démontrée : le seul prélat qui fut impliqué dans des financements occultes de l'extrême droite, par l'intermédiaire du Banco Ambrosiano fut le Cardinal Marcinkus, qui était... américain. Ce prélat avait beaucoup d'ennemis au sein même de la curie romaine. C'était aussi l'époque de la théologie de la libération et, avant sa condamnation par Jean-Paul II, nombreux étaient les ecclésiastiques proches des mouvements d'extrême gauche (prêtres ouvriers, Mgr Romero, etc.). Tiens voilà que je défends l'église maintenant ! Ben c'est l'histoire qui est comme ça.

Carla Bruni-Sarkozy est issue d'une famille italienne de la grande bourgeoisie qui s'est installée en France lors de ces années de plomb. Cet exil en dit long sur le climat de violence généralisée en Italie de l'époque, climat dont nous n'avons pas conscience, parce que nous avons l'image qu'à l'époque, le gouvernement démocrate-chrétien italien garantissait la démocratie, comme le vieux maréchal Hindenburg a semblé garantir la démocratie en Allemagne. En vérité, l'appareil d'Etat italien était pourri de l'intérieur. Elle a peut-être expliqué le contexte à son mari, comme j'essaye de le faire ici, avec un charme sans doute moins efficace.

Je conclus en signalant un reportage vu ces jours derniers au journal de France 2 sur la résurgence du fascisme en Italie. Un ministre du gouvernement Berlusconi a publiquement défendu les chemises noires de Mussolini et le dernier carré des défenseurs du dictateur, à l'occasion d'une cérémonie censée célébrer les résistants italiens au fascisme.
A plusieurs occasions récentes, des saluts fascistes ont fleuri dans des manifestations officielles, sans que les ministres présents s'en émeuvent.

C'est long, et j'en ai encore une dizaine de volumes en bibliothèque. L'histoire a ses contraintes chronologiques et ses chiffres. Elle a aussi ses contextes. Faute de prendre en compte les faits en les recoupant rigoureusement avec l'ensemble des éléments connexes, on s'aveugle. Je voudrais convaincre Philippe sur ce point : il ne faut pas confondre les Brigades Rouges (première époque) avec Action Directe et à force de voir du terrorisme partout, on ne voit le vrai terrorisme nulle part.

Aude

@Aïssa Lacheb-Boukachache

"Petite proie tremblante Petrella et toute cette meute française à tes trousses ..."

Petite proie tremblante ?

Vous me semblez être d'une grande naïveté.

Florence

La lutte contre l'oppression ne passe par obligatoirement par la violence. Au 20ème siècle, Gandhi nous a montré qu'il y a une autre voie. Il restera dans l'histoire comme un modèle.
Pas comme un assassin.

Bulle

Notre président et ses ministres nous affirment que les soldats français risquent leur vie tous les jours en Afghanistan pour repousser le terrorisme, mais lui est d'une clémence inattendue pour Petrella... Souvenez-vous de l'hommage rendu aux soldats morts aux Invalides, de son empathie pour les familles... Celles des victimes des Brigades rouges en mériteraient autant...
Carla sera sans doute la candidate du Président pour le prix Nobel de la Paix 2009. Carlita, tu veux un Nobel ?

Yogi

@Aïssa

Plus coupables encore que "le spéculateur en Bourse qui en affame et tue un million de par le monde depuis son bureau paisible d'une quelconque cité financière", je voudrais citer :
- les consommateurs qui, achetant volontairement les produits moins chers plutôt que plus chers, sont à l'origine des délocalisations et du dumping social,
- les fabricants d'automobiles, causes directes de milliers de morts annuelles parfaitement identifiables.

A ce titre, et m'inspirant de M.Petrella qui a tué un commissaire symbolisant à lui seul l'oppression policière, je préconise le meurtre pour l'exemple d'un consommateur en grande surface et d'un ouvrier de chez Renault.

Magic

Je voudrais dire à quel point j'estime que le billet de Mr.Bilger traduit, beaucoup mieux que je ne saurais l'exprimer moi-même, mon propre sentiment de malaise face à la décision de non extradition de Marina Petrella.
Je voudrais également souligner le caractère particulièrement choquant d'une part des raisonnements provocateurs de Mr.Aïssa Lacheb-Boukachache sur le capitalisme, et d'autre part des affirmations délirantes de Mr. Jean-Dominique Reffait sur l'Etat italien.
Penser que l'on peut décider froidement de tuer des opposants ou même malheureusement des innocents, puis fuir la justice en se réfugiant dans un autre pays, et enfin éviter de faire face à cette même justice en prétextant la dépression, cela me fait vomir.
J'estime beaucoup le Président Sarkozy, en particulier au regard de son action face aux événements difficiles que nous avons traversés de toutes parts depuis un an. Et je ne peux qu'être terrifié quand j'imagine ce que serait notre situation si nous avions dans ces circonstances à la tête de la France sa concurrente lors de l'élection de 2007.
Mais j'estime aussi que la décision qu'il vient de prendre n'était pas la bonne. J'ose espérer qu'il l'a prise parce qu'il disposait certainement de beaucoup plus d'éléments que moi, et en cela je la respecte. Mais je crains aussi qu'il l'ait prise sous l'influence des deux soeurs Bruni, dont je ne doute pas de la sincérité humanitaire, mais dont je doute pour le moins de leur clairvoyance.

Duval Uzan


Je vous ai copié un petit bout du texte, cité par Monsieur Bilger :
"Le recours en annulation du décret devait être examiné devant le Conseil d’Etat ce mercredi. Intéressant de savoir ce que la justice allait en penser. Et bien cette pensée restera secrète, car ce samedi, le Premier ministre François Fillon a abrogé le décret qu’il avait signé le 9 juin 2008. Quand je pense que ce sont les mêmes qui gèrent la crise financière, j’ai quelques inquiétudes, mais là je suis hors sujet. Pas sûr."
oui c'est très inquiétant, de produire ainsi des décrets s'annulant les uns les autres.
Je ne comprends toujours pas la visite de la première dame de France pour l'annonciation.
Quand on est dépressif on ne pleure jamais de joie, on pleure parce que l'on s'accuse, ce qui ne semble pas le cas.
Duval Uzan

Vérifiez votre commentaire

Aperçu de votre commentaire

Ceci est un essai. Votre commentaire n'a pas encore été déposé.

En cours...
Votre commentaire n'a pas été déposé. Type d'erreur:
Votre commentaire a été enregistré. Les commentaires sont modérés et ils n'apparaîtront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés. Poster un autre commentaire

Le code de confirmation que vous avez saisi ne correspond pas. Merci de recommencer.

Pour poster votre commentaire l'étape finale consiste à saisir exactement les lettres et chiffres que vous voyez sur l'image ci-dessous. Ceci permet de lutter contre les spams automatisés.

Difficile à lire? Voir un autre code.

En cours...

Poster un commentaire

Les commentaires sont modérés. Ils n'apparaitront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés.