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Voici les sites qui parlent de Tapie volant :

Commentaires

Aïssa Lacheb-Boukachache

@Véronique Raffeneau


Mais de quelle garantie parlez-vous, chère Véronique? Cette affaire Jacques Maire traîne depuis 1987! Plus de 15 ans d'instruction, des incarcérations, des libérations et des re-incarcérations du suspect Maire. Un procès: pas de un: coupable: 15 années de réclusion. Pas de deux: appel: re-coupable: 20 années de réclusion. Pas de trois: cassation: libération. Pas de quatre: re-incarcération: procès: acquittement. 21 ans de procédure! Jacques Maire bousillé et les familles des victimes mystifiées par monsieur et madame Tribunal-justice, ce couple infernal, ces Thénardier de la République! A ce propos, les avocats des dites partie-civiles vont attaquer (en justice, où voulez-vous que ce soit d'autre? Quelle ironie et hypocrisie institutionnelle! Mais il serait bien qu'une instance constitutionnelle voire européenne soit créée pour justement juger de ces choses de la responsabilité personnelle des magistrats) afin que des responsabilités judiciaires personnelles soient dégagées et sanctionnées pour ce énième et terrible fiasco judiciaire. Car les victimes de ces tarés judiciaires -elles le comprennent enfin!- sont aussi celles-là les familles des victimes, autrement dit les parties civiles; il n'y a pas que l'accusé. En sus de l'accusé, on s'est moqué d'elles durant 21 ans et vous appelez cela "des garanties"! Et ils ont bien raison, ces avocats des parties civiles d'y aller aussi et maintenant de concert avec ceux de l'accusé pour exiger de véritables restitutions de compte de la part de tous ces magistrats qui firent cela. Il faut qu'ils virent! chômage! qu'ils déguerpissent! ras-le-bol de ce népotisme judiciaire intouchable, irresponsable, qui a à peine de compte à rendre à lui-même!... Ils veulent être respectés, soit! Qu'ils commencent par se respecter eux-mêmes et avoir ne serait-ce qu'une once de dignité! Vous me parlez de l'hôpital. Sachez que j'ai connu plus d'un médecin qui, ayant "merdé" et causé du tort au malade, a remis sa démission, lors même qu'on ne lui demandait rien ni ne l'inculpait de quoi que ce soit. J'en ai connu qui ne dormaient plus, qui sombraient dans l'alcool d'avoir causé -involontairement pourtant, par fatigue, sotte négligence- du tort irréversible à un malade. Et eux, là, tranquilles comme Baptiste avec leur pompon de juge sur la tête: On s'est trompé, circulez, y'a plus rien à voir!... Et puis quoi encore?! La paie tombe à la fin du mois, tranquille; aucun risque de se faire virer; on fait ce qu'on veut, on est les rois ... Quelles garanties, Véronique, quelles garanties? Allez dire ça à Jacques Maire et aux familles de ces deux femmes assassinées à qui on a fait croire durant 21 ans que le coupable était trouvé et qu'elles allaient faire leur deuil, oublier ... Vous ne connaissez de la justice que ses ressorts visibles, sa partie émergée qu'on donne à voir au peuple pour lui faire croire des choses, se donner pour sérieuse et caetera. J'en connais tous les ressorts secrets, ceux que vous ne verrez jamais, toutes les fanges, les tourbes, les pourritures, les vices, car depuis l'âge de 14 ans jusqu'à celui de 35 j'étais sans cesse au coeur même acteur de toutes ces choses qui semblent vous éblouir que je ne comprends pas. Des comptes, des vrais, qu'ils rendent des comptes au peuple; on ne leur demande rien d'autre en sus de faire leur job, point barre! Comme le médecin d'hier et, plus généralement tous les notables, a été démythifié par les temps et les moeurs évoluant, lui aussi le juge le sera et cessera de gré ou de force de se prendre pour celui ou celle qui fait le beau, la belle, le beau temps et la pluie au pays de la République, un démiurge mâle ou femelle, un demi Dieu, une Déesse. On les sent désemparés, là, ils manifestent aux marches des Palais, on veut les en déloger disent-ils, on veut les obliger à s'expliquer, à expliquer, protestent-ils, ils sortent les tenues des grands jours, les toques, ils veulent encore impressionner, intimider, ils crient Rachida! ... Demain ils crieront qui? quoi encore?... Taïau taïau!... Ridicule!


Transition.


Je me plais à imaginer le sanglot long et la lourde larme de honte amère et toute bue de Renaud Van Ruymbeke, dans son bureau, seul, hier, au moment qu'il signa lentement, marquant une pause puis reprenant, l'ordonnance de non-lieu qui fait maintenant que toute cette affaire des frégates de Taïwan, ses corruptions, ces nombreux suicidés, ces travers, ces valses et ces tangos, ces rock'n roll judiciaires et caetera, n'ont jamais existé. Un autre aurait fait ça en se marrant, songeant avec avidité à sa médaille et sa promotion; c'est possible; tout est possible avec ces gens-là ... Lui, je le vois plutôt chialer en secret et renifler un bon coup et faire bonne contenance publique car ... show must go on!... malgré tout.


Aïssa.

Thierry SAGARDOYTHO

Bonjour Philippe,
1°) Votre espace de liberté n'a pas à être comparé à celui de Me EOLAS: il a ses spécificités et c'est pour cela que nous lui demeurons fidèles.
2°) Le show médiatique de cette semaine a parfaitement démontré -une nouvelle fois, hélas!- que Rachida DATI ne maîtrise que très approximativement les sujets graves dont elle a la charge; elle effleure les sujets mais s'en tient, comme vous le dites justement, à ne nous faire pénétrer que dans le vestibule; Je la sens d'ailleurs plus à l'aise pour disserter sur les boîtes de chocolat ou de chaussures qui semblent garnir son bureau selon les clichés régulièrement dévoilés.
Peu de journalistes maîtrisent parfaitement la chose judiciaire et l'interview dans ce cadre n'apporte pas grand-chose puisque le journaliste et l'invité sont à peu près aussi à l'aise dans ces questions très pointues.
C'est précisément parce que l'espace télévisuel est pauvre sur ces questions que Philippe BILGER et Me EOLAS sont d'indispensables espaces d'échanges. Continuez ainsi.

Véronique Raffeneau

@ Aïssa

"Tiens, à propos, on vient d'acquitter Maire à la troisième cour d'assises et deux condamnations à 15 ans d'abord puis 20 en appel, c'est pas rien... Faudrait savoir, monsieur et madame Tribunal-Justice ! Il est coupable ou innocent, ce type ?!..."

Dans un procès d’assises monsieur et madame Tribunal-Justice est majoritairement composée d'un jury populaire. Le troisième Jury a la liberté de contredire le premier et le second jury. Un procès en appel est un recours, donc, en premier, la traduction d’une garantie supplémentaire pour l’accusé.

"et vous osez la ramener concernant Rachida Dati ! Mais vous vous prenez pour qui ?!... C'est un comble, ça ! "

Je fais partie de ceux qui ont été profondément heureux de la nomination de Rachida Dati.

Ce qui est en cause ici est la façon précipitée, intempestive et absurde dont Rachida Dati a géré une situation de crise. Ce qui n'est pas acceptable c'est, de la part d'un GDS, de culpabiliser et d'humilier des magistrats.

Aïssa, vous qui connaissez bien le système hospitalier, vous savez parfaitement ce que ce type de gestion a d’injuste et de catastrophique.

Véronique Raffeneau

@ Philippe

Vous me dites que Dadouche pouvait écrire son billet avec son identité réelle. La pertinence de son propos constituant une sorte d‘évidence pour le monde judiciaire.

Un billet écrit avec une identité réelle apporte-t-il une valeur ajoutée et une authenticité supplémentaire à ce qui est exprimé ?

Je pense qu’une identité virtuelle n’est jamais insignifiante ou indifférente. Dadouche est pour la Dadouche réelle une construction d’elle-même sans doute plus près et plus juste, pour elle, que son identité sociale ou professionnelle seule. Le recours au pseudo marque pour certains auteurs un territoire personnel et intime pour l’expression d’une plus grande vérité et liberté de soi.

J’aime beaucoup une scène de "Tout sur ma mère" (film de P. Almodovar) où Algrado, un travesti, dit que nous ne sommes jamais autant nous-mêmes que lorsque nous approchons au plus près de l’idée que nous nous faisons de nous-mêmes ou que nous avons imaginé et rêvé pour nous-mêmes.

Et puis quoi ! Imagineriez-vous Cactus ici sans ses déguisements qui s’ajustent si bien à son irrésistible pseudo - hello Cactus ! - ou sbriglia sans sbriglia - hello sbriglia ! -, le charme fin et la séduction qui vont avec son pseudo ?

Savez-vous Philippe, que lorsqu’il m’arrive de correspondre avec des virtuels de votre théâtre d’ombres, je vous nomme Jim.

Oui. Parfaitement.

Pourquoi ? Je ne le dirai pas.

Mais sachez que Philippe Bilger a aussi pour moi l'identité de Jim. Croyez-moi, dans mon esprit, le pseudo que je vous donne exprime à la fois quelque chose que je pense être un peu de votre vérité, et quelque chose qui a un peu à voir avec l’idée que je me fais de moi.

ps : je continue sous ce billet à parler avec mon nom. C'est vrai à la fin, ça change quoi ?

daniel ciccia

@pavesi,

"Idem pour Sarkozy qui savait ce qu'il faisait pendant sa campagne en négociant l'appui de Tapie contre un coup de pouce dans ses démêlés judiciaires (quel euphémisme quand on sait le coût de ce coup de pouce)."
Votre propos est spéculatif.
Je ne pense pas que Nicolas Sarkozy ait besoin de graisser des pattes pour s'attirer des jugements bienveillants de la part d'anciennes figures de la Mitterrandie, qu'il s'agisse d'Attali, d'Allègre, de Rocard, de Charasse, etc.
Je crédite ces personnes d'être de bonne foi.

Par ailleurs, j'ai suivi l'audition de Tapie devant la commission de l'AN, il y a quelques semaines, et considère depuis ce jour-là que l'arbitrage était la voie qui s'imposait pour en finir avec cette affaire.
Il est toujours possible de parier sur une victoire possible du Crédit Lyonnais, mais, mon sentiment, c'est que c'est loin d'être juridiquement assuré et moralement nécessaire.
Il n'y a qu'au casino, au jeu, que la banque doit gagner à tous les coups.

Enfin, la décision arbitrale n'a pas été prise à la légère par des guignols, et je m'en remets volontiers au discernement de MM. Pierre Mazeaud, ancien président du Conseil constitutionnel, Jean-Denis Bredin, avocat, et Pierre Estoup, magistrat.
Si le Crédit Lyonnais a manqué à ses obligations et spolié Tapie, sauf si nous étions dans un tout autre type de justice que celle à laquelle il convient de demeurer attaché, il est normal et légitime, ayant purgé par ailleurs les peines auxquelles il a été condamné, que justice soit rendue.
Le fait qu'il ait de la verve ou pas; qu'il soit sympathique aux uns, antipathique aux autres, et vice-versa, n'a rien à voir dans l'affaire.

Aïssa Lacheb-Boukachache

Quel pays de barges les Etats-uniens ! Il suffit que vous regardiez plus d'une minute le cul d'une femme et hop ! vous voilà soupçonné, enquêté, démissionné, empechmenté voire prisonné... Dominique Strauss-Kahn, dans le baba, mon vieux, tu croyais tout de même pas que t'allais faire long feu au bled givré des complexés puritains, bouffer du caviar gratos tous les jours au FMI... Toute façon, t'étais déjà trop gras pour un socialiste, pas bon pour la santé, le souffle, les coronaires tu connais ? ... Et Anne, hein, t'y a pensé à Anne ton épouse journaliste, non mais !... Même le William Jefferson-Clinton, ce sacré vieux Bill, a morflé... On n'humidifie pas ses cigares, si délicats soient-ils, en ces endroits-là, monsieur le président, ce n'est pas fait pour ça, consentante ou pas la propriétaire du dit doux lieu... En France aussi on y est de ces débilités profondes, soyons-en sûrs et tremblons, honnêtes messieurs. L'adversaire, l'ennemi, on s'en débarrasse maintenant par la femme via le juge, à tous les coups ça marche, la justice est là pour régler les modalités, tous les Eolas et tout leur baratin n'y feront rien... Tiens, à propos, on vient d'acquitter Maire à la troisième cour d'assises et deux condamnations à 15 ans d'abord puis 20 en appel, c'est pas rien ... Faudrait savoir, monsieur et madame Tribunal-Justice! il est coupable ou innocent, ce type?!... Vos pas de deux, vos incompétences, vos débilités même, ras la casquette! Les temps sont à la révolution; même l'Ecureuil nous entube de nos millions, nos économies, notre épargne sacrée, notre sueur ... Alors cessez, on n'a pas que ça à faire à ruminer votre suffisance!... Trois cours d'assises pour que le doute présent dès l'origine lui profite, comme le dit explicitement la loi, trois cours d'assises et des années de procédure et de prison et vous vous dites intelligents! et vous osez la ramener concernant Rachida Dati! Mais vous vous prenez pour qui?!... C'est un comble, ça!

Sans transition.

Un peu triste, tout de même ... Guillaume Depardieu ... Il y avait quelque chose de bien en lui, sais pas mais cela se devinait ... Troublant aussi ... Comme lui il est malade et rapatrié de l'étranger, comme lui il fut amputé d'une jambe gangrenée, comme lui il s'est brûlé à tous les alcools et drogues, comme lui il écrivait des poèmes, comme lui il meurt à l'hôpital, comme lui il meurt à 37 ans ... Arthur Rimbaud.


Aïssa.

PAVESI

Comme vous, j'ai été bluffée par la prestation de Tapie pour lequel je n'ai pourtant pas beaucoup de sympathie.
J'attendais avec impatience que Nicolas Domenach lui apporte une contradiction forte et précise et j'ai attendu en vain.
En revanche, j'ai été complètement retournée par la force de conviction, le charisme, l'énergie gouailleuse et intelligente de Bernard Tapie. Et là je me suis dit "il est très fort, il m'a presque convaincue, il m'a fait changer d'avis.
Comme vous j'ai compris qu'un Mitterrand ait pu être séduit par le personnage.
Idem pour Sarkozy qui savait ce qu'il faisait pendant sa campagne en négociant l'appui de Tapie contre un coup de pouce dans ses démêlés judiciaires (quel euphémisme quand on sait le coût de ce coup de pouce).
Mais comme Tapie lui a bien renvoyé l'ascenseur ce soir là avec l'air de ne pas y toucher. "Il est pas mauvais" "Il a magnifiquement géré la crise financière"...
tout en donnant l'impression qu'il ne renonçait en rien à ses convictions, grand ami de Claude Bartolone etc, etc...
Non il est vraiment très fort !

Catherine JACOB

"Dire que j'avais gardé ma soirée pour cette émission."

Vous êtes pas tout seul !
Je me dispense en règle générale de suivre les interventions du ministre de la Justice dans les médias, mais s’agissant de l’excellente émission d’Arlette Chabot et le plateau complet étant prometteur, j’ai regardé « A vous de juger » avant-hier au soir sur France2.

Je réserve encore pour le moment cependant, mon commentaire. Motif : J'ai faim !
Je limiterai donc provisoirement à vous dire que, pour ma part, je ne pense pas avoir gaspillé ma soirée.

bruno

Je n'étais pas puni, j'ai regardé "Flics" sur TF1, Chabot+Tapie, cette seule évocation me donne des boutons...

Cactus de son vrai nom aussi

Tout comme Dame Véronique ( que je re-salue ) et Sir sbriglia , tout comme eux !
Votre blog est notre petit nid douillet et vice versa !
Vous êtes notre vent d'Eole et notre Vendée Globe tout à la fois !!
ump voire ps : vous étiez trop bien hier soir à Cactus sur Paris première , ceci ne s'invente pas ! ( et Vikash Dhorasoo à vos côtés , pas si sot que ça , sissi ) ; et Géraldine , quel peps , quelle Belle , quelle succulente ( et pas que côté décolleté mais aussi les fois où elle sortait son colt tendance Magnum pour mieux gérer son émission _ il y a redif ce jour à 13H45 !_
Bien à vous !!

Laurent Dingli

Eolas… Hum… Le petit fantômas du web est peut-être un brillant juriste, je ne suis pas en mesure d’en juger, mais je rejoins Pascale Robert-Diard quand elle évoque ce « ton de donneur de leçons qui ne souffre guère la critique », c'est pourquoi je ne lis plus depuis longtemps sa très suffisante prose. Mais il y a pire: un homme qui au début du XXIème siècle dit que l’histoire de l’humanité c’est la lutte contre la biodiversité - et qui s’en réjouit visiblement - un homme qui minimise les dégâts faits à notre environnement dans la mesure où ils n’ont pas entamé sa petite santé d’avocat parisien ou celle de ses enfants, un homme qui pense dur comme fer que Monsanto, producteur de l’agent orange, se soucie de la vie de ses clients (et celle des autres ?), cet homme-là, dis-je, n’est pas un grand malin.
En ce qui concerne Rachida Dati, ce n'est pas la personnalité que je préfère dans le gouvernement. Pour le reste, j'avoue mon ignorance et préfère me montrer prudent dans un domaine que je ne connais pas.

Véronique Raffeneau

"Alors, pourquoi Dadouche se cache-t-elle et fait-elle perdre ainsi à sa pertinente dénonciation ce qu'un propos de magistrat, dans une transparence respectable, lui ajouterait de dignité et d'élégance ? "

Je ne pense pas que le masque Dadouche ait fait perdre au propos de ce magistrat dignité et élégance.

Pour le lecteur que je suis, ce qui a terriblement compté dans l'appréciation de son billet, c'est le sentiment que ce qui y était exprimé était une forme de désarroi professionnel profond. La colère maîtrisée d'un professionnel qui souffre. Parce que la gestion par le ministre du jeune détenu suicidé a atteint une sorte de frontière protégée intérieure, qui est celle du sens qu'un professionnel a irréductiblement besoin de donner à son travail. Dont nous tous, quel que soit notre métier, avons absolument besoin.

Là, Dadouche ou une identité réelle n'importe pas ou n‘importe plus.

A la lecture et à la relecture, ce qui a emporté l'adhésion à son billet, c'est le sentiment que quelque chose de totalement sincère et d'intrinsèquement grave - au sens nécessaire et très sérieux - y était dit. Ce pourrait être une réflexion dans le journal intime d'une femme magistrat qui vient d'être amputée de balises essentielles.

@ Augustissime

" J'y ai trouvé enfin la manifestation heureuse du nécessaire déclin des politiques dans l'esprit judiciaire. "

A l'image de cette phrase de PB, je pense que question mots empoisonnés, vous pouvez bénéficier ici d’un terrain d’entraînement dont, perso, je raffole.

Cette phrase, c'est du Philippe Bilger pur cristal...

@ Philippe

Quand vous écrivez Bilger, votre identité est aussi devenue un genre de virtuel.

Je ne pense pas qu'utiliser votre nom réel apporte un supplément de vérité à vos billets.

Parce que d'une part, le nom de Philippe Bilger existait avant votre blog dans le monde judiciaire et ailleurs. Vous êtes ici en totale fidélité à celui-là. D'autre part, tel que je vous perçois, avec vos masques à vous, un pseudo, ce n’est très simplement pas concevable une seconde. Un masque… en trop.

Et puis, vous voyez, je signe ce post de mon nom en entier.

Entre nous, franchement, même si je ne suis pas magistrat, ça change quoi ?

Guzet

Les dernières phrases appellent une remarque : les magistrats sont au service de la loi, et ce sont les politiques qui décident du contenu de la loi, même si les deux agissent au nom du peuple français...

Florence

Pourquoi tant de haine contre Rachida ?

Elle est loin d'être parfaite et elle a un tas de défauts. Nous en sommes tous d'accord. Mais elle a une qualité, peut-être la seule : elle oblige la Justice à se remettre en cause et pour cela elle prend l'opinion publique à témoin. Cela a un côté affreusement populiste, détestable, mais au fond, cette remise en cause de la justice, elle est largement nécessaire. Nous, les Français moyens, pourquoi aimons-nous Rachida ? Essentiellement parce que nous savons bien qu'avec toutes ses imperfections, elle vous obligera à bouger enfin. Vous n'aurez pas le choix !
Je ne parle pas pour vous Philippe Bilger, vous qui êtes un honnête homme, un vrai, comme je les aime.
Mais, de l'intérieur, la Justice n'aura jamais le courage de se réformer elle-même. Rachida, malgré sa vulgarité et en fait, grâce à sa vulgarité essaie et réussira à faire bouger cette vieille femme impotente qu'est la Justice de notre pays. Elle n'a pas la manière car elle n'a pas les bonnes manières mais comment faire autrement ? Un homme du sérail n'aurait jamais eu la grossièreté de donner des coups de pied là où cela fait longtemps que cela nous démange de le faire !

sbriglia

"...mon blog, infiniment modeste par rapport au sien,"

Allons, cher PB, votre verre est petit (quoique !...) mais nous y buvons, outre votre Petrus, le Pommard d'Aïssa, le Sauternes de JDR, le punch de Cactus, le thé aux étamines de fleur de lotus de CJ, le porto de Véronique et autres breuvages plus ou moins frappés...

...aujourd'hui le Pommard est plutôt du vinaigre... balsamique !
Il dégage bien fort les bronches ! Chapeau l'artiste !

C'est là toute la différence avec Eolas : un salon versus un amphi...

Vos fauteuils sont plus confortables...

Surcouf

Aïssa, je suis en plein accord avec votre propos.
Je voudrais cependant rebondir sur un terme que vous avez employé en parlant de l'institution judiciaire.

C'est le mot haine et cela est bien vrai. De nos jours bien trop de réaction haineuse dans notre société.
Je conçois bien volontiers la colère, même forte, voire violente s'il le faut, mais non la haine.
Je lisais dernièrement que la haine est une paresse de l'esprit.
La haine est une réaction de déni de l'intelligence, n'apportant aucune réponse et ne posant que des questions.

Aussi je suis très étonné de voir des hommes de justice ou de la justice se laisser aller à des penchants si opposés à ce que doit être, selon ma perception propre, la pensée même du droit.

Mais je ne voudrais pas non plus, par mon propos, stigmatiser toute une institution. Je pense quand même que nombre de magistrats ou d'avocats et notamment les syndicalistes sont une des causes importantes de ce malaise. Syndicalisme qui lorgne vers l'exécutif et qui donne à penser qu'il aimerait aussi avoir ce pouvoir là. Syndicalisme qui préfère voir la paille dans l'oeil du voisin que la poutre qui est dans le sien.

Un mot sur Bernard Tapie. Voilà un homme qui a cru que l'exercice au quotidien du pouvoir, politique ou industriel, s'apparentait au tournage d'un film ou à un show des Carpentier ou encore à une soirée au casino de Monte Carlo. Grande gueule et gouailleur au possible mais pour moi un triste sire.
Je le voyais cet après-midi à la télévision jouer un commissaire de police. Il était d'un ridicule achevé. Mais bon, pour une liasse de billets certains sont prêts à beaucoup même à paraître ridicule à moins et ce serait dramatique qu'ils se prennent au sérieux.

Aïssa Lacheb-Boukachache

Le questionnement intéressant dans ce billet et qu'il faut aller chercher loin sous votre propos, est celui-ci: En quoi médiatiquement (au sens le plus noble, c'est à dire celui du dialogue franc et précis tant avec les justiciables qu'avec les acteurs professionnels de la chose judiciaire) les prédécesseurs de Rachida Dati à la Chancellerie ont-ils(elles) été meilleur(es) qu'elle? Ce questionnement même et la teneur, entre autres et par ailleurs, de ce billet est en lui et déjà un hommage à l'actuelle garde des Sceaux car enfin, comment conclut-il: par une constatation inédite et heureuse comme qui dirait une divine surprise de la nouvelle et non moins inédite égalité entre un corps institutionnel et son chef ministériel. "A égalité, je vous l'assure", concluez-vous, cher PB. Que ne remerciez-vous pas plutôt aussi Rachida Dati de vous permettre enfin et maintenant celle-ci, l'égalité s'entend? Si donc vous (l'institution) la haïssez et protestez, ne serait-ce pas plutôt parce qu'elle vous enjoint, que dis-je, vous exige d'être meilleurs et de rendre des comptes, non à elle particulièrement car elle passera vite, comme tous les autres, mais aux usagers, voyons, aux consommateurs de justice que nous sommes et qui protestons aussi fort que vous d'être et bien traités et mieux servis? Elle détonne, vous agace car elle vous demande de mieux et bien travailler, de justifier vos rentes fonctionnarisées de situation inamovible et indépendante ... Soyez moins vieux jeu, conservateurs archaïques voire quasi séniles réactionnaires; c'est votre bien qu'elle veut. Vous encensez la prestation télé de Nanard (c'est vrai qu'il est bon à ce jeu) et avez rêvé un moment qu'il fut votre ministre pour de la sorte brasser au public du vent rhétorique ... Allons, réfléchissez: Tapie c'est la culture dure capitaliste du résultat, de l'efficience, du pragmatisme, de la rapidité des décisions, du flair, du jugement, de l'intuition, des économies, des plues-values, enfin vous voyez ce que je veux dire et voyez alors également combien ils seront malheureux à l'infini de n'être jamais à la hauteur, bousculés si violemment dans leurs vieilles habitudes de chambre, leur ronron de cabinet des antiques, ceux-là alors les votres de votre administration de costume trois-pièces et puis de robe ... Méditez: de deux maux, il faut choisir le moindre (Socrate expliquant pourquoi il avait choisi plutôt une femme faible et malingre en lieu d'une forte et décidée). Vous le savez. Certes, si Rachida n'est ni faible ni malingre, croyez moi, tenez-vous en là voire appréciez-la de vous obliger de vous interroger sur vos manières et votre relation à l'autre et n'osez ce genre de comparaison Dati-Tapie et souhait qui vous mèneront vous ne savez à quels extrémités et douloureux regrets ...

Sans transition.

Jean-Baptiste Rambla donne hélas la preuve à tous, aujourd'hui, que victime un jour on en devient pas moins un même coupable le lendemain. Et que le tout et absolu victimaire n'a aucun sens. Je ne sais si j'ai bien écrit la phrase ... On m'aura compris.


Aïssa.

magistratadministratif

"Détournement de procédure", l'interdiction du recours à l'arbitrage pour les personnes publiques est un principe général du droit, sauf dérogation législative ou ordonnance par loi d'habilitation, cela étant, vous êtes un peu rapide, laissez le tribunal administratif de Paris en juger...
D'accord avec vous sur la prestation de Tapie, remarquable, il a laissé les deux journalistes à leur insuffisante connaissance du droit ; et certains arguments de droit (je ne me prononce pas sur les faits et leur qualification) m'ont paru difficilement contestables (montant de la condamnation indemnitaire indexée aux intérêts au taux légal, délai raisonnable de jugement au regard de la CEDH); on ne peut en effet aborder ce type d'affaire sous l'angle du café du commerce ou de la politisation outrancière.

Cactus Rantanplan

J'ai oublié :
Le jour n'est pas encore venu ou l'on verra Tapie scié :
en effet, il est capable de nous repeindre notre monde à sa façon, de toutes les couleurs donc, tant sa palette est grande voire de nous jouer parfois tous les frères Daltoniens à lui tout seul !
Sissi aussi !

Cactus de sa planète père

Mieux vaut , vieux mots je sais , un Tapis volant ( superbe image là ! ) qu'un Bernanard violent , non ?
Sissi !
sinon Chabot était-elle le bon choix ( non non ce n'est pas une contrepèterie )_ elle m'a fait penser à la maman des poissons loin de toute vase de Bobby Lapointe que l'on peut écouter en deux sur mon glog ( deezer ) après un bon grog, hi ou pas ?
bien à vous !

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